Mardi 20 mai 2008

 

PROJET DE FUSION ADEMA-UDD

Les dessous d’un blocage

 

Au sein de l’échiquier politique national, l’ADEMA est l’un des partis qui occupe actuellement les devants de la scène. Les ténors du parti, compte tenu de leur déclaration de reconquête du pouvoir politique en 2012 sont en train d’attirer des cadres et militants, voire des partis entiers qui, avec armes et bagages, débarquent dans la Ruche. Après avoir enregistré plusieurs adhésions, le parti a maille à partir avec l’UDD. Le constat est fait par les observateurs de la scène politique après qu’ils eurent écho des tractations allant dans ce sens.

 

Par rapport à cette situation, il y a beaucoup d’explications. En effet, on ne peut dire que l’UDD est contre le fait de se fondre dans l’ADEMA. Selon nos sources, les élections législatives de 2007 seraient en partie à l’origine, des difficultés qui subsistent aujourd’hui entre l’ADEMA et l’UDD. Il semble que le PASJ a des griefs contre l’UDD pour la simple raison que ce parti n’a pas voulu aider ses candidats sur la liste commune à Nioro à cause, dit-on de la boulimie que les ténors de l’UDD avaient contre le « bouillant » Cheickna Hamalla Bathily, leur ancien député qui a démissionné au profit de l’URD. Ce faisant, l’ADEMA a perdu la bataille à Nioro.

 

A Diéma, fief présumé du secrétaire général du parti, Marimantia Diarra, un responsable de l’UDD avait battu campagne contre la liste ADEMA en investissant à cet effet des sommes importantes. Comme si cela ne suffisait pas, à l’ADEMA, on accuserait également le président de l’UDD d’avoir empêché la liste commune de l’ADEMA de gagner les élections législatives dans son fief. Y aurait-il d’autres raisons ? Rien n’est moins sûr.

 

C’est la conjugaison de tous ces facteurs qui semblent être l’entrave majeure à l’entente entre les ténors des deux partis en ce qui concerne la fusion tant espérée du côté de l’UDD. Nombre d’observateurs ont du mal à comprendre l’attitude des ténors de l’UDD vis-à-vis de ceux de l’ADEMA; surtout quand on sait que les deux partis sont issus du groupement politique ADP qui a soutenu la candidature du président de la République à l’occasion des élections présidentielles de 2007. Même après ces élections, ils continuent tous à soutenir la gestion du pouvoir par ATT. Ainsi, à l’ADEMA, on a aujourd’hui du mal à pardonner ces actes qui ont empêché le parti d’avoir davantage de députés aux dernières élections législatives.

 

Peut-on dire que l’UDD a péché ? Cela ne fait aucun doute aujourd’hui quand on sait que l’UDD, dans le temps, a toujours été un partenaire de l’ADEMA dans le cadre de la CNDP et de l’ARD. Cela nous amène à se demander ce que l’UDD cherchait en agissant ainsi contre les intérêts du PASJ. Aussi, en déployant les efforts et moyens financiers, les intérêts de l’ADEMA, les membres de l’UDD avaient-ils oublié tout ce qu’ils avaient comme liens avec le parti de l’Abeille Solitaire ?

 

Envisageaient-ils d’avoir encore affaire à l’ADEMA ? En tout cas, aujourd’hui, les ténors de l’UDD ont été confondus par les actuels dirigeants de l’ADEMA et à juste titre. Au regard de ces incidents, les responsables de l’UDD vont-ils accepter de faire amende honorable ?

Si on ne peut le jurer, par contre, on sait que difficilement l’UDD va être à l’aise sans être dans le giron de l’ADEMA. Cette brouille entre l’ADEMA et l’UDD ne vient pas à point nommé, dans la mesure où l’ADEMA est aujourd’hui le parti de l’Abeille Solitaire est très courtisé. Ainsi, nombreux sont ceux qui croient qu’il a beaucoup de chance d’atteindre ses objectifs immédiats et lointains : l’élection du plus grand nombre de conseillers communaux et la réalisation de l’alternance politique en 2012.
Amadou Diakité

 

AGRANDISSEMENT DU CIMETIERE DE LAFIABOUGOU

Les fidèles musulmans accusent, la mairie dément

 

Pour une histoire d’élargissement du cimetière, le maire Issa Guindo de la Commune IV se trouve au cœur des accusations d’un groupuscule de musulmans qui fréquente la mosquée du Terminus. En effet, la marche avortée du vendredi 16 mai dernier a bien failli tourner au vinaigre ; n’eut été l’intervention des forces de l’ordre. Les marcheurs étaient au nombre d’une vingtaine. Politisation du problème, intox, ou cabale contre les autorités communales? Pour trouver des réponses à ces questions, nous avons rencontrés les protagonistes afin d’éclairer la lanterne de nos lecteurs. Les deux versions.

 

Aux dires de Yacouba Diallo, secrétaire administratif de la ‘‘Jeunesse Imama’’ (une association des jeunes musulmans) de la commune IV, le maire Issa Guindo a vendu la surface destinée à l’agrandissement du cimetière de Lafiabougou. « A travers cette marche, nous avons voulu montrer notre mécontentement au maire de la commune pour les raisons suivantes : protester contre la vente de la surface réservée pour élargir notre cimetière et la vente des surfaces près du caniveau. Ce qui rend très difficile l’écoulement des eaux de pluie. Nous disons non à Monsieur le Maire. Si notre marche a été avortée par le fait des forces de l’ordre pour faute d’autorisation, nous ne comptons pas baisser les bras dans les jours à venir. Si rien n’est fait, nous irons enterrer nos corps dans l’enceinte de la mairie. »

Selon le Maire Issa Guindo, ces marcheurs sont des agitateurs et des accusateurs sans preuve.

« Je ne répondrai pas à leurs accusations. Dieu en jugera. Il y a l’administration de contrôle du tutelle qui est là pour arbitrer. Le titre 492 mis à la disposition de la mairie de la commune IV pour les besoins de recasement, notamment Djicoroni Para, Lafiabougou, Lafiabougou Bougoudani. Un hectare est prévu pour l’agrandissement du cimetière. Ces gens qui ont marché ont toujours dit qu’il y a plus qu’un hectare. Alors que le plan est approuvé et donné aux bénéficiaires à la suite d’une délibération. Le plan a été suivi par un comité interministériel de suivi des litiges fonciers dans le district ; en l’occurrence, il y a le cimetière de Lafiabougou. J’ai des correspondances qui m’ont donné des instructions sur la gestion de ces surfaces. Le cimetière n’appartient pas à une seule religion ; c’est pour la collectivité. La gestion du cimetière relève de l’autorité communale. Donc, ce n’est pas aux marcheurs de dire qu’on veut un tel endroit. Les 33 imams avec qui j’ai tenu une réunion, m’ont avoué qu’ils ne connaissaient pas le fond du dossier. Ils sont mêmes allés dire ça sur les ondes de la Radio FR3. Pourquoi ce volte-face? La surface prévue pour l’agrandissement du cimetière n’a pas été vendue. Ceux qui ont construit sur les lieux, sont des bénéficiaires légitimes. Ils ont les papiers en bonne et due forme.

J’ai dit aux protagonistes : pour toutes informations adressez-vous à moi. D’ailleurs, je vais rencontrer le Haut Conseil Islamique de la commune IV dans les jours à venir. C’est moi qui ai demandé d’enlever les ordures en face du cimetière. Personne ne m’a répondu, parce qu’il y avait du travail à faire. Maintenant que c’est bien propre, on pense à construire une mosquée ou agrandir le cimetière. S’ils veulent réellement un cimetière, il y a dix hectares à Sébénicoro, non clôturés Cette marche n’est qu’une provocation. Quand on provoque quelqu’un, on le sait. Je crois qu’il y a des appréhensions politiques et des esprits inavoués là-dedans. Un musulman  ne doit jamais accuser quelqu’un sans avoir les preuves. »

D’autres éclaircissements dans nos prochaines parutions.

Adama Diarra

 

 

 

GAOUSSOU KONATE A PROPOS DE L’ECOLE

« Ne devient pas enseignant qui le veut ! »

 

Architecte de son état, Gaoussou Konaté, parent d’élève, spécialiste de constructions scolaires, de carte scolaire, de formation et d’éducation, se prononce sur la situation de l’école malienne. M. Konaté est promoteur d’un cabinet d’architecture et jouit d’une expérience dans le domaine de l’éducation. Il a bien voulu se prêter à nos questions.

 

 Le Pouce : Quelle lecture faites-vous de la situation actuelle de l’école ?
Gaoussou Konaté
 : L’école malienne est réellement en panne de tout. Le meilleur conseil est de s’asseoir autour d’une table pour se parler. Il ne s’agit pas de parler dans le vide mais de convoquer les vrais spécialistes afin d’aller à une vraie réforme de l’éducation. Il va falloir revoir tout le système éducatif du Mali.
Le Pouce : Faut-il entendre par là que notre système éducatif est en cause ?
Gaoussou Konaté
 : Je dis tout système éducatif, étant donné que nous n’avons pas de formateurs. Il y a eu  un échec depuis la base. On remonte au cycle secondaire, il y a une forme d’échec avec sa cohorte de manque de professeur d’encadrement, de matériels didactiques ; avec un programme inadapté de formation pour suivre l’évolution mondiale. En remontant aux enseignants … il va de soi qu’on reste toujours faible.
Le Pouce : Quel diagnostic ferez-vous si on vous le demandait ?
Gaoussou Konaté
 : L’Etat s’est lancé avec  beaucoup d’énergie dans la construction des salles de classe. On veut un taux de scolarisation assez élevé. Mais il faut que ce taux réponde à quelque chose. Quand on voit l’état de l’école malienne en milieu rural, c’est  déplorable. Il n’y a pas d’enseignant au vrai sens du mot. Et pourtant on dote ce milieu de beaucoup de classes.
Le Pouce : Quel reproche faites-vous donc à cet enseignement dispensé en milieu rural ?
Gaoussou Konaté
 : Il faut qu’on accepte de faire un programme correct pour milieu et d’aller à la formation des maîtres. Il ne s’agit pas seulement de construire une salle de classe pour prétendre équiper l’école. Quand on parle d’école, il y a le maître, le programme et l’élève. Si un des éléments de la chaîne manque, ce n’est plus l’école.

Le Pouce : Que retenez-vous de la réforme de 1962 ?

Gaoussou Konaté : C’était au début des indépendances. On a fixé que des objectifs. Jusqu’à présent, je pense que le contenu est très mal travaillé pour être adapté et former les hommes pour le développement.
Le Pouce : Selon vous, qu’est-ce qu’il faut pour travailler ce contenu ?

Gaoussou Konaté : Il faut aller vers une vraie réforme même s’il faut faire venir des étrangers, pour prendre le train en marche. En matière d’éducation, il ne s’agit pas de suivre les autres. Il s’agit surtout de prendre le train à la marche pour être au  même niveau que les autres. Vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes dans un système de mondialisation.

Le Pouce : la vraie réforme, c’est quoi ?
Gaoussou Konaté :
C’est avoir des programmes adaptés et des moyens de pouvoir les appliquer.
Le Pouce : Pouvez-vous être plus explicite ?
Gaoussou Konaté :
Le programme d’enseignement, on l’élabore pour mieux former et atteindre des objectifs. A la suite de chaque leçon, on peut évaluer l’enfant et savoir ce qu’il a appris et retenu. C’est cette somme d’évaluations qui donne l’homme durant tout le cycle de formation qu’il a subi. On peut le lire sur papier. Tant qu’on n’adapte pas le programme à ce cycle, on n’ira pas loin. Il faut arrêter avec ce tout venant de professeurs qui enseignent n’importe comment. Aujourd’hui, on ne sait pas ce qui est diffusé dans les écoles privées. On les ramène tous au niveau de l’enseignement supérieur pour dire qu’on forme des cadres supérieurs. Au fond, c’est un rachis d’hommes qui se forment au sein de la fonction publique, au sein de l’emploi. On est en train de les former parce que l’école ne leur donne absolument rien.
Le Pouce : Cet enseignement de qualité est-il possible avec des effectifs pléthoriques ?
Gaoussou Konaté :
L’effectif est un critère d’application de la méthodologie d’enseignement. Si un professeur dépasse la capacité de quarante élèves, on augmente la déperdition. Ceci constitue une perte pour l’Etat.
La déperdition s’agrandie. Le professeur ne peut pas maîtriser plus de 40 élèves.
Le Pouce : Quelle solution proposez-vous ?

Gaoussou Konaté : C’est d’éclater les groupes académiques. J’avais programmé pour les lycées 40 par classe. Je constate aujourd’hui que c’est des classes qui contiennent 100 élèves.

Le Pouce : Qu’est-ce qui manque à notre école ?
Gaoussou Konaté
 : Il reste beaucoup à faire. Nos dirigeants doivent prendre à bras le corps la question qui devient de plus en plus inquiétante. Il faut s’asseoir autour d’une table avec des spécialistes pour sortir  l’école de cette impasse. Tout est à revoir pour que l’école retrouve ses marques d’antan.

Le Pouce : Un forum est prévu dans les prochains mois. Quel commentaire en faites-vous?

Gaoussou Konaté : Moi, je serais parti sur la recherche de spécialistes pour les mettre à table afin de réfléchir sur l’école malienne. Le forum risque de regrouper des hommes politiques qui ne savent rien de l’école. Ils viendront dire on veut… on veut, sans pouvoir le définir sur papier. Le forum dans mon entendement, c’est de réunir les spécialistes qui travailleront à sortir quelque chose de substantielle qu’ils soumettront aux décideurs pour exécution. L’école est un complexe.
Le Pouce : Parlons de la rétention des notes et des revendications syndicalistes ?

Gaoussou Konaté : Un enseignant ne doit pas condamner son élève qu’il doit former.
L’enfant qui perd une semaine, un mois, c’est trop. Quel qu’en soit  les revendications, je crois que le gouvernement et les enseignants doivent réfléchir et comprendre que c’est l’avenir de tout un pays qui se joue avec les années perdues des enfants. Le pays mettra deux ans de retard pour atteindre un objectif.

 Le Pouce : Comment sortir de ce cycle ?

Gaoussou Konaté : On regroupe aujourd’hui beaucoup de monde autour de ce vocable. Il faut seulement comprendre que, ne devient pas enseignant qui le veut ! On est enseignant parce qu’on à la formation nécessaire pour enseigner, un sens civique de protéger les enfants. Si les enseignants sont éduqués dans ce sens, ils revendiqueront d’une autre manière que de faire de la rétention.
Le Pouce : Avez-vous un appel ?

Gaoussou Konaté : Je lancerai appel surtout aux dirigeants en leur demandant de mieux comprendre que c’est notre avenir qui se joue avec ce petit jeu de dire qu’on fait une croissance du taux de scolarisation. Il faut redresser l’école pour pouvoir rivaliser avec les autres Etats.
Entretien réalisé par

Tiémoko TRAORE


 

Par LE POUCE
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Mardi 20 mai 2008

JOURNEE INTERNATIONALE DES FAMILLES

Le mariage précoce au cœur des débats

 

Depuis 1994, le 15 mai est considéré comme la journée internationale de la femme. Sur le plan national au Mali, le thème retenu cette année est : « Parents : responsabilités et défis. » Hier jeudi 15 mai, le Mali a respecté cette tradition à travers un exposé et débat sur le mariage précoce. Organisée par le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, la conférence s’est déroulée à la Cité des Enfants, sise à Niamakoro Cité Unicef. Mme la ministre étant empêchée, son secrétaire général, Youssouf Sangaré a déclaré la séance ouverte.

 

Proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution du 20 septembre 1993, cette est une manifestation qui reflète l'importance que la communauté internationale attache à la famille, cellule de base de la société, ainsi que l'intérêt qu'elle porte à la situation des familles dans le monde. Et inciter les gouvernements à faire porter leurs efforts sur la politique familiale.

 

15 mai : la Journée internationale des familles, faut-il le rappeler, est une occasion de mieux faire comprendre les problèmes que connaissent les familles, cellules de base de la société, et de stimuler les initiatives appropriées. Elle pourrait devenir un facteur de mobilisation puissant dans tous les pays qui cherchent à apporter une réponse aux problèmes qui se posent aux familles de chaque société. La Journée offre également l'occasion de mettre en relief la solidarité qui unit les familles dans leur recherche d'une meilleure qualité de vie.

 

Pour le docteur Boureïma Téréta, professeur de sociologie de la famille à la FLASH, le mariage précoce est l’union illégale d’un homme avec une fillette et rarement d’un garçon avec une fille d’âge non mature. Toujours selon lui, le mariage précoce est considéré comme un inceste, car il est contracté sans l’avis préalable des conjoints mineurs.

 

Parmi les causes du mariage précoce, le conférencier à déclaré que c’est un moyen pour sauver l’honneur de la famille ; par ailleurs, c’est un moyen de garder la virginité de la fille et  mettre fin à la pauvreté des parents de la fille.

 

A travers des exemples, le conférencier a énuméré quelques conséquences du mariage précoce qui sont entre autre : un frein à la scolarisation de la petite  fille, une entrave à l’épanouissement physique et psychologique de la petite fille, une atteinte à la liberté de la petite fille, une violation des droits de la petite fille, des grossesses indésirées, le cancer du sein est plus fréquent chez les femmes qui ont eu une puberté précoce, etc.

 

Quant aux autres conférenciers, Mme Sidibé Kadidia et Dr Bréhima Maïga, ils ont évoqué les conséquences néfastes sur la croissance de la jeune fille. Les confrères ont voulu en savoir davantage sur les dispositions prises par la loi malienne concernant le mariage précoce. « L’âge de mariage est de 18 ans pour la fille, 21 ans pour le garçon, un certificat médical prénuptial, le droit pour tout individu d’accepter ou de refuser le mariage. »

 

« Que fait le ministère dans la lutte contre le mariage précoce ? », a demandé un confrère. Dans sa réponse, le Chef du cabinet du département, Ousmane Téréta dira que son département, à travers des sensibilisations et l’organisation de journées  de réflexions, informe les populations sur les dangers que présente le mariage précoce. « Nous ne baissons pas les bras », a-t-il ajouté.

Adama Diarra

 

 

 

 

MEETING GRAND PRIX ORANGE 9EME EDITION

Le Mali enlève 2 médailles d’or !

 

Après le report du mardi soir à cause de la pluie, la 9è édition du grand prix Orange a finalement eu lieu le mercredi matin au Stade Modibo Keïta sous la présidence de M. Mohamed El Moctar, ministre de la Culture, représentant pour l’occasion le ministre de la Jeunesse et des Sports en déplacement. C’était en présence de M. Idrissa Bah, président de la Fédération Malienne d’Athlétisme et de plusieurs autres responsables de l’athlétisme malien.
Cette 9è édition a vu la participation  d’une quinzaine de pays à savoir la Tunisie, le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Botswana, la France, le Soudan, L’Ile Maurice, Centre Afrique et les îles Seychelles. Elle a vu aussi la participation de plus d’une soixantaine d’athlètes qui ont réalisé sur 8 disciplines de série A et B.

 

Après une compétition très relevée, notre compatriote Kadiatou Camara, médaillée de bronze en 200m au dernier championnat d’Afrique d’athlétisme (Addis-Abéba) s’est classée première avec un temps de 23’’23. Elle a été suivie par la Ghanéenne Vida Anim avec un chrono de 23’’77 et en 3ème place par Alou A. Amandine de la Côte d’Ivoire avec 24’’12. Quant à Moussa Sissoko qui n’a pas eu de médaille en championnat d’Afrique, il s’est classé aussi premier en 200m hommes avec un temps de 21’’12, 2è Coiffic Fabrice avec 21’’26 et 3è Bosse Beranger avec 21’’36. A part ses deux athlètes, les autres athlètes du Mali se sont classés 2è ; 3è et même 5è dans les autres disciplines. Au cours de cette 9è édition du Grand prix Orange les trois premiers de chaque discipline ont été primés de 700 à 300 Euro selon les disciplines.


A la fin de la compétition, M. Idrissa Bah, président de la Fédération Malienne d’Athlétisme s’est dit satisfait de l’organisation et du niveau de la compétition car, « nous avons noté la présence de plusieurs grands athlètes médaillés lors du dernier championnat d’Afrique. Des athlètes comme Vida Anim en 100m, Kadiatou Camara en 200m, Idrissa Sanou en 100m homme, etc ».

Siriman DOUMBIA

 

COOPERATION BILATERALE MALI-GUINEE

Approfondir les relations fructueuses

 

Le CICB a servi de cadre à la session de la grande commission mixte de coopération Guinéo Malienne du 12 au 13 mai derniers. Objectif : dynamiser les relations de coopération des deux pays par la promotion et le développement d’échanges commerciaux, la création des opportunités d’affaires entre les secteurs gouvernementaux et privés ont pris part à cette cérémonie, le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration et des Guinées de l’étranger, Maître Abdoul Kabelé Camara, et les membres de la délégation guinéenne.

 

A  l’ouverture des travaux, le ministre Moctar Ouane a indiqué que : « la grande commission mixte devait contribuer à l’approfondissement des relations séculaires d’amitié, de solidarité, et de coopération fructueuse existant entre nos deux pays et nos deux peuples. »

Pour sa part, le ministre guinéen des affaires étrangères de la coopération africaine et des guinéens de l’étranger Maître Abdoul Kabelé a fait savoir, dans son discours d’ouverture, que « la sixième session de la commission mixte devrait être l’occasion d’évaluer l’état de mise en œuvre des questions catégorielles issues de la dernière session qui s’est tenue à Conakry en 2003…».

 

A la clôture des travaux, le chef de la délégation guinéenne dira que : « la présente session aura finalement redynamisé nos relations, mais aussi et surtout récré les bases d’une coopération fructueuse et mutuellement avantageuse ».
Maître Abdoul Kabelé Camara dira aussi qu’il importe à présent de tout  mettre en œuvre pour que les décisions ne restent pas lettre morte.

 

Quant au ministre Moctar Ouane : « je pense que nous avons réussi au cours de cette sixième session de la grande commission mixte de coopération entre la Guinée et le Mali à forger une large entente sur la façon dont nos deux gouvernements et nos deux peuples frères veulent travailler pour réaliser ces objectifs. Il a également affirmé de continuer ensemble sur cette voie qui est celle d’un partenariat fraternel avec la Guinée pour réaliser leurs objectifs communs. Pour terminer, M. Ouane dira qu’il est confiant qu’ensemble ils pourront faire une différence et construire un avenir meilleur pour la Guinée et le Mali ».

Charlotte KONE (stagiaire)

 

 

ELIMINATOIRES CAN-COUPE DU MONDE 2010

Stephen Keshi dévoile sa liste

 

Dans le cadre des éliminatoires de la coupe d’Afrique, coupe du monde 2010, Stephen Keshi, le nouveau sélectionneur des Aigles a dévoilé une liste de 30 joueurs. C’est pour les quatre matches successifs des Aigles du Mali au mois de Juin prochain.
D’abord les Aigles joueront pour la 1ère journée contre le Congo à Bamako le 1er juin au stade du 26 mars ; 2è journée contre le Tchad à N’Djamena le 8 juin, le 15 juin, au compte de la 3è journée contre le Soudan à Khartoum et ils reçoivent une semaine plus tard (22juin) à Bamako le Soudan.

 

Pour jouer ces quatre matches très importants pour la qualification, le sélectionneur a fait appel à 30 joueurs. Parmi ses 30 joueurs, il y a 7 nouveaux qui vont intégrer l’équipe nationale seniors. Il s’agit de Jimmy Boubou Kébé, Modibo Maïga, Bakary Diakité, Ténéman N’Diaye, Drissa Diarra, Abdramane M. Traoré et Alou Bagayoko. Il y a aussi le retour de 5 joueurs qui étaient dans le groupe et qui n’ont pas participé à la dernière coupe d’Afrique, à cause de divers problèmes. Eric Sékou Chelles, Fousseyni Diawara, Soumaïla Coulibaly et Mamadou Bagayoko.

 

Dans cette liste, on peut aussi constater la présence de 5 joueurs locaux : Soumaïla Diakité (stade Malien), Amadou Sidibé (Djoliba AC), Souleymane Dembélé (Djoliba AC), Abdramane M. Traoré (CSK) et Alou Bagayoko (AS Bakaridjan). Rappelons que dans ce groupe composé du Mali, du Congo, le Soudan et le Tchad, c’est le 1er du groupe qui se qualifie pour le deuxième tour. Souhaitons que le retour et l’intégration de ces nouveaux joueurs créent une nouvelle aire pour notre équipe nationale. Pour le bonheur  du  football malien.

Siriman DOUMBIA

 

 

 

LEO LAGRANGE AFRIQUE

En conclave à Bamako

 

La convention régionale Léo Lagrange Afrique s’est ouverte hier jeudi 15 Mai à la Maison du partenariat. La cérémonie d’ouverture était présidée par le président de la Fédération Nationale Léo Lagrange (FNLL) Mali, Gaoussou Traoré. Dans son allocution, M. Traoré dira que cette rencontre est un moment d’échanges féconds, de partage pour l’ensemble des participants. Selon le président de la FNLL Mali, cette convention régionale est une étape d’un processus qui a été amorcé depuis Saint-Louis du Sénégal en octobre 1997, a continué à Bassam, en Côte d’Ivoire en Avril 2001 et à Hellens en France, novembre 2001; puis à Bamako en mars 2003, pour se concrétiser à Niamey en juillet 2006.

 

« Toutes ces rencontres ont contribué à  une prise de conscience de plus en plus forte de la nécessité pour tous les acteurs de l’éducation populaire, d’œuvrer ensemble dans un véritable partenariat », a affirmé le président Gaoussou. La création de notre réseau se fonde, sur certaines convictions qui sont des ressources pour toute société ; sans solidarité, il n’y a aucun avenir pour l’humanité toute entière a indiqué M. Traoré.


Pour qui les objectifs de Léo Mali sont entre autres : oeuvrer pour l’épanouissement individuel et collectif des populations ; promouvoir la solidarité entre les groupes et les communautés ; lutter contre toutes les formes de marginalisation ; promouvoir et soutenir toutes activités de coopération en vue du développement local ; favoriser les échanges interculturels au niveau national et international entre les jeunes et les collectivités.
Aux dires du président Traoré, cette convention débouchera sur des prises de positions pertinentes qui feront l’objet de considération au congrès de la FNLL en octobre novembre à Toulouse et dont les thèmes sont : l’expérience africaine de l’éducation populaire, le dialogue civil, le développement durable.


M. Traoré a rappelé les engagements pris à Niamey, la poursuite du processus de création et de consolidation des fédérations nationales ; la coordination des activités Léo Lagrange en Afrique, le développement et la diffusion des standards de formation des jeunes, etc.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Mardi 20 mai 2008

 

APPROVISIONNEMENT DU RIZ

Les établissements Kouma et le groupe Achcar s’engagent

Après Bakorè Sylla (GGB), Modibo Keïta (GDCM) et Amadou Djigué, les établissements Kouma et le groupe Achcar viennent de mettre à la disposition des consommateurs maliens à travers les commerçants détaillants 2000 tonnes de Riz.

Les cérémonies ont eu lieu le lundi et mardi dernier dans la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, sous la présidence de M. Jeamille Bittar, président de la CCIM. C’était en présence de Mme Camara Assitan Kouma, représentante des Etablissements Kouma et Frères, de Cyrille Achcar et de plusieurs commerçants.

Face à la crise céréalière qui frappe durement le monde entier et singulièrement notre pays, le gouvernement du Mali avait pris des mesures encourageantes comme l’exonération et la mise en place d’un projet d’appui aux commerçants. C’est pour cette raison que les opérateurs économiques à leur  tour, tentent de trouver une solution à cette hausse généralisée des prix.
C’est dans ce cadre que les établissements Kouma et Frères ont mis à la disposition des commerçants détaillants le lundi dernier, 1000 tonnes de riz indien à raison de 300.000 FCFA par tonne et à 310 par Kilogramme.

 

Selon Mme Camara Assitan Kouma, c’est un plaisir de soutenir les actions du président de la République et son gouvernement en vue de juguler la cherté de la vie et la pauvreté.

Le lendemain, le groupe Achcar, de son côté a mis à la disposition des commerçants détaillants, 1000 tonnes de riz  à 300 000F CFA la tonne pour la revente à 310F le kilo.
Le groupe Achcar, représenté par M. Cyril Achcar Directeur général adjoint des Grands Moulins du Mali, précisera que
« cet acte rentre dans le cadre du soutien aux efforts de nos plus hautes autorités... »

Quant aux commerçants détaillants, à travers leur président, il s’agira d’éviter toute spéculation ; à suivre régulièrement le remboursement à travers les mécanismes de suivi que nous offrent les centres de  gestion agréés et de pérenniser les acquis de ces opérations et les élargir aux autres produits de première nécessité comme le sucre, le lait, l’huile, la farine. Enfin, Bakorè Sylla des GGB invitera les commerçants à revendre à 310FCFA et à venir rembourser les crédits pour qu’ils puissent amener d’autres quantités de riz, a-t-il conclu.

Siriman DOUMBIA

 

REBELLION AU NORD MALI

L’appel d’ATT à la nation

 

La rébellion est un phénomène préoccupant au Mali, à l’instar de plusieurs autres pays frontaliers. Mais, ces dernières années le cas du Mali est alarmant. Les attaques se succèdent mais ne se ressemblent pas.

 

Pire, les bandits armés, agissant sous la couverture de la rébellion, ont poussé l’outrecuidance jusqu’à Diabaly où ils ont perpétré des attaques. Cette attaque a particulièrement surpris nombre de Mali. Certains vont jusqu’à se demander si les forces de l’armée régulière parviennent à circonscrire les rebelles, leur mouvement sur le territoire national.

 

En tout cas, certains sont allés jusqu’à affirmer que les rebelles sont en train de sortir de leurs jours habituelles de prédilection. Mais, cela doit-il inciter à croire que les rebelles pourront perpétrer des attaques dans d’autres localités du pays, éloignées du septentrion ?

Depuis un certain temps, les éléments des forces de l’ordre organisent des actions ponctuelles de ripostes aux attaques rebelles et certains opérateurs ont donné des résultats satisfaisants mais toujours jugés insuffisants pour ceux qui pensent qu’il ne faut pas ménager les rebelles.

 

La rébellion n’est pas un phénomène nouveau. Sa gestion, au fil des années, a été faite avec différentes méthodes comme la riposte armée pour mater le mouvement, le dialogue. Lors de la rébellion des années 1963-64, l’armée déployée sur le théâtre des opérations, dirigée par les  les capitaines, feu Mamadou Sissoko et feu Diby Sillas Diarra ont véritablement maté les auteurs de la rébellion. Nous étions à l’époque à la gendarmerie de Gao. La tête de  proue de la rébellion, Alladein a été fait prisonnier par le capitaine Mamadou Sissoko, cet ancien du CMLN (paix à son âme) Ilias, aujourd’hui présenté comme patriarche d’une tribu tamasheq, était maître du premier cycle à l’école de Gao.

 

Excepté Alladein, détenteur d’une carabine moderne, la plupart des rebelles avaient sur eux des fusils de chasse. C’est dire qu’il n’y avait pas match. Les rebelles faits prisonniers étaient enfermés à la brigade de gendarmerie mais venaient faire la corvée dans le grand camp de gendarmerie (GIGM).

Après leur défaite cuisante, les enfants des rebelles avec le temps, iront se préparer sous d’autres cieux et notamment dans les rangs de la légion islamique en Libye. Pensant pouvoir tenir tête à l’armée nationale sous le Général Moussa Traoré, les rebelles seront à nouveau perdants dans leur idée de partition. Sous le règne de Alpha Oumar Konaré, l’armée fera son devoir de défense de l’intégrité du territoire.

 

Aujourd’hui encore, malgré la recrudescence des attaques, le pouvoir ATT a opté pour le règlement pacifique de la question. Les opposants au pouvoir, voire d’autres citoyens n’ayant rien à voir avec l’opposition et dont le nombre est important, désapprouvent le règlement pacifique de la question.

 

Pour eux, trop c’est trop, il faut en finir avec ces rebelles. Malgré cette passion entretenue çà et là, le président de la République a demandé à tous les fils du Mali de considérer que la rébellion est une question d’intérêt national. Le président de la République a déclaré récemment à Banamba qu’il a écouté toutes les initiatives, toutes les approches, par rapport au règlement de la rébellion dans le nord du Mali. En cette circonstance, il a parlé de ses expériences en matière de médiation des conflits.

 

Pour ATT, rien ne vaut la paix et s’il doit faire la guerre pour avoir la paix, il le ferait. Mais que rien ne vaut la paix. Le président de la République a dit que le problème du nord n’est pas un problème politicien, au sens péjoratif du terme, mais un problème national. C’est ainsi qu’il ajoutera qu’au lieu de mal juger les éléments de l’armée malienne, on doit plutôt les soutenir car, ils sont sous le soleil à plus de 50° à l’ombre pour la cause de la paix.

 

Le président de la République a sollicité des conseils, contributions et critiques mais surtout l’accompagnement de tous pour un heureux dénouement de cette crise dans le septentrion malien. Aussi, il a demandé à ce que les uns et les autres soient indulgents et compréhensifs car, a-t-il ajouté, l’intégrité du territoire n’est pas négociable. En outre, le président de la République a attiré l’attention sur la sécurité des populations civiles en affirmant que ceux qui ont pris les armes disent qu’ils veulent le développement. Or paradoxalement, ce processus est en cours.

Pour lui, il s’agit des bandits armés qui ne sont pas avec la communauté touaregue et qui veulent créer l’amalgame. C’est ainsi qu’il dira que rien ne sert de compromettre les efforts de nombreuses années en faveur de la consolidation de la cohésion et de l’unité nationale.
Pour finir, il a lancé un appel présent à ceux qui ont privilégié la voie des armes de les déposer.

Tiémoko TRAORE

 

 

RECOMPOSITION DU PAYSAGE POLITIQUE

Le plus difficile reste à faire

 

Depuis plus d’un mois, le dynamisme a refait surface dans l’arène politique. Cela se manifeste par un début de recomposition de la classe politique en cette approche d’élections communales. C’est cette perspective qui est en train de mettre d’embraye les états  majors de plusieurs partis politiques. Pour certains, qui comptent parmi les poids lourds de l’échiquier politique comme l’ADEMA et l’URD, il s’agit de faire d’une pierre deux coups.

 

En effet, les ténors de ces deux partis sont déjà dans la logique des préparatifs des élections générales de 2012 dont la réussite dépendra des performances qu’ils démontreront à l’occasion des élections communales de 2012. C’est pourquoi, activement ils ont occupé le terrain, au point de ravir pour le moment la vedette aux autres partis. Les deux partis rivalisent d’ardeur dans la conquête de nouvelles forces provenant des autres partis politiques. Depuis un certain temps, il n’est pas rare d’entendre que tel ou tel parti ou groupe de dissidents a rejoint les rangs de l’URD ou de l’ADEMA. Nous vivons ainsi un moment d’euphorie sur fond d’ambition de réaliser l’alternance politique en 2012. Le début d’un tel processus est prometteur pour les deux partis. Mais, vont-ils pouvoir continuer sur la même lancée ?
C’est le temps qui nous en dira.

Mais, ce qui est sûr, c’est que les autres partis, malgré qu’ils ne sont pas encore dans la dynamique actuelle, ne sont pas moins ambitieux. Ce que l’on peut dire, c’est qu’ils n’ont pas la même approche et peut-être aussi les mêmes moyens financiers pour être dans la dynamique enclenchée par l’ADEMA et l’URD. Cela explique que la mue du paysage politique se poursuivra.

Mais d’ores et déjà, il ne fait pas de doute que les partis qui se fondent aujourd’hui dans

l’URD et l’ADEMA savent que les perspectives ne sont pas prometteuses pour eux, tant leur poids électoral ne leur permet pas, dans l’environnement politique actuel, de prétendre à la magistrature suprême. Même en ce qui concerne les élections de proximité, leurs animateurs savent qu’ils n’y feront pas tâche d’huile. Au contraire, en s’engageant dans les grands partis, ils se donnent plus de chance non seulement de survivre, mais aussi de faire élire certains de leurs membres aux élections de proximité. Cela parce qu’il s’agira de calculs non pas sur la base d’accords électoraux, mais en tant que membres à part entière de l’ADEMA ou de l’URD.

On peut affirmer aujourd’hui que c’est le début de la marche vers la constitution des  grands ensembles supposés politiquement plus viables.
Toute chose qui pourrait offrir l’opportunité de la constitution d’un troisième bloc politique plus compact qui pourrait avoir les mêmes ambitions que l’ADEMA et l’URD.
Dans tous les cas, le plus difficile reste à faire, il s’agira, en effet de pouvoir pérenniser et fortifier les acquis jusqu’au moment ultime, afin d’être sûr de pouvoir remporter les élections, conformément aux ambitions affichées.Les élections communales de 2009 seront l’occasion pour chacune des forces politiques engagées, de jauger sa force électorale, sa capacité de mobilisation afin d’envisager si  besoin en est, la correction qui s’impose.

 

La fin justifie les moyens, dit-on. Les positionnements des militants sur les listes électorales qui ont toujours posé des problèmes depuis l’ouverture démocratique ne tarderont pas à faire rage ; et cela portera, à coup sûr, un coup dur à beaucoup de partis.

Sinaly

 

 

DESTRUCTION DE STUPEFIANTS

Impliquer davantage les populations

 

Le ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré et son homologue de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, le Général Sadio Gassama ont assisté hier jeudi 15 mai 2008 à la destruction sur le site de Sénou Aviation, d’un important lot de stupéfiants et de médicaments dits par terre. C’était en présence des chefs de corps de la gendarmerie, de la police et de la douane.

 

Depuis quelques années, les forces de sécurité, en parfaite collaboration avec l’administration douanière, travaillent pour sécuriser le territoire en empêchant l’introduction des stupéfiants et autres produits dangereux pour la santé des populations. Dans le lot des drogues et autres stupéfiants saisis par les douanes, la police et la gendarmerie on peut retenir la cocaïne, le cannabis, l’éphédrine et des produits pharmaceutiques. Deux camions de la direction de la Pharmacie et des médicaments remplis de produits toxique ont été mis à feu.

 

L’effet de ses produits sur l’organisme humain est connu de tous. Les risques liés à l’usage du cannabis vont des troubles anxieux (survenue brutale d’une anxiété très intense, avec la peur de devenir fou, de perdre le contrôle ou de mourir) aux troubles psychotiques dont la schizophrénie. Des risques vasculaires tels que l’infarctus du myocarde, troubles du rythme cardiaque et accidents vasculaires cérébraux peuvent survenir à long terme. L’usage régulier de la cocaïne provoque des hallucinations et entraîne un comportement violent, des états paranoïdes et un comportement suicidaire. Quant à l’éphédrine, son usage détourné peut causer des hémorragies cérébrales, des troubles psychiatriques ou encore des arythmies cardiaques pouvant aboutir à des infarctus du myocarde.

 

Après la mise à feu des produits saisis, le ministre de la Santé et son homologue de la Sécurité ont fait des déclarations à la presse. Le ministre Oumar Ibrahim Touré de la Santé a tenu à féliciter les services de sécurité et des douanes pour leur vigilance. Oumar Ibrahima Touré a réaffirmé la volonté du gouvernement de lutter contre les trafics. Selon lui, la drogue est un fléau qui tue tout un pays dans la mesure où c’est la jeunesse qui est concernée. Le combat à mener est de pouvoir prévenir au maximum. Si notre jeunesse est préservée, l’avenir sera garanti.

 

Le ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, le général Sadio Gassama a déclaré que depuis plus d’un an, ses services ont constaté une activité intense de drogues en provenance des pays côtiers. Il a remercié les structures intervenant dans la lutte contre les stupéfiants pour leurs efforts.

 

Le Général Sadio Gassama a saisi cette opportunité pour lancer un appel à la jeunesse malienne, aux populations afin qu’elles collaborent les forces de sécurité et la douane dans la répression de ce crime. La consommation de ses produits constitue un réel danger pour la jeunesse du Mali. Rappelons qu’au Mali, la DPM est une structure relevant du Ministère de la santé et qui constitue l’autorité de règlementation de la Politique Pharmaceutique Nationale. Dans le cadre de cette mission, il a été mis en place par décision N°01-0023/MS-SG du 18 avril 2000, une commission de destruction des produits pharmaceutiques, dont la présidence est assurée par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament. Cette décision, en son article 2, stipule que « la Commission de destruction des produits pharmaceutique a pour mission de veiller à la destruction ou l’élimination effective des médicaments périmés, avariés ou saisis et non conformes aux normes de qualité ainsi que des stupéfiants ou drogues saisis ou avariés. »

 

A cet effet, au niveau central des produits susmentionnés sont acheminés à la DPM pour être détruits par la suite, avec procès verbal des séances de destruction à l’appui. 

Youma

 

CONCURRENCE DELOYALE

Cabale contre BRAMALI

 

La société des brasseries du Mali « BRAMALI » est spécialisée dans la production et la distribution des boissons sucrées et alcoolisées. L’usine de production est située à Banankoroni sur la route de Bougouni. Son chiffre d’affaire s’élève à 13 milliards de F CFA avec une production annuelle de 300 000 hl et un effectif de 160 personnes.

 

Une information faisant état de la présence de deux écrous dans une bouteille de Coca Cola est au centre des causeries dans les salons et les lieux de travail. La bouteille en question, trouvée dans un bar de Samé, a été remise aux autorités judiciaires de la commune III. Une enquête a été ordonnée pour savoir les tenants et les aboutissants de cette affaire. S’agit-il d’une manoeuvre à dessein inavoué dans le cadre de la concurrence ? Les détracteurs de BRAMALI, incapables d’arrêter sa fulgurante ascension et sa bonne santé, ont-ils fait un montage ? Nous ne saurons les confirmer ni les infirmer. Nous nous sommes rendus à l’usine BRAMALI pour nous enquérir du processus de mise en bouteille de la boisson. Quand les bouteilles arrivent de la ville, elles passent dans la machine à laver. Il y a cinq bains de lavage.

Il y a d’abord un pré trempage. Chaque bouteille rentre dans une cloison où l’eau est injectée par le robinet dans chaque bouteille. Ensuite, au niveau du deuxième bain de lavage, il y a la soude caustique à 3%. Elle détruit tout ce qui est matière organique à l’intérieur de la bouteille. Des extracteurs sont là pour enlever les étiquettes.

 

Après ces étapes, les bouteilles sont soumises à un autre bain, de lavage contenant du chlore. Il s’agit d’un bactéricide qui a pour rôle d’éliminer tout ce qui est microbe dans la bouteille. De l’eau chauffée à 85°C est aussi injectée dans les bouteilles pour rinçage.  Il y a ensuite un dernier stade de rinçage final suivi d’une inspection visuelle par des agents. Ces agents que nous avons vus à l’œuvre, analysent de visu toutes les bouteilles qui circulent devant une lumière. Ils regardent si les bouteilles sont sans cassure, ne contiennent pas de corps étrangers.

 

Chaque 20 minutes, la relève est assurée par un autre groupe. Les premières bouteilles lavées au démarrage de la machine sont récupérées par le laboratoire pour contrôle. Le laboratoire, pour s’assurer qu’il n’y a pas de résidus, injecte dans les bouteilles, des produits chimiques. Il s’agit pour le laboratoire de s’assurer que les bouteilles bien rincées ne gardent pas à l’intérieur des traces de soude caustique et autres corps impropres à la consommation.
C’est après s’être rassuré que tout est au point que le laboratoire donne son accord pour l’embouteillage.

On a pu constater que les bouteilles suivent une chaîne pour aller à l’embouteillage. A ce niveau, chaque bouteille, est individuellement pris dans la remplisseuse.
On s’assure que la bouteille est bien fermée. Ensuite une canule munie d’un gicler, rentre à l’intérieur de la bouteille. C’est le long de cette canule que le liquide est glissé pour aller dans la bouteille.

 

Il n’y a aucun espace entre la fermeture et la canule qui rentre dans la bouteille. Immédiatement après que la bouteille est remplie, la boucheuse fait son travail. Après la mise en bouteille, une autre inspection visuelle est faite. Nous ne voyons pas comment ces deux écrous ont pu se trouver à l’intérieur de la bouteille de coca-cola. Une enquête est en cours.

Les laborantins jouent un grand rôle dans le système de production finale de la boisson.

 

En effet, un premier contrôle est fait au niveau de la laveuse. L’eau de lavage est contrôlée. Si l’eau est sale, le labo insiste à ce qu’elle soit changée. Elle vérifie les bouteilles. Toutes les minutes, les laborantins prennent un échantillon du produit fabriqué pour effectuer un contrôle physico-chimique. Il s’agit du taux de gaz, de sucre,  l’état de la bouteille. Au constat d’un produit, on retire du circuit  tous les produits fabriqués pendant la période des 20 minutes précédentes. Le responsable qualité nous a fait savoir  que sur chaque bouteille est mentionnée la minute de production. Bref, le laboratoire contrôle a pour mission d’éviter la fabrication et la sortie de l’usine des produits non conformes au standard fixé.

 

BRAMALI,  nous a-t-on fait savoir, se soumet volontiers aux contrôles officiels effectués par les services techniques de l’Etat dont les actions sont désormais coordonnées par l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire des Aliments (ANSSA). « La société prend le soin d’envoyer régulièrement des échantillons (matières premières et produits finis) à des fins d’analyse dans des laboratoires étrangers (Côte d’Ivoire, Gabon, France, Belgique, Suisse, au Royaume Uni) réputés pour leur rigueur. La compagnie Coca Cola contrôle à son tour  la qualité des produits fabriqués par BRAMALI en effectuant eux-mêmes des échantillonnages sur le marché. Ces échantillons sont envoyés dans un laboratoire de  Coca Cola pour analyse et BRAMALI est systématiquement informé de tous les résultats de ces analyses. Il en est de même pour toutes les usines qui fabriquent des produits de la marque Coca Cola ».

 

Tiémoko TRAORE

 

BREVES

Commune VI : plus de 254 millions de dons médicaux

 

Ces dons sont le fruit d’un voyage fructueux, effectué à Lyon (France) par le maire de la commune VI, Souleymane Dagnon et Ténémankan Traoré, 5ème adjoint du maire ; Boubacar Traoré, médecin chef du Csréf; Mamadou Doumbia, chef du Projet PALU de la mairie. C’était du 21 au 25 avril 2008. Ce don, estimé à plus de 254 millions de nos francs comporte : un monitori, un pèse-bébé, une toise pour bébé en aluminium, un ballon avec enduit de réanimation pour nouveau né et des médicaments à gogo. Le gros lot du matériel est promis pour fin juin. Lequel est constitué de lits d’hosto médicalisés, tables de réanimation pour nouveau (tables chauffante avec rayon ultraviolet, couveuses, berceaux, tables d’accouchement et d’accouchement et d’autres consommables en vrac. Tout ce don servira à équiper le Complexe Mère Enfant en chantier.

CERCAP : formation sur la gouvernance en faveur des élus

Après la remise des manuels et des guides sur l’analyse et formulation des politiques agricoles, le Centre d’études et de renforcement des capacités, n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Pour cause, il vient de donner un coup de pouce au monde de la micro finance, plus précisément à Kondo Jigima dont le thème est : « Formation en gouvernance des élus des caisses mutuelles de l’union Kondo Jigima». Ladite formation a commencé le lundi 12 mai et prendra fin ce samedi 17 mai. A travers cette formation, le CERCAP en partenariat avec Kondo Jigima entend renforcer, pêle-mêle, les connaissances des élus en matière de gouvernance, la charte des élus, les principes et la gestion du crédit, le contrôle d’une caisse.

Niamakoro : le nouveau pont inauguré !

Ça y est, engagement respecté ! Désormais, les populations de Niamakoro traverseront à l’aise le nouveau pont qui a été inauguré le mardi 13 mai par le Ministre du Développement social, de la solidarité et des personnes âgées, Sékou Diakité. Situé en commune VI du District de Bamako, près de l’hôtel Ronia, ce pont a été construit grâce au PDSU (Programme de développement social et urbain) avec les six communes du District, les communes urbaines de Mopti, de Gao, le service de Coopération et d’Action Culturelle Suisse. Le montant total des réalisations s’élève  à 724. 389.575 CFA dont 600.000.000 FCFA au titre de la contribution du PDSU et son partenaire suisse. La contribution de la mairie de la commune VI est de l’ordre de 15 millions FCFA. Les populations sont sorties nombreuses pour témoigner leur gaieté et reconnaissance à l’endroit du ministre et des autorités communales.

 Musique : Rokia Traoré au Blonba ce soir

‘‘Tchamantché’’, c’est le titre du nouvel album de la vedette malienne de la chanson, qui n’est plus à présenter au public. Ainsi, avec la sortie de ce nouvel album, Rokia Traoré, aura dans les bacs, quatre albums dont les précédents qui l’ont propulsé sur la scène mondiale : Mouneïssa en 1998, Wanita en 2000, Bownboï en 2003.

Adama Diarra

 

FUSION ADEMA-PUDP

La ruée vers la ‘‘Ruche’’ continue….

 

Après la fusion de l’ADEMA-PASJ avec le RND, le tour était revenu au PUDP., Le siège de l’ADEMA-PASJ a servi de cadre le mardi 13 mai à cette fusion ; en présence des membres des deux partis venus en grande pompe. Laquelle fusion a été bien arrosée par la pluie. A cet effet, juste après la signature de la fusion, nous avons recueillis l’avis des militants.

 

Honorable Dioncounda Traoré, président de l’ADEMA-PASJ

‘‘ Les événements de ce genre, c’est ce que nous souhaitons chaque jour dans notre pays. Ça permet de renforcer la démocratie. Ce que le PUDP nous rapporte est énorme. Je voudrais donc, féliciter les camarades du PUDP et qu’il sache que l’ADEMA-PASJ est un parti entièrement dédié au peuple malien, à l’Afrique et au monde entier. Bienvenu chez vous, le parti de « l’Abeille » où nous cultivons le travail, la justice, la solidarité et la discipline.’’

 

Yassa Traoré, ancien député élu à Diéma (1997-2007)

‘‘C’est une très bonne chose. Tout ce qui contribue à renforcer notre parti sera la bienvenue. Surtout, il ne faut pas minimiser un parti ou un militant. L’ADEMA-PASJ est un grand parti sur l’échiquier national, il le sera encore si chacun diminue sa cupidité. Dans le cas contraire, nous revivrons ce qui s’est passé en 2002. Dans ce cas, ça sera un coup fatal. Profitant de cette occasion, j’invite tous les militants à œuvrer pour le développement afin de renforcer le parti pour la victoire en 2009 et 2012.’’

 

Honorable Cheickna Diarra, élu à Kolokani

‘‘C’est une très bonne chose quand on parle de fusion, surtout en démocratie. Le ton a été donné il y a longtemps et le PUDP a emboîté le pas. La fusion est une manière de mettre fin à la balkanisation des partis politiques. Avec des fusions ci et là, il y aura sûrement des crises à un moment donné. Mais l’ADEMA-PASJ est un parti responsable et nous sauront manager tout cela.’’

 

Honorable Cheick Oumar Soumbounou dit Barou, élu à Ségou

‘‘ Il y a trop de partis politiques au Mali. Si quelques uns se donnent la main en absorption, je pense c’est une très bonne idée. Chacun vient avec quelque chose. L’ADEMA-PASJ et le PUDP en profiteront. Il n’y aura pas de crise si la fusion se fait dans les règles de l’art. Tout le monde défendra sa cause pour la cause commune du parti dans les jours à venir.’’

 

Ousmane Diallo, administrateur de l’action sociale

‘‘ La fusion n’est pas une mauvaise chose. Le nombre de partis politiques qui existe aujourd’hui ne justifie rien. On ne peut pas avoir cent projets de société pour le Mali. Ceux qui ont les mêmes visions doivent se regrouper pour le développement du Mali.’’

Propos rassemblés par

Adama Diarra

 

Par LE POUCE
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Dimanche 27 avril 2008

URD

Les manipulations de Soumaïla Cissé

 

C’est enfin les 26 et 27 avril derniers que s’est déroulé le deuxième congrès ordinaire de l’URD. Un congrès tant attendu en raison des enjeux liés à la rencontre. Le deuxième vice président du parti Oumar Ibrahim Touré avait annoncé plus tôt qu’il ambitionnait de devenir le président du parti pour disait-il, donner plus de dynamisme à l’organisation, afin de lui donner toutes les chances d’atteindre ses objectifs  électoraux. De cette date à celle du congrès, il y a eu beaucoup de  tractations et de concertations pour amener Oumar Ibrahim Touré à reconsidérer sa position. Le congrès était donc l’occasion pour les cadres et militants du parti d’en avoir le cœur net.

 

Dans notre publication du vendredi 25 avril, nous titrons que ce deuxième congrès serait un test majeur de maturité, une opportunité d’insuffler du sang neuf au parti, d’apporter les améliorations indispensables aux textes qui doivent s’adapter à l’évolution de la situation politique actuelle du parti mais aussi à ses ambitions.

Grande était la ferveur des militants et militantes de ce grand parti, qui, s’il sortait du carcan du paternalisme, pourrait se frayer une belle place au sein de l’arène politique et frapper fort.

 L’on pensait que les premiers responsables, dans leurs adresse au peuple URD, allaient agir avec méthode afin d’éviter que leur prises de positions suscitent des frustrations. Celles-ci seraient de nature à constituer une menace pour la cohésion du parti.

Dans son discours bilan, Younoussi Touré martèlera que « le parti doit s’appuyer sur des militantes et des militants convaincus, loyaux, prêts à se sacrifier pour lui et qui place ses intérêts au dessus de leurs intérêts particuliers. »

Une imposition

Emboîtant le pas à son dauphin, Soumaïla Cissé a pu prôner l’unité et la cohésion tout en faisant usage de mots truffés d’insultes à l’égard de certains cadres du parti. Le patron de la commission de l’UEMOA est-il conséquent avec lui quand il dit « continuons à cultiver l’humilité et ne nous laissons pour emporter ni par les passions, ni par la vanité, ni par l’ambition qui tuent l’espoir et compromettent l’avenir. Mais s’il vous plaît, arrêtons chicanes et polémique vaines ! Combattons la discorde » ?
Dans sa tentative de manipulation et de récupération des congressistes, et surtout de la commission d’investiture, Soumaïla prendra fait et cause pour Younoussi Touré, le président du parti, assis sur un fauteuil éjectable. « Je voudrais féliciter et encourager le président Younoussi Touré, le capitaine de cette équipe qui gagne depuis 5 ans. Je lui renouvelle mon entière confiance ».

 

Par ces propos, Soumaïla Cissé s’affiche et invite ceux qui sont avec lui à le suivre. Faisant abstraction des conséquences de ses propos, l’homme veut placer son pion en écartant Oumar Ibrahima Touré qui ne lui inspire pas confiance. Au sujet de ce congrès, son ouverture a particulièrement été dominée par le discours de Soumaïla Cissé à l’adresse des cadres et militants du parti. Une analyse de ce document directeur permet de faire un certain nombre de constats dans un cadre où la mobilisation a été à la hauteur de l’évènement, mais aussi de la qualité et de l’ambition commune des cadres et responsables du parti.

Le discours de Soumaïla Cissé, l’un des fondateurs de l’URD, n’avait rien à envier au dirigisme des cadres, dirigeants et militants du parti. Certains de ces passages sont éloquents en la matière.

Tout au long de son intervention, il a évoqué les préoccupations internes du parti et celles relatives à la nation entière.  Ainsi, il y a eu une tentative de conditionner et d’orienter le choix des cadres et militants du parti sur le renouvellement de la confiance à Younoussi Touré. Pourtant, pour tout congrès, il y a une commission d’investiture. Par sa prise de position, sa préférence, Soumaïla Cissé a influencé du coup les membres de cette commission.

 

Fait-on autrement la politique à l’URD ?

 

Toute chose qui visait l’objectif de la reconduction de Younoussi Touré à la tête du parti. Cette attitude est-elle démocratique ? En tout cas, elle ne démontre pas que le parti est en train de faire autrement la politique. D’ores et déjà, on peut en déduire que Soumaïla Cissé a renoué avec les pratiques habituelles des grands partis depuis l’ouverture démocratique. Et cela, nul ne l’ignore, a été à l’origine de multiples frustrations ayant eu raison de la cohésion de ces partis. L’URD elle même est issue de l’ADEMA. Et ce sont les actes du genre qui ont été à l’origine de cette scission. Alors, doit-on comprendre qu’au fur et à mesure que l’URD s’implante, il s’éloigne de sa philosophie, celle de faire autrement la politique ? En tout cas, le deuxième congrès ordinaire de l’URD vient de jeter les bases de la frustration. Soumaïla Cissé a proposé la distribution d’un « diplôme d’honneur à l’unité du parti ». Cette initiative vise donc à obtenir de chacun l’engagement à œuvrer pour la pérennisation de la cohésion du parti, cohésion sans laquelle tous les efforts iraient à vaut - l’eau.

 

Pourquoi un « diplôme d’honneur  à l’unité »?

 

Ce diplôme apparaît comme l’expression d’une volonté certes, mais aussi une exigence imposée à tous. Considérant cet aspect, ne pourrait-on pas affirmer que Soumaïla Cissé, celui qui est considéré comme le parrain de l’URD, n’est pas lui même en train de travailler dans le sens de cette pérennisation de la cohésion ? Il a aussi mis l’accent sur la consolidation de la discipline et de l’engagement.

 

Par là, apparaît la velléité de Soumaïla Cissé à imposer sa volonté au peuple de l’URD en toutes circonstances et au mépris du dialogue et de la concertation. Or, ces deux éléments sont le socle même de la stabilité de tout parti. Ainsi, il y a lieu de se demander comment l’URD va réussir son pari avec une telle gestion paternaliste du parti. Ils sont nombreux à s’interroger sur les relents paternalistes prononcés qui se font sentir chez le président Younoussi et le  fondateur du parti ...

 

Il reste à vérifier si l’URD est réellement un parti de débats où l’opinion contraire est fertilisante. Soumaïla, par respect pour ses cadres et militants, avait- il besoin de dire « arrêtons chicanes et polémiques vaines » ? Par ces propos, le chef incontesté de l’URD n’est-il pas en train d’intimider les congressistes ? Histoire de manipuler les militants et la commission d’investiture ? Lui qui clame haut et fort à qui veut l’entendre qu’il sera candidat aux présidentielles de 2012. Soumi est-il en train de devenir un dictateur en herbe ? L’avenir nous le dira.

 

Tout compte fait, le deuxième vice-président doit s’armer et avoir un moral d’acier, pour résister aux propos belliqueux des aînés, en se faisant grand et en exprimant haut et fort à l’interne, ses idées. Même si on est en train de le pousser à la sortie, il doit pouvoir éviter les pièges à lui tendus par ses détracteurs. Jeune, il n’aura perdu qu’une partie de la bataille. Il a tout l’avenir devant lui, pour concrétiser sa volonté de changement.

Sinaly

 

 

JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME

Pour un engagement conséquent de tous

 

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale a célébré la journée mondiale de lutte contre le paludisme, cette maladie qui sévit depuis des temps anciens et qui  menace 40% de la population mondiale. La commémoration de la journée était placée sous la présidence effective du chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré. C’était au centre international de conférence de Bamako en présence du ministre de la santé, le représentant de l’OMS, les partenaires techniques et financiers, les intervenants dans le domaine. Autrefois journée africaine de lutte contre le palu, il aura fallu attendre longtemps pour que les décideurs, au plan international, prennent conscience des ravages que fait cette maladie, pour s’intéresser à la question. En mai 2007, 193 pays membres de l’OMS, ayant pris part à l’Assemblée mondiale de la santé, ont décidé de la commémoration, chaque année, de la journée mondiale contre le paludisme.

 

Dans l’entendement des participants, il va s’agir tout au long de cette journée, de faire connaître et comprendre le paludisme et fournir des informations.

Le thème choisi au plan mondial est : Paludisme : « Une Maladie sans Frontière ». Le slogan pour l’Afrique est : « Tous Unis contre le paludisme ».

 

Les autorités du Mali, et spécifiquement son excellence Monsieur Amadou Toumani, ont fait de la lutte contre le paludisme une préoccupation majeure. De nombreux actes dans ce sens sont rassurants et réconfortants. Le Président de la République, Son excellence Amadou Toumani Touré, a instruit de rendre disponible le nouveau traitement avec les combinaisons thérapeutiques à  base d’arthémisinine, appelées CTA sur l’étendue du territoire national. Les médicaments sont gratuits pour les couches les plus vulnérables que constituent les enfants de moins de cinq ans, tout comme la prise en charge et la prévention du paludisme chez les femmes enceintes le sont dans notre pays.

 

En décembre dernier, plus de deux millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribuées gratuitement aux enfants de moins de cinq ans, lors d’une grande campagne couplée à la vaccination contre la rougeole, la poliomyélite, l’administration de la vitamine A et l’Albendazole pour les vers intestinaux. Dr Ignace Ronce, représentant Mme la représentante résidente de l’OMS au Mali a délivré à l’assistance, le message du directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Dans ce message, il est dit que la journée mondiale de lutte contre le Paludisme, célébrée pour la première fois, cette année est un appel mondial à l’action et un  moyen de mobiliser un engagement politique et social. La journée mondiale contre le Paludisme n’est pas une journée de tristesse et de peur. C’est au contraire une journée de détermination et d’optimisme, car la communauté internationale a maintenant suffisamment de preuves que le combat peut être remporté si les partenaires collaborent efficacement aux niveaux communautaire, local, national, régional et international.

Au-delà de l’engagement politique que l’évènement traduit, nous devons aller plus loin, en créant une dynamique sociale, capable de nous mobiliser résolument pour des actions efficaces et pérennes de promotion de la santé ; conclu le représentant.

 

Repositionner la lutte

 

Intervenant à la suite de l’OMS, le ministre de la santé Oumar Ibrahim Touré, après les sincères remerciements au président de la République et à tous les intervenants, a précisé que : le mal coûte au continent noir, 12 milliards de dollars et ralentit de 1,3% par an, la croissance économique de ce continent.

 

Et le Mali compte parmi les pays les plus endémiques du paludisme en Afrique. Dans les structures sanitaires de notre pays, plus de 900 mille cas cliniques sont enregistrés tous les ans. Le paludisme représente plus de 36% des motifs de consultation. Il cause près de 105 mille décès par an, soit environ 12 décès toutes les heures. Il représente également la première cause de décès des enfants de moins de cinq ans.

 

C’est pourquoi dira-t-il « au regard de ces constats, il apparaît alors urgent à travers des stratégies novatrices de repositionner la lutte contre le paludisme pour contribuer au bien être des individus et des communautés, notamment les femmes et les enfants. »

Selon le ministre de la santé Oumar Ibrahim Touré cette édition vise principalement à sensibiliser les populations sur l’importance de la lutte contre le paludisme et faire le plaidoyer auprès de l’ensemble des acteurs pour un engagement plus accru en faveur de la lutte contre le paludisme. Elle vise aussi à diffuser à  grande échelle les stratégies de lutte, intensifier la prévention et le traitement du paludisme dans les zones d’endémies les plus reculées et informer le grand public des obstacles rencontrés et des progrès accomplis. Elle vise également à créer une dynamique qui amène tous les acteurs à adopter des stratégies capables de renforcer les résultats acquis et intensifier le système de communication en impliquant l’ensemble des intervenants et les bénéficiaires.

 

Aux partenaires, le ministre a fait savoir que l’Etat malien a déjà mis en place une politique nationale de lutte contre le paludisme, dotée d’un programme cohérent dont le but est de réduire les taux de morbidité et de mortalité à un niveau tel que la maladie ne soit plus, dans quelques années, un problème de santé publique dans notre pays.

Dans son invitation à l’ensemble des acteurs, le ministre de la santé a indiqué que la lutte contre le paludisme permet non seulement d’améliorer la santé et la survie de la mère et de l’enfant, mais contribue aussi à l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement.
Enfin, le ministre a demandé un engagement conséquent de tous en faveur des activités de la 8ème  journée africaine et de la 1ère Journée mondiale de lutte contre le paludisme au Mali.

 

L’Appel de ATT aux parents

 

Après la visite des stands par le chef de l’Etat, ce « champion » de la lutte contre le paludisme au Mali, le chef de l’Etat a confié à la presse que chacun fait pendant une période, son petit palu, s’il oublie de prendre les précautions élémentaires. Le président de la République s’est  dit rassuré par les moyens que nous avons. Selon ATT, il faut changer aujourd’hui les mentalités et les  comportements. Il a salué l’appui du Fonds global grâce auquel le Mali a été inscrit à l’Initiative Présidentielle Bush. Le chef de l’Etat a cependant tenu à lancer un appel à l’ensemble de ses compatriotes. « Le gouvernement de la République du Mali, grâce à l’appui de ses partenaires techniques et financiers, a décidé de rendre à titre gratuits, les médicaments anti palu. Nous avons les moyens qu’il va falloir porter vers les populations en leur expliquant l’utilisation des moustiquaires. Notre ambition est de vaincre le paludisme sur le territoire du Mali.

Auparavant, dans un style qui leur est connu, le groupe Nyogolon a mis l’accent sur le paludisme, ses méfaits, son mode de prévention et le comportement à adopter. Abdoulaye Diabaté et son groupe ont dans une prestation, invitée l’ensemble des parents à adopter des comportements responsables pour ne pas être victime de la maladie.

Youma

 

 

DEUXIEME CONGRES DE L’URD

Le satisfecit de Soumi à l’endroit de Younoussi

 

Les rideaux du deuxième congrès de l’URD sont tombés depuis dimanche 27 avril 2008, au Centre International des Conférences de Bamako. Les travaux se sont déroulés sous la présidence de Soumaïla Cissé en présence de Younoussi Touré et d’autres hauts cadres du parti. A l’issu du congrès de deux jours, Younoussi Touré a été reconduit pour diriger le parti avec un bureau de 64 membres. Quant à Oumar Ibrahim Touré, il reste toujours le 2ème vice-président. Cette désignation était prévisible, si l’on sait qu’à l’ouverture des travaux le Fondateur du parti, Soumaïla Cissé avait pris fait et cause pour le président Younoussi Touré, menacé par son jeune frère Oumar Ibrahim Touré. Puisse la sagesse guider les 64 membres de ce nouveau pour un mandat de cinq ans.  

 

 

Très tôt, les cars de Gana Transport ont effectué des navettes incessantes entre les communes et le CICB pour l’acheminement des militants du parti. De grands moyens ont été déployés pour battre le record de la mobilisation. La salle des dix milles places et celle des banquets ont refusé du monde. Les organisateurs, débordés, ont invité les retardataires à retourner à la maison suivre les travaux du congrès sur les ondes des radios. C’est sous des ovations les plus nourries que Soumaïla Cissé fera son entrée dans la salle des milles places, pleine à craquer.

 

L’animation était assurée par la cantatrice Mah Kouyaté N°1. Les partis amis de la classe politique malienne et de l’extérieur ont répondu massivement à l’invitation qui leur a été adressée. Après l’arrivée de Soumaïla Cissé, ce fut le tour de Younoussi Touré, le président en exercice, de faire son entrée.

 

La direction du parti avait convié les congressistes de l’intérieure et de l’extérieur  à faire le bilan, renouveler les instances dirigeantes et fixer le cap sur l’avenir du parti.

Le  président Younoussi Touré a parlé de l’unification du parti, a lancé un appel à l’unité du parti, en mettant un accent particulier  sur la vie politique nationale, la conjoncture économique et sociale et la situation internationale.

 

A l’endroit des militantes et militants de l’URD, Younoussi a salué la présence  de Soumaïla Cissé, dit « soumi » et a indiqué que «  sans aucun moyen propre, les femmes et les hommes qui ont fondé ce parti avaient la volonté inébranlable de faire la politique autrement et de redonner à l’action politique dans notre pays, une réelle crédibilité. Fidèle à ses principes, notre parti a construit patiemment une politique d’ouverture et de rassemblement des partis politiques et une stratégie d’alliance constructive au cours des consultations électorales qui se sont déroulées dans notre pays ».

 

Dans son intervention, le président fondateur du parti, Soumaïla Cissé a clairement exprimé sa satisfaction à l’égard du mandat de Younoussi Touré à la tête du parti. «  Je voudrais féliciter et encourager le président Younoussi Touré, le capitaine de cette équipe qui gagne depuis 5 ans. Qu’il en soit infiniment remercié. Je lui renouvelle mon entière confiance.», a clamé Soumi. A la lecture des premières lignes du discours de Soumaïla Cissé, l’on devine aisément que les congressistes ont été poussés à faire pencher la balance du côté de l’actuel président.

 

A ce discours, s’ajoute les flèches du président Younoussi Touré : « l’ambition de l’URD est de gagner les élections générales de 2012, pour remporter cette victoire finale, le parti doit s’appuyer sur des militantes et des militants convaincus, loyaux, prêts à se sacrifier pour lui et qui placent ses intérêts au-delà de leurs intérêt particuliers». Le projet de la mission sacrée qui est la consolidation et la cohésion au sein du parti, est visiblement voué à l'échec.

 

Sans nul doute, l’URD est la deuxième force politique du Mali qui a son actif 136 conseillers communaux, 15 conseillers nationaux, 104 maires et 29 députés à l’Assemblée Nationale. Un engagement qui est à saluer. Mais, cet engagement risque de perdre son élan après la tenue du deuxième congrès.

Adama Diarra

 

PROMOTION A ORANGE-MALI

Abdoulaye Kaya muté au Niger

 

Notre jeunot Abdoulaye Kaya du service de communication de Orange-Mali que l’on ne présente plus au plan national, est muté est au Niger voisin. A Niamey, il aura la lourde tâche de prendre en charge le service communication interne, relations publiques et presse au sein de l’entreprise France télécom.

 

Cette promotion est le résultat d’un travail bien fait pas l’intéressé. Il a été retenu selon des critères que lui-même ignore. Observé depuis par ses  chefs, Abdoulaye Kaya a été à l’avant-garde du combat pour l’avènement de Ikatel au Mali. Battant, et travailleur, il a su entretenir de bons, loyaux et cordiaux rapports avec la presse.  Kaya s’en va pour deux ans au Niger afin de mieux faire asseoir Orange au Niger où coexistent déjà trois opérateurs de téléphonie mobile.

Nous prions pour plus de succès à Abdoulaye Kaya et faisons pour lui des bénédictions de plein succès. Tu nous manqueras, Kaya ! Bonne chance pour les futurs combats, félicitations pour la promotion. Un grand vide pour Orange-Mali !
La Rédaction

 

 

 

CEN-SAD

Construire une communauté de paix et de stabilité

 

La 2ème réunion des ministres chargés de la défense des états membres de la CEN-SAD  s’est ouverte, le vendredi 25 Avril et a pris fin le lendemain au CICB. La cérémonie de clôture était présidée par Natié Pléah, ministre de la défense et des anciens combattants.

 

Dans son allocution, le ministre s’est félicité du succès de la session et en particulier de l’expression de la solidarité agissante de tous les états membres de la CEN-SAD à l’endroit de ceux qui sont concernés par des situations de crise.

Le Ministre Pléah a exhorté tous les états membres à procéder, dans les meilleurs délais, à la signature, à la ratification et/ou à l’adhésion des différents instruments relatifs à la paix et à la sécurité. Il a demandé au secrétaire général de la CEN-SAD de veiller à soumettre et les conclusions de la présente réunion et formulé le vœu que les instances de la communauté prennent les mesures attendues.

La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du Premier ministre Modibo Sidibé.

Le secrétaire général de la CEN-SAD, Mohamed Al Madani Al Azhari avait affirmé que « notre espace est en proie au grand banditisme et au  terrorisme…Cette situation, rend impérative une mise en communauté de nos moyens et capacité pour relever de la sécurité et de la stabilité régionale ». Il avait dénoncé les manœuvres insidieuses de groupes d’intérêts puissant qui aiment et financent les groupes armés.

 

Dans son allocution, le Premier ministre a annoncé que « la rencontre de Bamako se tient au moment où la bande sahélo - saharienne est confrontée à différents types de menaces, immensité des espaces, porosité des frontières, circulation anarchique des armes, incursions de mouvements armés, criminalités transfrontalières, etc ».

Selon le Premier ministre, les assises de Bamako, à la suite de celles tenues à Niamey en Mars 2004, devront-elles vous permettre de mesurer le chemin parcouru de planifier d’autres actions afin d’éradiquer les facteurs d’insécurité dans notre région.
 « Examiner le cadre d’application du mécanisme de prévention de gestion et de règlement de conflits. Ce cadre permettra à notre communauté de se doter d’un précieux outil pour faire face aux situation conflictuelles dans les états et promouvoir un environnement de paix et de sécurité indispensable au développement au profit de nos populations respectives » a conclut Modibo Sidibé.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 ASSEMBLEE GENERALE DE L’ADESEBA

De nombreux défis à relever 

 

L’Association pour le Développement du Séno Bankass (ADESEBA) a tenu son assemblée générale hier dimanche 27 avril. Le carrefour des jeunes a servi de cadre pour cette rencontre. Dans son discours d’ouverture, le président de l’ADESEBA, M. Isaïe Somboro dira que cette assemblée marque le lancement effectif de leurs activités pour l’année 2008.
 « De sa création en 1994 à aujourd’hui, l’Adeseba a connu de nombreux problèmes tant dans son fonctionnement que dans la mise en œuvre de ses ambitions », a avoué le président.
 « Bankass accuse plus que nulle part ailleurs de réels retards et problème en matière d’éducation, de santé, de désenclavement, d’infrastructures socio-économiques, d’accès à l’eau et à l’assainissement, de sauvegarde de l’environnement, d’organisation des populations, sans compter les nombreux conflits sociaux entre agriculteurs et éleveurs et entre villages et l’exode rural », a déploré M. Somboro.

Pour le président de l’ADESEBA, cette situation est anormale compte tenu des potentialités du cercle de Bankass qui a jadis fait la fierté de la région de Mopti et du Mali en matière de sécurité alimentaire.
Face à ces nombreux défis, Isaïe a appelé à un sursaut collectif et à une attention particulière du gouvernement.

« Nous n’avons pas la prétention d’être un gouvernement, ni une ONG, mais une association qui vise à réunir tous les fils de Bankass dans un même cercle de réflexion et d’actions pour la prospérité de notre localité, la terre de nos pères », a averti M. Somboro.

La journée sera mise à profit pour évaluer le parcours de l’association et envisager son avenir. L’assemblée doit se prononcer et à amender le plan d’action 2007-2010 proposé par le bureau et évalué à plus de 70 millions de FCFA.
Bankass est l’un des 8 cercles que compte la région de Mopti. Il comprend 12 communes pour 282 habitants. Le cercle possède une économie à vocation essentiellement agro-pastorale. La route dite « route du poisson » Mopti Burkina Faso est la seule voie de communication viable du cercle.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

PULVERISATION INTRA DOMICILIAIRE


Une autre stratégie de lutte

Le paludisme est une maladie évitable et guérissable. Un enfant meurt du paludisme toutes les 30 secondes. Plus d’un million de personnes meurent chaque année du paludisme, principalement des nourrissons, des jeunes enfants et des femmes enceintes, et la plupart en Afrique. Le paludisme est une maladie qui peut être contractée à tout âge. Elle est due à des parasites de l’espèce Plasmodium transmis d’une personne à l’autre par les piqûres de moustiques infectés. Les premiers symptômes les plus courants – fièvre, céphalées, frissons, vomissements – apparaissent de 10 à 15 jours après l’infection. En l’absence de traitement au moyen de médicaments efficaces, le paludisme peut évoluer rapidement vers une forme grave souvent mortelle. Il existe quatre types de paludisme humain – Plasmodium falciparum, P. vivax, P.malariae, et P. ovale. P. falciparum et P. vivax sont les plus répandus. P. falciparum est de loin le type d’infection le plus mortel.

 

Dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale de la lutte contre le paludisme, le musée national a abrité le samedi  26 avril dernier, le lancement de la stratégie IEC pour la pulvérisation intra domiciliaire, une initiative de RTI international que coordonne Bijou MUHURA. L’objectif est de réduire le nombre de décès causé par ce fléau. Cette cérémonie était placée sous la haute présidence de Mme Diakité Fatoumata N’Diaye, Médiateur de la République. Ont pris part au lancement, le Directeur de l’USAID Mali, le secrétaire général du ministère de la santé et d’autres personnalités impliquées dans la lutte contre le paludisme.
La pulvérisation intra - domiciliaire vient en appui aux approches intégrées portant sur la prise en charge des cas avec des médicaments efficaces, aujourd’hui les combinaisons thérapeutiques à base artemisine (CTA), le traitement préventif chez les femmes enceintes, et la distribution de moustiquaire imprégnées de longues durée. Toutes ces stratégies mises en œuvre, dont la pulvérisation intra- domiciliaire, seront accompagnées par le volet IEC (Information Education communication) qui occupe une place importante dans la sensibilisation des communautés.

La cérémonie a été marquée par deux discours. M. Alex Newton, directeur, USAID Mali a déclaré que « l’Initiative du Président des Etats-Unis pour la lutte contre le paludisme (PMI) appuie le ministère de la santé pour atteindre l’un des objectifs majeures en matière de lutte contre le paludisme, à savoir réduire de 50% le nombre de décès liés au paludisme dans 15 pays cibles dont le Mali, en atteignant 85% des groupes les plus vulnérables : les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Le PMI soutient le gouvernement du Mali pour l’introduction de la pulvérisation intra- domiciliaire (PID) cette année dans deux cercles tests, Bla et Koulikoro ».

 

Dans son intervention, Mme Diakité Fatoumata N’Diaye dira: « Dans notre pays le Mali, le paludisme est la première cause de morbidité et de mortalité des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes. Face à cette situation, des actions ont été engagées pour combattre ce fléau, des actions soutenues par un système de santé qui se veut davantage efficace par le renforcement des capacités techniques et opérationnelles du personnel et des services de santé et une meilleure surveillance de l’efficacité dans de nombreuse pays africains se maintiennent à un niveau inacceptable la morbidité et la mortalité dues au paludisme et demeurent une entrave au développement socio-économique du continent. C’est pourquoi cette nouvelle stratégie qu’est la pulvérisation intra – domiciliaire a été envisagée pour éliminer progressivement le paludisme. Cependant a-t-elle dit, de telles interventions nécessitent un engagement financier important et demande a tous de s’impliquer aux côtés du ministère de la santé et du programme National de lutte contre le paludisme en vue de la réussite de cette stratégie. « Tous unis, nous vaincrons le paludisme » a-t-elle précisé.
Charlotte Koné (stagiaire)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Vendredi 28 mars 2008

 

COMMEMORATION DU 26 MARS
« Le plus important, c'est pour demain » dixit A.T.T

Il y a 17 ans, le 26mars 1991, le peuple du Mali, en communion avec son armée nationale, mettait fin à 23 années de règne sans partage du général Président Moussa Traoré. Le 26 mars est une journée de souvenirs envers ceux là qui ont accepté l'ultime sacrifice d'aller au devant des armes, et de méditation sur notre processus démocratique.

Depuis 17 ans, le président de la République s'acquitte d'un devoir en allant déposer, chaque année, une gerbe de fleurs au monument des martyrs. Cette année, Amadou Toumani Touré n'a pas failli à la tradition en cette l'entame de son second mandat.
C'est aux environs de 9 heures que le chef de l'Etat a été accueilli par le Premier Ministre chef du Gouvernement, le gouverneur du District, le maire de la commune III, le ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile.

Les honneurs militaires ont été rendus par un détachement du bataillon des parachutistes. Le chef de l'Etat, au son de la musique funèbre, exécutée par la fanfare du génie militaire, a procédé, comme à l'accoutumée, au dépôt de la gerbe de fleurs.
Après s'être acquitté de ce devoir, le chef de l'Etat a salué individuellement les officiers, les membres des associations des victimes, de la répression.

Dans l'interview qu'il a accordée à la presse, l'acteur principal de l'avènement de la démocratie dans notre pays, a indiqué par rapport à 17 ans de pratiques démocratiques, que « la démocratie n'est pas une œuvre complète et définitive. Il y a des acquis et parfois des reculs. Le plus important, c'est de maintenir le cap et de savoir où on veut aller.
En 17 ans, je pense pouvoir témoigner en disant que le Mali a fait des progrès importants dans le cadre de la démocratisation et du fondement de ce que nous considérons comme l'universel de la démocratie ».

Le chef de l'Etat reconnaît pourtant que nous avons quelques difficultés et retards à combler. « Cela fait 17 fois que nous venons ici. Le plus important, c'est pour demain. Je demande beaucoup de courage, de persévérance, car dans ce monde d'aujourd'hui rien ne se donne ; tout se prend ou se gagne ».

A propos de ses satisfactions, ATT a modestement fait savoir aux confrères qu'il ne parlerait pas de celles-ci ; mais plutôt d'un devoir de reconnaissance et de souvenirs à l'endroit de tous les martyrs qui se sont battus contre la pénétration française, pour l'indépendance du Mali.
Il n'a pas oublié ceux qui, dans leurs fonctions et attributions, ont donné leur vie pour la liberté, pour la cohésion et surtout pour tout ce qui peut permettre au Mali de faire partie des pays émergents. J'ai une pensée profonde envers tous. « Aussi, je prie pour leur repos éternel dans l'au-delà. Amen ! L'œuvre accomplie par ceux-ci ne saurait être vain. Nous pensons à eux ».
Après les échanges et les poignées de mains données aux jeunes présents, ATT a pris la direction de la maison du Mali.
Sinaly

AMBASSADE DU MALI EN LIBYE
Un immigré réclame ses 5 millions FCFA au conseiller

Ancien premier conseiller à l'ambassade du Mali en Libye, monsieur M.B. Traoré se retrouve aujourd'hui dans une situation un peu délicate. Les faits à lui reprochés sont simplement accablants. Abus de confiance, trafic d'influence...Voilà l'accusation dont répondra l'ancien conseiller d'ambassade devant la Cour d'Appel de Bamako le 26 mai prochain. Pour cause, l'appel a été interjeté par un ancien immigré malien en Libye, M. Diarra par acte au greffe en date du 27 décembre 2006, contre le jugement N° 473, rendu le 26 décembre 2006 par le tribunal correctionnel de la Commune III du District de Bamako.

L'affaire, en effet, a pris corps en Libye, où M. Diarra était immigré clandestin tandis que son « cousin » Traoré était le premier conseiller de l'Ambassade du Mali en Libye. Après quatorze années de dur labeur, M. Diarra a pu épargner la somme de 7000 dollars (soit 5. millions FCFA). Par crainte de se faire arrêter par la police libyenne et perdre son argent, M. Diarra alla confier ses 5 millions de francs CFA à son compatriote M.M.B. Traoré, premier conseiller de l'Ambassade du Mali en Libye (aujourd'hui conseiller au ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

Quatorze ans durant, c'était le beau temps jusqu'au jour où le malheur est venu frapper à la porte de M. Diarra en 2003: il est parmi les refoulés. Le conseiller, lui promet de lui envoyer son argent, une fois qu'il arrive au Mali. Mais ce n'était qu'une promesse en l'air. Depuis ce jour, M. Diarra remue ciel et terre pour récupérer ses 5 millions de francs CFA. « Mais auparavant, explique-t-il, j'ai demandé à maintes reprises de rencontrer l'Ambassadeur en question afin de lui exposer le problème. Son conseiller, m'a toujours tourné en rond. Toutes les portes m'étaient fermées ».

En attendant le 26 mai, date d'audience publique ordinaire, M. Diarra croise le petit doigt, interpelle les plus hautes autorités du Mali et compte rentrer en possession de ses droits. Le pauvre homme est au bord du gouffre avec une famille brisée, des enfants déscolarisés faute de moyens. Il prévient les plus hautes autorités de se suicider au cas où son argent ne lui serait pas rendu. A la Cour de juger en toute impartialité.Dossier à suivre.
Adama Diarra

SERVICE DES URGENCES DU C.H.U. GABRIEL TOURE
Améliorer la prise en charge des malades

C'est effectif depuis le mercredi 26 mars 2008 ; le Centre Hospitalier Universitaire Gabriel Touré a son service ultra moderne d'accueil des urgences, un don d'une valeur de plus de 500 millions de FCFA financé par la Fondation Thiam que dirige notre compatriote Moctar Thiam, un miraculé d'accident de la circulation sur la route de l'aéroport. La réception définitive du joyau était placée sous la haute présidence du chef de l'Etat, SEM Amadou Toumani Touré qui avait à ses côtés le Premier Ministre, les membres du gouvernement et des invités de marque venus du Mali et de part le monde.

Une des préoccupations du président de la République du Mali est le mieux-être de l'ensemble des couches laborieuses du Mali. Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique sectorielle de santé et de population, les plus hautes autorités sanitaires de notre pays s'emploient à rendre lisible et visible les actes qu'ils posent tous les jours.
Un nouveau paysage dans le système de santé de notre pays
Situé en commune III du district de Bamako, l'hôpital Gabriel Touré couvre une superficie de 3 hectares 28 ares 54 centiares. Connu par le passé sous le nom « dispensaire de Bamako », l'hôpital Gabriel Touré est l'un des plus grands centres hospitaliers de Bamako. Il a été baptisé « Gabriel Touré le 17 janvier 1959, à la mémoire de ce jeune médecin soudanais mort en 1934. Le CHU Gabriel Touré est et restera un hôpital d'urgence par excellence.
D'un coût originel de 500 millions de FCFA, entièrement financé par la Fondation Thiam, ce projet est aussi la concrétisation du partenariat public privé, tant souhaité par le président de la République. L'Etat du Mali a participé à travers la mise à disposition d'une table multifonctionnelle d'un coût de 70 millions pour le bloc opératoire ainsi que la prise en charge du personnel de fonctionnement.
Ainsi, avec cette réception, on peut avancer qu'à la longue liste des symboles du 26 Mars s'ajoute désormais le service accueil des urgences. On se rappelle qu'en mars 1991, l'hôpital Gabriel Touré avait connu un débordement inégalé.
Dans son allocution de bienvenue, le maire de la commune III, Abdel Kader Sidibé s'est réjoui d'accueillir sur sa circonscription, ce joyau qui vient renforcer les capacités d'intervention de l'hôpital. Il a salué les efforts déployés par les plus hautes autorités en vue de doter le Mali de service de santé de référence. Le donateur Moctar Thiam, président de la Fondation expliquant les raisons de la réalisation du projet a indiqué à l'assistance. « C'est peut-être parce que j'ai failli la perdre, que je connais l'importance de la vie. Sur la route de l'aéroport, un soir de 2003, l'accident... le transport dans des conditions extrêmes jusqu'à l'hôpital Gabriel Touré. C'est grâce à l'attention particulière portée par le Professeur Sambou Soumaré et ses collègues que nous sommes maintenus en vie, mon ami Gabriel N'Guyen, ici présent, et moi-même, jusqu'à notre transfert vers des centres spécialisés à l'étranger. Dix-huit mois pour revenir à l a vie et... la prise de conscience... La prise de conscience et l'envie, le besoin d'apporter une modeste pierre à l'amélioration de la prise en charge des blessés, des accidents de la route, des accidents de la vie ».
Il a entretenu l'assistance de l'historique et des objectifs visés par sa Fondation. « Pour assurer la mobilisation des moyens et pour faciliter sa mise en œuvre, nous créons en 2005 la fondation pour la médecine d'urgence et lançons deux audits qui permettront de comprendre le fonctionnement de la chaîne d'urgence et de proposer un projet global, qui aboutira à la signature d'un accord-cadre avec le ministère de la santé en 2006. Le coût global de la réalisation 500M FCFA, dont 70% sera pris en charge par la Fondation et 30% par l'Etat du Mali. Un accompagnement de ce projet-pilote est prévu jusqu'en 2010. Outre l'appui de notre Président et des instances gouvernementales, notre initiative reçoit alors le soutien de Bernard Debré, Professeur de médecine et député de Paris, de Philippe Douste Blazy, alors ministre des affaires étrangères et de Bernard Kouchner, son successeur au Quai d'Orsay. La première pierre du bâtiment sera posée en 2007 et la fondation reconnue d'utilité publique. Nos objectifs sont ambitieux, mais ils le sont à la hauteur d'une action globale et durable que nous souhaitons mettre en œuvre, dans un premier temps à Bamako, puis dans les grandes villes du Mali. Pourquoi accepter comme une fatalité le fait que, dans un pays où la jeunesse est une force, l'espérance de vie ne soit que de 49 ans ? »
Le donateur a rappelé aussi qu' « en termes d'urgence médicale, l'attention doit être concentrée sur deux types de populations : les patients dans un état grave ou dans le coma, qui ne sont pas en mesure de décider de leur prise en charge d'une part, et les personnes les plus démunies qui n'ont pas les moyens financiers d'accéder à des soins de qualité, d'autre part. Cette prise en charge de l'urgence comporte plusieurs volets et des critères très précis, qui vont du relevage des blessés à l'amélioration des plateaux techniques en passant par l'évaluation de l'urgence, le diagnostic fiable et pointu, le recrutement et la formation médicale des équipes soignantes. La première étape du processus : le relevage des blessés : les fonds attribués à l'unité mobile de relevage ont été destinés à l'acquisition d'un système radio et à la modernisation des équipements de base. »
Il a précisé que : « les ambulances disponibles dans les centres de référence du District de Bamako, en seront équipées. Une fréquence radio a déjà été attribuée à cet effet par l'agence de régulation des télécommunications. »

Il a profité de cette tribune pour remercier la Fondation Orange qui, après avoir donné un Scanner en 2007, accompagne de nouveau de projet en offrant une ambulance neuve au service des urgences de l'Hôpital Gabriel Touré. Le Président de la Fondation Thiam a exprimé ses remerciements au partenaire Alcatel Lucent qui a offert une solution intégrée et complète de communication à l'ensemble du personnel du service des urgences. Selon Moctar Thiam, ce dispositif permettra de gérer un grand nombre d'appels pour dispatcher les blessés vers les ambulances. « Nous avons à cœur d'offrir les instruments ultra modernes de diagnostic afin d'améliorer, les conditions de travail de l'ensemble du personnel médical. Ce service d'accueil des urgences est unique dans notre pays. C'est le début d'un véritable changement de l'environnement sanitaire que nous souhaitons pour nos compatriotes. Il a rendu hommage à l'implication forte du Président de la République, Son excellence Amadou Toumani Touré et l'a remercié chaleureusement pour son engagement de tous les instants. Au-delà, c'est un cahier des charges clair, précis et durable que nous voulons proposer pour la construction de futurs établissements hospitaliers dans le pays.

Moctar Thiam a lancé un appel à l'ensemble des entreprises citoyennes de ce pays pour les aider à poursuivre et à étendre ce qu'ils ont commencé. « Il reste beaucoup à faire, mais je sais que tous ensemble nous le ferons, nous parviendrons à améliorer les conditions de prise en charge des urgences, nous réussirons à conduire un nouveau paysage dans le système de santé de notre pays. » a fait savoir le président de la Fondation Thiam.

A l'occasion de la remise des clés, l'ancien ministre français des Affaires Etrangères et ancien ministre de la Santé, secrétaire adjoint de l'ONU, Phillipe Douste Blasy, président d'UNITAID, a adressé un message aux autorités du Mali. Ce message lu par Patricia Ovadia, salut l'engagement du chef de l'Etat au service de la santé publique et surtout dans le domaine des maladies infectieuses. Il a salué le président de la Fondation Thiam et son équipe pour la création de ce service qui va permettre de transformer son service en véritable service de pointe. Philippe Douste Blazy s'est aussi réjoui de l'implication du ministère de la Santé qui confirme une collaboration pérenne et invite le personnel à s'employer pour faire du service d'urgence un service modèle.
Service accueil urgence, un nouveau symbole
Le médecin urgentiste a salué tout l'intérêt qu'attache le président de la République à l'amélioration de la santé des populations et surtout la mise à disposition de moyens leur permettant à différentes structures de mener à bien la mission à elles confiée.
Le directeur de l'hôpital Gabriel Touré, le Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly dans sa révélation historique, dira que « l'histoire raconte que celui dont l'hôpital porte le nom, à savoir M. Gabriel Touré serait décédé un 26 mars 1934 à 17h. Il aurait pris contact pour la 1ère fois avec le dispensaire central de Bamako en tant qu'étudiant stagiaire un 26 Mars.
L'histoire récente de notre jeune démocratie raconte aussi que le 26 Mars 1991 à 17H, le Président du CTSP serait venu s'enquérir de l'Etat de santé des victimes de la répression à l'Hôpital Gabriel Touré. »

Selon le Dr. Abdoulaye Nènè Coulibaly : « Le dispensaire central de Bamako, depuis Hôpital Gabriel Touré, a connu une véritable métamorphose durant ces cinq dernières années. En effet, sous votre impulsion Monsieur le Président, l'Hôpital a bénéficié d'au moins 5 milliards en investissement se répartissant entre : le bloc administratif ; le bloc technique ; le restaurant de l'hôpital ; la rénovation des bâtiments vétustes. Assurément, Monsieur le Président, vous avez appuyé la mutation du Dispensaire Central de Bamako en un véritable Centre Hospitalier Universitaire, Soyez-en remercié et vivement remercié ! »
Au nom de la corporation, le directeur a apprécié l'acte posé par Moctar Thiam à travers sa Fondation. Il a pourtant mis l'accent sur certaines qualités de l'homme que sont, la modestie, la simplicité et l'humilité.
Le Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly a saisi l'occasion de cette inauguration pour inviter ses collègues de l'hôpital à s'impliquer activement pour que le nouveau service d'urgence répondre aux attentes des populations. « Il est temps, il est grand temps que les Maliens comprennent qu'aucune assurance ne saurait rembourser une vie humaine. Il est temps, il est grand temps que notre jeunesse comprenne qu'il vaut mieux être en retard d'une heure sur un rendez-vous que d'être en avance d' une seconde dans l'au-delà. Il est temps, il est grand temps que nous comprenions que les accidents de la circulation ne constituent point une fatalité. Il est temps, il grand temps que le personnel socio-sanitaire comprenne que personne ne vient à l'hôpital de gaieté de cœur, et que tout usager mérite respect, écoute et attention. Il est temps, il est grand temps afin que les usagers de l'hôpital comprennent que cet établissement nous appartient tous. C'est la conjonction des efforts des usagers et du personnel qui fera que les sacrifices que vous avez consentis pour nous, ne soient pas vains », dira le directeur de l'hôpital Gabriel Touré.
Les précisions et assurances du ministre
Le ministre de la Santé Oumar Ibrahima Touré a commencé par rendre un vibrant hommage au chef de l'Etat et précisé qu'une étude récente menée au niveau de l'ancien service des urgences a montré un nombre d'admission de 26.176 patients en 2007.
Les accidents de la voie publique selon le ministre, constituent à eux seuls 39,49% de ces admissions. Et on relève un taux de décès de 2,73%. Ces chiffres témoignent à suffisance de la place du service des urgences qui est un service porte où on accueille, trie et oriente les malades.

Dans sa présentation du joyau offert par la Fondation Thiam, le ministre dira, « le nouveau service des urgences de Gabriel Touré a été construit suivant les normes internationales, avec un plateau technique adéquat. Il a une capacité d'accueil de 50 malades en urgence et dispose d'un bloc opératoire très adapté et multifonctionnel. Ce nouveau service des urgences rentre en droite ligne des préoccupations du programme d'actions multisectoriel de lutte contre l'insécurité routière auquel vous prêtez une attention toute particulière. »
Le ministre de la Santé a indiqué au chef de l'Etat que les attentes en matière de santé, contenues dans le Programme de Développement Economique et Social, se traduiront entre autres par la construction de nouveaux hôpitaux à Yirimadio et Mopti, la poursuite du chantier de l'hôpital de Sikasso, l'amélioration du plateau technique de l'ensemble des formations sanitaires et l'augmentation des capacités d'accueil de l'Hôpital Gabriel Touré.
Oumar Ibrahim a annoncé la mise en chantier d'un pavillon d'hospitalisation et de réanimation qui constitue la suite logique du service des urgences. Il a salué l'accompagnement de qualité de la Fondation Orange qui après le scanner offre une ambulance médicalisée. Le ministre a vivement remercié l'ensemble des partenaires techniques et financiers, singulièrement la Fondation Thiam et la Fondation Orange Mali, qui aident le département à améliorer les conditions de santé des populations.

Oumar Ibrahima Touré a remercié Malitel et Orange pour les deux numéros verts d'appel, la firme Medilab Luxembourg pour avoir doté le nouveau service en médicaments et consommables. Il a enfin exhorté le personnel socio sanitaire à se conformer aux règles de déontologie et aux bonnes pratiques professionnelles. C'est pourquoi dira-t-il « dans leurs attitudes et comportements de tous les jours, ils doivent adopter une approche centrée sur la satisfaction de l'autre. Et quand je dis l'autre, je pense au malade ou à la personne en détresse à qui ils doivent offrir les soins de la meilleure manière possible. Le personnel socio sanitaire doit être capable ‘d'agir envers les autres comme il aimerait qu'ils agissent envers lui Il faut être à l'écoute de l'autre, du malade, de la personne en détresse. Cette écoute contribue à consolider toujours, à soulager souvent ou à guérir quelquefois. Ce faisant, nous aurons donné à la Fondation Thiam un réel motif de satisfaction pour l'acte posé. »
Pour réussir une évacuation fluide, le ministre a souhaité une bonne collaboration entre les praticiens de la Santé et ceux de la Protection Civile ».

Halte à l'imprudence !
Le Président de la République Amadou Toumani Touré, en réceptionnant les clés du nouveau service accueil des urgences n'a pas tari d'éloges à l'endroit de la Fondation Thiam et surtout Moctar Thiam, et sa suite à qui il a témoigné toute la gratitude du peuple.
Il a salué l'ancienne ministre de la Santé, Dr Maïga Zeinab Mint Youba pour tous ses efforts et les actes qu'elle a posés pour la santé au Mali.
« Le vieux serviteur Gabriel Touré vient d'avoir un nouveau cœur qui donnera à l'hôpital plus d'ardeur, de détermination et d'espoir. Je voudrais témoigner la rencontre d'une souffrance et d'une amitié. Nous allons réunir toutes les conditions pour permettre aux blessés d'être sauvés. A l'ensemble, je dirais merci pour le travail fait ».

ATT a de nouveau rappelé que l'insécurité routière constitue une des préoccupations du gouvernement. Le chef de l'Etat a salué l'ensemble du personnel socio sanitaire pour leur abnégation et leurs efforts et aussi la protection civile. Le président de la République a lancé un appel à l'endroit des imprudents. « Il faut que nous arrêtions avec l'imprudence. Il faut donner une chance pour sauver des vies. Pour ce faire, il nous faut les instruments pour la cause. J'ai visité un service d'urgence de pointe et vu des appareils de dernières versions ».
Prions que ce nouveau service réponde aux attentes des populations à travers une amélioration dans la prise en charge des urgences à Bamako. En tous les cas, la Fondation Thiam, par le biais de son président Moctar Thiam, aura apporté sa pierre à l'édification. Si d'autres bonnes volontés pouvaient lui emboîter le pas, ce serait merveilleux.
Tiémoko TRAORE

 


CURRICULUM DE L'ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
Les acteurs en conclave à Bamako

Le forum national sur le curriculum de l'enseignement fondamental s'est ouvert le mardi 25 mars dernier au Centre International de Conférence de Bamako. Pour le Directeur National de l'Enseignement Fondamental, cette étape est un moment important dans l'avancement de notre système éducatif. Dans le contexte du programme décennal du développement de l'éducation, le curriculum sera le garant de la qualité de l'enseignement fondamental, a-t-il conclu.

Mme Sidibé Aminata Diallo, ministre de l'Education de Base, de l'Alphabétisation et des Langues Nationales qui présidait la cérémonie d'ouverture, dira dans son allocution que le curriculum est au cœur de la refondation de notre système éducatif. De ce fait, nous sommes condamnés à la réussite, a fait savoir Mme la ministre. Elle a signifié que l'issue de la rencontre de Bamako sera déterminante pour l'avenir de l'école malienne. La ministre a insisté sur la recherche des solutions réalistes, adaptées et durables pour redonner à l'école malienne sa valeur d'antan. Nous devons relever le défi de la formation dans un monde de plus en plus concurrentiel, a laissé entendre la ministre.

Du 25 au 29 mars, tous les acteurs de l'école malienne travailleront à plein temps pour le succès de cette rencontre. Notamment le directeur National de l'Enseignement Fondamental, les directeurs d'Académies, les directeurs de CAP et les maîtres pratiquants sont fortement impliqués pour la réussite des assises.
Hamidou TOGO


APAF MUSO DAMBE
Un bilan d'activités satisfaisant

Les membres de l'association Appui à la Promotion des Aides Familiales étaient en Assemblée générale le lundi 24 mars dernier à la Maison du partenariat. L'objectif de cette rencontre était de présenter le bilan et les activités menées durant l'année écoulée.

Aux dires de Mme Sira Diop, présidente du conseil d'administration de ladite structure, après une année d'activités, il leur faut présenter les résultats obtenus et réfléchir sur les voix et moyens permettant d'augmenter le taux de réussite pour les années à venir.
Elle a affirmé que APAF œuvre pour la protection des aides familiales avant de poursuivre que leur structure travaille pour l'accès de tous les ménages aux aides familiales.
Selon les indicateurs de réalisation de la mission présentés à l'Assemblée Générale, l'APAF est intervenu sur le plan éducatif, la formation, protection et prévention de plus 1000 aides familiales. Par ailleurs la sensibilisation, l'information, le plaidoyer, sont des domaines dans lesquels APAF s'est beaucoup investi.

La formation du personnel et des partenaires locaux en vue d'améliorer les conditions de vie de la clientèle retient également l'attention des responsables de l'APAF.
A cette liste, il faut ajouter les conférence-débats pour mener des actions de plaidoyer auprès des autorités, en vue d'améliorer les conditions de vie des aides familiales. Le bilan a été jugé satisfaisant par l'Assemblée Générale.
Hamidou TOGO

CSJ-ATT
A l'heure du bilan

Le mardi 25 mars, le Comité Sportif, Educatif et Culturel de la Jeunesse Amadou Toumani Touré (CSJ-ATT) était face à la presse, afin d'informer et sensibiliser l'opinion nationale et internationale sur le rôle du CSJ-ATT dans le développement du Mali. La rencontre avec la presse, a été l'occasion pour les membres du CSJ-ATT de faire le point de la place qu'occupent les associations de jeunes dans le processus démocratique.

Créée le 10 avril 2005, le CSJ-ATT a participé à la révision des listes électorales, à la formation de 127 cadres du CSJ-ATT à l'administration et à la gestion des élections générales de 2007, à l'animation des campagnes pour le Président ATT, à la tenue des cérémonies de remerciements des militants pour la réélection du Président ATT dans plusieurs localités, etc

Par ailleurs, le CSJ-ATT a participé aux élections législatives en listes indépendantes dans plusieurs localités, pour réaffirmer sa force et accompagner le Président ATT en briguant deux sièges à l'Assemblée Nationale dont l'indépendant Taoussa : Aïssata Alassane Cissé et Mohamed Ag Assaleh. « Vus ces résultats, sans risque de nous tromper, l'on peut affirmer que le CSJ-ATT est la première association de soutien à ATT qui a participé au processus électoral de 2007 et marqué la scène politique et social, en à croire la lettre de félicitation personnelle de son Excellence adressée à notre organisation ». dixit le président Mohamed Sène
Adama Diarra


26 MARS 2008
Défendre les idéaux de mars 1991
Dans le cadre de la commémoration du dix septième anniversaire de la révolution du 26 mars, le parti CNID Faso Yiriwa Ton a organisé le mercredi 26 mars 2008, dans la salle de conférence de la Pyramide du souvenir, une conférence débat. Le thème de la rencontre était « les idéaux de mars 1991 et le développement politique actuel de notre pays ». La conférence était placée sous la présidence de M. Siaka Traoré, membre du comité Exécutif du CNID, en présence du conférencier P. Paul Drabo, secrétaire à la culture du CE et de plusieurs responsables politiques du Mali.
Après une minute de silence, observée en mémoire des martyrs, M. Paul Drabo a signalé dans son exposé liminaire que les évènements du 26 mars 1991 furent la résultante immédiate d'un mécontentement populaire. Ils ont été causés par de longues années d'un calvaire économique et d'une tyrannie sanguinaire, cyniquement imposée à un peuple dont le bâillonnement systématique, si ce n'est la vile flagornerie, était érigée en relais d'expression politique.
C'était une véritable mobilisation politique de la conscience politique, une crise scolaire endémique, la démission des leaders politiques qui ont fécondé l'esprit de mars 1991 ; l'opacité, pour ne pas dire la mort de l'idéologie politique qui sous-tend la parole et l'action politique.
Selon le conférencier, la commémoration du 26 mars 1991 offre une opportunité de jeter un regard rétrospectif sur les fondements de ce qu'il est convenu désormais d'appeler la première révolution populaire et nationale. Il a rappelé aussi que les idéaux de mars 1991 qui ont inspiré puis enflammé la jeunesse à l'époque et embrassé les aspirations populaires, ce furent successivement et respectivement l'élargissement de la mobilisation, populaire, l'instauration et le respect de toutes les libertés démocratiques, l'instauration de la liberté politique, la libre participation des citoyens à la gestion des affaires du pays, la bonne gouvernance, la lutte contre l'instauration du parti état.
L'intelligentsia du 26 mars 1991, hier assoiffée de justice et indignée du spectacle macabre de la misère est-elle aujourd'hui si repue au point de n'imaginer des initiatives et des solutions politiques propices à la mobilisation ?
Selon le conférencier, il n'est pas lieu de désespérer car la démocratie, le multipartisme, la défense aux libertés, la lutte contre la corruption est aujourd'hui acquise ; même si elles sont à améliorer.
Siriman DOUMBIA

GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES
Que vaut un sursaut collectif ?

Nous venons de célébrer le dix septième anniversaire du 26 mars dans un climat de haute tension socio-économique, sur fond de crise scolaire, de difficultés économiques consécutivement à la hausse des prix des denrées de première nécessité et de recrudescence de l'insécurité au Nord du pays.

Aujourd'hui, plus que jamais, l'ensemble des sensibilités du pays est interpellé, afin que chacun, en ce qui le concerne, apporte sa contribution à la résolution de l'ensemble des questions d'intérêt national.

En effet, nous sommes à une étape de notre processus démocratique où l'importe, face aux multiples défis qui se posent, que chaque sensibilité sociale joue sa partition. Cela est aujourd'hui une exigence démocratique, puisqu'il y va de la création des meilleures conditions de suivit de l'ensemble des populations maliennes.

En effet, il importe aujourd'hui que le patriotisme prenne le dessus, l'emporte sur l'esprit partisan. C'est du moins ce que le président de la République et le Premier ministre demandent aux représentants de la société civile et de la classe politique, en tout cas, en ce qui concerne la gestion de la situation scolaire, devenue insupportable. On se rappelle que le président de la République avait déjà donné le ton à l'occasion de la célébration du 8 mars, journée internationale de la femme. Plus tard, le Premier ministre lui emboîtera le pas lorsque, dans une déclaration sur la situation scolaire, il invitera les uns et les autres, plus particulièrement les syndicats d'enseignants, à l'aider à sauver l'année scolaire 2007-2008.

Par la même occasion, Modibo Sidibé a promis l'organisation de larges concertations sur le problème scolaire. Par là, il a sollicité un sursaut collectif. Cette demande intervient après que le président de la République eût engagé M. Daba Diawara et les membres de sa commission à organiser la réflexion sur le processus démocratique au Mali. Cet exercice doit aboutir à l'élaboration d'un rapport critique mais objectif et impartial sur l'évolution du processus démocratique au Mali. La réussite de cette mission passe également par l'implication de toutes les composantes de la classe politique en termes de suggestions vers les réformes à induire pour la consolidation du processus démocratique au Mali.

A ce niveau également, c'est un sursaut patriotique qui est demandé dans l'intérêt supérieur de la nation. D'ores et déjà, il est facile de comprendre la pertinence des difficultés dans le processus démocratique malien. Elles ne sont pas insurmontables, mais elles exigent le développement de la synergie de l'ensemble des forces vives de la nation. C'est seulement au prix de cette complicité positive que l'on parviendra à bout des problèmes qui sont en train d'entraver la bonne marche du processus démocratique au Mali. Tous sont-ils prêts à avoir un tel sursaut ? L'évolution de la situation nous en dira plus.

Déjà, dans une déclaration en date du 26 mars 2008, le Bureau Politique National du RPM a sollicité l'organisation de larges concertations sur les questions d'intérêt national afin d'aboutir à des solutions qui seraient des émanations populaires, partagées pour tous. Cette déclaration s'inscrit en droite ligne du sursaut collectif préconisé par les autorités du pays. De là, on peut affirmer que c'est la marche vers la recherche de solutions communes aux préoccupations majeures du peuple malien.
Sinaly

 

 

 

Par LE POUCE
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Mardi 25 mars 2008

26 mars 91 : Quel bilan 17 ans après?

 

Prof. Issa N'Diaye, ancien ministre
« Au regard des évènements de 1991 à aujourd'hui, le sentiment général qu'on a, est un sentiment de déception. La question essentiel que l'on pose, c'est de se dire : quel immense gâchis ! Gâchis en raison des expériences qui se sont succédées à l'époque et que l'on constate aujourd'hui. L'échec essentiel à mon avis est celui des hommes, notamment des responsables politiques qui ont eu à diriger ce mouvement. Quand on voit aujourd'hui les conditions de vie des gens en 1991, on avait espéré que le changement démocratique allait apporter des lendemains meilleurs en ce qui concerne les revenus des gens, les conditions de vie de tous les jours. Mais on constate que le mal vivre est devenu de plus en plus fréquent et approfondi. La pauvreté galope alors qu'on constate à l'autre pôle, une poignée de gens qui se sont enrichis de façon démesurée.
Ce que l'on constate aussi, c'est le désespoir des jeunes. Le système scolaire continu d'être lamentablement en panne. Un pays qui n'accepte pas d'investir dans son système éducatif et d'en faire la priorité des priorités, se refuse à construire tout avenir crédible. On voit aussi l'absence de perspective des jeunes diplômés qui n'arrivent par à trouver d'emploi. Enfin, on voit qu'il n'y a aucune lisibilité dans l'avenir et même les libertés publiques fondamentales que nous avons arrachées de force durant les 23 ans de dictature de Moussa Traoré, on réalise aujourd'hui que tout cela est parti en fumée.
Il n'y a plus de débats d'idées. Il n'y a plus de possibilité de débat en dehors de la plate courtisanerie que l'on constate à tous les niveaux. Au terme de ce parcours, on est en droit de s'interroger par rapport à l'avenir. Quand on voit le comportement des Maliens dans la rue au quotidien : absence de civisme, absence d'esprit collectif, l'individualisme forcené et l'appât du gain facile ont transformé la mentalité, la culture...
Donc, on a le droit de s'interroger sur l'avenir de ce pays. Il y a de quoi être inquiet.
Heureusement qu'il y a encore des Traoré qui vont chercher du haricot jusqu'à Sikasso pour venir donner leur part aux Diarra et N'Diaye. Je pense que cela est un exemple encourageant. Nous avons au niveau de notre culture des valeurs sûres avec lesquelles il faut renouer si l'on veut éviter le tragique destin qui est le notre aujourd'hui ».
Prof. N'Tji Idriss Mariko, ancien ministre
« Je crois que le 26 mars a emmené des changements dans notre pays. Changement dont le plus important est certainement l'instauration de la démocratie, et la libre expression. Cela a permis à chacun de s'exprimer et de montrer ce qu'il pouvait faire. Mais en dehors de cette liberté, je pense que l'avènement de la démocratie n'a pas été compris par tout le monde. On pense que la démocratie c'est le laisser-aller. Or, la démocratie exige de chacun de nous des efforts. Maintenant, est-ce que les citoyens maliens sont à la hauteur de ces efforts ? Chacun peut regarder autour de soi pour savoir comment les choses se passent. Je crois qu'on a encore beaucoup d'effort à fournir pour que l'espoir suscité par le 26 mars soit un événement profitable à notre pays ».
Mahamane Mariko, président du CRAJ, ex-secrétaire général de l'AEEM (1999)
« Si en mars 1991, il y a eu un élément déterminant de changement de régime, je pense que la question de l'école était une question très importante. Et dix sept ans après le 26 mars, nous voyons qu'en terme d'objectivité, la question de l'école ne semble pas être gérée avec la grande responsabilité. D'année en année, l'école va de mal en pis. Il est bon de rappeler que 26 mars 1991 a servi de tremplin pour qu'il n'y ait plus de fracture sociale. C'est pourquoi aujourd'hui, dans notre vision d'approche participative, nous privilégions une concertation nationale ».
Seydou Amadou Touré, secrétaire général adjoint ADEMA, Sogoniko
« Un bilan positif ! Le 26 mars, c'est avant tout un devoir de mémoire, de reconnaissance envers ceux qui se sont sacrifiés pour la démocratie. C'est aussi, une occasion pour témoigner la reconnaissance de la nation pour les victimes. Une fois de plus, je pense que le bilan est positif. Les plus hautes autorités de notre pays n'ont ménagé aucun effort pour que les gens puissent se souvenir du 26 mars. C'est très important. Le monument des martyrs en est une illustration parfaite. Ce qui me fait dire qu'en réalité le bilant est positif ».
Propos rassemblés par
Adama Diarra

FAIT DIVERS
Le coup de fouet n'aura pas lieu

Dis-moi comment tu insultes, je te dirais quelle éducation tu as reçu. Cette citation déformée résume en un mot comme en mille mots, le fait divers que nous allons vous narrez.
Le fait s'est déroulé le dimanche aux environs de 18 heures devant l'Hôtel Logo de Lafiabougou. Anodin au début, plus tard le fait prendra une envergure qui sort de l'ordinaire. Au juste, qu'est-ce qui s'est passé ?

Un adulte voulant garer son véhicule au niveau du parking de l'hôtel, a dû patienter pendant un bon bout de temps du fait de la présence encombrante d'une adolescente à moto devant ledit parking. Malgré les coups de klaxon et le clignotant indiquant la déviation, l'adolescente, refuse de céder l'espace au conducteur du véhicule. Ainsi, s'en suivront des insultes graves venant de la part du conducteur. Sans tarder, la jeune fille répliqua avec les mêmes injures vociférées par l'automobiliste. Des injures grossières dont nous vous épargnons par respect... La température est ainsi montée d'un cran des deux côtés. Après l'intervention des passants, chacun alla de son côté. Quelques minutes plus tard, le monsieur a du mal à digérer le culot de la jeune fille. Il sort en trébuchant de l'hôtel, prend son véhicule et démarre en trombe. C'est le rodéo dans les rues à la recherche de la fille, les curieux et les passionnés de chiens écrasés s'en mêlent et l'attroupement est formé pour suivre jusqu'où la course prendra fin. La fille, ayant vu venir le conducteur à tombeau ouvert, paniqua, laissa tomber sa moto et se réfugia dans la famille la plus proche. C'est le sauve qui peut.

« C'en est de trop ! Je ne vais pas me laisser injurier par une gamine. Si ses parents ne l'ont pas éduqué, moi je le ferai. Elle saura que tout le monde n'est pas comme son père », a martelé notre bonhomme, visiblement remonté. Les membres de la famille ont cherché à s'interposer, mais le monsieur, aveuglé par la colère tenait à laver l'affront. Quant à la jeune fille, elle expliqua qu'elle ne se laisserait jamais insulter par qui que ce soit. « Mes parents ne m'insultent pas et je n'accepterai jamais qu'une tierce personne m'insulte ou insulte mes parents ».

Sur le champ, le monsieur ouvre la portière de son véhicule RAV 4 et sort avec un fouet à deux mèches. Les choses se compliquent pour la fille. Le conducteur ne démord pas. Chacun est resté campé sur sa position. Tout d'un coup, la foule forme un cercle afin de savourer la scène qui n'est pas plaisante, mais plutôt marquée de suspense ...Avec une voix rauque, le monsieur ordonna à la fille de bien s'approcher. Entre-temps, il exhibe le fouet. Dans le public, des gens grincent les dents, tandis que d'autre ferment les yeux. A la grande surprise du public, le monsieur revient sur terre et dit à la fille de s'en aller et de ne plus insulter les gens. Ces propos mettront fin à un suspense qui aura trop duré. Le coup de fouet n'aura pas lieu. La fille s'effondra en larmes et continua son chemin. Quant au monsieur, il s'est mis à donner des leçons de morale aux autres. Mais, ce que notre homme n'a pas dit, c'est qu'il a été le premier à insulter les parents de l'adolescente. Celle-ci a échappé de justesse à une mort d'un hystérique sous l'effet de l'alcool. Faut-il aller dans un hôtel se saouler la gueule pour régler le compte à autrui ? Dans la chasse poursuite engagée contre l'adolescente notre beaufort pouvait renverser ou ôter la vie à de paisibles passants. La sagesse conseille de savoir garder raison. Héraclite d'Éphèse ne disait-t-il pas que mieux vaut éteindre une insulte que d'éteindre l'incendie ?
Adama Diarra

SOUS-SECTION ADEMA DE SOGONIKO
147 militants RPM virent à la « Ruche »

Après la journée politique Adéma de Magnambougou, Sogoniko vient d'organiser la sienne le dimanche 23 mars 2008 sous la houlette du secrétaire général de la commune VI, Yacouba Diallo et d'autres responsables du parti dont Souleymane Dagnon, maire de la commune VI, l'honorable Bouba Traoré. L'un des temps forts de la journée, aura été la présentation de nouveaux adhérents. Ces nouveaux adhérents, en effet sont au nombre de 147 dont Madou Diarra en tête, tous démissionnaires du RPM.

Dans son intervention, Seydou Amadou Touré, le secrétaire général de la sous-section ADEMA-PASJ de Sogoniko a rappelé à la base les missions qui lui sont assignées. « Le militant à la base à besoin de respect, de considération, d'écoute et la solidarité. Notre parti répond mieux à ces exigences. C'est pour cette raison que nous ne cesserons d'enregistrer jour pour jour des adhésions de nouveaux militants ». Par ailleurs, il rappelé la vague de démission au sein de la sous section avant les élections générales de 2002 : « Plus de 95% des membres de la sous-section ont démissionné au profit d'autres partis politiques. Nous sommes restés, parce que nous croyons en notre parti. » Selon lui, cette hémorragie interne est due à « l'excès de confiance et de mauvaise organisation au sein de la structure.» Afin d'éviter un tel cas, Seydou Amadou Touré a déclaré que « les dispositions mis en place pour ramener les choses à la norme ».

L'un des temps forts de cette journée aura été la présentation et la déclaration de nouveaux adhérents. Ils sont au nombre de 147 dont le plus influent est Madou Diarra, désormais baptisé « Madou Diarra dit ADEMA-PASJ ». Ils ont claqué la porte du RPM pour venir militer dans les rangs de la sous-section ADEMA de Sogoniko dont la présentation a été faite sous la houlette du maire de la commune, Souleymane Dagnon. Nous vous proposons l'essentielle de leur déclaration commune :

« En effet le manque de transparence dans la gestion des affaires du parti, la personnalisation du parti sont entre autres les raisons fondamentales de notre défection. L'analyse lumineuse de la vie de l'ADEMA PASJ, sa constance dans les élections, son ouverture à tous les citoyens ; ces différents facteurs nous ont conduit à conclure que l'ADEMA PASJ incarne des idéaux que nous partageons. Le conseil communal sous la direction clairvoyante de M. Souleymane Dagnon a fait des réalisations inestimables dans notre quartier que je ne saurais taire ici. La route pavée ; la morgue ; les égouts d'eaux, aide social et j'en passe. Nous venons au nombre de 147 militants pour agrandir la grande famille ADEMA-PASJ. Nos remerciements militants vont à l'endroit de M. Souleymane Dagnon et à tous les militants et sympathisants de l'ADEMA-PASJ éternel. »
La journée politique a pris fin par des mots de remerciements des uns et des autres.
Adama Diarra

NORD-MALI
Bahanga viole toutes les conventions

Le tristement célèbre bandit Ibrahim Ag Bahanga vient encore une fois de faire parler de lui à travers une série d'embuscades posées au Nord-Est de Kidal et qui ont fait plusieurs victimes. Surtout du côté des rebelles.

Du 20 mars au 23 mars le Nord-Est de notre pays a renoué avec la violence. En effet, lors d'une mission, un convoi de ravitaillement de l'armée malienne a été attaqué par les hommes d'Ibrahim Ag Bahanga. Selon nos sources, une trentaine de militaires ont été enlevés dont un commandant du côté de l'armée nationale. Ce qui est surtout à noter, c'est le courage dont ont fait montre nos forces armées, en repoussant les rebelles jusque dans leurs derniers retranchements.

Du coup, le récidiviste Bahanga a rompu le cessez-le-feu qu'il ne cesse de confondre avec l'absence de militaires. Ce qui ne saurait s'expliquer. Car, l'armée c'est le symbole même de l'Etat sur le territoire. Comment donc penser une seconde fois que les autorités retirent les soldats du Nord-Est de Kidal comme le souhaite Bahanga en vue de faire de cette zone, une zone de trafic de drogues et d'armes par excellence ?

Les hostilités du week-end dernier ont donc fait hélas des victimes. Principalement du côté des assaillants qui ont recensé une vingtaine de morts et une soixantaine de blessés. Ce qui n'a pas empêché le rebelle Bahanga et ses hommes d'intercepter nos blessés avec les éléments du CICR. Des blessés qu'ils ont enlevés, prétendant qu'ils les ont eu au front. Ce qui n'est ni plus ni moins qu'une violation de la ‘‘Convention d'Ottawa''. Il est donc important que la communauté internationale se mobilise en vue de barrer la route à Bahanga et ses hommes, pour éviter que cette partie du Mali soit un passage de bandits et de trafiquants de tout genre. En ce qui concerne les populations elles-mêmes, elles doivent soutenir l'Etat pour préserver la vie de leurs enfants, lesquels sont constamment envoyés à l'abattoir par Bahanga et ses hommes. Il faut surtout saluer le courage et la stratégie mise en place par les soldats maliens dont le comportement est à saluer. Nous y reviendrons.
Amadou Diakité

EMPLOI DES JEUNES
Le ministère et la Chaîne 2 s'engagent

La cantine de l'ORTM a servi de cadre, le samedi 22 mars 2008 au lancement officiel de l'émission radiophonique ‘‘Fenêtre sur l'Emploi''. Placée sous la présidence du Ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, Ibrahima N'Diaye, l'émission ‘‘Fenêtre sur l'Emploi'' est organisée par l'Agence pour la Promotion de l'Emploi des Jeunes (APEJ) en partenariat avec le BIT/APERP, ANPE, CONABEF et l'ACIDEF. La diffusion de cette émission se fait trois fois par semaine suivant un calendrier fixe et respecté.

Cette émission, en effet, consiste à rassembler de façon succincte toutes les informations de recrutement de ressources humaines publiées pendant une période donnée et les diffuser par voie radiophonique. Selon le ministre Ibrahima N'Diaye, il s'agit des avis de recrutement parus dans les colonnes des journaux publics et privés de la place, les sites web des Agences spécialisées en placement et sur les tableaux d'affichage de certaines structures pour ensuite être diffusées sur les antennes de la Châine2 de l'ORTM. « L'objectif de cette émission, ajoutera-t-il, est de recueillir le maximum d'informations relatives aux opportunités de recrutement de ressources humaines disponibles sur le marché du travail et d'autre part, de faciliter la mise en relation entre jeunes demandeurs d'emploi, l'ANPE et les bureaux de placement payant et entreprises de travail temporaire. Elle contribue à démocratiser l'information et à le mettre à la disposition de tous les jeunes, sans distinction aucune. Il s'agit là de donner les mêmes chances d'accès à l'emploi à travers une bonne information à tous les jeunes ».

Par ailleurs, le Ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, Ibrahima N'Diaye a lancé un appel pressant à l'endroit des jeunes demandeurs d'emploi : « Un outil précieux vient d'être mis à votre disposition.»

Au dires du président de l'ACIDEF, l'émission ‘‘Fenêtre ouverte sur l'Emploi'' peut être ouverte sur la Chaîne nationale et sur d'autres médias afin de permettre d'atteindre d'autres jeunes non seulement dans d'autres villes mais aussi dans les zones rurales.
Adama Diarra

1ER CONGRES ORDINAIRE DU RDS
«Placé sous le signe de la Paix et du Développement »
Après 5 ans d'existence, le parti Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS) a tenu le samedi 22 mars 2008 au centre culturel Islamique de Hamdallaye son premier congrès ordinaire. Le thème de ce premier congrès est « Paix et Développement ».La cérémonie était présidée par le Pr. Younouss Hamèye Dicko, président du parti, en présence des représentants des partis politiques amis, des membres du corps diplomatique et des militants du RDS.

En conformité avec les textes et à quelques mois du 5è anniversaire (27 septembre 2008), le RDS a choisi ce mois béni du Maouloud pour tenir son 1er congrès ordinaire, depuis sa création (27 septembre 2003).

Selon Pr. Dicko, ce congrès a été essentiellement financé par les militants et les sections à cause d'une modeste assistance du gouvernement en lieu de place d'un financement normal. Le RDS est un partit politique qui fait partie de l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) et aussi du Mouvement Volontaire pour le Développement (MVD).

Dans son discours d'ouverture, le Pr. Younouss Hamèye Dicko a d'abord salué le gouvernement du Mali pour avoir privilégié le choix de la paix et de la négociation pour résoudre les conflits sociaux et même en matière de rébellion armée, plutôt que de recouvrir à la force aveugle. Ensuite il a souligné quelques problèmes auxquels notre pays est confronté actuellement, à savoir les difficiles conditions de vie ; l'absence de vrais débats démocratiques, le financement des partis politiques et le problème scolaire.

Concernant les difficiles conditions de vie, le RDS, responsable et patriote, reste vigilant et profondément conscient des sérieux problèmes qui sont la poussée fiévreuse des prix des denrées de première nécessité (céréales, sucre, lait, pain, viande, huile, etc..) sans oublier la courbe ascendante et continue du prix des carburants. De même, des épidémies que nous pensions éradiquées réapparaissent avec inquiétude, telle la méningite qui a déjà fait 8,7% de décès des 322 personnes atteintes.

Pour de vrais débats démocratiques, le RDS constate un nouveau et grave phénomène « il n' y a plus de vrais débats démocratiques, il n'y a plus d'interviews d'hommes politiques dans la presse », a regretté le Pr. Dicko qui a également insisté sur le problème du financement public des partis politiques ainsi que la crise scolaire.
Enfin, le président du RDS ajoutera que, pour réaliser notre rêve de développer harmonieusement notre pays, il faut que nous soyons aux affaires et pour être aux affaires, il est impératif que le RDS s'investisse pour avoir de nombreux élus aux élections communales de 2009. « Je compte sur vous pour ne sortir de cette salle qu'après avoir pris l'engagement de votre réussite en 2009 », a-t-il conclu.
Pendant deux jours, les congressistes se pencheront sur le bilan des 5 dernières années, l'élection d'un nouveau bureau et les perspectives.
Siriman DOUMBIA


COUPE CAF
Le Djoliba AC prend une avance de 2 buts

Dans le cadre du match aller des éliminatoires de la coupe CAF, les rouges de Hérémakono ont trouvé deux fois le chemin des filets au stade omnisport Modibo Keïta face au Satellite FC de la Guinée.

Ce match s'annonçait très difficile. Le Djoliba, jouant à domicile, voulait faire un grand pas dès ce match aller pour sa qualification par contre les Guinéens, décidés de venir faire un bon résultat à Bamako. C'est ainsi que d'entrée de jeu les deux équipes s'offrent un long round d'observation durant lequel les rouges étaient sous pression avec des pertes de balles et des mauvaises passes. Mais après 20 mn de jeu, c'est le Djoliba qui va prendre le match à son compte avec un jeu physique et direct.

C'est ainsi que le Djoliba va logiquement ouvrir le score après une légère domination par Souleymane Dembélé. Après ce but, les Guinéens vont essayer de faire le jeu pour revenir au score mais ils ont confondu vitesse et précipitation en perdant les pédales jusqu'en agressant les joueurs Djolibistes et l'arbitre Togolais.

A la reprise, les entraîneurs procèdent à des changements qui vont permettre du côté Djolibiste de marquer un deuxième but par Seydou Traoré qui était rentré auparavant à la place de son coéquipier Yahiya Coulibaly. C'est ainsi que le jeu commença à être dur surtout du côté guinéen avec des fautes et des anti-jeux jusqu'à ce que le défenseur guinéen Malick Bangoura soit expulsé sur un carton rouge pour cause de jeu dangereux.
Après ce match aller gagné par le Djoliba (2-0) et le jeu produit par les Guinéens, on peut dire que les rouges peuvent bien négocier le match retour.
Siriman DOUMBIA

Ils ont dit
Paul Putt (entraîneur du Satellite FC)
La qualification va être très difficile car nous avons joué contre une très bonne équipe, si on joue à 100% comme on doit normalement jouer, peut-être, on ne sait jamais ; mais la meilleure équipe a gagné. On a oublié de jouer au foot, on a joué avec de longs ballons ; ce qui n'est pas notre jeu et les Djolibistes sont très forts, surtout avec leurs tailles.
Alou Badra Diallo (entraîneur du Djoliba AC).
Ça a été un très bon match, surtout en première mi-temps, on a eu pas mal d'occasions, on a eu un ballon sur la barre ; ensuite on a manqué 2 ou 3 occasions qu'on pouvait espérer face à une équipe guinéenne qui n'était pas une foudre de guerre.
Bon, l'essentiel c'était de faire une bonne entame, marquer au moins un but à la mi-temps ; ensuite en deuxième mi-temps, essayer de marquer un deuxième. Parce que c'est la coupe d'Afrique, même si on gagnait à un but à zéro. Je pense que c'était un match important surtout que nous traversions il y a quelques jours des moments difficiles en championnat. Pour nous c'est le déclic, je pense que nous avons du talent, mais les garçons doutaient un peu. Mais la coupe d'Afrique est une autre motivation, différente du championnat et on a préparé ce match dans ce sens. Rien n'est fini, on va se préparer pour le match retour pour assurer notre qualification.
Propos recueillis par
Siriman DOUMBIA


REGAIN DE TENSION DANS LE NORD
Les communautés Arabes et Touarègues du Mali condamnent

Après l'attaque d'un convoi militaire de l'armée nationale du Mali par des individus armés, attaques survenues dans le cercle d'Abéibara les 20, 21 et 22 mars 2008 et qui ont causé des morts et des blessés, l'association des communautés Arabes et Touarègues du Mali a rendu publique une déclaration le dimanche 23 ans. C'était dans la salle de conférence de l'Hôtel Salam sous la présidence de Mohamed El Mehdi Ag Attaher, chef tribu Kel Ansar, Doyen d'âge.
Etaient présents Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre, Assarid Ag Imbarcawane, vice président de l'Assemblée Nationale et plusieurs ressortissants des communautés Arabes et Touarègues à Bamako.
Dans une déclaration lue par Azaz Ag Lou Dag, porte-parole, les communautés Arabes et Touarègues du Mali dénoncent, se démarquent et condamnent les attaques qui annihilent les efforts de développement de la zone. Nous vous proposons le texte intégral.
« Nous, responsables politiques, administratifs, chefs traditionnels et religieux, opérateurs économiques, étudiants, paysans, éleveurs et autres des communautés Arabes et Touarègues du Mali, en parfaite harmonie de cohabitation avec toutes les communautés nationales, notamment celles du Nord Mali : Songhaï, peulh, Arma,
Condamnons, avec la dernière rigueur, les évènements survenus dans le cercle d'Abéibara les 20, 21 et 22 mars 2008, suite à l'attaque d'un convoi militaire par des individus armés ; lesquels évènements se sont soldés par des dégâts matériels et humains déplorables.
Faisons remarquer qu'il existe, fort heureusement, au Mali, un cadre démocratique et idoine de règlement de tous les problèmes consécutifs à la crise du Nord Mali.
Estimons que ces actes de violences perpétrés sur des éléments de notre Armée nationale, dans l'exercice de leur mission, sont d'autant plus injustifiés qu'il existe un cadre réel d'expression de toute forme de doléances, d'exigences économiques ou sociales grâce à la représentation locale, régionale et nationale de toues les communautés à travers les conseils communaux, les conseils de cercle, les assemblées régionales, le Haut conseil des collectivités territoriales et l'Assemblée Nationale.
Demeurons convaincus que toute solution au problème du « Nord Mali » doit être envisagée dans le cadre du Pacte national ; de l'Accord d'Alger ; du Programme Décennal des régions du Nord Mali issu du Forum de Kidal.
Rejetons avec la plus grande rigueur l'ethnicisation qui est faite de ce problème par une certaines presse internationale et nationale ; lançons un appel pressant aux acteurs des ces violences injustifiées pour que celles-ci cessent immédiatement afin que la paix et la sécurité reviennent dans cette partie du territoire national.
Demandons à la communauté internationale de soutenir le gouvernement de la République du Mali pour accélérer le retour de la paix et de la sécurité et permettre un développement rapide de cette partie du pays ; exhortons le Président de la République, Monsieur Amadou Toumani Touré, à persévérer la voie du dialogue et de la mesure qu'il a lui-même choisie, à user de son influence pour éviter tout nouveau dérapage et d'éventuels amalgames qui pourraient être associés à la crise actuelle. A cet effet, les communautés du Nord Mali : Songhay, Arabes, Peulh, Arma et touarègue restent disponibles et mobilisées à ses cotés pour trouver une solution durable à ce douloureux problème national.
Exprimons notre sympathie et notre solidarité à notre vaillante armée Nationale, et la félicitations pour tous les efforts et sacrifices qu'elles fournies dans ses missions constitutionnelles.
Présentons nos condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaitons prompt rétablissement aux blessés.
Les communautés.
Propos recueillis par Siriman DOUMBIA

MATCH AMICAL France-MALI
La liste des 27 joueurs sélectionnés
En prélude aux éliminatoires combinées coupe du monde, CAN 2010, le Mali va jouer en amical ce mardi 25 mars 2008 au stade Charlety-Paris face à une équipe A' de la France ; c'est-à-dire la deuxième équipe de la France à défaut de l'équipe A.
C'est dans ce cadre que M. Mory Goïta, entraîneur national par intérim, a sélectionné 27 joueurs dont 24 professionnels et 3 locaux. Comme on si attendait, il n'y a pas eu de grand changement dans cette liste à part Bassala Touré qui a décidé de prendre sa retraite avec l'équipe nationale et Mamady Sidibé, tous des patriotes engagés qui ont défendu les couleurs nationales à la CAN Ghana 2008, y sont présents. On peut aussi signaler le retour de deux anciens, à savoir Soumaïla Coulibaly (Moenchenglabach) et Fousseyni Diawara (Panonios). Mais aussi de l'intégration de 5 nouveaux Aigles, Kalifa Cissé (Reading), El Hadj Mahamane Traoré (Nice), Modibo Maïga (le Mans), Bakary Diakité (Francfort) et Jimmy Boubou Kbébé (Reading).
Siriman DOUMBIA

SOULEYMANE COULIBALY, AVOCAT GENERAL PRES LA COUR D'APPEL
« La criminalité est en hausse dans notre pays »
Au terme des Assises, nous avons rencontrés l'Avocat général Souleymane Coulibaly. Dans l'interview qu'il a bien voulu nous accorder, il nous parle du bilan des assises, de la criminalité, de la délinquance financière, etc. Lisez plutôt l'interview.
Le Pouce : M. Souleymane Coulibaly les assises viennent de prendre fin, quel bilan faites-vous des affaires jugées ?
Souleymane Coulibaly : Le bilan, je dirai qu'il est acceptable. Nous avons pu juger effectivement 70% des dossiers enrôlés ; c'est-à-dire sur 63 dossiers enrôlés, nous avons jugé 44 et les 19 autres ont été renvoyés aux prochaines sessions. Je ne dis pas que je suis totalement satisfait, mais je pense qu'en essayant de faire mieux, nous obtiendrons des résultats encore plus appréciables. Soit dit en passant que malgré les renvoyés constatés, le bilan est quand même à la hausse par rapport aux sessions passées. A chaque fois nous faisons plus, donc il y a de moins en moins de renvoyés au cours des sessions d'assises. Mais, il y a quand même des efforts à faire. Notamment dans le domaine des citations. Il faut que les huissiers servent mieux les citations en se conformant à la lois : c'est-à-dire les citations doivent être faites soit à personne, soit à domicile ou à mairie et à défaut de tout ça maintenant à parquet. C'est vrai, il y a des difficultés pour identifier certains logements, certains domiciles ; il y a aussi le fait que certaines personnes qui sont en liberté, ont changé d'adresses ; donc on ne sait pas toujours où les trouver.
Donc, ces des difficultés sont réelles mais cela n'empêche pas de fournir davantage d'efforts pour essayer en tout cas de se conformer à ce que la loi dit. Il y a aussi une autre lacune qui a été déplorée. Ce n'est plus au niveau des huissiers mais c'est au niveau des magistrats, des juges de paix et des procureurs. Ce sont les ordonnances de prise de corps : c'est-à-dire normalement aux sessions d'assises, on ne comparaît pas libre, c'est-à-dire tous les accusés doit comparaître détenus. Bon, donc, même ceux qui sont en liberté à l'approche des assises nous demandons aux procureurs et aux juges de paix de les rechercher, de les arrêter, de les conduire à la maison d'arrêt.
Sauf si eux même viennent se constitués prisonniers parce que la loi a prévu aussi cette éventualité. C'est-à-dire ils doivent se constituer eux même prisonniers. Quand, ils ne le font pas, nous les recherchons et nous les envoyons dans les différentes maisons d'arrêts pour les acheminer ensuite sur le lieu des assises. Au cours de la session passée et de celles aussi qui l'ont précédé, il y a certaines ordonnances de prise de corps qui n'ont pas été exécutées.
Mais je pense, en tirant les leçons de ce qui vient de se passer, nous ferons en sorte que cela ne se reproduise plus. Il y a aussi un autre facteur ; c'est le respect scrupuleux des règles de procédure : c'est-à-dire en matière pénal, il y a des délais qui sont là, qui sont vraiment d'ordre public qu'on est obligé de respecter et il y a certains aussi qui sont facultatifs, auxquels les accusés peuvent renoncer, mais s'ils refusent, on n'est obligé d'en tenir compte. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé dans le dossier de la CMDT parce que certains accusés ont eu leur dernier interrogatoire fait, trois jours avant l'ouverture de la session. Donc leurs avocats ont évoqué ce problème en disant qu'il fallait au moins cinq jours et que les cinq jours n'étant pas complets, ils entendent bénéficier, profiter disons, de cette disposition et qu'ils ne renoncent pas aux 5 jours. S'ils avaient renoncés aux 5 jours on aurait pu retenir les dossiers mais puisqu'ils ont dit non, la Cour n'avait pas le choix. A l'avenir c'est tous ces détails que nous allons régler, afin que les sessions à venir puissent se passer dans les meilleures conditions possibles pour que le plus grand nombre de dossiers puissent être jugés. Donc, par rapport à ça, nous avons déjà au niveau de la Cour ici, programmé, une rencontre avec les procureurs de Bamako et de Kati que je dois rencontrer le jeudi prochain à 10h. Donc je pense après échange, avec les procureurs et avec la chambre des huissiers, les choses iront beaucoup mieux.
Le Pouce : Au vu des différentes affaires, peut-on dire aujourd'hui que la tendance vers la criminalité dans notre pays est en baisse ?
Souleymane Coulibaly : Bon, je ne le dirai pas. La tendance à la baisse de la criminalité non, je ne crois pas. En fait, les rôles sont chargés.
La session passée il y avait 63 affaires. Le 10 avril prochain nous serons à Sikasso et nous n'aurons pas moins de 60 affaires. Donc, il y a énormément de dossiers encore qui attendent et chaque jour quand je sors 20 dossiers c'est 30 ou 40 qui rentrent. Donc, la criminalité à mon avis n'est pas du tout en baisse. Je m'attendais plutôt à la question contraire. Est-ce que la criminalité n'a pas augmenté ? Par rapport à ça, je dirai oui si la question était ainsi. Je dirai oui parce que la criminalité me paraît être en hausse et cela s'explique aussi par le fait qu'il y a certaines nouvelles infractions qu'on ne connaissait pas avant, qui sont nées actuellement. Par exemple la pédophilie, il y a quelques années, c'est une infraction qu'on ne connaissait pas. Plus il y a de nouvelles infractions et plus le taux de criminalité va augmenter.
Il y a des comportements avant qu'on ne considère pas. Comme une infraction, mais qui par la suite deviennent des infractions. Tout ça augmente le taux de criminalité, il y a aussi le fait que depuis quelques années, il y a de nouveaux magistrats qui sortent et, donc maintenant les juridictions sont de plus en plus étoffées en matière de personnel magistrat. Et, donc, il y a beaucoup plus de célérité à imprégner au règlement des dossiers, que les cabinets d'instruction ont été multiplié...Il y a beaucoup plus de dossiers qui sortent actuellement. Pour me résumer, je dirai que la criminalité ne me paraît du tout être en baisse au contraire, il me semble qu'elle augmente. Vous voyez seulement dans les accidents de circulation. C'est des infractions. Les accidents de circulation, la consommation de la drogue prend de l'ampleur tout ça, c'est des facteurs qui contribuent à augmenter la criminalité. Sans compter aussi la délinquance financière avec toutes ses formes actuellement qui se perfectionnent...
Le Pouce : On a constaté des cas importants d'infractions contre les mœurs comme les viols, la pédophilie, quel commentaire pouvez-vous faire par rapport à cela ?
Souleymane Coulibaly : La pédophilie est une infraction nouvelle dans notre droit. C'est un fait extrêmement grave qui expose la jeunesse. La pédophilie est tout acte à caractère sexuel exercé sur la personne d'un enfant de moins de 9 ans. Maintenant, le viol c'est le fait d'avoir des rapports sexuels avec une personne sans son consentement. Donc, le commentaire à faire par rapport à ces infractions c'est tout simplement que certains le disent et je pense que ce n'est peut-être pas totalement faux. Nos habitudes vestimentaires ont changé et surtout au niveau des filles ; certains me diront non mais écoute...
Le Pouce : Quid (qu'en est -il ?) des cas de crimes économiques, c'est-à-dire des détournements des deniers publics ?
Souleymane Coulibaly : Les crimes économiques, c'est-à-dire la délinquance financière se développe malgré l'existence des structures de contrôle et de poursuite. Les gens continuent à perpétrer des atteintes au bien public. Je peux vous avouer que c'est un phénomène pour le moment qui n'est pas à la baisse. C'est terrible. Pour notre part nous essayons tant qu'on peut de sortir ces dossiers et de juger en tout cas tous les dossiers d'atteinte aux biens publics qui parviendront à notre niveau. Je peux vous donner la garantie qu'ils seront jugés, sauf si au niveau de la chambre d'accusation, on estime vraiment que les faits ne sont pas établis. Ceux qui seront renvoyés devant la cour d'assise seront jugés. C'est pourquoi, de plus en plus vous voyez dans nos rôles les dossiers d'atteintes aux biens publics. La session qui va s'ouvrir à Sikasso, nous aurons à juger des dossiers d'atteintes aux biens publics. Nous ne souhaitons plus que ces genres de dossiers traînent ; en tout cas, une fois qu'ils arrivent au niveau du parquet général et de la chambre d'accusation.
Interview réalisée par
Hamidou TOGO

 

MME MARIA DIARRA DU GROUPE AZALAI HOTEL
« Nous voulons faire connaître nos hôtels »
Paris a accueilli du 13 au 17 mars 2008, la première édition du salon du tourisme dénommé le monde à Paris. A ce haut lieu du donner et du recevoir, le groupe Azalaï Hôtel était représenté par Mme Maria Diarra. Azalaï Hôtel est la nouvelle chaîne hôtelière qui compte 3 hôtels à Bamako (Salam 5 étoiles, Grand Hôtel 4 étoiles, Hôtel Nord-Sud 3 étoiles). La chaîne est présente au Burkina Faso avec un hôtel de 4 étoiles, hôtel Indépendance, à Cotonou, au Bénin avec un hôtel de la plage et en Guinée Bissau. Présente sur le stand Mali, Mme Maria Diarra a bien voulu se prêter à nos questions.
Le Pouce : Qu'est ce qui explique votre présence sur le stand Mali à Paris ?
Mme Maria Diarra : Nous pensons que l'OMATHO ne peut pas faire sa présentation sans la nouvelle chaîne hôtelière malienne.
Le Pouce : Quels objectifs visez-vous à travers votre participation ?
Mme Maria Diarra : Nous voulons faire connaître nos hôtels et avoir beaucoup plus de clients.
Le Pouce : Pensez-vous avoir atteint vos objectifs ?
Mme Maria Diarra : Je dirai oui. En effet, j'ai pu faire sur place des réservations par téléphone à l'hôtel Salam. Cette première participation a été un plaisir pour nous. Nous avons tissé des relations et mieux fait connaître notre chaîne hôtelière Azalaï présente au Mali et dans la sous-région.
Le Pouce : Vos rapports avec le département de tutelle ?
Mme Maria Diarra : On a une très bonne collaboration. L'Office Malien du Tourisme et de l'Hôtellerie nous fait beaucoup de publicités et de promotion.
Le Pouce : Avez-vous des suggestions ?
Mme Maria Diarra : Je n'ai pas aimé qu'on nous ait divisé en salon pour l'Afrique et l'Europe. Je pense qu'il aurait été sage que l'on nous mette ensemble pour faciliter les échanges et le partage des expériences.
Entretien réalisé à Paris
Par Tiémoko TRAORE

 

 


HOMMAGE AUX VICTIMES DU VENDREDI NOIR
L'ADVR a respecté un devoir de mémoire
Pour commémorer le 17ème anniversaire de la disparition de ceux qui sont tombés sous les ballés du général Moussa Traoré. L'Association pour la Défense des Victimes de la Répression (ADVR) de 1991, a organisé une marche funèbre en leur mémoire. La marche, partie de l'hôpital Gabriel Touré, a pris fin au Cimetière de Niaréla. Les marcheurs ont été accueillis par le ministre du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées, Sékou Diakité qui a déposé une gerbe de fleur sur la tombe des victimes.
Le président de l'ADVR, M. Amadou Diawara a laissé entendre que « c'est une obligation pour eux de s'incliner devant la mémoire de ceux qui sont tombés sous les balles du dictateur Moussa Traoré. Leur don de soi a permis de souffler un autre vent au Mali, celui de la liberté, de la justice, de la démocratie, etc.
Ce sacrifice dira-t-il ne doit pas être vain. Il a insisté sur la pérennisation des acquis.
Dans son intervention, le Ministre Diakité a déclaré que c'est un devoir de mémoire, de reconnaissance envers ceux qui ont tout donné pour leur patrie, pour leur nation.
Une prière a été faite pour le repos éternel de leurs âmes.
La visite de la liste des victimes a mis fin à la cérémonie.
Hamidou TOGO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Mardi 25 mars 2008

UNION POUR LE DEVELOPPEMENT DE SIKASSO
Des nomades politiques tentent de déstabiliser l'URD

Petit à petit les langues se délient dans la capitale du Kénédougou. Les partis sont sur leur garde. Younoussi Touré et Oumar Ibrahim Touré, le bureau politique du parti de la poignée de mains sont-ils au parfum de ce qui se prépare ? Ils n'ont qu'à se rendre sur le terrain et savoir ce qui se trame par ces nomades politiques.

La situation politique est en effervescence ces temps-ci à Sikasso. Les acteurs politiques de diverses sensibilités s'attèlent dans la perspective des prochaines élections communales.
Housseyni Guindo qui avait claqué la porte du RPM à Sikasso, se montre aujourd'hui très ambitieux au plan politique. Avec d'autres acteurs politiques et des indépendants, il évolue dans le cadre d'une association politique dénommée Union pour le Développement de Sikasso (UDS). En plus de Poulo, les initiateurs de cette organisation sont Tidiane Nimaga, Oumar Yossi, Djafara Berthé et Lassana Siama. Après la création de cette association, sans tambour ni trompette, ils ont procédé à la mise en place des antennes dans plusieurs localités de la région de Sikasso et à Bamako.

Dans le groupe, on compte cinq députés dont trois indépendants : Housseyni, Marie et Saran Sinaté, (ancienne du RPM), qui sont allés à l'URD en tant qu'indépendants sur sa liste pour être élus. Quant aux deux autres députés, Moussa Berthé et Yacouba Siguidogo, ils sont de l'URD. Aujourd'hui, il y a une brouille dans leurs rangs, d'autant plus que les deux députés URD ne sont plus d'accord avec les autres, lorsqu'il s'est agi de transformer l'U.D.S en parti politique dans les jours à venir. Cette mésentente s'explique par le fait que les ténors du groupe ambitionnent de procéder au débauchage de cadres et militants de l'URD en vue et réaliser leur projet de création du parti sur la base de la transformation de l'UDS en parti. Tout compte fait, l'honorable Guindo et sa suite ont jeté leur dévolu sur l'URD. Cette situation représente une menace pour ce parti dans le Kénédougou à un moment où l'ADEMA, lui est en train de mettre les bouchées doubles pour ramener en son sein, tous les camarades qui les avaient abandonnés. Ce projet est de nature à menacer fortement la cohésion de l'URD à Sikasso.

Face à cette menace, les deux députés de l'URD sont en train de tout mettre en œuvre pour empêcher les débauchages. Peuvent-ils empêcher la saignée ? Par ailleurs, contrairement à ce que beaucoup d'observateurs de la scène croyaient, il n'existe pas de lien entre Mama Sylla et ce groupe, à moins que cela soit envisagé pour le futur. Qu'à cela ne tienne, il y a des questionnements au sujet de l'ambition que nourrit Poulo et autres.
En effet, ne sont-ils pas en train de se lancer dans une mésaventure ? Auront-ils le temps nécessaire pour structurer leur parti d'ici les prochaines consultations électorales ?
Sont-ils sûrs d'avoir suffisamment de militants pour atteindre leurs objectifs électoraux ? Ont-ils mesuré tous les contours de leur ambition ? C'est le temps qui nous en dira. L'URD se laissera-t-elle déchiqueter par les membres de l'UDS ?
Amadou Diakité


26 MARS 1991 - 26 MARS 2008
Une démocratie sur fond de laxisme
Demain, le peuple du Mali commémore la journée du 26 mars, celle qui a consacré la chute d'un régime de 23 ans de dictature. L'avènement de la démocratie a eu lieu dans la douleur. Cette journée sera marquée par le dépôt d'une gerbe de fleur par le chef de l'Etat au carré des martyrs à Niaréla où gîsent de nombreux patriotes ; des conférences débats et plusieurs manifestations à travers tout le territoire. Chaque année, le 26 mars est un jour férié afin de permettre aux uns et aux autres de méditer sur cet événement et de se souvenir de ceux-là qui ont accepté l'ultime sacrifice pour l'effectivité de la démocratie. Ces morts sont-ils morts utilement ? En tout cas, dix sept ans après cette insurrection meurtrière, on se demande encore si les attentes du peuple ont été comblées.

Le 26 mars 1991 marque un tournant décisif dans l'histoire contemporaine du Mali.
C'est à partir de cette date que le peuple malien a accédé à la démocratie pluraliste à travers un soulèvement populaire qui a permis de renverser le pouvoir dictatorial du général Moussa Traoré. Cette ouverture démocratique intervenue au prix d'énormes sacrifices humains, exige de l'ensemble du peuple malien et, en premier lieu, des autorités à travailler d'arrache-pied à relever les nombreux défis auxquels les populations sont confrontées. A cet effet, un canevas a été tracé lors de la conférence nationale. Mais dix-sept ans après, le constat est amer ; puisque les espoirs sont déçus et presque dans tous les domaines.
Aujourd'hui, il est difficile de soutenir qu'il y a plus de justice sociale, de sécurité, que les problèmes d'emploi des jeunes sont résolus et que les prix des denrées de première nécessité sont abordables.

L'école est la gangrène de notre processus démocratique. Par rapport à ce dernier aspect, la situation est inquiétante. C'est l'impasse. Au regard de tous ces constats, il ne fait aucun doute que notre démocratie est aujourd'hui à la croisée des chemins. Cela d'autant plus que les autorités continuent à privatiser les sociétés et entreprises d'Etat sous la pression des partenaires au développement. Consécutivement à ces privatisations, plusieurs chefs de familles sont jetés à la rue. Parmi eux, rares sont ceux qui parviennent à se réinsérer professionnellement. D'où la multiplication du nombre de chômeurs.
Dix sept ans après l'ouverture démocratique au Mali, certains acquis sont en train d'être compromis. Les partis politiques, au lieu de se consolider, de pérenniser leur cohésion, se désagrégent plutôt. On assiste à l'effritement continu de la confiance entre les acteurs politiques et les électeurs.

Une grande faiblesse de notre processus électoral est la très faible participation des populations aux différents scrutins. Cette situation qui ne cesse d'être décriée ces dernières années par les acteurs politiques, les représentants de la société civile et les autorités du pays, fait l'objet d'interpellations des acteurs politiques qui ont de plus en plus mal à jouer pleinement leur rôle, leurs missions d'informations, d'éducation, de formation, de sensibilisation mais aussi de mobilisation des électeurs vers les urnes. Face à tous ces problèmes qui s'ajoutent à l'effritement de l'autorité de l'Etat, on déduit que les engagements pris lors de la conférence nationale n'ont pas été honorés. La démocratie malienne marche sur fond de laxisme.

Le sursaut récent des autorités du pays, notamment du président de la République et du Premier ministre est révélateur de ce laxisme à tous les niveaux.
En effet, la situation scolaire, l'insécurité et la hausse permanente des prix des denrées de première nécessité défraient aujourd'hui la chronique. Il est temps de procéder à un diagnostic sans complaisance de toutes les questions brûlantes de l'heure et de dégager des solutions appropriées, afin de donner plus de chance de prospérer au processus démocratique pour le bonheur de l'ensemble de la population. La réflexion engagée sur le processus démocratique au Mali n'aura de sens que lorsqu'elle permet de trouver des solutions idoines à tous ces problèmes qui entravent la marche du processus démocratique.

La déception est grande dans le camp de certains acteurs qui s'attendaient à un partage de gâteaux. Au lieu de dénoncer haut et fort les dérives et les manquements constatés, certains acteurs ont choisi l'arme de la déstabilisation. La réconciliation entamée n'a pas été vue d'un bon œil par tous. Même si des efforts ont été fait par les présidents Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré, plusieurs observateurs pensent que les attentes non pas été comblées. Il faut reconnaître que le changement de comportement attendu des Maliens n'a pas suivi. La violence et le laxisme ont eu droit de cité. Pourtant, cette démocratie citée en exemple de part le monde a besoin pour sa consolidation d'un sursaut d'orgueil de tous les fils du Mali. Le changement de comportement demandé est de se mettre au travail aux côtés des responsables. Dénonçons dans le respect de l'autre le laxisme, exigeons des autorités la fermeté, la sévérité pour qu'on ne ternisse pas l'image de cette démocratie acquise dans la douleur. Dix sept après, les Maliens sont, disent-ils, restés sur leur faim.
Tiémoko TRAORE

TRANSHUMANCE POLITIQUE À SIKASSO
Retour annoncé d'une abeille prodigue !

La grande famille ADEMA- PASJ de Sikasso travaille depuis quelques mois à l'organisation d'une grande manifestation le 5 avril prochain pour saluer le retour de l'ancien maire Mamadou Tangara au sein de la Ruche.Au niveau de la Ruche de Sikasso, tout est mis en œuvre pour rendre mémorable, le retour de celui là qui fut de 1992 à 1996, le secrétaire général du parti ; nous avons nommé Mamadou Tangara, maire sortant, traité de tous les noms d'oiseaux.

Le retour au sein de la Ruche de Mamadou Tangara, alimente aujourd'hui toutes les causeries dans le Kénédougou. Pour certains, ce retour se justifie et pour d'autres, il n'a pas sa raison d'être. Ce qui est sûr et certain, c'est que tout est callé au niveau de l'instance dirigeante pour mettre fin à une incompréhension qui a trop duré.

Ce retour minutieusement préparé sera, nous apprend-on, placé sous le patronage du Pr. Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée Nationale. Homme de dialogue et de cohésion, Dioncounda Traoré est dans sa logique de reconstitution de l'ADEMA. C'est pourquoi aucun sacrifice ne sera de trop pour arriver à ses fins.

Le retour de Tangara comme tant d'autres s'inscrit dans cette logique de réconciliation et de reconstitution. A un moment où la cohésion et l'unité du parti étaient fortement entamées. Dioncounda a crié haut et fort son ambition d'aller vers l'ADEMA originelle.
Depuis quelques temps les actes posés dans le cadre du pardon, de la réconciliation sont en train de porter fruit.

Après un temps à l'exode Mamadou Tangara, arrive de nouveau à l'ADEMA pour signifier sa présence au sein de la grande famille politique bien structurée et bien implantée sur le territoire. Ainsi, après les moments d'incompréhension, place à l'écoute, au pardon et à la retrouvaille.
Sinaly

 

Par LE POUCE
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Mardi 11 mars 2008

LA CEPRIS

Le baromètre des chantiers de la santé

 

Lors de la tournée du ministre de la Santé dans la région de Sikasso et aussi bien qu’à Tombouctou, il avait dans la délégation Mahamadou Kaya, chargé de la Cellule d’Exécution des Programmes Infrastructures Sanitaires (CEPRIS).

Ingénieur (génie civil) de son état, nullement impliqué dans de salles dossiers,
Mahamadou Kaya est chargé de suivre, de coordonner et de superviser dans le domaine du génie civil et de l’équipement d’ensemble des études. Tout au long de la tournée du ministre, qui a surtout été centrée sur les réalisations en cours du département de la santé, nous avons pu constater que Kaya était constamment près du ministre, pour l’éclairer sur ce qu’il ne comprenait et recevoir les instructions de celui-ci. Très technique et très écouté par son chef, l’homme n’a rien à se reprocher sur le plan professionnel et social. Après la réception définitive de la Direction Nationale de la Santé , construite par l’AGETIPE, l’ancien DAF, Adama Yacouba Touré avait engagé des dépenses de plus de vingt millions F CFA dans cette bâtisse.

En effet, les gens ne comprenaient pas qu’après la réception définitive l’on puisse dépenser tant. Le pôle économique pour avoir  le cœur net sur l’affaire avait fait venir le chef de la CEPRIS pour les éclairer. Ce dernier, en tant que ingénieur leur a fait savoir que la DNS avait été conçue pour recevoir 100 personnes. Au finish c’est 400 travailleurs qui occupent la bâtisse imposante sise à N’Tomikorobougou. Il va s’en dire que les capacités électriques et des sanitaires ont été doublées. Pour éviter tout arrêt au sein de cette structure, le DAF sortant avait engagé des dépenses. Le directeur de la CEPRIS était passé au pôle économique, uniquement pour donner des explications en tant que premier responsable des chantiers du ministère de la Santé.

L’organisation de ce service est telle qu’elle ne peut pas influencer l’attribution d’un marché. Son représentant siège au sein de la commission d’analyse des offres en tant que service d’analyse. C’est la commission qui désigne le président de la sous commission d’analyse et non le directeur de la CEPRIS.

Missions de la CEPRIS

 

Créée par la loi n°93-042 du 01 juillet 1993, la CEPRIS est un service rattaché au Cabinet du Ministère de la Santé et a pour mission, dans le domaine du génie civil et l’équipement, la supervision, le contrôle et le suivi des programmes de renforcement des infrastructures sanitaires du PRODESS.

 

A cet effet, elle est chargée de : suivre, coordonner et superviser, dans le domaine du génie civil et de l’équipement, l’ensemble des études et des opérations relatives aux programmes de renforcement des infrastructures sanitaires du PRODESS ; d’entreprendre toutes les études complémentaires requises pour la réalisation du volet génie civil et équipement des projets concerné par le ¨PRODESS ; d’assurer le suivi et l’exécution complète des infrastructures sanitaires du PRODESS ; de mettre à la disposition des communautés des normes d’équipements et d’infrastructures ; elle procède à la vérification des dossiers techniques préparés par les bureaux d’études ; elle élabore les contrats et conventions techniques avec les entreprises de BTP, les Agences d’exécutions : AGETIPE et AGETIER ; de promouvoir un mécanisme continu d’entretien des bâtiments et équipements socio sanitaires. L’élaboration des plans types des infrastructures sanitaires et des listes de matériels médicaux –technique au niveau des établissements sanitaires. Elle assure la mise en place et la maintenance des matériels médicaux techniques.

Tiémoko TRAORE

 

 

LE MALI AU SALON MONDIAL DU TOURISME

Faire découvrir l’actualité touristique du Mali

 

Paris abritera du 13 au 16 mars 2008 le salon mondial au tourisme devenu le Monde à Paris (MAP). Le ministère de l’artisanat et du tourisme à travers l’Office Malien du Tourisme et de l’Hôtellerie sera présent sur un stand conçut pour la circonstance.

Cette année l’évènement touristique enregistrera la participation du ministre de la culture Mohamed El Moctar, des directeurs du festival d’Essakane, sur le Niger, de Kayes Médine Tambacounda, de Tamadash Anderaboucane.  Sont invités Youma Belleza et Youssouf Tata Cissé.

A l’instar des autres éditions, le département du tourisme en marge de cet évènement mondial rencontrera le vendredi 14 mars de 10 h à 12 heures au parc des expositions de la porte de Versailles, Hall 4, salle Europe 401/402 les professionnels du tourisme. A travers une conférence de presse dénommé « dialogue avec le Mali » le ministère chargé de l’artisanat et du tourisme par le biais des directeurs de festival, de Oumar Balla Touré DG de l’OMATHO, de Boubacar Nafogou conseiller technique en charge du Si tour et Jean Marc Mignon président de l’UNAT et membre du comité international organisateur du Forum International sur le solidaire (FITS) tenteront de mieux faire découvrir aux visiteurs potentiels l’actualité touristique du Mali. Celle-ci a beaucoup évolué. On sait que grâce au travail monstre abattu par le département et ses démembrements, le Mali est devenu une destination prisée. Le tourisme bien organisé fait vivre de nombreuses personnes et familles.

 

En attendant l’effectivité du Salon International du Tourisme (SITOUR) et le Forum International du Tourisme Solidaire que le Mali abritera au cours de cette année, le ministre N’Diaye Bâh et ses collaborateurs travailleront à faire vendre l’image du Mali à travers les salons de part le monde.

 

La conférence de presse qui durera deux heures de temps, le vendredi 14 mars sera suivie d’un cocktail de dégustation de spécialités maliennes. Après le succès enregistré récemment, lors de la fête de l’artisanat et du tourisme, le département est en passe de réaliser des succès éclatants.

Retenez que « Dialogue sur le Mali 2008 », c’est pour le vendredi 14 mars à partir de 10 heures à la salle Europe 401-402 dans le Hall 4 Paris, au  parc des Expositions de la porte de Versailles.
Tiémoko TRAORE

 

 

 

CNJ-MALI/FRANCE

La fin d’un bicéphalisme destructeur

 

Pour des raisons d’âge, Ismaël Sacko, président du Conseil National des Jeunes (CNJ) du Mali en France a décidé de se  retirer des activités du CNJ, afin de faciliter le travail à son cadet, Yaya Traoré, président.

 

Cette décision que nous saluons, met fin à un bicéphalisme qui aura duré et qui aura annihilé les efforts entrepris par chacune des parties, qui clamaient haut et fort, sa légalité et sa légitimité. Le président Yaya Traoré, discret et pointilleux, pourra se consacrer exclusivement à la mise en œuvre du programme qu’il a conçu, pour rassembler autour de lui, les jeunes Maliens en France ; des jeunes qui connaissent de nombreux problèmes.

Depuis sa venue à la tête du CNJ France, Yaya Traoré alias Kaiser avait concocté un vrai programme, prenant en compte toutes les préoccupations des jeunes maliens de toutes les sensibilités.

En décidant de mettre fin à ce bras de fer, Ismaël Sacko, s’écarte mais reste là pour apporter son appui et son soutien à Yaya Traoré qui, nous l’espérons, foncera les yeux fermés pour rattraper le temps perdu. En son temps, nous avons dénoncé ce bicéphalisme destructeur et déshonorant pour la diaspora malienne. Vivement, pour plus de sagesse et d’écoute.
Tiémoko TRAORE

 

Par LE POUCE
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Mardi 11 mars 2008

MUSIQUE

Le premier album  du «Groupe Mamo », en gestation

 

Ce sont les vieilles marmites qui font de la bonne sauce, dit-on. Au cours d’un reportage à Kayes, nous avons rencontrés « Le Groupe Mamo »  sous la paillote de l’Hôtel Kamankolé. Tout au long de notre séjour qui a duré une semaine, nous ne sommes pas restés indifférents à la prestation de ce groupe. Si la musique se définit comme l’art de produire des sons d’une manière agréable à l’oreille, « Le Groupe Mamo », sonne lui du nouveau à l’oreille ; mais les 3 têtes de proues ( Maciré Traoré, le chef d’orchestre, le frère cadet de Boubakar Traoré dit Karkar ; Cheik Oumar Koïté dit BK et Barou Keïta) qui dirigent le groupe ne sont plus à présenter au public malien, notamment les Kayésiens.

 

Comme tout présent a un passé, « Le Groupe Mamo » a également un passé qui fait la fierté de toute la Région de Kayes. Cheick Oumar Koité du Groupe Mamo, a participé à la première semaine nationale de la jeunesse (SNJ) en 1961, alors qu’il n’avait que 10 ans.

Ce fut un succès éclatant. Car, il fut meilleur acteur du Mali avec le film « Flankofo » écrit par Ousmane Sow. Tour après tour, il jouera dans les films «  Falato 1 » et « Falato 2 » avec la  Chanteuse Tchala Mona. En dehors de la musique, il gardera pendant une décennie le record du meilleur butteur de la Région de Kayes avant d’être professeur de biologie. Et ce, jusqu’à la retraite tout comme les deux autres du groupe : Maciré Traoré, planton de la BEAO à la retraite, actuellement guitariste et chef d’orchestre, Barou Keïta, également ingénieur agricole, pianiste.

 

Liés par des liens sacrés de l’enfance et de la musique, tous les trois sont restés attachés à la musique du « Khasso », disent-ils. Cependant, ce grand amour qui les a unis dans la musique, ne les empêche pas d’interpréter les grands artistes cubains, sénégalais…. « Nous pouvons interpréter n’importe quelle musique, seulement, il nous suffit de l’écouter. La preuve est que, vous nous avez entendu chanter en espagnole, en wolof et en Khassonké….Dans six mois nous mettrons notre premier album dans les bacs. »  No comment ! Grâce à l’appui matériel d’un Malien de France, « Le Groupe Mamo » est doté d’un orchestre complet qui n’a rien à envier aux autres.

 

Cependant, tout n’est pas rose, la région de Kayes s’apprête à abriter la biennale, sous peu. Mais, « Le Groupe Mamo » se plaint de l’attitude des organisateurs : « On ne s’intéresse seulement à nous que pour la biennale. Nous ne sommes pas des instruments que l’on manipule à sa guise. Trop c’est trop, cette fois-ci, on ne se laissera pas faire ! » Ont-ils martelé. Afin d’assurer la relève dans les années à venir, « Le Groupe Mamo » s’est fait entourer par de jeunes talents (Yacouba Diabaté, guitariste ; Faly Sissoko, chanteur ; Mameye Niang, percussionniste ; Samba Niang, batteur ; Cheick Diabaté, technicien dont une jeune fille ( Djénéba N’Diaye) qui a de beaux jours devant elle.

Adama Diarra

 

PROMOTION DU MONDE DES AFFAIRES A KAYES

Le ministre des Finances à l’écoute des opérateurs économiques

 

 

En marge du conseil de direction des impôts qui s’est tenu à Kayes du 03 au 05 mars 2008, le ministre des Finances, Abou Bakar Traoré a tenu à rencontrer les opérateurs économiques de la Région. Au cœur de la rencontre, les opérateurs économiques ont évoqué des difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur profession. Parmi ces difficultés, il y a entre autres, la charge élevée de l’impôt, le coût élevé de la consommation d’eau et d’électricité pour les hôtels et restaurants, le quiproquo entre la mairie et les administrés, le dédouanement des véhicules, l’usine de Diamou, le stationnement anarchique des poids lourds dans la ville….etc.

 

Prenant la parole, le président des chargeurs de Kayes a remercié le Ministres des Finances d’avoir eu la bonne initiative d’échanger avec les opérateurs économiques de la région. Selon lui, c’est la première fois qu’un membre du Gouvernement est face aux opérateurs économiques de la Région. Une initiative que les opérateurs économiques n’ont pas manqué de saluer à maintes reprises. Aux dires du président des chargeurs de Kayes, le bureau a cessé de fonctionner ; et cela, depuis belles lurettes.

Quant à Bourama Traoré, un transporteur, il faudra chercher une autre issue de secours avec le concours du ministère s Finances pour que les opérateurs économiques de la région ne soient pas que des importateurs. « A Kayes on ne produit rien, tout est importé », a-t-il déploré.

 

Par ailleurs, Souleymane Diarra, le président de SINACODEM a signalé au ministre que de nombreux chantiers sont arrêtés pour faute de ciment tandis que le riz se vend à prix d’or : « Maintenant, nous achetons le sac de 50 kg de riz à 18 500 FCFA ».

 

Répondant à la question de l’importation massive des produits, le ministre des Finances a, suggéré l’agriculture comme solution. « C’est bien le commerce, mais il faut d’abord produire » a-t-il ajouté. Selon lui, le fleuve qui traverse Kayes est un atout.

 

Concernant l’usine de Diamou qui produit le ciment, l’arrêt de la production est dû au coût très élevé d’électricité et de transport. Pour ce qui est des impôts, le ministre a indiqué que nombreux sont les commerçants qui ne payent pas l’impôt ce qui fait que les autres ont du mal à payer leurs impôts.

 

A propos des hôtels et des restaurant, le ministre a reconnu qu’il va falloir revoir à la baisse la facture de consommation d’électricité des hôtels et restaurants afin d’encourager le secteur le secteur privé. « Effectivement, il doit avoir une différence entre la consommation domestique et celle des hôtels et restaurants. Nous verrons comment accorder un prix forfaitaire  aux hôtels et restaurants ».

 

Pour ce qui est le cas du stationnement anarchique des gros-porteurs dans la ville de Kayes, le ministre à sans tarder donné des consignes fermes au gouverneur de la Région afin  que les gros-porteurs puissent avoir un parking spécial. « L’anarchie, c’est le problème » a-t-il martelé.

Adama Diarra

Envoyé spécial à Kayes

 

 

CELEBRATION DE LA JOURNEE DU 8 MARS

Les femmes de l’UDD s’informent

 

Dans le cadre des festivités du 8 mars, le Mouvement des femmes de l’UDD a organisé le samedi dernier, dans la salle de conférence du Mémorial Modibo Keïta, une journée d’information et de sensibilisation de ses militantes. Le thème de la journée était « la budgétisation sensible au genre pour le renforcement du pouvoir économique des femmes ». La cérémonie était présidée par Mme Awa Sidibé, secrétaire à la communication du conseil exécutif de l’UDD, en présence de Dr Mamadou Kabirou N’Diaye, secrétaire adjoint au développement de l’UDD, Mme Samoura Oumou Dembélé, secrétaire à l’organisation et de plusieurs militantes de l’UDD.

 

La révolte des ouvrières de l’usine textile de Chicago en 1857 a été déterminante pour la prise en compte des aspirations des femmes. L’on situe les origines du 08 Mars à cette époque, et depuis lors la lutte des femmes pour leur émancipation a connu une dimension internationale. Une journée qui figure dans le calendrier officiel des Nations Unies, suite à une décision prise par elles en 1977. A cet effet des instruments internationaux été élaborés et adoptés par la plupart des Etats afin de respecter les droits humains des femmes et d’établir l’égalité entre les sexes. LA journée internationale de la femme est célébrée au Mali depuis 1994 et cela vise à sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur les conditions économiques et sociales des femmes et contribuer à améliorer leur statut. Le thème officiel retenu pour cette année est « le financement de l’équité du genre et le renforcement du pouvoir économique des femmes ».
C’est ainsi que le mouvement des femmes de l’UDD a organisées cette journée d’information dans le but de sensibiliser les femmes et les sympathisantes du parti aux stratégies de la budgétisation sensible au genre afin que les programmes et  projets sectoriels nationaux soient favorables au financement des activités économiques des femmes.

Selon Mme Awa Sidibé, l’objectif de cette journée est de contribuer à l’amélioration du pouvoir économique des femmes.

Quant à M. Moussa K Traoré, le conférencier principal de cette journée, il a expliqué dans son exposé, l’importance et la nécessité du financement de l’équité du genre, le renforcement du pouvoir économique des femmes ; les opportunités pour le financement des activités économiques des femmes ; des recommandations et des résolutions. Enfin il a répondu aux différentes questions posées (relatives à la question genre) par les militantes.

Siriman DOUMBIA

 

 

 

COOPERATION MALI-CANADA

Un appui au PDI et au CDI

 

Dans le cadre de l’application des principes d’efficacité de l’aide, un protocole d’entente relatif au projet d’appui au programme de Développement Institutionnel (PDI) et du commissariat au Développement Institutionnel (CDI) a été signé le vendredi dernier dans la salle de conférence du Ministère des Affaires Etrangères et de la coopération internationale entre le Mali et le Canada. C’était en présence de M. Moctar Ouane ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, de Maître Abdoul Wahab Berthé ministre du Travail, de la fonction publique et de la réforme de l’état et de l’Ambassadrice du Canada au Mali Mme Isabelle Roy.

 

Ce protocole concerne le développement institutionnel, qui constitue un des axes majeurs du projet de Développement Economique et Social (PDES) du Président Amadou Toumani Touré. Le renouveau de l’action publique, qui est au cœur de ce projet vise à travers la réorganisation de l’état central, le renforcement de la gestion publique, la valorisation et le renforcement des capacités des ressources humaines, à faire de l’administration malienne un instrument efficace de lutte contre la pauvreté, c'est-à-dire un vecteur du développement économique et social du Mali. Dans cette perspective, le PDI bénéficiera aux termes du présent protocole, d’entente, d’un appui budgétaire sectoriel d’un montant d’environ 5.880.000.000 FCFA sur deux ans ciblé à trois composantes du PDI à savoir la réorganisation de l’état central, l’amélioration des processus, les méthodes et procédures de gestion des affaires publiques, et valorisation et renforcement des capacités des ressources humaines.

Et un volet d’assistance technique au CD pour la mise en œuvre de la réforme et d’évaluation pour montant d’environ 1.470.000.000 FCFA sur quatre ans. Ce montage convenu avec le CDI vise à favoriser l’optimisation de la mise en œuvre du PDI, en assurant une parfaite cohérence et synergie avec le soutien des autres partenaires et en offrant au CDI les expertises complémentaires requises et dans les détails requis.

Après la signature Mme Isabelle Roy a précisée que « la coopération canadienne attache une grande importante au renforcement des capacités du CDI et des ministères opérateurs.
Nous le percevrons comme une condition cruciale. A cet égard, il est intéressant de noter que si le volet appui budgétaire est lié à la durée du Plan d’opération 2006-2009, le volet assistance technique d’une durée de 4 ans va bien au de-là. Ce volet permettra de mettre à disposition diverses expertises et dans   divers domaines de compétence, tels gestion de valorisation des ressources humaines, gestion axée sur les résultats, passation des marchés et animation de cadres de concertation, environnement et égalité entre les femmes et les homes ».
Quant à M. Ouane, il a confirmé que « ces mesures contribueront à consolider les actions déjà entreprises par le Canada et d’autres partenaires techniques et financiers du Mali pour appuyer les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre du plan opérationnel du PDI pour la période 2006-2009. De la sorte, le Canada confirme son engagement aux côtés du Mali pour y raffermir la démocratie et la bonne gouvernance. Et ce, dans le prolongement d’effort importants et en constante progression dans des domaines prioritaires pour notre pays comme l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire, la paix et la sécurité ».

Siriman DOUMBIA

 

 

INITIATIVE CITOYENNE CRI 2002

Pour une plus grande participation des femmes à la vie politique

 

La salle de conférence du centre Aoua Keïta a servi de cadre, le vendredi dernier, à la cérémonie de remise du Manuel de la citoyenne aux autorités du Mali. La cérémonie était présidée par Mme Maïga Sina Damba, Ministre de la Promotion de la Femme , de l’Enfant et de la Famille , en présence de M. Mohamed El Moctar, ministre de la Culture , représentant son homologue de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales empêché, de Madame Isabelle Roy, Ambassadrice du Canada au Mali et de plusieurs membres du gouvernement.

Le Manuel de la citoyenne consacre d’une part, la fin de l’Acte I de l’Initiative Citoyenne CRI 2002 pour une meilleure participation des femmes aux élections générales de 2007 et ouvre d’autre part, l’Acte II de l’initiative devant internaliser et pérenniser les principaux résultats acquis et enseignements issus de 2007 pour les enjeux et défis à venir. A ce sujet, il est bon de rappeler qu’il est consigné dans le document composé de 60 pages dont 8 modules, le projet soumis au partenaire canadien que cette initiative s’inscrira dans les court, moyen et long termes à travers deux volets essentiels.

 

Le volet 1 relatif à l’élaboration des modules de formation des formateurs sur l’importance des élections générales pour la participation des femmes à la vie publique et à la  prise de décision et l’organisation des sessions de formation des formateurs et des animations de proximité dans les collectivités ciblées. Pour le volet 2, c’est la conception, l’élaboration, l’adoption, le lancement national et la mise à disposition du manuel de la citoyenne en vue de la pérennisation de la présente initiative.

 

Selon Dr Sall, l’objectif recherché à travers le Manuel est donc de disposer d’un support pédagogique pour la prise de conscience des femmes du Mali en général et des femmes leaders en particulier, du rôle qui est le leur dans l’édification et la consolidation de l’Etat de droit au Mali, cadre du respect des droits de la femme malienne.

 

Mme Maïga Sina Damba et Mme Isabelle Roy ont toutes salué tour à tour le travail effectué par CRI 2002 avec la participation financière de l’Agence Canadienne de Développement internationale (ACDI).

 

Quant au ministre El Moctar, il a indiqué que « le mérite de CRI 2002, à travers son projet, est non seulement d’avoir participé activement et positivement à la mobilisation citoyenne au cours des élections générales de 2007, mais aussi et surtout, d’avoir capitalisé les principaux résultats acquis et les enseignements auxquels il est parvenu pour servir de tremplin pour les élections futures et la consolidation de la démocratie dans notre pays. Les 8 modules retenus dans le Manuel sont d’une pertinence et d’une importance incontestables », a-t-il conclu.
Siriman DOUMBIA

 

 

EDM - SA

Une journée d’information et de découverte

La société de l’Energie du Mali a organisé le jeudi dernier une journée d’information et de découverte de ses outils de production. A cette occasion M. Mamadou Faranké Keïta, directeur de production, était accompagné par M. Siaka Diakité, secrétaire général de l’UNTM et de plusieurs collaborateurs.

En organisant cette journée, la direction de l’EDM-SA voulait mieux informer les populations pour une économie d’eau et d’électricité, une campagne de sensibilisation sur l’eau et l’électricité et donner des explications sur les difficultés que rencontre EDM-SA dans l’exécution de sa mission.
C’est ainsi que la centrale thermique de Balingué, avec ses 32,5 mégawatts, sise à l a zone industrielle de Bamako, a été la première à accueillir la délégation.
Cette centrale consomme plus de 120.000 litres de gasoil /pour un coût de carburant de 48 millions de FCFA par jour et 518 millions en 12 Jours

Après Balingué, c’est la station de pompage d’eau de Djicoroni qui a reçu la délégation. Au cours de cette visite, M. Mamadou Dembélé, chef de service de laboratoire central de l’eau a expliqué que « l’eau que nous traitons ici et que nous distribuons à travers tout le Mali, est d’une qualité irréprochable.
Mais le degré de pollution de l’eau détermine le temps et le coût de traitement. A Bamako, l’eau commercialisée par EDM-SA est certifiée ISO 9001 version 2000.
Après une journée très chargée, la salle de conférence de l’hôtel Nord-Sud a donc servi de cadre l’après-midi à une rencontre d’échanges organisée par le comité de direction de la société et la délégation de l’EDM.
Selon M.Sékou Alpha Djitèye, directeur général de l’EDM-SA « les plus grands défis actuels sont non seulement de satisfaire les 190.000 abonnées, mais aussi les nouvelles demandes en eau et en électricité ».
Enfin M. Siaka Diakité de l’UNTM s’est dit satisfait de la   visite et a appelé la direction de l’Energie du Mali SA, à développer une véritable politique de communication pour mieux informer et sensibiliser les populations.
Siriman DOUMBIA

 

 

8 MARS AU PALAIS DE KOULOUBA

Mme Touré Lobbo Traoré prône plus de solidarité

A l’occasion de la célébration du 8 mars, l’épouse du président de la République , Mme Touré Lobbo Traoré, Présidente de la Fondation pour l’Enfance, a organisé dans les jardins du palais de Koulouba, une grande cérémonie qui a regroupé autour d’elle les membres du gouvernement, les ambassadeurs, les épouses de ministre, la société civile. La cérémonie a été marquée par le discours de Mme Touré Lobbo Traoré, la présentation du trophée de Mme Sira Diop et le grand cocktail.

Heureuse tradition, cette rencontre se voulait être un espace idéal de convivialité, d’échanges et d’enrichissement mutuel. En organisant cette rencontre, il s’agissait pour l’initiative de mieux se connaître, se comprendre afin de bâtir ensemble le Mali de solidarité, de paix et de prospérité.
Abordant le thème retenu pour cette commémoration, l’épouse du chef de l’Etat indiquera qu’il nous interpelle. Selon Mme Touré Lobbo Traoré l’égalité du genre et le renforcement du pouvoir économique des femmes est un facteur de mobilisation des femmes et des hommes, autour de la participation de chacune et de chacun, à la vie économique sociale, culturelle et politique.

La première dame a mis a profit cette commémoration pour indiquer à ses Tanti et sœurs que le combat pour l’amélioration de la condition de vie de la femme, est une œuvre de longue haleine.
Elle a  aussi salué les efforts louables consentis par le gouvernement et la société civile dans les domaines de la santé, de l’éducation de la lutte contre la pauvreté. Malgré ses actions, mme Touré Lobbo Traoré estime que des défis restent encore à relever pour l’équité notamment l’accès au marché de l’emploi, l’implication des femmes dans la gestion des affaires publiques et l’accès au crédit.

 

A l’occasion de cette grande retrouvaille qui a enregistré la présence de Mme Sira Diop ancienne présidente des femmes du Mali, l’animation était assurée par l’ensemble instrumental et le groupe Taras. L’orchestre de Taras, comme il sait le faire, a réveillé chez les femmes présentes les bons moments d’une époque passée, à travers les morceaux de salsa comme Paquita, El Manisero.

La communion était grande et pleine et Mme Sira Diop qui vient de recevoir un trophée de l’Association des femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO) a indiqué a ses nièces et filles  « je suis fière d’avoir accompli mon œuvre, d’avoir passé le témoin et d’être encore derrière vous pour suivre ce que vous faites après nous pendant que nous sommes parmi vous.
Mme Sira Diop revient de Johannesburg en Afrique du Sud où elle a participé au 9ème congrès panafricaine des femmes où les vétérans étaient invités. IL a souhaité être là encore longtemps pour signaler ce qui n’est pas bien et féliciter pour ce qui est de merveilleux.

Après cette brève intervention de Mme Sira Diop, Mme Touré Lobbo Traoré a invité ses invités à partager avec elle les plats. Les échanges se sont poursuivis entre les femmes dans le jardin. C’est une première dame très joyeuse de vivre ces moments avec ses sœurs qui a fini par prendre congés de ces nombreuses invitées. Quand les femmes acceptent de se donner la main, de se regrouper c’est toute la nation qui a profite. Vivement pour l’édition 2009.
Tiémoko TRAORE

 

FOOTBALL FEMININ

Les Aigles se sont qualifiées ! 

 

Dans le cadre des éliminatoires du  6ème championnat d’Afrique féminin qui se jouera en Guinée Equatoriale, les Aigles du Mali dames ont tout simplement battu les Dames Guinéenne le samedi dernier au stade Modibo Keïta par le score de 3 buts à 0. Après l’éclatante victoire en mach aller à Conakry (8-0), on savait bien que la capitaine Diaty N’Diaye et ses coéquipières allaient gagner cette rencontre. Mais comment ? Surtout quand ce match a eu lieu le 8 mars, journée internationale de la femme. A cette occasion  Hamane Niang, Ministre de la Jeunesse et des Sports et Mme Maïga Sina Demba, Ministre de la Promotion de la Femme , de l'Enfant et de la Famille étaient présent tous les deux présents.

Par contre, les Dames du ‘‘Sylli National’’ étaient venue pour limiter les dégâts.
C’est ainsi que le début de la rencontre va être très difficile comme en match aller pour les nôtres. Il a fallut attendre plus de 20 mn de jeu pour que les Dames de l’entraîneur Aly Diakité retrouvent leurs marques en marquant 3 buts et faire plaisir aux 20.000 supporters présents. Mais les Guinéennes n’ont pas démérité du tout. Elles ont mieux fait par rapport au match aller. Après ce match aller-retour gagné par un score total de 11 buts à 8, les Aigles Dames sont désormais qualifiées à la phase finale du 6è championnat d’Afrique féminin pour leurs 3ème  fois. Il est donc grand temps pour Aly Diakité et ses Dames de faire un programme de préparation pour bien préparer l’équipe car la phase finale de la compétition est prévue en Guinée Equatoriale du 15 au 29 novembre prochain. Les  Aigles Dames pourront-elles  remporter la coupe comme l’ont fait les Dames du basket-ball à Dakar ?

Siriman DOUMBIA (Stagiaire)

 

 

LA CEPRIS

Le baromètre des chantiers de la santé

 

Lors de la tournée du ministre de la Santé dans la région de Sikasso et aussi bien qu’à Tombouctou, il avait dans la délégation Mahamadou Kaya, chargé de la Cellule d’Exécution des Programmes Infrastructures Sanitaires (CEPRIS).

Ingénieur (génie civil) de son état, nullement impliqué dans de salles dossiers,
Mahamadou Kaya est chargé de suivre, de coordonner et de superviser dans le domaine du génie civil et de l’équipement d’ensemble des études. Tout au long de la tournée du ministre, qui a surtout été centrée sur les réalisations en cours du département de la santé, nous avons pu constater que Kaya était constamment près du ministre, pour l’éclairer sur ce qu’il ne comprenait et recevoir les instructions de celui-ci. Très technique et très écouté par son chef, l’homme n’a rien à se reprocher sur le plan professionnel et social. Après la réception définitive de la Direction Nationale de la Santé , construite par l’AGETIPE, l’ancien DAF, Adama Yacouba Touré avait engagé des dépenses de plus de vingt millions F CFA dans cette bâtisse.

En effet, les gens ne comprenaient pas qu’après la réception définitive l’on puisse dépenser tant. Le pôle économique pour avoir  le cœur net sur l’affaire avait fait venir le chef de la CEPRIS pour les éclairer. Ce dernier, en tant que ingénieur leur a fait savoir que la DNS avait été conçue pour recevoir 100 personnes. Au finish c’est 400 travailleurs qui occupent la bâtisse imposante sise à N’Tomikorobougou. Il va s’en dire que les capacités électriques et des sanitaires ont été doublées. Pour éviter tout arrêt au sein de cette structure, le DAF sortant avait engagé des dépenses. Le directeur de la CEPRIS était passé au pôle économique, uniquement pour donner des explications en tant que premier responsable des chantiers du ministère de la Santé.

L’organisation de ce service est telle qu’elle ne peut pas influencer l’attribution d’un marché. Son représentant siège au sein de la commission d’analyse des offres en tant que service d’analyse. C’est la commission qui désigne le président de la sous commission d’analyse et non le directeur de la CEPRIS.

Missions de la CEPRIS

 

Créée par la loi n°93-042 du 01 juillet 1993, la CEPRIS est un service rattaché au Cabinet du Ministère de la Santé et a pour mission, dans le domaine du génie civil et l’équipement, la supervision, le contrôle et le suivi des programmes de renforcement des infrastructures sanitaires du PRODESS.

 

A cet effet, elle est chargée de : suivre, coordonner et superviser, dans le domaine du génie civil et de l’équipement, l’ensemble des études et des opérations relatives aux programmes de renforcement des infrastructures sanitaires du PRODESS ; d’entreprendre toutes les études complémentaires requises pour la réalisation du volet génie civil et équipement des projets concerné par le ¨PRODESS ; d’assurer le suivi et l’exécution complète des infrastructures sanitaires du PRODESS ; de mettre à la disposition des communautés des normes d’équipements et d’infrastructures ; elle procède à la vérification des dossiers techniques préparés par les bureaux d’études ; elle élabore les contrats et conventions techniques avec les entreprises de BTP, les Agences d’exécutions : AGETIPE et AGETIER ; de promouvoir un mécanisme continu d’entretien des bâtiments et équipements socio sanitaires. L’élaboration des plans types des infrastructures sanitaires et des listes de matériels médicaux –technique au niveau des établissements sanitaires. Elle assure la mise en place et la maintenance des matériels médicaux techniques.

Tiémoko TRAORE

 

 

 
Par LE POUCE
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Mardi 11 mars 2008

FIN DE VISITE DU MINISTRE DE LA SANTE EN 3e REGION

« J’en appelle à l’engagement plein et entier de tous »

 

L’amélioration de l’état de santé de nos populations, est aujourd’hui une des grandes priorités  du Programme de Développement Economique et Social du Président de la République. C ’est aussi l’un des objectifs majeurs de l’action gouvernementale inscrite dans la Lettre de cadrage du Président de la République adressée au Premier ministre. Les attentes en matière de santé sont immenses, tant du côté des usagers des services que de celui des travailleurs.

Monsieur Oumar Ibrahima Touré, ministre de la Santé est rentré le samedi 8 mars 2008 d’une visite de terrain qu’il a effectuée dans la   3ème  région de Sikasso du 3 au 9 mars 2008. A la tête d’une forte délégation constituée par les membres du cabinet, les directeurs des services centraux, les syndicats, les différents Ordres de la santé, les représentants de la FENASCOM et de l’OMS les responsables régionaux de la santé et du développement social, le ministre de la santé était allé s’enquérir dans les structures visitées, de l’état de la mise en œuvre du PRODESS II et des conditions de travail du personnel socio-sanitaire. Dans le cadre de l’extension de la couverture sanitaire et de l’amélioration de la qualité des soins, le gouvernement du Mali déploie de gros efforts. La région sanitaire est un vaste chantier que le ministre a pu visiter.

 

De Yanfolila à Sikasso en passant par Bougouni, Kolondièba, Yorosso, Koury, Koutiala, Kadiolo, Fourou et Kignan, le ministre de la Santé a pu tâter les résultats obtenus dans la mise en œuvre du PRODESS II, constater de visu le point de la mise en œuvre réelle du décret 02-314 fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux collectivités. Cette sortie a permis au ministre Oumar Ibrahima Touré d’échanger avec les acteurs immédiats, de connaître les difficultés auxquelles les travailleurs sont confrontés dans l’exercice de leurs fonctions. Un autre élément de cette visite ministérielle était de s’imprégner de l’état d’avancement des travaux du projet de construction, de réhabilitation et d’équipement des centres de santé en 3ème région grâce au concours financiers de la BAD et de la construction de l’hôpital de Sikasso.
Dans le cadre du renouveau de l’action publique il était tout a fait indiqué que le ministre de la santé aille à la rencontre de ses collaborateurs et faire véhiculer et faire entendre le message des hautes autorités.

 

Tout au long des six jours de visite de terrain, les populations des localités visitées ont rendu agréable le séjour ministériel en réservant un accueil chaleureux à la délégation. Par endroit on a pensé aux moments forts de la campagne présidentielle. La représentante résidente de l’OMS au Mali a pris le train en marche en se joignant à la délégation à Yorosso. Elle effectuait sa première sortie sur le terrain depuis sa venue au Mali. Cette sortie aura permis au chef du département de vivre en direct les multiples problèmes que rencontrent ces agents. Ceux-ci s’emploient à leur façon à répondre aux attentes des populations et de traduire en actes concrets les instructions du gouvernement.

2008, une année de défis à relever
Dans les localités visitées, Oumar Ibrahima Touré a indiqué aux uns et aux autres que 2008 se présente à eux comme une année de défis à relever et d’actions à pérenniser.
Le séjour a été marqué par des visites de sites, des conférences de cadres au cours desquelles le ministre a donné la parole à tout un chacun, concilier par moment les points de vue avant de faire passer son message. Lors de la réunion de synthèse qui a regroupé tous les cadres de la santé et du développement et de l’économie solidaire, Oumar Ibrahima Touré a mis l’accent sur les priorités du département, informé ses collaborateurs et agents que la lutte contre le VIH/Sida se poursuivra par la multiplication des centres de conseils et de dépistages volontaires, le renforcement décentralisation des soins et de la disponibilité des anti- rétroviraux.

 

Annonçant les innovations que le département compte introduire, il a invité les agents à travailler pour la réussite de la télé santé et l’informatique médicale, la création d’un service dédié à la maintenance biomédicale, la transplantation rénale, la transplantation cornéenne, le renforcement des soins curatifs et des infrastructures.

 « L’accès gratuit des combinaisons thérapeutiques à base d’artésienne, une initiative du président de la République Amadou Toumani Touré à l’endroit des enfants de moins de 5 ans ; la distribution gratuite de la sulfadoxine pyriméthamine aux femmes enceintes et la distribution de moustiquaires imprégnées se poursuivront », a indiqué le ministre.

L’occasion était la bonne pour annoncer à l’ensemble des travailleurs socio sanitaires de la 3ème région la tenue en novembre 2008 à Bamako, le Forum ministériel mondial sur la recherche pour la santé. Près de 1000 personnalités venant des quatre coins du monde s ont attendus.

Au chapitre des défis à relever, le ministre a indiqué que la reforme hospitalière se poursuivra et qu’un accent particulier sera mis sur la qualité des soins, le respect de la hiérarchie, l’amélioration de la qualité de l’accueil dans les structures. Le ministre a invité les cadres à œuvrer dans le sens de l’accélération des prises de mesures devant assurées le transfert des compétences de l’Etat aux collectivités en matière de santé. Partout où la délégation est passée, l’accent a été mis sur l’effectivité de ce transfert. Sur place Oumar Ibrahima Touré a écouté les agents et échangé avec eux pour rendre effectif ce transfert. Pragmatique qu’il est, le ministre a pallié au problème de groupes électrogènes, d’ambulance et autres besoins immédiats rencontrés dans certains CSCOM et CSREF. A ce titre, Kolondièba a bénéficié d’un groupe électrogène et le CSREF de Bougouni d’une ambulance.

Le renouveau de l’action publique

Tout au long de son séjour dans la région de Sikasso le ministre de la santé a parlé du renforcement du partenariat, du renouveau de l’action publique, de la méningite qui constitue une menace sérieuse ici.

 

Pour ce qui est du renforcement du partenariat, Oumar Ibrahima Touré a fait savoir qu’il n’y aura pas de relâche dans les actions de construction, de rénovation et d’équipement des Centres de santé de référence et des CSCOM. La référence/évacuation sera davantage renforcée afin que la gratuité de la césarienne soit profitable à toutes les bénéficiaires potentielles. La communauté doit véritablement jouer sa partition.

 

Abordant le thème du renouveau, le ministre a indiqué qu’il se fera en terme de répartition, de motivation et de plan de carrière des agents, d’état des infrastructures et de développement intégral de la santé dans notre pays. Aussi, il a invité, tous, à s’employer à  une répartition équitable du personnel socio sanitaire sur l’étendue du territoire national.

Par rapport à l’épidémie de méningite prédite par l’OMS cette année, il a instruit aux responsables de renforcer la surveillance pour identifier tous les cas et les notifier, d’assurer la prise en charge des cas selon les directives transmises et de redynamiser les comités de gestion des épidémies.

 

Abordant les moyens mis en œuvre par l’Etat pour de meilleures conditions de santé, Monsieur Oumar Ibrahim a précisé que les efforts de construction et de rénovation représentent, à eux seuls, un montant de 6,4 milliards de francs CFA. Mais, ajoutera-t-il,en plus l’Etat est en train de bâtir un hôpital ultra moderne à Sikasso sur financement du budget national, pour un montant de 6,5 milliards de francs CFA hors taxes. Ceci représente un effort considérable de la part de l’Etat. Le Gouvernement, aidé  par la BAD dans le cadre du projet Santé IV, a priorisé les actions de construction, de rénovation et d’équipement de 9 Centres de santé de référence, 20 Centres de santé communautaire, 1 Direction du développement social, 9 services du développement social et l’INFSS dans la région de Sikasso. Les efforts de construction et de rénovation représentent, à eux seuls, un montant de 6,4 milliards de francs CFA. L’Etat est aussi en train de bâtir un hôpital ultra moderne à Sikasso sur financement du budget national, pour un montant de 6,5 milliards de francs CFA hors taxes. Ceci représente un effort considérable de la part de l’Etat.

 

Pour le chef du département c’est ensemble, public, privé et communautaire, qu’ils chemineront vers les objectifs du développement pour le millénaire. C’est pourquoi dira-t-il « Nous devons œuvrer pour la réussite du grand dessein que forme pour le bien-être et la santé de nos populations, le Président de la République , Son Excellence Amadou Toumani Touré ». A Sikasso le premier responsable de la santé a invité la communauté à jouer sa partition dans le cadre de la référence évacuation dans la région de Sikasso pour faire vivre la mère et le nouveau-né.

 

A la clôture de sa mission le ministre d’inviter les agents de répondre aux attentes de la manière souhaitée par le Président de la République et le Premier Ministre : « J’en appelle à l’engagement plein et entier de tous ».  Avant de prendre la route pour Bamako, Oumar Ibrahima Touré a, dans un appel, fait savoir à l’ensemble du personnel socio sanitaire de la région de Sikasso qu’ils forment une seule équipe et que c’est ensemble qu’ils remporteront la victoire. Nous osons croire que les uns et les autres entendent cet appel et reconnaissent, les gros efforts déployés dans cette région par les plus hautes autorités de notre pays.

 

Tiémoko TRAORE

Envoyé spécial

 

PRESIDENTIELLE DE 2012

Un saut dans l’inconnu de Soumana Sacko !

 

Ces derniers moments, de plus en plus, il est question d’une nouvelle rentrée politique de Soumana Sacko, celui qui fut Premier ministre sous la transition démocratique au Mali. Si certains pensent que cela est une aubaine pour lui et peut-être aussi pour le Mali et les millions de Maliens ; nombreux sont par contre les observateurs avertis de la scène politique qui voient en cela, le début de la mésaventure politique pour celui qu’on appelle communément au Mali Zou ou Zorro. Les rumeurs et informations qui circulent en ce moment sont des expressions des ambitions politique futures de l’homme.

On parle de création de plusieurs associations et organisations de soutien à Soumana Sacko au Mali comme au-delà des frontières. A travers une interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire « L’Orage », Soumana Sacko reconnaît être au courant de cette synergie qui est en train de se développer. Et apparemment, il n’est pas contre ce processus. Alors, on peut en déduire que Soumana Sacko se positionne pour la présidentielle de 2012. Cela n’est pas surprenant quand on sait que déjà, en 2003, Soumana Sacko avait affiché ses ambitions pour la présidentielle prochaine. En effet, il avait eu une conversation de près de quatre heures avec une ancienne ministre de la Promotion de la Femme à ce sujet, mais avait préféré attendre 2012, après la fin du second mandat d’ATT. Ceci n’explique-t-il pas le fait qu’il s’est abstenu de se présenter en 2007 ? Rien n’est moins sûr.

 

Aujourd’hui, on fait de plus en plus allusion à la création imminente d’un parti politique par M. Sacko aux fins de briguer la magistrature suprême. Certes, il n’a pas affirmé de vive et intelligible voix qu’il sera candidat, mais ses intentions, voire ses ambitions sont désormais sans équivoque.

En effet, le long de son interview, il n’a cessé d’affirmer qu’il est disponible pour l’Afrique et le Mali et prêt à accompagner les efforts et les combats pour la justice sociale, la paix et le développement socio-économique. D’ailleurs, Zou profite de l’occasion pour rappeler les réalisations et réformes conduites par les acteurs du Mouvement démocratique pendant la période de la Transition  sous la houlette d’ATT.

 

Envisage-t-il ainsi de faire de la récupération comme méthode de conquête du pouvoir en 2012 ? Cette formule sera-t-elle payante ?

 

Dans tous les cas, il y a deux paramètres essentiels à prendre en compte pour se faire une idée des chances que Soumana Sacko pourrait avoir, au cas où il se lancerait dans la course pour la conquête du pouvoir en 2012. Ainsi, il importe de savoir quels souvenirs les Maliens ont des passages de l’homme au niveau des instances de décisions de l’Etat.

           

A cela, il faut sans doute ajouter la situation politique actuelle, les relations entre Soumana Sacko et les ténors de la classe politique actuelle en tenant compte des ambitions de celle-ci pour 2012. L’histoire retient que Zou a été sollicité après les évènements de janvier à Mars 1991 pour ses réactions quand il était ministre des Finances sous la deuxième République. Et la transition démocratique au Mali a été une réussite grâce à la détermination et aux efforts conjugués de l’ensemble des représentants du  Mouvement démocratique au sein du comité de Transition pour le Salut du Peuple (CTSP). Mais, au-delà de cette donnée qui se fonde sur la vigilance des acteurs du Mouvement démocratique, il faut rappeler que Soumana Sacko, pendant tout le temps qu’il a fait comme Premier ministre de la transition, s’est montré très éloigné du peuple, des pauvres. Il est allé jusqu’à faire arroser les travailleurs compressés (grâce à de zélés sapeurs pompiers) qui marchaient pour le paiement de leurs droits. Dans le lot des marcheurs, se trouvait le père de son directeur de cabinet, Arouna Niang. Avait-t-il mesuré la portée d’un tel acte ?

           

Au même moment, il s’est illustré par la suffisance et une autorité dépassant la rigueur, la fermeté et la sévérité.  Aussi, il faut souligner que les vertus dont il fait étalage ne correspondent pas aux réalités sociales du Mali d’aujourd’hui, de même que la transparence et l’intégrité qu’il prône. Au-delà de ces considérations, il va de soi que les chances du leader d’un parti qui sera créé seront bien maigres au regard de la configuration actuelle du paysage politique dominé par trois grands partis  l’ADEMA, l’URD et le RPM.

On a pas oublié que les acteurs politiques sont, depuis quelques années, hostiles à ce qu’on pourrait appeler l’‘‘effraction’’ dans leur domaine d’activité. Déjà, à la veille des élections générales de 2007, les acteurs politiques de divers horizons ont mené la croisade contre le Mouvement Citoyen en vue d’anéantir sa force de frappe politique. Cela explique que la formule de création d’associations, de clubs et autres organisations de soutien peut difficilement faire bonne recette pour celui qui ambitionne de conquérir le pouvoir politique en 2012.
           

En effet, la classe politique pense que son heure est arrivée de conquérir le pouvoir. Pour l’ADEMA qui a déjà affiché ses ambitions, il s’agira de tout mettre en œuvre pour se hisser (à nouveau) sur la colline de Koulouba en 2012

Dans ces conditions, on peut affirmer que Soumana Sacko s’apprête à se lancer dans une aventure sans issue. Peut-être qu’envers et contre tout, il le fera surtout par orgueil, puisqu’il a peu de chance de relever le défi qu’il veut lancer à la classe politique. En tout cas, ce saut dans l’univers politique que Zorro s’apprête à entreprendre, lui sera fatal dans la mesure où il se fera rattraper par les actes qu’il a lui-même posés à l’époque de sa gestion des affaires. 2012 ne sera pas comme 2002 et 2007. Difficilement, nos dirigeants politiques accepteront de se faire ridiculiser. Nous pensons que Zorro a tout intérêt à poursuivre sa carrière internationale. La politique n’est pas faites pour les honnêtes gens.

Tiémoko Traoré

 

 

 

JOURNNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME

Plaidoyer pour un recadrage des priorités

 

Les femmes du Mali, à l’instar, de leurs soeurs du monde entier, célèbrent chaque année le 8 mars, proclamée par les Nations Unies, « Journée des Nations Unies pour les Droits des femmes et pour la paix ». Pour la célébration de cette journée cette année, le Boulevard de l’Indépendance a servi de cadre à la cérémonie qui, était placée sous la présidence du Chef de l’Etat Amadou Toumani Touré, accompagné par des membres du Gouvernement. Le thème de cette année porte sur : « Le financement de l’équité du genre et le renforcement du pouvoir économique des femmes ». Les différentes associations féminines et les porteurs d’uniformes ont rehaussé l’éclat de la cérémonie par leur présence massive. Cinq interventions ont marqué la cérémonie.

Pour un repositionnement conceptuel

Toujours égale à elle-même, la bouillante Secrétaire exécutive de la CAFO , Mme Traoré Oumou Touré s’est illustrée à travers un virulent plaidoyer dont nous vous proposons un large extrait. Exposant les préoccupations et les aspirations profondes des femmes, en sa qualité de porte-parole, Mme Traoré Oumou Touré a salué la présence du Chef de l’Etat avant de faire des rappels.

 

« La journée du 8 mars, pour nous femmes n’est pas une simple fête de femmes, loin d’être un espace entre femmes, mais plutôt un engagement pris en faveur des femmes par les Etats parties au niveau des Nations Unies dont notre pays, le Mali est partie prenante.

C’est pour cela que nous émettons un vœu, pour ne pas dire un souhait, c’est-à-dire un 8 mars fête des hommes et des femmes en partenariat stratégique sur la femme ‘‘ sujet et préoccupation du développement humain durable ‘‘.

 

En vérité, Excellence Monsieur le Président de la République , nous réclamons à travers notre vœu un repositionnement conceptuel de pensée qui consiste à favoriser, désormais dans notre pays, l’instauration d’espaces d’interdépendance hommes femmes profitables, à l’image de notre démocratie pour qu’elle soit encore plus enviée.

 

Les femmes du Mali veulent éviter désormais des espaces où se prennent des décisions unilatérales femmes - femmes qui, du coup contribuent fortement à notre marginalisation.

Les engagements sont pris pour les hommes et les femmes et ce sont « ils » et elles qui doivent être ensembles pour en discuter.

Le deuxième est une citation de votre Excellence, à l’époque Président du CRSP, qui est relatif aux rôles combiens interdépendants des différents acteurs dans un cadre de Gouvernance Démocratique Partagée. Je cite : Le sens profond de ce dernier rappel est une réponse aux affirmations erronées par rapport aux revendications les plus légitimes des femmes qui sont taxées de revendications féministes émanant d’intellectuelles égarées.
Nous voulons rappeler que depuis la naissance de notre démocratie, des mesures pour son équité ont été posées. Permettez-moi tout d’abord de remercier vous, Excellence Monsieur  le Président de la République , pour les engagements courageux et pratiques pris dans votre Programme de Développement Economique et Social (PDES).

 

Aussi, réitérer notre soutien au Chef du Gouvernement dans la mise en œuvre de la politique générale du Gouvernement adoptée par notre Assemblée Nationale qui, à notre avis, efficacement exécutée, répondra à certaines préoccupations clés des femmes du Mali.

Les femmes Maliennes attirent votre attention sur les nouveaux phénomènes qui affectent les valeurs sociales, morales et éthiques. Nous savons que ces transformations résultent des nouvelles conditions politiques, économiques et culturelles ; mais nous déplorons leurs caractères antagonistes entre homme et femme chaque fois qu’il s‘agit de parler de la femme comme catégorie défavorisée en terme de développement. Nous profitons de notre thème ce matin pour déclarer solennellement que des in équités, inégalités existent et persistent, et que des mesures démocratiques doivent être prises pour corriger ces dysfonctionnements très apparents au niveau de nos statistiques nationales. En effet, malgré l’égalité qui est reconnue entre les hommes et les femmes à travers cet engagement, le constat au quotidien révèle que les femmes continuent d’être victimes bien que, leur apport reste fondamental au niveau de la cellule familiale et dans le développement économique, aussi bien qu’au niveau national qu’international.

 

En plaidant pour l’équité entre les sexes et le renforcement du pouvoir économique des femmes, nous faisons plutôt allusion à la réorientation des priorités plus qu’à l’augmentation des dépenses publiques. En plaidant également ce matin pour le renforcement du pouvoir économique des femmes nous nous référons au bilan de la Promotion féminine dans notre pays tout en demandant aux uns et aux autres de considérer ce département comme une structure stratégique pour l’amorce d’un réel changement, exigeant la contribution et l’apport de tous les départements sectoriels, et cela s’explique par le fait que quand on confie des responsabilités aux femmes, des changements notoires s’ensuivront indéniablement.

 

A certains moments de nos revendications les plus légitimes, il nous arrive de croire que nous servons de slogans pour mobiliser des ressources auprès des partenaires techniques et financiers. C’est pour cela que nous vous sollicitons, pour qu’ensemble, nous acceptions corriger consensuellement cette manière de faire d’autant dans la mesure plus qu’il ne peut jamais avoir de société forte et démocratique, ni de développement durable sans un recadrage des priorités des femmes ».

 

Abordant le volet économique et financier la Secrétaire exécutive dira que : « Le renforcement du pouvoir économique des femmes passe obligatoirement par la promotion de l’indépendance économique à travers l’emploi, l’élimination de la pauvreté et en s’attaquant plutôt aux cartes structurelles de cette pauvreté à travers des changements de structures économiques assurant, surtout aux femmes rurales, l’accès aux ressources productives et aux femmes entrepreneurs, l’accès aux financement et à la formation et autres opportunités liées surtout au marché ». Toujours selon Mme Touré Oumou Traoré, les femmes du Mali, pour assurer leur promotion, fondent leur espoir et croient au PDES pour acquérir plus de pouvoir économique et en tant qu’agents bénéficiaires pour plus d’efficacité en terme de participation non seulement à la vie publique mais aussi aux actions de développement en générale.

 

L’Union Européenne, dit  le représentant,  a fait du genre et d’égalité entre homme et femme une priorité dans sa politique d’aide au développement et le thème international choisi pour la célébration de cette journée internationale de la femme cadre parfaitement avec la vision de l’Union Européenne sur le rôle de la femme dans le développement. En effet, l’Union Européenne a inclue dans toutes ses politiques et pratiques concertant ses relations avec les pays en développement, l’élément de l’égalité entre les hommes et les femmes. « Pour lutter efficacement contre la pauvreté, dit-il, il est essentiel d’investir dans les femmes sur qui reposes essentiellement la tâche à combien difficile de l’éducation des enfants afin qu’ils puissent assurés pleinement leur responsabilité de futures dirigeants de demain. Comment préparons-nous ces enfants à construire un monde meilleur si nous ne commençons pas à encourager ces femmes à s’épanouir, à reconnaître leur valeur et à leur insérer réellement dans les activités économiques. Comment bâtirons-nous les leaders de demain sur qui reposera le devoir de construire une société juste et paisible si les femmes ne sont pas prises en compte dans toutes les politiques nationales. Pour l’Union Européenne, l’accès des femmes à toute l’autonomie est la clef de toute forme de développement et la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes devrait être au cœur de toutes les stratégies politiques. A cet égard, nous sommes heureux de constater que la position du gouvernement malien n’est pas différente de celle de l’Union Européenne ».

En outre, le représentant de l’Union Européenne a procédé au lancement officiel de la deuxième édition du concours international de dessein, organisé par la commission Européenne à l’intention des enfants scolarisés âgés de 8 à 10 ans. « L’objectif, dit-il, est d’amener ces enfants à commencer à réfléchir à la question de l’équité du genre et de les préparer à assumer leur rôle de demain ».

 

Quant au président de la République , Amadou Toumani Touré, il a centre son intervention sur l’incivisme dans la circulation routière, la crise de qui secoue l’école malienne, la montée en flèche du prix du carburant et les produits de base.

 

Le passage de nos consoeurs de l’APAC-MALI a été vivement ovationné au niveau de la tribune officielle. Rappelons que l’APAC-MALI qui est présidée par Massiré Yattassaye travaille à faire véhiculer les messages des plus hautes autorités avec un professionnalisme qui se passe de tout commentaire. Aujourd’hui, l’APAC-MALI est un élément essentiel et incontournable du ministère de la communication et des nouvelles technologies et regroupe toutes les journalistes, animatrices et photographes du public et du privé. Par ailleurs, la journée a été marquée par la grande parade des associations féminines et le personnel féminin des forces des armées.
Adama Diarra

 

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME

Le diabète au centre des débats

 

La maison des aînés a organisé une conférence débat sur le thème : « femmes âgées et diabète » le samedi 08 mars dans la salle Toguna, dans ses locaux.

Dans son discours de bienvenue, la directrice de la maison des aînés, Dr Konaré Mariam Kalapo dira qu’il lui est agréable d’organiser à l’intention de nos mères, nos tantes, une conférence sur ce thème qui entre dans le cadre de la commémoration de la journée internationale de la femme. Mariam Kalapo affirme que le thème : « femmes âgées et diabète » est choisi pour répondre à un besoin d’une prise en charge efficace du diabète dont bon nombre de nos  personnes âgées souffrent car selon elle les études menées par les chercheurs de la maison des aînés ont montré que 7,28% des personnes âgées malades hospitalisées souffrent du diabète. Pour Mariam Kalapo une bonne information prépare nos personnes âgées à des conduites prudentes face à la maladie.
Regrouper les femmes âgées, les informer sur les maladies en général et le diabète en particulier est un devoir de reconnaissance et de remerciement pour les aînés qui ont battu le Mali a laissé entendre Dr Kalapo.

Informer et sensibiliser les personnes âgées en général et les femmes en particulier sur le diabète en ce jour 8 mars, journée international de la femme est en quelque  sorte pour les personnes âgées de commémorer à leur façon cette journée. La conférencière Dr Ouattara Aïssata Diakité, qui depuis trois ans fait le dépistage gratuit de diabète tous les mercredi à la Maison des Aînés, a donné beaucoup informations sur la maladie.
Notons la présence de El Hadj Hama Tembélly, président du conseil Nation des personnes âgées et Amadou Dienta vice-président de la même structure à cette conférence.

Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 

 

 

Par LE POUCE
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