CARÊME 2008
Le casse-tête des consommateurs
Le mois de carême est déjà à nos portes. Mois de forte consommation de produits alimentaires, ce carême de l'année 2008 inquiète plus d'un, malgré les mesures prises par le Gouvernement pour maintenir les prix à un niveau acceptable.
Les interrogations fusent de toutes parts sur la bonne organisation du carême.
Le ministre Ahmadou Abdoulaye Diallo, de l'Economie, de l'Industrie et du Commerce, son staff et tous ses services ont pris à bras le corps la gestion du mois sacré du carême. Toutefois, la communauté musulmane s'inquiète quant au prix des denrées de première nécessité.
C'est en principe le 2 septembre prochain que débutera le mois de carême. Le mois du Ramadan de cette année 2008, interviendra dans des conditions relativement plus difficiles, compte tenu de la cherté de la vie, consécutivement à la hausse du prix du pétrole au plan international.
Face à la situation, les autorités du pays ont envisagé des mesures de subventions des prix de certaines denrées alimentaires. Spécifiquement pour le mois de carême, les produits concernés sont le lait, l'huile, le riz.
Quant au sucre, il n'est pas concerné, compte tenu du fait que son prix a été maintenu à des proportions acceptables. Au sein de la population en général, les attentes sont grandes de même que les inquiétudes et à juste titre, quand on sait que les expériences récentes d'exonération sur les prix du riz n'ont pas tout à fait comblé les attentes à cause de la cupidité et de la mauvaise foi de certains opérateurs économiques. Malgré les efforts financiers des autorités et de certains gros importateurs de céréales, les populations n'ont pas régulièrement accès au riz au prix fixé, conformément à l'exonération du riz importé soit 310 F CFA le kilogramme. C'est là la source majeure des inquiétudes des consommateurs. On se demande aujourd'hui si les nouveaux prix fixés par les autorités concernant le lait et l'huile vont être respectés. Pour éviter la répétition de l'anarchie que nous avons constatée consécutivement à la subvention du riz par les autorités de tutelle, il est important, voire nécessaire que des mesures d'accompagnement soient prises pour le contrôle des prix sur le marché.
Dans le milieu des commerçants détaillants, il y en a qui ont donné la preuve qu'ils sont hostiles à toute facilité en direction du consommateur, leurs clients. C'est pour cette raison que les
efforts doivent être concentrés sur le contrôle des prix sur le marché.
C'est là une faiblesse de notre pays depuis l'ouverture démocratique. Dans les conditions normales, c'est la Direction Nationale du Commerce et de la Concurrence qui a en charge le contrôle des
prix de divers produits, de leurs poids et mesures. Et jusqu'à la preuve du contraire, cette structure a du mal à faire ses preuves dans ce sens.
En la matière, compte tenu de l'ampleur des comportements anarchiques sur le marché, ne serait-il pas nécessaire que le ministère de tutelle envisage des alternatives en ce qui concerne le contrôle des prix ? En tout cas, si rien n'est fait, ce sont les consommateurs qui feront toujours les frais de la cupidité et de la mauvaise foi de certains commerçants et par la même occasion, on en conclurait au gâchis.
La demande est aujourd'hui forte quant à la lisibilité des exonérations sur les produits à l'importation et ce ne sont que, par des mesures vigoureusement contraignantes, qu'on peut résoudre ce problème. Il est temps que cette approche soit explorée pour atténuer les souffrances des consommateurs et mettre fin à l'impunité de gens sans foi ni loi dont les actes contribuent à ternir l'image du pouvoir et du pays.
Si les autorités de tutelle du commerce parvenaient à mettre en œuvre cette initiative, elles donneraient la preuve qu'elles accordent véritablement une attention particulière aux préoccupations des populations qui ont beaucoup souffert à cause de l'injustice et de l'indifférence de personnes avides et cupides. Il n'est pas normal que l'Etat réponde de leurs actes. Alors, il doit prendre ses responsabilités pour rassurer davantage les populations par rapport à l'application stricte et rigoureuse des mesures annoncées à la nation entière par voie de presse.
Tiémoko TRAORE
FAIT DIVERS
Un père et son fils, auteurs d'une grossesse
Décidément, dans ce monde ici-bas l'on aura tout vu dans le sens de la dépravation des moeurs. Les jeunes filles, dans leur quête du gain rapide et facile, n'hésitent plus à entretenir des relations coupables avec l'homme qui a le même âge que leur Papa et vice-versa. Il n'est pas surprenant d'apprendre aujourd'hui qu'un père et son fils ont des relations intimes avec une même ...partenaire ; sans le savoir. Légèreté des mœurs, quand tu nous tiens !
Incroyable mais vrai .Un père et son fils, auteurs d'une grossesse qui sera avortée. L'homme, un septuagénaire, sortait avec la même fille que son fils sans le savoir. Les deux hommes ont eu des rapports intimes avec la demoiselle. Il s'en est suivi une grossesse. A qui fallait donc attribuer la paternité ? Difficile équation à résoudre par notre étrangère. Prise entre le marteau et l'enclume, elle décide d'arrêter l'évolution de la grossesse, après s'être rendu compte qu'elle vivait avec le père et son garçon.
Quatre mois après l'avortement, cette étudiante en médecine à Bamako, originaire d'un pays de l'Afrique centrale, a enfin eu le culot de narrer sa cupidité insatiable. Une cupidité qui a bien failli lui coûter la vie. A force de vouloir tout avoir, on risque de perdre tout. Récit rocambolesque d'une étudiante qui a fait le beau temps aux frais d'un père et de son fils. Mais, la belle vie qu'elle entendait mener sera soldée par une grossesse... Et, aucun des deux auteurs n'a voulu s'assumer.
L'étudiante faisait partie d'un groupe qui avait obtenu une bourse d'étude de la part de leur pays. Tout le groupe était logé au campus universitaire. Les premières années, tout allait bien. Plus les années passaient, plus l'étudiante commençait à se démarquer du groupe. Sa passion pour la belle vie avait dépassé l'entendement. Elle n'appréciait guère le conseil de ses collègues. Tympanisée par leurs conseils, elle décide de vivre seule, en prenant un appartement en location hors de tout regard critique.
L'étudiante se disait gênée de se faire accompagner à l'internat par un homme aux cheveux blanc comme du coton. Pour le vieillot, se faire voir en compagnie d'une jeune étudiante était un moyen de marquer son territoire, afin de garder à distance de potentiels « vautours », c'est-à-dire, les petits mecs. Malgré ces différentes opérations de dissuasions, le vieil homme n'avait pas le coeur net. L'étudiante lui a demandé de prendre en charge, ses frais de location hors du campus. Une idée à laquelle le vieux, ne s'y est pas opposé du tout. L'essentiel pour le vieillard est que la fille reste permanemment dans son champ de vision.
Erreur monumentale
La boutique d'alimentation générale du coin, où l'étudiante faisait ses courses était le « grin » du jeune homme, le fiston du vieillard. Après quelques jours de courses dans cette alimentation, le jeune homme a proposé à l'étudiante de se faire raccompagner chez elle, en moto. Chose que cette dernière n'a pas refusé. Une fois la confiance établie entre les deux jeunes, ils ont échangé les numéros de téléphones. Sachant les heures de courses de l'étudiante, le jeune homme s'arrangeait pour la rencontrer à la sortie de l'alimentation ; et comme d'habitude, l'accompagnait jusque chez elle.
Quelques jours après la rencontre, la demoiselle a fait comprendre au jeune homme qu'elle a déjà un « titulaire » aussi jaloux et féroce que le mâle de l'hippopotame. Une mise en garde que le jeune homme n'a pas pris au sérieux. L'amour est aveugle et sourd, a-t-on coutume de dire. En réalité, la fille aimait le jeune homme. Quant au vieillard, il n'était qu'une « coquille vide » sur le plan amour, mais incontournable sur le plan financier. Après tout, le matériel était l'épine dorsale de leur relation ; « l'amour matériel », dira l'autre. A suivre dans notre prochaine parution : « le jour pour le père, la nuit pour le fils »
Adama Diarra
CONFLITS ET TERRORISME
Quel rôle pour les médias maliens?
Ces temps-ci, la question sécuritaire au nord du Mali est devenue une préoccupation majeure aussi bien pour l'Etat malien que pour les pays limitrophes. Fort de ce constat, la Maison de la Presse , en partenariat avec l'Ambassade du Canada, a initié un atelier sur le thème : « Problématique de la gestion des conflits et de la lutte contre le terrorisme ».
Ledit atelier commencera ce lundi matin 18 août 2008 et se poursuivra jusqu'au vendredi 22 août à Gao. Le lancement de l'atelier s'est déroulé le vendredi 15 août à la Maison de la Presse en présence de l'Ambassadrice du Canada au Mali, Isabelle ROY.
En effet, l'atelier auquel prendra part un parterre d'hommes de médias aura pour objectif majeur selon le président de la Maison de la Presse , Makan KONÉ « de sensibiliser les hommes de médias, qui, à leur tour, serviront de relais, en vue de sensibiliser les autorités, les populations du Nord, en particulier, et l'ensemble des Maliens, en général, sur les méfaits du terrorisme et les conflits interethniques, sur l'importance de la restauration de la paix comme gage d'un développement durable, enfin, les sensibiliser sur les efforts qui sont déployés par les partenaires du Mali et les plus hautes autorités de notre pays pour développer la partie septentrionale du Mali, afin d'y maintenir la paix. »
Toujours selon lui, cet atelier ne se limitera pas seulement aux hommes de médias, mais également, les artistes, les leaders religieux, les hommes du septième art, les griots ou encore les communicateurs traditionnels. Ce qui permettra de mieux lutter contre la haine raciale, les préjugés, les stéréotypes, etc.
Prenant la parole, le représentant du gouverneur de la Région de Gao, Alhamadou Ag Ilyè, après avoir mis en exergue les faits et méfaits du banditisme de grand chemin entre les frontières nigéro-maliennes, algéro-maliennes et mauritano-maliennes, a insisté sur le fait que le phénomène soit combattu avec la dernière rigueur. Il a, aussi, rappelé que la presse ne doit pas se lasser d'informer les populations contre les marchands d'illusions, qui font croire aux jeunes gens que seule la rébellion est le moyen de se faire entendre pour avoir gain de cause. « C'est une lutte dans laquelle, la presse à son rôle à jouer clairement ».
Selon l'ambassadrice du Canada au Mali, Isabelle ROY, « il s'agit d'établir une passerelle entre les médias du Sud et ceux du Nord. C'est pourquoi, nous apportons notre appui à cet atelier. Droit dans les yeux, Son Excellence Isabelle ROY a « souhaité une plus grande rigueur dans la presse ». Tel un vœu, elle a souhaité que la presse malienne aille vers le professionnalisme dont le principal rôle sera non seulement d'informer les populations, mais aussi construire. « Il ne faut pas faire de cet atelier un atelier de plus, mais d'en faire une contribution par l'instauration de la paix dans le Nord-Mali. ».
Par ailleurs, le lancement dudit atelier a été l'occasion pour l'Ambassadrice du Canada de dire ses adieux au terme d'une mission de trois au Mali. Toutefois, SEM Isabelle ROY a promis sa présence à l'ouverture de l'atelier ce lundi matin à Gao.
Notons que le lancement de cet atelier a enregistré la présence du Conseiller Technique de la Primature , Cheickna Hamala DIARRA, du représentant du ministère de la Communication et des NTIC, du ministère des Affaires étrangères, Cheick Oumar Coulibaly, l'ex- et le nouveau président de l'ASSEP, respectivement Sambi TOURÉ et Dramane Aliou KONÉ et d'autres personnalités.
Adama Diarra
COMMUNE DE SANANKOROBA
AFRICANDO et ASSOPROFEN font don d'une ambulance
La mairie de la commune de Sanankoroba, cercle de Kati, Région de Koulikoro a servi de cadre à la cérémonie de remise d'une ambulance (véhicule 4X4). C'était le samedi 16 août 2008. Ladite cérémonie a enregistré la présence de nombreuses personnalités, dont celle du représentant de AFRICANDO, la présidente de l'ASSOPROFEN, des autorités communales, du gouvernorat, etc.
Désormais, évacuer un patient en cas d'urgence majeur vers un centre de référence de santé n'est plus un calvaire pour le centre de santé de Sanankoroba qui couvre 23 villages. Cet ouf de soulagement est le fruit d'un long partenariat entre l'Association pour la Promotion de la Femme , de l'Enfance et de la Famille de Niamakoro (basée en commune VI du District de Bamako) et AFRICANDO (une ONG basée dans les Iles Canaris)
Mme DOUCOURÉ Lala SAMAKÉ, présidente de l'ASSOPROFEN, fille d'origine de la commune de Sanankoroba a, dans son allocution, fait la genèse du partenariat entre son association, la mairie de Sanankoroba et l'ONG AFRICANDO. Après cela, elle a demandé à la mairie et le centre de santé d'utiliser à bon escient cette ambulance, qui leur faisait cruellement défaut.
Pour le maire de la commune, Fankélé SAMAKÉ, la remise de cette ambulance à sa commune représente une série d'avantages, dont l'évacuation des cas compliqués sur un centre de santé de référence et un emploi permanent à un fils du village (chauffeur).
Quant au représentant de l'ONG AFRICANDO, Daniel PEREZ, il s'est réjoui de la remise de l'ambulance à la commune de Sanankoroba, et surtout de l'engagement sérieux et exemplaire des autorités communales pour la réception rapide du don. La cérémonie a été mise à profit par Daniel PEREZ pour citer le précédent don à la commune VI du District de Bamako (un car médicalisé).
Après les différentes allocutions, Mme DOUCOURÉ Lala SAMAKÉ, présidente de l'ASSOPROFEN a procédé à la remise de la clef du véhicule au sous-préfet, qui la remettra au maire.
Adama Diarra
PREMIER CAMP DES JEUNES DU P.C.R
L'insécurité routière passée au peigne fin
La jeunesse du Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR) que dirige Mahamadou Kanta a procédé le samedi 16 août 2008, dans l'amphithéâtre de la bibliothèque nationale, à l'ouverture de son premier camp. C'était sous la présidence du président du parti, Ousmane Ben Fana Traoré, en présence des présidents d'honneur Dougoufana Traoré et Aguibou Traoré, des membres du Bureau national, des conseillers municipaux et de plus de la centaine de militantes et militants, venus de Bamako et de Kati.
Conformément à son rôle de formation et d'information des masses populaires, les responsables du P.C.R, soucieux des statistiques effrayantes des accidents sur nos routes, ont trouvé utile
d'entretenir les jeunes sur l'insécurité routière et les accidents de la circulation qui coupent le sommeil à toute une nation. Qui de nous n'a pas perdu un être cher dans un accident de la
route ?
L'autre thème débattu au cours de cette journée a porté sur l'option libérale du parti.
Dans un amphi plein à craquer, le porte-parole de la jeunesse, Mahamadou Kanta attirera l'attention de ses compagnons sur l'importance du camp de l'étoile du berger qui n'est autre qu'une reconnaissance à tous ceux qui ont travaillé pour que le Mali soit parmi les nations les plus enviées de la planète.
Il a entretenu ses camarades sur des thèmes inscrits au programme et spécifiés dans les raisons qui ont prévalu à leur choix. Mamadou Kanté dira « nous jeunes du P.C.R, nous
souhaitons un libéralisme à visage humain pour notre nation, le Mali. Notre parti est le seul qui ose expliquer à sa jeunesse sa vision, son programme d'une manière claire et limpide, le
libéralisme. »
Abordant la question de l'insécurité routière, Mamadou Kanta a porté à la connaissance de ses camarades que cette insécurité est un problème sur lequel ils
doivent agir et tout de suite, car les routes tuent, handicapent à vie et privent le Mali de ses bras valides.
Il a aussi invité les plus hautes autorités du Mali à s'attaquer directement et sans délais aux causes des accidents. Au nom de la jeunesse P.C.R, Mahamadou Kanta a remercié et rendu un hommage
vibrant à tous ceux qui oeuvrent pour sécuriser la vie de nos compatriotes. Il a invité ses camarades à plus de responsabilité et de rigueur.
Le président du parti, Ousmane Ben Fana Traoré dira qu'il ressent d'abord de la gravité devant l'immensité des tâches à accomplir. « Au P.C.R, nous avons toujours rêvé d'un Mali
meilleur, d'un Mali où la jeunesse n'aura pas le sentiment qu'on lui vole ses rêves, nous rêvons d'un Mali assaini de la corruption, d'un Mali moderne, d'un Mali qui ose inventer l'avenir.
Il faut de l'audace pour notre jeunesse pour sortir de l'immobilisme et du statu quo. »
Abordant l'insécurité routière, le Président du P.C.R a indiqué que notre circulation est au bord du chaos et invité ces jeunes militants à se ressaisir, à adopter de nouveaux comportements.
Aussi, dira-t-il, les routes tuent, handicapent et traumatisent. La jeunesse reste la première victime de ce fléau, qui d'ici 2015 finira par tuer si nous ne prenons garde plus que le SIDA.
Aujourd'hui la circulation malienne est synonyme d'insécurité, des familles entières ont été touchées endeuillées, des jeunes filles et garçons handicapés à vie, les chiffres sont effrayants.
Ressaisissons-nous. Le P.C.R pense qu'un débat national sur l'insécurité routière est aujourd'hui plus que nécessaire.
Parlant de l'option libérale du parti, le président précisera qu'ils sont en accord avec le PDES. « Nous soutenons la privatisation de la CMDT et félicitons la réussite de la
privatisation de la BIM. »
Ousmane Ben Fana Traoré, harangueur de sa troupe, indiquera : « avec ferme conviction, je l'ai toujours dit, la jeunesse doit cesser de subir et prendre conscience de son poids
politique. Nous devons travailler ensemble à nous forger une destinée, bâtir notre camp, être solidaire et tenir l'étendard du PCR. Le PCR sera le premier parti de ce pays, si nous continuons à
avoir de l'audace. Le PCR finira par s'imposer parce que nous n'avons peur de personne, le PCR finira par s'imposer parce nous sommes l'avenir de cette Nation, le PCR finira par s'imposer parce
que nous incarnons le changement et le renouveau de ce pays, le PCR finira par s'imposer parce que nous confions et mettons ce parti entre vos mains ; le PCR (PARTI CITOYEN POUR LE RENOUVEAU
finira par s'imposer parce que nous le confions à Dieu. ».
Le président a informé les jeunes du P.C.R que le parti est invité par le National Democratic Institut (NDI) à participer à la convention démocrate pour l'investiture du candidat Barak Obama et de son vice-président à la présidence des Etats-Unis d'Amérique le 24 août 2008 à Denver dans le Colorado.
Tour à tour les responsables de la protection civile et ceux du ministère de l'Equipement et des Transports ont exposé sur l'insécurité routière, les accidents de la circulation ; expliqué le sens des panneaux, mis l'accent sur le comportement exigé. Les soldats du feu ont fait une simulation d'un accident de circulation dont la victime est un motocycliste.
Dr. Abdrahamane Coulibaly, secrétaire à l'intégration africaine du P.C.R a dans un vibrant exposé, expliqué aux jeunes, l'option libérale du parti.
Prions qu'au sortir de ce 1er camp, les jeunes du P.C.R sensibilisent davantage d'autres camarades afin que diminuent les accidents de la circulation.
Charlotte KONE (stagiaire)
FANS CLUB DES AIGLES
Après les missions de terrain, la caravane
Le Fans Club des Aigles du Mali (FCAM) a organisé le samedi 16 août 2008, une conférence de presse à la Maison de la Presse. C 'était pour faire le compte rendu de sa mission du 5 au 8 août 2008 dans 3 régions du Mali et annoncer son programme d'organisation de la caravane pour le mois de septembre prochain. Cette conférence de presse était présidée par le président du Fans Club des Aigles du Mali, Adama Coulibaly, qui a témoigné de sa satisfaction pour le climat d'hospitalité et de courtoisie qui a prévalu en 3è ; 4è et 5ème régions du Mali.
La mission a commencé dans la région de Ségou le 5 août et s'est poursuivie le 6 à Mopti pour prendre fin le 8 août 2008 à Sikasso. Elle avait pour objectifs, entre autres, de prendre contact avec les autorités administratives, sportives et la jeunesse des différentes localités ; la préparation et l'organisation de la caravane de septembre. La mission a eu à présenter le plan d'action du Fans club et a noté l'inexistence des structures de supporters dans les localités visitées.
Dans la perspective de l'extension de ses actions, le Fans club des Aigles du Mali, entreprend la confection des cartes de membre et la création des démembrements de sa structure dans toutes les régions du Mali. Cela, dans les tous prochains jours, a affirmé le président Adama Coulibaly.
La caravane qui commence le 18 septembre à Sikasso, se déroulera en 3 étapes. La 1ère étape couvrira Sikasso, Ségou et Mopti, alors que la 2è étape aura à couvrir Tombouctou, Gao et Kidal ; enfin, la 3è étape se déroulera à Kayes et à Koulikoro. Elle aura la participation de 60 jeunes étudiants, selon le président, et rendra des visites de courtoisie aux notabilités et aux personnes âgées des localités suscitées afin de bénéficier de leur bénédiction pour le retour de la paix au Nord-Mali et la solution à la vie chère. Ces 2 problèmes constituent des préoccupations importantes des populations maliennes.
Cette caravane participe à la préparation des séances sportives à venir. Autres activités inscrites au programme de la caravane, la participation au défilé civil, à l'occasion de la fête
nationale, le 22 septembre à Mopti, l'organisation des concerts avec des artistes qui ont chanté des chansons à l'honneur des Aigles, dont Hadja Soumano, Djénèba Seck, Askia Modibo, etc. Les
questions des confrères ont permis d'éclairer les zones d'ombre et la conférence a pris fin sous le signe de l'espoir pour une forte mobilisation des Maliens autour des évènements sportifs.
Adama S. SISSOKO (stagiaire)
LE SAVIEZ-VOUS ?
Des modalités de divorce
Selon le « lexique des termes juridiques », le divorce se définit comme la rupture du lien conjugal, prononcé par un jugement au tribunal.
Trois modalités sont, possibles en matière de divorce.
1. le divorce par consentement mutuel : c'est un divorce qui se fait par consentement mutuel (sans obligation)
2. Le divorce remède au divorce faillite : ce genre de divorce se déroule en l'absence de la communauté de vie.
3. Le divorce sanction : il est fait en raison d'une faute commise par l'un des conjoints (époux ou épouse)
Quel paradoxe ?
Comme il est de coutume dans notre pays, à la veille du mois de juin (carême), nous assistons à une floraison de mariages avec ses corollaires, célébrés en grande pompe. Dans la plupart des cas,
ces mariages se terminent devant le juge.
Les responsabilités sont donc partagées ?
Chacun de nous doit se poser la question. Est-ce la marge de liberté accordée à nous jeunes d'aujourd'hui de choisir la femme que nous
aimons ? Est-ce c'est le matériel qui emporte nos sœurs plus que l'amour au vrai sens du mot ?
Alors, jeunes hommes et jeunes filles, sachons choisir celui ou celle que nous aimons, car le mariage est une union sacrée.
Chacun de nous (époux ou épouse) doit faire un effort pour le sauvegarder pour le bien de nos enfants.
Le prochain numéro traitera les conséquences de divorce sur les conjoints.
Lamine KEITA (stagiaire)
VISITE DU MINISTRE DE LA SANTE DES USA AU MALI
« La lutte contre le paludisme doit continuer », dixit Mike Leavitt
Le ministre de la Santé et des services humanitaires des Etats-Unis d'Amérique, Mike Leavitt, accompagné d'une forte délégation, a séjourné au Mali du jeudi 11 au samedi 16 août dernier. Il
s'agissait pour le représentant du gouvernement américain de passer en revue les efforts de coopération dans le domaine sanitaire. Le ministre était accompagné par l'amiral Tim Siemer,
coordinateur de l'initiative présidentielle de lutte contre le paludisme, du Dr Julie Gerberding, directeur du centre de contrôle et de prévention des maladies au ministère américain de la
Santé.
E n compagnie du ministre de la Santé du Mali, Oumar Ibrahima Touré, la délégation américaine s'est rendue à Koulikoro pour visiter le magasin de stockage des produits et procéder à la
pulvérisation au quartier plateau, du domicile du professeur à la retraite Bassouma Koné. C'était en présence du directeur régional pour l'Afrique Luis Gomez Sambo, de la représentante de l'OMS
au Mali, du directeur national de la santé du Mali, du coordinateur du programme de pulvérisation intra domiciliaire, Sixte.
Après la pulvérisation du domicile de Bassouma Koné, le ministre Oumar Ibrahim Touré et son hôte ont visité l'aire de lavage des instruments à Kolèbougou, un village de Koulikoro.
Avant de prendre la route pour Bamako, le ministre américain de la santé a confié à la presse qu'il est heureux d'être présent à Koulikoro avec son homologue malien. Il a précisé qu'il est venu visiter un projet qui fait partie de l'initiative présidentielle pour la lutte contre le paludisme. « Je suis heureux que le directeur régional de l'OMS soit présent. L'initiative présidentielle de lutte contre le paludisme est très importante. Nous sommes des amis du Mali ».
Le ministre américain a déploré le taux élevé de décès des enfants dû au palu et émis le voeu pour une réduction de celui-ci à 50%. Il a fait savoir au ministre Oumar Ibrahim Touré, toute sa satisfaction d'accompagner le gouvernement du Mali dans son combat. Aussi, dira-t-il, « nous nous engageons à diminuer de 50% le taux du paludisme en collaboration avec vous ».L'Ethiopie et le Mali font partie des 15 pays bénéficiaires de l'initiative présidentielle de lutte contre le paludisme. Le but de l'initiative de lutte contre le paludisme est de réduire de 50%, la mortalité due au paludisme, après trois ans d'intervention intensive. Pour y parvenir, l'initiative doit atteindre 85% des groupes les plus vulnérables, les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes ainsi que les personnes vivant avec le VIH, avec quatre des mesures de prévention et/ou de traitement efficaces et qui ont fait leur preuve à savoir : la pulvérisation intra domiciliaire (PID) ; la promotion et la distribution de moustiquaires imprégnées à l'insecticide de longue durée (MILD) ; le traitement préventif intermittent (TIP) chez la femme enceinte ; et l'approvisionnement en médicaments antipaludiques efficaces.
L'amiral Tim Ziemer, coordinateur de l'initiative présidentielle, a donné des détails sur le programme, et présenté ses compliments à tous les chefs de famille qui ont accepté la pulvérisation de leur domicile.
Visite du laboratoire du centre de recherche et de formation contre la malaria
Dans l'après-midi du vendredi, le ministre Mike Leavitt, son homologue malien Oumar Ibrahim Touré et Luis Gomez Sambo de l'OMS étaient à la faculté de Médecine, de pharmacie et
d'odontostomatologie. Là, la délégation a visité le laboratoire du centre de recherche et de formation contre la malaria.
Au laboratoire du centre d'excellence que dirige le professeur Agobara Doumbo, la délégation américaine a eu droit à un commentaire en anglais des activités de recherche par une jeune
biologiste malienne, Aminatou Koné, une valeur sûre qui fait notre fierté.
Le centre de recherche et de Formation contre la Malaria a été initié en 1989 dans le cadre d'un effort de collaboration entre le personnel de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et
d'Odontostomatologie (ancienne Ecole de Médecine de Pharmacie) et l'Institut Nationale de la Santé des Etats-Unis d'Amérique, avec le soutien du programme de partenariat de la Fondation
Rockefeller et de l'Organisation Mondiale de la Santé , OMS. Un soutien substantiel est venu de l'USAID, NIH de la fondation MacArthur, de SatelLife, de l'Agence Internationale Atomique, et de la
Fondation Dreyfus pour la santé.
Le total du financement pour ce centre en 2007 dépasse les 2,1 millions de dollars. Le centre de Formation et de Recherche de la Malaria joue un certain nombre de rôle parmi lesquels :
fournir une opportunité pour les scientifiques maliens de démarrer et de développer un des centres de recherche les plus importants en Afrique. Le centre a fait un bon bout de temps en donnant la
formation adéquate et le soutien suffisant pour que les chercheurs africains puissent diriger la lutte contre les maladies en Afrique ; fournir une facilité pour les scientifiques
africains pour démontrer la possibilité d'appliquer de nouvelles stratégies particulièrement des vaccins pour lutte contre les maladies d'âges avancés ; mettre à disposition un endroit où de
jeunes étudiants américains et des chercheurs peuvent expérimenter les défis et les satisfactions issues des travaux sur les maladies tropicales ; donner une opportunité pour le NIH et aux
scientifiques collaborant à partir d'autres institutions de focaliser leurs recherches de laboratoires aux problèmes réels de l'Afrique.
Après le tour du laboratoire, les deux ministres de la santé ont rencontré le staff du labo, le doyen de la faculté, les différents chercheurs et la presse.
Le Pr. Anatole Tounkara, doyen de la faculté qui abrite le MRTC, s'est réjoui de cette visite de marque. Il a salué la coopération et demandé des moyens pour plus de recherche. Tour à tour,
les professeurs Amadou Dolo, gynécologue obstétricien, Djibril Sangaré, chirurgien laparoscopie et Baba Koumaré, psychiatre ont présenté leur service, exprimé leurs besoins et souhaité un appui
des Etats-Unis d'Amérique. Les étudiants sont intervenus pour savoir davantage sur la durabilité de l'initiative présidentielle Bush et les opportunités d'octroi de bourses.
Après des échanges fructueux et des éclairages détaillés donnés aux professionnels de la santé et à la presse par les deux ministres, l'hôte du Mali, SEM Mike Leavitt a conclu qu'il est satisfait de ce qu'il a pu voir sur le terrain et les encourage à continuer.
Le représentant régional de l'OMS Luis Gomez Sambo a mis l'accent sur le partenariat entre l'Afrique et les Etats-Unis d'Amérique, le développement de la recherche en santé dans les pays africains. Luis Gomez Sambo a aussi salué les efforts que le gouvernement malien fait dans la recherche, constaté l'évolution positive de la recherche et encouragé les autorités dans cette voie. Il a prié pour l'obtention des résultats probants dans le domaine de la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida ; ces maladies qui ruinent nos pays. Il a tenu à féliciter spécialement, les professeurs et les chercheurs, nourri l'espoir que le gouvernement américain, le partenaire stratégique pourra appuyer les efforts que mènent les pays africains en matière d'amélioration de la santé des populations.
« La pulvérisation intra domiciliaire devra se poursuivre... »
Avant de quitter la salle de conférence de la faculté de médecine, le ministre américain de la santé Mike Leavitt a indiqué que la lutte contre le paludisme doit continuer à être une
priorité. C'est pourquoi, dira-t-il, la pulvérisation intra domiciliaire devra se poursuivre tout comme l'utilisation des moustiquaires imprégnées. Le programme de recherche est un acquis pour le
Mali, les USA et le monde entier a fait savoir le ministre américain. Il a souhaité que l'on mette un accent particulier sur la prévention en utilisant les infrastructures pour lutter contre les
maladies et aussi renforcer davantage et constamment la prévention.
Rappelons que les Etats-Unis, à travers l'USAID, ont financé le centre de contrôle des Maladies.
Le centre de contrôle des maladies ou CDC a initialement commencé à travailler au Mali en 1995 avec le financement de l'USAID pour la survie de l'enfant. Le CDC a continué à recevoir des fonds de l'USAID/Mali pour travailler en partenariat avec le Ministère malien de la Santé , pour renforcer la capacité nationale à développer, mettre en place et évaluer les recherches opérationnelles et les activités programmatiques relatives au STI/VIH/SIDA.
Le programme de terrain du bureau du CDC au Mali est soutenu par le « Global Aids Program » et la « Division of STD Prévention of the CDC's National Center for HIV, Viral
Hepatitis, STB and TB Prévention. Au Mali, le CDC opère avec la cellule de coordination du comité sectoriel de lutte contre le Sida du Ministère de la santé, et du laboratoire VIH/IST qui se
trouve dans les locaux de l'Institut National de Recherche en Santé Publique. Chaque jour, le CDC, la CSLS et l'INRSP travaillent ensemble pour mettre en place les études nationales de
surveillance du VIH et du IST, de développer de ressources nationales pour surveiller et contrôler le test de qualité du VIH et d'autres services de prévention, et d'identifier les pistes
stratégiques pour fournir des services de prévention de VIH/IST, particulièrement aux populations vulnérables.
Tiémoko TRAORÉ
TRIBUNE LIBRE
La Crise Scolaire
De la dynamique partenariale à la commission nationale
L'Etat, à défaut d'avoir pu encore « redéfinir les rôles de chaque partenaire selon ses aptitudes et ses responsabilités » (Rép. du Mali, PRODEC 1998 : 47), a engagé, à partir des concertations régionales, ce qu'il appelle une dynamique partenariale en créant un espace permanent de concertations entre tous les partenaires sociaux de l'école. Cet espace fut dénommé «Commission nationale de la dynamique partenariale ». Non codifiée, cette commission a vocation à regrouper autour de toutes les questions brûlantes sur l'école le gouvernement, les représentants de la Fédération nationale des associations des parents d'élèves du Mali (FNAPEM), les syndicats enseignants, les promoteurs privés, l'AEEM, etc...
La présidence de la commission est assurée par les ministres en charge de l'Education nationale. Cet espace a pour mission de prévenir les situations conflictuelles, de les gérer par le dialogue et la concertation, afin d'éviter les débordements se traduisant par des scènes de violence. La commission organise deux catégories de réunions. « Nous avons des rencontres dites bilatérales qui regroupent les ministres et une catégorie de partenaires, et les multilatérales qui regroupent tous les membres autour des deux présidents. Les conclusions des rencontres sont consignées dans des procès-verbaux ordinaires ou dans des protocoles dont la signature fait objet de cérémonie officielle avec la présence des presses écrite, parlée et audiovisuelle. L'opinion publique nationale est donc prise à témoin » (Maïga et al.1999 : 30).
Si la commission a vocation à gérer tous les cas de conflits au sein de l'école, on peut constater à quelques exceptions près qu'elle a surtout eu à siéger autour de crises liées à des revendications estudiantines. Presque tous les ans, en effet, depuis 1994, les doléances estudiantines consécutives aux congrès de l'AEEM se sont retrouvées sur la table de la Commission nationale de la dynamique partenariale et chaque conclusion d'accord a fait l'objet d'une grande médiatisation.
C'est dire que le rôle de prévention de la commission est nul, et les énergies de ses membres sont employées plutôt à arbitrer annuellement le bras de fer permanent entre le gouvernement et l'AEEM. On peut constater que de 1994 à ce jour, l'un ou l'autre des partenaires sociaux s'est porté garant moral par sa signature des différents protocoles d'accord entre le gouvernement et l'AEEM (cf. Rép. du Mali, MEN 1998). Cette garantie morale ne suffit pourtant pas à instaurer la confiance et, tous les ans, les mêmes revendications se retrouvent sur la table du gouvernement.
Dans leur document consacré à l'expérience malienne de gestion des conflits, Maïga et ses collaborateurs ont judicieusement consigné les forces et les limites de la Commission nationale de la dynamique partenariale :
I/ Quelles sont les forces de l'espace partenarial ?
Il crée les conditions permettant aux différents protagonistes de se parler, ce qui crée des conditions psychologiques favorables aux rapprochements; les protocoles fixent les points d'accord. Ces actes sont consignés par tous les partenaires; il permet aux départements d'expliquer aux partenaires les contraintes budgétaires de l'état [sic] au niveau national et international; il permet des évaluations à mis parcours [sic] ou à terme des points d'accord; il fait l'état d'avancement des négociations sur des points de litiges et en informe l'opinion.
II/ Quelles sont les limites de l'espace ?
Il est plus absorbé par la résolution des problèmes que par leur prévention, ce qui le confine dans un rôle de pompier ; le caractère instable des étudiants déteint sur la qualité de leurs engagements qui, même consignés dans un protocole, ont souvent une tendance à la fluctuation ; il enlève aux administrateurs au niveau de l'école, la possibilité de se prononcer directement sur la gestion des problèmes de leurs élèves. Ils considèrent cela comme une source de perte de leur autorité ; à peine les protocoles signés, ils sont dépassés à cause de la faiblesse des analyses qui précèdent leur naissance ; la trop grande flexibilité des autorités à travers des concessions aux élèves. Lesdites concessions irritent les administrateurs scolaires, les enseignants, une grande partie de la population et même une certaine frange des élèves et étudiants consciencieux (reprises des élèves renvoyés pour indiscipline caractérisée ou insuffisance notoire de travail, octroi de bourses d'études à l'extérieur à des leaders des étudiants exclus) La commission nationale de la dynamique partenariale n'a donc pas pu résoudre la crise. L'Assemblée nationale s'est également impliquée dans le débat. A-t-elle mieux réussi ?
Une contribution de Drissa DIAKITÉ
Professeur, Université de Bamako