Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 15:55

 

CARÊME 2008

Le casse-tête des consommateurs

 

Le mois de carême est déjà à nos portes. Mois de forte consommation de produits alimentaires, ce carême de l'année 2008 inquiète plus d'un, malgré les mesures prises par le Gouvernement pour maintenir les prix à un niveau acceptable.

Les interrogations fusent de toutes parts sur la bonne organisation du carême.

Le ministre Ahmadou Abdoulaye Diallo, de l'Economie, de l'Industrie et du Commerce, son staff et tous ses services ont pris à bras le corps la gestion du mois sacré du carême. Toutefois, la communauté musulmane s'inquiète quant au prix des denrées de première nécessité.

C'est en principe le 2 septembre prochain que débutera le mois de carême. Le mois du Ramadan de cette année 2008, interviendra dans des conditions relativement plus difficiles, compte tenu de la cherté de la vie, consécutivement à la hausse du prix du pétrole au plan international.

Face à la situation, les autorités du pays ont envisagé des mesures de subventions des prix de certaines denrées alimentaires. Spécifiquement pour le mois de carême, les produits concernés sont le lait, l'huile, le riz.

Quant au sucre, il n'est pas concerné, compte tenu du fait que  son prix a été maintenu à des proportions acceptables. Au sein de la population en général, les attentes sont grandes de même que les inquiétudes et à juste titre, quand on sait que les expériences récentes d'exonération sur les prix du riz n'ont pas tout à fait comblé les attentes à cause de la cupidité et de la mauvaise foi de certains opérateurs économiques. Malgré les efforts financiers des autorités et de certains gros importateurs de céréales, les populations n'ont pas régulièrement accès au riz au prix fixé, conformément à l'exonération du riz importé soit 310 F CFA le kilogramme. C'est là la source majeure des inquiétudes des consommateurs. On se demande aujourd'hui si les nouveaux prix fixés par les autorités concernant le lait et l'huile vont être respectés. Pour éviter la répétition de l'anarchie que nous avons constatée consécutivement à la subvention du riz par les autorités de tutelle, il est important, voire nécessaire que des mesures d'accompagnement soient prises pour le contrôle des prix sur le marché.

Dans le milieu des commerçants détaillants, il y en a qui ont donné la preuve qu'ils sont hostiles à toute facilité en direction du consommateur, leurs clients. C'est pour cette raison que les efforts doivent être concentrés sur le contrôle des prix sur le marché.
C'est là une faiblesse de notre pays depuis l'ouverture démocratique. Dans les conditions normales, c'est la Direction Nationale du Commerce et de la Concurrence qui a en charge le contrôle des prix de divers produits, de leurs poids et mesures. Et jusqu'à la preuve du contraire, cette structure a du mal à faire ses preuves dans ce sens.

En la matière, compte tenu de l'ampleur des comportements anarchiques sur le marché, ne serait-il pas nécessaire que le ministère de tutelle envisage des alternatives en ce qui concerne le contrôle des prix ? En tout cas, si rien n'est fait, ce sont les consommateurs qui feront toujours les frais de la cupidité et de la mauvaise foi de certains commerçants et par la même occasion, on en conclurait au gâchis.

 La demande est aujourd'hui forte quant à la lisibilité des exonérations sur les produits à l'importation et ce ne sont que, par des mesures vigoureusement contraignantes, qu'on peut résoudre ce problème. Il est temps que cette approche soit explorée pour atténuer les souffrances des consommateurs et mettre fin à l'impunité de gens sans foi ni loi dont les actes contribuent à ternir l'image du pouvoir et du pays.

 Si les autorités de tutelle du commerce parvenaient à mettre en œuvre cette initiative, elles donneraient la preuve qu'elles accordent véritablement une attention particulière aux préoccupations des populations qui ont beaucoup souffert à cause de l'injustice et de l'indifférence de personnes avides et cupides. Il n'est pas normal que l'Etat réponde de leurs actes. Alors, il doit prendre ses responsabilités pour rassurer davantage les populations par rapport à l'application stricte et rigoureuse des mesures annoncées à la nation entière par voie de presse.

Tiémoko TRAORE

 

FAIT DIVERS

Un père et son fils, auteurs d'une grossesse

 

Décidément, dans ce monde ici-bas l'on aura tout vu dans le sens de la dépravation des moeurs. Les jeunes filles, dans leur quête du gain rapide et facile, n'hésitent plus à entretenir des relations coupables avec l'homme qui a le même âge que leur Papa et vice-versa. Il n'est pas surprenant d'apprendre aujourd'hui qu'un père et son fils ont des relations intimes avec une même ...partenaire ; sans le savoir.  Légèreté des mœurs, quand tu nous tiens !

 

Incroyable mais vrai .Un père et son fils, auteurs d'une grossesse qui sera avortée. L'homme, un septuagénaire, sortait avec la même fille que son fils sans le savoir. Les deux hommes ont eu des rapports  intimes avec la demoiselle. Il s'en est suivi une grossesse. A qui fallait donc attribuer la paternité ? Difficile équation à résoudre par notre étrangère. Prise entre le marteau et l'enclume, elle décide d'arrêter l'évolution de la grossesse, après s'être rendu compte qu'elle vivait avec le père et son garçon.

 

Quatre mois après l'avortement, cette étudiante en médecine à Bamako, originaire d'un pays de l'Afrique centrale, a enfin eu le culot de narrer sa cupidité insatiable. Une cupidité qui a bien failli lui coûter la vie. A force de vouloir tout avoir, on risque de perdre tout. Récit rocambolesque d'une étudiante qui a fait le beau temps aux frais d'un père et de son fils. Mais, la belle vie qu'elle entendait mener sera soldée par une grossesse... Et, aucun des deux auteurs n'a voulu s'assumer.

 

L'étudiante faisait partie d'un groupe qui avait obtenu une bourse d'étude de la part de leur pays. Tout le groupe était logé au campus universitaire. Les premières années, tout allait bien. Plus les années passaient, plus l'étudiante commençait à se démarquer du groupe. Sa passion pour la belle vie avait dépassé l'entendement. Elle n'appréciait guère le conseil de ses collègues. Tympanisée par leurs conseils, elle décide de vivre seule, en prenant un appartement en location hors de tout regard critique.

L'étudiante se disait gênée de se faire accompagner à l'internat par un homme aux cheveux blanc comme du coton. Pour le vieillot, se faire voir en compagnie d'une jeune étudiante était un moyen de marquer son territoire, afin de garder à distance de potentiels « vautours », c'est-à-dire, les petits mecs. Malgré ces différentes opérations de dissuasions, le vieil homme n'avait pas le coeur net. L'étudiante lui a demandé de prendre en charge, ses frais de location hors du campus. Une idée à laquelle le vieux, ne s'y est pas opposé du tout. L'essentiel pour le vieillard est que la fille reste permanemment dans son champ de vision.

Erreur monumentale

La boutique d'alimentation générale du coin, où l'étudiante faisait ses courses était le « grin » du jeune homme, le fiston du vieillard. Après quelques jours de courses dans cette alimentation, le jeune homme a proposé à l'étudiante de se faire raccompagner chez elle, en moto. Chose que cette dernière n'a pas refusé. Une fois la confiance établie entre les deux jeunes, ils ont échangé les numéros de téléphones. Sachant les heures de courses de l'étudiante, le jeune homme s'arrangeait pour la rencontrer à la sortie de l'alimentation ; et comme d'habitude, l'accompagnait jusque chez elle.

 

Quelques jours après la rencontre, la demoiselle a fait comprendre au jeune homme qu'elle a déjà un « titulaire » aussi jaloux et féroce que le mâle de l'hippopotame. Une mise en garde que le jeune homme n'a pas pris au sérieux. L'amour est aveugle et sourd, a-t-on coutume de dire. En réalité, la fille aimait le jeune homme. Quant au vieillard, il n'était qu'une « coquille vide » sur le plan amour, mais incontournable sur le plan financier. Après tout, le matériel était l'épine dorsale de leur relation ; « l'amour matériel », dira l'autre. A suivre dans notre prochaine parution : « le jour pour le père, la nuit pour le fils »

Adama Diarra

 

CONFLITS ET TERRORISME

Quel rôle pour les médias maliens?

 

Ces temps-ci, la question sécuritaire au nord du Mali est devenue une préoccupation majeure aussi bien pour l'Etat malien que pour les pays limitrophes. Fort de ce constat, la Maison de la Presse , en partenariat  avec l'Ambassade du Canada, a initié un atelier sur le thème : « Problématique de la gestion des conflits et de la lutte contre le terrorisme ».

Ledit atelier commencera ce lundi matin 18 août 2008 et se poursuivra jusqu'au vendredi 22 août à Gao. Le lancement de l'atelier s'est déroulé le vendredi 15 août à la Maison de la Presse en présence de l'Ambassadrice du Canada au Mali, Isabelle ROY.

En effet, l'atelier auquel prendra part un parterre d'hommes de médias aura pour objectif majeur selon le président de la Maison de la Presse , Makan KONÉ « de sensibiliser les hommes de médias, qui, à leur tour, serviront de relais, en vue de sensibiliser les autorités, les populations du Nord, en particulier, et l'ensemble des Maliens, en général, sur les méfaits du terrorisme et les conflits interethniques, sur l'importance de la restauration de la paix comme gage d'un développement durable, enfin, les sensibiliser sur les efforts qui sont déployés par les partenaires du Mali et les plus hautes autorités de notre pays pour développer la partie septentrionale du Mali, afin d'y maintenir la paix. »

Toujours selon lui, cet atelier ne se limitera pas seulement aux hommes de médias, mais également, les artistes, les leaders religieux, les hommes du septième art, les griots ou encore les communicateurs traditionnels. Ce qui permettra de mieux lutter contre la haine raciale, les préjugés, les stéréotypes, etc.

Prenant la parole, le représentant du gouverneur de la Région de Gao, Alhamadou Ag Ilyè, après avoir mis en exergue les faits et méfaits du banditisme de grand chemin entre les frontières nigéro-maliennes, algéro-maliennes et mauritano-maliennes, a insisté sur le fait que le phénomène soit combattu avec la dernière rigueur. Il a, aussi, rappelé que la presse ne doit pas se lasser d'informer les populations contre les marchands d'illusions, qui font croire aux jeunes gens que seule la rébellion est le moyen de se faire entendre pour avoir gain de cause. « C'est une lutte dans laquelle, la presse à son rôle à jouer clairement ».

Selon l'ambassadrice du Canada au Mali, Isabelle ROY, « il s'agit d'établir une passerelle entre les médias du Sud et ceux du Nord. C'est pourquoi, nous apportons notre appui à cet atelier. Droit dans les yeux, Son Excellence Isabelle ROY a « souhaité une plus grande rigueur dans la presse ». Tel un vœu, elle a souhaité que la presse malienne aille vers le professionnalisme dont le principal rôle sera non seulement d'informer les populations, mais aussi construire. « Il ne faut pas faire de cet atelier un atelier de plus, mais d'en faire une contribution par l'instauration de la paix dans le Nord-Mali. ».

Par ailleurs, le lancement dudit atelier a été l'occasion pour l'Ambassadrice du Canada de dire ses adieux au terme d'une mission de trois au Mali. Toutefois, SEM Isabelle ROY a promis sa présence à l'ouverture de l'atelier ce lundi matin à Gao.

Notons que le lancement de cet atelier a enregistré la présence du Conseiller Technique de la Primature , Cheickna Hamala DIARRA, du représentant du ministère de la Communication et des NTIC, du ministère des Affaires étrangères, Cheick Oumar Coulibaly, l'ex- et le nouveau président de l'ASSEP, respectivement Sambi TOURÉ et Dramane Aliou KONÉ et d'autres personnalités. 

Adama Diarra

 

COMMUNE DE SANANKOROBA

AFRICANDO et ASSOPROFEN font don d'une ambulance

 

La mairie de la commune de Sanankoroba, cercle de Kati, Région de Koulikoro a servi de cadre à la cérémonie de remise d'une ambulance (véhicule 4X4). C'était le samedi 16 août 2008. Ladite cérémonie a enregistré la présence de nombreuses personnalités, dont celle du représentant de AFRICANDO, la présidente de l'ASSOPROFEN, des autorités communales, du gouvernorat, etc.

 

Désormais, évacuer un patient en cas d'urgence majeur vers un centre de référence de santé n'est plus un calvaire pour le centre de santé de Sanankoroba qui couvre 23 villages. Cet ouf de soulagement est le fruit d'un long partenariat entre l'Association pour la Promotion de la Femme , de l'Enfance et de la Famille de Niamakoro (basée en commune VI du District de Bamako) et AFRICANDO (une ONG basée dans les Iles Canaris)

Mme DOUCOURÉ  Lala SAMAKÉ, présidente de l'ASSOPROFEN, fille d'origine de la commune de Sanankoroba a, dans  son allocution, fait la genèse du partenariat entre son association, la mairie de Sanankoroba et l'ONG AFRICANDO. Après cela, elle a demandé à la mairie et le centre de santé d'utiliser à bon escient cette ambulance, qui leur faisait cruellement défaut.

Pour le maire de la commune, Fankélé SAMAKÉ, la remise de cette ambulance à sa commune représente une série d'avantages, dont l'évacuation des cas compliqués sur un centre de santé de référence et un emploi permanent à un fils du village (chauffeur).

Quant au représentant de l'ONG AFRICANDO, Daniel PEREZ, il s'est réjoui de la remise de l'ambulance à la commune de Sanankoroba, et surtout de l'engagement  sérieux et exemplaire des autorités communales pour la réception rapide du don. La cérémonie a été mise à profit par Daniel PEREZ pour citer le précédent  don à la commune VI du District de Bamako (un car médicalisé).

Après les différentes allocutions, Mme DOUCOURÉ  Lala SAMAKÉ, présidente de l'ASSOPROFEN a procédé à la remise de la clef du véhicule au sous-préfet, qui la remettra au maire.

Adama Diarra

 

 

PREMIER CAMP DES JEUNES DU P.C.R

L'insécurité routière passée au peigne fin

 

La jeunesse du Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR) que dirige Mahamadou Kanta a procédé le samedi 16 août 2008, dans l'amphithéâtre de la bibliothèque nationale, à l'ouverture de son premier camp. C'était sous la présidence du président du parti, Ousmane Ben Fana Traoré, en présence des présidents d'honneur Dougoufana Traoré et Aguibou Traoré, des membres du Bureau national, des conseillers municipaux et de plus de la centaine de militantes et militants, venus de Bamako et de Kati.

Conformément à son rôle de formation et d'information des masses populaires, les responsables du P.C.R, soucieux des statistiques effrayantes des accidents sur nos routes, ont trouvé utile d'entretenir les jeunes sur l'insécurité routière et les accidents de la circulation qui coupent le sommeil à toute une nation. Qui de nous n'a pas perdu un être cher dans un accident de la route ?
L'autre thème débattu au cours de cette journée a porté sur l'option libérale du parti.

Dans un amphi plein à craquer, le porte-parole de la jeunesse, Mahamadou Kanta attirera l'attention de ses compagnons sur l'importance du camp de l'étoile du berger qui n'est autre qu'une reconnaissance à tous ceux qui ont travaillé pour que le Mali soit parmi les nations les plus enviées de la planète.

Il a entretenu ses camarades sur des thèmes inscrits au programme et spécifiés dans les raisons qui ont prévalu à leur choix. Mamadou Kanté dira « nous jeunes du P.C.R, nous souhaitons un libéralisme à visage humain pour notre nation, le Mali. Notre parti est le seul qui ose expliquer à sa jeunesse sa vision, son programme d'une manière claire et limpide, le libéralisme. »
Abordant la question de l'insécurité routière, Mamadou Kanta a porté à la connaissance de ses camarades que cette insécurité est un problème  sur lequel ils doivent agir et tout de suite, car les routes tuent, handicapent à vie et privent le Mali de ses bras valides.
Il a aussi invité les plus hautes autorités du Mali à s'attaquer directement et sans délais aux causes des accidents. Au nom de la jeunesse P.C.R, Mahamadou Kanta a remercié et rendu un hommage vibrant à tous ceux qui oeuvrent pour sécuriser la vie de nos compatriotes. Il a invité ses camarades à plus de responsabilité et de rigueur.
Le président du parti, Ousmane Ben Fana Traoré dira qu'il ressent d'abord de la gravité devant l'immensité des tâches à accomplir. « Au P.C.R, nous avons toujours rêvé d'un Mali meilleur, d'un Mali où la jeunesse n'aura pas le sentiment qu'on lui vole ses rêves, nous rêvons d'un Mali assaini de la corruption, d'un  Mali moderne, d'un Mali qui ose inventer l'avenir. Il faut de l'audace pour notre jeunesse pour sortir de l'immobilisme et du statu quo. »

Abordant l'insécurité routière, le Président du P.C.R a indiqué que notre circulation est au bord du chaos et invité ces jeunes militants à se ressaisir, à adopter de nouveaux comportements. Aussi, dira-t-il, les routes tuent, handicapent et traumatisent. La jeunesse reste la première victime de ce fléau, qui d'ici 2015 finira par tuer si nous ne prenons garde plus que le SIDA. Aujourd'hui la circulation malienne est synonyme d'insécurité, des familles entières ont été touchées endeuillées, des jeunes filles et garçons handicapés à vie, les chiffres sont effrayants. Ressaisissons-nous. Le P.C.R pense qu'un débat national sur l'insécurité routière est aujourd'hui plus que nécessaire.
Parlant de l'option libérale du parti, le président précisera qu'ils sont en accord avec le PDES. « Nous soutenons la privatisation de la CMDT et félicitons la réussite de la privatisation de la BIM.  »
Ousmane Ben Fana Traoré, harangueur de sa troupe, indiquera : « avec ferme conviction, je l'ai toujours dit, la jeunesse doit cesser de subir et prendre conscience de son poids politique. Nous devons travailler ensemble à nous forger une destinée, bâtir notre camp, être solidaire et tenir l'étendard du PCR. Le PCR sera le premier parti de ce pays, si nous continuons à avoir de l'audace. Le PCR finira par s'imposer parce que nous n'avons peur de personne, le PCR finira par s'imposer parce nous sommes l'avenir de cette Nation, le PCR finira par s'imposer parce que nous incarnons le changement et le renouveau de ce pays, le PCR finira par s'imposer parce que nous confions et mettons ce parti entre vos mains ; le PCR (PARTI CITOYEN POUR LE RENOUVEAU finira par s'imposer parce que nous le confions à Dieu. ».

Le président a informé les jeunes du P.C.R que le parti est invité par le National Democratic Institut (NDI) à participer à la convention démocrate pour l'investiture du candidat Barak Obama et de son  vice-président à la présidence des Etats-Unis d'Amérique le 24 août 2008 à Denver dans le Colorado.

Tour à tour les responsables de la protection civile et ceux du ministère de l'Equipement et des Transports ont exposé sur l'insécurité routière, les accidents de la circulation ; expliqué le sens des panneaux, mis l'accent sur le comportement exigé. Les soldats du feu ont fait une simulation d'un accident de circulation dont la victime est un motocycliste.

Dr. Abdrahamane Coulibaly, secrétaire à l'intégration africaine du P.C.R a dans un vibrant exposé, expliqué aux jeunes, l'option libérale du parti.
Prions qu'au sortir de ce 1er camp, les jeunes du P.C.R sensibilisent davantage d'autres camarades afin que diminuent les accidents de la circulation.
Charlotte KONE (stagiaire)

 

FANS CLUB DES AIGLES

Après les missions de terrain, la caravane 

Le Fans Club des Aigles du Mali (FCAM) a organisé le samedi 16 août 2008, une conférence de presse à la Maison de la Presse. C 'était pour faire le compte rendu de sa mission du 5 au 8 août 2008 dans 3 régions du Mali et annoncer son programme d'organisation de la caravane pour le mois de septembre prochain. Cette conférence de presse était présidée par le président du Fans Club des Aigles du Mali, Adama Coulibaly, qui a témoigné de sa satisfaction pour le climat d'hospitalité et de courtoisie qui a prévalu en 3è ; 4è et 5ème régions du Mali.

La mission a commencé dans la région de Ségou le 5 août et s'est poursuivie le 6 à Mopti pour prendre fin le 8 août 2008 à Sikasso. Elle avait pour objectifs, entre autres, de prendre contact avec les autorités administratives, sportives et la jeunesse des différentes localités ; la préparation et l'organisation de la caravane de septembre. La mission a eu à présenter le plan d'action du Fans club et a noté l'inexistence des structures de supporters dans les localités visitées.

Dans la perspective de l'extension de ses actions, le Fans club des Aigles du Mali, entreprend la confection des cartes de membre et la création des démembrements de sa structure dans toutes les régions du Mali. Cela, dans les tous prochains jours, a affirmé le président Adama Coulibaly.

La caravane qui commence le 18 septembre à Sikasso, se déroulera en 3 étapes. La 1ère étape couvrira Sikasso, Ségou et Mopti, alors que la 2è étape aura à couvrir Tombouctou, Gao et Kidal ; enfin, la 3è étape se déroulera à Kayes et à Koulikoro. Elle aura la participation de 60  jeunes étudiants, selon le président, et rendra des visites de courtoisie aux notabilités et aux personnes âgées des localités suscitées afin de bénéficier de leur bénédiction pour le retour de la paix au Nord-Mali et la solution à la vie chère. Ces 2 problèmes constituent des préoccupations importantes des populations maliennes.

 Cette caravane participe à la préparation des séances sportives à venir. Autres activités inscrites au programme de la caravane, la participation au défilé civil, à l'occasion de la fête nationale, le 22 septembre à Mopti, l'organisation des concerts avec des artistes qui ont chanté des chansons à l'honneur des Aigles, dont Hadja Soumano, Djénèba Seck, Askia Modibo, etc. Les questions des confrères ont permis d'éclairer les zones d'ombre et la conférence a pris fin sous le signe de l'espoir pour une forte mobilisation des Maliens autour des évènements sportifs.
Adama S. SISSOKO (stagiaire)

 

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Des modalités de divorce

 

Selon le « lexique des termes juridiques », le divorce se définit comme la rupture du lien conjugal, prononcé par un jugement au tribunal.

Trois modalités sont, possibles en matière de divorce.
1. le divorce par consentement mutuel : c'est un divorce qui  se fait par consentement mutuel (sans obligation)

2. Le divorce remède au divorce faillite : ce genre de divorce se déroule en l'absence de la communauté de vie.
3. Le divorce sanction : il est fait en raison d'une faute commise par l'un des conjoints (époux ou épouse)

Quel paradoxe ?

Comme il est de coutume dans notre pays, à la veille du mois de juin (carême), nous assistons à une floraison de mariages avec ses corollaires, célébrés en grande pompe. Dans la plupart des cas, ces mariages se terminent devant le juge.
Les responsabilités sont donc partagées ?
Chacun de nous doit se poser la question. Est-ce la marge de liberté accordée à nous jeunes d'aujourd'hui de choisir la femme que nous aimons ? Est-ce c'est le matériel qui emporte nos sœurs plus que l'amour au vrai sens du mot ?
Alors, jeunes hommes et jeunes filles, sachons choisir celui ou celle que nous aimons, car le mariage est une union sacrée.
Chacun de nous (époux ou épouse) doit faire un effort pour le sauvegarder pour le bien de nos enfants.
Le prochain numéro traitera les conséquences de divorce sur les conjoints.
Lamine KEITA (stagiaire)

 

 

VISITE DU MINISTRE DE LA SANTE DES USA AU MALI

« La lutte contre le paludisme doit continuer », dixit Mike Leavitt

Le ministre de la Santé et des services humanitaires des Etats-Unis d'Amérique, Mike Leavitt, accompagné d'une forte délégation, a séjourné au Mali du jeudi 11 au samedi 16 août dernier. Il s'agissait pour le représentant du gouvernement américain de passer en revue les efforts de coopération dans le domaine sanitaire. Le ministre était accompagné par l'amiral Tim Siemer, coordinateur de l'initiative présidentielle de lutte contre le paludisme, du Dr Julie Gerberding, directeur du centre de contrôle et de prévention des maladies au ministère américain de la Santé.
E n compagnie du ministre de la Santé du Mali, Oumar Ibrahima Touré, la délégation américaine s'est rendue à Koulikoro pour visiter le magasin de stockage des produits et procéder à la pulvérisation au quartier plateau, du domicile du professeur à la retraite Bassouma Koné. C'était en présence du directeur régional pour l'Afrique Luis Gomez Sambo, de la représentante de l'OMS au Mali, du directeur national de la santé du Mali, du coordinateur du programme de pulvérisation intra domiciliaire, Sixte.
Après la pulvérisation du domicile de Bassouma Koné, le ministre Oumar Ibrahim Touré et son hôte ont visité l'aire de lavage des instruments à Kolèbougou, un village de Koulikoro.

Avant de prendre la route pour Bamako, le ministre américain de la santé a confié à la presse qu'il est heureux d'être présent à Koulikoro avec son homologue malien. Il a précisé qu'il est venu visiter un projet qui fait partie de l'initiative présidentielle pour la lutte contre le paludisme. « Je suis heureux que le directeur régional de l'OMS soit présent. L'initiative présidentielle de lutte contre le paludisme est très importante. Nous sommes des amis du Mali ».

Le ministre américain a déploré le taux élevé de décès des enfants dû au palu et émis le voeu pour une réduction de celui-ci à 50%. Il a fait savoir au ministre Oumar Ibrahim Touré, toute sa satisfaction d'accompagner le gouvernement du Mali dans son combat. Aussi, dira-t-il, « nous nous engageons à diminuer de 50% le taux du paludisme en collaboration avec vous ».L'Ethiopie et le Mali font partie des 15 pays bénéficiaires de l'initiative présidentielle de lutte contre le paludisme. Le but de l'initiative de lutte contre le paludisme est de réduire de 50%, la mortalité due au paludisme, après trois ans d'intervention intensive. Pour y parvenir, l'initiative doit atteindre 85% des groupes les plus vulnérables, les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes ainsi que les personnes vivant avec le VIH, avec quatre des mesures de prévention et/ou de traitement efficaces et qui ont fait leur preuve à savoir : la pulvérisation intra domiciliaire (PID) ; la promotion et la distribution de moustiquaires imprégnées à l'insecticide de longue durée (MILD) ; le traitement préventif intermittent (TIP) chez la femme enceinte ; et l'approvisionnement en médicaments antipaludiques efficaces.

L'amiral Tim Ziemer, coordinateur de l'initiative présidentielle, a donné des détails sur le programme, et présenté ses compliments à tous les chefs de famille qui ont accepté la pulvérisation de leur domicile.

Visite du laboratoire du centre de recherche et de formation contre la malaria

Dans l'après-midi du vendredi, le ministre Mike Leavitt, son homologue malien Oumar Ibrahim Touré et Luis Gomez Sambo de l'OMS étaient à la faculté de Médecine, de pharmacie et d'odontostomatologie. Là, la délégation a visité le laboratoire du centre de recherche et de formation contre la malaria.
Au laboratoire du centre d'excellence que dirige le professeur Agobara Doumbo, la délégation américaine a eu droit à  un commentaire en anglais des activités de recherche par une jeune biologiste malienne, Aminatou Koné,  une valeur sûre qui fait notre fierté.

Le centre de recherche et de Formation contre la Malaria a été initié en 1989 dans le cadre d'un effort de collaboration entre le personnel de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d'Odontostomatologie (ancienne Ecole de Médecine de Pharmacie) et l'Institut Nationale de la Santé des Etats-Unis d'Amérique, avec le soutien du programme de partenariat de la Fondation Rockefeller et de l'Organisation Mondiale de la Santé , OMS. Un soutien substantiel est venu de l'USAID, NIH de la fondation MacArthur, de SatelLife, de l'Agence Internationale Atomique, et de la Fondation Dreyfus pour la santé.
Le total du financement pour ce centre en 2007 dépasse les 2,1 millions de dollars. Le centre de Formation et de Recherche de la Malaria joue un certain nombre de rôle parmi lesquels : fournir une opportunité pour les scientifiques maliens de démarrer et de développer un des centres de recherche les plus importants en Afrique. Le centre a fait un bon bout de temps en donnant la formation adéquate et le soutien suffisant pour que les chercheurs africains puissent diriger la lutte contre les maladies en Afrique ; fournir  une facilité pour les scientifiques africains pour démontrer la possibilité d'appliquer de nouvelles stratégies particulièrement des vaccins pour lutte contre les maladies d'âges avancés ; mettre à disposition un endroit où de jeunes étudiants américains et des chercheurs peuvent expérimenter les défis et les satisfactions issues des travaux sur les maladies tropicales ; donner une opportunité pour le NIH et aux scientifiques collaborant à partir d'autres institutions de focaliser leurs recherches de laboratoires aux problèmes réels de l'Afrique.
Après le tour du laboratoire, les deux ministres de la santé ont rencontré le staff du labo, le doyen de la faculté, les différents chercheurs et la presse.
Le Pr. Anatole Tounkara, doyen de la faculté qui  abrite le MRTC, s'est réjoui de cette visite de marque. Il a salué la coopération et demandé des moyens pour plus de recherche. Tour à tour, les professeurs Amadou Dolo, gynécologue obstétricien, Djibril Sangaré, chirurgien laparoscopie et Baba Koumaré, psychiatre ont présenté leur service, exprimé leurs besoins et souhaité un appui des Etats-Unis d'Amérique. Les étudiants sont intervenus pour savoir davantage sur la durabilité de l'initiative présidentielle Bush et les opportunités d'octroi de bourses.

Après des échanges fructueux et des éclairages détaillés donnés aux professionnels de la santé et à la presse par les deux ministres, l'hôte du Mali, SEM Mike Leavitt a conclu qu'il est satisfait de ce qu'il a pu voir sur le terrain et les encourage à continuer.

Le représentant régional de l'OMS Luis Gomez Sambo a mis l'accent sur le partenariat entre l'Afrique et les Etats-Unis d'Amérique, le développement de la recherche en santé dans les pays africains. Luis Gomez Sambo a aussi salué les efforts que le gouvernement malien fait dans la recherche, constaté l'évolution positive de la recherche et encouragé les autorités dans cette voie.  Il a prié pour l'obtention des résultats probants dans le domaine de la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida ; ces maladies qui ruinent nos pays. Il a tenu à féliciter spécialement, les professeurs et les chercheurs, nourri l'espoir que le gouvernement américain, le partenaire stratégique pourra appuyer les efforts que mènent les pays africains en matière d'amélioration de la santé des populations.

« La pulvérisation intra domiciliaire devra se poursuivre... »
Avant de quitter la salle de conférence de la faculté de médecine, le ministre américain de la santé Mike Leavitt a indiqué que la lutte contre le paludisme doit continuer à être une  priorité. C'est pourquoi, dira-t-il, la pulvérisation intra domiciliaire devra se poursuivre tout comme l'utilisation des moustiquaires imprégnées. Le programme de recherche est un acquis pour le Mali, les USA et le monde entier a fait savoir le ministre américain. Il a souhaité que l'on mette un accent particulier sur la prévention en utilisant les infrastructures pour lutter contre les maladies et aussi renforcer davantage et constamment la prévention.
Rappelons que les Etats-Unis, à travers l'USAID, ont financé le centre de contrôle des Maladies.

Le centre de contrôle des maladies ou CDC a initialement commencé à travailler au Mali en 1995 avec le financement de l'USAID pour la survie de l'enfant. Le CDC a continué à recevoir des fonds de l'USAID/Mali pour travailler en partenariat avec le Ministère malien de la Santé , pour renforcer la capacité nationale à développer, mettre en place et évaluer les recherches opérationnelles et les activités programmatiques relatives au STI/VIH/SIDA.

Le programme de terrain du bureau du CDC au Mali est soutenu par le « Global Aids Program » et la « Division of STD Prévention of the CDC's National Center for HIV, Viral Hepatitis, STB and TB Prévention. Au Mali, le CDC opère avec la cellule de coordination du comité sectoriel de lutte contre le Sida du Ministère de la santé, et du laboratoire VIH/IST qui se trouve dans les locaux de l'Institut National de Recherche en Santé Publique. Chaque jour, le CDC, la CSLS et l'INRSP travaillent ensemble pour mettre en place les études nationales de surveillance du VIH et du IST, de développer de ressources nationales pour surveiller et contrôler le test de qualité du VIH et d'autres services de prévention, et d'identifier les pistes stratégiques pour fournir des services de prévention de VIH/IST, particulièrement aux populations vulnérables.
Tiémoko TRAORÉ

 

TRIBUNE LIBRE

La Crise Scolaire

 

De la dynamique partenariale à la commission nationale

L'Etat, à défaut d'avoir pu encore « redéfinir les rôles de chaque partenaire selon ses aptitudes et ses responsabilités » (Rép. du Mali, PRODEC 1998 : 47), a engagé, à partir des concertations régionales, ce qu'il appelle une dynamique partenariale en créant un espace permanent de concertations entre tous les partenaires sociaux de l'école. Cet espace fut dénommé «Commission nationale de la dynamique partenariale ». Non codifiée, cette commission a vocation à regrouper autour de toutes les questions brûlantes sur l'école le gouvernement, les représentants de la Fédération nationale des associations des parents d'élèves du Mali (FNAPEM), les syndicats enseignants, les promoteurs privés, l'AEEM, etc...

 La présidence de la commission est assurée par les ministres en charge de l'Education nationale. Cet espace a pour mission de prévenir les situations conflictuelles, de les gérer par le dialogue et la concertation, afin d'éviter les débordements se traduisant par des scènes de violence. La commission organise deux catégories de réunions. « Nous avons des rencontres dites bilatérales qui regroupent les ministres et une catégorie de partenaires, et les multilatérales qui regroupent tous les membres autour des deux présidents. Les conclusions des rencontres sont consignées dans des procès-verbaux ordinaires ou dans des protocoles dont la signature fait objet de cérémonie officielle avec la présence des presses écrite, parlée et audiovisuelle. L'opinion publique nationale est donc prise à témoin » (Maïga et al.1999 : 30).

Si la commission a vocation à gérer tous les cas de conflits au sein de l'école, on peut constater à quelques exceptions près qu'elle a surtout eu à siéger autour de crises liées à des revendications estudiantines. Presque tous les ans, en effet, depuis 1994, les doléances estudiantines consécutives aux congrès de l'AEEM se sont retrouvées sur la table de la Commission nationale de la dynamique partenariale et chaque conclusion d'accord a fait l'objet d'une grande médiatisation.

C'est dire que le rôle de prévention de la commission est nul, et les énergies de ses membres sont employées plutôt à arbitrer annuellement le bras de fer permanent entre le gouvernement et l'AEEM. On peut constater que de 1994 à ce jour, l'un ou l'autre des partenaires sociaux s'est porté garant moral par sa signature des différents protocoles d'accord entre le gouvernement et l'AEEM (cf. Rép. du Mali, MEN 1998). Cette garantie morale ne suffit pourtant pas à instaurer la confiance et, tous les ans, les mêmes revendications se retrouvent sur la table du gouvernement.

Dans leur document consacré à l'expérience malienne de gestion des conflits, Maïga et ses collaborateurs ont judicieusement consigné les forces et les limites de la Commission nationale de la dynamique partenariale :

 I/ Quelles sont les forces de l'espace partenarial ?

Il crée les conditions permettant aux différents protagonistes de se parler, ce qui crée des conditions psychologiques favorables aux rapprochements; les protocoles fixent les points d'accord. Ces actes sont consignés par tous les partenaires; il permet aux départements d'expliquer aux partenaires les contraintes budgétaires de l'état [sic] au niveau national et international; il permet des évaluations à mis parcours [sic] ou à terme des points d'accord;  il fait l'état d'avancement des négociations sur des points de litiges et en informe l'opinion.

 II/ Quelles sont les limites de l'espace ?

 Il est plus absorbé par la résolution des problèmes que par leur prévention, ce qui le confine dans un rôle de pompier ;  le caractère instable des étudiants déteint sur la qualité de leurs engagements qui, même consignés dans un protocole, ont souvent une tendance à la fluctuation ; il enlève aux administrateurs au niveau de l'école, la possibilité de se prononcer directement sur la gestion des problèmes de leurs élèves. Ils considèrent cela comme une source de perte de leur autorité ;  à peine les protocoles signés, ils sont dépassés à cause de la faiblesse des analyses qui précèdent leur naissance ;  la trop grande flexibilité des autorités à travers des concessions aux élèves. Lesdites concessions irritent les administrateurs scolaires, les enseignants, une grande partie de la population et même une certaine frange des élèves et étudiants consciencieux (reprises des élèves renvoyés pour indiscipline caractérisée ou insuffisance notoire de travail, octroi de bourses d'études à l'extérieur à des leaders des étudiants exclus) La commission nationale de la dynamique partenariale n'a donc pas pu résoudre la crise. L'Assemblée nationale s'est également impliquée dans le débat. A-t-elle mieux réussi ?

Une contribution de Drissa DIAKITÉ

Professeur, Université  de Bamako

Par LE POUCE
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Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 23:15

URD

Le jeu des maladroits

 

L'URD est à la croisée des chemins, depuis la fin de son dernier congrès ordinaire. Compte tenu des problèmes persistants qui minent le parti, malgré les affirmations de son président Younoussi Touré, disant que tout va bien, la situation ne fait que s'empirer. C'est à cause de ce constat que des cadres du parti, notamment les élus de la nation, au niveau de l'URD, sont en train d'entreprendre des démarches auprès des responsables, afin de mieux cerner les contours des problèmes et de voir comment, ensemble, ils peuvent les aplanir.

 

 C'est dans ce cadre qu'ils avaient eu des échanges avec le 1er vice président, Me Abdoul Wahab Berthé, puis avec Oumar Ibrahima Touré, le 2ème vice -président. Soucieux de mieux comprendre le fond des problèmes, les députés élus sous les couleurs de l'URD, ont tenu à rencontrer également Soumaïla Cissé, le parrain du parti. C'est ainsi que le mercredi dernier, ils ont eu l'opportunité d'échanger avec Soumaïla Cissé. La réunion s'est déroulée à huit clos et selon des indiscrétions, le débat a été très houleux.

En effet, les députés ont fait le procès de Soumaïla Cissé pour avoir, à l'occasion du congrès, posé des actes qui ne sont pas de nature à conforter la cohésion du parti. Il ressort en effet des discussions, que le parrain du parti n'a pas eu, au cours de ce  congrès, un comportement démocratique. Le bureau issu de ce congrès aura été imposé aux autres membres de la direction du parti. Ce qui a entraîné la frustration chez beaucoup de cadres et militants du parti, notamment les 1er et 2ème vice président.

On se rappelle en effet que le 2ème vice-président avait, bien avant le congrès, émis le vœu de présenter sa candidature à la présidence du parti. Malheureusement, l'opportunité ne lui a pas été donnée de tester le niveau de sa popularité au sein du parti. S'il n'y a pas eu de réactions négatives au sortir du congrès, il n'en demeure pas moins que des frustrations se sont accumulées et elles sont en train d'empoisonner l'atmosphère au sein du parti. Pour les députés, c'est Soumaïla Cissé lui-même qui a semé les germes de la  frustration au sein du parti. A preuve, depuis un bon moment, Me Abdoul Wahab Berthé ne participe pas aux réunions du parti, parce que n'ayant pas été consulté lorsqu'il s'est agit de mettre en place le nouveau bureau  lors du dernier congrès.

Quant à Younoussi Touré, président du parti qui a aussi participé à la réunion, les députés l'on également pris à partie en accusant de n'avoir pas dit la vérité lors de la conférence de presse qu'il a animée.

 En effet, il a fait croire qu'à l'URD il n'y avait pas de problème. Ce qui est faux. Un tel président peut-il conduire l'URD à une quelconque victoire électorale en 2009 et 2012 ? Qu'adviendra-t-il d'ici là, en 2009 précisément où se tiendra les élections communales ?

L'URD sera-t-il en mesure de tenir tête aux autres grands partis comme le RPM et l'ADEMA qui sont en train d'évoluer en préservant leur cohésion ? C'est la question que l'on se pose depuis le congrès. Aux députés, Soumaïla Cissé a précisé qu'il est le candidat naturel de l'URD. Ainsi, on peut comprendre que Younoussi Touré est en train de faire son jeu de manière très maladroite malheureusement. Soumaïla Cissé doit savoir qu'il ne peut pas continuer à diriger un grand parti comme l'URD, en étant à l'étranger.

Avec le temps, il est en train de montrer aux uns et aux autres son vrai visage de dictateur, de responsable vindicatif, faisant semblant d'accompagner ATT ; qu'il n'aime pas pour autant. Va-t-il enfin se décider à affronter finalement le pouvoir qu'il soupçonne de récupérer le parti dont il est le parrain. En répondant à une question des députés lors du huis clos sur le soutien à ATT, Soumaïla Cissé n'est pas allé au fond de ses idées sur la question.
Rien ne va à l'URD. C'est conscient de cela que les députés du parti de la poignée de mains, ont jugé utile de sauver les meubles, pour ne pas être la risée des autres partis politiques. Cette initiative salutaire des élus doit être soutenue par les militants sincères qui ont rallié les rangs de l'URD ; non pas pour un homme, mais pour un idéal.

De 9 heures à 16 heures, à huis clos les députés ont tenu un langage de vérité au parrain et au président du parti, à qui ils ont demandé la nécessaire mais obligatoire réconciliation. Les propos des élus tomberont-ils dans les oreilles attentives? Rien n'est moins sûr. Très imbu de sa personnalité et connu pour sa condescendance, Soumaïla Cissé fera-t-il amende honorable ? Pas sûr, pour celui qui se dit candidat naturel de l'URD en 2012.

Tiémoko TRAORÉ

 CONGRÈS DE L'ADEMA-PASJ
On fourbit les armes !

 

Ce n'est un secret pour personne que le PASJ nourrit l'ambition de reconquérir le pouvoir politique en 2012 ; ceci à l'instar d'autres grands partis politiques. La détermination de l'ADEMA par rapport à ce projet se passe de tout commentaire.
En effet, dès la veille des élections générales de 2007, les responsables du parti ont annoncé solennellement leur ambition majeure qui se résume en la reconquête du pouvoir en 2012. Pour beaucoup d'observateurs de la scène politique, même si le projet n'est pas mort-né, sa mise en œuvre pourrait rencontrer quelques difficultés. Au départ, il était difficile pour les ténors du parti, de croire en cela pour la simple raison que le parti suscitait beaucoup d'engouements.
En effet, il y a eu, depuis la fin des élections générales de 2007, des adhésions de taille au parti. Toute chose qui a galvanisé pendant un bon moment, les abeilles qui occupaient les devants de la scène. Cependant, avec le processus de renouvellement des instances de base du parti, tout ne baigne pas dans l'huile.

Des difficultés ont été enregistrées dans plusieurs localités. Ne seraient-elles pas de nature à décourager les nouveaux adhérents ?

En tout cas, aujourd'hui, comme prévu, la bataille de positionnement fait rage dans les structures de base du parti. Consécutivement à cela, on constate, depuis près d'un mois, des blocages ayant entraîné dans certains cas des affrontements comme ce fut le cas à Kita. Si bien que depuis, ce processus est au ralenti. Pourtant, la date initialement prévue pour la fin de la mise en place des structures de base, a été prolongée.

Au rythme où les choses vont, il deviendra incontournable pour le Comité Exécutif du parti, de revoir à nouveau son agenda en repoussant la date de la tenue du prochain congrès tant attendu, qui sera sans doute celui des cafouillages, étant donné le besoins de positionnement des anciens comme des nouveaux cadres du parti. Cela, parce que ceux qui ont adhéré ces derniers moments à l'ADEMA, sont aussi ambitieux que les anciens. C'est au regard de ces enjeux que l'on craint les perspectives d'avenir du parti.

Dans ce sens, selon certaines sources, le président du parti a rencontré les ministres ADEMA pour échanger sur la vie du parti, afin d'envisager les voies et moyens d'aplanir les difficultés. N'est-ce pas là la preuve que l'ADEMA, malgré sa position dominante sur l'échiquier politique national, n'a lui aussi pas la tâche facile ? En tout cas, s'il est admis qu'il faut se lever tôt pour préparer les élections, il n'en demeure pas moins que la politique réserve toujours des surprises. C'est cela que les ténors du parti de l'Abeille solitaire, veulent éviter par tous les moyens.

Sinaly

 

 

FAIT DIVERS

De l'hétérosexualité au lesbianisme

 

Juste deux ans après la célébration du mariage religieux, l'épouse a plié ses bagages de chez son époux et les a déposés chez  une «  autre ». Cette autre, n'est d'autre que son autre... ..« mari ». Une autre femme qu'elle a désormais choisie, pour le meilleur et/ou pour le pire.

 Nous ne sommes ni en Occident ni en Afrique du Sud, où l'orientation sexuelle est même institutionnalisée. Mais, nous sommes à Bamako, dans un quartier de la commune I, où des faits peu ordinaires se sont passés. Lumière sur un mariage pas comme les autres. Juillet 2006, K.C débarque à Bamako avec en poche un diplôme en informatique de gestion. A cette époque, le jeune homme n'avait que deux projets. Primo, booster l'entreprise familiale qui était au bord du gouffre. Secundo, se marier à celle qu'il a rencontrée au lycée, quelques années plus tôt. Concernant ses deux projets, ces deux parents soufflaient dans la même trompette que lui. Avant que tout soit mis au point, les deux jeunes gens continuaient leur aventure amoureuse jusqu'au mariage religieux. Jusque là, c'était le beau temps entre nos deux jeunots.

 

Mais ce que l'époux ne savait pas, est que la femme avec qui il a juré devant Dieu et les Hommes, amour et fidélité, vivait en clando avec « une autre femme ». Dans leur jargon, cette femme est son « homme ». Plus les jours et les nuits passaient, la relation amoureuse entre les deux filles se renforçait davantage.

 

L'autre fille que l'épouse du jeune homme aimait réellement commença à mettre de la pression sur elle. Par jalousie, elle refusait même de prendre ses appels téléphoniques et lorsqu'elles se rencontraient, l'accueil était glacial et méprisant. De tels actes blessaient profondément l'épouse du jeune homme dans son amour propre. Au risque de perdre son autre partenaire, elle a décidé de choisir entre les deux : son mari (homme) et l'autre (fille). Après le choix sur son orientation sexuelle en faveur de l'autre fille, il ne restait plus qu'à franchir le Rubicon en partant vivre chez la fille (du même sexe qu'elle).

Changement fracassant

Début février 2008, c'est le moment le plus sombre de la vie du jeune homme qui a vu partir du foyer conjugal, son épouse. Mais avant de partir, elle dira à son désormais ex-époux qu'elle avait un penchant pour une autre fille. C'est ce jour là que l'homme réalisera qu'elle vivait sans le savoir avec une lesbienne qui n'avait pas encore dévoilé son vrai visage.

D'après nos investigations, l'autre fille est une blanche (de nationalité française) vivant à Bamako depuis quelques années. Les deux ont fait leur rencontre sur Internet à travers un sit de tchatche général et plus tard sur un autre sit pour lesbiennes en quête de compagnie.

Après l'échange des adresses e-mails, le contact entre les deux jeunes femmes sera établi permanemment. De temps en temps, son contact en France, c'est-à-dire, la lesbienne lui expédiait de l'argent. Tout d'un coup le train de vie de la lesbienne malienne changea en celui d'une reine. Petit à petit, son mode vestimentaire féminin changeait au fur et à mesure que l'autre lui envoyait des liasses de billets de banque. La famille et l'entourage de la jeune malienne ont eu du mal à comprendre le changement chez leur fille et connaissance. La fille n'était plus celle qui se parait de pagnes africains. Mais, elle est devenue une fille « occidentalisée » qui a laissé le foulard et les boucles d'oreilles au profit de coiffures d'hommes et de piercings sur le nez, la langue, du nombril pour ne pas aller plus loin....

Avril 2008, la française débarque à Bamako et prend en location toute une villa (à 250.000f cfa dans un quartier huppé de la commune IV). Dans cette villa où elles vivent ensembles, c'est la vie en véritable pacha. La malienne qui est l'épouse de la française s'occupe de la maison, gère le salon de coiffure et fait ses courses avec un chauffeur à sa disposition, tandis que l'autre joue le rôle de chef de famille tout en s'occupant d'une association qu'elle a créée ici à Bamako.

Des parents aussi pervers que leur fille

Lorsque nous avons demandé à notre source, la réaction des parents face à la vie de pervers que leur fille mène, sa réponse était plutôt irritante. A en croire notre source, la mère de la Malienne avait même déménagé chez le couple lesbien et quelques mois plus tard, elle décédait à la suite d'une longue maladie. Pire que tout cela, le foyer du couple est de tout temps envahi par les parents. Dans cette famille lesbienne, la vie est aussi « normale » que dans une famille hétérosexuelle.

Pour se rendre compte de la véracité des faits hallucinants, nous avons fait quelques tours dans ladite famille. C'est avec bouche bée et tête baissée que nous  sommes repartis...

Adama Diarra

 

 

 

GUERRE RUSSO-GEORGIENNNE

Les dessous historiques et géopolitiques

 

«En guerre comme en amour, pour en finir, il faut se voir de près». Cette citation est Napoléon Bonaparte (1769 - 1821). L'histoire a voulu que la Géorgie qui a donné en 1924, Staline à l'ex-URSS, patron du défunt Pacte de Varsovie, lui fasse aujourd'hui un enfant dans le dos en s'amourachant de son ancien rival, l'Otan. Car, c'est bien là le fond du problème qui alimente la guerre russo-géorgienne sur les terrains de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

 

La politique du président géorgien Mikheil Saakachvili s'inscrit dans ce contexte, dans la droite ligne de ses prédécesseurs qui se sont succédé depuis l'indépendance (par rapport à l'ex-URSS) en avril 1991. Cette même année, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie veulent les leurs. S'ensuit des guerres civiles sanglantes qui finiront par la destitution et la fuite du président géorgien Zviad Gamsakhoudia. Son successeur, Edouard Chevardnadze n'aura pas plus de chance. Accusé de fraudes électorales et de corruption, il sera contraint, par des manifestations populaires baptisées « la révolution des roses », à quitter le pouvoir en novembre 2003.

Leader de la révolte populaire, Mikheil Saakachvili est élu en janvier 2004 à la tête de l'Etat. Depuis, il intensifie les réformes politiques pour une intégration de son pays à l'Occident : Otan et Union européenne. Ce n'est pas une vue de l'esprit de dire que la Russie ne voit pas d'un bon oeil l'activisme pro-occidental du nouveau président. Pas pour les seules raisons du divorce avec l'ancien allié. Bien plus, des raisons éminemment stratégiques qui touchent à l'avenir de toute la région du Caucase et de la Russie sont en jeu.

L'arrivée de Vladimir Poutine sur les « ruines » de Boris Eltsine va pousser le nouveau pouvoir géorgien à hâter son rapprochement avec l'Occident. Les dirigeants de Tbilissi vont multiplier rencontres, réunions avec, principalement l'Otan, dans une sorte de politique de sécurité préventive face à l'ex-frère russe. Après avoir rejoint le Partenariat pour la paix (PPP) de l'Otan en 1994, Tbilissi accède au Plan individuel pour le partenariat (IPAP) en 2004.

L'Occident avec les USA  comme chef de file n'en demandait pas autant. Cela permet de fixer la Russie sur la région et leur laisser les mains libres en Irak par exemple. Etait-ce intelligent, diplomatiquement parlant, pour le président géorgien de déclarer à la veille du Sommet de l'Otan de novembre 2006 tenu à Riga (Lettonie aux portes de Moscou), que « nous serons membre de l'Alliance politico-militaire la plus forte dans l'histoire de l'humanité et dont la Géorgie en a rêvé pendant des siècles » ? Cela a frôlé la provocation durant le Sommet lui-même, pour ne pas dire une déclaration de guerre, quand la présidente du Parlement géorgien, dans un discours devant les chefs d'Etat et de gouvernement, déclare sans ambages : « Ne serait-il pas plus simple que la Géorgie adhère d'abord à l'Otan, pour engager ensuite les pourparlers sur l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie avec la participation de l'Alliance atlantique » ? Décodée, la déclaration n'est rien d'autre qu'un appel à la force de l'Otan et son implication dans la récupération des deux régions autonomistes au profit de la Géorgie. S'en est trop pour le Kremlin. D'autant plus que sur son flan nord-ouest, la Pologne et la Tchéquie négocient leurs services avec l'Otan pour l'installation d'un bouclier antimissile (iraniens ?).

Dans ce jeu de quilles, les Russes sentent le piège occidental autour de leur zone d'influence naturelle qu'est le Caucase et au-delà. L'abondance de ressources énergétiques (Gaz et pétrole) soulève bien les appétits des firmes occidentales. Il faut à tout prix pour le Kremlin de garder la main sur les routes de ces sources d'avenir. Vladimir Poutine avait pourtant montré, avec l'exemple de la Tchétchénie, jusqu'où il pouvait engager son pays pour avoir le contrôle sur les routes du pétrole.

Dopé par l'Occident et l'Otan, Mikheil Saakachvili a-t-il voulu tester la réaction du nouveau président russe Medvedev ? Voulait-il mesurer le poids de l'ex-président Vladimir Poutine aujourd'hui 1er ministre ? Possible. Sauf que dans tous les cas de figures, la Russie n'est pas aussi faible que dans les années 90. C'est une puissance mondiale industrielle, militaire, nucléaire et membre du Conseil de sécurité.

 

Elle ne se laissera plus grignoter des portions de zones d'influence aussi facilement. En attendant une hypothétique adhésion à l'Otan et à l'Union européenne, la Géorgie ne doit pas oublier qu'elle fait, elle-même, partie de la zone stratégique russe. C'est peut-être dans ce sens que l'ancien président géorgien Edouard Chevarnadzé, qui fût ministre des AE de l'ex-URSS, avait déclaré un jour : « L'avenir de la Géorgie est au nord ».

Mahamadou GOÏTA

Enseignant à la retraite

 

 

SUCCESSION PATRILINEAIRE A LA TETE DE PAYS AFRICAINS

De véritables persona non grata !

A peine les mauvais souvenirs de la triste époque médiévale de l'histoire africaine disparaissent que de prétendus régimes démocratiques font surgir la succession de père au fils, au pouvoir ou au trône des pays (néo-empires) africains.

Devons-nous nous en contenter ou nous soulever contre, lorsque dans certains cas, les fameux princes héritiers font office de terribles maîtres absolus ?

Dans bien de régions d'Afrique, des peuples se croiraient toujours au Moyen-âge. Epoque qui a été caractérisée par le développement des grands empires.

Nul n'est sans savoir que la succession au trône de ces empires se faisait de père en fils. Aujourd'hui, certains dirigeants africains revêtent le manteau de démocrate et s'imposent à leur peuple dans un « diktat » qui terrorise plus d'un. Avides de pouvoir et d'hégémonie, ces dirigeants éprouvent beaucoup de peines à céder leur fauteuil par voie démocratique incontestée. Ainsi, par endroit, si certains ont réussi à hisser leur fils à leur place ; ailleurs l'heure est aux préparatifs des héritiers.

Un coup d'œil en RDC, au  Maroc, au Togo et on se  rend compte de la réalité du retour des vieilles habitudes des XIVe, XVe et XVIe siècles.

En RDC, le fils à papa Joseph a succédé au père Laurent Désiré Kabila à la suite d'une élection qui n'est pas exempte de contestations. Puisque les Congolais ont beau crier aux fraudes, mais le « petit » a triomphé parce que bénéficiant de l'appui des mastodontes installés par son défunt père dans ce qu'il est convenu d'appeler «les cercles du pouvoir ».

Au Maroc, on se rappelle qu'en 1999, lorsque le roi Hassan II devrait quitter ce monde, c'est son fils Mohamed VI qui est appelé à prendre les affaires en mains et ce jusqu'alors. Le Maroc est une monarchie, dira-t-on ; soit ! Qu'en est-il ailleurs ? Même son de cloche au Togo qu'en RDC.

En avril 2005, le jeune Faure Gnassingbé est monté au pouvoir deux mois après la mort de son père feu Gnassingbé Eyadéma à la suite d'un coup de force rocambolesque, minutieusement perpétré. Le président de l'Assemblée nationale de l'époque qui devait assumer l'intérim, revenant d'une mission à l'étranger, fut séquestré au Bénin voisin. La famille et les barons du vieux défunt organisent une mascarade électorale, dans une effusion abondante de... sang. Résultat : le fils du défunt est élu, « démocraticidement» !

Sous d'autres cieux, à défaut de pérenniser au pouvoir, des rejetons de tyrans, on inculque des notions de dirigeant suprême au fils, dans le souci de réaliser une alternance hélas homogène aux commandes de ces Etats. Dans de tels cas de figure, les héritiers se voient dotés d'immenses pouvoirs par leurs pères à telle enseigne qu'ils en abusent parfois.
L'exemple le plus significatif nous est fourni ici par le fils du guide de la Jamahiriya Arabe Libyenne. Puissamment installé sur les pétrodollars investis par son papa dans les banques Suisses, Hannibal Khadafi a eu, il y a de cela quelques semaines, des démêlées avec la justice helvétique, pour avoir maltraité ses employés.
Au Gabon, le « prince » Ali Bongo (ministre dans le gouvernement de son père) du doyen et quasi Roi Omar Bongo Ondimba n'est pas du reste ; lui qui est très connu sur la scène Gabonaise et internationale.

 Dans le septentrion de l'Afrique, l'Egyptien Hosni Moubarak affûte les armes en léguant à petit coup, de nombreuses prérogatives à son fils. Brahim Déby, progéniture de Idriss Déby Itno du Tchad, s'est lui rendu assez célèbre par ses frasques. C N'est-ce pas probablement ce qui l'a conduit récemment à une mort accidentelle, en France ? Nul ne saurait l'infirmer. D'autres cas  de fils de chefs d'Etats remuants sont encore bien vivaces dans les esprits.

Est-ce là le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple tant clamé par les chefs d'Etats africains, même ceux les plus fortement imbus des idées panafricanistes ? Dieu merci, au Mali, notre pays n'a jamais connu ni la succession patrilinéaire ni les préparatifs des héritiers ou même les frasques des rejetons de présidents de la République dans les rues. Tant mieux !
André SEGBEDJI (stagiaire)

 

 

PROMOTION DE LA FEMME ET PRIX NOBEL DE LA PAIX

« Rendre visible le travail des 1000 femmes nominées »

 

L'Association des Femmes pour les Initiatives de Paix (AFIP) a tenu son atelier du 14 au 17 août  à la Maison du partenariat. Ont pris part à cet atelier le président de la commission défense de l'Assemblée Nationale du Mali, la commission nationale de lutte contre les armes légères, les responsables d'OSC oeuvrant pour la paix.
Ledit atelier a été marqué par le discours de la présidente de l'association des femmes pour les initiatives de la paix (AFIP).

Mme Fatoumata Maïga, présidente de l'association dira que « c'est en 2005 que 1000 femmes étaient nominées pour le prix Nobel de la paix. Et c'est suite à cette initiative que l'association « Femmes de Paix autour du Monde » a été créée dans le but de rendre visible le travail des 1000 femmes nominées. »

« Ruth Gaby Vermot, une parlementaire suisse, a ainsi amorcé sa campagne 1000 femmes pour le prix Nobel de la paix 2005. L'idée lui est venue après avoir assisté à la guerre sur le terrain et visité des camps de réfugiés en Afrique et en Europe de l'Est. Gaby Vermot a remarqué que, si les femmes vivant dans ces conditions, possédaient très peu, qu'elles étaient très vulnérables à la violence ambiante, elles accomplissaient un travail énorme pour renforcer les communautés, rapiécer la grande toile de la vie et faire cesser la violence », a-t-elle savoir. Elle dira aussi que l'un des premiers actes posés, a été de publier le livre « 1000 femmes de paix autour du monde », distribué mondialement et traduit en nombreuses langues

Madame la présidente dira que cette association croit que le processus de documentation, par les biographies, les documentaires et les photos, est un très bon moyen d'encourager les femmes dans leur travail et de sensibiliser les gens à l'importance de leur rôle.

Cette campagne débutera par le Mali et se poursuivra au Libéria, en Guinée-Bissau, au Burkina Faso et au Ghana, dans les mois à venir.

Charlotte KONE (stagiaire)

 

VISITE DU MINISTRE DE LA SANTE DES USA

Pour le renforcement de la coopération sanitaire

 

Le ministre de la Santé des Etats-Unis d'Amérique est arrivé hier jeudi 14 août 2008 au Mali, en provenance d'Abidjan en Côte d'Ivoire pour une visite de 72 heures au Mali. Il est en compagnie du Dr Luis Gomez Sambo, Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique.

Au cours de son séjour, le ministre de la Santé des USA et le directeur de l'OMS pour l'Afrique qui sont au Mali, dans le cadre du renforcement de la coopération entre le ministère de la Santé d'une part et l'Organisation Mondiale de la Santé rencontrera les autorités maliennes, et notamment celles de la santé.

 Il va s'agir pour les illustres hôtes du Mali de discuter du programme de coopération en matière de santé entre l'OMS et les USA et entre le Mali et les USA. Il sera également question de la préparation du forum mondial sur la recherche en santé que notre pays abritera dans quelques semaines.
Le gouvernement américain appuie les autorités du Mali dans le domaine de la santé. L'initiative du président George W.Bush a permis de poser des actes réconfortants dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Récemment, le ministre de la Santé Oumar Ibrahima Touré procédait (il y a de cela quelques semaines), en compagnie du directeur de l'USAID au Mali et du représentant de l'OMS, au lancement, à Tienfala, du programme intra domiciliaire de la pulvérisation.

Au même moment, le directeur du PDI, Sixte Zigirumugab, assisté de Bijou Muhurah, procédait dans le village de Touna, cercle de Bla, région de Ségou au lancement de la campagne de pulvérisation intra domiciliaire. Aussi de sa prise de fonction à ce jour la représentante de l'OMS au Mali s'atèle à développer la coopération sanitaire.
Ce matin, les ministre de la Santé du Mali et des Etats-Unis d'Amérique, le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, la représentante résidente de l'OMS au Mali, le Directeur de l'USAID et celui du PDI se rendront à Tienfala, à Koulikoro après la rencontre avec le staff de l'OMS-Mali, pour visiter le site de la pulvérisation ultra domiciliaire. Dans l'après midi, la délégation visitera le Centre International de Recherche par Excellence à la Faculté de Médecine, fera aussi le tour des entrepôts.

Aux environs de 15h30, une discussion sur le centre de formation et de recherche sur le paludisme avec le personnel et les étudiants de la faculté.

Le ministre américain et le Dr Luis Gomez Sambo auront une séance de travail avec l'équipe restreinte d'organisation de « Bamako 2008 ». Entre 17 heures et 18 heures, la délégation américaine rendra une visite de courtoisie au Premier ministre, au chef de l‘Etat.

Dans la matinée du samedi 16 août 2008, la délégation prendra l'avion pour Tombouctou la capitale des 333 saints. Il est prévu la visite du centre communautaire de santé de Kabara, la station radio Bouctou, une rencontre avec l'imam Essayouti et la visite du site de la mosquée Djingareyber. Le retour de la délégation américaine à Bamako est annoncé pour le même jour. Bon séjour au Mali à notre hôte et à sa délégation !
Tiémoko TRAORÉ

 

 

PR. SALIKOU SANOGO, A PROPOS DU FORUM SUR L'EDUCATION

« Nous avons tous intérêt à ce que tout marche à l'école »

 

L'éducation, on ne cessera de le dire, est une des grandes priorités des différentes régions et gouvernements que notre pays a connus. Dans son Projet pour le Développement Economique et Social du Mali, le chef de l'Etat, Amadou Toumani Touré disait, « le temps est venu d'ouvrir une réflexion hardie sur l'université, pour l'adapter à nos besoins actuels et à venir, en faire un véritable espace d'enseignant et de recherche pour notre développement ». L'école préoccupe. En mai 2008, le professeur de  sciences physiques, Salikou Sanogo,  originaire de la région de Sikasso, doyen de la Faculté des Sciences de Technique de l'Université de Bamako, a été nommé par un décret, président du Comité d'Organisation. Nous l'avons rencontré pour vous dans son bureau à Korofina.

Le Pouce : Quels sont les premiers enseignements que vous tirez au terme de cette phase du forum que sont les ateliers thématiques ?

Pr. Salikou Sanogo : Je pense qu'il fallait faire ces ateliers. Ils nous ont permis de préciser un certain nombre de questions et d'avoir des réponses, des propositions de la part des participants. La première leçon que je tire est une satisfaction. Lors de ces ateliers thématiques, nous avons enregistré la participation massive de tous ceux que nous avons invités. Il s'agit des anciens, des parents d'élèves, les élus, les partis politiques, les syndicats d'étudiants, les associations d'étudiants, les organisations de la société civile (femmes, jeunes et vieux) et tous ceux qui s'intéressent à la question éducative. Il y a avait des gens que nous n'avions pas répertoriés. Ils se sont eux-mêmes signalés à notre attention. Nous leur avions demandé de se joindre à nous. Les débats au cours de ces ateliers ont été certes francs mais courtois. Il n' y a pas eu d'écart de langage. Les gens ont compris que ces ateliers n'étaient pas des lieux de revendications catégorielles, mais qu'il y avait plus à savoir l'enjeu de notre éducation. Les gens ont travaillé dans ce sens. Nous avons récolté énormément d'idées, de propositions sur les questions majeures qui, d'après les participants, handicapent le système éducatif à l'heure actuelle.
Le Pouce : Est-ce que tous les syndicats ont pu se réunir et travailler avec l'administration. On sait que les ponts sont coupés entre eux quelques semaines.
Pr. Salikou Sanogo
 : Ce n'est pas l'administration qui avait convoqué les concertations, les ateliers thématiques, c'est le comité d'organisation qui n'est lié à aucune administration. Le forum que nous voulons organiser n'est ni le forum de l'administration, ni celui des syndicats, ni contre les syndicats, ni contre l'administration. C'est un forum qui veut rechercher des solutions à un problème national et notamment le problème éducatif malien.

Bien avant l'organisation des ateliers thématiques, nous avons organisé des écoutes, invité dans cette salle, pratiquement tous les syndicats : l'UNTM, la CSTM, la COSES avec ses démembrements. Nous nous sommes entretenus avec eux sur la question relative au système éducatif. Quand nous les avons invités à participer aux ateliers thématiques, tous ces syndicats ont répondu présents à notre appel. C'est le lieu de les féliciter pour cette compréhension du problème qui se pose à nous et d'avoir compris qu'en plus des problèmes que chacun de nous peut avoir, il y a un problème qui concerne tout le peuple malien.
Le Pouce : Après les ateliers thématiques, on va vers les concertations régionales. Quelles sont vos attentes ?

Pr. Salikou Sanogo : D'abord, que les participants que nous avons ciblés et qui sont tous des acteurs, tous des partenaires sociaux et financiers, évoluant au niveau de chaque région, répondent positivement à notre appel. La question est extrêmement importante et il y va de l'avenir du pays. La situation de l'éducation au Mali est tellement préoccupante que tout le monde en parle. Si tout le monde en parle et que l'on n'offre pas un espace de débats et de propositions, moi je souhaite que chacun choisisse cette occasion pour apporter sa touche, sa pierre afin que nous puissions redresser notre système éducatif et faire en sorte qu'il réponde aux attentes que la population place lui.
Le Pouce : Au regard de tout le chemin parcouru depuis le début du processus, dans quel état d'esprit vous vous trouvez aujourd'hui ?
Pr. Salikou Sanogo
 : Je suis dans un état d'esprit et d'encouragement, compte tenu de tout ce que nous avons entendu au cours des écoutes dans les ateliers thématiques, dans les entretiens privés, dans tout ce que nous voyons comme intérêt que les uns et les autres portent à la question ; je suis  optimiste quand à la mission qui nous a été confiée malgré sa délicatesse, et la sensibilité de la question. Je pense que mes collègues du comité et moi-même, allons encore redoubler d'efforts pour faire en sorte que ce forum ait lieu dans de très bonnes conditions ; que de ce forum sortent des recommandations et des propositions réalistes, des mesures de mise en œuvre concrètes afin que les partenaires aient à jouer leur rôle et à assumer leur responsabilité dans le redressement du système éducatif malien. Je suis rassuré et j'ai l'impression que, pour une fois la population comprend qu'elle doit intervenir et qu'il ne suffit pas d'envoyer son enfant à l'école, de payer les frais scolaires et les fournitures, mais qu'il faut aussi se préoccuper de ce qui se passe à l'école. Comment l'enseignement est donné ? Comment sortir de l'école ? Sera-t-il bien formé ? Aura-t-il l'occasion d'avoir un emploi ? A toutes ces questions assaillant les parents d'élèves, nous pensons qu'actuellement, il y a une prise de conscience vis-à-vis de l'éducation. Celle-ci est à mon avis un signe positif qui me permet d'espérer que le forum sera un succès.
Le Pouce : Un appel à vos compatriotes ?
Pr. Salikou Sanogo :
Oui, bien sûr. Je demande aux uns et aux autres de continuer dans la voie que nous voyons actuellement c'est-à-dire de continuer à débattre de cette question, à s'intéresser à ce qui se passe à l'école de continuer à considérer cette question comme étant d'intérêt national. Tout le monde dit que l'avenir de la nation, c'est la jeunesse. Or, la jeunesse se forme à l'école, s'éduque à la maison. Si cette éducation à la maison et cette formation à l'école ne sont pas adéquates, elle ne permettra pas à la ressource humaine malienne de travailler au développement économique et culturel du pays. Nous avons tous intérêt à ce que tout marche à l'école. Cependant, ça ne peut pas marcher à l'école tant que tout le monde ne se sent pas concerné. L'école n'appartient pas aux enseignants, aux élèves et étudiants, aux autorités mais à la Nation. Si nous comprenons cela, nous devons faire en sorte que, nous intervenions dans les débats et dans les propositions de sortie de crise que la situation exige. C'est l'appel que, je voudrais lancer à mes compatriotes en étant sûr que les uns et les autres vont s'investir, non seulement à Bamako, dans les capitales régionales mais aussi dans les chefs lieux de cercles, dans les villages, dans les hameaux et champs pour que nous ayons un débat national, franc, complet, concret et constructif.
Entretien réalisé par

Tiémoko Traoré

 

 

POLICE NATIONALE

Les vols continuent sous diverses formes

 

Décidément, rien ne va à la police nationale. On se demande aujourd'hui comment se procède le recrutement dans ce corps qui faisait la fierté de nombreux Maliens vivant à l'extérieur. Jadis, de nombreux malfrats arrivant au Mali étaient mis aux arrêts grâce à la prouesse de nos agents de sécurité. Hélas, ce bon vieux temps semble appartenir désormais à une époque révolue.

 

Au temps du Directeur Nationale de la Police, feu le lieutenant colonel Tiékoro Bagayogo, n'importe qui ne devenait pas policier. Les enquêtes de moralités et la visite médicale étaient rigoureuses. Aujourd'hui, la police est devenue un véritable refuge de malfrats. Il ne se passe pas de semaines s'en que l'on attende parler des cas d'indiscipline, de vols, etc dont se sont rendus coupables des porteurs d'uniformes ; s'il vous plait, des agents de la sécurité.

 

La tâche, avouons-le d'emblée, n'est pas facile pour le général Sadio Gassama, le Directeur général de la police Niamé Keïta et tous ces policiers qui souffrent dans leur chair, à cause des actes ignobles, honteux de leurs compagnons d'armes.

Le secrétaire à l'information et à la presse du syndicat de la police, l'adjudant chef Mamadou Sissoko que nous saluons et soutenons avait raison de dire, que «la police malienne aujourd'hui est devenue une poubelle. Etre un policier, femme de policiers ou enfants de policiers ne sont pas choses aisées, tant la souffrance est grande.

Un policier vole une moto par ici, un autre arrache le sac à main d'une femme par-là en pleine circulation, un troisième met la main dans la poche d'un citoyen pour y soutirer de l'argent ou un téléphone, un quatrième ou un cinquième devant la Cour d'Assises et encore et aussi des X qui prennent des millions à des pauvres pour faire passer leurs enfants au concours, bref, l'atmosphère devient invivable au sein de notre police et les syndicalistes sont interpellés ainsi que les bonnes volontés. Nous-mêmes, sommes bafoués, mal à l'aise. Notre image de marque est ternie ; notre cote de popularité est au plus bas malgré la volonté et le souci de bien faire pour certains, l'engagement sans réserve et sans calcul pour d'autres. Messieurs les syndicalistes, donnons-nous la main et aidons ceux qui ont le souci de l'avenir et du devenir de cette police et faisons savoir à ceux qui n'ont de souci que leur poche et leur place que rien ne peut nous effrayer s'il s'agit de l'honneur de la police et des policiers. Si seulement le cri désespoir de cet honnête agent pouvait être entre du par ses compagnons. Malheureusement non. »

En effet, le sergent de police Karim TRAORÉ  en service à la compagnie de maintien d'ordre a été conduit le mardi 12 août 2008 devant le commissaire du 2ème arrondissement par la hiérarchie pour être entendu sur P-V.

En complicité avec un civil gardé à vue dans ce commissariat, le sergent répond du vol de pièces de moteur d'un véhicule se trouvant dans la cour du G.M.S. L'affaire qu'on avait tenté d'étouffer, remonte à quelques mois. Cette résurgence a surpris plus d'un qui croyaient enterrée l'affaire. Tous les regards sont tournés vers l'inspection de la police, le syndicat et le conseil de discipline.

Le nouveau directeur général, dans sa volonté de sortir les brebis galeuses des rangs, a-t-il bénéficié des coudées franches des syndicats ?
L'heure est grave et la police a besoin de redorer son blason. Car trop c'est trop, après le vol de moto à l'hôpital, le vol de sac à main, le vol des produits dans un container par un sous officier qui, après son séjour à la maison d'arrêt de Bamako, reprend service dans son corps. Diaratigui Sinayogo est dans la nature. Pourtant, l'Etat fait de son mieux pour leur donner des salaires substantiels.
Seulement, ce n'est pas facile de se défaire de ses sales habitudes même si trouver un emploi par ces temps qui courent, n'est pas aisé.

Quelle honte nationale !
Amadou DIAKITÉ

 

NUMÉROTATION TÉLÉPHONIQUE

Les numéros passent de 7 à 8 chiffres

 

A partir du 1er novembre 2008, le numéro des abonnés de SOTELMA-MALITEL, Orange-Mali passera de 7 à 8 chiffres. L'information a été donnée par le Directeur Général du Comité de Régulation des Télécommunications (CTR), Choguel MAÏGA entouré du Directeur Général adjoint de MALITEL et le représentant de Orange Mali.

 

 Le CTR est le maître d'ouvrage du changement du plan national de numérotation téléphonique. Ce nouveau plan national de numérotation coûtera la somme de 1.200 millions de CFA à la SOTELMA-MALITEL et 900 millions à Orange-Mali.

« Le CRT, dira le Directeur Général, Choguel MAÏGA, après concertation avec les opérateurs, a décidé d'opérer un changement du plan national de numérotation passant à un format à 8 chiffres qui aura une capacité théorique de 100 millions de numéros, ce qui donnera aux opérateurs la possibilité d'étendre leurs réseaux et de créer de nouveaux services. L'adoption de ce nouveau plan national ouvre également la perspective pour l'Etat malien d'introduire de nouveaux opérateurs après la période d'exclusivité dont bénéficiera le futur repreneur de l'opérateur historique (SOTELMA).»

 

Concernant les réseaux fixes, pour la SOTELMA : A Bamako le chiffre 20 suivis des six derniers chiffres de l'ancien numéro, donnera le nouveau numéro.

 

Dans les régions, le 21 suivis des six derniers chiffres de l'ancien numéro. Pour Orange Mali : le 4 suivi de l'ancien numéro. Concernant les réseaux mobiles. Pour Malitel : le 6 suivi de l'ancien numéro ; pour Orange Mali : le 7 suivi de l'ancien numéro. Il est à retenir que les numéros d'urgence restent inchangés ; il s'agit du: 15 pour la santé publique, 17 pour la police, 18 pour les sapeurs pompiers. De même, le 223, indicatif international du Mali depuis l'étranger et le  00 ou +, code d'accès à l'international à partir du Mali restent inchangés.

 

Le Directeur général du CTR, en répondant aux journalistes a reconnu « qu'un changement de plan de numérotation induit toujours des désagréments parmi lesquels : le changement d'habitude, la re-mémorisation de numéros, le changement d'imprimés et autres ». Cependant, il a rappelé qu'il  comporte « des avantages indéniables, parmi lesquels figurent : la levée de toute contrainte de développement des réseaux des opérateurs ; l'accès à de nouveaux services ; l'introduction de nouveaux opérateurs sur le marché, l'harmonisation du plan national avec ceux des pays de la sous région ».

 

Enfin, notons que le CRT est chargé entre autres de contribuer à l'exercice des missions de l'Etat en matière de télécommunications, veiller au respect du principe d'égalité de traitement des opérateurs du secteur des télécommunications veiller sur les intérêts nationaux en matière de télécommunications. Aussi, il est chargé d'assurer, avant tout recours juridictionnel, la conciliation et l'arbitrage des litiges entre les opérateurs du secteur ; élaborer le plan national de numérotation, assurer la gestion et le contrôle du spectre des fréquences et des blocs de numérotation téléphonique.

Adama Diarra

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 13:21

SITUATION DE L’ECOLE MALIENNE

Le CCSC pose le diagnostic

En prélude au forum national sur l’école qui se tiendra au mois d’Août prochain à Bamako sous la houlette du gouvernement, le Conseil Communal de la Société Civile (CCSC) de la commune VI a initié une journée de réflexion sur les problèmes de l’Education.
La journée de réflexion s’est tenue hier jeudi 17 juillet 2008 au centre Olympafrica, sis à Banankabougou.

Cette journée de réflexion, selon le président du conseil communal de la société civile de la commune XI, Albert Maïga, s’inscrit dans le cadre de l’appel du Premier ministre par rapport à la gravité de la crise scolaire et l’impérieuse nécessité de sauver l’année scolaire 2007-2008. Suite à cette invitation du Premier ministre, la société civile de la commune VI, lors de la première réunion ordinaire du 17 avril 2008, a pris la décision de la mise en œuvre d’une commission de travail pour la préparation du forum national sur l’éducation, afin de contribuer à la résolution de la question cruciale.
Pour le maire de commune VI, Souleymane Dagnon, la crise de l’école se caractérise par : la baisse du niveau des élèves et maîtres, la prise en otage des notes, la non évaluation, la violence entre élèves et maîtres, les conflits de compétence entre APE et CGS ; et la corruption à tous les niveaux.

C’est pourquoi le maire dira que « ces différents problèmes qui se posent à l’école, ne peuvent pas être résolus par le seul ministère de l’éducation d’évoquer, de mettre à nu ses problèmes, de faire des constats et des propositions de redonner à l’école la place qui est la sienne dans le développement durable de notre commune ».
A noter que le conseil communal de la société civile de la commune VI portée sur les fonts baptismaux le 19 février 2007, regroupant près de 27 organisations de la Société Civile à l’instar des autres conseils des communes du District.

Adama DIARRA

 

 

JOURNEE D’ECHANGES EN MILIEU CARCERAL

Sensibiliser sur les principes

 

Les locaux de l’Institut National de Formation Judiciaire (I.N.F.J) ont abrité le jeudi 17 juillet 2008, la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’échange entre les travailleurs du milieu carcéral en faveur des enfants. La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général par intérim du Ministère de la Justice, Garde des Sceaux, Abdou H. Traoré, le Directeur du centre spécialisé de détention, de rééducation et de réinsertion pour mineurs de Bollé Moussa Sarawi Maïga, le représentant de l’UNICEF-Mali.

 

Le Directeur du centre spécialisé de détention, de rééducation et de réinsertion pour mineurs de Bollé a, dans son discours, rappelé les engagements du gouvernement de la République du Mali devant le comité des droits de l’enfant, le 28 septembre 1999 à Genève. Un engagement qui se résume à : la ratification en 2001 de la convention N°5 de la haie sur la protection des enfants et de la coopération en matière d’adoption internationale ; le dispositif juridique se rapportant aux institutions d’éducation surveillée, d’accueil et d’orientation pour enfant ; l’élaboration d’un guide de formation sur l’administration de la justice pour mineurs ; l’article 37 de la convention relative aux droits des enfants que les Etats parties doivent veiller à respecter et un certain nombre de droits fondamentaux des enfants en matière de justice des mineurs.
D’énormes efforts ont été traduits en actions concrètes au nombre desquelles on peut citer, la loi n°01-079 du 20 août 2001 portant code pénal ; la loi n°10-080 du 20 août 2001 Portant code de procédure pénal ; la loi n°01-081 du 21 août portant sur la minorité pénale et institution de juridiction pour mineur ; la règle de droit applicable dans les cas d’information d’innocence, le droit à l’information sur l’infraction reproché ; le droit d’être entendu dans les plus brefs délais, le droit d’appel, principes de droit international que notre législation à traduit concrètement dans nos textes législatifs et règlementaire, a-t-il souligné.

 Le secrétaire général par intérim du ministère de la Justice, Badou H. Traoré a tout d’abord salué l’UNICEF pour son soutien et le partenariat dynamique qu’il entretien avec le département.
Selon M. Traoré, cet atelier permettra aux participants de faire l’état des lieux, et de sensibiliser par rapport aux conditions de détentions des mineurs ; le rappel du rôle et de la responsabilité des intervenants sociaux dans le milieu carcéral ; enfin, dégager les stratégies pour une meilleure assistance des mineurs en milieu carcéral.
Lamine KEITA (stagiaire)

 

 

LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE A SIKORO

« Les engrais sont disponibles et seront acheminés bientôt »

 

En vue de s’enquérir de l’état d’avancement de l’opération « Initiative riz », le ministre Tiémoko Sangaré de l’Agriculture a effectué une visite de terrain, ce jeudi 17 juillet 2008 à Sikoro dans le cercle de Kati en région de Koulikoro. Il était accompagné par une délégation de son département et par la presse.

 

Cette visite de terrain du Pr. Tiémoko Sangaré s’est faite en deux étapes.
Tout a commencé dans les locaux de la Direction Régionale de l’Agriculture (DRA) par une remise d’un lot de 200 motos de marque « Royal 125 » d’une valeur totale de 100.200.000 F aux agents techniques qui doivent servir d’assistants et de conseillers aux paysans.

Le ministre a saisi cette occasion pour exhorter les bénéficiaires (des cadres de l’agronomie), à en faire un bon usage, afin de contribuer à un bon rendement de la campagne agricole 2007-2008.
La deuxième étape du périple du ministre Sangaré l’a conduit à Sikoro, dans le cercle de Kati où il a visité une ferme rizicole de 240 hectares appartenant au sieur Amara Traoré, natif du milieu.

 A son arrivée  sur les lieux, le ministre et sa délégation ont été accueillis par M. Amara Traoré qui leur a présenté la situation de sa propriété. Sur les 240 hectares qu’il possède 30 sont prévus pour la culture du riz (riz nerika).

Mais pour l’heure, 25 hectares ont pu être exploités. Ceci, en raison de l’insuffisance des semences. « Nous pensions bénéficier du l’apport du gouvernement en semences. Les graines que nous avons mises en terre sont celles issues des récoltes de la saison passée », a-t-il dit au ministre.

Des perspectives très bonnes

En matière de subventions, Amara Traoré a estimé qu’il a  bénéficié de deux hectares et de trois motoculteurs ; lesquels lui permettront cette année, d’obtenir le rendement escompté avec l’exploitation des 30 hectares.
Ce rendement, M. Traoré l’a chiffré entre 4t et 4,200t par hectare surtout qu’il va se servir des engrais déjà stockés à Koulikoro et qui lui parviendront d’ici le début de la semaine prochaine.
M. Amara Traoré explique sa réussite dans le domaine agricole par son amour et sa dévotion au travail de la terre. « Je suis né d’un paysan dans un milieu agricole, j’ai grandi dedans et je vais y mourir », a-t-il confié à la presse.

Il travaille certes en collaboration avec les agents de la DRA et des ingénieurs de la CMDT ; mais son rendement dépend en grande partie de son amour pour le métier. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a profité de l’occasion pour formuler certaines doléances à l’endroit de son hôte.

Il souhaite que le gouvernement procède par des forums, des débats télévisés à la sensibilisation des populations surtout paysannes sur le bien-fondé de l’agriculture. « Il ne faudrait pas que les paysans abandonnent le matériel agricole à chaque fin d’hivernage », a-t-il ajouté.

Le ministre pour sa part, après avoir sillonné une partie de la ferme, a exprimé sa surprise vis-à-vis des surfaces exploitées et du rendement attendu. Cette surprise est agréable dans la mesure où les prévisions de rendement faites au niveau du ministère, soit 3 à 3, 2 t par hectare sont inférieures par rapport au rendement qu’attend la ferme visitée. Pour le ministre Tiémoko Sangaré, l’opération Initiative riz consiste à accroître la production rizicole et c’est le point de départ d’une campagne qui va jusqu’en 2012. Etant à ses débuts, il va de soit que cette campagne rencontre des difficultés avant de pouvoir porter des fruits. « Nous avons fait des prévisions de semences qui sont en deçà des  besoins mais les engrais sont disponibles et seront acheminés très bientôt », a dit le ministre.

Il a également précisé l’objectif prioritaire de l’opération : atteindre 20.000 hectares de superficies cultivées pour les années à venir, mettre à la disposition des paysans, des engrais subventionnés ; surtout dans les régions de Sikasso, Koulikoro et Kayes Sud, afin de pouvoir espérer 1.396.000t de riz lors des saisons pluviales et 104.000 t de riz pendant la contre-saison.
Tout compte fait, le ministre semble déjà plein d’espoirs à l’égard du rendement de cette première année de l’opération. Donc, une surprise s’annonce pour les détracteurs de l’Initiative riz.
André SEGBEDJI (stagiaire)

 

 

 

Par LE POUCE
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 13:18

 

INITIATIVE RIZ

La guerre des arguments

Le second mandat du président Amadou Toumani Touré correspond à la recrudescence des problèmes comme l’insécurité dans le nord-est du pays, la crise scolaire et la hausse des prix des denrées alimentaires.

Aussi, consécutivement à la hausse du prix du baril du pétrole, tous les biens et services ont connu une hausse significative qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des populations. Tous ces problèmes représentent des préoccupations pour les populations et les autorités du pays, notamment le président de la République et le Premier Ministre.

Crise scolaire

La crise scolaire n’est pas encore résolue, mais les évaluations ont été faites dans des circonstances exceptionnelles, puisque par des enseignants qui, dans les conditions normales ne devraient pas le faire.

Mais le plus important était de sauver l’année scolaire d’ici la tenue du forum sur l’éducation. Quant à la crise au nord, si on observe une relative accalmie à ce niveau également, les négociations se  poursuivent au plan national et international. Pour toutes ces questions, il faut des solutions durables. Or, cela n’est pas du tout facile compte tenu  de la complexité de ces problèmes. Mais cela ne doit pas ralentir les efforts en cours. Au contraire, les populations sont très exigeantes par rapport à la résolution de ces crises.

Cherté de la vie

 La cherté de la  vie, elle, défraie la chronique depuis la hausse du prix du baril de pétrole, intervenue il y a quelques mois, un processus qui suit d’ailleurs son cours.

Ainsi, sans négliger les crises scolaires et du nord, le Premier ministre et les membres de son gouvernement sont à pied d’œuvre sur le terrain en ce qui concerne la production agricole sur la base de l’initiative riz. Un projet très ambitieux du Premier ministre mais qui fait l’objet de critiques acerbes de la part de beaucoup de gens, qu’ils soient de l’opposition ou de la mouvance présidentielle. Il y a de quoi ; quand on sait que des difficultés notoires ont été enregistrées sur le terrain, notamment ce qui concerne l’approvisionnement en engrais et en semences.
Il y avait un déficit important soit 19.000 tonnes d’engrais. Aujourd’hui la situation de l’initiative riz est trop controversée. C’est la guerre des arguments entre le Premier ministre, le ministre de l’Agriculture et le président de la République. A cela il faut ajouter les réactions au sein de la population. Là encore, il y a le scepticisme quant à la réussite de l’initiative riz. Ces derniers moments, cette initiative est devenue le plus grand défi du gouvernement Modibo Sidibé.

Le Premier ministre joue son  va-tout avec ce projet, tout comme le ministre de l’Agriculture Tiémoko Sangaré. Avec l’initiative riz, c’est vaincre ou périr. C’est pourquoi déjà, certains annoncent le départ imminent du  Premier ministre.

En sera-t-il le cas de Tiémoko Sangaré ? Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a eu un déficit notoire de communication sur l’initiative riz.

Les récentes réactions de la cellule de l’initiative riz et du ministre de l’Agriculture en disent long sur le constat, le défi va-t-il être relevé ? Seul l’avenir nous le dira

Tiémoko TRAORE

 

 

RENOUVELLEMENT DU BUREAU DE L’ASSEP

Ne devenons pas la risée des autres

Le mandat du bureau de l’Association des Editeurs de Presse Privée (ASSEP) que dirige notre confrère Sambi Touré, directeur de publication du quotidien Info –matin, arrive à terme le 22 juillet 2008. Une assemblée générale est convoquée pour demain samedi 19 juillet 2008 à 10 heures au siège de l’ASSEP à l’ACI 2000.

L’ordre du jour proposé par le bureau sortant porte sur l’adoption du bilan et du rapport d’activité, la relecture des statuts et l’élection d’un nouveau bureau. Même si le premier point de l’ordre du jour est primordial, on constate que c’est le poste de président qui semble intéresser certains. Aussi, trois candidats sont intéressés par l’unique fauteuil. Il s’agit de Ali Diarra, directeur de publication des journaux l’Inspecteur et Bamako Matin, de Dramane Aliou Koné, directeur de publication du quotidien «L’Indicateur du Renouveau» et enfin, de Tiégoum Boubèye Maïga, directeur de publication du journal hebdomadaire «La Nouvelle République», et non moins directeur de l’agence de communication «Algaïta».Tous les trois convoitent l’unique fauteuil. Chacun d’eux a un projet pour la presse privée. Humm…

Le samedi 19 juillet 2008, tous les regards seront braqués en direction de la presse privée malienne. Celle-ci a- t-elle le pouvoir de prouver aux yeux de ses détracteurs qu’elle est mature, une et indivisible pour sortir un bureau de consensus ? Rien n’est moins sûr.
Les autorités administratives et politiques, la société civile, les autres corporations nous tiennent à l’œil. C’est pourquoi nous devons nous départir de certaines considérations pour ne choisir librement que celui qui peut valablement défendre la cause de la presse privée, qui peut mettre de l’ordre dans cette famille grâce à une nouvelle méthode de gestion.

Dans le respect pour notre profession et notre prochain, montrons aux oiseaux de mauvais augures que l’ASSEP est une structure béton qui sait s’assumer, en opérant des choix responsables.
L’ASSEP a besoin qu’on lui insuffle du sang nouveau. Le besoin est réel et il faut accepter quelqu’un qui ambitionne de prendre à bras le corps, nos véritables problèmes.

La rédaction du journal bihebdomadaire «Le Pouce» continuera à donner le coup de pouce nécessaire à la cohésion, l’unité, la solidaire, l’entente et l’entraide pour que l’ASSEP soit citée en exemple auprès des autres corporations. Rien de durable ne pourra se faire dans la division. C’est pourquoi nous devons nous écouter, s’accepter, bannir la délation, l’ambition démesurée et précoce…

Ne devenons pas la risée des autres au sortir de cette assemblée générale !
La Rédaction

 

 

POLICE NATIONALE

Quand  un agent devient voleur et faussaire

La police est- elle devenue un refuge pour certains malfrats ? De plus en plus, les gens se posent des questions sur le mode de recrutement dans ce corps. Les cas d’agents voleurs sont devenus monnaie courante.

 Pourtant, le général Sadio Gassama travaille à sortir des rangs, les brebis galeuses qui annihilent les gros efforts qu’il déploie dans le cadre de la sécurisation des personnes et de leurs biens. Malgré les radiations, des policiers n’arrivent pas à se comporter correctement, à se contenter de leur salaire et surtout à comprendre qu’ils sont la vitrine d’un corps, voire de toute une nation. Mon général, les résultats de vos efforts ne sont hélas pas pour demain. Il va falloir vous armer de patience et continuer votre œuvre salvatrice d’assainissement au sein des forces de sécurité.
Dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet, un jeune policier portant le nom de Diaratigui Sinayogo, stagiaire au commissariat du 2ème arrondissement, domicilié à Magnambougou en Commune VI, a été pris en flagrant délit de vol de sac à main d’une dame à Magnambougou.

Poursuivi par la clameur publique, Diaratigui Sinayogo fut rattrapé dans sa course et conduit à la gendarmerie de Faladiè, après qu’il eut décliné son identité. Les agents de la brigade de Faladiè, ébahis par l’acte commis, saisirent le commissariat du 7è arrondissement. Après s’être présenté, le commissaire du 7è arrondissement saisira son homologue du 2ème arrondissement qui le conduira à l’école de police. Il est actuellement en détention, en attendant que la hiérarchie se prononce sur son cas.

Dans la quête des motifs qui ont conduit ce jeune policier à piquer le sac à main d’une dame à  Magnambougou, nous avons appris que le stagiaire exerce depuis quelques années à la police, avec le prête-nom de Diaratigui Sinayogo qui serait un gendarme. Le vrai nom du policier aux arrêts serait Mamadou Diarra.
Nos investigations sur le terrain ont prouvé que cet agent s’est servi des documents de Diaratigui Sinayogo pour entrer à la police. Comment a-t-il pu se procurer les diplômes, le casier judiciaire et l’acte de naissance de Diaratigui Sinayogo pour se trouver au sein de cette corporation. Tout au long de sa formation, l’agent en question avait brillé, selon certaines sources, par ses longues absences. Cela est connu de  ses camarades de promotion et encadreurs. Ce comportement le suivra pendant son stage.
Dans la quête de l’emploi, les uns et les autres sont prêts à tout pour accéder au poste qu’ils veulent occuper. Le recrutement à la police et dans les autres corps doit être revu. Il va falloir redoubler de vigilance pour extirper des rangs de nos forces de sécurité, de pareils agents qui n’honorent pas notre police et qui ternissent l’image de toute une corporation.

C’est pourquoi une enquête doit être ouverte pour démanteler ce réseau de faussaire, par le truchement duquel Mamadou Diarra a pu entrer à la police avec le nom de Diaratigui Sinayogo. Notre mission c’est aussi d’épauler les autorités dans leur mission. Aussi, urge-t-il de passer au tamis les diplômes, les casiers judiciaires, les actes de naissance présentés par les postulants à la fonction de police, de gendarme et de garde (et à d’autres fonctions en général). Un de nos confrères de la place ne dénonçait-il les irrégularités constatées dans le récent recrutement de la police ? Amadou DIAKITE

 

FAIT DIVERS

Le paradoxe du puits «miraculeux»

 

 

Les histoires de miracle, d’objets, ou d’animaux sacrés ont toujours fait l’objet de vifs débats dans les sociétés. Certains y croient fermement tandis que d’autres s’en moquent pour défaut de preuves palpables ou scientifiques. De toute façon, les opinions divergent.  Le puits «sacré» de M’Barampiella (commune de Koumadougou), situé à 8O kilomètres de la ville de Ségou a fait son temps.

Des mois après l’afflux de gens venus de toute la sous-région ouest africaine, le village est resté toujours dans une misère qui ne dit pas son nom. Les villageois eux-mêmes ne tarissent pas d’éloges pour vanter le miracle qu’aurait fait le puits «sacré». Retour sur les bons souvenirs du puits miraculeux de M’Barampiella.

 

 

Le samedi  12 juillet, nous sommes tombés sur le puits, lors d’une mission dans le cadre de l’ «Initiative Riz». Accompagnés par le maire Djily Samaké et le sous-préfet, Nampa Albert Sogodogo, nous avons fait escale aux abords du puits, une fierté des populations qui vivent dans les environs.

Selon la genèse du puits, narrée par le maire, c’est un berger qui en a fait la découverte. A en croire le maire de ladite commune, les animaux du berger ont toujours refusé de s’abreuver à l’eau que ce dernier les apportait. Ils préféraient aller s’abreuver à quelques encablures de la ferme, où se trouvait une fuite d’eau souterraine. Apres quelques temps, le berger s’est rendu compte que les maladies de ses caprins se guérissaient petit à petit. Ainsi, la nouvelle  s’est répandue dans le village et ses alentours, telle une traînée de poudre.  L’un après l’autre, les habitants du village venaient boire, se laver, faire les ablutions avec l’eau du puits. Parce que, les premiers arrivants qui ont utilisé cette eau, auraient vu leurs problèmes résolus, les maladies guéries, les rêves devenus réalités.

Le maire, fait savoir que les gens venaient de Mauritanie, Burkina, Niger…. Juste pour boire, se laver et emporter l’eau du puits. Ce qui a fait que, le gros arbre sous lequel était la fuite d’eau transformée en puits par les patients et les touristes, n’a pas pu survécu.

En effet, toute l’argile a été emportée par les gens, et il ne restait plus que les racines de l’arbre en plein air. D’où la mort «prématurée» du pauvre arbre. Tandis que le trou de la fuite d’eau transformée en puits ressemble aujourd’hui à un cratère.

 

Aujourd’hui, il n’y a plus de flux de visiteurs ou de malades autour du puits. Si l’eau du « puits miraculeux » aurait fait du bien aux populations venues de divers horizons, les paysans du village de M’Barampiella, sont toujours au même stade de la misère. Raison pour laquelle, ils n’ont pas pu avoir du crédit auprès de la BNDA pour acheter les intrants agricoles. Grâce à l’Initiative Riz, le village connaîtra une relance dans l’agriculture.

Pourquoi n’y a plus d’afflux de visiteurs, de malades, autour du puits ? C’est la question tabou à M’Barampiella. Tout compte fait, la vie continue comme bien avant la découverte du puits. Si toute histoire a une fin, celle du puits sacré de M’Barampiella en a une dont des doutes subsistent à propos de la réalité du miracle. Encore le débat éternel !

Adama Diarra

 

ESCROQUERIE SUR INTERNET EN ALGERIE

Deux ans de prison ferme pour un Malien

 

Les faits se sont déroulés en Algérie, où Le tribunal criminel près la Cour de Bouira a traité, le lundi 14 juillet 2008, une affaire d’escroquerie internationale appelée « fraude 419 ». Le mis en cause B. B., de nationalité malienne, âgé de 32 ans, marié et père d’un enfant, a été reconnu coupable et poursuivi pour les chefs d’inculpation d’escroquerie via Internet et condamné à deux ans de prison ferme assortie de 5 000 DA (monnaie algérienne) d’amende. Lumière sur le plan des escrocs de la nouvelle technologie.

 

Les faits remontent à fin 2007 lorsque la victime S. M. K., un jeune de 32 ans, ingénieur en informatique, en échangeant des messages, prétendait être une épouse d’un officier nigérian, exilé politique en Angleterre. Après quelques messages, elle le sollicite pour aider ses deux fils à l’université algérienne, et ce, en lui facilitant la reconversion de la devise en dinars. Il rencontre le Malien dans son village situé à la daïra de M’chedallah, ils partent ensemble récupérer les deux « fils » nigérians à Staouéli, qu’il invite chez lui.

Mis en confiance, il leur remet la somme convenue et de son côté récupère 15 000 euros en fausse monnaie. Les deux “faux fils” repartent laissant le Malien sur place. C’est en ce moment-là que la victime découvre le pot aux roses et prend en otage ce dernier, mais celui-ci réussit à prendre la fuite et dépose une plainte pour séquestration. Après enquête approfondie, les enquêteurs découvrent dans les effets du mis en cause, un carton qui contient du papier destiné à imprimer de faux billets de banque.

Cette nouvelle méthode d’escroquerie via Internet, prend des proportions de plus en plus préoccupantes. Elle se propage beaucoup plus dans les pays africains ; d’où l’appellation tirée du code pénal du Nigeria interdisant cette pratique. Tel est le cas chez nous au Mali ? Il y a peu, un groupe de faux-monnayeurs avait été arrêté par la gendarmerie algérienne. Parmi eux, il y avait un Malien.

A présent, il reste à savoir si le condamné est réellement malien. En effet, tout le monde sait qu’avoir la nationalité malienne est aussi facile que de l’eau à boire.  N’importe qui peut l’avoir sans passer par la voie légale. Il suffit de mettre la main dans la poche ou dans la besace pour être malien. Le Mali, semble-t-il, est devenu une destination prisée de certains de nos cousins de la sous-région. La raison est tout simple : pour certains, avec les papiers maliens, l’octroi du visa ne causerait pas assez d’ennuis lors de l’interview dans l’ambassade du pays d’accueil.

Adama Diarra

 

HUMOUR

 

Au moment où le Gouvernement et les paysans sont à pied d’œuvre pour atteindre les objectif de l’ «Initiative Riz», 1. 618. 323 tonnes de riz à la récolte prochaine, les confrères Kassim Traoré de la Radio «Klédu», Boukary Daou du « Républicain » parlent d’une autre initiative. Ils l’on nommé : « Initiative haricot ou niébé». Heureusement qu’il y avait, le doyen Amaguiré Ogobara Dolo, correspondant local de l’ORTM à Ségou. Ce dernier les rappela à la raison en leur disant que leur nouvelle initiative n’a pas besoin d’être… « initiée ». La preuve de son existence est que, même les Touaregs et les Peulhs se sont lancés dans la culture du haricot. «Donc, l’initiative haricot ou niébé a toujours existé», a-t-il conclu.

Adama Diarra

 

 

 LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA

 Le personnel du MDSSPA se forme

 

La cellule sectorielle de lutte contre le sida du Ministère du Développement Social de la Solidarité et de Personnes Agées (MDSSPA), en collaboration avec le Haut Conseil National de Lutte contre le VIH/Sida, a organisé hier jeudi, 17 juillet 2008 au centre Aoua Keïta, des journées de plaidoyer et de formation sur le VIH/Sida. C’était en présence des membres du cabinet et des chefs de services du département. La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Amadou Rouamba, secrétaire général du MDSSPA et en présence de plusieurs cadres dudit département.
Le sida constitue de nos jours, un problème de développement ; car il touche les populations les plus actives de notre société. Devant l’ampleur de la pandémie et de ses conséquences sur le tissu social, le MDSSPA s’est résolument engagé à travers cet atelier pour informer et sensibiliser les populations. Cet engagement se traduit également par toutes les actions de soutien envers les personnes vivant avec le VIH, les appuis aux orphelins du Sida, etc…

Selon M. Rouamba, cet atelier a pour but « d’accompagner les interventions de la cellule sida en vue de l’atteinte de ses objectifs. C’est à ce prix qu’ensemble nous gagnerons le combat contre le VIH et le Sida ».

Pendant deux jours, le personnel du  MDSSPA devra être formé sur les données de base du VIH/Sida, sur la prévention et la prise en charge des personnes vivant avec la pandémie, sur les infections sexuellement transmissibles et sur la communication pour le changement de comportement.

Rappelons que la pandémie du VIH/Sida est devenu un problème majeur de santé publique et un frein au développement à travers le monde. En Afrique, la pandémie du Sida demeure un obstacle majeur pour son développement durable. Selon le dernier rapport annuel de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Sida est devenu la première cause de décès en Afrique et la quatrième à l’échelle mondiale.
D’après ce rapport, 3,1 millions de personnes sont mortes de Sida dans le monde en 2005 dont 2,4 millions en Afrique subsaharienne.
Siriman DOUMBIA

 

 

48ème EDITION DE LA COUPE DU MALI

De belles confrontations des quarts de finales

Après les huitièmes de finales, jouées dans les capitales régionales, le comité exécutif du  bureau fédéral a procédé au tirage au sort et à la programmation des quarts de finales à Bamako. Ces rencontres se joueront du 19 au 20 juillet 2008 au stade Modibo Keïta.

Ainsi, dès ce samedi tous les yeux seront braqués sur le match Stade malien-CS Duguwolofila. Car les deux équipes se sont retrouvées tout récemment en championnat national lors de la 17è journée ; et ce sont les jeunes des 7 villages qui avaient gagné par le score d’1 but à zéro.

Les Blancs de Bamako, un habitué de cette compétition, sont actuellement très motivés surtout après leur très belle victoire contre l’USFAS (5-0) en championnat. Ils vont tout mettre en œuvre pour prendre leur revanche sur cette équipe du CS Duguwolofila.
Quand au CS Duguwolofila, c’est une occasion pour eux de confirmer que la victoire du championnat n’était pas une surprise. Un match qui s’annonce donc très difficile mais les Blancs partent avec les faveurs des pronostics.

En deuxième heure,  l’AS Tadona, le représentant de la région de Sikasso et seule équipe de la deuxième division, tentera de défier le COB.

Le lendemain c'est-à-dire le dimanche, le Djoliba AC, détenteur de la dernière édition, essayera de reconquérir son trophée face au Debo club de Mopti. Ce sera un match très difficile pour les deux équipes, comme cela a été le cas en championnat national lors de la 19ème journée ; mais le Djoliba l’avait emporté par le score minimum d’1 but à zéro.

Enfin le dernier quart de final opposera l’AS Réal au Nianan de Koulikoro. Un match de revanche pour le Réal, car battu par cette même équipe lors de la 21ème journée..
Siriman DOUMBIA

 

QUART DE FINAL COUPE DU MALI

 

A BAMAKO

19.07.2008 : Stade M. BKO/DUGUW. A 16h00 au Stade M. Keïta

Commissaire : Boubacar Thiam

19.07.2008 : COB/AS TADONA à 18h00 au Stade M. Keïta

Commissaire : Dr Mamadou Bouaré

20.07.2008 : DJOLIBA AC/DEBO CLUB à 16h00 au Stade M. Keïta

Commissaire : Me Amadou Camara

20.07.2008 : AS REAL /AS NIANAN à 18h00 au Stade M. Keïta

Commissaire : Mamadou Kaloga.

 

SANTE  ( pour lundi)

SOINS POUR  FILLES ET FEMMES AVANT LA GROSSESSE

 

Une mauvaise nutrition, des pratiques nuisibles, telles que le mariage précoce et la mutilation génitale de la femme (MGF), ainsi qu’un accès inégal à l’éducation son autant de facteurs contribuant à la mauvaise santé des femmes et de leurs nouveau-nés et enfants tout au long du cycle de la vie. Chaque année, des millions d’adolescentes en Afrique tombent enceintes. Une grossesse trop précoce et des grossesses trop nombreuses comportent un risque accru de complication et de décès pour les mères, les  bébés qui ne sont pas encore nés, ainsi que les nouveau-nés, et sont également corrélées à un risque plus élevé de contracter des infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH/SIDA.

Dans une région où une grossesse précoce et une fécondité élevée sont la norme, il devient particulièrement important d’apporter une éducation et des conseils sur la nécessité d’espace la prochaine grossesse de 24 mois au moins après la dernière naissance. Il est impératif, dans le contexte africain, d’utiliser une double protection, tant pour prévenir des grossesses non souhaitées que les IST, y compris le VIH.
La santé et la survie du nouveau-né  reposent sur la responsabilisation et la promotion sanitaire tout au long du cycle de la vie, y compris la nutrition et l’éducation, la prévention de la MGF, ainsi que l’espacement et la planification des naissances. Comment une approche plus complète au  bien-être des filles et des femmes peut-elle faire progresser la santé maternelle néonatale et infantile en Afrique ? Quels sont les défis et comment pourra-t-on les relever ?

 

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 23:54

RPM

La marche à reculons

 Le Rassemblement Pour le Mali (RPM) est un parti dont l'ascension a été fulgurante de sa création en 2001 aux élections générales de 2002. Si à ces élections le parti a eu des performances impressionnantes en se classant premier à l'Assemblée Nationale avec 47 députés, cette gloire du RPM n'a été que de courte durée. Puisque, après sa participation à l'action gouvernementale sous le premier mandat du président Amadou Toumani Touré, commence la descente aux enfers du parti.

 

De la veille des élections générales de 2007 à ce jour, le parti du Tisserand ne fait que braver des difficultés. Membre du regroupement politique FDR, le parti, de 47 élus de la nation, se retrouve avec 11 au total. Cette réduction du nombre de ses élus témoigne de la baisse de son audience auprès des électeurs.Le RPM  n'est plus que l'ombre de lui-même, puisqu'il a déjà engendré trois partis comme  l'ADEMA à partir duquel trois partis ont été créés ; en l'occurrence le RPM, l'URD et le MIRIA.

 

Mais, les situations ne sont pas identiques, puisque malgré la création de trois partis à partir de l'ADEMA, cette formation politique occupe, jusqu'à la preuve du contraire, le haut du pavé comme le parti qui a le plus grand nombre de députés à l'Assemblée Nationale à l'issue des dernières élections  législatives.

 

Le RPM, il a donné naissance au FDM, à l'UDM et à la CODEM. Même si ces partis ont encore besoin de faire leur preuve dans l'arène politique. Ils ont été créés par des transfuges du RPM et des acteurs politiques venant de divers horizons politiques. Ce qui est sûr, c'est que les animateurs de tous ces partis feront tout pour attirer le maximum de cadres et militants du RPM dans leur camp. Les sorties récentes des responsables et cadres du RPM démontrent qu'ils ne vendront pas à vil  prix leur peau. Mais, le départ de certains cadres du RPM, l'a particulièrement affaibli à la veille des élections de 2007. Ses performances à ces élections l'attestent si bien. Pourtant, malgré cette chute vertigineuse du parti, ses ténors travaillent à l'apaisement des cadres et militants à travers des actions d'information et de sensibilisation. Mais ces efforts les mèneront-ils loin ?
Les probabilités sont minces, puisque de moins en moins on compte avec le RPM pour les perspectives électorales.

En effet, au sein de l'opinion publique, on ne s'attend pas à ce que le RPM soit plus performant pour les élections futures par rapport aux précédentes. Dans ces conditions, le parti gagnerait mieux à nouer des alliances qui lui permettraient, à défaut de faire des bonds en avant, de ne pas reculer par rapport à ses performances passées. Puisque c'est la fin qui justifie les moyens, les élections communales de 2009 seront décisives.

Amadou Diakité

 ABDOULAYE NENE COULIBALY, DG CHU GABRIEL TOURE

« L'hôpital n'est pas un endroit de villégiature »

 

Le Centre Hospitalier Universitaire Gabriel Touré est un établissement public hospitalier doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Il a pour mission de participer à la mise en œuvre de la politique nationale de santé. L'hôpital Gabriel Touré est dirigé par le Dr. Abdoulaye N. Coulibaly, qui aura dans quelques semaines, un an à la tête de cet établissement. Il tente, de sa prise de fonction à ce jour d'apporter des  innovations au fonctionnement de la structure qu'il dirige. Lisez plutôt l'interview qu'il nous a accordée.

Le Pouce : Nos lecteurs voudraient savoir les raisons qui vous ont amené à prendre de nouvelles mesures pour la gestion du CHU Gabriel Touré ?
Dr Abdoulaye N. Coulibaly
 : C'est parti d'un constat qu'au Gabriel Touré, l'affluence est trop grande. La superficie est réduite, le nombre des activités connaît une certaine croissance. Cela s'explique par notre présence au centre ville. Nous connaissons une affluence qui n'est pas consécutive à celle des usagers de l'hôpital. Il y en a qui viennent souvent, pas animés de bonnes intentions. Nous avons pris des dispositions pour restreindre l'accès, renforcer les mesures de sécurité.

Le Pouce : Que visez-vous concrètement ?
Dr Abdoulaye N. Coulibaly :
Il s'agit pour nous d'assurer la fluidité de la circulation au niveau de l'hôpital. Il n'est pas admissible que Gabriel Touré serve de parking pour des agents qui ne travaillent pas ici. L'objectif visé aussi, c'est de renforcer l'hygiène.
Une bonne santé est obtenue dans un environnement sain et propre. Il s'agit pour cela d'adopter des mesures restrictives d'alimentations. Il ne faut plus que les personnes mangent dans les couloirs. Tout cela doit se faire dans des endroits réservés.

Un autre objectif est la limitation du nombre des accompagnants des malades. Ces mesures doivent permettre l'amélioration de la qualité de nos prestations et assurer la tranquillité de nos patients et agents.

Le Pouce : Ces mesures ont-elles produit les effets escomptés ?

Dr Abdoulaye N. Coulibaly : C'est trop tôt pour être évalué. Seulement, on se rend compte que l'hôpital n'est plus pris d'assaut par les véhicules non autorisés. L'hygiène a seulement évolué. Il y a beaucoup moins d'insalubrité au sein de l'hôpital. Nous rencontrons, il faut l'avouer des difficultés dans l'application de ces nouvelles mesures. Il y a des oppositions tant au niveau du personnel que de celui des usagers. Nous pensons qu'avec l'effort de communication, et de sensibilisation, on parviendra à convaincre les uns et les autres du bien-fondé de ces mesures. Si l'image de Gabriel Touré est aujourd'hui améliorée, c'est celle de l'ensemble du personnel et non pas celle du directeur.
Le Pouce : Comment se porte donc l'hôpital Gabriel Touré aujourd'hui ?

Dr Abdoulaye N. Coulibaly : Gabriel Touré commence à mieux se porter même si sa situation est très difficile. Nous avons un afflux d'activités qui entraîne une surcharge de travail pour tout le personnel. Je profite de vos colonnes pour rendre un hommage mérité à l'ensemble du personnel. Le Gabriel Touré pourra se porter mieux si chacun tire dans la même direction. Il ne faudrait pas se mettre dans la tête que le directeur est venu les empêcher de tourner en rond. Le directeur apporte son apport managérial mais le travail de l'hôpital est fait par les médecins, les infirmiers, les aides soignants et le personnel subalterne. Si nous travaillons dans un environnement sain et propre, dans une bonne et franche confraternité et en harmonie, nous allons produire de meilleurs résultats.

Gabriel Touré se porte assez bien mais pourrait mieux se porter, si tout le monde s'y met...

Le Pouce : Le nouveau service des urgences est-il fonctionnel ?

Abdoulaye N. Coulibaly : On a du matériel très onéreux mais aussi très fragile. Il faut donc faire attention. On a pu constater que le branchement électrique existant était insuffisant pour supporter la charge du matériel. Avec le soutien d'EDM-SA, nous nous attelons à cette correction.
Ce service pourrait avoir sa plénitude de fonctionnement. Nous sommes en train de finaliser les formations. Nous voulons allers vers une certification au niveau du service d'accueil des urgences. Le service n'est pas totalement opérationnel, mais nous travaillons pour son effectivité.
Le Pouce : Avez-vous un appel ?
Dr. Abdoulaye N. Coulibaly
 : C'est aux agents de l'hôpital. Il faut qu'ils comprennent que ces mesures sont faites pour améliorer la qualité des soins, afin de leur offrir un cadre serein et convivial de travail. A l'endroit des usagers, je comprends que ces mesures restrictives dérangent. Cependant, notre souci c'est le bien-être des malades. On ne vient pas à l'hôpital de  gaieté de cœur. Aussi, l'on doit comprendre et accepter les règles instaurées pour la bonne marche de l'hôpital. Venez à l'hôpital, s'il le faut. Mais l'hôpital n'est pas un endroit de villégiature. Nous comptons sur la presse pour nous accompagner dans cet effort de modernisation et de changement de comportement. L'essentiel pour nous, c'est de produire des résultats.
Entretien réalisé par

Tiémoko TRAORE

 

 

 

NOUVEAU DG DE LA POLICE NATIONALE

Niamé Kéïta marque ses premiers points

 

La police nationale a, depuis quelques semaines, un nouveau Directeur Général en la personne du contrôleur général Niamé Keïta, diplômé de l'Ecole Centrale pour l'Industrie, le Commerce et l'Administration ( ECICA ) et recruté à la police en 1973 comme aspirant.

Travailleur, battant, Niamé Keïta est cet homme de commandement qui ne badine pas et qui a fait beaucoup parlé de lui sous le régime du général président déchu Moussa Traoré. Son nom à l'époque semait la terreur  dans l'esprit des délinquants et des malfrats.

A force de travailler et sans complexe, le contrôleur général Niamé Keïta gravira tous les échelons pour se retrouver aujourd'hui à la tête de la police  nationale. Sa nomination alimente à présent les causeries dans les salons, les bureaux.Les mécontents sont nombreux au sein de sa corporation. D'aucuns disent qu'il n'est pas l'homme indiqué et que son choix n'est pas judicieux. Pour certains, « ce sortant de l'ECICA » ne mérite pas ce poste. Quel complexe ! L'essentiel pour le citoyen lamda est qu'il arrive à assurer la sécurité des personnes et des biens.
Ce que ces mauvaises langues oublient, c'est que, l'homme, en plus de sa pratique, a mis à profit sa « mise au garage », après les évènements du 26  mars 199, pour se former afin de mériter aussi des avantages de fonction.Selon une source digne de foi  le DG est détenteur en ce moment d'une maîtrise.

Que peut-on attendre d'un sac à  dos ?
Nous saluons la nomination à ce poste de Niamé Keïta, un gros travailleur que beaucoup qualifie de trop zélé.

De 1973 à ce jour, l'actuel DG de la police aura acquis une somme d'expériences. Aussi il n'a pas besoin de sortir de l'ENA ou d'une autre école  pour diriger ce service.Niamé arrive à un moment  où l'insécurité est grandissante sur tous les plans. Les malfrats sèment la terreur au su et au vu de tous ;  l'insécurité routière préoccupe nos plus hautes autorités, les parents. L'applicabilité des règlements pose problème.Au sein de la police, le cousinage avec les agents de la CCR et les chauffeurs des transports en commun, crève l'œil.
Dans le cadre du renouveau de l'action publique, le Premier ministre, chef du gouvernement voudrait que l'on restaure l'autorité de l'Etat. Qui  donc mieux que Niamé pour mettre au pas, d'abord les agents qu'il a sous ses ordres.

Craint des policiers, le nouveau DG n'est pas un homme à régler ses comptes antérieurs avec les autres. Dans tous les commissariats, l'on se méfie pour ne pas être dans le champ de mire du nouveau DG de la police malienne.

 Niamé est venu pour amener les agents à travailler correctement, à sécuriser les personnes et leurs biens et à assainir le monde de la police qui, disons-le, est devenu, ces derniers, un refuge pour n'importe qui.

Dans les mois à venir, si le ministre donne carte blanche au nouveau DG, les populations se sentiront plus en sécurité. Pour l'avoir connu au travail dès sa prise de fonction à ce jour, nous disons que le choix a été judicieux et Niamé mettra la police au travail, mettra fin à beaucoup de pratiques en ce moment décriées par les populations.
D'ailleurs, le nouveau DG vient de relever de ses fonctions le commissaire de police de Kati, pour n'avoir pas rendu compte de fraudes constatées dans sa localité au moment du D.E.F.
C'est dire que l'homme ne badine pas. Il veut redorer coûte que coûte le blason de la police nationale.

 En attendant la rencontre du 02 juillet avec l'ensemble des chefs d'unité, c'est la frousse dans le camp des agents et des chefs. Prions pour qu'il agisse dans la légalité et sans état d'âme au moment de la prise des décisions. Niamé peut changer le visage de  notre police à conditions qu'on ne lui jette pas sous les pieds des peaux de bananes. Cette pratique est assez courante.
Sinaly

 

FOUILLES DANS LES DECHARGES PUBLIQUES

Ces enfants qui ont élu domicile

 

Ils passent leur journée, de l'aube au crépuscule, à fouiller, avec leurs mains nues ou à l'aide d'un bâton, les montagnes d'ordures à la recherche de ferraille. On a l'impression que ces enfants sont immunisés contre toutes agressions externes. Pire, avec l'hivernage qui s'installe, le danger de se faire blesser est permanent. Qui sont les parents de ces enfants fouilleurs de décharge ?

 

Quelles sont les raisons qui amènent ces enfants à prendre le risque de fouiller si imprudemment les immondices ? Quelles que soient les raisons ou les éléments de réponses, La place d'un enfant n'est nullement dans les décharges publiques.

Ils sont de plus en plus nombreux à avoir élu domicile à la décharge publique de Lafiabougou, comme un peu partout dans les autres quartiers de la capitale. Ces décharges sont devenues leur lieu de « travail »... Ils passent leur journée, de l'aube au crépuscule, à fouiller, avec leurs mains nues ou à l'aide d'un bâton, les montagnes d'ordures à la recherche de ferraille, des bidons vides, des jouets détériorés abandonnés, etc. Puis, ils revendent leur récolte pour une bouchée de pain à ces cyclistes qui sillonnent à longueur de journées les ruelles des quartiers du District de Bamako.

En cette période de grande chaleur, les immondices cuisent sous le soleil et il se dégage du site des odeurs pestilentielles qui collent à ces enfants. Des gaz toxiques de toutes natures. Les émanations suffocantes qui se dégagent de ces tas d'ordures ne semblent nullement les déranger.

D'ailleurs, même cette meute de chiens errants et affamés qui fréquente aussi ce site ne semble pas effrayer ces gamins. Bien au contraire, ils se sont liés d'amitié avec cette populace canine. Aussi, le site est malsain, ce qui expose ces « marmots déguenillés » à de grands risques de différentes maladies. Ces enfants ne sont pas à l'abri d'une quelconque contamination.....

En effet, en fouillant les ordures, il n'est pas exclu de se faire piquer par des seringues contaminées. Et même la ferraille rouillée qu'ils manipulent à longueur de journées est un danger permanent qui les guette. On a l'impression que ces enfants sont immunisés contre toutes agressions externes. Les autorités doivent réagir face à ces dérives ; si non, elles seront coupables de non assistance à enfants (personnes) en danger !

Adama Diarra

 

HAUT CONSEIL DES MALIENS DE L'EXTERIEUR

De l'espoir au désespoir

 

Crée en 1991, le Haut Conseil des Maliens de l'Extérieur avait suscité beaucoup d'espoir. Dix sept ans après, l'espoir n'aura été qu'un mirage avec la gestion patrimoniale et calamiteuse de l'actuel président Abdramane Chérif Haïdara qui refuse toute idée de renouvellement du bureau, conformément aux textes en vigueur. Face à cette situation de désespoir et de désarroi, une poignée de membres du bureau et le premier vice-président, sont montés au créneau pour dénoncer le maigre bilan de l'actuel président. C'était hier jeudi 26 juin 2008 au Centre Djoliba.

 

Selon les voix dissidentes, l'actuel président du Haut Conseil des Maliens de L'Extérieur dirige l'organisation depuis une quinzaine d'années, et n'a été à aucun moment, capable de définir une vision claire qu'il nourrit pour la structure. Aucune réalisation à son actif ne peut témoigner en sa faveur et à convaincre ses partenaires à vouloir maintenir un système qui n'a que trop durer. Les reproches sont nombreuses et s'expliquent par l'état de déliquescence profonde dans lequel vit aujourd'hui le Haut Conseil des Maliens de l'Extérieur.

 

Toujours selon eux, aucun objectif assigné au HCME depuis sa création n'a été atteint d'où la nécessité d'un changement profond tant du point de vue des textes que de celui des ressources humaines plus aptes, tant sur le plan intellectuel que moral.

 

«De nos jours, les Maliens de l'extérieur souffrent dans leur propre pays dans le cadre de la réinsertion dans le tissu social et économique. Ils continuent d'être la cible privilégiée des arnaqueurs qui sont tant fonctionnaires que citoyens simples. Des hommes ayant détourné sous des prétextes fallacieux, leurs envois, leurs maisons, leurs terrains à usage d'habitation et contribuer à décrédibiliser  le HCME par une mauvaise gestion des ressources humaines et financière continuent impunément de siéger et de fanfaronner dans l'organisation », a vivement déploré la poignée de dissidents.

 

C'est pourquoi, le vice-président et le quart des membres du bureau ont convoqué une réunion extraordinaire du Bureau Exécutif. Les objectifs de ladite réunion, en effet, sont de faire l'état des lieux du Haut Conseil des Maliens de l'Extérieur, de décider de la conférence élective du HCME, de statuer et d'arrêter la liste définitive des conseils membres de la prochaine conférence élective.

Aussi, la réunion vise à informer par rapport à la date de tenue de cette conférence et d'informer les autorités, l'opinion nationale et internationale sur les recommandations issues de la réunion.

Adama Diarra

 

DESK SPORT DE LA TELEVISION

Merci Sidiki pour le ménage !

 

Le réaménagement au sein de l'ORTM a fait des heureux et des malheureux, comme le cas du desk sport au niveau de la télé.

Papa Oumar Diop a été « évincé » et se retrouve désormais comme simple reporter. Incroyable mais vrai ! Pour ceux qui suivaient les émissions sportives qu'il animait, notre enseignant du premier cycle, arrivé à l'ORTM par effraction et sous le couvert d'un membre influent du BEC de l'UDPM (ancien parti unique sous GMT), ressortissant de Nioro du Sahel, se comportait sur le plateau de la télévision, comme s'il était dans son salon. Plus d'un observateurs, offusqués, se demandaient ce que le Directeur Général, Sidiki N'Fa Konaté attendait pour le rappeler à l'ordre. Ne dit-on pas que mieux vaut tard que jamais ? Félicitations au DG qui a pris son courage à deux mains pour remettre de l'ordre dans le fonctionnement de la « passion du service public ».

Quant à Idrissa Dembélé, le nouveau promu qui prendra en mains les destinées du desk sport de la télévision, nous osons espérer qu'il apportera sa touche professionnelle pour créer à nouveau l'engouement autour des émissions sportives, que de nombreux téléspectateurs avaient commencé par bouder. Ceci, à cause des viles « prestations » de Papa.

Félicitations à tous ceux qui ont été promus !

La Rédaction

 

Conférence ministérielle d'Alger

Une prémisse de Bamako 2008

 

Du 23 au 26 juin 2008, Alger abrite la conférence ministérielle sur la recherche pour la santé dans la région africaine. C'est une étape préparation du deuxième forum mondial sur la recherche pour la santé prévu à Bamako en novembre 2008. Une forte délégation d'experts et de personnes ressources maliennes est présente à ce forum d'Alger. Elle est dirigée par Son Excellence Hamet MAGASSOUBA, Ambassadeur du Mali auprès de la République Algérienne, en attendant l'arrivée du Ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, prévue pour le 24.

 

La Conférence d'Alger a débuté le lundi 23 juin par la réunion des Experts, sous la présidence du Ministre de la Santé d'Algérie, M. Hamar TOU. Elle a aussi vu la participation du Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, Dr Luis Gomes SAMBO.

 

Selon le Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique : « Les réponses essentielles sur la façon d'améliorer la santé des populations de la Région africaine font défaut et l'information n'est pas partagée efficacement. La solution pour préserver les acquis en matière de santé et de développement passera par un engagement à long terme en faveur de la recherche en santé. Les nations africaines doivent œuvrer de concert pour fournir un leadership clair en vue de renforcer les systèmes de recherche en santé, d'information et de connaissances. »

 

La conférence ministérielle d'Alger a pour principal objectif de réunir des ministres de la Région africaine, des ONG, des donateurs et des représentants du secteur privé pour renforcer les engagements et convenir d'une déclaration commune qui sera présentée au Forum ministériel mondial sur la recherche pour la santé en novembre 2008 à Bamako.

 

Plus particulièrement, la Conférence d'Alger s'attachera à renouveler les engagements en vue de renforcer la production des connaissances et de réduire le déficit de savoir pour améliorer le développement sanitaire et l'équité en santé en Afrique. Elle s'attachera aussi à mettre en évidence les approches novatrices et certains exemples de réussite en matière de renforcement des capacités pour la recherche, l'information et la gestion des connaissances dans la Région africaine. Elle s'attachera enfin à renforcer l'usage de données factuelles dans l'élaboration des politiques et la prise de décision.

 

Parmi les participants maliens, on peut, entre autres, noter la présence des Conseillers techniques Dr Diakité Oumou S. Maïga et Dr Amara Chérif Traoré, des chercheurs comme Pr Flabou Bougoudougo de l'INRSP, Pr Ogobara Doumbou du MRTC et Pr Kader Traoré du CNAM, et les différents présidents de commissions de Bamako 2008 venus s'enquérir de l'expérience algérienne.

 

Ibrahima Sangho,

Depuis Alger

 

RENFORCEMENT DES CAPACITES DES COMMUNICATEURS

La CAD Mali outille les journalistes

Dans le cadre de ses activités de mobilisation sociale, en faveur de l'annulation de la dette et de la promotion des droits humaines, la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD Mali) a organisé  le 27juin 2008, un atelier de renforcement des capacités des journalistes.

C'était sur le thème « Dette et Droits humains ». La cérémonie d'ouverture était présidée par M. Modibo Coulibaly, représentant de CAD Mali, en présence de plus d'une vingtaine de journalistes.
 Ce programme vise à faire un plaidoyer auprès des décideurs (gouvernement, parlementaires et partenaires techniques et financiers) sur les effets pervers de la dette publique extérieure bilatérale et multilatérale du Mali, en animant des débats d'information et de sensibilisation sur la thématique « Dette et Droits humains ».
En effet, la dette, fardeau insurmontable pour les pays en développement comme le Mali, est un facteur de blocage de l'accès des populations aux services sociaux de base comme la santé, l'éducation, l'eau potable.

 Elle engendre la réduction des budgets dans ces secteurs vitaux de notre pays et constitue un frein au développement économique, social et culturel des citoyens. Ses conséquences sur les droits humains (droits économiques et sociaux) sont perceptibles dans le vécu quotidien des populations ; à savoir la santé,  l'éducation, l'emploi, le logement et l'accès à une alimentation saine et équilibrée.
Dans son mot de bienvenue, Modibo Coulibaly dira que  l'objectif de cette formation est de donner aux journalistes, des outils de compréhension et des arguments de plaidoyer sur la problématique « Dette et Droits Humains. »
Au cours de cet atelier, Moctar Coulibaly a exposé sur la dette et son évolution. Pour sa part, Ibrahim Attaher a présenté un exposé sur la dette et les droits humains.
Siriman DOUMBIA

 

 

DECENTRALISATION ET DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL

Les bailleurs de fonds souhaitent des mesures concrètes

La salle Kumablon du grand hôtel de Bamako a servi de cadre le jeudi 26 juin 2008 à la tenue du 4ème panel de décentralisation et de développement institutionnel. Coprésidé par messieurs les ministres Abdoul Wahab Berthé du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l'Etat et Kafougouna Koné de l'Administration Territoriale et des Collectivités Territoriales, ce panel a vu la participation des partenaires techniques et financiers, des cadres de l'administration. On notait la présence de l'ambassadeur de France au Mali.
Deux discours et plusieurs présentations suivies de débats ont marqué la matinée.
Le renouveau de l'action publique

Le gouvernement de la République du Mali, cela est connu de tous, accorde une importance toute particulière à la réforme de l'Etat. Un centre a été érigé pour prendre en charge le développement institutionnel.
A l'ouverture des travaux, le ministre Abdoul Wahab Berthé a indiqué qu'il s'agit d'un espace qui doit permettre aux différents acteurs, tant du côté gouvernemental que de celui des partenaires techniques et financiers, de faire le point du parcours, de savoir de ce qui a pu être fait et qui n'a pas été ; ce qui aurait du être fait et pourquoi les résultats n'ont pas pu être atteints. Il a précisé qu'il s'agit d'une séance au cours de laquelle il sera fait une évaluation de parcours par rapport aux objectifs.
Ce panel, dira-t-il, recoupe l'un des objectifs du gouvernement, à savoir le renouveau de l'action publique et particulièrement l'intérêt des autorités à ce que ensemble, avec les partenaires techniques et financiers, nous puissions aboutir aux meilleurs réformes pour l'intérêt essentiel du Mali. Ce panel, a-t-il fait savoir, est une préoccupation des plus hautes autorités pour arriver à une conclusion et tracer des voies devant permettre de faire aboutir les réformes auxquelles tient tout le monde. Le ministre Abdoul Wahab Berthé a invité les participants à faire des observations et des propositions, mis l'accent sur ce qui a été fait, évoqué les difficultés et parlé des objectifs à atteindre. Enfin il a souhaité que les techniciens qui exposent au nom de la partie gouvernementale, le fassent avec précision et concision pour permettre aux uns et aux autres de comprendre ce qui se fait. Il a adressé aux partenaires, les remerciements du gouvernement pour leur appui, assiduité et soutien dans la réforme.
Les préoccupations des bailleurs de fonds

Le chef de délégation des partenaires techniques et financiers, Giacomo Durazzo s'est réjoui de la tenue régulière du panel. Ainsi que la qualité des documents.
Cependant les partenaires techniques et financiers ont émis des réserves et exprimé des exigences. « La réforme de l'Etat se doit aujourd'hui d'être au centre de la politique du gouvernement du Mali. En effet, la modernisation de la fonction publique et la décentralisation sont essentielles pour une amélioration de la gouvernance de l'Etat, de la démocratie locale, de la lutte contre la corruption ou tout simplement de la lutte contre la pauvreté », a indiqué le chef de délégation des PTF.
Dans ce contexte, dira-t-il, les bailleurs de fonds voudraient exprimer leur préoccupations sur la mise en œuvre du PDI, dont les résultats atteints seraient actuellement, selon la mission d'évaluation conjointe en cours, compris entre 50 et 75% des objectifs prévus. Les retards importants dans la production des indicateurs du PDI et dans l'établissement des conditionnalités du PARAD ont également pour conséquence la non mobilisation à ce jour des tranches fixe et variable 2008 de l'appui budgétaire PARAD d'un montant de 8,5 milliards de FCFA.

L'évaluation a par ailleurs remis en cause la fiabilité des bases de données permettant d'assure le suivi des politiques sectorielles. L'évaluation a également constaté que la gestion informatique du délai de passation des marchés publics n'est toujours (DGMP). La non fiabilité des données statistiques pose un problème sérieux, qui pourrait mettre en discussion, si la situation n'est pas rapidement redressée, la poursuite des appuis budgétaires notamment pour ceux prévus sur le 10ème FED.
Dans le cadre du suivi des priorités politiques, il convient de constater que les avancées sont peu significatives
.
En effet, fera savoir le porte-parole, « 
il n'existe à ce jour aucune amélioration dans la concomitance des  ressources financières liées aux transferts des compétences en matière de fonctionnement. De plus, le positionnement et les capacités du Commissariat au Développement Institutionnel (CDI) ne lui permettent pas de jouer son rôle moteur de catalyseur des réformes institutionnelles de l'Etat et l'opérationnalisation du Fonds national d'Appui aux Collectivités Territoriales (FNACT) n'est toujours pas effective depuis le 1 janvier 2008 ».
Les exigences des P.T.F

Afin de démontrer la volonté politique accordée par le gouvernement aux secteurs de la décentralisation et de la réforme de l'Etat, les PTF souhaitent la prise de 4 mesures concrètes pour la fin de l'année 2008.

Il s'agit de l'application effective du décret de décembre 2006 de restructuration du CDI avec le recrutement du personnel manquant et la mise en œuvre des indemnités en faveur de ses cadres. Il convient de faire remarquer à cet effet qu'au lieu d'augmenter, les crédits pour la rémunération du personnel du CDI, ceux-ci ont chuté e 20% entre 2006 et 2008 ; la création des directions des ressources humaines (DRH) dans certains ministère pilotes  conformément au plan opérationnel du PDI ;de la mise en place d'un dispositif national d'appui technique autour des préfets fondé sur la déconcentration du MATCL accompagné de la remise en état opérationnel de la base de données OISE, outil indispensable pour assurer un pilotage et suivi de la mise  en œuvre de la décentralisation ; de la présentation des résultats détaillés des audits organisationnels et des cadres organiques s'y afférents aux différents groupes thématiques PTFs concernés.

Le chef de délégation Giacomo Durazzo a martelé que « lors du précédent panel, il était attendu de la part du gouvernement malien une feuille de route avec des engagements précis afin de contribuer à une pleine réussite des réformes en cours dans des domaines de la décentralisation et de la réforme de l'Etat. Je me permets de réitérer cette demande de mise en place d'une réforme de l'Etat et de la décentralisation ainsi que des plans d'actions des ministères concernés, et intégrant les mesures et actions concrètes à entreprendre.
Par ailleurs, il avait été demandé au dernier Panel la tenue de réunion sur les finances publiques locales sous la tutelle du Ministère des Finances pour accroître les ressources des collectivités territoriales au travers notamment d'une amélioration du fonctionnement des recettes perceptions (recouvrement des taxes) et des services des impôts (reversement des impôts patentes et impôts synthétique).Enfin, il serait aussi souhaitable, que lors du prochain Panel l'arrangement spécifique dédié aux appuis budgétaires dans le domaine de la décentralisation et de la réforme de l'Etat soit finalisé ».

Il a enfin à rappeler le rôle d'impulsion et de pilotage dévolu au comité de suivi de la réforme de l'Etat présidé par le Premier ministre et à la commission de coordination du PDI présidé par le Ministre du Travail, de la fonction publique et de la Réforme de l'Etat ainsi que le rôle d'animation et de coordination déterminant du commissariat au développement institutionnel. Le bon fonctionnement de ces organes dira-t-il , « est crucial pour assurer la réussite du programme de réforme et de renouveau de l'action publique qui constitue, comme vous savez, le premier axe prioritaire de la lettre de cadrage du Président de la République au Premier ministre ».

Après la présentation par le commissaire au Développement Institutionnel, Ousmane O. Sidibé, la série de présentation a débuté. Abdoulaye Aguissa Maïga a présenté sur l'état de mise en œuvre du programme de développement institutionnel (PDI).
La présentation de Adama Cissouma, en service au MATCL, a porté sur l‘état de mise en œuvre de la décentralisation en 2007. Les débats ont ensuite suivi.

Une présentation a été faite par Mme Sylla Awa Diallo sur la synthèse des audits organisationnels. Les participants ont eu droit à une présentation sur le suivi des priorités politique des partenaires techniques et financiers.

Tiémoko TRAORE

 

 

CARNET ROSE

Makan Koné, Directeur de publication du quotidien « Nouvelle Libération », Président de la Maison de Presse et Mademoiselle Fatoumata Binta Tangara dite « Gogo », étudiante à l'ESTM ont décidé de s'unir pour promouvoir le chemin du bonheur ensemble le samedi 28 juin 2008, à partir de 16h30 à la mairie de Kalabancoura.
Heureux ménage Jeunot !

 

 

Page noire

La rédaction du journal le Pouce a appris avec une profonde douleur le décès à Kayes le 24juin 2008 de Mme Bah Kotiari Ly , mère du ministre de l'Artisanat et du Tourisme, SEM N'Diaye Bah, secrétaire général du CNID FYT.
A la famille du ministre et de la défunte nous présentons nos condoléances les plus attristées et prions pour le repos de l'âme de notre très chère mère. Dors en paix mère !

La Rédaction

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 00:30

CRISE SCOLAIRE

Comment est-on en train de sauver l'année ?
La crise scolaire qui perdure a atteint des proportions inquiétantes ces dernières années au point que planait, à un moment donné, la menace sérieuse d'une année blanche. A force de ne pas être gérée convenablement et de façon pérenne pendant plusieurs années, aujourd'hui, c'est l'impasse  au sein de notre système éducatif.

Conscient de cela, les autorités de tutelle ainsi que le Premier ministre ont pris un certain nombre de dispositions visant à sauver cette année. D'où un moratoire proposé par le chef du gouvernement aux enseignants, par rapport à la gestion du reste de leurs revendications. Il s'agit, en particulier, des membres de la coordination des enseignants de l'Enseignement secondaire qui ont manifesté leur détermination à ne plus jamais évaluer tant qu'ils n'ont pas eu la satisfaction totale de leurs revendications. Ils n'ont pas voulu souscrire au moratoire qui avait été proposé par le gouvernement d'ici le mois d'août, où doit se tenir une large concertation sur les problèmes de l'école.
Les autorités en charge de l'école, face à l'intransigeance des enseignants, ont décidé de tout mettre en œuvre pour au moins sauver l'année. C'est ainsi que des dispositions exceptionnelles ont été prises pour sauver ce qui peut l'être. A ce sujet, le président de la République a parlé d'année jaune. Avec cette détermination côté autorités, après des campagnes d'information et de sensibilisation à Bamako et dans plusieurs régions comme Ségou et Sikasso, les examens sont en train de se dérouler tant bien que mal. Rappelons qu'aujourd'hui, il a été sollicité l'implication des autres syndicats pour la réussite des évaluations sur toute l'étendue du territoire national.
L'appel a été entendu et des enseignants de la FEN et des écoles privées en général se sont mobilisés pour assurer la surveillance et la correction des épreuves des différents examens. C'est ainsi que se sont déjà tenus les examens du DEF et du CEP. Place à présent au baccalauréat dont les épreuves ont débuté aujourd'hui. Du début de ces examens à ce jour, beaucoup de choses se disent çà et là, quant aux conditions de déroulement et aux corrections. Pour certains, ces mesures exceptionnelles pour sauver l'année scolaire et universitaire coûte que coûte nous conduites à la catastrophe dans la mesure où, pédagogiquement il y aurait des problèmes. Ils fondent leur jugement sur le fait que les enseignants chargés des corrections ne sont pas toujours ceux qui sont vraiment habilités à les faire. Si cela se confirmait, ce serait alors un forcing pour de piètres résultats et un recul par rapport à l'ambition d'une école performante. C'est fort de ces constats que certains pensent qu'il valait mieux chercher à résoudre les problèmes qui sont à l'origine du boycott des évaluations, pour se rapprocher de l'objectif d'une école apaisée et performante. Les ministres en charge de l'éducation ont-ils pensé à cet aspect ?
Sinaly

 

MARIAGE A DISTANCE

Une autre corvée pour les futures épouses

 

Parmi les maux dont sont victimes certaines  jeunes filles d'aujourd'hui figurent en bonne place le mariage à distance. La pratique est de nos jours très fréquente. Une de ses variantes consiste à obliger la fille à épouser un homme qu'elle n'a jamais connu et qui vit à l'étranger. Le hic est que rares sont ces futures épouses qui verront leurs maris. Souvent, ces hommes, n'ayant pas les papiers en règles, ne pourront pas retourner au bercail. Une équation difficile à résoudre.

 

Le mariage ainsi célébré, la mariée reste dans la famille du mari, en attendant le retour de l'époux. Dans la plupart des cas, il s'agit généralement des familles aisées pour lesquelles on accepte ce type de mariage. Mais, dans la majeure partie des cas, ces filles (mariées) mènent dans ces foyers une vie d'assujettissement et subissent toutes formes d'exploitation et d'abus. Elle est la conséquence directe du rêve de certains parents peu scrupuleux, de voir leur fille mariée à un homme qui vit à l'extérieur et qui, estiment-ils, vivrait dans une certaine aisance  qu'ils (les parents de l'épouse) souhaitent partager.

En clair, c'est un plaisir exquis pour les jeunes disponibles, après quelques années passées à l'extérieur de se marier à des filles qu'ils ont laissées au pays. Un peu d'argent et un coup de fil suffisent largement pour annoncer aux parents de vouloir épouser la fille de tel ou tel. Dès l'annonce de cette nouvelle, c'est la joie dans les deux familles. D'une part, la famille du prétendant se réjouit de l'arrivée d'une fille au foyer. Pour la belle-mère et les belles sœurs, c'est le moment de se frotter les mains. Car, c'est, dans la plupart des cas, l'arrivée d'une bonne qui est annoncée. Et c'est le début d'une corvée à vie.

Avant que son mari ne trouve ses papiers pour le rejoindre à l'extérieur, elle s'occupera des travaux...  Voilà ce que se disent intérieurement les belles sœurs. Toute chose qui pousse les parents du mari à précipiter le mariage. Du côté des parents de la future mariée, c'est la joie. Car, on estime que ce mariage marquera la fin de leur calvaire. Le futur époux se fera représenter par son jeune frère. Ainsi admise dans la famille de ses beaux parents, la fille mariée restera dans ce foyer à l'attente des papiers pour rejoindre son mari. En attendant, bonjour les corvées quotidiennes.

Témoignages

« Le premier appel du muezzin me réveille, je balaie la cour, je nettoie la maison, je fais la vaisselle et le linge, je vais au marché et prépare le repas. Le soir, je prépare le dîner, je lave la vaisselle, je repasse les habits avant de me coucher. Mes belles sœurs sont là, aucune ne touche à un balai, c'est moi qui fais tout. Je n'ai même pas le temps d'aller chez mes parents. Mes beaux parents me disent tous les jours que mon mari est en train de faire mes papiers, bientôt, il viendra me chercher. Je commence à m'inquiéter. Car, depuis mon mariage, c'est seulement le téléphone qui me lie à mon époux. Je me demande si réellement il viendra... », se lamente amèrement une étudiante qui attend son futur époux, vivant en France.

C'est avec larmes aux yeux que notre interlocutrice nous raconte son histoire amère. En effet, elle a eu son baccalauréat depuis 2003 et la belle-famille lui a conseillé de ne pas s'inscrire à l'université, car selon ladite famille, elle ira rejoindre son mari dans quelques mois. Une promesse qui n'est pas encore réalisée. Presque cinq ans plus tard, la jeune fille se lamente entre regrets et déceptions.

Une autre d'ajouter : « Il y a neuf mois depuis que mon mariage est célébré. Mon mari est en Belgique, moi je vis avec ses parents ici. Sa mère me traite de tout. Je n'ose même pas sortir de la maison. Je travaille pour eux comme une domestique. Je veux quitter, mais, mes parents ne veulent pas, ils me disent de patienter. Moi, je ne veux plus continuer à vivre cet enfer. Parce que même si mon mari m'envoie de l'argent, ce sont ses parents qui s'en accaparent ».

Ainsi, au regard de tous les problèmes liés à ce genre de mariage, il est temps pour les parents de prendre conscience. Le mariage n'est pas une plaisanterie, dit-on.

Adama Diarra

 

RENCONTRE DES PRODUCTRICES DE KARITE

Instaurer une dynamique de réflexion

 

Le Centre canadien d'étude et de coopération internationale (CECI Mali), à travers son programme UNITERRA en collaboration avec le Réseau des femmes du Mali (SIDO), organisent du 24 au 26 juin 2008, à Bamako, une rencontre sous-régionale qui sera dédiée aux enjeux des productrices de beurre de karité d'Afrique de l'ouest.

En prélude à cette rencontre sous-régionale, les responsables du Centre canadien d'étude et de coopération internationale (CECI Mali) et femmes du Réseau SIDO était face à la presse, le samedi 21 juin à la Maison de la Presse. Une cinquantaine d'invités en provenance du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Guinée , du Sénégal, du Canada sont attendus.

Pour Souleymane Traoré du CECI Mali, la rencontre a pour but de contribuer à l'instauration d'une dynamique de réflexion et d'échange au niveau sous régional entre les productrices de karité. Différentes thématiques seront abordées afin d'identifier des stratégies communes pour les organisations productrices de karité, appuyées par le CECI et ses partenaires. A en croire M.Traoré, il y aura au menu des échanges, la question de l'harmonisation de la qualité des beurres fabriqués par les productrices ; les exigences des marchés d'exportation et la protection de la ressource par la gestion des parcs à Karité.

Le CECI, faut-il le rappeler à pour mission de combattre la pauvreté et l'exclusion. Reconnaissant le potentiel de la filière karité comme moyen d'accroître le niveau de vie des femmes, le CECI appuie depuis quinze ans, des organisations de productrices de karité en Afrique de l'Ouest, notamment au Mali, au Burkina,  au Niger et en Guinée.

Dans son intervention, la présidente du Réseau SIDO a précisé que ledit réseau regroupe 130 004 femmes de partout au Mali, et qu'il a pour mission d'assurer les échanges entre les productrices de karité et de défendre leurs intérêts.

Adama Diarra

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Bamako, le 20 juin 2008-  A l'invitation du Gouvernement du Mali, Madame Eva JOLY, Conseillère Spéciale  du gouvernement norvégien dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière internationale, séjournera à Bamako du 23 au 26 juin 2008.

Ancienne juge d'instruction au pôle financier au Palais de Justice de Paris, Madame Eva JOLY a instruit de nombreux dossiers de corruption et de délinquance financière. Actuellement Conseillère Spéciale Lutte contre la Corruption à l'Agence Norvégienne de Coopération au Développement, Madame Eva JOLY se rend au Mali dans le cadre de l'initiative du Gouvernement d'organiser les Etats Généraux de la Corruption en septembre 2008.

C'est un programme de séjour chargé qui attend Madame Eva JOLY à Bamako. En effet sont prévues différentes rencontres non seulement avec des membres du Gouvernement, mais aussi des séances de travail avec les structures de contrôle et de répression de la corruption et de la délinquance financière, notamment le Bureau du Vérificateur Général, la Section des Comptes de la Cour Suprême , le Contrôle Général des Services Publics, la CASCA. Madame Eva JOLY aura également des rencontres avec les élus, les membres de la famille judiciaire malienne, notamment magistrats et avocats. Avec la société civile malienne, il est prévu que Madame Eva JOLY anime un panel sur le rôle de la société civile dans la lutte contre la corruption au Mali.

Le séjour à Bamako de Madame Eva JOLY sera une occasion pour le Président du Comité préparatoire des Etats Généraux sur la Corruption , l'ancien Premier Ministre Modibo KEITA et les membre du Comité, d'engager des échanges fructueux sur l'approche et les résultats attendus des Etats Généraux de la corruption, ainsi que sur les questions liées au blanchiment d'argent et la grande criminalité financière organisée.

Institué par le décret pris par le Premier Ministre Modibo SIDIBE le 28 mai 2008, le Comité Préparatoire des Etats Généraux sur la Corruption , dont les neuf membres ont été désignés par décret en date du 3 juin dernier, a pour mission d'assurer l'organisation de ces assises dont la tenue courant l'année 2008 constitue un engagement pris par le Président de la République. Le Premier Ministre en avait fait une des priorités du Gouvernement dans sa Déclaration de Politique Générale, comme étant un des éléments essentiels du renouveau de l'action publique dans le cadre de la bonne gouvernance.

Dirigé par l'ancien Premier Ministre Modibo KEITA, le  Comité a déjà démarré ses activités et devrait tirer le plus grand profit de l'expérience avérée de Madame Eva JOLY dans la lutte contre la corruption et la criminalité financière organisée, terrain sur lequel elle s'est forgée une renommée internationale.

 

Source : Primature

 

 

Débat sur le déverrouillage de la limitation constitutionnelle du mandat présidentiel

Réplique à l'article de Marie-Antoinette Sidibé

Plaise à vous m'autoriser cet échange d'inconnu à inconnu qui a été suscité par l'article combien surprenant que vous avez bien voulu nous servir à la table intellectuelle. Plaise à vous comprendre ma réaction somme toute logique du juriste au juriste. N'est-ce pas la confrontation des idées qui fait toute la beauté de ce monde auquel vous et moi appartenons !

« Je n'entre pas dans ce débat ». Le Chef de l'Etat est, pour une fois,  un peu plus clair sur un sujet. Même ses plus virulents détracteurs sont unanimes pour reconnaître sa hauteur de vue. Reconnaître la valeur d'un homme, fut-il, un ennemi, c'est en soi une preuve de grandeur. Bravo ATT !

Je ne suis pas en mission commandée. Ma carrière politique est aussi pauvre qu'est riche votre cursus universitaire présumé et au nom duquel, vous vous érigez en « Doyen Vedel ». Rien ne peut me compromettre quant à une quelconque appartenance politique. Mes motivations sont d'ordre scientifique, intellectuel et je ne réagis qu'en ma qualité de juriste indigné par un subterfuge aussi criant. Gardez-vous de me voir dans un puritanisme de mauvais alois, je suis un juriste moderne qui ne vous répond qu'en tant qu'intellectuel. Votre argumentation est si fantaisiste que je ne juge pas avantageux de le disséquer, je m'en tiendrai aux réponses d'ordre purement intellectuel.

Le déverrouillage de la limitation constitutionnelle du mandat présidentiel... Allah Akbar ! Une hypothèse scandaleuse et piètrement défendue par une vacancière qui veut nous faire la leçon. La mise au point du Chef de l'Etat vient couper l'herbe sous les pieds de ceux qui se prennent plus royalistes que le roi. Défendre une cause n'est pas mauvais en soi, mais quand on perd l'occasion et les mots pour le faire, on dessert la cause. L'occasion n'est ni opportune, les mots ni bien trouvés pour convaincre de la justesse de votre postulat. Autrement dit, vous avez loupé le coche. Le silence est souvent plus grand que certaines sorties malencontreuses comme la vôtre, hélas ! Jusqu'à cette publication, peu de lecteurs vous connaissent tout comme moi d'ailleurs, un illustre inconnu. Vous auriez pu réussir votre entrée dans l'arène politique (puisqu'il s'agit de cela), si vous aviez publié autre chose que cet article insultant. Je ne vous propose aucun sujet car je présume que votre séjour vous a suffisamment profité pour savoir ce que nous, « les résidants » vivons au quotidien.

L'école pour l'universitaire comme sujet ; quoi de mieux qu'une ruche pour les abeilles ! L'énergie consacrée à la rédaction de ce pauvre article aurait pu servir l'universitaire pour nous éveiller sur des systèmes de gestion qui conviennent au contexte particulier du Mali. La gestion de l'école est devenue une géométrie résistible à tous les efforts déployés ces dernières années. Elle appelle à la contribution de tous, même des vacancières et surtout des universitaires.  L'œil trop vigilant de l'analyste aurait pu voir les décrépitudes de la société car il y en a bien. Le meilleur service que vous auriez rendu à votre pays serait de l'aider à sortir de la tourbière ; non pas à exciter les nigauds. Le pays patauge dans la marée de toutes les incertitudes, assurez-vous, ce n'est qu'une mauvaise passe qui ne saurait durer. L'intellectuel que vous êtes prétendument, aurait pu proposer mille et une solutions pour sortir de ces multiples crises, renverser les mauvaises tendances et patati patata.

Hélas ! Le pied est posé là où il ne fallait pas ; c'est alors un mauvais pas. Je ne vous nie pas le droit d'écrire mais celui de m'induire en erreur, je ne vous le concède pas, pas plus que je ne vous reconnais la qualité de constitutionnaliste du moins à la limite de la lecture de votre article.

« Le rôle véritable de l'écrivain devrait et doit toujours être : aider la masse à prendre conscience de sa situation en expliquant et en posant clairement les problèmes ; proposer des solutions pendant les périodes de crises et d'angoisse » (Aron Tollan) ; autrement ; vous êtes dangereux pour votre peuple.

L'écriture au service d'une cause, c'est bien la distinction des intellectuels. Certains en ont payé le prix fort. Elle (l'écriture) postule plusieurs préalables que vous avez volontairement ou involontairement foulé au pieds. Non, les règles sont ce qu'elles sont c'est-à-dire valables pour tous. Pour prétendre écrire au service de la cause d'une personne, il faudrait s'assurer du soutien, ne serait-ce que moral, du « servi ». Tel n'est pas le cas. Pis, celui que vous prétendez servir même vous ne le dites pas, a désavoué votre démarche. Alors l'isolement putréfie le talent. J'adhère à la démarche de celui qui initie le débat, étant entendu que le débat pose la question. Edmond Jales écrit : « privilégier la question, c'est soumettre la réponse à l‘interrogation sans fin ; c'est faire basculer le pouvoir, préserver l'ouverture ».

L'écriture est une arme ; l'une des plus merveilleuses armes pour défendre une cause et qui revêtit l'homme du statut de ce que Maurice Barres appelait non sans ironie l'intellectuel. Les dreyfusards Zola, Mirabeau et France ont démontré jusqu'où l'écriture peut servir une cause fut-elle juridique. Quand Vidal Nacquet s'insurgeait dans ses écrits contre la torture en Algérie et que Noam Chomsky stigmatisait la politique étrangère des USA, ils répondaient à des appels. Mais leur démarche est logique ; la vôtre ambiguë. Car personne ne vous a appelé. Vous avez loupé le coche

ATT a été l'un des plus illustres artisans de la Constitution. C 'est lui qui l'a promulguée. Cet acte vaut tout pour un homme qui a servi sous le drapeau. Peu d'hommes réussissent comme lui cette entrée dans l'histoire de leur peuple. Vous ignorez la symbolique que représente pour votre « servi » cet acte (de promulgation de la Constitution ) marqué d'un point particulier dans les annales de l'histoire démocratique malienne voire africaine. ATT ne saurait se dédire. Vous loupez le coche encore une fois.

L'homme est venu mettre fin au désarroi du peuple Malien qui a durant vingt trois ans souffert le martyre d'un régime de dérive. La Constitution que vous banalisez est un acte non seulement historique de la marche inexorable du peuple Malien vers la liberté, mais qui nous rappelle à jamais le sacrifice des femmes, hommes et jeunes qui ont offert leur vie à l'avènement de la démocratie. Puisqu'il s'agit de cet acte, il s'agit de l'orgueil du peuple Malien, de sa possession la plus prestigieuse. Sacrée Constitution ! Pauvre Constitution par le fait de pauvre constitutionnaliste ! En banalisant la Constitution , vous insultez le peuple fier du Mali car insultant ses morts. Plaise à vous mesurer la gravité de l'acte que vous posez ainsi.

Respectons la mémoire de nos morts, de nos martyrs !

Ce qui est troublant, c'est moins l'état de l'analyse que le statut de l'auteur. Un charretier dans ce postulat n'aurait pas été plus ridicule que vous êtes ambiguë et insinuante. Le Mali ne sera jamais comme ces pays auxquels vous faites référence. Ces pays ont leurs coutumes politiques que nous respectons, le Mali a les siens et n'a que faire de parallèle insensé.

ATT ne sera jamais ceux que vous citez

Il est un modèle pour le monde en matière de démocratie et d'alternance et le démocrate qu'il est, ne tombera jamais aussi bas que vous le souhaitez. Il a de la valeur et le Mali en bénéficie. Alexis Carrel écrivait dans ‘‘L'homme, cet inconnu'' : « chaque homme est une histoire qui n'est identique à aucune autre » ; ATT est l'histoire du Mali qui gagne sur le chemin de la démocratie dans toute son acceptation.

Un bilan fut-il des plus prestigieux ne peut justifier la prétention d'un homme à s'éterniser au pouvoir. Nul n'a le monopole du succès ; la règle vaut pour ATT. Lui le sait déjà ; apprenez-le ! On n'a pas besoin d'être au pouvoir pour tout réaliser. On fait ce qu'on peut ; ATT a fait ce qu'il a pu, nous lui seront pour l'éternité reconnaissants. Que vaut une constitution qui consacre le pouvoir à vie ? Nous sommes progressistes, progressistes, progressistes !!!

(Koulouba n'est pas le seul nid indiqué pour réaliser ce qu'on veut pour le Mali. ATT a démontré toute sa classe et tout son mérite en étant l'un des rares militaires à avoir fait un coup d'Etat et à remettre le pouvoir aux civils après un processus électoral qu'il a dirigé de manière magistrale. Il s'est mis à côté pendant dix ans pour servir le Mali autrement, et de belle manière. Ne voyez-vous ce qui se passe au Quai Branly ? Chirac continue son combat non pas à l'Elysée mais ailleurs quand bien même il avait toutes les possibilités non comme ATT de briguer un troisième mandat. Nelson Mandela ne chôme pas ; pourtant un deuxième mandat ne lui était guère impossible. Alpha Oumar Konaré, Abdou Diouf, Jimmy Carter, Lech Walesa et tant d'autres anciens Chefs d'Etats continuent de forger davantage leur siège dans la cour des Immortels. ATT ne saurait manquer de prendre exemple sur ces illustres devanciers pour lesquels il a lui aussi un moment servi de modèle. La sagesse qui est la sienne et que vous perdez de vue, est assez forte pour l'insuffler des orientations non comme les vôtres mais celles qui finiront par forger sa place au Panthéon national.

Pour finir, plaise à vous ressasser les propos combien religieux de cet ancien Chef d'Etat (Alpha Oumar Konaré) qui a compris fort longtemps tout le sens de la démocratie : « homme oui, serviteur de Dieu, du peuple et de son prochain et pour lequel les choses les plus sûres sont : as vulnérabilité et la certitude de passer un jour proche ou lointain la main (mars 1992) »

Gousmao

 

 

 

SECURITE ALIMENTAIRE

La révolution verte, une exigence

Le centre Djoliba a abrité le samedi 21 juin une conférence débat sur « Plaidoyer pour une grande révolution durablement verte au Mali », avec comme conférencier M. El Hadj Modibo Samba Diakité, agro économiste, ingénieur agronome et consultant ; avec la participation de Mme la commissaire à la sécurité alimentaire.
Au cours de ces échanges dans le cadre de la sécurité alimentaire, M. Diakité, conférencier, a expliqué la révolution verte lancée en 1968 aux USA comme étant un bond technologique en agriculture dû aux progrès scientifiques enregistrés dans l'entre-deux-guerres.

Les progrès scientifiques, le mécanisme agricole, l'éducation et autres ont été incorporés à l'agriculture pour avoir la révolution verte, a-t-il précisé. Depuis l'indépendance, le Mali est en situation d'insécurité alimentaire ; ce qui justifie la nécessité d'une révolution verte, a-t-il dit. Il a également énuméré les atouts en vue de l'accomplissement d'une grande révolution verte au Mali. Il s'agit entre autres des disponibilités en ressources en eau, sols, forestières, pastorale et de la biodiversité, en énergies renouvelables et enfin l'ardeur au travail. Il a énuméré également les contraintes environnementales, institutionnelles, l'extrême pauvreté du pays, etc...

M. Diakité a expliqué aussi des axes majeurs en vue de l'accomplissement d'une grande révolution verte dont la généralisation des pratiques agricoles, l'amélioration de la productivité paysanne et la maîtrise des coûts de production ; faire de l'Office du Niger la grande ferme agro-sylvo pastorale moderne de l'Afrique de l'Ouest, promouvoir durablement la capacité distributive de la zone cotonnière Mali Sud, instaurer une culture d'intégration. Enfin, M. Diakité a déclaré que la révolution verte doit être à la fois économiquement viable, respectueuse de l'environnement et socialement équitable.

Charlotte KONE (stagiaire) 

 

AMELIORATION DU PROCESSUS DEMOCRATIQUE

Citoyenneté et conviction politique au Mali

Dans le cadre de l'amélioration du processus démocratique au Mali, le centre Diossely Koné en collaboration avec la fondation Friedrich Ebert, a organisé le samedi dernier dans la salle de conférence du centre du secteur privé, un séminaire de formation et d'information sur la société citoyenne et partis politiques.
C'était sous la présidence de M. Seydou, directeur du centre Diossely Koné en présence de Dr Salabary Doumbia, représentant de la Fondation Friedrich Ebert et des représentants de plusieurs partis politiques.
Le renforcement du processus démocratique est l'une des conditions fondamentales pour parvenir à la matérialisation de toute démocratie.
Tandis que la démocratie malienne vit aujourd'hui d'emprunts et de confusion quant au comportement des partis politiques et du type de société imposée par les pouvoirs en place. Aucun parti ne présente un modèle qui inspire le peuple pour enfin susciter son adhésion. Par conséquent, tous les pouvoirs qui se sont succédés, de l'avènement de la démocratie à nos jours, n'ont jamais répondu à souhait aux attentes du peuple. Il est tout de même évident que la démocratie ne vaut que par la manifestation de la satisfaction des  besoins du peuple qui se reconnaît en une tendance majoritaire à travers laquelle le pouvoir est exercé.
Ainsi, le renforcement du processus démocratique apparaît comme une exigence fondamentale.
Selon M. Seydou Djimbé, directeur du centre Diossely Koné, « l'objectif de ce séminaire est d'approfondir la connaissance des groupes cibles sur les modèles de société en fonction du libéralisme, du communisme et de la sociale démocratie ; d'amener les groupes cibles à animer la vie publique en fonction du choix de leur modèle en adoptant un comportant citoyen ; et d'amener les jeunes et les femmes à mieux connaître un parti politique et à participer à l'élaboration d'un projet de société ».
Quant au représentant de la Fondation Friedrich Ebert, il a surtout salué l'initiative du centre Diossely Koné et il a défini le contexte de la société citoyenne et du parti politique.
Pendant deux jours, les travaux de ce séminaire se sont articulés  autour des thèmes suivants à savoir société citoyenne et parti politique : concepts, caractéristiques et acteurs, société citoyenne et modèle de société démocratique (libéralisme, communisme et social démocratie et projet de société de parti politique : élaboration et mise en œuvre (étude de cas).
Rappelons que ce séminaire s'adresse seulement aux jeunes et aux femmes des partis politiques et organisations de la société civile.
Siriman DOUMBIA

 

 

LUTTE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS

L'éducation un moyen efficace

Grâce au soutien  financier de la Communauté Européenne (CE), l'Organisation Internationale du Travail (OIT) vient de lancer le vendredi dernier dans la salle de conférence de l'Hôtel Salam, un projet pour combattre le travail des enfants par l'éducation. C'était sous la présidence M. Abdoul Wahab Berthé, ministre du Travail de la Fonction Publique et de la Reforme de l'Etat, en présence de Mme Sidibé Aminata Diallo, ministre de l'Education de Base, de l'Alphabétisation et des Langues Nationales et de Mme Maïga Sina Damba, ministre de la Promotion de la Femme , de l'Enfant et de la Famille.
Dan s son intervention, le ministre Abdoul Wahab Berthé a affirmé que «ce projet permettra de combattre la pauvreté par l'éducation, particulièrement en combattant le travail des enfants dans ces formes les plus inacceptables ».
Pour sa part, M. Dramane Haïdara, Directeur national du Bureau International du travail a signalé qu'au Mali, il y a environ 3 millions d'enfants concernés par cette forme de travail.

Quant au Délégué de la commission de l'Union Européenne et madame la ministre de l'éducation de Base, ils se sont réjouis des efforts fournis par le gouvernement du Mali dans le cadre de la lutte contre les pires formes du travail des enfants.

Au cours de cette cérémonie, la signature du lancement de ce projet a été effectué par le BIT, la commission de l'Union Européenne, le ministre de la fonction publique et le ministre de l'éducation de Base.

Précisons que ce projet, baptisé Tackle-Mali, est destiné à lutter contre le travail des enfants par l'éducation dans 11 pays du groupe des ACP.
Le projet a été élaboré dans le contexte d'un partenariat stratégique signé en 2004 entre l'OIT et de la CE dans le but de renforcer leurs efforts conjoints destinés à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de travail dans les pays en développement.
Les objectifs clés du projet sont, d'aider à lutter contre la pauvreté en permettant l'accès des enfants et des adolescents défavorisés à l'enseignement de base et à la formation des compétences ; et de renforcer la capacité des autorités nationales et locales en matière de formulation mise en œuvre et application de politiques destinées à lutter contre le travail des enfants, en coordination avec les partenaires sociaux et la société civile.

Siriman DOUMBIA

  

 ABOLITION DE LA PEINE DE MORT

Une menace à la stabilité sociale

La communauté musulmane du Mali suit avec un intérêt particulier l'examen par nos députés, du projet de loi visant à abolir la peine de mort dans notre pays.

Les Maliens qui sont attachés à la justice, à la solidarité, à l'unité nationale et à l'intégrité territoriale, se trouvent en ce moment complètement désorientés et préoccupés par les conséquences dramatiques et fâcheuses de l'abolition de la peine de mort. L'abolition de la peine de mort constituera sans nul doute, contrairement aux opinions qui s'affirment en ce moment en sa faveur, une grave atteinte aux principes d'une justice équitable et subséquemment un coup porté à la stabilité sociale ainsi qu'une périlleuse fragilisation de la loi et du règlement militaires.
La communauté musulmane du Mali a organisé, le samedi 21 juin 2008, une marche pacifique contre le projet de loi en faveur de l'abolition de la peine de mort au Mali.
L'objectif de cette marche de protestation était d'attirer l'attention des honorables députés sur la gravité du vote de la loi sur l'abolition de la peine de mort au Mali. Cette marche a été effectuée sur l'itinéraire de la Bourse du Travail jusqu'au monument de la paix en passant par la place de l'indépendance et en présence d'un millier de fidèle musulmans.

Selon les marcheurs, ce projet de loi vise la suppression totale et absolue de la peine de la mort dans le code pénal et dans le code de justice militaire, contraire aux valeurs islamiques et aux valeurs traditionnelles du Mali.

En effet, la peine de mort est requise dans le coran comme étant le droit commun. Toutes les diverses croyances traditionnelles du mali requièrent la peine de mort, en réparation aux atteintes fondamentales à l'ordre social, aux institutions, à l'honneur et à la dignité humaine. La peine de mort préserve la vie.
C'est une sanction suprême dissuasive pour tout homme saint d'esprit qui pourrait être tenté d'enlever gratuitement la vie d'un autre homme.
Selon eux, il y a 10 raisons pour  maintenir la peine de mort, parce que la peine de mort préserve la vie, elle n'est pas une sanction cruelle et inhumaine, elle est l'expression de la peine de justice, la peine de mort ouvre la voie au pardon des ayant droits de la victime, elle est une source majeure de stabilité sociale, elle renforce la sécurité nationale et la loyauté envers les institutions de la République  ; c'est l'unique réparation indispensable à une faute exceptionnelle et injustifiée ; elle est conforme aux valeurs islamiques et aux valeurs traditionnelles du Mali. La peine de mort est conforme à notre Constitution et elle est aussi un choix contre l'uniformisation culturelle.
C'est pourquoi, la communauté musulmane du Mali, soucieuse de l'avenir de la nation, réunie pour partager les valeurs véritablement humanistes, manifeste avec rigueur pour le maintien de la peine de mort. Celui qui tue délibérément un homme a d'abord démérité de sa propre vie individuelle et ensuite de la vie en société ;  l'homicide volontaire est impardonnable et doit être sanctionné par la peine de mort, afin d'assurer une sanction proportionnelle à la faute, une justice équilibrée gage de stabilité sociale ; la peine de mort revêt toute sa pertinence et son caractère dissuasif dans le cas de l'homicide volontaire. L'abolition préserve la vie du criminel, celui qui a violé la sacralité de la vie, aux dépens de la vie de la victime ; l'abolition désacralise et expose davantage la vie humaine et la sûreté de la personne à la violation suprême, tout en étant une usurpation de fait par l‘état du pardon, qui est un droit légitime de la famille des victimes.

L'Etat ne peut, d'autorité, pardonner à la place des ayant droits. L'homicide volontaire est impardonnable et doit être sanctionné par la peine de mort, afin d'assurer une sanction proportionnelle à la faute, une justice équilibrée gage de stabilité sociale.
L'abolition de la peine de mort ne résout aucun problème réel qui se pose à notre pays. Elle est loin d'être une priorité dans le contexte socio-économique actuel caractérisé entre autres par des problèmes divers

Après cette marche qui a duré environ 1 heure de temps, une déclaration a été lue par Mohamed Kimbiri au nom de la communauté musulmane.
Siriman DOUMBIA

 

                                                     

 

BACCALAUREAT SESSION DE JUIN 2008

C'est parti pour les 44000 candidats de cette année !

Les épreuves du baccalauréat ont débuté ce matin sur toute l'étendue du territoire national. Les 44.000 candidats auront à composer dans différentes disciplines (Philosophie, Biologie, Hist-Géo...). Le baccalauréat permet d'accéder aux différentes facultés de l'université de Bamako ; bref d'amorcer des études universitaires.

Cependant, il faut souligner que l'examen du bac de cette année se tient dans un contexte particulier et à quelques mois de la tenue du forum sur l'éducation, prévue en Août 2008. Nul n'ignore la crise que traverse l'école malienne à la date d'aujourd'hui suite à beaucoup de facteurs dont la grève de non évaluation et rétention des notes des enseignants contractuels membres de la COSES.
Parm i les milliers de postulants de cette année, la série Science Humaines (SH) se taille la part du lion avec 22.535 candidats, suivie de la Science Biologique (SB) avec 8.457 candidats et seulement 109 candidats en MTI. Les deux académies de Bamako comptent 26.097 candidats repartis entre 37 centres sur 75 au total.

Soulignons que les épreuves du bac pour l'année 2006-2007 avaient rassemblée 39.075 candidats, soit moins de 4.925 candidats. Ce qui explique la constante progression du taux de scolarisation dans notre pays.

A nos cadets, nous demandons plus de concentration et d'attention. Il ne sert à rien de se précipiter pour traiter un sujet qui se trouve devant soi.

La fraude dans nos écoles constitue aujourd'hui un fléau. Si hier, frauder était une honte pour l'élève et sa famille, tel n'est pas le cas aujourd'hui. Le candidat doit savoir et comprendre qu'il ne sortira jamais grandi de la pratique de la fraude.

Ne dit-on pas « aides-toi le ciel t'aidera ? » Chers candidats, comptez sur vous-mêmes en refusant toute sorte d'aide... La fraude peut vous conduire en prison et gâcher votre avenir. Bonne chance à toutes et à tous.
Adama S. Sissoko (stagiaire)

Par LE POUCE
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 00:15

 

RENOUVELLEMENT SECTION VI ADEMA-PASJ

« Se surpasser, rassembler et gagner »dixit Yacouba Diallo

 

Le centre Olympafrica de Banankabougou a servi de cadre le samedi 7 juin 2008 au  renouvellement du bureau de la section VI Adema du district de Bamako. Trois superviseurs (Tiémoko Sangaré, Cheick Pléa Coulibaly et Moussa Alassane Touré )  avaient été désignés par la direction du parti pour suivre la mise en place du bureau afin de restituer de façon indépendante et responsable au comité exécutif, le déroulement des travaux. C’est le secrétaire général sortant, Yacouba Diallo, qui a de nouveau mérité la confiance des abeilles de la commune VI, pour diriger la section composée de 35 membres.

La salle olympafrica a été très tôt prise d’assaut par les militantes et militants Adema. Le secrétaire général et ses camarades ont travaillé à la cohésion et au renforcement de l’unité au sein du parti. Par leur sens du dialogue élevé et une approche sociale inédite, Yacouba Diallo et ses camarades ont su attirer la confiance des autres par les actes posés dans le sens de l’agrandissement du parti et aussi de l’ouverture. Sous la supervision de Tiémoko Sangaré, Touré , Cheick Pléa Coulibaly et Moussa A. Touré,  le secrétaire général sortant a présenté son rapport, centré sur le bilan des activités et le rapport financier.

Un bilan  d’activités à hauteur de souhait
Abordant le volet du bilan des activités, Yacouba Diallo a fait l’état des lieux des structures du parti qui compte à ce jour 59 comités dont 7 nouveaux et 10 sous sections.

Selon le secrétaire général, beaucoup d’activités ont pu être menées grâce à l’engagement et au dévouement des militants.

Tous les organes fonctionnent et ont été  renouvelés conformément à l’esprit de la lettre n°138 du CE/ADEMA PASJ.

Les réunions se tiennent même si elles sont souvent  irrégulières. Quant au bureau de la section, il tient régulièrement ses réunions et ses conférences de section statutaires.
Le bureau de la section a enregistré une démission et trois exclusions.

Par rapport à l’Animation du parti : Yacouba Diallo a fait savoir que le bureau a mené plusieurs  activités en vue d’occuper permanemment le terrain dans la commune. A travers  des assemblées, des manifestations folkloriques, des conférences débats, des coupes de football, des journées ADEMA, cette stratégie d’animation nous a permis de sensibiliser, de former et de mobiliser nos militants pour toutes les échéances électorales.
Comme autres activités menées, on peut citer : la participation aux conférences nationales du parti ; la participation remarquée (matérielle et financière) aux fêtes anniversaires du parti à Ségou et à Kayes ; l’organisation des journées ADEMA dans les quartiers. La distribution de sucre pendant les mois de carême.
Abordant le volet des élections, M. Diallo a indiqué que le bureau, au cours de son mandat, a organisé quatre élections : les communales, l’élection des conseillers nationaux, les présidentielles et les législatives de 2007. Grâce aux efforts conjugués de tous les militants, le parti a remporté toutes ses élections : 14 conseillers communaux ; un maire, un maire adjoint ; deux conseillers au conseil du District, une conseillère nationale au Haut Conseil des Collectivités Territoriales,  élection du candidat ATT aux présidentielles et l’élection d’un député à l’Assemblée Nationale.

Pour ce qui est des alliances, le ségal a fait savoir que depuis les élections municipales de 2004, le parti a scellé une alliance sacrée avec l’UDD et le MPR. Le bureau a renforcé cette alliance en faisant  une liste ADEMA-MPR-UDD lors des élections  législatives de2007. Le parti entretient de très bons rapports avec l’ensemble des acteurs politiques et la société civile.

Ce bon partenariat s’est renforcé grâce au rôle  joué par le camarade secrétaire général Yacouba à la tête de l’ADP dans la commune et par le camarade secrétaire général adjoint Harouna Cissé à la tête de la direction de campagne du président ATT. Ainsi le parti a noué des alliances avec des partis politiques et d’autres organisations tels que : US-RDA ; FASO JIGI ; Génération citoyenne ; CNID ; Espoir 2007 ; GRAPP ; PIDS ; PDR ; PUDP ; MCR-JT ; RDP ; AICD ; Mouvement Citoyen ; indépendant Inzan Coulibaly ; indépendant Amadou Saye ; UDP ; UFDP ; PSP ; CINACOR ; MORENA ; SADI ; RPM ; Artisans coopératives des transports ; Associations des pêcheurs…

Pour ce qui concerne les adhésions à la section VI, on retiendra que durant les trois ans, le parti s’est agrandi par plusieurs nouvelles arrivées d’horizons divers. Il s’agit de certains anciens militants du parti ; des responsables d’autres partis politiques dont un élu municipal du RPM ; de la société  civile. Le bureau a mené une réflexion pour organiser une cérémonie solennelle afin de les accueillir dans la famille ADEMA.

Abordant le volet des rapports avec les mouvements affiliés, le ségal a indiqué la force du parti dans la commune. Ce qui s’explique par le fait qu’il s’appuie uniquement sur les jeunes et les femmes pour toutes ses activités.

En effet, ils se sont mobilisés de façon massive à toutes les occasions. Ils ont réservé à chaque fois un accueil chaleureux et militant au président de la République à l’occasion de ses visites en commune VI.
Le bureau est en parfaite harmonie avec ses mouvements affiliés qui constituent son fer de lance.
Abordant les faiblesses, le présentateur du rapport a notifié aux uns et aux autres que malgré les résultats éloquents, le parti comme toute organisation humaine connaît quelques difficultés : la tenue irrégulière des réunions au niveau des sous/sections et comités ; la faible mobilisation des ressources financières ; l’absence de formations systématiques des militants ; le problème d’emploi, de promotion et de formation des jeunes.

 Un bilan financier positif 

 En recettes : 7.208.025 F CFA ; en dépenses : 7.053.025 FCFA ; reste en caisse : 155.000 FCFA.

Yacouba Diallo, secrétaire général sortant et son équipe ont tenu a remercié l’ensemble des militants, le  bureau et le comité exécutif pour leur contribution de qualité.
Après la présentation du rapport, le bureau a démissionné.
La commission d’investiture a pris place au présidium. Elle a présenté aux délégués et militants venus nombreux vivre en direct le renouvellement, le nouveau bureau. Ce nouveau bureau a été approuvé à l’unanimité.

C’est donc sur Yacouba  Diallo que le choix a été de nouveau porté pour diriger le parti, et encadrer les abeilles de la commune VI pour les échéances à venir ; dont la plus proche constitue les communales de 2009 que l’ADEMA entend remporter sans l’apport de qui que ce soit.
Aussitôt que le bureau ait été validé par les superviseurs, le secrétaire général Yacouba Diallo s’est adressé à l’ensemble des militants et militantes de la section VI ADEMA-PASJ. Nous vous proposons l’intégralité de son intervention.

 Discours du Secrétaire général

« Camarades superviseurs, du CE camarades militants et militantes camarades délégués grande est ma joie en ces moments où vous venez de me renouveler votre confiance.
Grandes aussi sont mes responsabilités en ces moments où vous avez décidé de me maintenir à la tête de notre section.

En retour, je tiens à vous remercier vivement et prendre l’engagement devant vous à continuer avec mes camarades, comme par le passé et encore plus à mériter votre confiance.

Si l’ADEMA engrange de bons résultats en commune VI, c’est parce que nous militants et responsables, travaillons dans l’unité, la franchise, l’écoute ; chacun apportant sa contribution à la construction et à la consolidation de la Maison ADEMA. C’est pourquoi je peux continuer à compter sur vous en vue de porter haut et très haut le drapeau ADEMA en commune VI.
Je puis toujours compter sur vous et sur l’ensemble de nos militants pour remporter des succès encore plus éclatants aux échéances électorales prochaines.

Je vous sais enfin toujours capables de vous surpasser, de persévérer dans l’effort, de vous rassembler et de gagner.

Camarades

Permettez-moi de remercier, en votre nom, les superviseurs du CE a travers eux nos exprimons notre reconnaissance à la direction de notre parti pour son soutien à notre section.
Nous nous engageons à toujours « faire plus » pour la grandeur de l’ADEMA.
Je vous remercie. »

Un exemple à suivre…

C’est sous des ovations très nourries, que le nouveau bureau présenté aux militants, a attentivement écouté le message des superviseurs. Ceux-ci se sont réjouis du bon déroulement des opérations de renouvellement et n’ont pas manqué de dire que le parti a beaucoup à apprendre du côté de la section VI qui se bat et qui combat pour un lendemain meilleur et rassurant. Les superviseurs ont demandé à la nouvelle équipe, à l’ensemble des militants de raffermir les positions et de prendre aussi position sur tous les évènements. Vivement pour un autre mandat de trois ans à Yacouba Diallo et son équipe. Il faut signaler la présence de Adama Doumbia, 4ème adjoint, qui avait été exclu du parti après les législatives. Il occupe le poste de secrétaire au développement.
Ainsi dans la cohésion, l’unité et l’entente, Yacouba Diallo, Arouna Cissé, Amadou Sora, Mohamed Souda Yattara notre confrère, Adama Doumbia et Lazarré Timbély et autres travailleront, selon les vœux du secrétaire général, à obtenir la majorité absolue en commune VI, lors des communales de 2009 et également à faire en sorte que la présidence du  mouvement des femmes du parti revienne de la section VI.

Si seulement les autres sections pouvaient s’inspirer du cas de la section VI ! Dioncounda Traoré y à intérêt.
Tiémoko TRAORE

 

TABLE RONDE DES BAILLEURS DE FONDS

Une rencontre fortement attendue

 

Le jeudi prochain démarrera la table ronde des bailleurs de fonds du Mali. Cette rencontre est importante et nécessaire à plus d’un titre. Pour qui connaît les réalités d’un pays en développement, il est clair que les relations avec les bailleurs de fonds que sont les partenaires techniques et financiers, sont vitales.

Quatre objectifs fondamentaux sont visés par cette table ronde.

Renforcer la concertation et le partenariat entre le Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers (PTF) autour des politiques et stratégies de développement du pays ; identifier les voies et moyens d’accélérer la croissance et les progrès vers les OMD ; développer des instruments pertinents de mesure et de suivi (statistique) des politiques et stratégie de développement économique et social ; requérir pour la réalisation de ces politiques et stratégies, un accompagnement fort de la communauté des bailleurs de fonds.

Les bailleurs de fonds jouent un rôle prépondérant dans le développement socio-économique du Mali, notamment dans le contexte économique difficile actuel au plan international.

Le Mali n’échappe pas à cette situation qui se caractérise par la flambée des prix, consécutivement à la hausse des prix du pétrole. Cette austérité économique internationale qui touche également le Mali est l’une des justifications de la table ronde. Une autre justification est relative à l’apport de cette table ronde à une meilleure mise en œuvre du Projet de Développement Economique et Social (PDES) du président de la République.
En effet, conformément au PDES, il est prévu une croissance économique de 7%. Cette évolution de 5,1% à 7% est jugée par les sceptiques comme irréalisable. Mais, le PDES n’est pas un vœu pieux, il s’appuie sur des fondements du développement économique et social du pays qui intègre les programmes que le Mali développe depuis quelques années avec ses partenaires techniques et financiers dont le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) qui a atteint son point d’achèvement. C’est pourquoi le Mali a révisé ce cadre afin d’aborder sa deuxième phase qui est le cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (CSCR).

Objectif principal : booster la croissance

La table ronde qui débutera jeudi prochain doit permettre d’échanger avec les partenaires techniques et financiers sur les aspects pertinents de la deuxième génération du CSLP qui est le CSCRP. Ce faisant, le gouvernement du Mali sera au même niveau d’information et de compréhension au sujet de la mise en œuvre efficiente du CSCRP. C’est seulement à cette condition que l’atteinte de l’objectif de 7% de croissance pourra être facilement atteint.

En outre, il n’est un secret pour personne que, suite à la hausse du prix du pétrole et à la flambée consécutive des prix des denrées alimentaires, il s’est produit un déséquilibre budgétaire qui  nécessite des efforts supplémentaires au gouvernement, afin de maintenir  l’équilibre au plan économique sans lequel il serait illusoire de prétendre à une augmentation de la croissance économique. Ainsi, la table ronde des bailleurs de fonds du Mali permettra, à n’en pas douter, d’éviter tout malentendu entre le gouvernement du Mali et les partenaires techniques et financiers dans l’attente des objectifs du développement socio-économique.

Rappelons que la dernière table ronde des bailleurs de fonds du Mali s’est tenue les 30 et 31 mars 2004 au Palais des Nations de Genève.
Organisée avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), sous la coprésidence de M. Ahmed Mohamed Ag Hamani, Premier Ministre, et M. Zéphrin Diabré, Directeur Adjoint du PNUD, elle avait pour but de renouer le dialogue entre le gouvernement et ses partenaires autour de la mise en œuvre du Cadre Stratégique de Lutte contre la pauvreté (CSLP) et de la réforme du système international d’aide au Mali. Elle devait aussi favoriser la mobilisation de ressources et offrir l’occasion de s’accorder sur des engagements précis relativement à la mise en oeuvre et au suivi évaluation du CSLP et des objectifs du  Millénaire pour le Développement (OMD).

Les principales conclusions de la table ronde de Genève sont les suivantes : l’évolution de l’intervention des PTF vers l’aide budgétaire directe ; la création d’un guichet unique pour faciliter la coordination de l’aide et la mise en œuvre de l’harmonisation notamment au niveau des secteurs sociaux (éducation, santé, décentralisation), étapes indispensables vers l’aide budgétaire ; la révision du CSLP pour mettre en cohérence, de façon opérationnelle, les stratégies sectorielles et globales du CSLP, redéfinir et sélectionner les indicateurs les plus pertinents, les plus opérationnels et les plus faciles à suivre ; l’identification et la mise en œuvre de nouvelles sources de croissance afin de stimuler une croissance forte et stable, condition indispensable à la réduction de la pauvreté ; l’organisation de six consultations sectorielles, notamment dans les domaines suivants : développement institutionnel, renforcement des capacités ; décentralisation ; forum des investisseurs ; développement rural et agriculture irriguée ; accès à l’eau potable ; développement des infrastructures.
Tiémoko TRAORE

 

 

 

AJPEF

Pour une plus grande accessibilité à l’emploi

 

L’Association des Journalistes pour la Promotion de l’Emploi et la Formation Professionnelle est née. La cérémonie officielle du lancement s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison de la Presse, le vendredi 06 juin 2008, en présence du ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Ibrahima N’Diaye qui avait également à ses côtés, le confrère Gaoussou Drabo. Après le lancement officiel de l’AJPEF, une conférence-débat a été organisée sous le thème : « Quel rôle pour la presse dans la promotion de l’emploi au Mali : la complémentarité pour un meilleur service de l’offre sur le marché du travail ?»

 

L’Association des Journalistes pour la Promotion de l’Emploi et la Formation Professionnelle (AJPEF), selon le président Amadou O. Diallo (journaliste à L’Essor), ambitionne  de combler un vide. Celui du déficit de communication existant entre les agences de promotion de l’emploi, les partenaires privés, les partenaires techniques et financiers exerçant dans le secteur et leur usagers, notamment : les jeunes diplômés sans emploi, les travailleurs compressés des entreprises publiques et privées…..etc. 

 

En outre, le président de l’AJPEF, a déclaré que l’association peut jouer le rôle de mobilisateur des énergies aux côtés des pouvoirs publics, des partenaires au développement et tout autre intervenant dans le secteur de l’emploi et la formation professionnelle.

 

Dans son intervention, le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Ibrahima N’Diaye dira que la vision du Gouvernement est d’insérer par le biais de la formation professionnelle, le maximum de populations dans des activités productives rentables au point de créer de la plus value, d’attirer l’investissement au niveau du secteur privé et de susciter l’installation d’entreprises pourvoyeuses de richesses et d’emplois.

 

Par ailleurs, s’adressant aux membres de la l’Association des Journalistes pour la Promotion de l’Emploi et la Formation Professionnelle (AJPEF), le ministre a déclaré que l’action pour l’emploi relève de l’implication d’une grande diversité d’acteurs. Dans ce cadre, votre engagement sera déterminant pour une plus grande accessibilité à l’emploi.

Le tout nouveau bureau de l’AJPEF, mis en place, compte 21 membres.

Adama Diarra

 

 

VOL DE TELEPHONE PORTABLE

Un porteur d’uniforme sous les verrous

 

Les faits se sont passés à Nioro, dans la région de Kayes où un porteur d’uniforme a été pris la main dans le sac en train de voler un téléphone portable qui était en charge. Ces faits remontent au mois de mai dernier. En effet, le téléphone appartenait à un enseignant du primaire qui l’avait mis l’appareil en charge chez une connaissance. Ce porteur d’uniforme qui fait partie de la Garde Nationale, n’a pas hésité à escalader le mur pour débrancher le téléphone, puis repartir sur la pointe des pieds. Mais, le malheur du garde c’est qu’il a été vu par un membre de la famille où le téléphone portable était en charge.

 

Mis au parfum par le témoin oculaire, le propriétaire du téléphone a immédiatement porté l’affaire devant les autorités compétentes de Nioro. Après l’ouverture d’une enquête, le garde sera mis sous les verrous. Le « garde-voleur », serait toujours au « gnouf ».

 

Le vol de téléphone portable est devenu monnaie courante, mais quand un porteur d’uniforme est impliqué ou est lui-même le voleur, cela inquiète plus d’un.

 

En toute franchise, le recrutement dans les forces armées doit être revu ; si l’on veut que notre armée garde son estime d’antan. Les plus offrants ne doivent pas être sur la liste des admis, mais plutôt ceux-la qui ont la compétence et la conscience de l’uniforme qu’ils portent.

L’uniforme ne doit pas être tout simplement une parure. Dans ce cas, une enquête de moralité s’impose.

Les brebis galeuses doivent être sanctionnées avec la dernière rigueur. Pourquoi ne pas le dire ; avec le taux de chômage grandissant, le port d’uniforme semble être devenu le seul recours.

Une fois de plus, les plus hautes autorités sont interpellées sur la question de moralité, lors des différents recrutements. Tout le monde sait comment les choses s’y passent. Il est encore temps de rectifier le tir. Dans le cas échéant, pourquoi ne pas changer de fusil d’épaule ?

Adama Diarra

 

ATT  FACE A LA PRESSE

Je ne suis pas concerné par le déverrouillage constitutionnel

Pour la 5ème fois consécutive, depuis sa venue à Koulouba, Son Excellence Amadou Toumani Touré, président de la République du Mali s’est acquittée d’un devoir instauré par lui-même, la traditionnelle conférence de presse du 8 juin. Hier dimanche, la salle des banquets du Palais de Koulouba a été prise d’assaut par les journalistes de la presse nationale et internationale. Ils étaient venus vivre en direct la traditionnelle conférence de presse animée par ATT, à la date anniversaire de son investiture. Le président de la République avait à ses côtés le Premier ministre Modibo Sidibé et plusieurs membres du Gouvernement.

Dans sa déclaration liminaire, ATT précisera que cette rencontre constitue pour lui un moment de causerie et d’échanges avec les hommes des médias sur les préoccupations de la nation.

 Il n’y a pas eu de sujet tabou. Pendant plus de 3 heures d’horloge, ATT a entretenu la presse de l’actualité malienne, des réalisations, des forces et faiblesses et aussi des perspectives. Le Chef de l’Etat a voulu une rencontre détendue au cours de laquelle aucune question n’a été escamotée. « Nous allons parler de nos difficultés, parler de ce que nous considérons comme notre succès sans oublier de nous attarder sur nos échecs et parler de l’avenir » a indiqué le président.

Le chef de l’Etat a entretenu la presse de la commission de réflexion que dirige Daba Diawara, du code de la famille, du conseil supérieur de l’agriculture des états généreux sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Il a informé les confrères de la création de la nouvelle ENA avec de nouveaux critères d’entrée et de sortie, de l’assistance judiciaire, de l’assistance maladie obligatoire, des innovations attendues au niveau des marchés publics, du recentrage de la procédure d’attribution des marchés et de la tenue les 12 et 13 juin de la table ronde des bailleurs de fonds.
Il a été question de l’école malienne, de la nouvelle université qui verra le jour et aussi du forum sur l’école.

 Au chapitre de la cherté de la vie, le président de la République a informé ses interlocuteurs des efforts faits par le gouvernement pour endiguer les différentes crises. A cet effet, il a mis l’accent sur l’appui apporté à l’EDM pour mener à bien sa mission. Le chef de l’Etat, a salué l’initiative riz et s’est longuement attardé sur l’objectif recherché ; à savoir la sécurité alimentaire.
La crise du Nord n’a pas été oubliée. ATT a suffisamment éclairé les uns et les autres sur tout ce qui a été fait par les autorités pour ramener la paix dans la région de Kidal.

Après une longue déclaration liminaire, le chef de l’Etat s’est prêté aux multiples questions posées par les confrères.
Par rapport au septentrion, le chef de l’Etat estime qu’aujourd’hui c’est assez ! Tout sera mis en œuvre, en dotant en moyens nécessaires, les forces armées et de sécurité pour le retour de la paix…
Pour ce qui est de l’école, ATT estime que ceux qui ont agressé, devront répondre de leurs actes et que tout sera mis en œuvre pour que les évaluations se fassent sur tout le territoire.
Il a félicité les tous petits, ses amis pour leur assiduité à l’école.
Par rapport à l’approvisionnement du pays en denrées, le chef de l’Etat a rassuré que l’Etat s’emploie à cette tâche. C’est pourquoi d’ailleurs les mesures sont prises pour passer dans de bonnes conditions, le mois de carême à venir.

Interrogé par un confrère sur le sens des récents mouvements dans la hiérarchie militaire, ATT dira que l’alternance existe au sein de la grande muette et qu’il ne s’agit pas d’un désaveu de ceux qui ont été remplacés : « Ils n’ont point démérité », a-t-il précisé.

Pour ce qui est du sort réservé aux travailleurs compressés dont certains sont  morts après une longue attente de leur dû, le chef de l’Etat a indiqué que « le gouvernement est une continuité. Certains des compressés ont assignés l’Etat en justice. Un jugement a été rendu et un verdict rendu. Donc, il faut appliquer intégralement le verdict. Le processus de jugement n’étant pas terminé, il faut attendre. A un moment, l’Etat a appelé certains pour dire ; tenez, on ne sait plus combien de fois on a payé cette ardoise. On n’arrive pas à nous en sortir. Il faut qu’on se mette d’accord. Il y a certains qui ne sont pas pour la procédure judiciaire et qui prônent la voie de la discussion. C’est énorme, les milliards qu’on a payés ! Il y a eu combien de compressés qui sont décédés entre temps ? Et il y a eu combien de nouveaux. Je suis conscient et le gouvernement a discuté deux ou trois fois. Nous allons continuer à discuter et chercher des solutions maliennes, c'est-à-dire négocier si possible. Nous tenons compte de tout ce qui est fait… la justice doit suivre son circuit. C’est en ce moment seulement que nous allons donner notre point de vue ».

Interrogé par notre confrère de RFI par rapport au débat sur le déverrouillage constitutionnel paru dans certains journaux… « Y aura-t-il un ATT3 après ATT2 ? ». Le conférencier du jour a été plus que clair. « Je ne suis pas concerné par le débat sur le déverrouillage constitutionnel.  » Il a rappelé qu’en 1991, alors président de la conférence nationale, il a insisté pour que l’alternance se réalise au Mali. En principe, il ne doit plus avoir de débat au tour de cette question.
Le président a aussi parlé de la dette intérieure et celle extérieure qui sont réelles, mais dans des proportions compatibles avec les normes de l’UEMOA. Comparé aux autres pays, le Mali est moins endetté.

C’est autour d’un cocktail géant que les échanges et causeries se sont poursuivis à la grande satisfaction de tous. Bon anniversaire, Président !

Tiémoko TRAORE

 

CONGRES DE LA CAFO

La montagne a accouché d’une souris

 

Le congrès de la CAFO (Coalition des Association Féminines des ONG) vient de se tenir les 6,7 et 8 juin 2008 au CICB. Annoncé comme celui de tous les dangers, ce congrès de la CAFO vient de prendre à contre-pieds, de nombreux observateurs, en se mettant au-dessus des querelles d’intérêts basées sur les égos ravageurs de nos soeurs. 

 

Oumou Touré a été reconduite. Il n’y a pas eu deux candidatures pour le fauteuil de la Secrétaire Exécutive, puisque Oulématou Sow a retiré sa candidature à la dernière minute. Quant à sa rivale Ouleymatou Sow, elle occupe le poste de Secrétaire générale.

 

La montagne a donc accouché d’une souris. C’est Oumou Touré qui rempile à la tête de la CAFO, cette organisation qui a fait couler beaucoup d’encres et de salives ces derniers mois. Malgré tout, Mme Touré a su se maintenir grâce au dialogue, à la médiation entreprise par les personnes  ressources comme Mme Sira Diop qui n’est plus à présenter au Mali. Ceci, malgré la grogne et les contestations qui fusaient des rangs des dames de la CAFO. Nombre d’entre elles trouvant quelque chose à reprocher à la gestion de Oumou Touré.

 

En outre, l’implication de la première dame, Mme Touré Lobbo Traoré a aussi permis à ses sœurs de comprendre et d’accepter que rien de durable ne se fera dans la  mésentente. Elle a travaillé au rapprochement des points de vue. Au finish, les femmes sortent grandies et la Nation malienne s’en trouve réconfortée. Ne dit-on pas que les femmes sont l’image d’un pays ? Grâce au consensus, le tsunami annoncé n’a pas eu lieu. Il n’y a eu ni gagnante ni perdante, mais c’est le Mali qui a …triomphé. D’autres éléments sur les dessous du congrès dans notre parution du vendredi prochain.

Adama Diarra

 

 

 

ARTISTE EN HERBE

NAG’ZO cherche producteur

 

De son vrai nom Harouna Diarra, NAG’ZO est étudiant en dessin bâtiment à l’EFTIC. En plus de sa casquette d’étudiant, NAG’ZO s’intéresse à la musique, notamment le rap.

Depuis sa tendre enfance, le futur artiste NAG’ZO a été influencé par les rappeurs américains et maliens, respectivement Snoop Dog et Fanga Fing.

« Pour moi, le rap, ce n’est pas le fait de prendre le micro et raconter des bobards aux gens. Non, c’est plus que tout cela. Les thèmes ne manquent pas du tout. Il y a par exemple le VIH/Sida, le mal du siècle, le chômage, la dépravation des mœurs, l’immigration clandestine.»

Ces mots sont de NAG’ZO, l’artiste en herbe qui cherche un producteur afin de mettre dans les bacs, son tout premier album. Selon NAG’ZO, la musique n’est pas une nécessité mais plutôt une passion qui a besoin d’être entretenue pour la faire valoir, afin d’émerveiller ses fans. Producteurs à vos marques !

Adama Diarra


 

 

 

 

IIe CONGRES ORDINAIRE DU RDR

Non au laxisme et à l’impunité !

La salle de conférence du centre islamique d’Hamdallaye a abrité le samedi dernier le 2ème congrès ordinaire du parti, le Rassemblement Des Républicains (R-D-R). C’était sous la présidence du président du parti, M. Amadou Sidibé en présence des partis amis et de ses militants.

Selon M. Amadou Sidibé, le RDD a fait des progrès remarquables qui lui ont permis de se hisser à la hauteur des partis respectables et respectés du Mali. Il couvre actuellement plus de la moitié du territoire national.

« Dans les années à venir notamment en 2009 et en 2012, de nouvelles élections communales et  générales seront organisées dans notre pays. Nous souhaitons vivement que ces élections soient apaisées, transparentes et crédibles, qu’elles ne soient pas comme par le passé, le champ des fraudes massives et des achats de conscience de tous genres. Le RDR se présentera à toutes ces élections par mission et par vocation, comme tout parti politique digne de ce nom, avec la ferme conviction de les gagner ».

Précisons que le congrès est l’instance suprême délibérative qui rassemble tous les 7 ans les militants et militantes, les délégués des sections, le bureau politique national et les mouvements affiliés pour faire l’audit général du parti. C’était un moment remarquable et important dans la vie du RDR.

Ce congrès permettra aux membres du bureau politique national d’analyser les forces et les faiblesses du parti, de statuer sur les rapports des différentes commissions. Il permettra aussi d’élire un nouveau bureau et d’aborder les problèmes sui secouent notre pays et le reste du monde.
Le RDR a aussi choisi l’occasion pour se pencher sur les questions brûlantes de notre pays qui, à n’en pas douter, se mesurent aujourd’hui  à l’insécurité dans le Nord, à l’insécurité résiduelle dans les villes et à l’intérieur du pays, à la question de l’école et à la vie chère.
Selon M. Amadou Sidibé, le RDR est pour des solutions par le dialogue franc, constructif et républicain ; mais la gestion des affaires publiques ne saurait se concilier avec le laxisme et l’impunité. Il faut instaurer l’autorité de l’Etat et l’Etat de droit, respectueux des droits et des devoirs de chaque citoyen.

Siriman DOUMBIA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 17:55

FEDERATION MALIENNE DE FOOTBALL

IFAB Sport, le nouveau sponsor

La salle de conférence de  la FEMAFOOT a servi de cadre le 21 mai dernier à un point de presse organisé par le comité exécutif de la fédération malienne de football.
L’objectif de cette rencontre était d’informer la population malienne sur le nouveau contrat de sponsoring avec la société de droit Français IFAB Sport. Le conférencier était Col Boubacar Baba Diarra, 2è vice président de la Femafoot , en présence de M. Yacouba Traoré secrétaire général et de plusieurs journalistes.

Le colonel Baba dira dans son exposé qu’après la non signature du contrat avec la société Orange-Mali, à cause des contraintes qu’il a évoquées, la Femafoot vient de signer un nouveau contrat avec IFAB sport,une société de droit français qui va désormais financer les initiatives sportives de la fédération. L’accord qui lie la Femafoot et son nouveau partenaire porte sur 5 ans. La société IFAB sport s’occupera pendant cette période l’image du f football malien.
Siriman DOUMBIA

 

 

BALLON D’OR AFRICAIN 2007

Pour célébrer le trophée de Kanouté et du Mali !

Dans le cadre de la célébration du ballon d’or Africain 2007, le ministère de la jeunesse et des sports a mis une commission sur place pour fêter cette consécration.
C’est ainsi cette commission, composée des membres du ministère, de la fédération malienne de football et des responsables sportifs, a organisé le mercredi dernier, dans la salle de conférence du ministère un point de presse, pour mieux édifier la population sur cet important évènement.
Les conférenciers étaient Dr Mohamed Ould Salek et M. Amady Gansiry Bathily, tous conseillers techniques au ministère de la jeunesse et des sports.

Selon M. Salek, la commission a attendu tout ce temps pour célébrer ce trophée  parce que M. Frédéric Oumar Kanouté n’avait pas le temps, il était pris par les compétitions de son club. Il ajoutera que ce trophée de Kanouté est le deuxième ballon d’or du Mali, après celui de Salif Keïta en 1970.

Quant à M. Bathily, il a donné le programme de la cérémonie. Selon lui, Frédéric Kanouté et ses camarades (joueurs de l’équipe nationale du Mali) seront accueillis le samedi 24 mai à 20h par les supporters, le D.N.S.E.P ; le C.N.O.M et la fédération malienne de football. Ensuite une caravane sera conduite jusqu’à la place de l’indépendance en passant par la tour d’Afrique. Ils seront accueillis au niveau de la place de l’indépendance par Monsieur le gouverneur du District, Monsieur le Maire du District et les officiels.

Le lendemain, c'est-à-dire, le 25 Mai, une conférence-débat sera organisée au centre International de conférence de Bamako sous le thème « historique du ballon d’or Africain » (les exploits sportifs de Frédéric Oumar Kanouté). Elle sera animée par le Doyen Madou Diarra et Djibril Traoré, journalistes à l’ORTM sous la présidence de Monsieur le ministre de la jeunesse et des sports.
La cérémonie se terminera la nuit par un grand concert au stade omnisport Modibo Keïta où Kanouté et son ballon d’or seront présentés au public par Mokobé, artiste malien qui vit en France.

Siriman DOUMBIA

 

 

ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE (OSC)

Pour une connaissance du budget de l’Etat malien

Depuis 1991, le Mali a opté pour un état de droit et une démocratie pluraliste. C’est à la construction de ce nouvel état que contribue l’ensemble des acteurs étatiques et non étatiques. C’est dans ce cadre qu’un atelier de formation des formateurs sur le budget de l’état malien a été organisé par la CAD. Mali en partenariat avec la FDS et sur financement D’OSIWA.
La cérémonie d’ouverture a eu lieu le mardi dernier au centre Awa Keïta sous la présidence de M. Bakary Bouaré représentant du ministre des finances empêché.
Cet atelier qui participe de la ferme volonté de la société civile se situe dans un processus de formation ayant comme objectif principal le renforcement des capacités des futurs formateurs en connaissance du budget en général et celui de l’état malien en particulier.

Selon M. Bouaré « cet atelier qui revête tout son importance pour nous et pour vous s’inscrit en droite ligne des aspirations de notre gouvernement conformément aux exigences d’un état de droit et du système internationale. Actuellement toutes les initiatives et dispositions sont en train d’être prises à tous les niveaux pour impliquer davantage la société civile de par le monde, aux diverses activités des états » a-t-il précisé.

Quant à M. Tiémoko Souleymane Sangaré coordinateur de la FDD , il dira que «  l’accès des citoyens aux informations budgétaires et leur participation au processus de préparation du budget d’état est une préoccupation des plus hautes autorités de notre pays en témoigne la lettre n°0736/MEF-SG du 02 août 2006 déclarant l’engagement du Mali à l’Initiative pour la transparence des Industries Extractives  (ITIE) et le décret n)7180/PM-RM du 6 juin 2007 fixant le cadre institutionnel de l’ITIE au Mali » a-t-il conclu.

Siriman DOUMBIA

 

 

 



 

CRISE ALIMENTAIRE

La faute à l’or noir

 

Depuis janvier 2006, le prix du riz a augmenté de 217%. Celui du blé, du maïs et du soja a plus que doublé. Dans plusieurs pays, le prix du lait et de la viande a été multiplié par deux. Cette flambée des produits de base et la baisse du pouvoir d’achat ont provoqué des émeutes du Bangladesh à Haïti en passant par l’Egypte.

Les pauvres sont les plus durement touchés. La très forte augmentation des prix a un énorme impact dans des pays tels que l’Indonésie, où le budget alimentation représente à lui seul plus de la moitié du revenu des ménages, contre 7,3% aux Etats-Unis et 20% en Israël. L’Etat hébreu étant fortement dépendant des importations de produits alimentaires, la flambée des prix n’y est pas une surprise. Le pays achète à l’étranger plus de 90% de ces céréales, entre 70% et 80% de sa consommation de poisson et de bœuf, la moitié de ses légumes secs, oléagineux et fruits à coupe.

Or il se trouve qu’entre 1974 et 2005 le prix réel des denrées alimentaires a chuté de 75% au plan mondial. Comment expliquer alors cette soudaine et brutale envolée ? Même si les réactions officielles l’ont minimisée, l’explication, évidente, saute aux yeux : c’est la hausse spectaculaire du prix du pétrole. En janvier 1999, le pétrole brut coûtait 8 dollars le baril. Aujourd’hui, il vaut au moins 120 dollars. LE pétrole est vital pour chacune des étapes de l’agriculture industrialisée : des pesticide de synthèse à la fabrication des engrais, du carburant nécessaire aux machines agricoles au transport international de marchandises. Toutes ont enregistré une forte hausse des coûts entraînant, sans surprise, une flambée des prix dans l’agroalimentaire.
La réalité est que nous sommes véritablement en train de « manger du pétrole ». Le passage, ces soixante dernières années, à l’agriculture industrielle a rendu notre système alimentaire dépendant de ressources non renouvelables. Nous en payons aujourd’hui le prix.

LA HAUSSE DES COURS DE L’OR NOIR trahit une véritable inquiétude sur « le pic pétrolier ». La plupart des géologues sont aujourd’hui d’accord sur le fait que la production mondiale de pétrole approche si elle ne l’a pas déjà atteint de son maximum historique. Et, comme pour toute autre énergie non renouvelable, une fois ce cap franchi, les disponibilités commenceront à diminuer et les prix à augmenter pour compenser cette rareté croissante.
Si les gouvernements occidentaux n’évoquent pas ouvertement ce pic pétrolier, ils se sont mis, lentement mais sûrement, à subventionner l’expansion massive des biocarburants :on convertit des millions d’hectares de terres à usage alimentaire en récoltes pour biocarburants, comme le maïs, ce qui contribue au renchérissement des produits alimentaires. Dans le même temps, des terres auparavant consacrées à la production alimentaire sont progressivement convertis en culture pour l’alimentation animale, tandis que la mondialisation du régime alimentaire américain provoque une demande croissante de viande à travers le monde.

Source : Haaretz

FEUX DE SIGNALISATION

Si on activait

 

Depuis quelques semaines, les usagers de la voie expresse Pont des martyrs avenue de l’OUA constatent la mise en état de marche des feux tricolores.

Cette initiative des autorités en charge du domaine est à saluer et traduit la volonté manifeste des plus hautes autorités à réduire les accidents graves, voire mortels.

 

Petit à petit, les usagers reprennent l’habitude avec ces feux détruits par des vandales. Cependant, si les responsables pouvaient accélérer l’effectivité des feux de signalisation sur tout le tronçon, cela réduirait de beaucoup le nombre des accidents et rendra plus facile le travail des agents de police pris parfois entre plusieurs véhicules.

Vivement, pour la mise en marche totale des feux à travers le district.
Sinaly

 

 

 

Par LE POUCE
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 17:48

ADP

La fuite en avant

 

Après les élections générales de 2007, l’heure est à la construction nationale, la  gestion des problèmes auxquels les populations sont confrontées aujourd’hui. Au Mali, la situation socio-économique, sécuritaire et de l’école n’est pas reluisante. La crise scolaire s’enlise ; au même moment, les réalités de l’environnement économique international sont en train de compromettre les efforts de développement dans plusieurs pays, dont le Mali.

 

Pour ce qui est de l’aspect sécuritaire, il donne également du fil à retordre depuis la veille des élections générales de 2007. Face à la conjugaison de toutes ces difficultés qui représentent des handicaps certains à l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, l’opposition politique ne fait pas de cadeau au pouvoir.

 

Et au même moment, paradoxalement, des partenaires politiques du président de la République sont absorbés par les questions de repositionnement, de consolidation de leur position sur la scène politique. Dès lors, on comprend que les membres de l’ADP étaient en train de dérailler par rapport à l’un de leurs engagements majeurs, en l’occurrence le soutien des actions du président de la République. Cela attire l’attention dans la mesure où la conquête du pouvoir n’est pas une fin en soi.

En effet, il semble que les partis membres de l’ADP avaient pris une sorte de recul par rapport à cette solidarité qui doit aller au-delà de celle gouvernementale. Il ne s’agit pas de déclarations politiques tapageuses, mais de soutien en termes d’apports en expertises, de propositions et suggestions allant dans le sens d’une meilleure orientation ; en termes d’appui conseil.

Heureusement que le mercredi dernier, il y a eu un déclic de leur part à l’issue d’une rencontre qu’ils ont initiée à cet effet. Ainsi, les principaux cadres de l’ADP ont décidé de se réunir périodiquement (tous les deux mois) afin d’échanger sur les problèmes de la Nation. S ’il est vrai que l’activité politique est un fait de tous les jours, il n’en demeure pas moins qu’il importe de gérer, au fur et à mesure, les difficultés qui surgissent, non seulement pour soutenir le président de la République , mais aussi dans le souci d’apporter sa pierre à la construction nationale, à l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations.

 

Il s’agit aussi, par la même occasion, d’un acte patriotique qui fait partie des prérogatives de tous les partis, de tous les acteurs politiques, puisque tous ambitionnent de conquérir et d’exercer le pouvoir politique. Ainsi, il s’agit de faire en sorte que le terrain soit suffisamment bien balisé au plan du développement pour réussir l’alternance politique en 2012.

Amadou DIAKITE

 

 

APRES LES ADHESIONS A L’ADEMA

Le plus difficile reste à faire

 

Le parti de l’Abeille solitaire tient le haut du pavé depuis plusieurs mois, voire une année. Cette popularité et cette position dominante de l’ADEMA s’expliquent par le fait que le parti a eu l’opportunité de gérer les affaires publiques pendant une décennie. Et comme il n’est un secret pour personne, les partis qui s’engouffrent dans l’opposition politique, végètent généralement dans un immobilisme infructueux.

 

Aussi, malgré la réalisation de l’alternance politique en 2002, l’ADEMA ne s’est jamais éloigné du pouvoir, de la gestion des affaires publiques. Et chemin faisant, certains de ses cadres ont régulièrement occupé des postes importants de responsabilité.

 

Toute chose qui explique en partie sa position dominante. En plus de cela, les ténors du parti qui ont une tendance futuriste, après avoir bien analysé la situation politique, ont compris qu’ils devraient prendre du recul par rapport à la gestion des affaires. Même dans cette optique, malgré les multiples scissions, ces ténors ont pu entretenir leur électorat. En plus de cela, le parti continue d’évoluer par rapport à l’exécution d’un programme politique réaliste.

C’est pourquoi bien avant les élections générales de 2007, ses hauts responsables ont annoncé leur détermination à réaliser l’alternance politique en 2012. C’est cette ambition de reconquérir le pouvoir qui a beaucoup charmé au sein de la classe politique.
D’où des retrouvailles tous azimuts avec d’anciens camarades, voire des cadres et militants d’autres partis.

A cela s’ajoute les fusions de certains partis d’envergure moyenne. Ce processus qui était en marche depuis quelques mois est aujourd’hui au ralenti.
Et pour cause, la dernière tentative de l’ADEMA d’absorber l’UDD en son sein, est demeurée vaine. Ce qui a, du coup freiner l’élan du parti dans son cycle infernal d’adhésions.

Ainsi, le refus de l’UDD de se fondre dans l’ADEMA est un signal fort pour les ruchers, mais aussi pour les cadres et militants qui auraient commencé à nourrir le projet de se fondre dans le parti de l’abeille solitaire. Ainsi, les uns et les autres seraient en train de réfléchir sur les motivations profondes de la résistance de l’UDD à l’ADEMA. Ce refus pourrait être perçu comme une méfiance donc une prudence face à un mouvement unidirectionnel qui pourrait réserver beaucoup de surprises, tant il n’est pas sûr que tous auront des positions confortables dans la Ruche.

 

Ainsi, à cause de sa gourmandise, l’ADEMA est en train de préparer en son sein, une situation explosive, dans la mesure où tous ceux qui viennent à l’ADEMA, ne le font pas pour les beaux yeux des dirigeants du parti, encore moins pour uniquement les discours mielleux de ceux-ci. Chacun y va pour tirer son épingle du jeu. Est-ce possible ? Ce qui est sans équivoque, c’est qu’il n’y aura pas de la place pour tous, en fonction de leurs prétentions.
Ainsi, l’approche prônée par les ténors du parti pour le fortifier, risquera plutôt de les mettre dans une situation gênante sur fond de frustrations.
Cela est d’autant prévisible que même les partis qui ont réalisé la fusion avec l’ADEMA ne semblent pas avoir tous consulté leurs bases. Là encore, il y aura une équation à résoudre afin de faire de ces fusions, de bonnes affaires. Ces constats sont la preuve que les difficultés qui pourraient surgir à l’ADEMA sont à la dimension de ses ambitions. Ainsi, après les fusions, c’est le plus difficile qui reste à faire. Il s’agit, en l’occurrence d’organiser harmonieusement l’ensemble des troupes. Le parti relèvera-t-il le défi ? Attendons pour voir.

Youma

 

TABLE RONDE DES BAILLEURS DE FONDS DU MALI

La CSLP dégage les grandes lignes

 

En prélude à la table ronde des bailleurs de fonds du Mali qui se tiendra les 12 et 13 juin prochains au Centre International des Conférences de Bamako, la Cellule Sectorielle de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) a rencontré la presse. C’était hier jeudi 22 mai à la Maison de la Presse. Le coordinateur de la CSLP , Sékou Diarra et son adjoint ont présidé la rencontre.

Les quatre objectifs visés par cette table ronde en vue, selon Sékou Diarra, le coordinateur du CSLP, sont le renforcement de la concertation et le partenariat entre le Gouvernement et ses Partenaires techniques et financiers (PTF) autour des politiques et stratégie de développement du pays ; identifier les voies et moyens d’accélérer la croissance et les progrès vers les OMD ; développer des instruments pertinents de mesure et de suivi (statistiques) des politiques et stratégies de développement économique et social ; requérir, pour la réalisation de ces politiques et stratégies, un accompagnement fort de la communauté des bailleurs de fonds.

 

Quant aux résultats attendus, ils sont essentiellement : un accord sur les politiques à mettre en oeuvre pour accélérer la croissance au Mali et atteindre les OMD ; un engagement du gouvernement malien sur un programme de mesures pertinentes à mettre en oeuvre à cette fin, des décisions sur la mise en place d’un système statistique et d’indicateurs qui permettent la mise en œuvre de politiques orientées vers les résultats ; des engagements d’appui supplémentaire des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre du programme de développement économique et social du Mali.

 

Selon le coordinateur de la CSLP , le constat est que, conformément à ses engagements Genève, le Gouvernement du Mali a fait de l’appui budgétaire un instrument privilégié de sa coopération financière. Par ailleurs, dans la dynamique de la Déclaration de Paris, il a mis en place un secrétariat technique qui travaille de concert avec les PTF à la mise en oeuvre de plans d’action en vue l’harmonisation de l’aide. Pour davantage donner corps au processus de l’alignement et d’harmonisation au niveau national, il s’est approprié les 12 indicateurs de progrès de la Déclaration de Paris, les déclinant en un Plan national d’action, avec la ferme volonté de satisfaire à l’échéance 2009. Le gouvernement a également procédé à la révision du CSLP et a adopté, le 20 décembre 2006, un nouveau cadre stratégique dénommé « Cadre Stratégique de Croissance et de Réduction de la Pauvreté  (CSCRP) ». Il a identifié de nouvelles sources de croissance et organisé les six consultations sectorielles recommandées par la Table Ronde de Genève. Les efforts fournis ces trois dernières années ont permis au pays de réaliser un taux de croissance appréciable de 5,1% mais ce taux de croissance positif s’est révélé insuffisant pour réduire significativement la pauvreté.

 

Aussi, le gouvernement a-t-il conçu de nouveaux instruments de développement économique et social en vue d’accélérer la croissance et d’évoluer favorablement vers la réalisation des OMD. Parmi ces nouveaux instruments, il convient de noter le Cadre Stratégique de Croissance et de Réduction de la pauvreté (CSCRP) 2007-2011, le Programme de développement économique et social (PDES), plate-forme électorale du président de la République devenue source d’inspiration de l’action gouvernementale et un cadre d’exécution de certaines activités du CSCRP durant le quinquennat 2007-2012, le Plan national d’action pour la mise en œuvre de la Déclaration de Paris 2007-2009, le Schéma directeur statistique 2006-2010 et le Plan décennal de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le

 

Développement (OMD) 2006-2015. C’est pourquoi, explique la CSLP , le Gouvernement du Mali a décidé de partager ouvertement l’essence et les modalités pratiques de mise en œuvre de ces instruments nouveaux ou révisés de coopération et de développement économique et social. Pour ce faire, il a décidé d’organiser, courant 2008, une Conférence de Table Ronde des Bailleurs de Fonds (TRBF) du Mali.

Rappelons que lors de ladite table ronde, certaines questions cruciales d’intérêt commun comme l’aide publique au développement du Mali, la lutte contre la corruption et la délinquance financière, la transparence dans la gestion des affaires publiques, plus généralement la bonne gouvernance, feront l’objet d’échanges et de prise de décisions communes à l’effet d’améliorer les performances du gouvernement et d’évoluer vers la croissance économique et le développement.

 

Précisons enfin que les fruits de cette table ronde permettront au Gouvernement d’engager une action globale de développement plus intense, mieux structurée et plus efficace, capable de réduire la pauvreté de façon durable et de doper la croissance économique au Mali.

Adama Diarra

 

NOS FRERES SUD-AFRICAINS

S’il vous plaît, n’enterrez pas l’histoire !

 

Il va falloir que l’on s’attarde un peu sur la montée en puissance de la xénophobie dans le pays de l’arc-en-ciel. Ce qui se passe de nos jours en Afrique du Sud suscite de l’amertume. Qu’on arrive même à parler de morts, c’est très regrettable. Nous pensions que l’Afrique du Sud, libérée du joug de l’apartheid par la pression africaine, allait demeurer un modèle.

 

Les Etats africains ont hébergé et réconfortés les réfugiés sud-africains dans leur lutte. Ils en ont entraîné quelques-uns à la guérilla. Ils avaient interdit leur espace aérien et rompu leurs relations commerciales avec le gouvernement sanguinaire d’apartheid. Ne sont-ils pas les pays rejetés aujourd’hui qui étaient les bases arrière avancées de l’ANC (African National Congress) ? L’Algérie y a joué un grand rôle. Les leaders africains fustigeaient et dénonçaient de vive voix l’apartheid même à la tribune de l’ONU. Que l’on se souvienne aussi du discours de Mobutu Sese Seko du Zaïre (actuel RDC) à l’ONU en 1973 et de celui d’Idi Amin Dada de l’Ouganda en 1975 qui cherchaient à mener la guerre en Afrique du Sud pour libérer nos frères sud-africains du joug du régime oppressif d’apartheid.

Cette pression africaine et de certains pays non africains d’obédience communiste a donné les résultats que l’on sait. L’histoire de l’Afrique du Sud a été tellement agitée au point qu’on ne peut pas l’oublier si vite. Que les jeunes générations sud-africaines revoient le livre d’histoire de leur pays. Si dans le passé, certains de leurs fuyaient les persécutions menées par le régime oppressif d’apartheid pour aller se réfugier et s’organiser ailleurs, qu’ils sachent que le retour de l’ascenseur existe.

Des actes décevants

Par ailleurs, ces actes de xénophobie ternissent l’image que l’on se fait de ce pays. N’oublions pas que le pays est une référence pour l’Afrique en matière de tolérance. C’est lui qui a inventé le concept de « vérité et réconciliation » appliqué aujourd’hui au Togo et d’ici peu en Guinée. Toute l’Afrique veut s’inspirer de ce modèle pour cultiver l’esprit de tolérance afin de créer un havre de paix.  Ce qui se passe actuellement en Afrique du Sud  nous déçoit et est incompatible avec l’esprit de tolérance que l’ont connaît. Nous n’arrivons pas à comprendre comment le peuple sud-africain  a pu tolérer son bourreau d’hier (le blanc) mais rejette son semblable noir qui a pu l’aider à se libérer. Est-ce que c’est par des coups de bâtons qu’il faut le remercier ?

L’Afrique du Sud veut être membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU. Comment compte-t-elle y parvenir sans l’appui des autres pays africains ? De fois, certains actes émotionnels peuvent se tourner contre l’auteur. Il faut en faire attention.

Nous nous demandons de fois si l’idée des Etats-Unis d’Afrique n’est pas un slogan creux. A nos yeux, les Etats-Unis d’Afrique semblent être un pays du futur qui ne se réalise jamais car son chemin est parsemé d’obstacles difficiles à surmonter. En effet, pour que cette idée se réalise, il faut satisfaire un certain nombre de préalables tels que se dépasser de l’égoïsme national, avoir une monnaie et une banque centrale communes, une politique agricole et industrielle commune, une libre circulation des biens et des personnes…..Mais malheureusement, on est loin de cet idéal. On se repousse, on ne s’aime pas. C’est parce qu’on ne s’aime pas qu’il existe la xénophobie. On pense que la crise qui sévit dans le pays est amenée par les étrangers. Un peu partout en Afrique il y a le rejet de l’étranger. Le Mozambique et la Libye l’ont fait, en Afrique du Sud, c’est pire car il y a mort d’hommes. La Guinée Bissau a annoncé aussi ses intensions. Où va-t-on donc ? Pourrait-on parler d’unité africaine avec ce genre de comportement ? Réellement les Etats-Unis d’Afrique sont-ils réalisables dans ce climat ?

L’une des principales causes qui font que les organisations que nous créons meurent vite est l’égoïsme national. L’O.U.A est morte. L’Union Africaine est dans le coma parce que les Etats Africains refusent de céder une partie de leur souveraineté. Alors qu’est-ce qui montre que demain les Etats-Unis d’Afrique survivront une fois créés?

Ni honneur, ni fierté….

Ces organisations d’unité sont mises en place pour le développement de notre continent et pour l’entente entre nos peuples. Quelle est la politique menée pour l’entente entre nos peuples ? C’est l’absence ou la défaillance de cette politique qui fait qu’aujourd’hui les sud-africains rejettent de chez eux les autres africains. La chose qui fait sourire dans tout cela est que la xénophobie est pratiquée sur les africains et non sur les européens. Les africains sont taxés d’étrangers porteurs de malheurs tandis que les européens sont appelés « expatriés » et méritent respect, admiration, obéissance et bénédiction. Est-ce que les noirs méritent ces honneurs là en Europe ? Qui est réellement derrière ce soulèvement xénophobe qui salit un si beau pays ?

 

Ça ne fait ni honneur, ni fierté à tout africain d’entendre les médias occidentaux faire des commentaires tapageurs sur ces regrettables événements  qui se passent en Afrique du Sud, pays de référence en Afrique même au point de vue économique.

 Il est grand temps d’y mettre fin. La SADC et l’Union Africaine sont interpellées pour éviter le chaos. C’est un grand test pour ces organisations afin de convaincre le monde de leur efficacité auquel cas elles sont vouées à la disparition.

Que la jeunesse sud-africaine comprenne que l’Afrique aspire à être une et indivisible pour pouvoir gagner dans ce combat pour le développement.

Kalemba Mwamba

Prof. au Lycée Moderne Elite

Hamdallaye ACI 2000

 

BREVES

CNPM : le secteur informel mieux outillé

Bamako a servi de cadre à l’atelier de renforcement des capacités d’intervention du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) ; les 20, 21 et 22 mai derniers. C’était au Centre de Secteur Privé, sous la présidence Salim Siby, le président du CNPM de la région de Mopti, et non moins le représentant du président national du CNPM. Initié par le CNPM en étroite collaboration avec le PAMODEC (Projet d’Appui à la mise en œuvre de la déclaration) et le BIT (Bureau International des Travailleurs) du Mali avait pour objectif de contribuer à la mise en œuvre de la stratégie d’actions du CNPM dans l’économie informelle ; de mettre à la disposition des participants, des outils et instruments permettant à l’Organisation patronale, de mieux prendre en compte les besoins spécifiques des acteurs du secteur informel ; d’accroître l’influence et les capacités d’intervention du CNPM dans ledit secteur. Au cours de la formation, les thèmes ont porté entre autres sur les conventions fondamentales de l’OIT, les problèmes, défis et réalités de l’économie informelle, les principes internationaux en matière de liberté syndicale, les défis et opportunités de la Déclaration pour les Employeurs au Mali.

Randgold Resources, assignée en justice par APES

L’Association Pour l’Environnement et la Santé (APES) a assigné en justice le 12 mai 2008 les sociétés Somilo-SA, Morila-SA et Randgold Resources Mali pour les dégâts collatéraux par elles causées à l’environnement et aux populations riveraines. Afin de donner sa version des faits, Randgold Resources Mali a rencontré un parterre de journalistes le mardi 20 mai à l’Hôtel Laïco El Farouk. Pour les responsables de Randgold Resources, l’APES a tiré dans l’œuf. Selon le patron de Randgold, la société ne se laissera pas extorquer les 150 milliards de francs CFA demandés par son assignataire. Plus de détails sur cette désormais affaire « Randgold-APES » dans les jours à venir.

Syndicat d’enseignants : le SNEP en gestation

Dans les jours à venir, un nouveau syndicat d’enseignants sera porté sur les fonts baptismaux. Le Syndicat National de l’Enseignement Privé (SNEP) regroupera tous les enseignants des écoles privées afin d’affûter leurs armes dans la recherche d’amélioration des conditions de travail. A cet effet, une conférence de presse est prévue sous peu.

Autobiographie : La plume de Amadou et Mariam

Le titre donné à l’autobiographie est : « A par la lumière du jour ». La date de parution est prévue pour ce 29 mai. A travers 262 pages, le couple non-voyant de concert avec Drissa Keïta ont tirée leur autobiographie de différentes entrevues accordées à l’écrivain. Dans « A part la lumière du jour », le couple musicien Amadou et Mariam parle à cœur ouvert des moments les plus difficiles de leur vie : l’handicap visuel, leur première rencontre professionnelle et amoureuse. Grosso modo, « À part la lumière du jour » est une biographie poignante qui se faufile entre les rites de la tradition, de la religion, de la politique et des superstitions. Le livre est publié chez Michel Lafon, France.

Adama Diarra

AMBASSADE DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE

 

En vue d’exprimer les condoléances les plus profondes du peuple chinois de toutes les ethnies aux victimes du violent séisme du Sichuan, le gouvernement chinois a décidé de décréter trois jours de deuil national (du 19 au 21 mai). Durant cette période, le drapeau national à l’ambassade de Chine au Mali était  en berne et un livre de condoléance s’est ouvert au public dans les locaux de l’ambassade. (9h00 à 11h30 14h30 à 16h30)

 

L'Ambassade de la République Populaire de Chine en République du Mali saisit cette occasion pour vous renouveler l'assurance de sa haute considération.

Ambassade de la République Populaire de Chine en République du Mali

Bamako, 19 mai 2008

 

 

 

 

ASSAINISSEMENT DU DISTRICT

Les religieux à l’école de l’assainissement

Une journée de travail sur l’assainissement (avec les imams et prêcheur) du district, s’est tenue le mercredi 21 mai dernier à la Maison du Partenariat. Ladite journée, organisée par la mairie du District et présidée par le gouverneur Ibrahima Féfé Koné, regroupait plusieurs autorités locales du district de Bamako.

Dans son allocution, le maire Adama Sangaré du district a souhaité la bienvenue aux religieux avant de demander leur pleine implication pour lutter contre le fléau de l’insalubrité.

Selon le maire, les autorités locales que sont les maires des différentes communes, les imams et prêcheurs peuvent et doivent jouer un grand rôle pour atteindre l’objectif recherché. Pour Adama Sangaré, il n’y a pas de développement sans santé des populations.

Toutes les six communes du district de Bamako étaient représentées à cette journée.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 

IN MEMORIUM DES VICTIMES DU VIH/ SIDA VEILLEE

 Halte à la stigmatisation !

 

Dans le cadre du 25e anniversaire du mouvement mondial contre le VIH/Sida, l’équipe nationale locale, en collaboration avec le Haut conseil de lutte contre le SIDA et le Ministère de la santé ont célébré pour la 2e année consécutive, l’évènement. La faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie a abrité, au point G, le dimanche 18 Mai le 25 é anniversaire de la veillée commémorative des victimes du VIH/Sida coordonné par Mme Stéphanie Towa. L’évènement est célébré en mémoire des personnes mortes du Sida, pour l’engagement des jeunes dans la lutte contre ce fléau. Ont prit part à cette veillée, M. Boubacar Bocoum, conférencier HCNLS (Haut Conseil National du Lutte contre le Sida), M. Zoumana Isaac Traoré, coordinateur national International AIDS condlelight Memorail.
La veillée a été marquée par deux interventions. M. Aboubacar  Bocoum, conférencier du HCNLS et expérimenté dans la santé sexuelle a déclaré que « la lutte contre le sida est un problème de développement et que la jeunesse est très capitale dans la lutte contre le VIH/Sida. Il a également fait part de la vulnérabilité des jeunes face au VIH/Sida.

Pour sa part, M. Zoumana Isaac Traoré, coordinateur national International AIDS Candlelight Memorial, il a déclaré que « leur mouvement est déterminé à mettre fin au VIH Sida en réduisant la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le VIH Sida.
Charlotte KONE (stagiaire)

 

 

 

Par LE POUCE
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 14:02

FUSIONS AU SEIN DE L’ADEMA ET L’URD

La marginalisation des militants se poursuit

 

Depuis quelques temps, l’on assiste sur la scène politique, à un effet de mode dont les observateurs avertis de la place cherchent à cerner les tenants et les aboutissants. Des partis créés (par définition) pour la conquête du pouvoir, ont décidé de mettre fin à leur existence en allant se fondre (« se dissoudre », devrons-nous écrire) au sein de formations dites «grands partis politiques ».

 

La fusion avec l’ADEMA et avec l’URD, c’est de cela qu’il s’agit, est-elle le signe de l’immaturité des responsables politiques ? Est-elle sous-tendue par un fond mercantile ? De bas desseins politiciens ? Des questions auxquelles les uns et les autres doivent apporter des réponses convaincantes.

 

Des observateurs avertis se posent la question de savoir à quoi aura-t-il servi de créer un parti, de rassembler des hommes et des femmes autour d’un même idéal, pendant un temps et renoncer brusquement à l’animation de la vie politique. Les fusions annoncées ou réalisées ont-elles fait l’objet d’une véritable concertation à l’interne au niveau de ces formations politiques? Pas sûr.

En effet, des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer ces fusions à laquelle la base n’a pas été associée ? Une direction de parti est-elle habilitée à décider de sa fusion avec un autre parti sans se référer à ses structures. C’est ce à quoi nous assistons.
A notre connaissance, aucune de ces formations politiques « fondues » n’a organisé une conférence pour recueillir l’avis des militantes et militants ou du moins de leurs délégués.
La direction du parti, pour des questions de strapontins, décide unilatéralement de signer l’acte de décès du parti. Pourtant, c’est tout un processus qui a prévalu à la création de ces entités politiques,  processus soutenu par de véritables serments dont le maître mot est : aller à la conquête du pouvoir.
La direction du parti, en signant  la convention de fusion avec le grand parti, n’est pas sûre de drainer le beau monde que constitue sa base. En agissant de la sorte et au mépris de sa base, les responsables, sans se rendre compte, ouvrent un grand boulevard aux chercheurs de militants. Ainsi, les nouveaux partis  et ceux en gestation n’auront pas de la peine à absorber ces militants déçus. Ceux qui reçoivent ces responsables de partis se sont-ils réellement préoccupés de savoir si la base était avec les signataires…
Amadou Diakité

 

 

 

 

 

COOPERATION BILATERALE MALI-JAPON

Le japon appuie le Mali avec plus de 7 milliards

 

La salle de conférence du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale a servi de cadre le vendredi 16 mai dernier à la signature de deux importants accords de coopération entre le gouvernement du Mali et celui du Japon.

Son excellence M. Moctar Ouane, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale et le chargé d’Affaires du Japon au Mali, M. Hisanobu Hasana, ont opposé leurs signatures au bas du document. C’était en présence des représentants des Ministres de l’Equipement et des Transports et de l’Energie, des mines et de l’eau, empêchés.

Le Japon demeure dans la continuité des initiatives de la conférence Internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), dont la quatrième édition aura lieu du 28 ou 30 mai prochain à Yokohama au Japon.

Une enveloppe globale de plus de 7 milliards
Cette somme est destinée au financement de deux projets dont l’alimentation en eau potable dans la région de Sikasso et à la construction des ponts sur le corridor du Sud, en République du Mali et en République du Sénégal. Le chargé d’affaires a confirmé que ce projet de première nécessité facilitera l’accès à l’eau potable aux populations de Sikasso, au renforcement du réseau routier pour une meilleure circulation des biens et de personnes, notamment sur l’axe Bamako-Dakar et à  une réduction des coûts du transport routier.

 Ainsi dira-t-il, le projet tout en jouant un rôle appréciable dans la dynamisation de l’économie malienne, aura également un impact très bénéfique sur les populations à travers la création d’emplois, et contribuera à promouvoir l’intégration de la sous région.

Pour le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, M. Moctar Ouane, la réalisation du projet d’alimentation en eau potable dans la région de Sikasso, contribuera grandement à l’amélioration des conditions de vie des populations en leur offrant un meilleur accès à l’eau potable, qui constitue un  besoin fondamental dont la satisfaction est un premier pas vers le développement durable. Quant à la construction des ponts, le ministre Ouane a indiqué qu’elle contribuera au renforcement du réseau routier, à la promotion de l’intégration sous régionale ; à la consolidation de l’économie malienne et à la réduction des coûts du transport routier.

 Pour son excellence, cette signature, à quelques jours de la tenue de la quatrième TICAD est un témoignage des relations d’amitié qui existent de longues dates entre le Mali et le Japon. Il a souligné l’important appui financier du gouvernement du Japon au gouvernement malien dans la reconstitution du stock national de sécurité alimentaire et de l’organisation des élections présidentielles et législatives de 2007.
Charlotte KONE (stagiaire)

 

RESEAU DES FEMMES ARTISANES DU MALI

Pour conquérir le marché extérieur

 

Il existe désormais un Réseau des Femmes Artisanes au Mali, en abrégé REFAM. La cérémonie de lancement dudit réseau s’est tenue le samedi 17 mai 2008 au Centre International de Conférence de Bamako, sous la houlette du ministre de l’Artisanat et du Tourisme, N’Diaye Bâ. Etait également présente la ministre de la Promotion de la Femme.
Pou
r le ministre N’Diaye Bâ, les activités du REFAM ne sont pas que festives, il s’agit au contraire d’entreprises de conquête du marché extérieur pour les produits du Mali en général, pour les produits artisanaux en particulier. « Il nous faut élargir ce marché, le fidéliser », a-t-il ajouté.

 

S’adressant aux femmes du réseau, le ministre a, par ailleurs, incité ces dernières à s’engager résolument dans la conquête et la préservation du marché intérieur.
 « Vous êtes opératrices économiques, mais vous êtes d’abord au cœur d’un tissu de relations : épouses, mères et sœurs. Utilisez votre capacité d’orientation, de conseils et de décisions pour consommer et faire consommer malien. C’est ainsi que vous participerez à la création d’une richesse nationale durable. Je vous exhorte à cela et c’est urgent », a-t-il ajouté

 

Quant à la ministre, Mme Maïga Sina Damba, elle a tout simplement demandé à ses sœurs d’éviter de tomber dans les querelles d’intérêts basées sur l’ego.

Le REFAM a remis de nombreuses distinctions, dont un « ciwara » aux deux ministres. Signalons que Le nouveau bureau porté sur les fonts baptismaux, comprend 20 membres avec Mme Dembélé Mariam Sidibé comme présidente.
Adama Diarra

 

 

LANCEMENT DU LIVRE DE BADARA ALOU TRAORE

Témoignage et partage sur les mouvements de jeunesse

 

Le lancement officiel du livre de Badara Alou Traoré, intitulé « Politique et mouvements de jeunesse en Afrique noire francophone ; le cas du Mali » a eu lieu au Palais de la Culture. La cérémonie s’est déroulée le samedi 17 Mai. Elle a enregistré outre la présence du secrétaire général du ministère de la Jeunesse,  celui de la Culture, les chercheurs, les universitaires et plusieurs autres scientifiques. Les amis et collaborateurs ne sont pas restés en marge de la fête.

Le parrain du livre M. Kalifa Sissoko a exprimé toute sa satisfaction pour le travail abattu par l’auteur Badara Alou Traoré. M. Sada Samaké, directeur des études à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports, a présenté le livre au public.
Quant à l’auteur de l’ouvrage, il a indiqué que le livre répond à deux soucis : celui de partager son expérience et celui de la documentation ; car selon lui, personne n’a écrit sur le mouvement de la jeunesse au Mali.
Pour Badara Alou Traoré, ce livre est un témoignage qui a commencé depuis 1965 à Sikasso. L’ouvrage fait parti du parcours de l’auteur. C’est aussi la volonté de l’auteur de donner les points de référence à la jeunesse malienne. Son souci est également de faire la promotion de la jeunesse.
Selon Badara Alou, à partir du 26 mars 1991, date de la fin de la dictature au Mali, il y  a eu un changement dans la politique et mouvements de jeunesse au Mali. Est-ce que nous sommes satisfait de ce changement aujourd’hui ? Pour l’auteur, la réponse ne doit pas être positive.

Toujours selon lui, cet ouvrage est un questionnement sur la jeunesse des anciennes colonies françaises dans le contexte  du pluralisme démocratique et de la décentralisation.  Ce questionnement à travers l’expérience malienne  pourrait aider à alimenter et à mûrir  la réflexion dans le cadre de l’accompagnement de la promotion des jeunes car les  transformations et mutations socio-économiques ont engendré une diversité de problèmes et de phénomènes nouveaux qui, faut-il le reconnaître, sont de plus en plus complexes. Un ensemble qui affecte non seulement le milieu urbain mais aussi le milieu rural. Dans le domaine de la promotion des jeunes, les thérapeutiques proposées semblent avoir montré leur limite malgré la coexistence de deux logiques de l’Etat sur le terrain :

- une logique où la politique de jeunesse serait prise à sa charge par un ministère spécifique dont ce serait la vocation ;

- une logique où la politique de jeunesse renverrait à des préoccupations transversales à plusieurs administrations, qui l’aborderaient chacune sous l’angle qui lui est propre (social, éducatif, culturel, santé etc. Une coexistence ayant le plus souvent engendré des situations enchevêtrées. Au nombre des nouvelles approches, une 3e logique : la politique de la décentralisation.  Si auparavant l’Etat s’était donné une responsabilité totale et sans partage, actuellement, il a selon les domaines partiellement ou totalement cédé sa responsabilité aux collectivités par un transfert de compétences. Ce questionnement sur la jeunesse s’inscrit en droite ligne dans les préoccupations actuelles des autorités des anciennes colonies françaises au regard de l’enjeu de l’heure car d’après le Professeur HOUSSAYE, une société démocratique est en quelque sorte plus démunie face à une jeunesse qui, elle, ne peut être que plus exigeante. Comment gérer ce grand écart ? Quels sont les moyens dont disposent les politiques, en particulier quand les financements disponibles sont plus que limités ? Quelles sont les politiques de la jeunesse pensées et mises en œuvre aujourd’hui dans les anciennes colonies françaises ?

Les amis et autres camarades de classe et de profession ont témoigné le courage de Alou B. Traoré. Précisons que le livre est vendu à 13 euros en Europe et 10.000F Cfa au Mali

Hamidou TOGO

 

 

JOURNEE MONDIALE DE LA CROIX ROUGE

Renforcer  les jalons humanitaires

 

Après le report, à cause de la tenue de son assemblée générale, la Croix Rouge malienne, à l’instar des autres pays du monde, vient de fêter le samedi 17 mai dernier sa 43ème édition journée mondiale. C’était à son siège sis à Djélibougou. Le thème de cette année était « tous pour l’humanité ». La cérémonie était placée sous la présidence du ministre Oumar Ibrahima Touré de Santé, en présence du ministre Sékou Diakité du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes  Agées,

 

Dr Abdourhamane Cissé, président de Croix Rouge Mali.

Cette journée rentre dans le cadre de la célébration du 8 mai date anniversaire de la naissance de Henry Dunant, fondateur de la Croix Rouge internationale.

Au cours de cette journée, le président de Croix Rouge Mali a fait le bilan des activités réalisées par l’organisation au Mali. Malgré ces résultats assez probants, Dr. Cissé dira : « nous avons choisi de ne point baisser la garde parce que les défis à relever sont encore nombreux et divers. En effet,  les graves problèmes lies aux maladies, aux déplacements des populations suite aux conflits armés, au phénomène de l’immigration clandestine, à l’opprobre et à la discrimination dont sont victimes les personnes atteintes du VIH/Sida, pour n’en citer que ces quelques uns, doivent rappeler à chacun et à tous la nécessité d’agir et de provoquer ce réflexe de solidarité pour combattre ces fléaux qui souvent peuvent conduire les gens à douter de leur propre dignité d’être humain »

Pour sa part, le ministre de la Santé a réaffirmé que « le gouvernement du Mali suit avec beaucoup d’intérêt les activités de la Croix Rouge et apprécie à leur juste valeur, les nombreux résultats positifs atteints, que ce soit en matière de santé communautaire, de secourisme et d’assistance ou d’activités génératrices de revenus et de renforcement institutionnel. Ces résultats ont fait que notre société nationale jouit d’un exceptionnel capital de sympathie et de confiance sur le plan national et international ».

Après la cérémonie d’ouverture un point de presse a été animé par Dr. Abdourhamane Cissé et M. Sibiry Diarra, secrétaire exécutif de la Croix Rouge.
L’objectif de ce point de presse était d’informer la population malienne à travers la presse sur les activités que la Croix Rouge malienne mène.
Rappelons que la Croix Rouge Malienne créée le 20 août 1965 et est un auxiliaire des pouvoirs publics. La Croix Rouge a sept principes fondamentaux que sont l’humanité, l’impartialité, la neutralité, l’indépendance, le volontariat, l’unité et l’universalité.
Elle compte aujourd’hui 3000 volontaires actifs, 50 salariés, un comité directeur de 13 membres et de nombreux nationaux et internationaux

Siriman DOUMBIA

Par LE POUCE
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