Lundi 25 février 2008
 
ADEMA-PASJ
Pour qui roule Aly Nouhoum Diallo ?
 
L’ancien parti majoritaire qui a géré le pouvoir pendant dix ans, est, depuis l’élection présidentielle de 2002, un des partenaires stratégiques du président Amadou Toumani Touré. Réalisme aidant, les ténors du parti de l’abeille solitaire ont majoritairement soutenu la réélection du chef de l’Etat en 2007. Et, depuis la veille de ces élections, le parti a élaboré et nourri un plan de reconquête du pouvoir politique pour 2012. Ainsi, après le succès de ce pari de la réélection de ATT et de la victoire aux dernières législatives, les ténors du parti se sentent plus que jamais proches de leur objectif de reconquête du pouvoir.
Pour ce faire, ils entendent réunir le plus grand nombre d’anciens compagnons. Mais, il y a une équation à résoudre. En effet, le président du parti, Dioncounda Traoré es taujourd’hui président de l’Assemblée Nationale. Va-t-il pouvoir concilier les deux fonctions ?
En tout cas, à l’ADEMA, le débat n’est pas encore ouvert sur la question mais prend corps dans les esprits. Qu’à cela ne tienne, les réflexions vont bon train sur ce sujet. Ainsi, ces temps-ci, on constate que les données sont en train de changer au sein de ce parti où tous les anciens compagnons sont d’ailleurs conviés. Et cela, le Pr Aly Nouhoum Diallo ne nous démentira pas.
Depuis un bon moment, le Pr Aly Nouhoum Diallo était devenu un acteur politique totalement effacé de la scène. Même après son retour de Abuja, il est resté longtemps réservé. Ainsi, ces derniers moments, Aly Nouhoum Diallo se montre de plus en plus intéressé par la chose politique. On peut le constater, et ses sorties sont fréquentes en ce moment. Faut-il penser qu’il a des ambitions politiques plus évidentes ? Aly Nouhoum Diallo ne serait-il pas de ceux qui pensent qu’être président de l’Assemblée Nationale et d’un grand parti comme l’ADEMA serait trop pour Dioncounda Traoré ? Le Pr Diallo ne serait-il pas en train de préparer le terrain en vue de propulser à la tête du parti un homme en qui il se reconnaît ?  
 
En tout cas, il y a des soupçons qui pèsent sur lui. Si cette velléité s’avérait, on pourrait alors se demander pour qui roule Aly Nouhoum Diallo. Le peuple ADEMA pense-t-il majoritairement qu’il est nécessaire d’aller à la désignation d’un nouveau président du parti ? On ne saurait avoir cette certitude maintenant. Mais, l’histoire retient, cependant, que Ibrahim Boubacar Kéïta fut en même temps Premier ministre et président du parti pendant plusieurs années. Et on ne peut soutenir que le parti a été alors mal géré.
 
Il n’est un secret pour personne qu’être président du parti, surtout d’un aussi grand que l’ADEMA est très important, surtout avec la perspective des élections générales de 2012, notamment les élections présidentielles dont les enjeux se révèlent très importants, puisque le parti a déjà, en plusieurs circonstances, affirmé ses ambitions pour l’avenir de notre pays.
 
Ce qui est sûr, c’est que bientôt les débats seront ouverts à l’ADEMA pour résoudre toutes les équations posées. Il faut simplement craindre que les débats ne soient houleux au point d’entamer à nouveau la cohésion du parti. Que Dieu préserve l’ADEMA-PASJ d’une telle situation.
Youma
 
 
AUTORITÉ DE L’ÉTAT
Les complaisances d’administrateur civil
 
Dans un Etat démocratique, le respect de l’autorité de l’Etat est une nécessité. Au Mali, malgré l’insistance des plus hautes autorités du pays sur le renforcement de cette autorité, dans la hiérarchie de l’Administration publique, et partant, à tous les niveaux, on a du mal à appliquer les décisions de justice, à appliquer la législation en vigueur dans presque tous les secteurs d’activités. Pourquoi cette réticence et cette résistance ? Doit-on continuer sur cette lancée ? La situation est alarmante et les injustices qui ont cours, si l’on ne prend garde, pourraient à la longue, avoir des conséquences fâcheuses.
 
Les exemples sont nombreux ces temps-ci malheureusement. On a l’impression que ceux qui sont les auteurs de ces réticences, se moquent éperdument des directives des plus hautes autorités. Il s’agit d’une impunité qui est en train d’affecter sérieusement notre processus démocratique et partant, d’entamer la crédibilité même des pouvoirs publics. Ne faudra-il pas, dans ces conditions craindre que les populations finissent par se rendre justice ? Les exemples sont nombreux.
 
Aujourd’hui, le cas de l’occupation anarchique de l’espace public en commune IV du District de Bamako par Bakary Tandia, clerc de son état, en est une illustration éloquente. Dans cette affaire, malgré les injonctions du Gouverneur du District de Bamako, c’est le statu quo. Rappelons que cette situation a soulevé la colère des habitants du quartier et des environs de cet espace.
 
A cela, il faut sans doute ajouter le désordre qui prévaut dans la circulation routière du fait du non fonctionnement des feux tricolores en plusieurs endroits. Malgré les interpellations à ce sujet, les autorités de tutelle restent de marbre. Comme si cela ne suffisait pas, la situation foncière en commune I du District de Bamako, qui défraie la chronique ces temps-ci, est une autre preuve du refus de respecter l’autorité de l’Etat. Cette attitude est d’autant plus grave qu’elle est le fait d’un haut représentant de l’administration publique, en l’occurrence le Gouverneur du District, Ibrahim Féfé Koné. Elle porte sur un titre foncier créé aux fins de recasement des déguerpis de Babouya Bougari et des populations victimes d’inondations de Banconi et de Samanko. Il s’agit du TF186 et 187 situés sur la réserve foncière de Sotuba.
 
C’est l’ancien maire de la commune I, Amadou Yaro qui avait sollicité cette parcelle d’une superficie de 16ha98a. Malheureusement, cette correspondance est restée sans suite.
Au cours des sorties de voies, sous le nouveau maire Mme Konaté Fatoumata Doumbia que cette parcelle a été détournée de sa destination initiale. En effet, des titres ont été créés sur ledit site et affectés à des personnes physiques et morales n’ayant rien à voir avec le recasement. Et depuis, des correspondances ont été adressées aux plus hautes autorités. Ainsi, le président de la République avait donné des instructions fermes pour que la situation soit régularisée.
Depuis, malgré les injonctions répercutées hiérarchiquement, c’est le statu quo.
C’est encore le gouverneur du District, Ibrahima Féfé Koné qui est indexé. Décidément, on se demande ce que veut Ibrahima Féfé Koné. En refusant catégoriquement de diligenter la consigne présidentielle, on se demande pourquoi le gouverneur lui-même encourage le piétinement de l’autorité de l’Etat. Et, ironie du sort, il se trouve que c’est le même gouverneur qui annonce qu’il mettra de l’ordre dans le District, à travers la mise en application d’un certain nombre de mesures.
 
Au regard de tout ce qui précède, il faut s’attendre à ce que le gouverneur de Bamako ait le réveil brutal très bientôt. Difficilement, il va être suivi comme il le faut dans son aventure. On sait qu’il a déjà du mal à gérer un certain nombre de problèmes brûlants dont le règlement serait source d’apaisement pour les populations de différentes communes. D’ores et déjà, nous pouvons affirmer que le gouverneur Ibrahima Féfé Koné ne semble, pas être l’homme de la restauration de l’autorité de l’Etat.
Sinaly
 
JOURNEE POLITIQUE ADEMA-MAGNAMBOUGOU
« Nous serons au pouvoir en 2012 » dixit Yacouba Diallo
 
L’école fondamentale de Magnambougou a failli refuser du monde, lors de la journée politique de la sous-section ADEMA-PASJ, qui s’est tenue le dimanche 24 février 2008. C’était en présence du Secrétaire Général du parti en Commune VI, Yacouba Diallo.
En effet, cette journée a été l’occasion pour les militants du parti de ‘‘l’Abeille solitaire’’ de faire connaissance avec les membres du bureau de la sous-section et d’autres venus d’ailleurs ; tels que Goulou Moussa Traoré (ancien secrétaire général) ; Yacouba Diallo (actuel secrétaire général) ; Harouna Cissé, Honorable Bouba Traoré, Mamadou Kolon Coulibaly, Amadou Théra, Mme Samaké Hawa Diakité, Bintou Sidibé, Fanta Kanté, Abdoulaye Koné, Ibrahim Dabo, Méyengué Sanogo, Dianguiné Konaté, Fousseyni Mariko, Tiécoura Bagayogo, Seydou Samaké…etc qui étaient tous présents lors de cette rencontre.
 
L’un après à l’autre, le représentant du chef de quartier de Magnambougou et l’Imam ont pris la parole pour remercier la sous-section, d’avoir fait d’eux les invités d’honneur, culture et tradition africaine oblige.
 
Goulou Moussa Traoré, qui a été le premier secrétaire général de la sous-section ADEMA-PASJ de Magnambougou, a pris la parole pour évoquer quelques souvenirs au sein du parti. Selon lui, les débuts du parti n’ont pas été faciles au niveau de la commune VI. « Malgré tout, nous tenions des réunions clandestines tard dans la nuit », dit-il. Il a exhorté les membres de la sous-section ADEMA-PASJ de Magnambougou à se donner la main. Puis, il a comparé l’ADEMA-PASJ à un bateau : « notre parti peut tanguer, mais ne chavirera jamais ! »
 
Quant à Yacouba Diallo, il a remercié les uns et les autres pour leur dévouement pour la cause du parti. Ainsi, le secrétaire général a saisi l’occasion pour féliciter les membres, militants et sympathisants du parti pour leur détermination aux côtés des dirigeants d l’ADEMA. Par ailleurs, il a demandé à la sous-section de se mobiliser plus que jamais pour que l’ADEMA-PASJ reste toujours le parti en tête. « Nous avons la majorité à l’Assemblée, au Gouvernement, au Haut Conseil, dans les communes…..et nous serons au pouvoir en 2012 », a déclaré Yacouba Diallo, le secrétaire général de la Commune VI.
 
Bandiougou Samaké, le secrétaire général de la sous-section ADEMA-PASJ de Magnambougou a saisi cette occasion pour remettre les statuts et règlements du parti au secrétaire général de la Commune VI, Yacouba Diallo. C’est ce cérémonial qui mettra fin à la journée politique de la sous-section ADEMA-PASJ de Magnambougou avec les mots de remerciements des deux secrétaires généraux du parti.
Adama Diarra
 
CRISE DE L’ECOLE MALIENNE
 
Halte à la désinformation !
De l’avènement de la démocratie au Mali à ce jour, ce n’est un secret pour personne que l’école malienne est malade. Plusieurs diagnostics ont été posés sans pour autant qu’on réussisse à redonner à l’école, ses marques de noblesses d’antan. Après les étudiants, ce sont les enseignants qui décident pour des raisons pécuniaires, de compromettre l’avenir de leurs enfants, de nos enfants. L’Etat aura assez fait, face à des acteurs presque sourds, obnubilés rien que par l’argent.
 
L’école malienne traverse une période de turbulences qui inquiète tout parent préoccupé par l’avenir de ses progénitures. Les enfants doivent-ils être laissés à la merci de ceux-là qui, pour de l’argent, ont décidé de faire de la désinformation leur arme de combat? Ceux pour qui aucun sacrifice ne vaut la peine; l’essentiel étant centré sur leurs ventres…Certains de ces enseignants ne clamaient-ils pas récemment qu’ils sont prêts à aller vers l’année blanche, tant que leurs sous ne leur seront pas versés ? Honte à ces enseignants ou plutôt ces « gens saignants » assaillants !
On se rappelle qu’à l’époque du Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, ce grand commis respecté de l’Etat a obtenu des syndicats des enseignants, un accord pour la mise en place d’une commission. Le gouvernement attend, à ce qu’on l’on sache, les conclusions de cette commission. Personne ne gagnera dans cet amalgame délibérément entretenu par certains éducateurs, pour tirer sur la corde sensible des uns et des autres. Qu’est ce qui empêche ceux-là qui ont décidé de compromettre l’avenir de nos enfants, de distiller la bonne information? Le gouvernement, en aucun moment, n’a décidé de s’exécuter. La balle est toujours dans le camp des syndicalistes. Ceux-ci n’arrivent pas à déposer les conclusions de la commission. Qu’on arrête d’embarquer les gens inutilement vers une destination inconnue. Afin de vous permettre de mieux comprendre ce qui se passe, nous mettons à votre disposition, différentes déclarations du BN/du syndicat des professeurs contractuels de l’enseignement secondaire (SYPCES), de la confédération syndicale des travailleurs du Mali, Fédération nationale des travailleurs de l’enseignement secondaire (SYNTES).
Déclaration du SYPCES
Suite au préavis de grève du Syndicat des Professeurs Contractuels de l’Enseignement Secondaire (SYPCES), déposé le 26 avril 2007 et, après la médiation de la commission de suivi de l’accord de partenariat pour une école apaisée et performante, le Premier ministre, chef du gouvernement, a rencontré le mardi 17 juillet 2007 à la primature, les membres du Bureau National du Syndicat des Professeurs Contractuels de l’Enseignement Secondaire (SYPCES). A l’issue de leurs échanges, les deux parties ont convenu de ce qui suit :
1. Le paiement immédiat de toutes les primes de hiérarchisation :
Le Premier Ministre a donné des instructions pour que tous les paiements soient effectifs, y compris pour les agents omis.
En ce qui concerne les indemnités de hiérarchisation de la période allant de juillet à décembre 2004, le Premier Ministre a demandé de procéder à leur paiement si les preuves sont apportées.
2. La levée des obstacles juridiques (formation, promotion, etc..) :
Le Premier Ministre a donné des instructions pour qu’une étude rapide concernant la question soit faite par une commission pilotée par le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et des Relations avec les Institutions.
3. L’octroi de l’incidence financière de l’augmentation de la valeur indiciaire sur les salaires des professeurs contractuels de l’enseignement secondaire :
Le Premier Ministre a donné des instructions pour que la même augmentation soit appliquée aux salaires des enseignants contractuels à compter du 1er janvier 2007.
En conséquence, le Bureau National du Syndicat des Professeurs Contractuels de l’Enseignement Secondaire décide de suspendre son mot d’ordre de rétention des notes et invite ses militants à remettre les notes dès le mercredi 18 juillet 2007.
Le Bureau National remercie ses militants pour leur mobilisation et leur engagement et les médiateurs pour leur disponibilité.
Déclaration du SYNTES
Suite à la rencontre avec le Ministre intérimaire de l’Education Nationale le 05 juillet 2007 et aux différentes rencontres gouvernement Syndicats, sous l’égide de la commission de Médiation les 08,1à et 13 juillet 2007 autour du problème de rétention des notes en vigueur depuis le 16 février 2007, le Premier Ministre, Chef du gouvernement a rencontré le Bureau du CEN-SYNTES le mardi 17 juillet à partir de 15 heures.
Au cours de cette rencontre le Premier Ministre en sa qualité de Chef du Gouvernement a fait au syndicat les propositions suivantes :
1.De la relecture de la loi N°99-046 du 28 décembre 1999 en son article 60 le premier Ministre décide de la mise en place d’un commission ad hoc présidée par son directeur de cabinet et comprenant les secrétaires généraux des Ministères de la Fonction Publique, de la reforme de l’Etat et des relations avec les Institutions, de l’Education Nationale, de la Justice, de l’Economie et des finances, du Ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales, les conseillers juridiques desdits départements, un représentant de chaque syndicat et l’Education Nationale, un représentant de la commission nationale de suivi pour une école apaisée et performante. Ladite commission fera des propositions concrètes dans un bref qui seront soumises au conseil des ministres.
2. De l’octroi d’une indemnité de logement au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire :
Le Premier Ministre s’engage à mettre en place dans les plus brefs délais une commission de réflexion de haut niveau avec la participation des syndicats dont les conclusions lui seront remises dès la fin des travaux.
3. De la revue à la hausse des frais de surveillance et des corrections des examens et concours des Enseignements secondaire général technique et professionnel :
Le gouvernement est disposé à réexaminer les textes régissant ces différents taux de concert avec les syndicats.
4. De la relecture du décret 337 du 17 novembre 1979 fixant le taux de l’indemnité pour heures supplémentaires de cours et de l’indemnité de responsabilité des censeurs , directeurs des études, surveillants généraux et chefs des travaux des établissements d’enseignements secondaire :
Le Gouvernement s’engage à relire ledit Décret et à faire une inscription sur le budget 2008 pour prendre en charge cette revendication. A ce sujet les négociations seront ouvertes dès novembres 2007 pour fixer les différents taux.
En conséquence le CEN-SYNTES, au regard des résultats obtenus décide de mettre fin à son mot d’ordre de rétention des notes en vigueur depuis le 16 février 2007.
Le CEN-SYNTES remercie et félicite ses militants pour leur engagement sans faille et leur demande de rester mobilisés et vigilants pour les échéances futures.
Le CEN-STNTES invite les camarades a remettra les notes en leur possession a leurs administrations scolaires.
Le CEN-SYNTES saisit l’occasion pour adresser ses vifs remerciements à la commission de médiation qui sait engagée à faire le suivi évaluation du présent accord. Certes chacun à besoin d’argent mais également nous devons penser à sauver l’école malienne pour laquelle l’Etat fait de son mieux. De nouvelles infrastructures, de meilleures conditions de travail ont vu le jour. Pensons à présent à l’avenir de nos enfants. Le gouvernement n’est pas de mauvaise foi.
Amadou Diakité
 
 
 
COMMUNE VI
Bientôt, un complexe mère enfant
 
Le vendredi 22 février 2008, le ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, en compagnie du maire de la commune VI, et d’autres responsables, a procédé à la pose de la première pierre du complexe mère enfant au centre de santé de référence de la commune VI.
D’un coûté total de 108.770.000 FCFA, le complexe mère enfant est financé à 64% par l’Agence Française de Développement, 12% par les villes unies pour la pauvreté et à 24% par la mairie de la commune VI. Ce complexe obstétrical sera composé de plusieurs unités, salles d’accouchement et salles d’hospitalisation. Les travaux de construction de cette imposante infrastructure prendront fin dans un an.
 
« Aujourd’hui, le plus grand rêve du personnel du Centre de santé de référence de la commune VI se réalise avec l’érection de cette imposante infrastructure qui sortira de terre dans un an.Les avantages liés à cette infrastructure sont infinis.Il s’agit notamment de l’apaisement de la souffrance des populations de la commune VI, le désengorgement de l’hôpital Gabriel Touré et du Point G. Il s’agit également de la formation d’un plus grand nombre d’étudiants et l’offre de meilleures conditions pour le stage des pensionnaires de nos écoles de santé. Cette action vient naturellement renforcer les initiatives du gouvernement malien dans le cadre de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, pour laquelle le Président de la République, Son Excellence Amadou Toumani Touré a marqué sa forte adhésion à travers la gratuité de la césarienne », a dit le ministre Oumar Ibrahim Touré.
 
Par ailleurs, le ministre de la Santé a exhorté le personnel Socio-Sanitaire à toujours donner le meilleur de lui-même, afin d’aboutir à des résultats probants au bénéfice exclusif des usagers. En plus, le maire de la commune VI, Souleymane Dagnon a, dans son allocution, rendu hommage aux hommes et femmes sans lesquels ce projet n’aurait pas vu le jour. Il citera entre autre le Pr Picot et Dr Anne Lise ; le médecin chef du centre de santé de référence, le 5ème adjoint au maire de la commune VI, Adama Doumbia et le chef du projet PALU.
Selon le ministre, les performances du centre avaient déjà permis, en 2005 à la commune VI d’obtenir le 1er prix Tara Boré dans le domaine de la santé, prix remis par Mme Touré Lobbo Traoré, épouse du chef de l’Etat, présidente de la Fondation pour l’Enfance.
 
Aux dires du maire Souleymane Dagnon, les performances du Centre de Santé de Référence de la commune VI se passent de commentaire. Cependant, il a évoqué quelques chiffres qui parlent d’eux-mêmes : 77.286 consultations en médecine générale, 115.386 consultations pédiatriques toutes pathologies confondues, 23 142 accouchements assistés, 518 césariennes, 485 femmes évacuées, 909 interventions chirurgicales. A cela, s’ajoute un total de 10 lits d’hospitalisation dont 7 au bloc opératoire et 3 à la maternité.
Dans son intervention, le maire du District de Bamako, Adama Sangaré a salué l’exemplarité de la coopération décentralisée, développée par Bamako, Lyon et Genève à travers le Réseau des Villes Unies Contre la Pauvreté qui devenu en quelques années : « un nouvel outil et un précieux outil » international dans le  champ de la solidarité entre villes du Sud, leur permettant de mettre en place, des coopérations partagées, où les engagements financiers vont de pair avec des soutiens techniques et des transferts de compétences.
 
Le système de santé de la commune VI, est-il besoin de le rappeler, est basé sur un vaste réseau comprenant un centre de santé de référence, onze CSCOM, trois structures para publiques et trente cinq structures privées, accomplissant toutes les facettes du paquet minimum d’activités
Adama Diarra
 
PRIVATISATION DE LA CMDT
Le S.O.S des producteurs !
 
Le collectif des producteurs agricoles du Mali et des syndicats des producteurs de coton a tenu une conférence le samedi 23 février à la maison de la presse. L’ordre du jour portait sur la privatisation de la CMDT et les pratiques de bâillonnement orchestrées par le ministre de l’Agriculture par rapport aux organisations et institutions du monde rural. Pour l’occasion, presque toutes les régions CMDT étaient représentées.
 
Dans son intervention, M. Ismaïla Diakité a rappelé la première place que le Mali a occupée en 1998 en production du coton en Afrique. Selon M. Diakité, membre du collectif, les producteurs sont déterminés pour empêcher la vente de la Compagnie Malienne du Développement Textile (CMDT). Car dit-il près de 7 millions des Maliens vivent directement ou indirectement du coton. En privatisant ce secteur ce sont des milliers de familles qui seront mises à la porte et cela ne va pas sans conséquence sur le plan social, a averti M. Diakité. La privatisation de la CMDT est un danger potentiel pour le Mali. Brader la CMDT aux prédateurs, n’est pas la solution pour redresser la situation. Il a déclaré que les paysans maliens sont mal organisés du fait que l’Etat se mêle au choix des dirigeants pour avoir la main mise sur toutes les décisions relatives au monde paysan. M. Samakoun Keïta, de prendre l’exemple de Huicoma qui a été un échec.
 
Chacun des intervenants a pointé un doigt accusateur sur l’Etat. Les producteurs sont déterminés à se battre vaille que vaille, main dans la main pour contraindre l’Etat et le Gouvernement à abandonner toute idée de privatisation de la CMDT.
Hamidou TOGO
 
 
 
 
FESTIVAL D’ANSONGO
Une retrouvaille culturelle de taille
 
Les rideaux sont tombés sur la première édition du festival des mystères du fleuve Niger hier dimanche 24 février 2008 à Ansongo. C’était sous la présidence effective de l’épouse du Chef de l’Etat Mme Touré Lobbo Traoré, invitée d’honneur. Durant trois jours (les 22, 23 et 24 février 2008), les populations, les ressortissants de la cité légendaire de Koukuya, les voisins de Tilabey, du Burkina Faso, du Ghana, de l’Algérie, ont vécu en direct cet grand évènement culturel frappé du sceau de la retrouvaille.
 
Ils étaient donc nombreux, les fils du terroir, absents durant plus d’une trentaine d’années, à regagner pour la circonstance le bercail. La première dame du Mali, à la tête d’une importante délégation, a été accueillie aux environs de 9h15 à l’Aéroport de Gao par le Chef de l’Exécutif Régional, le colonel Amadou Baba Touré, entouré des chefs de services. Aussitôt, le cortège a pris la direction d’ Ansongo où se tenait le festival. Après une heure de route, Mme Touré Lobbo Traoré, l’épouse du Chef de l’Etat, a été accueillie dans une liesse populaire magnifique digne des nordistes. Malgré la chaleur, la première dame a tenu à faire le tour d’honneur pour saluer les uns et les autres.
Dans son allocution de bienvenue, le maire de la commune urbaine d’Ansongo, Amadou Arouna a salué l’engagement de la Présidente de la Fondation pour l’Enfance à accompagner les populations là où elles se trouvent. Mahamane Salia Maïga, président de l’ASEDCA a vivement remercié Mme Touré Lobbo Traoré pour sa présence à cet évènement. Aussi, ont été remerciés, les généreux donateurs pour leur appui et soutien. Pour le Président de l’ASEDCA, son association a voulu célébrer un patrimoine qui a survécu aux âges et qui continue de nos jours, à alimenter la vie des communautés Songhoï et tous les peuples qui partagent en commun ce fleuve, pour toutes les activités vitales qui y sont menées.
Selon Mahamane Salia Maïga, l’ASEDCA vise à restaurer l’importance du fleuve Niger pour les populations et revaloriser les activités qui s’y attachent, à créer un cadre de promotion du patrimoine culturel local ; à développer le tourisme et rentabiliser les activités y afférentes. Mme Touré Lobbo Traoré a remercié en retour les uns et les autres pour l’accueil chaleureux qui a été réservé à elle et à la délégation qui l’accompagne.
Mme Touré Lobbo Traoré a indiqué : «  Je me réjouis tout particulièrement, de l’Initiative que vous avez prise d’associer à la fête, des troupes artistiques venues du Niger et du Burkina Faso, deux pays frères et voisins, dont je salue les représentants au Festival. Le dialogue des cultures reste le meilleur moyen de rapprocher nos peuples, qui ont tant de valeurs en partage. »
 
L’épouse du chef de l’Etat estime que le festival a été un grand moment de réjouissances populaires. Elle a salué l’organisation d’un forum sur le développement du cercle d’Ansongo qui aura permis aux participants de réfléchir sur les contraintes et atouts de la localité.
Elle a encouragé les populations à renforcer l’entente, la cohésion entre elles. C’est pourquoi, elle a invité à la consolidation des liens pour le plein épanouissement de la cité.
L’épouse du chef de l’Etat a tenu à rassurer les populations, que dans ce noble combat pour la
croissance socio-économique, la Fondation pour l’Enfance sera à leurs côtés.
 
 
Une troupe théâtrale venue de Tillabery au Niger a magnifié la première dame avec une chanson spéciale. Ce fut ensuite la parade des chameliers et cavaliers qui, rappelons-le, ont escorté l’épouse du chef de l’Etat, de l’entrée de la ville jusqu’au site sur lequel se tenait l’évènement.
La première dame a également eu droit à la visite guidée et commentée de l’exposition sur l’habitat traditionnel tamasheq et sédentaire d’Ansongo. Durant plus de 45 minutes, Mme Touré Lobbo a contemplé et apprécié le savoir-faire des artisans, la diversité culturelle et ethnique du Mali.
La délégation s’est ensuite transportée sur la berge du fleuve où était massé du monde, afin de vivre en direct les mystères du fleuve. Des pêcheurs de Markala partageant le même fleuve Niger ont pris part aux côtés de leurs frères sorkos, à cette retrouvaille culturelle.
Les pêcheurs ont fait des simulations de présentation de caïman et de lamentin. Des simulations qui ont beaucoup émerveillé les spectateurs. Une course de pirogues est venue clore en toute beauté le festival sur les mystères du fleuve Niger.
Comme à l’accoutumée, la première dame a rencontré les femmes, après le déjeuner et rendu une visite de courtoisie aux notabilités regroupées, avant de prendre la route pour l’aéroport de Gao et regagner Bamako aux environs de 18h30. Vivement pour la prochaine édition.
Tiémoko TRAORE
Envoyé spécial à Ansongo
 
 
 
PREMIÈRE DAME D’AUTRICHE
Margit Fisher, émerveillée de sa visite au Mali
 
Le couple présidentiel autrichien a effectué au Mali, une visite d’Etat de 48 heures avec un emploi du temps assez fourni. Les deux premières dames, Touré Lobbo Traoré et Margit Fisher, intervenant dans les mêmes domaines du social et de l’humanitaire ont eu une séance de travail à Koulouba, visité le CESAC et la maison des artisans.
Au CESAC, centre d’écoute pour la prise en charge des personnes affectées et infectées du Sida, Mesdames M. Fisher Margit et Touré Lobbo Traoré ont été accueillies par la directrice, Dr. Dembélé Bintou Keïta qui avait à ses côtés le directeur du comité sectoriel de lutte contre le sida, Aliou Sylla.
La première dame d’Autriche, Mme Margit Fisher, vice-présidente de l’organisation autrichienne « Secours à l’Enfant d’Autriche » a suivi un exposé sur la structure, la situation des femmes et des enfants ; et Dr Dembélé Bintou a évoqué la séroprévalence par catégorie socio professionnelle. Dans la présentation, Dr Dembélé Bintou a largement édifié ses interlocutrices sur la prise en charge des enfants infectés.
En retour, l’épouse du président fédéral autrichien a demandé comment se fait la sensibilisation. Les deux premières dames ont ensuite rencontré l’association des personnes affectées ou infectées par le sida. Les malades, très contents de la visite, ont donné des cadeaux aux deux visiteuses de marque. Margit Fisher a prôné plus de générosité envers ces malades.
Du CESAC, Mmes Touré et Fisher se sont rendues à la maison des artisans. A l’accueil, Ibrahim Yattara et le comité de gestion. Les deux premières dames ont eu droit à une visite guidée et commentée des produits exposés dans les stands. C’est une première dame d’Autriche très émerveillée qui a eu à admirer pendant longtemps, la dextérité des artisans maliens.
Plusieurs cadeaux lui ont été remis par les artisans maliens satisfaits de la visite des deux premières dames du Mali et d’Autriche.
Tiémoko Traoré
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
NALLIAS-SA
La nouvelle touche différente !
 
La constitution d’un portefeuille de base et son évolution, la prise de parts de marchés sur les branches insuffisamment exploitées, la gestion de la clientèle particulièrement efficace et rigoureuse, voilà en gros, l’objectif de la Nouvelle Alliance d’Assurances (NALLIAS-SA). La cérémonie du lancement officielle de cette nouvelle compagnie d’assurances a eu lieu le samedi 23 février 2008, à l’hôtel Kempinski. Elle  était placé sous la présidence du ministre des Finances, Abou-Bakar Traoré qui, avait à ses côtés quelques membres du Gouvernement et d’autres invités de marque.
La Nouvelle Alliance d’Assurances (NALLIAS-SA), est en effet, opérationnelle depuis janvier 2008 avec un capital de 500 millions de francs CFA. Selon Cheickna Diawara, le Directeur général de la jeune compagnie, NALLIAS-SA « compte développer les assurances de prestations maladie avec un système de tiers payant adapté à la demande de nos clients : prestations avec un bon de prise en charge avec les prestations partenaires pharmacie, hôpitaux, laboratoires, les cliniques. Evitant aux clients de payer les frais puis d’attendre un remboursement. NALLIAS-SA peut également venir en aide aux Maliens de la diaspora par des types de contrat adaptés à leur situation d’éloignement. Visites, hospitalisation, soins, de la prise en charge des personnes âgées par exemple peu tout à fait être organisée dans le cadre d’un contrat signé avec les maliens de l’extérieur leur assurant ainsi tranquillité et sérénité en cas de coup dur ».
 
Pour Moussa Baba Tounkara, la NALLIAS entend inscrire son action dans la démarche patriotique attendue de tous pour une bonne exécution du PDES proposé au pays par le chef de l’Etat et adopté par les élus de la nation à travers la déclaration de politique générale du chef du gouvernement. Aux autres compagnies d’assurances de la place, il a signalé que la NALLIAS ne s’inscrit pas dans un esprit de compétition mais de saine émulation et de complémentarité.
 
Dans son allocution, le ministre des Finances, s’est réjoui de la création de la NALLIAS-SA qui participe à la réduction du chômage, au développement du secteur privé et au renforcement des capacités de financement de l’économie malienne.
Par ailleurs, une projection de film a donné une idée encore précise à l’assistance sur les objectifs et la vision de NALLIAS. « La signature de la NALLIAS est : un allié sûr » a jouté Cheickna Diawara, le Directeur Général.
Adama Diarra
 
 
 
Par LE POUCE
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Vendredi 15 février 2008
 
FOOTBALL
Et si l’on valorisait l'expertise africaine ?
 
Le football africain est mûr. La 26ème CAN qui s’est déroulée tout récemment au Ghana l’a confirmé. Toutefois, à deux ans du mondial, devant se dérouler en Afrique du Sud, il a besoin de l'expertise du continent pour s'affirmer davantage. Le football africain a besoin de plus de sérieux dans son organisation. Aussi,  faut-il, sans complexe et tout en demeurant ouvert, oser tourner la page du mythe du ‘‘sorcier blanc’’ et valoriser les ressources locales.
 
Après toutes ces années de cheminement, c'est une aberration de dépendre des encadreurs étrangers alors que nous disposons de tant de ressources locales de haute facture. Rares sont les entraîneurs africains qui sont sollicités en Europe, contrairement aux autres domaines d'activité. Des ressources existent pourtant qui pourraient même s'imposer sur d'autres continents où excellent parfois leurs collègues issus des mêmes centres de formation. Il est temps de compter sur ses propres forces.  Ces entraîneurs qui viennent de l’Europe ne sont pas forcément les plus performants. Le cas de l’entraîneur égyptien, Hassan Shehata en est la preuve concrète. Et, c’est une leçon pour tous les autres pays africains.
 
La CAN, en dépit de ses difficultés, demeure une des manifestations les plus populaires du continent car elle a du mérite. Ses acquis sont nombreux : entre autres son organisation régulière a sorti le sport, et singulièrement le football, du bois. Les parents y croient désormais ; qui n'hésitent plus à laisser leurs fils et filles qui ont du talent à faire du football leur carrière. Les retransmissions en direct ont permis d'équiper les services publics et privés de télécommunications et surtout les stations de radiotélévision du continent. Des agents ont pu être formés, la collaboration renforcée. La CAN, c'est aussi cet exemple de communion que les sommets des chefs d'Etats membres de l'Union Africaine ont du mal à nous donner. Si seulement les dirigeants politiques pouvaient s'en inspirer et s'efforcer de respecter les règles du jeu démocratique comme savent s'y résigner même les plus récalcitrants des joueurs et des encadreurs sportifs sur nos stades !
 
Mais à la veille du mondial d'Afrique du Sud, les défis à relever sont également nombreux. Car la CAN traduit aussi cette forte dépendance du continent à l'égard de l'Occident que nous pourvoyons en ressources taillables et corvéables à merci et le plus souvent dans la parfaite discrétion. Pour les différents clubs européens, l'Afrique constitue un vivier mais sans contrepartie réelle. L'Europe profite financièrement et techniquement des talents de nos professionnels.
 
Encore une fois, la logique est respectée dans nos rapports avec les pays du Nord. La preuve, ces tiraillements quant au calendrier d'organisation des matchs en rapport avec celui en vigueur en Europe, la disponibilité des joueurs professionnels africains en cas de rappel par le pays d'origine. Sur un autre plan, la plupart des professionnels africains évoluent hors du continent dans des conditions socio-économiques qui échappent à la vigilance de leur pays. Il n'est pas sûr que leur carrière soit si bien suivie.
 
Aussi ceux qui ont réussi doivent-ils penser davantage à demain et après-demain. Mais ils doivent aussi se souvenir de ceux qu'ils ont laissés derrière eux : leurs familles mais aussi les plus jeunes qui rêvent de faire comme eux mais qui manquent cruellement de repères et d'encadrement.
 
Les plus anciens également. Ceux qui ont décroché malgré eux, ceux qui sont victimes de la maladie, de la jalousie, des intrigues, de l'abandon et de la mauvaise gouvernance. Beaucoup sont aujourd'hui à la touche après avoir porté haut le drapeau national. Il n'y a misère plus grande que celle de se sentir abandonné après avoir fait la gloire de son pays, servi d'exemple aux plus jeunes et de bilan d'un mandat politique. Ils sont nombreux à croupir dans la misère et l'anonymat, à mourir de faim ou de négligence, ces anciens joueurs et entraîneurs, ces dirigeants de clubs, de ligues et de fédérations, mais aussi ces supporters anonymes qui ont su à leur façon, mouiller le maillot, braver les intempéries et les sarcasmes des jaloux et mesquins qui hantent le chemin des africains. Eux aussi méritent qu'on pense à eux. Sans tous ceux-ci, point de football africain!
 
Grâce au football, les professionnels africains d'aujourd'hui, même ceux qui ne sont pas forcément des références, palpent chaque année des millions pour ne pas dire des milliards de CFA francs. A eux de penser à leur retraite, en sachant mettre de côté. Mais à eux également de penser à assister d'une manière ou d'une autre tous ces professionnels d'hier et d'avant-hier, tous ces militants du foot qui ont besoin de leur coup de main. La CAF, en rapport avec les instances nationales et la FIFA, devrait prendre des dispositions dans ce sens. Un fonds ou une fondation bien géré devrait pouvoir aider à résoudre certains problèmes que vivent les sportifs, surtout les anciens. Sans vouloir s'immiscer dans la vie privée des professionnels, on pourrait tout aussi bien invoquer le devoir d'ingérence pour des questions de principes et de droit tout court. Si l'on peut s'intéresser au transfert et à la gestion des joueurs, l'on pourrait tout autant penser à leur fin de carrière, et surtout aux carrières brisées pour diverses raisons. Le football, sport le plus populaire, pourrait alors inspirer les autres disciplines.
 
Au niveau de l'encadrement, la CAN 2008 a révélé encore une fois la grande valeur de l'expertise africaine. En faisant appel à des entraîneurs nationaux, l'Angola et l'Egypte qui ont encore performé, ont fait la preuve que le continent dispose de ressources valables au niveau de l'encadrement. Il suffit de les valoriser. En leur redonnant confiance, en les rémunérant au taux qui convient, et sans laisser d'arriérés. Mais aussi et surtout en les laissant travailler. Comme on le fait pour les entraîneurs étrangers. On arrache les joueurs africains à prix d'or. Les arbitres commencent à s'imposer par leurs compétences. Les dirigeants sportifs se font de plus en plus respecter. Pourquoi ne pas taire nos mesquineries? Le monde du sport africain, celui du foot en particulier, doit quitter l'informel, se prendre au sérieux et s'organiser plus sérieusement sur tous les plans.
 
En effet, on comprend difficilement que des pays regorgeant de talents ne disposent pas de stades dignes de ce nom, ou s'illustrent négativement lorsqu'il s'agit de rétribuer les joueurs ou les entraîneurs comme cela se doit. C'est une honte ! Il faut sortir de la médiocrité qui a longtemps caractérisé la gestion du football africain. En finir avec ces sempiternelles querelles de succession, ces infrastructures inadéquates, ces escroqueries et autres manipulations éhontées de fonds ou de dossiers de transfert. Il est temps de mettre fin à l'indiscipline caractérielle de certains joueurs, et de distribuer des cartons rouges à ces dirigeants politiques qui s'affairent de jour et de nuit autour de la liste des joueurs comme s'ils n'avaient pas d'impératifs ailleurs. Parce qu'il devient une véritable industrie générant des profits énormes.
Adama Diarra
 
 
TOURE FATOU, CANDIDATE MISS SAHEL
« J’aime le Mali et je suis prête à y revenir »
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Vingt perles noires sont à Bamako pour valoriser la femme africaine à l’occasion d’un concours intitulé « Miss Sahel », organisé par l’Agence de mannequinât «En Vogue » et qui aura lieu le samedi 16 février 2008. Parmi les prétendantes à cette 2ème édition, une consoeur Touré Fatou de la Côte d’Ivoire. Elle a 20 ans et travaille dans le domaine de la communication- journalisme et production audio visuelle. Elle termine, cette année scolaire, sa maîtrise. Au sortir de la conférence de presse organisée à l’hôtel Montécristo, Mlle Touré Fatou a bien voulu se prêter à nos questions.
Le Pouce : Qu’est-ce qui explique votre présence à Bamako ?
Touré Fatou : Je suis ici pour représenter la Côte d’Ivoire à Miss Sahel 2008. Je suis avec une compatriote, Iness.
Le Pouce : Quelles sont vos attentes ?
Touré Fatou
 : En participant à ce grand concours, j’aimerais être la gagnante, représenter dignement toute l’Afrique, la Côte d’Ivoire à certaines cérémonies de grandes envergures. Pourquoi pas au parlement ? Lorsqu’il y a des décisions à prendre pour l’Afrique, pourquoi ne pas mettre aussi une femme pour dire quels sont les problèmes des jeunes. Les présidents, les ministres sont des gens qui ont une grande expérience. On le sait. Mais il serait important de donner aux jeunes, surtout aux jeunes filles, l’occasion de pouvoir s’exprimer. Ceux-ci connaissent mieux leurs problèmes. Il serait intéressant qu’il y ait des jeunes filles pour parler des problèmes de la jeunesse africaine.
Le Pouce : L’appellation Miss Sahel vous convient-elle ?
Touré Fatou : Quand on parle de Miss Sahel, les gens ont tendance à voir seulement les pays sahéliens. Il serait bien si on trouvait un nom qui regrouperait toute l’Afrique en général.
Le Pouce : Comment va la Côte d’Ivoire ?
Touré Fatou
 : À toute l’Afrique, je voudrais qu’on sache que la Côte d’Ivoire va très bien, que les activités économiques ont repris. Depuis déjà un moment, nous sommes entrés dans une autre phase. Notre économie est en train de progresser, les activités ont repris avec notamment le retour des déplacés. La Côte d’Ivoire est réellement en activité. Je veux que tout le monde comprenne que c’est normal. Dans la vie de tout un chacun, il y a des moments où on a des problèmes… Nous sommes en paix maintenant en Côte d’Ivoire !
Le Pouce : Quelle perception faites-vous de la pandémie du VIH/Sida ?
Touré Fatou : C’est un fléau qui ronge la jeunesse. Il nous revient jeunes, de faire attention avec les différents rapports que nous avons. C’est bien beau de faire la vie, de se balader par ci et là mais nous devons faire très attention. Le sida existe. Pour le savoir, il faut aller dans les centres de santé. Quand on parle de sida, certains pensent que c’est une invention des Blancs. Il faut se départir d’un tel jugement. J’ai visité des centres où il y a des malades du sida. C’est pitoyable. Quand tu rentres là bas, tu n’as plus envie de vivre. Le sida est une réalité. Aux jeunes de se protéger, s’ils ne peuvent pas s’abstenir.
Le Pouce : Qu’envisagez-vous faire à l’avenir pour ces personnes infectées ou affectées ?
Touré Fatou :
Il y a des campagnes de sensibilisation. Je vais m’y mettre pour accompagner ceux qui sensibilisent la jeunesse. Si les gouvernements pouvaient affecter un fonds pour les malades du Sida, ce serait très important. J’ai pu constater que c’est des gens qui souffrent énormément.
Le Pouce : Quels sont vos loisirs ?
Touré Fatou : J’aime beaucoup la lecture, le cinéma, la musique et le sport ?
Le Pouce : Comment avez-vous accueilli le sacre des Pharaons d’Egypte ?
Touré Fatou : Je parlerais d’abord de mon pays. C’est vrai qu’on est un peu déçu. On a cru que la Côte d’Ivoire allait remporter la coupe. Ce n’est pas grave. En sport, il faut un gagnant et un perdant. On l’accepte ainsi. Félicitations à l’Egypte qui est une très bonne équipe. Ils ont bien joué. Chapeau à leur gardien dont les sorties et prises de balles ont été déterminantes.
Le Pouce : Vos impressions des Maliens ?
Touré Fatou
 : C’est la première fois que je foule le sol du Mali. J’ai aimé la ville et c’est vraiment africain. Les gens sont accueillants et je suis prête à revenir au Mali.
Entretien réalisé par
Tiémoko TRAORE
 
ADEMA -PASJ
Un retour qui divise ?
 
Après les élections de 2007, la classe politique s’apprête maintenant à préparer les élections communales de 2009. Mais d’ici là, les différentes composantes de la classe politique ont besoin de procéder à un bilan de leur participation aux précédentes élections et d’en tirer les enseignements. Face à une telle exigence, l’ADEMA dont les ténors ambitionnent de réaliser l’alternance politique en 2012, a particulièrement besoin de résoudre un certain nombre d’équations et pas des moindres. D’ailleurs, en ce moment, le débat est ouvert par rapport aux perspectives.
A un moment où l’on parle fréquemment des retrouvailles au sein de la grande famille ADEMA, est posée l’équation du retour de Soumeylou Boubèye Maïga (SBM) dans la Ruche. C’est effectivement cette idée qui est en passe de mettre le feu à la Ruche. Comme dans tous les cas similaires, il est impossible d’obtenir l’unanimité. Pendant que certains ne voient aucun inconvénient au fait que Soumeylou revienne à l’ADEMA sans autre forme de procès d’autres, au contraire, estiment qu’il est nécessaire de donner des explications au peuple ADEMA, de faire en sorte qu’ils aient le cœur net en ce qui concerne le sort des autres camarades sous le coup de sanction.
 
Cela n’est point surprenant de la part des cadres et militants d’un aussi grand parti, bien structuré et mieux implanté  comme l’ADEMA. La question est posée et elle ne manquera pas de susciter des débats houleux à l’avenir. Au-delà de la résolution de cette équation qui n’est autre qu’un préalable vers les retrouvailles, telles qu’envisagées bien avant les élections générales de 2007.
Pourquoi le retour de SBM suscite tant de polémiques?
Pour les observateurs avertis de la scène politique, les raisons de ces polémiques sont très simples ; puisqu’il y a à l’ADEMA ceux qui sont légalistes, observant l’application des textes du parti de façon stricte. Pour ceux-ci, le retour de Soumeylou Boubèye Maïga, quelle que soit la carrure politique de l’homme, ne saurait se faire de façon simpliste. Ne suggèrent-ils pas là qu’il est nécessaire que des explications soient fournies au parti et que cela soit suivi par des excuses de l’ancien premier vice-président du PASJ ? Soumeylou acceptera-t-il de se rabaisser au point de plaider coupable? Rien n’est moins sûr, pour qui connaît l’égo de cet ancien patron de la Sécurité d’Etat. L’équation ainsi posée à SBM et ses proches sera délicate à résoudre, d’autant plus que certains ont fait allusion au cas des autres camarades sanctionnés. Quel sera leur sort ? Y aura-t-il deux poids et deux mesures à l’ADEMA ? Par ailleurs, il y a ceux qui se demandent si, en retournant à l’ADEMA, Soumeylou continuerait à occuper le poste de premier vice-président du parti. N’est-ce pas la tendance de ceux qui croyaient qu’il était parti pour de bon de l’ADEMA ? On peut soupçonner que certains se frottaient déjà les mains après le départ de Soumeylou, espérant qu’ils auraient par la suite l’opportunité de mieux se positionner dans le comité exécutif du parti.
 
Le retour annoncé de Soumeylou est une nouvelle qui est de nature à briser leur espoir. En pensant à leur cas spécifique, c’est difficilement qu’ils faciliteront le retour de Soumeylou ; sans que celui-ci ne fasse son mea culpa.
 
En claquant la porte du parti, ce légaliste de première heure au sein du parti de l’Abeille solitaire, a voulu prouver que l’on pouvait faire la politique autrement.
C’est l’évolution de la situation qui nous en dira plus.
Tiémoko TRAORE
 
 
 
CONSTRUCTION ILLICITE EN COMMUNE IV
Qui empêche la démolition ordonnée par le gouverneur ?
 
Le 18 avril 2007, le gouverneur du district de Bamako, Ibrahima Féfé Koné, après la visite du site litigieux se trouvant entre les îlots 22 et 23 du lotissement de Lafiabougou, adressait au maire de la commune IV la correspondance n°233/GDB-CAB et lui demandait de procéder sans délais à la démolition des réalisations faites, sans droit ni titre par le sieur Bakary Tandia, Clerc au cabinet de maître Mangara.
Nous serons bientôt à un an de la prise de cette décision que le maire de la commune IV n’arrive pas à appliquer. Rien n’est fait à ce jour. Bakary Tandia, rusé comme il est, met à profit les jours non ouvrables pour faire travailler les ouvriers sur une parcelle dont il n’a aucune pièce.
 
Pourtant, depuis quelques semaines, par voie de presse, le gouverneur Ibrahima Féfé Koné projette de mettre fin à l’anarchie que connaît la circonscription administrative qu’il dirige.
La correspondance adressée au maire cache-t-elle quelques insuffisances que le commun des Maliens ne connaît-il pas ? Face à un cadre aussi indécis, qu’est-ce qu’il y a de lieu de faire ? Peut-être attend- il que les populations fassent usage de la violence pour intervenir après. Les personnes vivant sur le site ont signé une pétition pour signifier aux autorités leur indignation.
 Les autorités compétentes, de même que l’occupant anarchiste, Bakary Tandia sont tous d’accord sur le fait que la parcelle n’a pas de support.
Au moment où l’on parle de la restauration de l’autorité de l’Etat dans une capitale où règne l’incivisme, l’anarchie, le gouverneur va-t-il accepter de rater le coche ?
Comment un individu -il narguer les autorités régulières en allant s’emparer, sans pièces administratives, d’une parcelle et y ériger une construction contre l’avis desdites autorités ? Sommes nous dans un Etat de troglodytes ?
 
L’application de la loi ne devrait souffrir d’aucun sentimentalisme. L’occupant de la parcelle devait démarcher les autorités communales pour qu’on lui attribue officiellement la parcelle. Si cela n’a pas été fait, le gouverneur se doit de maintenir et de respecter l’esprit contenu dans sa lettre de 17 avril 2007. Aucun sentiment ne doit l’amener à se dédire. C’est pourquoi, il faut démolir et éviter à l’avenir que cela ne se reproduise. Il y va de la crédibilité du gouverneur Ibrahim Féfé Koné, cet homme de cœur qui est à la tête du district.
Sinaly
 
 
 
LIGUE DES CHAMPIONS
Une autre aventure débute ce dimanche
A peine les rideaux tombés sur la 26ème CAN 2008 jouée au Ghana et qui a été marquée par le 6ème sacre des pharaons d’Egypte et la sortie prématurée des Aigles, le monde sportif du Mali s’apprête à vivre une autre aventure ce dimanche.
Le Stade malien, l’un des club les plus populaires de Bamako, rencontre ici à Bamako au stade omnisport Modibo Keïta ce dimanche, les Angolais de Primeiro de Agosto. C’est dire que les mordus du ballon rond ne sont pas encore au bout du tunnel après la débâcle des Aigles.
Le niveau du football angolais, comparé à celui du Mali est d’un niveau très relevé. On se demande comment le Stade malien pourra combler les attentes des millions de supporteurs ; histoire de redonner espoir après la déconvenue du Ghana. Il faut rappelé que l’équipe des blancs qui a pris part à un récent tournoi où il a terminé 2ème. Mais, ce résultat est-il suffisant pour compter sur des joueurs en manque de véritable préparation ? Le match du dimanche ne sera pas facile pour le coach Cheick Fantamady Diallo du stade malien, même si ce dernier ambitionne d’accéder à la phase de poule et profiter du coup, des retombées…
Récemment battu par l’AS Réal lors du match du championnat de première division, stade malien et ses dirigeants devront sortir le grand jeu pour obtenir une victoire ou au moins un nul face à des joueurs engagés pratiquement dans un football physique. Le stade malien parviendra-t-il à faire oublier aux Maliens la piètre campagne des Aigles à la CAN Ghana 2008 ? Nous n’en sommes pas sûr, mais croisons les doigts.
 
Notre football n’est pas au top et ce n’est pas en agressant les acteurs que nous réussirons. Néanmoins, bonne chance aux blancs de Bamako.
Tiémoko TRAORE
 
 
 
ROSY B. KABUNDI, DIRECTRICE AGENCE MANNEQUINAT « EN VOGUE »
« La femme africaine n’a pas besoin de s’éclaircir la peau »

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La 2ème édition de Miss Sahel est prévue pour demain au CICB. Organisée par l’Agence de mannequinât « En vogue », cette 2ème édition regroupe 20 belles postulantes à la couronne. En prélude à l’évènement de demain, une conférence de presse a été organisée le 11février dernier à l’hôtel Montécristo. Les hommes de médias étaient face aux postulantes. Rosy Bouzaz Kabundi, initiatrice de l’évènement, une vraie battante qui croit en la beauté africaine précise qu’il s’agit de valoriser la femme africaine de dix pays invités. Cette édition parle beaucoup de la beauté de la femme africaine et de l’intelligence de la jeune fille. Lisez plutôt l’interview qu’elle nous a accordée
Le Pouce : Parlez-nous de votre arrivée dans le mannequinât…
Rosy : J’ai commencé quand j’avais 18 ans. J’avais quitté le Congo pour le Ghana où j’ai passé 8 ans. Un jour, j’accompagnais ma nièce qui était mannequin dans une agence. La dame de l’Agence m’a dit qu’elle voulait voir comment je marchais. Quand j’ai marché, elle m’a dit pourquoi tu ne fais pas le mannequinât. Elle m’a proposé une formation différente des autres sur 6 mois que j’ai acceptée. Après cette formation, j’ai commencé à défiler au Ghana de gauche à droite. A la fin, j’ai arrêté. Arrivée au Mali, et après l’accouchement, j’ai parlé avec quelques copines. Celles-ci m’ont demandé ce que je faisais. Je leur ai raconté mon parcours. Elles m’ont alors demandé pourquoi je n’organise pas un défilé. Ça a commencé comme une blague. A la fin, j’ai dit : pourquoi pas ? De ma voiture, si je vois une fille grande de taille, je l’arrête pour lui demander si elle veut mettre en valeur sa forme pour devenir mannequin. Il y a eu un défilé avec Chantal et « Frifrini ». J’ai formé les mannequins pendant deux semaines pour faire voir à Chantal, mes talents. C’était la nuit du bazin. Les  gens ont aimé. Quelques mois après, j’ai organisé une soirée au Mandé Hôtel. C’était une soirée Saint Valentin. Chaque 14 février, est considéré comme l’anniversaire de notre Agence. Je remercie la dame qui m’avait donné l’occasion de montrer de quoi je suis capable.
Le Pouce : Que comptez-vous tirer de l’exercice de ce métier ?
Rosy : Beaucoup de satisfaction. C'est-à-dire moralement et financièrement. On est en train d’investir et on ne peut pas encore parler de retombées.
Le Pouce : Pourquoi un concours Miss Sahel au Mali ?
Rosy : Quand j’avais 14 ans, j’ai été candidate d’une élection de miss dans mon quartier. Depuis cet âge, j’avais la passion de voir les femmes en train de montrer à quel point elles sont belles. C’est une passion qui a été toujours cachée. Tant que cette activité a un lien avec la valorisation de la femme africaine, j’y serai engagée.
Le Pouce : Faut-il comprendre que la beauté de la femme africaine est en régression ?
Rosy : La femme africaine a tendance à éclaircir sa peau. Une jeune fille de 16 ans commence déjà à éclaircir sa peau. Sa peau change avec des tâches, des brûlures de produits éclaircissants. La femme africaine n’a pas besoin de s’éclaircir la peau pour se sentir belle. On est belle de nature. Dieu nous a créé belle. En restant naturelle, on sera cent fois plus belle.
Le Pouce : Quelle est la finalité d’un tel regroupement de perles noires ?
Rosy : La finalité, c’est la recherche d’une vraie perle noire et rare. Toutes les filles qui prennent part à ce concours, sont naturelles, intelligentes et belles.
Le Pouce : Avez-vous le soutien des autorités maliennes et d’autres pays ?
Rosy
 : On a eu le soutien de l’épouse du Premier ministre de la Guinée Conakry. Au Mali, nous avons rencontré Mme la ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies. Elle sera avec nous.
Le Pouce : Nos lecteurs peuvent connaître le coût d’une telle organisation ?
Rosy
 : (Rire) Je n’aimerais pas leur dire le montant ! Je peux leur faire savoir par contre que c’est un travail qui prend beaucoup financièrement, moralement et physiquement.
Le Pouce : Un appel en cette veille de Miss Sahel ?
Rosy :
Je m’adresserais aux sponsors, aux hommes d’affaires maliens et africains pour qu’ils soutiennent ce genre d’évènement. L’Afrique en a besoin pour savoir qu’on est frère et sœurs. On a besoin de partager nos cultures, nos plaisirs dans la paix, l’unité et l’amour. Nous n’avons pas besoin de la guerre.
Entretien réalisé par
Sinaly
 
CROISADE ANNONCEE DU GOUVERNEUR DU DISTRICT
De tonitruantes déclarations d’intentions
Ibrahima Féfé Koné vient de boucler une tournée dans les six communes du district ; une tournée que nous saluons d’ailleurs. A l’occasion de cette sortie fracassante, l’homme a manifesté sa détermination à mettre de l’ordre dans la capitale malienne où l’incivisme est devenu le lot quotidien des usagers et responsables. Au moment où il effectuait ses visites, les chauffards continuaient à faire des victimes innocentes sur nos artères, privées de feux de signalisations. Ibrahima Féfé Koné se serait-il gavé l’estomac d’une quantité importante de haricot, pour ensuite aller à la rencontre des populations ; histoire de se dégourdir les jambes ? Véritable casse-cou, on se demande sur quoi se base M. le Gouverneur, pour gagner ce pari. Au même moment, il ordonne la démolition des maisons construites illégalement ; des décisions dont l’applicabilité pose problème.
Pour ce faire, M. Koné a préconisé plusieurs mesures allant dans le sens d’inciter, voire d’obliger les habitants de la capitale à observer les dispositions juridiques en vigueur. Le gouverneur du district a-t-il les moyens de ses ambitions ? On se le demande au sein de la population et ceci, à juste titre. En plusieurs circonstances, Ibrahima Féfé Koné a prouvé à travers les actes posés qu’il se caractérise par l’hésitation et une certaine versatilité. Nombreuses sont ses décisions qui l’attestent.
 
Passons en revue certaines mesures qu’il entend appliquer. Le gouverneur du district s’est, en effet, engagé à réduire au maximum l’insécurité routière dans le district de Bamako. Par la même occasion, conformément à la volonté du maire du district de Bamako, Ibrahima Féfé Koné entend libérer les espaces publics, notamment au niveau des artères principales de Bamako.
On se rappelle que les autorités successives du district ont vainement tenté de mettre de l’ordre au centre ville du district. C’est pourquoi on se demande avec quels moyens et méthodes le gouverneur arrivera à ces fins. Comme si cela ne suffisait pas, il a pris l’engagement de faire en sorte que les habitants de Bamako observent le civisme à travers le paiement des impôts. En soi, les initiatives du gouverneur sont bonnes, mais on se demande s’il pourra aller au-delà des déclarations d’intentions en posant des actes concrets qui permettront d’améliorer de façon significative, le quotidien des Bamakois.
 
En tout cas, ce qu’on retient de ses propos, c’est qu’il menace de poursuivre par voie judiciaire, tous ceux qui agiraient contrairement à ces recommandations.
Ainsi, en considérant les propos du gouverneur, on se rend compte qu’il aura du pain sur la planche, en ce sens qu’il devra d’abord créer les conditions matérielles de fonctionnement régulier de tous les feux tricolores. Ce qui nécessite des investissements importants. Ibrahima Féfé Koné peut-il réaliser toutes ces prouesses ? En combien de temps ? Faut-il croire par là qu’il a lui-même changé ? En effet, par rapport à une affaire foncière en commune V dont l’acteur principal était Demba Traoré, Ibrahima Féfé Koné, alors intérimaire au gouvernorat, a pris une décision visant à s’opposer à un projet. Sous des pressions ou on ne sait quoi, il ne tardera pas à prendre une décision contraire annulant la première.
Dans le cas du règlement du contentieux électoral en commune II du district de Bamako, le gouverneur du district a adopté pratiquement la même attitude en prenant une décision invitant le maire de la commune II à convoquer une session extraordinaire pour intégrer les conseillers RPM et UDD. Il aura fallu peu de temps pour qu’ensuite il se rétracte.
Alors avec de telles attitudes devenues habituelles chez lui, Ibrahima Féfé Koné peut-il vraiment être pris au sérieux ? A-t-il les coudées franches pour agir ?
 
C’est le temps qui nous en dira. Mais, tout d’abord, M. Koné n’a qu’à faire appliquer la décision de démolition qu’il a adressée au maire de la commune IV, le 18 avril 2007 par rapport à la parcelle qu’occupe illégalement le clerc Bakary Tandia.
Amadou Diakité
 
 
 
COMMERCE
Quand l’informel supplante le formel !
Entre les commerçants ambulants et les boutiquiers, c’est le désamour total. Si les marchands ambulants sont libres et ont la possibilité de se déplacer vers les clients, tel n’est pas le cas chez leurs collègues boutiquiers qui sont installés dans de grandes boutiques, attendant bonnement les clients.
 
En effet, les marchands ambulants gagnent constamment du terrain au détriment des commerçants dans les marchés. Les premiers voient leur commerce prospérer jour après jour, alors que les seconds attendent toujours un lendemain meilleur qui tarde à venir. « Il est 15 heures et bientôt le marché va fermer ses portes. Aujourd’hui, je ne suis pas parvenu à vendre grand-chose », lance Moussa, vendeur de montres au grand marché de Bamako. Pour ce dernier, les jours se suivent et se ressemblent. Ses recettes sont en chute libre depuis un bout de temps. La cause : le commerce informel. « Les consommateurs croient que la marchandise est vendue plus chère dans un marché alors que c’est totalement faux », a-t-il ajouté.
Au marché, les produits son quasiment proposés au même prix, d’ailleurs il est rare qu’il y ait un grand écart entre les produits de la boutique et ceux des commerçants ambulants. Mais, les acheteurs ne viennent pas ; car avant d’entrer dans la boutique, ils traversent une véritable armée de marchands ambulants stationnés des deux côtés de la rue menant vers la boutique. Moussa Diaby est propriétaire d’un magasin au sein de ce marché depuis 1991. Au début, l’activité était florissante, mais depuis quelques temps, son commerce va mal et les recettes sont très maigres. Aujourd’hui, il arrive à peine à s’en sortir. « Avant, les choses se déroulaient bien. Mais ces dernières années, les ventes ont remarquablement chuté. J’ai pensé à plusieurs reprises à changer de métier comme d’autres commerçants. Plusieurs ont déjà fait le pas. Ils ont quitté leurs magasins pour gagner leur vie autrement », témoigne tristement le vieux Moussa.
 
Face à cette situation, les vendeurs dans ce marché se retrouvent les poings liés. Pas d’autres solutions pour eux que de prendre leur mal en patience. « Les vendeurs ici, tentent de réduire leur marge de bénéfice au maximum mais il est difficile de les concurrencer », déclare le voisin de Moussa. Certains boutiquiers affirment que les marchands ambulants  ont recours à des méthodes déloyales pour baisser les prix de vente. Ils achètent la marchandise au marché en gros à un prix moindre. Pour ça, ils font leurs achats auprès des grossistes qui veulent se débarrasser de la marchandise restante pour s’en aller. C’est ainsi qu’ils peuvent afficher des prix bas. La plupart des marchands ont abandonné toute résistance à cette déferlante du secteur informel. Ils semblent engagés dans un duel perdu d’avance. « Concurrence n’est pas le terme approprié pour décrire la situation actuelle au marché. Il s’agit plutôt d’une anarchie totale qui caractérise le commerce ici dans le marché. Le nombre des marchands ambulants ne fait que croître », témoigne Abdoulaye, 27 ans. Après la mort de son père, il a abandonné les bancs de la faculté pour le remplacer au magasin. Lui aussi fait le même constat. « Pour subvenir aux besoins de leurs familles, de nombreux commerçants contractent désormais des micro crédits. Certes, l’endettement n’est pas la bonne solution mais ils n’ont pas d’autres alternatives. Il faut que les autorités trouvent une solution équitable pour tout le monde », affirme Abdoulaye en proposant un verre de thé.
 
Néanmoins, ces boutiquiers montrent une certaine indulgence vis-à-vis du secteur informel. « La plupart des marchands ambulants étaient des chômeurs. On ne peut pas les empêcher de gagner leurs vies honnêtement. Les interventions ponctuelles des autorités ne donnent pas de résultats. Il faut trouver une solution efficace, durable et équitable à la fois pour les marchands dans les marché et ceux opérant dans le secteur informel », poursuit Moussa. A la sortie du marché, une dizaine de marchands ambulants interpellent les passants à la criée. Visiblement, ils ont beaucoup plus de clients que les marchands à l’intérieur du marché ou de la boutique.
 
 Assitan est marchande ambulante depuis plus de quinze années. Elle était propriétaire d’une échoppe au « rail-da », elle raconte son quotidien : «  C’est la même histoire qui se reproduisait chaque jour. On devait changer de place continuellement de peur de voir notre marchandise saisie par la police. C’est une véritable partie de cache-cache. », Ironise Assitan qui est désormais installée dans une toute petite boutique.
Adama Diarra
 
 
 
ADMINISTRATION DES ELECTIONS
La question sur la table des acteurs
 
Un atelier d’échanges et de réflexion sur les modèles d’administration des élections s’est déroulé hier jeudi 14 février à l’hôtel Sofitel. Il a été organisé par le Projet Partenariat pour le Renforcement de Capacité des Partis Politiques (PPRCPP) en collaboration avec l’Institut Néerlandais de Soutien à la Démocratie Multipartite (IMD Pays-Bas).
 
Selon le coordinateur du PPRCPP, M. Augustin Cissé, le thème de cet atelier est une question centrale du jeu démocratique aujourd’hui. Il constitue la première activité de concertation et de dialogue interpartis du plan d’action 2008 du programme IMD /Mali. Et, l’atelier se situe dans le prolongement de la réflexion amorcée en janvier 2007 sur les modèles d’administration des élections dans la sous région ouest africaine. Cette rencontre arrive à un moment où nous sortons de consultations électorales qui ont fait l’objet d’évaluation de la part de chaque composante d’acteurs concernés. Le coordinateur ajoute que l’atelier permettra sans doute d’approfondir ces évaluations. Il a réitéré, la disponibilité et l’engagement constant de l’a IMD (Institut Néerlandais de soutien à la Démocratie Multipartite à stimuler et à soutenir les initiatives de dialogue interpartis au Mali.
 
Le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale. M. Mamadou Seydou Traoré dira que le système électoral malien est caractérisé par l’esprit de concertation entre l’administration et les principaux acteurs. Par la même occasion, il a évoqué les forces et les faiblesses de notre système électoral. Comme force, il citera la présence des partis politiques à toutes les étapes du processus électoral. Quant aux faiblesses, il citera le nombre élevé d’intervenants dans l’organisation des élections. Le ministère de l’Administration, la Délégation Générale aux Elections, le faible taux de participations des électeurs, la fraude et la corruption en période électorale, la liste n’est pas exhaustive.
 
Il a poursuivi ses propos en disant que la pratique démocratique dans notre pays est un processus en construction permanente qu’il est important d’évaluer à une certaine époque de son évolution. C’est dans ce sens que doit être comprise la décision du président A.T.T de nommer une éminente personnalité afin de réfléchir sur notre système démocratique à l’épreuve du temps. Il terminera son allocution en affirmant que cet atelier va permettre de déceler d’autres insuffisances de notre système électoral et les mécanismes et enrichir leurs échanges antérieurs sur la création d’une structure pérenne de gestion des élections.
Signalons qu’ont pris parts à cet atelier 50 partis politiques.
Hamidou TOGO (stagiaire)
 
 
XXV EME CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CHUOS
2008, année d’actions de grandes envergures
La salle de conférence du Centre Hospitalier Universitaire d’Odontostomatologie (CHUOS) a abrité le mercredi 13 février dernier le 25ème CA du dit établissement.
Dans son mot de bienvenue aux administrateurs, le directeur général du CHUOS, le Pr Mamadou Lamine Diombana dira que l’année 2006 a été celle du redressement, 2007 fut celle de la formation, de la recherche, de l’ouverture de la filière d’odontostomatologie, etc.
Pour cette année, selon le Pr. Diombana, il y aura l’ouverture du laboratoire de biologie médicale, la finition et la concrétisation du local pour radiographie conventionnelle, le payement intégral du reliquat pour l’acquisition du titre foncier du nouveau site, l’ouverture de l’inscription pour la deuxième promotion des étudiants en chirurgie dentaire, la liste n’est exhaustive.
 
Selon son DG, au cours de 2007, le CHUOS a pu atteindre un taux de réalisation de 84%, soit une prévision en recettes d’environ 181.000.000F CFA, 153 000 000F CFA a pu être réalisée. Pour ce brillant succès, il a félicité et remercié le personnel du centre, l’Etat, le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers.
Les recettes prévisionnelles de 2008 sont ramenées à environ 157 000 000F CFA. La subvention de l’Etat d’environ 1 181 000 000F CFA. Auparavant le DG a fait observé une minute de silence en mémoire de ceux qui les ont quittés à savoir Madame Oumou Lamine
 
Coulibaly et Madame Sanogo Ami Diallo.
Au cours de cette session les participants seront soumis à l’examen et à l’adoption du compte rendu de la 24ème session du CA, au contrôle des tâches issues de la précédente session, à l’examen et adoption du projet du budget 2008 et enfin l’examen et adoption du manuel de procédures.
Hamidou TOGO (stagiaire)
 
 
 
STADE MALIEN - PRIMERO D’AGOSTO
Les stadistes ont des arguments à faire valoir !
 
Le Stade Malien de Bamako, l’équipe championne de la saison 2006-2007 va jouer son match du tour préliminaire de la ligue des champions Africaine le dimanche prochain au stade omnisport Modibo Keïta face aux Angolais de Primero d’Agosto. La ligue des champions est une compétition réservé aux équipes championnes des différents pays Africains dont le stade a été éliminé la saison dernière par une équipe Marocaine (WAC) après avoir éliminer l’AS Douane du Sénégal sur tapis vert.
Mais cette année les blancs de Bamako n’ont pas attendu le tirage pour commencer la préparation.
En effet, dès le début de la saison, les dirigeants ont montré leurs ambitions, c'est-à-dire faire qualifier pour la première fois une équipe malienne à la phase de poule de la ligue des champions.
 
Pour cela, ils ont réussi à garder leurs meilleurs éléments qui leur ont permis de remporter le titre de champion 2007. L’équipe du président Mahamadou Samaké dit « Sam » a réussi à faire des recrutements des joueurs comme Abdrahamane Guissé (ASKO), Mamadou Keïta (COB), Aboubacar Tamadou (Réal) au plan national, deux joueurs au niveau du Burkina Faso, Abdoulaye Rachid Compaoré et Moctar Ouédraogo. En plus de cela, ils ont réussi à garder l’entraîneur Cheick Fantamady Diallo, ancien joueur, ancien entraîneur du stade et de l’équipe nationale du Mali. Cheick Diallo, un homme caractériel avec ses expériences, pourrait être l’homme de la situation, après les échecs de plusieurs entraîneurs étrangers. Cheick F.Diallo et ses hommes ont participé à un tournoi international à Cotonou au Bénin. Quatre équipes de la sous région ont participé.
Le stade s’est classé deuxième du tournoi. La force de cette équipe pourrait être ce dimanche, un jeu collectif dont le stade est détenteur avec des individualités qui peuvent faire la différence à tout moment (Bako, Lassana Diallo, Moctar Ouédrago etc).
Mais il y a un secteur qui donne du souci à l’entraîneur du stade Malien de Bamako, c’est sans doute sa ligne d’attaque. On s’en est aperçu lors de la dernière sortie des Blancs en championnat, perdue face au Réal (0-1). En fait, depuis son arrivée à la tête de l’équipe en remplacement de Magassouba, limogé, Cheick Diallo est confronté à un problème d’attaque et ne cesse de remanier son attaque en cherchant la meilleure solution possible entre le trio Bakary Coulibaly, Drissa Coulibaly et Lassana Diallo. Peut être,  l’arrivée du Burkinabé Moctar Ouédraogo serait la solution.
 
Plus que jamais, les blancs ont besoin de l’apport inconditionnel du public malien pour prendre dès ce dimanche, leur qualification avant le match retour. On ne peut que souhaiter bonne chance aux Blancs de Bamako.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)
 
BOURSE REGIONALE DES VALEURS MOBILIERES
Première cotation emprunt de la SEMA
 
La salle de conférence de l’hôtel Salam a servi de cadre le mardi dernier à la cérémonie de la première cotation emprunt de la Société d’Equipement du Mali (SEMA) de 5,85% de 2007 d’un montant de 5 milliards de FCFA sur 5 ans. La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Abdoulaye Diarra, représentant du ministre du Logement, des Affaires foncières et d l’Urbanisme, en présence de M. Jean Paul Gillet, Directeur général de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), de M. Alassane Sissoko, représentant de la SGI Mali et de Idrissa Coulibaly, président du Conseil d’Administration SEMA. C’est dans le cadre du partenariat entre l’Etat et le secteur privé, que ce partenariat est encouragé et soutenu par les plus hautes autorités du Mali que la SEMA ; ce qui a aboutir à cet important emprunt.
En effet, la SEMA avait des besoins importants de capitaux à moyen terme pour financier ces nombreux investissements dans le domaine vital de l’aménagement urbain. C’est pour cette raison que le choix d’une opération sur le marché financier était guidé par l’adéquation entre les possibilités offertes par le marché et les besoins de l’entreprise. Toutefois, le recours à l’appel public à l’épargne a demandé une volonté soutenue de la part des dirigeants de la SEMA, appuyés par la SGI Mali.
M. Abdoulaye Diarra, représentant du ministre, dans son discours d’ouverture, a indiqué que la collaboration entre la SEMA et l’office de l’habitat est une histoire ancienne. « La SEMA est une société d’Etat à l’origine mais à capitaux entièrement privés et de nos jours, première société de promotion immobilière au Mali, l’une des toutes premières du secteur privé à inaugurer le partenariat avec l’Etat dans ce domaine … ».

Quant à Mme Jean Paul Gillet du BRVM et M. Alassane Sissoko du SGI Mali, ils ont tour à tour confirmé que l’objectif de cette réforme est d’accroître des capacités de collecte de fonds de la SEMA.
 
Enfin, M. Idrissa Coulibaly de la SEMA a dit que « cet emprunt de 5 milliards de FCFA, a été pour nous d’un apport inestimable dans la viabilisation des sites et la construction de 406 logements entièrement terminés, réceptionnés et cédés à l’Etat du Mali à la date d’aujourd’hui. Quel bel exemple de partenariat public privé à suivre et à poursuivre ! », a-t-il conclu.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)
 
 
 
 
Par LE POUCE
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Lundi 11 février 2008
LUNDI 11 FEV. 08
CAN 2008
Les Pharaons, 6 fois champions
Les rideaux sont tombés à Accra hier dimanche 10 février 2008 sur la 26ème Coupe d’Afrique des Nations. Du 20 janvier au 10 février 2008, l’Afrique a vibré au rythme des matches de qualités ponctuées de suspenses et de déceptions. Les Aigles du Mali auront été la grande déception de toute une nation qui avait pourtant cru aux chances des nôtres. Les Aigles sont tombés sur plus fort. Cela est compréhensible pour ceux-là qui ont suivi la préparation de cette équipe. Il faut repartir à zéro. C’est un éternel recommencement.
Les Eléphants de la C’ôte d’Ivoire et les Black Stars du Ghana étaient considérés comme des finalistes sérieux. Le Ghana sera battu devant son public en demi-finale, par des rescapés camerounais, habitués de cette compétition. Les ivoiriens se feront copieusement laminés par des Pharaons en superbe forme.
Le Ghana se contentera de la médaille de bronze en gagnant 4 buts à 2 contre les ivoiriens. Une médaille de consolation bien méritée. En match de finale, l’Egypte détentrice du titre se battait pour s’octroyer un 6ème titre. Ce match d’un très bon niveau et technique et plaisant à suivre à prouver si besoin en était la bonne santé du football égyptien. C’est en gagnant par le score d’un but à zéro, inscrit par Abo Térika à la 76ème sur une passe décisive de Zidane que les ‘‘Pharaons’’ se sont octroyés leur 6ème trophée continental.
Youma

C M D T
Quatre questions au PDG !

Le PDG de la CMDT Ousmane Amion Guindo est aujourd’hui dans une position où il ne sait plus que faire pour redresser la CMDT dont il a pourtant cherché vaille que vaille le plus haut fauteuil. Il s’évertue à faire des déclarations de nature à convaincre l’opinion qu’il est au centre de fausses accusations. Sans passion, sans délation, nous l’invitons à travers toute une page que nous lui réservons gratuitement à prouver : 1-copie-1.JPG
1-
N.B : Nous vous réservons pour se faire une page
Amadou Diakité
 
ADEMA ET RETOUR D’ALPHA
Qu’est-ce qui va changer ?
Aujourd’hui, dans les milieux politiques, il est beaucoup question du retour de l’ancien président de la République Alpha Oumar Konaré, en fin de mission à l’Union Africaine. Pour qui sait le rôle que cet homme politique a joué dans le processus démocratique en amont et en aval, il est difficile qu’à son retour au pays, Alpha reste en marge de toute activité politique. Avant de passer le témoin au président Amadou Toumani Touré, on se rappelle que Alpha Oumar Konaré avait prévenu qu’il n’irait pas à la retraite et qu’il sera actif. Son passage à la Commission de l’Union Africaine est une illustration éloquente de cette détermination de Alpha Oumar Konaré. A présent, il est au terme de son mandat à la Commission de l’Union Africaine et il est impatiemment attendu au Mali.Il y a eu beaucoup de commentaires sur les conséquences que cette arrivée peut avoir sur la situation politique nationale.
Pour certains, à son retour, Alpha pourrait personnellement prendre le parti de l’Abeille solitaire en mains. Est-ce à dire qu’il pourrait devenir le président du parti ? Il est difficile d’affirmer cela ; mais ce qui est sûr, c’est que la vie du parti portera l’empreinte d’Alpha. Déjà, ça et là, on affirme que le président Konaré, homme de dialogue et de rassemblement, entend œuvrer pour la réunification de tous les acteurs politiques membres de l’ADEMA qui, pour une raison ou une autre, avaient quitté le parti. Dans ce sens, il est annoncé le retour à l’ADEMA de plusieurs cadres qui s’étaient rebellés dont Soumeylou Boubèye Maïga. Dans les coulisses, on annonce également d’autres arrivées de taille.
Dans la même foulée, il est de plus en plus question de tractations auprès des responsables du RPM, afin que ceux-ci enterrent la hache de guerre avec l’ADEMA, en retournant dans là grande famille, afin de préparer la victoire éclatante de l’ADEMA originelle, à l’élection présidentielle de 2012. Si cela s’avérait, on pourrait en déduire que l’ambition de l’ancien président est noble. Mais, l’idée d’agir en sorte que les membres du RPM se décident à retourner à l’ADEMA, en renonçant à leur ambition de conquérir le pouvoir n’emballe pas tellement au sein de l’opinion publique nationale. Elle verrait en cela un recul du côté du RPM, voire un aveu d’échec et d’impuissance. Aussi, y a-t-il lieu de se demander si l’ADEMA et ses dissidents pourraient, d’ici 2012 retrouver ce qui les avait unis.
A l’ADEMA, on affiche de la sérénité et de l’optimisme face à la perspective du parti, après le retour de Alpha Oumar Konaré. Quoi qu’on dise, celui qui est tant attendu mettra tout son talent de médiateur et de rassembleur en œuvre pour aider les siens à relever les défis des perspectives politiques dont la principale est la réalisation de l’alternance politique en 2012 par l’ADEMA. Mais, il ne faudra pas exclure des résistances à un tel projet, dans la mesure où, les autres composantes de la classe politique n’ont pas encore dit leur dernier mot.
Ce qui est sûr, c’est que le retour d’Alpha sera à l’origine de beaucoup de mouvements sur la scène politique. A moins que l’on lui trouve un autre point de chute à l’extérieur du Mali. Attendons son retour pour mieux voir.
Tiémoko Traoré
L’école malienne souffre et risque de tomber dans un coma profond, si le bras de fer continuel entre les syndicalistes et le ministère des Enseignements Supérieur, Secondaire et de la Recherche Scientifique (MESSRS) ne s’estompe pas. Chacun rejette la responsabilité sur l’autre, tandis que l’avenir des étudiants est de plus en plus compromis. Après tout, c’est les étudiants qui récolteront les pots cassés.
Les deux dernières semaines ont été marquées par des conférences de presse interposées. D’un côté, le SNEC et la COSES accusent le ministère de l’Enseignement supérieur de faire traîner leurs cahiers de doléances. Quant au ministère, il juge autrement les syndicalistes. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, Amadou Touré, l’Etat malien a fait ce qui était dans la mesure du possible. En revanche, il fustige l’attitude des syndicalistes qui, en manque de dialogue, prennent en otage les notes d’examen de leurs étudiants.
D’ailleurs, le ministre Amadou Touré, a laissé entendre que dans les jours à venir, il y aura un déploiement général du corps professoral à travers les différentes facultés et instituts du pays. Aussi, le ministre a promis de mettre fin à toutes les pratiques mafieuses qui ne cessent d’enfoncer l’école malienne dans le bourbier. Très remonté contre certains syndicats d’enseignement, le ministre a fait des révélations fracassantes. Selon lui, certains syndicalistes font la pluie et le beau temps sous le couvert du syndicalisme. Ce qui lui a fait dire que certains d’entre eux profitent bien de ce tohu-bohu.
Des propos qui ont suscité l’indignation dans le rang du COSES. A cet effet, les membres du COSES ont tenu une assemblée générale, la semaine dernière au Centre Islamique d’Hamdallaye pour riposter. Dans leurs déclarations incendiaires, ils ont demandé la démission pure et simple du ministre.
Ainsi, sommes-nous dans la logique d’une année blanche ? De toute façon, les ingrédients sont presque réunis pour une année non apaisée. Les plus perdants dans ce bras de fer interminable ou dialogue de sourds, sont bien sûr les étudiants. Entre syndicalistes et ministère, lequel des deux acceptera de mettre un peu d’eau dans son vin ?
Adama Diarra
 
DEMISSION AU SEIN DES PARTIS
Le BDIA fait le point
C’est suite à l’adhésion de certains anciens responsables du BDIA Faso Jigi que les dirigeants actuels du parti ont animé une conférence de presse le samedi 09 février dernier au siège du parti, à Bolibana.
En effet, le 26 janvier 2008, dix sept sur 56 membres du Bureau Politique National du BDIA faisaient leur adhésion à l’URD (Union pour République et la Démocratie).
Ces démissionnaires déclaraient partir rejoindre l’URD avec 36 sections du parti BDIA.
C’est pour donner la meilleure information à l’opinion nationale et même internationale que se situe cette conférence, selon le président du parti M. Souleymane Makamba Doumbia. Selon les déclarations de M. Doumbia, le départ de ceux-ci trouve son origine dans une crise qui a éclaté au sein du BDIA, suite à la démission desdits responsables à l’issue du congrès ordinaire du parti ; les 28 et 29 Mai 2005, qui a consacré la mise en place d’un nouveau Bureau exécutif National ; dans les conditions de transparence et de démocratie, conformément aux textes du parti.
C’est par refus de reconnaître cette nouvelle direction que les dissidents ont démissionné. C’est ainsi qu’après un séjour à l’Union pour la Démocratie Citoyenne (UDC), qu’ils ont choisi de se retrouver à l’URD en faisant croire qu’ils sont suivis par 36 sections. Faux, rétorque le président Doumbia. Pour le président, le BDIA est un parti rassembleur par essence qui reste fidèle aux idéaux de Tiéoulé Mamadou Konaté. Leur adhésion au M.D.C (Mouvement pour la Démocratie et le Changement), à l’A.C.C (Convergence pour l’Alternance et le Changement) et à l’A.D.P (Alliance pour la Démocratie et le Progrès) justifie leur idéale de rassembleur.
A la question, de savoir que dit-on à l’ADP concernant cette démission, le président dira que l’ADP ne se mêle pas des crises internes des partis. Il précise que le BDIA a de très bons rapports avec l’URD.
Le président Doumbia rassure les uns et les autres que le BDIA demeure et continue d’exister, contrairement à ces informations qui disent que le BDIA n’existe plus. Signalons que lors de ce point de presse, le présidium était occupé par Souleymane Makamba Doumbia, président du parti, M. Mohamed Keïta et Allahane Maïga vices- présidents et autres personnalités de marque du parti.
Hamidou Togo (stagiaire)
VIRGINIE TREMSAL, CONSULTANTE AU M.A.T
« Le tourisme malien est en plein essor »
Consultante pour le ministère de l’Artisanat et du Tourisme (M.A.T) du Mali à Paris, Virginie Tremsal qui travaille directement à l’Office Malien du Tourisme et de l’Hôtellerie depuis trois ans sur la promotion de la destination auprès des opérateurs et journalistes français, a séjourné à Bamako pendant 15 jours. Elle a pris une part active dans la campagne pour que Tombouctou soit sélectionné parmi les sept merveilles du monde. Son apport aux côtés du département est hautement apprécié. Avant de prendre son avion pour Paris, le samedi 9 février 2008, elle a bien voulu se prêter à nos questions.
Le Pouce : Voulez-vous dire à nos lecteurs l’objet de votre présence au Mali ? : Je m’apprête à repartir pour Paris après 15 jours au Mali. C’est un séjour que j’effectue sur invitation du ministère de l’artisanat et du Tourisme, organisée par l’OMATHO. Ce séjour a consisté en des séances de travail et la visite des sites que je ne connaissais pas.
Virginie Tremsal
Le Pouce : Quelles sont les localités que vous avez visitées ?
Virginie Tremsal
Virginie Tremsal
Pour les sites du tourisme classique qui peuvent être intégrés au circuit, des tours opérateurs français comme Ségou, Sikasso, Terriyabougou, le festival sur le Niger, on prévoit plusieurs opérations. Il sera procédé à la présentation des festivals lors de la conférence de presse du 14 mars qui peut être considéré comme la réédition du dialogue sur le Mali. Le Sitour va être officiellement annoncé à l’occasion de cette conférence de presse et pendant le salon mondiale du tourisme à Paris. On va faire un édictour avec un nombre restreint de participants journalistes et des tours opérateurs français qui viennent au Mali mais ne connaissent pas les sites du tourisme solidaire. Ils font généralement une escale sans utiliser Ségou. Cet édictour regroupera environ 15 à 20 personnes qui vont se déplacer pour visiter et voir par eux-mêmes des sites comme Siby, Terriyabougou. Ils approfondiront leur connaissance de Ségou.
Le Pouce : Quel jugement faites-vous de notre tourisme ? : Il est en plein essor, vu de Paris, le Mali est de plus en plus à la mode. Depuis deux à trois ans, la tendance est déjà forte. C’est une alternance à des destinations plus problématiques. On a eu l’exemple avec la Mauritanie qui n’était pas jusqu’à présent concurrente du Mali. Le tourisme est moins développé en Mauritanie. L’exemple le plus récent, est le Kenya où les tours opérators ont fermé la destination. Ce pays se vendait bien même si ce ne sont pas les mêmes produits. Le Sénégal a eu un tourisme de masse. Les touristes et les tours opérateurs français se détournent du Sénégal parce qu’ils cherchent de la nouveauté ; un tourisme plus culturel, individuel. Le Mali s’y prête parfaitement. On a la stabilité politique au Mali. Il est normal que les tours opérateurs se tournent vers le Mali qui est en Afrique de l’Ouest, la référence pour le tourisme.
Le Pouce : Quelles seront les innovations pour le salon mondial du tourisme 2008 ? : Je sors tout juste de réunion et on a validé avec le ministre de l’Artisanat et du Tourisme et le DG de l’OMATHO, Oumar Balla Touré, les grands axes du MAP. On va monter cette année en animation, la tente sonrhaï que l’on a, à des positions à Paris. L’année dernière, on avait fait un succès total avec la tente Touarègue.
Elle avait été qualifiée par les Français comme étant le plus beau stand du salon mondial du tourisme. Il va y avoir le dialogue sur le Mali. Nous allons l’appeler une conférence de presse sur les nouveautés du Mali (les festivals, le FITS et le Sitour).
Dans les animations du MAP, il est prévu un défilé de mode malienne, un orchestre traditionnel, balafon, Koror, Djembé et une décoration avec un style épuré pour que l’espace de travail soit préservé. Nous nous emploierons à garder la touche d’originalité malienne (décoration à base de bogolan et de plantes) pour donner cet accueil convivial qu’on trouve sur le stand du Mali et que nous envie les pays de la sous région. Ils ont beau avoir de grands stands, de grandes affiches, la convivialité et l’accueil qu’on trouve sur le stand du Mali, leur manque.
Le Pouce : Envisagez-vous un jour de mettre l’accent sur les festivals organisés au Mali ? Oui, on va mettre l’accent sur les valeurs sûres. Il y a des festivals qui commencent à être bien connus et qui en sont à leur énième édition et vont de succès à succès, avec un nombre de visiteurs croissants. C’est le festival d’Essakane, celui sur le Niger, et le festival de Kayes Médine très important d’ailleurs pour la fonction des circuits inter Etats entre le Sénégal et le Mali.
Virginie Tremsal
Virginie Tremsal
Virginie Tremsal :
Le Pouce : Il existe en 3è région des sites à visiter mais peu connus des touristes ? Qu’allez vous faire pour leur promotion ?
Virginie Tremsal
On a visité pendant notre séjour le centre culturel Sénoufo d’un des pères qui travaille comme un anthropologue. Il a un projet de musée autour de plus de 600 pièces d’art Sénoufo. On a ici des projets qui sont finalisés. C’est ce qui va nous permettre de promouvoir la région de Sikasso. A côté de cette mission culturelle, il faut retenir les chutes de Woronni, la porte du Soudan, les grottes de Missirikoro, les chutes de Farako et sa ferme de thé. Par rapport à ses sites naturels monumentaux, identifiés et intéressants à voir, il faut faciliter l’accès aux autres. Le projet de campement de Woronni est très intéressant. Attendons que le projet de musée soit concrétisé, de même que le campement de Woronni. Il faut que les autorités prennent conscience de l’existence de ces valeurs en aménageant les sites naturels et en facilitant leur accès.
Un travail de sensibilisation des populations est en train d’être fait par Etienne(agent OMATHO à Sikasso) à propos de l’ouverture au grand public de ces masques. Il s’agit pas de vulgariser mais de préserver la culture. Il faut qu’elle soit connue et entretenue.
Le festival de Bourra étant réservé aux initiés… On pourrait parler aussi d’un projet de festival à Sikasso dont la première édition est prévue pour fin février début mars 2009. Il faut que tout cela soit concrétisé au niveau de l’OMATHO et des ministères avec un appui. Une fois que le versant culturel, et le versant des manifestations festivals seront complets, en ce moment, on fera venir les tours opérateurs, on en parlera à la presse professionnelle. En ce moment, il pourra être intégré dans les circuits.
Propos recueillis par
LUTTE CONTRE LA PRATIQUE DE L’EXCISION
Nécessité de patience et d’esprit d’initiative
La grande salle du CICB a servi de cadre le samedi 8 février dernier pour la célébration de la journée internationale de lutte contre la pratique de l’excision « Tolérance Zéro » aux mutations génitales féminines. Le thème choisi cette année est « Rôle et place de l’éducation nationale dans l’abandon de la pratique de l’excision ». Mme la ministre de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille qui présidait la cérémonie a fait l’historique de cette journée internationale.
Selon elle c’est en février 2003 à Addis-Abeba que les premières dames du Mali, du Nigeria, du Burkina-Faso et de la Guinée ont décidé de consacrer une journée spéciale à l’excision afin d’attirer l’attention du monde sur ce problème, pouvant porter une grave atteinte à la santé sexuelle et reproductive des femmes et des fillettes. La ministre précisera que la journée internationale « Tolérance Zéro aux MGF » est une occasion pour faire participer au mouvement en faveur de la santé de la femme et de l’enfant, les autorités gouvernementales, administratives, politiques et les institutions de la République. Les leaders d’opinion, les agents socio-sanitaires, la société civile et les partenaires techniques et financiers.
Pour elle la problématique de la santé de la reproduction en générale et celle de la pratique de l’excision est fort complexe. Cette problématique génère des débats sur la nécessité de son maintien ou encore de la meilleure stratégie à utiliser pour convaincre les populations à l’abandon. Mme la ministre a poursuivi ses propos en disant qu’il faut davantage travailler pour une meilleure sensibilisation des uns et des autres, dans un esprit de respect et de compréhension mutuelle indispensables au dialogue si cher à nos valeurs culturelles. Pour la ministre, ce thème se justifie par le fait que l’éducation nationale est un maillon important de communication, touchant une frange considérable de la population, à savoir les enfants et les jeunes filles et garçons.
L’école participe également à la création de l’homme et de la femme de demain, pétris des valeurs de respect, d’intégrité et d’ouverture au monde.Amener les acteurs de l’éducation nationale et leurs partenaires à s’intéresser à un sujet qui plonge ses racines dans les abîmes de notre culture, n’est pas chose aisée. Cela demande beaucoup de patience et d’esprit d’initiative. Etaient présents à cette célébration plusieurs personnalités de marque dont Mme la ministre de l’Education de base.
Hamidou Togo (stagiaire)
 
RÉHABILITATION DE SENOU
« Il n’y aura pas de magouille », précise le maire Dagnon
Depuis quelques mois, la mairie de la commune IV que dirige El Hadj Souleymane Dagnon travaille à la réhabilitation du village de Sénou qui s’est vu privé d’énormes financements parce que non loti. Pour un souci de transparence dans le travail qui se fait actuellement, le maire Souleymane Dagnon était face à la presse le samedi 9 février 2008.
Ce point de presse a été initié pour donner d’amples informations aux populations par voie de presse, afin de les mettre à l’abri des malversations en cours dans la commune VI. Cette rencontre avec la presse vise à protéger les citoyens des actes posés par les membres d’un réseau vendant des soit disant parcelles.
Souleymane Dagnon a fait savoir que l’enquête ménagère est terminée et que les géomètres ne vont pas tarder à sortir le plan de lotissement de Sénou. Pour l’heure les populations de la commune VI ne devront en aucun, cas accepter de se faire arnaquer pour des agents véreux signalés aux autorités. La mairie a ce jour n’a délivré aucun numéro de parcelle a qui que ce soit. C’est pour la prudence conseille à plus de vigilance pour ne pas tomber dans le piège tomber dans le piège de ses agents. Les enquêtes sont en cours a fait savoir le maire pour démasquer les auteurs d’une telle pratique. Le maire Dagnon a indiqué à la presse qu’il n’y aura pas de magouille à Sénou.
Tout est mis en œuvre pour éviter cela. Il a ajouté qu’il a près à dénoncer ces proches collaborations, si par malheur ils se trouveraient dans ce circuit de vente de faux tickets aux populations. Il a mis a profit ce point de presse pour aborder le dossier relatif des 95 hectares de Yrimadjo, occupé par de façon anarchique et illégale par des individus. Il a fait savoir que dans les jours à venir on assistera à une vaste opération de démolition et de déguerpissement de cette zone. Ceux qui détiennent les notifications concernant cette zone de recasement seront pris en compte. Tous ceux qui se sont acquittés du paiement des frais d’édilités seront prioritaires. En tout cas, les occupants seront dégagés a fait savoir le maire El Hadj Souleymane Dagnon de la commune VI.
Inquiet de la tournure des situations, le maire invite les populations a être vigilantes et à dénoncées tous ceux qui viendront à eux avec ce faux document.
Sinaly
 
CONSTRUCTION ILLICITE EN COMMUNE IV
La pagaille se poursuit !
Le foncier alimente et continuera à alimenter les causeries. Sa gestion constitue un véritable casse-tête chinois pour nos autorités, depuis plusieurs décennies. Chaque jour qui passe, les populations saisissent les responsables pour les départager au sujet de litige né de l’occupation d’une parcelle, de sa vente. On n’hésite pas à s’entre tuer ou à se suicider. A la rue 226 frontières Hamdallaye Lafiabougou, un litige foncier oppose le clerc Bakary Tandia à ses voisins. Le clerc, âgé de 64 ans, a porté plainte contre ses voisins immédiats qui ont reçu le vendredi dernier, la convocation de la police du 5ème arrondissement. Mis au parfum de ce qui se passe à la rue 226 angle frontière Hamdallaye Lafiabougou en commune IV, nous nous sommes transportés sur les lieux afin de mieux nous informer. Nous avons rencontré l’occupant Bakary Tandia, les voisins plaignants, le maire de la commune IV, Issa Guindo. Par contre le gouverneur du district Ibrahima Féfé Koné que nous avons joint au téléphone, a, à peine la présentation terminée, interrompu l’appel. Malgré notre tentative de rappel, il n’a plus daigné répondre. Est-il si réfractaire à ce point à la presse ? Pourtant, si rien n’est fait de graves incidents sont prévisibles.
Les faits :
Le groupement des voisins propriétaires du lotissement de Lafiabougou section B, ont commis le cabinet fiscal et cadastral sis à l’immeuble Nimagala, pour faire opposition à la régularisation. Le 9 août 2006, le directeur régional de l’urbanisme du district a été informé par un membre du groupement des voisins propriétaires, Boubacar S Dicko de l’occupation illicite du lieu. Le directeur régional a ordonné aux agents de la brigade de contrôle, en l’occurrence Ibrahim Dianka, de faire arrêter l’immédiatement les travaux entrepris par Bakary Tandia. En compagnie du maire Issa Guindo, le gouverneur a visité le site.
Le gouverneur du district Ibrahim Féfé Koné dans la correspondance n°233/G DB-CAB du 18 avril 2007 adressé au maire de la commune IV du district de Bamako dont l’objet était démolition de construction illicite écrivant ce qui suit : « Il m’a été donné de constater que Monsieur Bakary Tandia, clerc au cabinet de maître Mangara a occupé et construit illicitement sur une place publique à Hamdallaye entre les îlots 22 et 23.
A la lecture de cette lettre administrative on se rend compte que le gouverneur ne connaît pas le plan du district. L’espace objet du litige se situe à Lafiabougou et non Hamdallaye. Peut-être que c’est pour cette impression que le maire n’a pas pu mettre à exécution la volonté de sa tutelle ?
Les week-ends sont mis à profit par le clerc pour poursuivre les travaux. Le samedi 9 février 2008, nous étions en compagnie du sieur Tandia sur son chantier. Les ouvriers étaient au travail quand il a reçu un coup de fil du 5ème arrondissement l’intimant l’arrêt de l’occupation, de la construction illicite et de convoitise par Bakary Tandia clerc au cabinet de Maître Mangara. L’objet du litige porte sur une parcelle vide comprise entre les îlots 22 et 23 du lotissement de Lafiabougou section B.
Selon le groupement des voisins propriétaires, Bakary Tandia ne dispose d’aucun document administratif prouvant que la parcelle en question lui a été attribuée par une attribution légale. Les travaux de construction en cours sont en train d’être fait pendant les week-ends. Aucune plaque ou autorisation de construire n’est visible en arrivant sur le site.
Le groupement des voisins propriétaires a pas le biais du cabinet fiscal et cadastral adressé des correspondances au gouverneur du district de Bamako, au maire du district, au ministre de l’administration territoriale et des collectivités locales, à la ministre des domaines de l’Etat et des affaires foncières, au ministre de l’urbanisme et de l’habitat, au maire de la commune IV, au directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat du district.
Le 17 octobre 2006, Cheick Sidya Sissoko, directeur régional de l’urbanisme, dans une correspondance adressée au directeur du cabinet fiscal et cadastral, informait ce dernier que des dispositions ont été prises pour l’arrêt des travaux. Le 09 août 2006, le sieur Bakary Tandia a reçu la convocation n°215/DRUH-DB sur laquelle est marquée, arrêt immédiat des travaux. Il a fait communiquer cet ordre à ses ouvriers qui ont aussitôt arrêté les travaux pendant que nous étions sur le chantier.
Que pensent les protagonistes et le maire ?
Bakary Tandia, clerc occupant du site
C’est étant à l’extérieur du Mali que j’ai pu me procurer la lettre d’attribution de cette parcelle. Le document était gardé par un de mes parents commerçant au grand marché. Malheureusement, avec l’incendie du marché rose, ma lettre a disparu. J’ai introduit auprès des autorités, une demande de duplicata en 1993. C’est en 1998 qu’il m’a été notifié par ce service que ma lettre d’attribution n’avait pas de double. Le site était devenu l’objet de convoitises. J’ai pu constater que la même parcelle avait au moins sept propriétaires.
J’habitais à quelques mètres d’ici dans une concession de Gomis qui m’a mis dans la rue avec ma famille. En effet, je payais ma location à 125.000 FCFA. Il m’a communiqué sans préavis le nouveau prix fixé à 40 mille FCFA. J’ai alors décidé d’investir le peu d’économie qui me restait pour faire loger ma famille. Aujourd’hui, je ne puis vous présenter aucun acte après l’incendie du grand marché. Je ne sais pas ce que j’ai pu faire à mes voisins pour qu’ils s’opposent à l’exploitation, de ce lieu qui n’est pas une place publique. Chaque fois que j’érige le mur, des individus le font tomber. J’ai 64 ans et ne sait plus où aller.
Les plaignants : Boubacar Salah Dicko, Mamadou Traoré, Ouara Traoré, tous membres du groupement des voisins propriétaires, pensent que cette place n’appartient pas à Bakary Tandia. Pour eux, il s’agit d’une place publique qu’ils se proposeraient de transformer en espace vert.
« 
Issa Guindo, maire de la commune IVNous avons reçu toutes les correspondances. C’est une situation qui date de 3 à 4 ans. Depuis qu’on était 2ème adjoint, j’ai entendu parler de cette affaire de construction illicite. En son temps nous avons fait arrêter les travaux. Il s’est trouvé qu’il s’agit surtout d’une question de voisinage. Tandia dit avoir consulté ses voisins avant d’entamer ses travaux. Selon lui, c’est par jalousie que les voisins se sont opposés.
Mais, dans ma logique, Tandia n’a pas de document administratif prouvant que la parcelle lui appartient. Il n’a rien. Aussi, ces voisins n’ont pas de papier sur la parcelle litigieuse. Naturellement on devait arrêter les travaux. Tandia est en train de construire. Il dit que c’est quand, il a entrepris les travaux que certains ont pris goût pour l’endroit.
Pour des problèmes entre voisins et pour ne pas polluer l’atmosphère, j’ai laissé la latitude à l’administration de tutelle et aux spécialistes de l’urbanisme de gérer. Je ne suis ni de loin, ni de près impliqué dans cette affaire. Dans le plan, ce n’est pas un espace vert. Tandia n’a aucune pièce. C’est une place vide entre deux familles. »
Les partis sont devant la justice. La balle est dans le camp de l’autorité de tutelle qui aux dernières nouvelles, s’apprêterait à attribuer la parcelle au sieur Bakary Tandia. C’est la politique de deux poids et deux mesures que le gouvernorat voudrait adopter. Depuis un certain temps on constate à ce niveau qu’on prend des décisions et quelques semaines après, une autre est prise pour contrarier l’autre. Pourtant il faut faire appliquer la loi. Demain, un autre pourra se lever et faire pire.
Le clerc Bakary Tandia n’ayant aucun document prouvant que la parcelle lui appartient, doit il être encouragé dans cette pratique ? Seul Ibrahim Fefé Koné a la solution de cette équation qui va permettre d’éviter mort d’homme dans cette affaire.
Tiémoko Traoré
 
SEMINAIRE PARLEMENTAIRE
La coopération Mali-UE au cœur des échanges
Les 09 et 10 février 2008, l’Assemblée nationale du Mali et la délégation de l’Union Européenne étaient en conclave dans la salle Aoua Keïta de l’AN du Mali.
Ce séminaire, en effet, a pour objectif d’échanger sur le présent et l’avenir de la coopération entre le Mali et son premier partenaire en la matière, l’Union Européennes à travers la présentation du 10ème FED, couvrant la période 2008-2013.
En outre, ce séminaire est une occasion pour les parlementaires maliens de se doter des outils qui leur qui leur permettraient de maîtriser la connaissance des choix opérés par les autorités maliennes, des stratégies qui en découlent, des ressources mobilisables, des critères de gouvernance requis. Et, enfin, de leurs responsabilités propres dans le suivi de la mise en œuvre de ce financement du développement du Mali par la communauté Européenne.
C’est pourquoi dira le président de l’Assemblée nationale, le professeur Dioncounda Traoré :
« Ce séminaire se justifie en fin parce qu’il est dans son principe, l’aboutissement de plusieurs années de lutte politique des parlementaires des ACP et des eurodéputés. Les parlementaires nationaux seront désormais destinataires des projets de document de stratégies pays, ainsi que des projets de documents de stratégie régionales, afin d’être à même de débattre, dans un esprit de dialogue responsable et fécond, avec leurs exécutifs, pour s’assurer que les préoccupations des populations ont effectivement été prises en compte, et que celles-ci sont réellement bénéficiaires des fruits de la coopération. »
Dans son discours, le président de l’hémicycle n’a pas manqué de féliciter les autorités maliennes, le président Amadou Toumani Touré plus particulièrement pour avoir toujours associé l’Assemblée Nationale, depuis la législative passée, non seulement au processus de programmation du 10ème FED, choix des domaines de concentration inclus, mais aussi aux négociations des APE, quand bien même qu’elles soient conduites au plan régional.
 « L’exemplarité du Mali en la matière devient ainsi toute naturelle » a-t-il ajouté.
Pour le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Moctar Ouane, le document de stratégie est le résultat d’un long processus de négociation entre le gouvernement du Mali et la commission européenne concernant la définition du cadre de programmation du 10è FED, la préparation du document et l’élaboration du profil de gouvernance. « Ce document, ajoutera-t-il reflète clairement l’adéquation des priorités du gouvernement du Mali telles que définies dans le projet de développement économique et social (PDES), le cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (CSCRP) et la lettre de cadrage du 13 novembre 2007 avec les orientations de l’aide communautaire dans le cadre du 10è FED ».
Adama Diarra
PORTRAIT
Badra A. Cissoko, l’homme à la double casquette
Plus connu sous le nom de ‘‘Amion’’ grâce au film ‘‘ Walaha’’ qui a fait son temps, il y a peu. L’acteur, Amion Guindo du feuilleton Walaha, qui jouait le rôle du cadre intègre et travailleur cultivant l'éthique dans une administration gangrenée par la corruption et la cupidité. Hors du plateau de tournage, Badra Aliou Cissoko a un autre métier qui est plus ou moins différent du cinéma, de la comédie. Entre la profession de reporter photo caméra et celle de comédien, l’homme s’est forgé une notoriété dans le monde des images et du petit écran.
Né le 03 février 1960 à Bamako, la capitale malienne, Badra Aliou Cissoko est d’abord photographe avant d’être connu sur le plateau du cinéma. Entre ces deux métiers, il y a un amour fort dont l’acteur du cinéma ou le photographe reporter, Badra Aliou Cissoko dit Amion a du mal à choisir. « Je suis à la fois photographe et cinéaste, je ne peux pas choisir entre ces deux professions, j’aime les deux. Dans ce cas, c’est difficile pour moi de faire le choix » tel a été sa réponse lorsque nous avons voulu savoir qui il est au juste.
L’homme, effet, timide, souriant et avare en parole, ne compte pas rester derrière l’objectif de la camera ou sur les plateaux de tournage ; il a d’autres projets qu’il compte faire profiter aux autres: « Actuellement, je suis scénariste, et formateur de comédiens ». Derrière l’homme au tient claire, les cheveux coiffés à la Zaïroise, se cache une série de film dont Walaha, Kabila, Fanta ni monè, miyè avec le grand réalisateur Souleymane Cissé.
Entré dans le cinéma par ‘‘infraction’’ comme on le dit les professionnels du métier, Badra Aliou Cissoko n’a laissé ni les producteurs, ni les cinéastes encore moins les téléspectateurs indifférents. Tandis que ces photos et vidéos se vendent elles-mêmes sans tapage commercial. Pour preuve, au cours du vol inaugural de l’appareil de la Compagnie Aérienne du Mali à Brazzaville, ces photos s’achetaient comme du petit pain. « Je dois tout cela grâce aux bénédictions de mes parents, à la compréhension de ma famille, à mon entourage, au différents réalisateurs cinéastes, et surtout à mes fans ».
Pour Badra Aliou Cissoko, la renommée est indissociable du respect que l’homme impose aux autres en se faisant respecter soi-même. D’où cet appel à ses collègues photographes : « Nous faisons un métier qui n’est pas facile du tout. Bien souvent, les pensent que les photographes et les cameramen ne sont pas sérieux. Cela est dû au comportement rabaissant de certains de mes collègues qui s’invitent dans les cérémonies. Cela ne fait pas ».
Adama Diarra
 
 

 
 
 
 
 
Le domaine public étant inaliénable, je vous invite à procéder sans délai à la démolition des réalisations faites sans droit ni titre.
Une suite diligente m’obligerait ».
Tiémoko TRAORE
 : Ségou est relativement connu dans ma vision des choses, Sikasso a un potentiel touristique extrêmement fort aussi bien en site naturel qu’en culture et histoire. Le Royaume du Kénédougou, c’est tout un pan de l’histoire avec le Roi Tièba, Babemba. Toute la culture Sénoufo est présentée. Avec Sikasso, on ouvre sur une nouvelle culture, sur la variété culturelle du Mali. On associe Tombouctou avec les touaregs ; on a les bambaras mais les Sénoufos, les miniankas sont beaucoup moins connus.
 : Le lendemain de mon arrivée nous sommes partis en délégation avec les organisateurs du forum international sur le tourisme solidaire (FITS), visité plusieurs sites de réceptifs solidaires dont le campement de Siby, les escaladeurs, le projet de base nautique de Bankoumana. Le lendemain on a eu deux journées d’atelier au Centre International de Conférence avec les organisateurs du FITS. Pendant deux jours, on a travaillé à l’organisation de ce forum. Avec la délégation du FITS, nous sommes partis en direction de Terriyabougou après avoir visité le domaine et toute l’économie solidaire qui s’y passe. On a ensuite mis le cap sur Djenné et le festival sur le Niger. J’ai visité les sites de « Sékoro » et les projets du département, autour de cette localité. J’ai visité le village des potières, le centre des arts contemporains, la ville de Sikasso et ses alentours, Sélingué.
Le Pouce : Que comptez vous faire pour davantage vendre l’image du Mali touristique et artisanale ? : Par rapport aux sites réceptifs du tourisme solidaire comme Terriyabougou ou Siby, il va y avoir le forum sur le tourisme solidaire par un communiqué de presse en France, une grande conférence de presse prévue le 14 mars 2008 à Paris au salon du monde à Paris.
MINISTÈRE ET SYNDICATS D’ENSEIGNANTS
Qui mettra de l’eau dans son vin ?
Que le document ci après, conçut par le directeur commercial de la CMDT Boubacar Diagne, intitulé « Note technique au Président Directeur Général » pour avis et sur lequel il a fait des distributions lui-même, est faux.
2-Comment le secrétaire général de la filière coton de la CMDT, Zakariyaou Diawara l’a naïvement induit en erreur en lui demandant d’attribuer 1 500 tonnes de graine de coton à l’huilerie Yaya par le truchement des syndicalistes Sékou Traoré de Bougouni et Fodé Sogoba de Koutiala.
3-De bien vouloir exhiber à toutes et tous, l’agrément de l’huilerie de Mariam Maïga, à qui il a été attribué 250 tonnes ?
4-A quelle fin a-t-il pu signer un contrat de fourniture de graine de coton à HUICOMA le 29 juillet 2005 et dont la durée porte sur 15 campagnes à compter de la campagne 2005-2006 et renouvelable par période de 5 campagnes, par tacite reconduction, sachant bel et bien que la privatisation de sa société était en cours ?
 !
Par LE POUCE
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Vendredi 8 février 2008
VOL INAUGURAL DE LA CAM-SA
Les Maliens du Congo se prononcent
Le dimanche 3 février 2008, les Maliens de Brazzaville étaient nombreux à l’aéroport international Maya - Maya pour accueillir le vol inaugural de la CAM. La joie se lisait sur leur visage. Nous vous proposons les réactions de nos compatriotes vivant au Congo Brazzaville.
Malick Sangaré, membre du bureau des Maliens de l’extérieur
Nous sommes content et souhaitons que cela puisse continuer longtemps. Nous ne voulions as que cette desserte soit éphémère mais qu’elle serve d’opportunité pour tous.
Mamadou Bâ, commerçant à Brazza :
Je vis au Congo depuis 1996. Je suis très impressionné. Je suis comme un orphelin qui vient de retrouver ses parents. C’est si on venait de me sortir d’un trou. Je suis désormais désenclavé et fier d’avoir une compagnie à mon nom dans ce pays. Je souhaite et prie Dieu que cette compagnie vive longtemps pour servir les maliens.
Aboudramane Mariko, conseil des Maliens du Congo :
Nous sommes très impressionné et très content parce que nous avions un problème de desserte sur Bamako depuis que Air Mauritanie a arrêté de faire la liaison. Des passagers attendaient à l’aéroport deux à trois jours. Dieu merci avec l’arrivée de la compagnie aérienne du Mali.
Yoka Bernard, opérateur économique malien
On ne peut pas exprimer les limites de notre joie et de notre satisfaction. Il y a de cela quatre mois, partir au Mali était un véritable problème. Ce vol inaugural nous comble et notre rêve est devenu une réalité. Il nous revient nous maliens de se donner la main pour la réussite de cette compagnie. Nous demandons à tous nos compatriotes de voyager par cette compagnie.
Boubacar Cissé dit « batalbi », commerçant malien du Congo
Ce vol inaugural nous agrée et nous va droit au cœur. ON est très comptant du Mali, du président ATT. ON l’encourage et on continue à travailler.
Mamadou Diassana, chef de comptoir ATS
Le vol inaugural est un plus pour nous. Notre clientèle de Brazzaville était desservie par une compagnie qui n’est plus d’actualité. Il s’agit de la compagnie Air Mauritanie qui desservait ici les mardi et samedi. La CAM est venue à point nommé pour supplier Air Mauritanie. Il y a donc une continuité. On est venu voir pour mieux vendre. On est satisfait de constater que c’est un appareil moderne, que l’escale ne prend pas du temps. Des agences de voyages d’autres pays sont là en l’occurrence la Guinée. Tous ceux qui vendent la CAM sont là sur invitation et pour mieux voir. Le but de ce vol est la prospection de l’itinéraire pour permettre aux agents de mieux vendre. On est venu, on a constaté et on a vu que c’est une belle chose.
Mme Doumbia Diaminatou Bâ, chef du comptoir Dununya voyage, Guinée
Je voudrais remercier la CAM. EN guinée nous avons des problèmes pour faire voyager nos passagers. La guinée est très peu desservie par les compagnies aériennes. C’est une grande ouverture pour nous de voir qu’une ligne peut nous lier à l’Afrique centrale. Je prie Allah le tout puissant pour que cette compagnie reste longtemps, qu’elle prospère. Je suis très contente et ravie de faire ce voyage. Si je vendais la CAM 5 billets par semaine, j’en vendrais 20 désormais.

Propos rassemblés par
Tiémoko Traoré, envoyé spécial à
Brazzaville
 
 
 
 
MALI-UNION EUROPEENNE
La consécration d’une coopération dynamique
La salle des banquets du palais de Koulouba a abrité le mercredi 6 février 2008, la cérémonie officielle de présentation au chef de l’Etat SEM Amadou Toumani Touré, de la stratégie de coopération entre le Mali et la commission européenne pour la période 2008 2013. Cette présentation s’est faite en présence du Premier ministre Modibo, chef du gouvernement, des membres du gouvernement, des ambassadeurs de l’Union Européenne des secrétaires généraux des départements.
Le document présenté avait été signé le 9 décembre 2007 à Lisbonne entre notre ministre des affaires Etrangères et de la Coopération Internationale Moctar Ouane et le Commissaire Européen à la Coopération au Développement et à l’aide humanitaire Louis Michel.
Cette stratégie conjointe de coopération pour le 1àème FED entre le Mali et la commission Européenne prévoit l’allocution de 559,3 millions d’euros soit 366,876 milliards CFA pour la lutte contre la pauvreté au Mali.
Les principaux domaines d’intervention durant les 5 prochaines années seront la gouvernance : appui à la poursuite des réformes du secteur public et à l’organisation des services de l’Etat.
L’appui dans le domaine de la gouvernance, une des orientations stratégiques du Cadre Stratégique de Croissance et de réduction de la Pauvreté (CSCRP) du gouvernement malien, vise à accompagner le Mali dans la conduite de réformes aux niveaux national, régional et local, qui ont pour objectif d’améliorer l’efficacité de la dépense publique et des services de l’Etat.
L’appui de la CE en matière de gouvernance visera également l’amélioration de la capacité du Mali de gérer les migrations, tant en ce qui concerne les flux migratoires que la valorisation des apports financières et techniques de la diaspora malienne.
L’appui au développement économique des régions du Nord et du Delta du Niger
L’objectif de l’appui au développement des régions du Nord et du delta du Niger correspond également à une orientation stratégique du CSCRP. La croissance économique de ces régions est considérée comme un facteur important de stabilité et de paix au Mali et dans la sous-région ainsi qu’à la création d’emplois et de revenus.
La CE continuera également de financer, à travers un appui budgétaire général, une partie du déficit global des opérations financières de l’Etat avec l’objectif de maintenir un cadre macroéconomique et budgétaire stable, de consolider et poursuivre les réformes en matière de base et de fournir un appui institutionnel en matière de mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté.
En-dehors de ces principaux domaines d’intervention, l’aide à la coopération de la CE au Mali portera sur : le soutien au secteur de la culture ; l’appui à la société civile ; l’appui aux secteurs de production dans le cadre des Accords e Partenariat Economique (APE) ; la contribution au financement de la deuxième station de pompage d’eau potable à Bamako.
La commission Européenne constitue le premier bailleur de fonds du Mali. la commission européenne est l’une des institutions de l’Union européenne. Elle gère les ressources du Fonds Européens pour le développement destinées aux pays de l’Afrique, des Caraïbes et du pacifique et aux pays et territoire d’outre mer et les fonds de coopération du budget général de l’Union européenne à l’ensemble des pays tiers.
Deux interventions ont marqué cette présentation de document. Dans sa présentation le chargé d’Affaires de la délégation de la commission Européenne au mali Gabin Hamann a indiqué que cette stratégie est le fruit d’une longue concertation lancée seulement deux ans. Selon lui l’objectif du Mali et de la CE était de faire la programmation de l’aide au plus près des personnes concernées. « Cette stratégie de coopération et le programme indicatif national sont le résultat d’un travail participatif et collectif, d’un dialogue constant entre les parties.
Gabin a précisé par rapport à la tranche incitative qu’il s’agit d’un fonds dont l’attribution est liée aux engagements de réformes entrepris par les gouvernements dans le domaine de la gouvernance. Le mali figure parmi les 32 pays qui ont reçu 25% de la tranche incitative, c e qui signifie que le plan de réformes proposé est considéré comme pertinent et qu’on juge que son exécution sera efficace.
Pour sa part le ministre Moctar Ouane a tenu et remercier le chef de l’Etat pour son rôle personnel dans cette dynamique à travers des orientations et directives claires ainsi qu’un soutien et un encouragement constants des efforts de notre diplomatie au service du développement économique et social du Mali ainsi que du mieux-être des maliennes et des maliens.
Après avoir fait le point du comment en est-on arrivé là ? Quelle utilisation va-t-on faire des ressources ainsi mobilisées ? Que faire pour dynamiser davantage une coopération pertinente, dynamique et exemplaire ? Moctar Ouane a rappelé que le document de stratégie pays (DSP) est le résultat d’un long processus de négociation, qui, de mars à octobre 2006, s’est déployé en trois phases.
Le ministre dans sa présentation dira qu’il faut se réjouir, ensuite, que le document de stratégie pays se fonde sur l’adéquation des priorités du gouvernement du Mali telles que définies dans le Projet de développement économique et social (PDES), le cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (CSCRP) et la lettre de cadrage du 13 novembre 2007 avec les orientations de l’aide communautaire dans le cadre du 10e FED.
Il a précisé que les ressources mobilisées contribueront utilement à la mise en œuvre de cinq axes prioritaires d’intervention sur les six qui ont été définie dans le PDES.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Par LE POUCE
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Vendredi 8 février 2008
 
CMDT
Condamnée à payer par jour 30 millions à HUICOMA
 
Après le trafic des graines de coton à la CMDT, l’on a tenté de se jouer pour de bon de l’opérateur économique Alou Tomota (que nous avons essayé de joindre en vain). Le mercredi 30 janvier 2008, le tribunal du commerce de Bamako a rendu un verdict condamnant la CMDT à verser, par jour de retard  la somme de 30 millions F CFA à Huicoma,  rachetée par le sieur Alou Tomota, pour n’avoir pas pu honorer les engagements consignés dans le contrat de fourniture de graine de coton et l’avenant n°1 au contrat de fourniture de graine de coton. La notification a été faite à la direction par exploit d’hussier le vendredi 1er février dernier. La CMDT a bien sûr interjeté appel.
 
De quoi s’agit-il ?
Le 29 juillet 2005, Mr Ousmane Amion Guindo, PDG de la CMDT et Mr Alou Tomota, PDG de Huicoma signaient, au nom de leurs sociétés respectives, un contrat de fourniture de graine de coton, au terme duquel la CMDT s’engage à vendre et mettre à la disposition de Huicoma, la quantité totale de graines de coton correspondant aux besoins industriels de cette dernière.
Un contrat conclu pour une durée de 15 campagnes à compter de la campagne 2005-2006, renouvelable toutes les 5 campagnes par tacite reconduction, comme stipulé en son article11.
L’article 10 spécifie que dans le cas d’un non respect par Huicoma du planning d’enlèvement des quantités de graines de coton prévues dans le planning trimestriel de livraison établi d’accord parties par la CMDT, il sera appliqué à son encontre une pénalité de 0,2 F CFA par kilogramme non enlevé, par jour de retard jusqu’au trentième jour. La même disposition s’applique contre la CMDT si elle se révèle incapable de mettre à la disposition de Huicoma, les quantités prévues au même planning.
 
A l’article 14 dudit contrat, la CMDT, en cas de privatisation avant l’expiration de la durée sus mentionnée, s’engage à informer tout organisme chargé de superviser le processus de transfert, de l’existence de ce contrat pour sa prise en compte dans ce nouveau cadre.
Les 15 et 16 juin 2006, l’avenant N° 01 à ce contrat de fourniture de graine est signé par les mêmes responsables.
 
A l’article 1 de cet avenant, les deux parties conviennent que la quantité totale de graines de coton correspondant aux besoins industriels de Huicoma ne pourra être inférieure à 180.000 tonnes pour les campagnes 2006-2007 et 2007-2008 ; pendant qu’à l’article 9.1 elles fixent à 12,5 Franc cfa TTC, le prix de cession du kilogramme de graine au titre de la campagne 2005-2006.
 
C’est le non respect par le PDG de la CMDT de ses engagements pour une exécution correcte du contrat en question, en particulier son incapacité à fournir les quantités contractuelles de graines de coton, qui a conduit le PDG de Huicoma à porter plainte contre la CMDT au niveau du tribunal de commerce de Bamako, comme cela est prévu dans l’article 16 « litiges » du contrat.
 
Aussi ladite juridiction, en application de l’article 10 du contrat, vient de condamner la CMDT à payer au profit de Huicoma, une somme de 30 millions F CFA par jour calendaire de retard. Autrement dit, la CMDT est dans l’obligation de verser chaque jour à Huicoma ce montant jusqu’au jour où elle parviendra à rattraper son retard de livraison de graines de coton.
Il est évident que la CMDT ne parviendra pas à respecter ses engagements.
Pour la simple raison que, depuis déjà la campagne 2006-2007, le PDG s’est lancé, d’une part dans un vaste trafic de graines au profit de ses proches et de lui-même et que d’autre part la production de graine tourne autour de seulement 130.000 tonnes, du fait de la chute drastique de la production de coton graine de la campagne 2007-2008 en cours. Par ailleurs il faut enlever de cette quantité attendue, les besoins en semences des paysans (environ 20.000 tonnes) et les obligations de livraison report de la campagne 2006-2007 concernant d’autres huileries et des tiers.
 
Si la Direction de Huicoma a été contrainte à mettre en chômage technique, puis licencier le personnel de ses usines, la faute incombe à Mr PDG de la CMDT, qui a signé un contrat de livraison de graines en bonne et due forme ; contrat au terme duquel il s’est engagé à fournir à Huicoma ses besoins industriels. Si le PDG de la CMDT avait respecté ses engagements contractuels, les usines de Huicoma n’auraient pas arrêté de tourner pour manque de matières premières. Il n’y aurait pas de licenciement et le prix de l’huile alimentaire n’aurait pas frôlé aujourd’hui les 1000 F CFA le litre. Sans compter que l’augmentation du prix du savon et de la viande sont aussi des conséquences qui découlent de cette situation.
 
Mais Ousmane Amion Guindo peut se permettre de ne pas respecter ses engagements, s’adonner allégrement à son trafic de graines et de saigner la CMDT, comme il veut, à travers des actes de mauvaise gestion; puisqu’il se sent protégé et que l’impunité lui est certainement garantie. Une telle situation ne peut s’expliquer autrement, depuis près de deux ans que la mauvaise gestion de ce Monsieur est décriée et que toutes les autorités concernées sont bien informées, mais restent de marbre et totalement indifférentes à la descente aux enfers de la CMDT et aux conséquences néfastes de ce crime économique sur les travailleurs, les partenaires de la filière coton, les paysans et les consommateurs.
Amadou Diakité
 
JEUX OLYMPIQUES 2008
Les 8 revendications de AMNESTY pour Pékin
 Le 08 août 2008, les jeux olympiques s’ouvriront à Pékin, la capitale Chinoise. Et, depuis hier soir, la Chine a franchi le seuil du nouvel an. Ainsi, Amnesty International Mali a tenu une conférence de presse, hier jeudi 06 février 2008 à l’Hôtel Niuma Belleza afin de présenter un document intitulé ‘‘ 8 REVENDICATIONS POUR PEKIN’’. Cette conférence de presse était animée par les membres du bureau d’Amnesty International Mali.
 
Selon les conférenciers, aujourd’hui en Chine, 30 journalistes, plus de 500 avocats défenseurs des droits de l’Homme et ‘‘cyber-dissidents’’ croupissent dans les prisons pour les activités en faveur des droits de l’Homme. Plus de 36.000 agents secrets de l’Etat Chinois ont la mainmise sur les médias afin de traquer les défenseurs des droits de l’Homme, les avocats des prisonniers politiques d’opinions et les journalistes.
 
La charte olympique, introduit le document, prescrit que l’olympisme repose sur «Le respect des principes éthiques fondamentaux universels » en avril 2001, le représentant du comité de candidature de la capitale chinoise au Jeux Olympiques avait affirmé : « En confiant à Pékin l’organisation des jeux, vous contribuerez au développement des droits de l’Homme des droits de l’homme ». Les promesses des dirigeants chinois sont à ce jour démenties par les faits. La représentation de toute forme de contestation du pouvoir en place reste systématique contre les pétitionnaires, les avocats défendant des causes sensibles, les journalistes et cyber-dissidents, ainsi que les adeptes du Falun gong et d’autres groupes religieux indépendants du pouvoir. La situation des minorités nationales reste également particulièrement préoccupante, notamment chez les Ouïghours et les Tibétains.
 
Pourtant, de nombreux signes témoignent de l’aspiration de la société civile pour plus de démocratie et pour un Etat de droit. Les citoyens chinois revendiquent courageusement leurs droits en dépit des risques qu’ils courent. Les expressions contestataires sur internet sont légion. La période précédant les JO sont cruciale pour prendre au mot les autorités chinoises et attirer l’attention de l’opinion mondiale sur les avancées nécessaires en Chine dans le domaine des droits de l’Homme. Ce rendez-vous mondial va attirer sur la Chine l’attention d’un nombre exceptionnel de médias ; nombreux sont les citoyens chinois qui espèrent que cet événement provoquera une évolution en faveur des libertés. Et de conclure, nous nous faisons donc le relais de cette aspiration et adressons aux autorités chinoises huit revendications réalistes qui pourraient être mises en œuvre immédiatement si la volonté politique est au rendez-vous. Le gouvernement chinois doit d’honorer les engagements pris aux yeux du monde pour obtenir les jeux.
 
Les questions des confrères ont porté entre autre sur ce que ferait Amnesty International au cas ou les autorités chinoises refuseraient de respecter leurs engagements ; les raison qui ont amené les organisateurs des jeux olympiques à confier ce si grand événement sportif mondial à un pays qui foule au pied, les droits de l’Homme.
 
Répondants à ces différentes questions, les conférenciers diront que le fait de laisser la Chine abriter les Jeux Olympiques est une opportunité pour elle de faire un pas significatif vers l’amélioration des droits de l’Homme. « Au cas ou la Chine ne tiendra pas ses engagement, Amnesty International fera un rapport et adressa aux Nations Unis » a répondu Salim Dédeou Traoré, le directeur exécutif de Amnesty International Mali. « Nous ne sommes pas pour le boycott pour des Jeux Olympiques, mais nous demandons tout simplement aux autorités chinoises de respecter leurs engagements » a précisé M. Krouma, le chargé de campagne de Amnesty International Mali.
 
Amnesty International, faut-il le rappeler, est un mouvement mondial composé de bénévoles qui oeuvrent en faveur du respect des droits de l’être humain internationalement reconnus. Ce mouvement est indépendant de tout gouvernement, de toute puissance économique, de toute tendance politique ou croyance religieuse. Amnesty International ne soutient ni ne rejette aucun gouvernement ni système politique, pas plus qu’elle ne défend ni ne repousse les convictions des victimes dont elle tente de défendre les droits. Sa seule et unique préoccupation est de contribuer impartialement à la protection des droits humains.
 
Par ailleurs, Amnesty Internationalcompte actuellement 53 sections et 22 structures de coordination, ainsi qu’un certain nombre de groupes et de bureaux, répartis dans le monde entier. Ces bureaux agissent dans divers domaines, tels que la recherche, le travail de pression, la traduction dans les langues de bases de l’organisation et la coordination au niveau régional. Les adresses de ces sections, structures de coordination et bureaux figurent en annexe.
 
Adama Diarra
 
8 REVENDICATIONS POUR PEKIN
1. Libérer les personnes emprisonnées depuis les manifestations de Tian An Men (1989) et tous les prisonniers d’opinion.
2. Mettre fin au contrôle de l’information, y compris sur internet.
3. Suspendre les exécutions sur tout le territoire chinois en vue d’aboutir à l’abolition de la peine de mort.
4. Supprimer la détention administrative.
5. Mettre un terme à la pratique systématique de la torture.
6. Permettre la liberté d’association syndicale et de négociation.
7. Supprimer l’article 306 du code pénal, qui permet la répression des avocats.
8. Mettre fin aux expulsions forcées des citoyens de leur logement ou de leurs terres.
 
 
 
 
 
L’URD SUR LA SCENE POLITIQUE
Une euphorie suicidaire
 
Le parti de la Poignée de mains, l’Union pour la République et la Démocratie (URD) a été créé par des cadres et militants de l’ADEMA qui ont exprimé leur déception à l’issue des élections de 2002. Dès la création de leur parti, ses membres fondateurs ont pris l’engagement de faire autrement la politique. Avec ambition, les fondateurs du parti se sont imposés un rythme d’implantation méthodique de ses structures sur l’ensemble du territoire national. En poursuivant cette démarche, le parti a su attirer la sympathie des cadres d’autres formations politiques. Si certains partis comme le MC-CDR, le PMDR, l’URD et le CNID ont opté pour la fusion dans l’URD, dans son évolution, le parti a enregistré récemment des adhésions des cadres et militants du CNID, puis du BDIA. Pour recevoir ces militants, la direction de l’URD a organisé des cérémonies officielles solennelles comme cela est d’usage dans l’arène politique. Pour cette raison, il focalise l’attention de la classe politique et de l’opinion publique nationale. Au même moment, cette situation suscite des interrogations dont la principale est comment les fondateurs du parti vont-ils gérer tout ce monde venant de divers horizons ? La question à tout son sens dans la mesure où tout ne semble plus rose au sein du parti entre certains membres fondateurs. N’y a-t-il pas lieu de voir en cela le début des batailles de positionnement pour le contrôle du parti ?
Comme on le dit, l’appétit vient en mangeant et trop de popularité est source de problèmes.
En effet, aujourd’hui on se demande toutefois si, à tous les coups, les militants et cadres du parti sont unanimement d’accord pour la réception de tous les transfuges des partis.
Ce qui est sûr, les élections communales, qui doivent avoir lieu en 2009 seront à l’origine des guerres de positionnement au sein des sections du parti.

En effet, selon toutes probabilités, les affrontements politiques auront lieu entre les militants de premières heures et ceux qui viennent de débarquer à l’URD avec armes et bagages.
En fait, en choisissant de rallier les rangs de l’URD, les dissidents des partis espèrent qu’ils n’y seront pas des étrangers et qu’ils pourraient, au même titre que les autres militants, évoluer au sein du parti en cherchant à se positionner sur les listes électorales lors des élections à venir.
 
Or, il n’est pas sûr que les premiers responsables de base du parti, accepteront cette formule d’égalité et d’équité entre tous les militants du parti quelle que soit leur provenance, quel que soit leur statut. C’est la preuve qu’à l’URD, il y a lieu de craindre l’escalade de la jalousie, source d’adversités et donc de déchirures. Dans ce cas, ne pourrait-on pas dire que la faiblesse principale de l’URD réside dans sa force, sa trop grande popularité d’aujourd’hui ? En tout cas, il n’est pas évident que l’URD fasse exception à cette règle, qu’il parvienne à contourner la crise de croissance si caractéristique des partis politiques.
Sinaly
 
 
IBRAHIM BOCAR BA, AMBASSADEUR DU MALI A BRUXELLES
« 500 milliards f CFA pour amorcer la réduction de la pauvreté »
Le 9 décembre 2007, le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale Moctar Ouane et le Commissaire européen à la coopération, au développement et à l’aide humanitaire Louis Michel signaient à Lisbonne au Portugal, sous les yeux de SEM Amadou Toumani Touré, le document de stratégie pays et le programme indicatif national. C’était en présence de l’Ambassadeur Ibrahim Bocar Bâ que l’on ne présente plus aux Maliens. Présent à Bamako à l’occasion de la présentation du document, Ibrahim Bocar Bâ a déclaré « Je suis très heureux d’être là pour assister à cette cérémonie extrêmement importante.
Dans le cadre de nos relations avec l’Union Européenne, le Mali est très bien loti pour deux principales raisons. La première est l’image que le Mali lui-même et son président projettent au niveau des bailleurs de fonds et, en particulier, celui de l’Union Européenne. Avant de parler de l’enveloppe de cette présentation, parlons de l’enveloppe initiale du 9ème FED.
Le 9ème FED a été entièrement engagé autour de deux revues. Là mi parcours et à fin parcours. Le Mali a bénéficié d’abord de 80 millions d’Euros supplémentaires et en plus de 25 millions d’euros ».
Notre ambassadeur à Bruxelles a précisé que le 10ème FED est l’aboutissement de l’image que le Mali projette et des efforts importants des départements techniques. Il a cité pour ce faire et en particulier le ministère des transports qui est selon lui un secteur de concentration. Il a aussi cité le deuxième secteur que sont la décentralisation, la modernisation et la gestion des finances publiques.
Selon Ibrahim Bocar Bâ, c’est la conjonction de tout ceci qui fait que le Mali bénéficie de la seconde enveloppe budgétaire de 560 millions d’euros. Il a précisé qu’en réalité c’est 530 Millions d’euros en enveloppe programmable et 26 Millions d’euros sous la forme de l’aide liée à des circonstances exceptionnelles. C’est, dira-t-il ce qu’on appelle enveloppe pays. De ce fait, le Mali bénéficie de plus de 366 milliards d’euros pour les cinq prochaines années.
Les secteurs ciblés touchent les secteurs productifs et ceux liés à la sécurité et à la paix. Il a aussi indiqué que le bassin de l’Office du Niger et les régions nord bénéficient de 50% de l’enveloppe globale. En terme d’aide budgétaire, c’est 100 milliards de francs CFA.
La tranche incitative est reliée à la gouvernance. Le Mali, dira-t-il, a eu le maximum qu’on peut avoir avec la qualité de sa gouvernance économique et politique. Le Mali, avec le voyage du chef de l’Etat aux Etats-Unis d’Amérique, le jeudi dernier, bénéficiera d’une manne financière de 500 milliards de FCFA pour financer le secteur productif et faire en sorte que le Mali puisse réduire de manière significative la pauvreté, a conclu notre ambassadeur en Belgique.
Tiémoko TRAORE
 
 
MAMADOU LAMINE HAIDARA, PRESIDENT FILIERE PAIN
« Nos boulangers ne sont pas de vrais professionnels »
Il existe au Mali un cadre de concertation bien structuré des acteurs de la filière pain qui travaille sous la houlette du président Mamadou Lamine Haïdara à prendre à bras le corps les préoccupations des consommateurs de pain, de ses membres et aussi celles des autorités. Son dynamisme est tel qu’aujourd’hui les animateurs du cadre de concertation sont les principaux interlocuteurs de l’Etat. Son président que nous pu rencontrer cette semaine, a bien voulu se prêter à nos questions.
Le Pouce : Comment se porte la filière pain ?
Mamadou Lamine Haïdara : Elle se porte bien malgré les petits problèmes qui sont inhérents à toute association.
Le Pouce : Voulez-vous dire à nos lecteurs ce que c’est que le cadre de concertation des acteurs de la filière pain ?
Mamadou Lamine Haïdara : Le cadre de concertation a vu le jour le 10 mars 2007. C’est un regroupement d’associations d’industriels et de syndicats évoluant dans filière pain. Il est composé de tous les représentants des structures évoluant dans ce domaine et compte actuellement 21 membres. Nous avons reçu la demande d’adhésion d’un nouveau syndicat de boulanger et de syndicat national des vendeurs de café.
Le Pouce : Que faites-vous pour la prise en compte des préoccupations de vos membres ?
Mamadou Lamine Haïdara : Ce qui est à faire est énorme. Nous avons créé le cadre en mars 2007 avec à la clef un vaste programme. A sa création nous avons été confronté à la flambée du prix du blé. Cette situation a eu en son temps des répercutions sur le prix de la farine. Ce qui a engendré des remous sociaux. Par le biais du cadre, nous avons collaboré avec l’Etat, travaillé d’arrache-pied par rapport aux structures de prix afin de trouver rapidement une solution idoine. Dans le cadre d’un partenariat franc, l’Etat a été compréhensif. Ensemble nous avons travaillé dans un climat serein, responsable et dans un esprit de sagesse pour trouver une solution acceptable.
Egalement dans notre programme, nous avons mis l’accent sur un certain nombre de recommandation qu’il faille revoir impérativement et dans un délai assez court. Il s’agit pour nous d’appuyer la culture du blé. C’est à notre avis, la solution qui peut nous sortir d’une situation que nous ne maîtrisons pas. La majeure partie du blé est importée. Nous ne produisons que 5000 tonnes reparties comme suit : 2000 tonnes pour la consommation locale ; et les 3000 autres tonnes sont destinées aux moulins. Les besoins en blé au Mali sont de l’ordre de plus de 150 mille tonnes par an. Nous avons de grandes surfaces cultivables. Il nous faut nous organiser pour leur exploitation.
Le Pouce : Comment gérez-vous au niveau du cadre, le problème de qualité du pain de la boulangerie du 26 mars à Yrimadjo ?
Mamadou Lamine Haïdara : Effectivement, il y a eu des problèmes à la boulangerie du 26 mars à Yrimadjo. On est en train de trouver des solutions. Avant même que je n’intervienne les Grands Moulins avaient délégué sur les lieux une équipe pour faire le constat et en faisant savoir que la qualité de la farine n’était pas en cause. Les techniciens dépêchés à la boulangerie ont travaillé la même farine et ont sorti le bon pain. La qualité de ce pain a été confirmée.
En ma qualité de président du Cadre, j’ai réuni autour de moi tous les protagonistes à l’occasion d’une assemblée. Chacun s’est expliqué sur le problème afin que l’on trouve une solution à l’incident.
Le Pouce : L’incident est-il clos ?
Mamadou Lamine Haïdara
 : Les pourparlers continuent et nous faisons ce que nous pouvons.
Le Pouce : Existe-t-il une crise au sein de la filière pain ?
Mamadou Lamine Haïdara : Une crise est inhérente à tout regroupement associatif ou organisation. Il s’agit de pouvoir les gérer. Le cadre a été créé pour gérer beaucoup de problèmes y compris les crises internes. Les différents protagonistes sont tous membres du Cadre de concertation des acteurs de la filière pain. C’est à mon avis le lieu privilégié pour laver le linge sale au fauteuil et trouver une solution durable. Le Cadre, dès sa naissance a posé beaucoup d’actes et a été confronté à des problèmes plus graves. Le Cadre est un espace qui a été créé pour prendre en compte les préoccupations de tout un chacun. Nous sommes en train de gérer la crise avec sagesse et sans passion. On ne crée pas une organisation pour la détruire. En l’espace de moins d’un an, le Cadre a fait ses preuves.
Le Pouce : Où est êtes-vous avec le pain mixé ?
Mamadou Lamine Haïdara : L’expérimentation suit son cours normal. Face au renchérissement du prix du blé, le Cadre de concertation de la filière pain et les autorités de notre pays, ont engagé la stratégie de l’utilisation des matières premières locales dans la fabrication du pain. Les cultures vivrières susceptibles d’entrer dans la production de la farine composée sont le mil, le sorgho et le maïs. Le riz n’a pas été retenu à cause de son prix.
Les Grands Moulins du Mali et l’usine Wassa de Ségou ont été retenus pour le test de production de la farine composée. Pour une phase pilote, les quantités de farine composée sont estimées à 438 tonnes, reparties entre 70 boulangeries dont 40 à Bamako et 30 à l’intérieur. Le programme de farine composée a pour objectif d’utiliser les céréales locales pour produire des aliments de qualité grâce à des moyens économiques, d’atténuer les effets de la hausse des prix du blé sur la bourse des consommateurs à revenus modestes. Nous avons mis l’accent sur la formation. Sans cet aspect, le tout est voué à l’échec. C’est pourquoi il est prévu de former en deux phases les boulangers. La phase une va concerner les boulangers du district.
La deuxième phase est réservée aux régionaux et autres.
Nous sommes conscients que nos boulangers ne sont pas de vrais professionnels. Il faut reconnaître que le professionnalisme nous manque de trop. C’est dans ces dernières années qu’on a assisté à la création d’écoles de boulangerie au Mali. Nous nous attelons à la révision du mécanisme de production du pain afin de professionnaliser le secteur. Après cette formation, le mixage pourra bien marché.
On retrouve ce pain mixé dans beaucoup de pays Européen. Il est plus cher que le pain blanc que nous consommons.
Le Pouce : Avez-vous un appel ?
Mamadou Lamine Haïdara : Ma mission en tant que président du Cadre est de ramener les uns et les autres à la raison. J’ai pris soin d’écouter les uns et les autres. Pour résoudre ce problème, le Cadre, dans ses prérogatives et suite aux explications données par les uns et les autres, a pu répertorier quelques points essentiels concernant la nécessité de l’amélioration de la qualité des produits en question ; autrement dit, la farine, également de revoir le poids du sac de farine, sujet de controverses et enfin, ensemble de contribuer à la restitution du matériel saisi au niveau de la boulangerie BIB, changer les farines qui posent problèmes.
J’ai mis en place une commission de médiation et de conciliation qui statue sur les points évoqués plus haut. Nous attendons d’un moment à l’autre les résultats.
Il faut comprendre que le cadre de concertation des acteurs de la filière pain est notre création. C’est 21 regroupements qui se sont retrouvés pour prendre en charge nos préoccupations. Faisons en sorte que les actes déjà posés par le cadre puissent être consolidés. Dans un bon partenariat, nous sommes parvenus, face à l’Etat, à résoudre le problème de la hausse du prix de la farine. S’il est vrai que l’Union fait la force et que le cadre l’a démontré à plusieurs occasions, pourquoi nous ne nous retrouverions pas dans la raison, pour régler ce problème.
Entretien réalisé par
Tiémoko TRAORE  
 
 
 
FINANCEMENT PUBLIC DES PARTISPOLITIQUE
Peut-on vouloir à la fois une chose et son contraire ?
L’Union des Forces Démocratique pour le Progrès (UFDP-SAMATON) a fait parvenir à notre rédaction, une déclaration relative au financement public des partis politiques
Est-il besoin de rappeler qu’à la conférence nationale de juillet Août 1991, en prenant la décision historique d’instituer le multipartisme intégral dans notre pays, les délégués, sous pressions diverses, avaient unanimement rejeté le principe du financement public des partis politiques tout en reconnaissant en ceux-ci le rôle de piliers de la démocratie. La contradiction était de taille.
A l’époque, l’on avait fait croire que des formations politiques seraient exclusivement créées pour manger aux râteliers de l’Etat.
L’expérience malienne unique en Afrique dura 10 ans au cours desquels des partis politiques administrèrent la preuve qu’ils étaient capables d’exister et de mener des activités dans tous les domaines sans un sou de l’Etat. A titre d’exemple le cas du COPPO me semble suffisamment illustratif. Durant quatre longues années, les partis membres de ce collectives acceptèrent tous les sacrifices pour s’opposer aux dérives totalitaires et antidémocratiques du régime Alpha Oumar Konaré. La commission d’enquête indépendante promise par le Président Alpha pour situer les responsabilités de la mascarade électorales du 13 Avril 1997 ne verra jamais le jour.
Intervenu avec 10 ans de retard sur la plupart des pays africains et contre la décision de la conférence nationale,l e financement public des partis politiques s’est imposé comme un impératif politique incontournable permettant au Mali de figurer sur la liste des pays réellement démocratiques.
Au Mali, le processus vers la démocratie a enregistré la preuve irréfutable que le financement public représente a peine 10% des charges de fonctionnement des partis politiques qui aiment régulièrement la vie politique. Si d’aventure, cet appui financier venait à être supprimé par cécité politique, la démocratie ne mourrait pas, bien au contraire, elle survivrait de plus belle.
A présent, voyons les critères d’éligibilité. Pour l’année 2007 selon la section des comptes de la Cour Suprême, seulement 5 partis sont retenus, à peine 10% des formations qui ont déposé leurs bilans dans les délais légaux. Quel délit les 90% ont-ils commis pour être exclus ? Sur ce paradoxe, il y a vraiment lieu de se poser des questions.
Pour l’UFDP, le constat est simple. Démocratiquement parlant la raison est du côté de la majorité. Autrement dit, au lieu d’incriminer les partis politiques, ne faudrait-il pas se poser des questions sur la viabilité du système de comptabilité imposé aux partis politiques ? En vérité, ce système assimile les partis à des sociétés commerciales. Cela nous parait absolument inacceptable et l’UFDP tient une fois de plus à le dénoncer publiquement. Pour l’UFDP, le fond du problème réside dans l’adoption d’un système de comptabilité adapté à la nature des activités des partis politiques.
Par ailleurs, sur un tout autre plan, il est reproché aux partis politiques par des censeurs passionnés le fait que la majorité de l’électorat (80% environ) ne participe à aucun scrutin. La fraude électorale et la corruption sont de plus en plus généralisées. Sources points, la vérité est amère. Il faut simplement se rendre à l’évidence.
De 1992 0 2007 les faits sont têtus. Nous avons tout vu et tout enregistré. A savoir :
1 Pour un parti politique, dans une circonscription électorale donnée, il ne suffit pas de gagner par les urnes. Au contentieux électoral, l’argent est en mesure de le disqualifier (ex législatives 2002, communales 2004 et législatives 2007). Le vote des citoyens a donc servi à quoi ?
 Face à la fraude et à la corruption grande échelle et en plein jour, l’impunité s’est imposée. Les arbitres du processus électoral prévus par la loi ont totalement démissionnée. Avant, pendant et après les élections, tout est permis. La loi, c’est l’argent. Aux législatives de 2007, tous les records ont été honteusement battus. La cour constitutionnelle est témoin.
L’UFDP estime que l’expérience de 2007 prouve à suffisance qu’au plan du processus électoral au Mali, la situation est extrêmement grave. Pour la moraliser et la normaliser, il revient au Gouvernement, à la DGE, à la CENI et à la Cour Constitutionnelle d’avoir le courage d’appliquer la loi dans toute sa vigueur en sanctionnant tous les délinquants sans exception.
Enfin, la révision constitutionnelle en chantier depuis 2003, doit prendre en charge les recommandations de plusieurs ateliers tendant à corriger les lacunes et les faiblesses de nos deux systèmes institutionnels électoraux.
Pour terminer, l’UFDP estime que le Président de la république en décidant d’octroyer une aide exceptionnelle aux partis politiques victimes d’un système inique et inapproprié de comptabilité, a fait preuve de clairvoyance et de courage politiques.
Son option a été très claire entre l’application aveugle et suicidaire de la loi et l’interprétation responsable et positive de celle-ci pour le renforcement des capacités des piliers de la démocratie.
Par conséquent, l’UFDP adresse à son Excellence Amadou Toumani Touré, ses vives félicitations et lui renouvelle son soutien indéfectible.
Bamako, le 04 Février 2008
NB : le surtitre et le chapeau sont de la rédaction      Le Président du Parti UFDP
                                                                                      Colonel Youssouf TRAORE (ER)
                                                                                  Grand officier de l’Ordre National du                                         Mali
 
 
 
FSJP/FSEG
« On achète tout dans ces facultés ! »
 
Face aux souffrances dans lesquelles se trouvent plongées la Faculté des Sciences Juridiques et politiques (FSJP) et la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, le ministre des Enseignements secondaires, supérieur et de la recherche scientifique, Amadou Touré a tenu une conférence de presse le mardi 05 février 2008, à la maison de la presse. C’était en présence des membres de son cabinet et du recteur de l’Université. Ainsi, très remonté, le ministre a rompu le silence en situant les responsabilités par rapport aux problèmes de l’école malienne.
 
Avant d’entrer dans le vif du sujet, le ministre Amadou Touré a lu une note introductive qui porte sur l’ouverture des classes, les relations avec les partenaires sociaux, la gestion des crises et les perspectives d’avenir.

Concernant l’élection contestée du doyen Harouna Dembélé à l’ex-ENA, le ministre a informé de la situation et se dit être en train de suivre de près l’affaire qui est désormais portée devant la justice. « La justice est indépendante. Le ministère attend à ce que la justice tranche l’affaire. Je suis ministre et je ne peux pas obliger le recteur de l’université à prendre des décisions qui vont à l’encontre des lois de son département, car l’université est autonome », a-t-il déclaré.
 
Quant à l’attribution des notes « catastrophiques », le ministre Amadou Touré n’a pas fait de détour, il juge que ces notes ont été attribuées avec une mauvaise foi, à la hâte, vu le laps de temps dans lequel la correction a eu lieu.
Pour ce qui est des notes dites « administratives qui auraient été données par l’administration, le ministre a démenti cela en ces termes : « Il n’y en a pas eu ! C’est faux et archifaux. On achète tout dans ces facultés. On sait comment ça se passe là-bas. C’est la triste réalité. »
Evoquant les 39 points de revendication, il a dit que le gouvernement a proposé des solutions concrètes aux 27 points. Quant aux autres points restants, le ministre Touré a déclaré qu’ils n’étaient pas dans la mesure du possible.
 
Pour le ministre, les syndicalistes qui refusent de remettre les copies corrigées d’examens et de devoirs, n’ont pas privilégié le dialogue social et se servent des copies de leurs étudiants, comme arme de combat pour se faire entendre. « Je ne suis pas contre le syndicat, mais l’Etat doit imposer son autorité.

Une copie d’examen et de devoirs n’appartient pas au professeur. C’est de l’abus de confiance de refuser de donner ces copies ».
Concernant le dialogue du sourd dans lequel se laisse aller ces enseignants, le ministre dira/
 
« Il n’y a pas d’école au Mali. Il ne faut pas se voiler la face. C’est le langage de la vérité. Les gens qui ne remplissent pas les critères du rang de professeur « A » se permettent de grever. La balle n’est ni du côté du ministère, ni de celui du rectorat, mais elle est dans le camp des grévistes. Je suis déçu de la situation scolaire et universitaire », a-t-il conclu.
Adama DIARRA
 
 
 
HOMMAGE A
TOTOH DIARRAH,
LE FRERE QU’ON NE REVERRA PLUS.
 
Le 8 février 1998, à 22h la mort venait de frapper brutalement et comme elle en a seul le secret, Seydou Mamadou DIARRAH dit TOTOH à l’hôpital de Kati, après une opération effectuée le 20 janvier, suite à un accident de circulation survenu 7 jours avant.
Né juste avant l’indépendance, il est séparé de son père le 19 novembre 1968 avec le coup d’Etat des lieutenants, un père qu’il ne reverra plus et qui décédera en mars 1977 dans les geôles du CMLN. La même année il connaîtra de nouveau la séparation avec sa mère.
En 1978, au 2è congrès de l’UNEEM, il est élu dans l’amphithéâtre de l’ENA membre du Bureau de Coordination de l’UNEEM.
En 1980, il connaîtra une nouvelle séparation, cette fois avec son pays, contraint à l’exil au Sénégal. Un exil qui durera dix ans.
Au Sénégal où il a maintenu de nombreuses amitiés, il a été responsable de la Coordination des Etudiants de Dakar (CED). Il fut un militant actif de And-Jëf de Landing Savané. Il sera expulsé vers la France en 1988.
En 1991, à la chute de la dictature, Totoh rentre au pays et milite activement au sein de l’ADEMA dont il devient membre du comité exécutif et secrétaire aux relations extérieures jusqu’à sa mort.
Dans son combat contre la dictature dans son pays, il a participé activement aux luttes démocratiques des peuples africains, pour plus de liberté. Il était assurément un combattant de la liberté.
Si pour la classe politique malienne, Sénégalaise et africaine, la mort de Totoh a été prématurée, au-delà de l’extinction detoute vie bourgeonnante, elle s’est surtout émue de la disparition d’une figure emblématique, en combat perpétuel d’abord contre la dictature, ensuite contre toutes formes d’oppressions, avec le même engagement, le même courage.
L’écrivain de ses temps perdus, a fait montre d’un talent certain dans son livre sur le mouvement démocratique malien..
Aujourd’hui est un jour de prière pour nous.
Totoh, nous souffrirons de ne plus te voir, mais nous témoignerons pour toi, de ce que tu as été, de ce que tu as fait. Nous rappellerons à la génération actuelle, aux jeunes, aux élèves et étudiants, ton message et la justesse de ton combat.
Oui, ‘’Toi aujourd’hui, moi demain, lui après et tous un jour’’.
Nous nous souviendrons au Mali, au Sénégal en Afrique et dans le monde.
Dors en paix mon frère, mon ami, mon compagnon, que ta mémoire vive dans l’éternel et que ton combat ne soit pas vain.
Tu as rempli ton contrat car tu as laissé un pays débarrassé de la dictature et qui poursuit son encrage vers la démocratie, tel était le sens de ton combat.
Vous qui l’avez connu et aimé, priez pour lui.
FATIHA, 1 FOIS
LIKHLASS, 11 FOIS.
 
MODIBO DIARRAH
MISSIRA RUE RDA, PORTE 709
BAMAKO.
 
 
AUTORITE ROUTIERE
14 milliards de F CFA pour l’entretien des routes
La 12ème session du conseil d’administration de l’autorité routière s’est tenu le jeudi 07 février à son siège à l’ACI.
Mme Diana Aminata Coulibaly, présidente du C.A de l’autorité routière précisera dans son discours d’ouverture que cette 12ème session est essentiellement budgétaire. Elle affirmera que la tâche n’est pas aisée dans le contexte actuel de rareté de ressources face aux besoins croissants de l’entretien routier, qu’il s’agisse de l’amélioration de l’état du réseau routier ou de la sécurité routière, les attentes des usagers sont fortes et justifiées, face à la recrudescence des accidents enregistrés ces derniers temps. La présidente du conseil d’administration informera que la demande sociale pour un réseau dense et en bon état est très forte et les moyens financiers difficiles à constituer et à mobiliser dans un environnement économique défavorable, exacerbé par l’accroissement de la demande intérieure et la montée vertigineuse du prix du carburant. Mme Diana a invité les administrateurs à une utilisation efficiente de ressources pour assurer son exécution correcte.
Les besoins de financement du programme d’entretien routier au titre de 2008 sont estimés à près de 14 milliards de FCFA.
Ce programme d’entretien concerne environ 12000Km d’un réseau prioritaire de routes servant au désenclavement intérieur et extérieur de notre pays. Une  attention toute particulière devra être portée sur les grands corridors de desserte du Mali surtout en cette phase de démarrage de l’application du péage sur les grands axes, a conclu la présidente du CA.
Auparavant, ils doivent (les administrateurs) évoluer vers l’exécution du programme arrêté pour 2007, relever les insuffisances et faire des suggestions pertinentes pour une meilleure exécution du programme de 2008.
Hamidou TOGO (stagiaire)
 
 
 
 
CHAMPIONNAT NATIONAL DU MALI LIGUE 1
Le Stade se rapproche du Djoliba
 
Après un arrêt logique du championnat national à cause de la CAN 2008, la fédération Malienne de football a ainsi programmée les matches en retard de la 5è et 6è journée du Stade Malien de Bamako qui était en déplacement à Cotonou.

C’est ainsi que les Blancs de Bamako ont joué le mercredi dernier leur match en retard de la 5è journée contre leur homologue et homonyme de Sikasso (Stade Malien de Sikasso) au stade Omnisport Modibo Keïta. C’était un match très plaisant à regarder, avec des gestes techniques variés, que le Stade de Bamako a logiquement remporté par un score de 3 buts à zéro.
 
D’entrée de jeu, les Blancs de Bamako ont montré leurs ambitions de prendre les 3 points du match alors que le Stade de Sikasso voulait prendre 1 point à défaut d’une victoire. C’est ainsi qu’ils vont jouer en défense et procéder par des contres ; mais les Bamakois vont rapidement ouvrir le score à la 14e mn après une ligne d’attaque dominée par Karim Sogoba. Après ce but le Stade Malien de Bamako va continuer à dominer le jeu et il va même marqué deux autres buts en 2è période par sa nouvelle recrue du Burkina Faso, Mocat Ouedraogo et par Drissa Coulibaly.
 
Ses matchs de championnat national permettront au Stade Malien de Bamako, après son déplacement sur Cotonou (Bénin), de se préparer pour son match aller de la ligue des champions africaine, prévu pour le 17 février contre le Primero de Agosto (Angola).
Mais cette victoire permettra aussi au Stade de s’approcher du Djoliba, l’actuel leader du championnat.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)
 
PROBLEMATQIUE DE LA QUALITE DE LA FARINE
Les Grands Moulins, volontaires pour les contrôles
 
Les acteurs du cadre de concertation de la filière pain vivent en ce moment d’intenses mouvements depuis la crise enregistrés au niveau de la Boulangerie du 26 mars à Yrimadjo. Les grands moulins du Mali accusé à tort ou victime d’une campagne débats dans la ville de Bamako. Face au problème de la concertation est depuis hier jeudi sur le terrain pour faire grands moulins, pour assister à la production et à la panification.

Très tôt hier jeudi des équipes du gouvernement et du cadre de concertation de la filière pain étaient dans certaines boulangeries de Bamako. Il faut préciser que c’est une demande des grands Moulins du Mali en vue de procéder à des contrôles de productions au niveau de certaines boulangeries. Ceci en égard au problème par rapport à la qualité de la farine.
Les équipes de pêchées proviennent de la direction nationale des Industries, de la direction nationale du commerce et de la concurrence et des membres du cadre de concertation.
Plusieurs boulangeries étaient donc concernées par cette action qui prouve la volonté des grands moulins de soumettre ses produits au contrôle d’autres structures afin de lever tout équivoque sur la qualité de la farine des grands Moulins.
Les équipes étaient accompagnées par des journalistes.
A la Boulangerie moderne Tounkara, située à L’hippodrome, nous avons pu, en compagnie des représentants de la DNI, de la DNCC et du cadre de concertation, assister au processus de fabrication du pain.
Six équipes sont sur le terrain et tenteront de faire le tour d’un maximum de boulangeries.
Sinaly
 
 
 
FESTIVAL KAYES-MEDINE-TAMBACOUNDA
Un outil de promotion, d’intégration et de développement
 
La salle Fanta Demba du centre International de conférence de Bamako a servi de cadre le jeudi dernier au lancement de la 4è édition du Festival International de Kayes Médine.
Tambacounda. La cérémonie d’ouverture était présidée par M. N’Diaye bah ministre de l’Artisanat et du Tourisme, en présence de Mme Maïga Sina Demba ministre de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, de M. Hamane Niang ministre de la jeunesse et des sports, de Mme Gakou Salimata Fofana ministre de logement du domaine de l’état et des affaires fonciers et de Mme Guegène Alice Dako promotrice du festival.
EN prélude de cet événement important qui se déroulera du 14 au 17 février à Kayes, le ministre de l’artisanat et du Tourisme a voulu organiser cette cérémonie de lancement.
Le festival Kayes Médine Tambacounda est un évènement de haute portée pour le département de l’artisanat et du tourisme. Il a rendu possible la diversification de l’offre touristique, favorisé la coopération sous-régionale et dynamisé le partenariat au niveau de la région de Kayes.
 
Au cours de ce lancement Mme Guegène Alice Dako la promotrice du festival a fait savoir que « le festival en son et en lumière à Kayes Médine et Tambacounda est un évènement potentiel de taille pour la région de Kayes. Cette année il s’élargisse à Tambacounda (Sénégal) qui est une très bonne chose pour les deux pays. Il est aussi un facteur de développement et d’intégration sous régional ».
M. Diaye Bah pour sa part, il a souligné que « ce festival est pris en compte dans la feuille de route des activités de mon département élaborée sur la base de la déclaration de politique générale au premier ministre, conformément à la lettre de cadrage et au projet de Développement Economique et Social (PDES)».
Enfin il a invité les ressortissants de Kayes de s’approprier de ce festival car bien géré et bien organisé il pourrait être un puissant facteur de réduction de la pauvreté dans la région de Kayes.
La chanteuse Oumou Sacko a animé de long à large la cérémonie.
On ne peut que souhaiter bon vent a ce festival pour que se créer et se développe le tourisme inter- Etats.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)
 
Par LE POUCE
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Mardi 5 février 2008
COOPERATION BAMAKO-ANGERS
 
Le renforcement de la gouvernance de l’eau au centre des débats
Après le séminaire de lancement « Fleuve Niger : renforcer la gouvernance de l’eau à travers la mise en réseau des collectivités locales riveraines et l’appropriation des ressources culturelles », le bureau UNESCO de Bamako et le centre du patrimoine mondiale ont présenté le Projet « Niger Loire : Gouvernance et culture ». C’est à la faveur d’un point de presse le samedi 02 février 2008, à la Maison du partenariat Angers Bamako.

A en croire Bandiougou Diawara, coordinateur du projet, le projet « Niger Loire : gouvernance et culture » vice à renforcer la gouvernance de l’eau dans les collectivités riveraines du fleuve Niger au Mali.
 
Il s’agit de renforcer les capacités des collectivités territoriales dans la gestion de l’eau et de l’assainissement et de sensibiliser les populations riveraines à la sauvegarde du fleuve. Le projet présente une double spécificité : il s’appuie sur une coopération entre le Niger et la Loire , mobilisant à la fois les collectivités territoriales engagées dans la coopération décentralisée, les établissements spécialisés dans la gestion de l’eau et les universités.
 
Il vise par ailleurs, à améliorer la connaissance des pratiques socio-économiques et culturelles des populations riveraines du fleuve et transférer cette connaissance aux collectivités pour renforcer la gestion intégrée des ressources en eau. Pour une durée de 3 ans, le projet s’attellera à améliorer la connaissance du fleuve par le recensement des usagers développer et animer le réseau des collectivités locales et renforcer l’offre de formation à l’attention des collectivités locales.

Répondant aux questions des confrères à savoir si le projet entend remédier à la question de l’ensablement du fleuve Niger, et pourquoi le choix du Mali, Bandiougou Diawara dira que le projet n’a pas la vocation de lutter contre l’ensablement, mais que l’Agence du Bassin du Fleuve Niger, un partenaire du projet, s’occupe de la question et le choix du Mali se justifie par le dynamisme de sa décentralisation.
Notons que les villes pilotes sont : Bamako, Mopti, Djenné et Ségou.
Oumar KANOUTE
 
 
Le saviez-vous ?
La convention collective
 
La convention collective est un accord conclu entre un employeur ou un représentant d’employeurs et une ou plusieurs organisations syndicales représentatives de salariés en vue de déterminer les conditions de travail, d’emploi et de rémunération. Les conventions collectives ont une double fonction : une fonction complémentaire, la convention peut compléter la loi défaillante. Une fonction exploratoire : la convention peut précéder la loi à la quelle, elle ouvre la voie. Les conventions collectives ont pour objet et effet d’améliorer la situation des salariés.
 
Par ailleurs, pour qu’une convention s’applique, il faut la réunion de plusieurs conditions : l’employeur doit être affilié au groupement patronal signataire de la convention. L’applicabilité de la convention dépend en outre de l’activité économique de l’entreprise. La convention collective de branche ne s’applique dans une entreprise que si l’activité économique de cette entreprise est visée expressément par l’article de la convention. Elle ne s’applique à une entreprise que dans la mesure ou celle-ci est située dans l’espace géographique que la convention entend couvrir.
Elle doit être écrite en langue française sous peine de nullité et signée par les parties contractantes.
Oumar KANOUTE
 
 
FESTIVA DIAMWARI
Le développement à travers l’art, la culture et le tourisme
 
En prélude à la première édition du Festival «Diam wari » qui se tiendra à Mopti les 15, 16 et 17 février 2008, les autorités communales de Mopti et des opérateurs économiques étaient face à la presse le samedi 02 février 2008. C’était dans la salle de conférence de l’Association des Municipalités du Mali, sise à Bamako. Le maire de la commune urbaine de Mopti, Oumar Bathily était le conférencier.
 
En prenant cette importante décision, le conseil municipal de Mopti entend afficher sa volonté politique de promouvoir la ville et la région à l’institution d’une manifestation socio-culturelle d’importance nationale et internationale.

Première du genre dans le palmarès culturel et touristique, ce festival se veut un évènement ambitieux, fédérateur des valeurs culturelles et artistiques les plus expressives car la commune de Mopti est non seulement la capitale politique, économique, sociale et culturelle de la région mais aussi et surtout le creuset démographique, social et culturel de la région mais aussi et surtout le creuset démographique où coexiste la presque totalité des groupes ethniques rencontrés dans la région et dans certains cas du voisinage frontalier. De cette diversité, est née une cohésion sociale, un sentiment commun d’appartenance à une même culture, la « culture mopticienne » liée aux convulsions des anciens empires et royaume, et aujourd’hui à sa prospérité.
 
Si « Diamwari » signifie littérairement « bonheur » en langue peulh, les organisateurs de cette première édition entendent développer Mopti par le biais de l’art, la culture et le tourisme. « L’objectif global du festival est de favoriser le développement culturel et touristique durable de la commune de Mopti en particulier et de 5ème Région en général » a précisé le maire, Oumar Bathily.
 
Aux dires du maire de la commune urbaine de Mopti, une enveloppe de 73 millions de FCFA est prévue comme budget. La barre pourrait être placée encore plus haut. Répondant aux questions des confrères sur les infrastructures, Salim Siby, un opérateur économique de Mopti a souligné le problème d’infrastructure hôtelier : « vu le nombre grandissant de touristes à Mopti, plus de 70.000, les hôtels de la place ont du mal à contenir tout ce beau monde. Il faut encourager les organisateurs du festival Diamwari : le tourisme est créateur d’emplois. »
 
En effet, cité très célèbre, Mopti appelée souvent Venise Malienne, fondée au 12ème siècle, tire avantage de sa situation géographique au centre pratiquement du pays, de la diversité des reliefs, de sa richesse agricole, de son héritage culturel d’une population assez active et d’élites bien formées pour occuper une place importante sur l’échiquier national.
 
Par ailleurs, Mopti et sa région proposent aux festivaliers : la cité de Mopti Venise Malienne, la cité historique de Djenné (site du patrimoine mondial) ; le sanctuaire national et culturel Dogon (site du patrimoine mondial) soit 289 villages, la cité Hombori, le Mont Hombori, la main de Fatma ; la réserve des éléphants du Gourma, le Delta intérieur du Niger, la poterie, la teinture, la sculpture sur bois tissage, vannerie… etc.
Sur le plan musical, il est prévu différentes folkloriques : peulhs, dogon, bozo, Bwa, bambara, Songhoï, tamasheq etc…
 
Selon le maire de la commune urbaine de Mopti, le Festival Diamwari a le soutien du ministère de l’Artisanat et du Tourisme, de l’OMATHO (Office Malien du Tourisme et de l’Hôtellerie), du chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré et bien d’autres.
Adama DIARRA
 
TOURISME
Le Mali vu par deux journalistes français
 
L’hôtel Kimpeski a servi de cadre, hier lundi 04 février 2008, au lancement du livre « Mali ». Ce livre est signé par nos confrères français Bernard et Catherine Desjeux. La cérémonie était placée sous la présidence du ministre de l’Artisanat et du Tourisme, N’Diaye Bah qui avait a ses côtés son homologues de la Jeunesse et des Sports, de la Promotion de la Femme , de la Famille et de l’Enfant ; ainsi que le directeur de l’Office Malien du Tourisme et de l’Hôtellerie, Oumar Balla Touré.

Le ministre N’Diaye Bah de l’Artisanat et du Tourisme a, dans son discours, fait savoir sa satisfaction sur la publication du livre « Mali » qui sera désormais gravé dans les annales historiques et touristiques du Mali. Ainsi, il a félicité les deux journalistes reporters photographes pour leur ouvrage.

Prenant la parole, Bernard Desjeux n’a pas tari d’éloges pour brosser l’odyssée de son voyage à travers les coins les plus reculés du Mali. Selon lui, il a été beaucoup plus marqué par le thé, cette boisson qui est presque ancrée dans la tradition malienne en général et plus particulièrement celle des régions du Nord-Mali. Un cocktail a mis fin à la modeste cérémonie du lancement du livre « Mali ».
Toutes nos félicitations chers confrères !
Adama Diarra
 
 
MODE
Le coton au centre de la création artistique
 
Une conférence de presse sur la création de mode (style) à travers le coton africain s’est tenue à l’hôtel Santoro, le samedi 02 février 2008. Le thème choisi par la conférencière Awa Méïté était : «Daoula, rencontre au tour du coton ». Daoula est une initiative de l’association «Routes du Sud», avec l’appui du centre Amadou Hampathé Ba, sis à Missira I.
En effet, Daoula vise à encourager l’appui à la créativité des artisans et des créateurs africains des secteurs du textile et du cuir en puissant dans le savoir et savoir faire locaux, donner à voir à la promouvoir de nouveaux talents… etc.
 
Selon Awa Meïté, les nouvelles technologies permettent ainsi à des initiatives comme la sienne de donner la parole aux producteurs de coton en milieu rural et parfois dans des zones difficiles d’accès. Ainsi, elles permettent de mettre en lumière la multiplicité des possibilités qu’offre le coton, la diversité des créations qu’il permet et de renforcer l’efficacité des relations commerciales des producteurs et des créateurs au sud avec des confrères du Nord, des clients nationaux et internationaux.
 
D’autre part, Awa Meïté la présidente de Daoula a indiqué qu’une série d’activités sera organisée du 0 2 au 04 mars 2008 au cours de la deuxième édition. Parmi ces activités, il y aura l’exposition du tissage, la broderie, le bogolan, la teinture avec des colorants naturels comme l’indigo et la couture.
 « C’est nous qui donnerons la valeur à nos produits et savoir-faire, personne d’autre ne le fera à notre place. Les créateurs de mode africain ont aussi leur mot à dire. Nous avons de la matière première de très bonne qualité. Le coton est notre force » a-t-elle ajouté. »
Il faut noter que la styliste Awa Meïté travaille en étroite collaboration avec (sur le plan vestimentaire) les grandes star de la musique africaine : Nawa Doumbia, Tiken Jah Fakoly, Didier Awadi, Youssou N’Dour, Cheick Tidiane Seck et d’autres artistes vedettes des Etats-Unis d’Amérique, du Canada et le Royaume Uni.
Adama Diarra
 
Par LE POUCE
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Mardi 5 février 2008
FILIÈRE PAIN
Les éclaircissements des acteurs
 
Le Cadre de Concertation de la filière pain du Mali que préside Mamadou Lamine Haïdara a rencontré dans les locaux de l’Agence de communication « Spirit Communication » à la cité du Niger, le samedi 2 février, la presse nationale pour éclairer les uns et les autres sur un problème de mauvaise qualité de farine, signalé à la boulangerie du 26 mars à Yirimadjo, le 26 janvier. Ont pris part à ce point de presse outre Mamadou Lamine Haïdara, Zoumana Diakité, promoteur de boulangerie à Sogoniko ; Drissa Koné,  directeur commercial des Grands Moulins du Mali, Sidi Danioko, promoteur d’agence de communication, Mamadou Diallo « Alvarès » du bureau malien de la qualité ; Mamadou Kagnassy, président des distributeurs de la farine Jean Chervain.

D’entrée de jeu, le président du Cadre de Concertation de la filière pain a présenté la structure qu’il dirige. Il a fait la genèse de ce qui s’est passé le 26 janvier 2008 à la boulangerie du 26 mars de Yrimadjo.

La filière pain, dira-t-il, sort à peine d’une période de crise consécutive à la hausse mondiale des cours du blé. Le cadre de concertation, après 6 mois de négociations avec l’Etat, a conclu un accord portant augmentation des prix du pain, lancement du nouveau pain « Burunafama », relance du projet de la culture de blé au Mali. Les nouvelles mesures connaissent quelques difficultés d’application consécutive à la difficile compréhension du secteur de la boulangerie, le retard dans la mise en place du programme de promotion du pain « burunafama ». Le cadre, en collaboration avec les structures de l’Etat, travaille d’arrache-pied pour faire avancer ces chantiers…
 
Dans sa narration des faits survenus à Yrimadjo, Mamadou Lamine Haïdara, président du cadre de concertation indiquera que « le 26 janvier 2008, une boulangerie appelée « 26 Mars » située à Yrimadjo, a signalé un problème de qualité de farine suite à une perte de production. Comme d’habitude, dans de pareilles circonstances, après information, GMM a dépêché une équipe technique le 27 janvier pour faire le constat et procéder à des productions tests.
 
Avant que l’équipe technique ne fasse son expertise et situer les responsabilités, une vaste campagne de « dénigrement » a été lancée. Des journalistes ont été invités sur les lieux.
Ce programme a créé une « commission qualité », ont fait des « communiqués tonitruants économiques … »
 
Il a rappelé que le cadre de concertation est le seul organe habilité à traiter tous les problèmes conjoncturels et structurels. Le cadre a créé en son sein un comité de médiation et de conciliation pour les différends qui peuvent survenir dans la filière. Cette commission s’est déjà saisie des problèmes en cours actuellement.
 
Le cadre de concertation est composé de 21 corporations à savoir, les producteurs de blé, les meuniers, les boulangers, les importateurs, les associations de consommation, les livreurs, les distributeurs de farine, et les détaillants.
Tour à tour, les initiateurs du point de presse ont dénoncé le travail fractionnel en cours et demandent le retour des uns et des autres au moment où le cadre de concertation s’emploie à trouver des solutions aux problèmes posés. Tous ont déploré le fait qu’on sorte du cadre de concertation pour se tirer dessus ; et ont indiqué que dans le désordre, le combat ne saurait être gagné.
 
Les Grands Moulins du Mali, dans une correspondance adressée au responsable de la boulangerie du 26 mars et datée du 28 janvier 2008 pour manifester leur accompagnement, ont écrit ce qui suit :
 
« Monsieur le Promoteur,
Suite à votre réclamation en date du 27 janvier 2007 par rapport à la qualité de la farine GMM (production des 08 et 21  janvier 2008), nous avons envoyé notre boulanger, Malick Sall chez vous pour travailler la même farine.
Arrivé sur place, le boulanger Sall a trouvé que vous avez perdu environ six pétrins et il s’est tout de suite mis à travailler avec vos boulangers ; car il avait, selon les explications de votre pétrisseur, compris que la farine n’était pas la cause et il l’a prouvé devant vous et vos boulangers.
Il a réalisé 06 pétrins avec la même farine et les mêmes matériels dans votre boulangerie et vous avez été témoin de la bonne réussite de ces productions ; ce qui prouve que la farine n’a pas de problème.
Vu les bonnes relations commerciales qui nous unissent, nous déplorons le fait que votre boulangerie ait été un lieu pour certaines personnes de dire que la farine n’est pas de bonne qualité alors qu’il n’en est rien.
Nous vous adressons nos sincères remerciements pour votre fidélité et soyez rassuré que votre partenaire (GMM) est et sera toujours à votre écoute à travers son service après vente.
Recevez, Monsieur le Promoteur, l’expression de nos salutations les plus distinguées »
Pour rappel, Drissa Koné, le Directeur commercial des Grands Moulins du Mali a précisé que sa structure (GMM),  produit 120 000 tonnes de farine pour une consommation de 80 000 tonnes ; ravitaille l’ensemble du territoire national à travers l’un des réseaux de distribution les plus étoffés du pays ; et que la farine GMM représente environ 70 à 80% de la consommation malienne de farine.
Toujours selon le directeur commercial, les GMM versent plus 2 milliards F CFA dans les caisses de l’Etat chaque année ; ont créé environ 500 emplois directs et indirects ; financent la culture du blé au Mali ; 80% des boulangeries du Mali ont des matériels vétustes ;  et que 90% des boulangeries du Mali n’ont pas recruté de personnel formé au métier de la boulangerie.
Tiémoko TRAORE
 
 
 
 
COMPAGNIE AERIENNE DU MALI-SA
A la conquête de l’Afrique centrale
L’ouverture officielle de la liaison bihebdomadaire avec Brazzaville, capitale de la République du Congo Brazzaville par la Compagnie Aérienne du Mali (CAM) est effective depuis le dimanche 03 février 2008. Le vol inaugural de la desserte Bamako-Brazzaville s’est déroulé en présence du chef de Cabinet du ministre de l’Equipement et des Transports, Boubacar Mohamed Fofana, du chargé de communication, Nouhoum Koné, du ministre de l’Emploi, Abdoul Wahab en mission, du directeur de cabinet du ministre congolais des Transports, Frédéric Maniazé, du Consul général du Mali, Oumar Abba Traoré, des responsables d’agences de voyages du Mali, de la Guinée , du Togo et du Bénin et d’une forte colonie malienne.

La compagnie Aérienne du  Mali que dirige Abderahmane Berthé, née des cendres d’Air Mali, ne manque sûrement pas d’ambitions. Ne dit-on pas qu’aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années ? C’est ce que la CAM-SA est en train de matérialiser chaque jour qui passe, en cherchant à répondre aux aspirations de toute une nation. Le dimanche à Brazza, la communauté malienne était là pour saluer ce vol inaugural de la CAM à bord duquel se trouvait plusieurs personnalités.

Après avoir ouvert des liaisons avec les pays voisins dont Dakar( Sénégal), Conakry (Guinée), Abidjan (Côte d’Ivoire), Ouagadougou (Burkina Faso), Lomé (Togo) et Cotonou (Bénin), les responsables de la CAM-SA entendent desservir, après Brazza, les villes de Douala au Cameroun et de Libreville au Gabon, au mois d’avril 2008. C’est dire qu’au sein de cette compagnie, l’on ne manque pas d’ambitions.
 
C’est aux environ de 12 heures que le MC Donnell-Douglas MD 87 de 99 places s’est envolé de l’aéroport international de Bamako Sénou à destination de Brazzaville  via Cotonou où l’atterrissage était prévu pour 13h50. Une fois dans le ciel, le DG de la CAM a fait un tour dans la cabine passager pour s’assurer de leur état d’installation et leur souhaiter la bienvenue à bord de l’aéronef.

A l’atterrissage du MD-87 à Cotonou, plusieurs passagers ont pris place à bord de l’appareil.
Après deux heures trente minutes de vol, l’appareil s’est posé dans une sécurité confortable et rassurante sur la piste de l’aéroport international Maya – Maya de Brazzaville. Il était 17h40 heures locales à Maya – Maya quand la délégation, conduite par Boubacar Mohamed Fofana, a été accueillie par le directeur de cabinet du ministre congolais des Transports et de l’Aviation Civile, le consul général du Mali Oumar Abba Traoré. La télévision congolaise et d’autres chaînes étaient là pour graver les images de l’événement.

Après l’installation de la délégation dans le salon de l’aéroport, le Consul Général du Mali, dans son mot de bienvenue, a adressé ses sincères remerciements au ministre Congolais des Transports et de l’Aviation Civile et à SEM Dénis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo et à son gouvernement. Il a indiqué que c’est grâce à la volonté politique clairement exprimée des autorités congolaises que le développement des relations commerciales et économiques a été possible. C’est pourquoi, de façon solennelle, Oumar Abba Traoré, Consul Général du Mali a, au nom du gouvernement de la République du Mali, renouvelé leurs sincères reconnaissances aux autorités congolaises.

Selon le Consul Général, cette fête congolo-malienne est le symbole du renforcement de l’amitié et de la coopération entre nos deux pays frères et amis partageant les mêmes visions et les mêmes valeurs au sein de l’Union Africaine, une réalité tangible au bénéfice de toutes les filles et fils du continent. Oumar Abba Traoré a invité les autorités d’accueil, la colonie malienne à faire confiance en la compagnie aérienne du Mali, à la soutenir et à voyager par ses avions qu’ils savent performant.

Le directeur de cabinet du ministre des Transports et de l’Aviation Civile du Congo, Frédéric Maniazé a, de prime abord déclaré que c’est à la faveur des accords de Yamoussoukro, accords destinés à libéraliser le trafic aérien qu’il est accordé à la CAM la possibilité d’exercer le trafic entre Brazzaville et Bamako. Il a fait savoir également que la compagnie aérienne du Mali est tenue, à l’instar de toutes les compagnies aériennes de respecter les prescriptions liées à la sûreté et à la sécurité de l’aviation civile. Après ces mots, il a souhaité bonne chance à la CAM.
 
Le directeur général de la CAM , Abdérhamane Berthé a présenté la compagnie qu’il dirige en ses termes :
 
« Nous sommes très  heureux de nous trouver aujourd’hui en République du Congo à l’occasion de l’inauguration du vol Bamako Brazzaville par la Compagnie Aérienne du Mali.
Permettez-moi tout d’abord de présenter mes très sincères remerciements aux autorités aéronautiques de la République du Congo qui ont autorisé l’exploitation de cette ligne par la Compagnie Aérienne du Mali ; à nos partenaires et prestataires de service sur l’aéroport de Brazzaville qui assurent désormais le traitement de nos vols.

A tous nos invités et compatriotes maliens qui rehaussent l’éclat de cette cérémonie par leur présence à nos côtés…Cet évènement revêt une importance toute particulière à nos yeux.
En effet, il s’agit là de la première ligne que la Compagnie Aérienne du Mali exploite vers l’Afrique centrale. La desserte de Brazzaville sera effectuée deux fois par semaine (les jeudis et les Dimanches) avec un avion MD 87 confortable, équipé de 99 sièges dont 20 sièges classes affaire.
 
Créée en Avril 2005, le capital de la Compagnie Aérienne du Mali est détenu à 51% par le Fonds Aga Khan pour le développement économique(AKFED ), 20% par l’Etat malien, 21,66% par la Société Agora Mali et 7,34% par des actionnaires privés maliens.
La compagnie Aérienne du Mali fait partie d’un groupe de compagnie dans lesquelles le Fonds Aga Khan pour le Développement Economique est partenaire majoritaire directement où à travers des filiales de participation. Il s’agit pour le moment en Afrique de l’Ouest de la Compagnie Aérienne du Mali et d’Air Burkina, et en Afrique de l’Est d’Air Uganda.
Dès sa création, la Compagnie s’est attachée à mettre progressivement en place les conditions pour créer un réseau dense et fiable entre les différents centres économiques et touristiques du Mali, de l’Afrique de l’Ouest et désormais de l’Afrique centrale.
Compte tenu des liens historiques et économiques entre le Congo et le Mali, il était tout à fait normal que la desserte de l’Afrique Centrale par la Compagnie Aérienne du Mali commence par l’aéroport de Brazzaville.

En Avril 2008, notre réseau en Afrique Centrale sera renforcé avec l’ouverture des escales de Douala et de Libreville.

Comme vous le savez, il existe et cela depuis plusieurs décennies, une forte communauté malienne vivant au Congo, comme il existe aussi de nombreux Congolais vivant au Mali. C’est donc une bonne nouvelle pour les ressortissants Congolais au Mali et aussi les ressortissants Maliens vivant au Congo. Et plus important encore, c’est une très bonne nouvelle pour nos opérateurs économiques, car ce vol renforcera certainement les relations commerciales entre le Congo et le Mali. La Compagnie Aérienne du Mali va ainsi contribuer à l’idée d’intégration Africaine.

Mesdames, Messieurs
Mon dernier mot sera pour notre clientèle. Nous serons à l’écoute de vos besoins, et votre satisfaction sera toujours au centre de nos actions et préoccupations. »
 
Le chef de cabinet du ministre malien de l’Equipement et des Transports, Boubacar Mohamed Fofana, représentant le ministre Ahmed Diane Séméga a, au nom du chef de département, remercié la CAM pour l’honneur qui leur a été fait, de participer à ce vol inaugural. Il indiqué que son ministre est de cœur avec la CAM qu’il soutient dans ses efforts d’améliorer sa flotte et ses services.

Selon le chef de cabinet, l’ouverture de cette ligne rentre dans le cadre de l’élargissement de son rythme en direction de l’Afrique centrale. «Dans ses efforts de développement du transport, le gouvernement de la République du Mali a accordé ces dernières années une place particulière au transport aérien qui demeure un moyen efficace de désenclavement intérieur et extérieur. Dans la mise en œuvre de cette politique, ce mode de transport libéralisé a permis de combler le déficit lié à la liquidation des compagnies d’Air Afrique, d’Air Mali. Aujourd’hui, je suis heureux de constater que la Compagnie Aérienne du Mali créée par l’Etat Malien en coopération avec le fond Aga Khan, est en train d’occuper ce vide préjudiciable à notre économie. Cet appareil est de qualité. »
 
Il a rassuré les autorités congolaises que l’Agence nationale de l’aviation civile a procédé aux contrôles requis en la matière et aux vérifications nécessaires. Enfin, il a réitéré les remerciements du département de tutelle au directeur général de la CAM et à son équipe pour leur accompagnement afin de faire de la CAM un exemple dans la sous région ; remerciements qu’il a également adressé aux autorités congolaises et aux Maliens du Congo.
Les imams présents à cet événement n’ont pas manqué de faire des bénédictions à l’endroit de la compagnie.
 
Les officiels ont enfin été invités à une visite guidée de l’avion. Le tout s’est terminé autour d’un cocktail géant. Les paysagers ont été invités à embarquer et le vol N°15281 de la CAM a eu lieu dans la sécurité et la douceur nocturne à destination de Bamako. Vivement pour d’autres destinations.
Tiémoko TRAORE
Envoyé spécial
 
 
CRISE AU CNID
Un aveu d’impuissance
 
Depuis la fin des élections de 2007, le CNID est entré dans le lot des partis qui sont à la croisée des chemins. Ce n’est pas la première fois que le parti est en proie à des problèmes de gestion interne. On n’oubliera pas de si tôt que le PARENA par exemple, est issu du parti du Soleil Levant. Les cadres et militants qui ont abandonné le CNID pour aller créer le parti du Bélier Blanc ont au préalable émis des griefs au sujet de la gestion du parti. Selon les déclarations qu’ils avaient publié, on peut déduire que le président du CNID ramène le parti à sa propre personne. Ainsi, pour lui le problème qui est posé. C’est cela même qui a été à l’origine du premier clash. A preuve, aujourd’hui, le PARENA, envers et contre tout ce qu’on peut dire à son sujet, est un parti qui a su intégrer le débat démocratique en son sein en ce qui concerne la gestion des questions touchant à ses prises de position, les problèmes en son sein. C’est pourquoi d’ailleurs, depuis quelques années, il compte parmi les partis les plus stables de l’échiquier politique national. Si depuis le CNID avait su conserver l’essentiel en terme de cohésion, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le parti est plutôt au bord de l’implosion.

On se rappelle que tout a commencé en commune VI du District de Bamako avec la candidature rejetée de Me Demba Traoré qui avait manifesté sa volonté et sa détermination de briguer un second mandat à l’Assemblée Nationale, sous les couleurs de son parti le CNID. Mais peine perdue pour lui. Alors, il fut contraint  de présenter sa candidature en dehors du CNID. Dès lors commencèrent à tomber les sanctions contre lui.
 
Le secrétaire général du parti, le ministre N’Diaye Bah, Mme Tall présidente des femmes du CNID ont aussi eu leur part de sanctions. Pour protester contre cette décision, ils se sont réunis à leur tour pour prendre des sanctions contre Me Tall, le Président du parti et Mme Sissoko Fanta Mancthini Diarra, la première vice-présidente.

Par la même occasion, ces responsables politiques ont décidé de lever les sanctions prises contre les autres membres du parti. C’est à l’issue de cette rencontre que la situation s’est exacerbée au CNID. Pour les observateurs de la scène politique malienne, c’est la naissance d’un bicéphalisme jusqu’à ce que la crise qui sévit connaisse un dénouement ; peu importe qu’il sont heureux ou pas, consensuel ou sur fond de rupture définitive. Avec le bras de fer qui est engagé, le CNID risque gros, puisque Me Tall et ses proches sont impatients que les cadres et militants sanctionnés n’aient pas encore présenté leurs excuses. Cette attente va-t-elle être comblée au moment voulu ? Ceux qui sont sous le coup des sanctions sont-ils prêts pour ce faire ?

Ce sont ces deux équations qui préoccupent aujourd’hui au CNID. La sortie récente de Me Tall et compagnie peut être jugée comme ratée, puisqu’elle frise le ridicule dans la mesure où, face à un aveu d’impuissance dans le cadre de la gestion des problèmes internes du parti, ils pensent curieusement que les autorités du pays sont mieux placées pour leur enlever les épines des pieds. Comment peuvent-ils croire à cette ingérence flagrante ? Espèrent-ils vraiment que leurs mésententes peuvent trouver des solutions en dehors du parti ? Dans ce cas, quelle importance accordent-ils au parti ?

Si ce n’est le cas du CNID dans le Mali démocratique on n’a jamais assisté à un aveu d’impuissance de cette taille. Dès lors, on se demande ce que vaut aujourd’hui encore le CNID.
Amadou Diakité
 
Par LE POUCE
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Mardi 5 février 2008

 

2ème CONGRÈS DENTAIRE INTERNATIONAL

Pour préserver la santé buccodentaire

Le 2ème congrès  dentaire international s’est tenu hier jeudi 31 janvier 2008 au Centre International de Conférence de Bamako. Placé sous le haut patronage du Ministère de la Santé, le congrès dentaire international de Bamako a vu la participation des odontologistes de la Belgique, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, de la France, du Maroc, du Sénégal, et du Togo. Ledit congrès a enregistré la présence de la Fédération dentaire internationale, du Groupement des Associations dentaires francophones, des Présidents des Ordres professionnels de la Santé, de l’Association des odontostomatologistes du Mali. « Enfance et odontostomatologie, réalité et perspectives. » Tel est le thème central dudit congrès.

 

La Présidente de l’ASOSMA (l’Association des Odontostomatologies du Mali) a souhaité la bienvenue à ses collègues congressistes qui ont brillé par leur présence massive au deuxième congrès  dentaire international.

 Le docteur Michel de la Belgique, dans son intervention, a mis l’accent sur la formation continue : « la formation continue est importante pour nous professionnels de la santé ».

 

Le Secrétaire général du Ministère de la Santé, le docteur Lasseni Konaté  dans son mot de bienvenue, a indiqué que le sourire est non seulement le premier élément du bon accueil, mais également, il est un indicateur perceptible de la qualité des services proposés aux utilisateurs. « Dans une certaine mesure, ajoutera-t-il, le sourire est aussi un indicateur de la qualité de la santé buccodentaire. » Selon le docteur Lasseni Konaté, la formation continue semble être une approche appropriée aux fins de prendre en compte, d’une manière générale, les problèmes de santé de la population et plus particulièrement de sa frange la plus défavorisée.

 

En outre, il a attiré l’attention des congressistes sur les dispositions en cours, dans l’espace UEMOA, pour faciliter la circulation et l’établissement des compétences aux fins d’offrir aux populations de cet espace, les meilleurs pratiques professionnelles susceptibles  de les consoler toujours, de les soulager souvent ou de les guérir quelques fois. « C’est en cela que les odontostomatologistes contribueront, en ce qui les  concerne individuellement et collectivement, à faciliter l’accès à des soins appropriés à chaque utilisateur, et donc, à lui éviter de perdre le sourire ou de le lui donner ce sourire dont personne n’est riche au point de pouvoir s’en passer ! »,  a conclu le docteur Lasseni Konaté. Le sketch de la ‘‘Troupe Niongolon’’ a fait une sensibilisation sur la santé buccodentaire et a servi à exhorter le public à se faire soigner les dents par les odontostomatologies afin d’éviter des surprises désagréables.

Adama Diarra

 

 

FORUM NATIONAL SUR LES PRODUITS DE PREMIERE NECESSITE

Le Premier ministre prône la synergie des actions de toutes les parties 

Les 26 et 27 décembre 2007, le centre international de conférence de Bamako abrité  le premier forum sur la flambée des prix des produits de première nécessité, depuis l’avènement du libéralisme économique dans notre pays. Il s’agissait de la concrétisation d’une initiative de l’UNTM, saluée et acceptée en son temps par les plus hautes autorités du Mali qui ont souci de l’amélioration du pouvoir d’achat des populations.
Un mois après cette grande rencontre, la salle de conférence de la primature a servi de cadre le jeudi 31 janvier 2008 à la restitution des conclusions du Forum national sur les produits de première nécessité. C’était sous la présidence du Premier Ministre, chef du Gouvernement Modibo Sidibé en présence des membres du gouvernement, des membres de l’UNTM, du conseil national du Patronat, de la CCIM, des représentants des Associations des consommateurs. Trois interventions ont marqué cette rencontre à laquelle les acteurs de la vie économique t sociale du Mali étaient valablement représentés.

Pour plus d’équité et de justice sociale

Dans son allocution de synthèse, lors de la cérémonie de restitution des  conclusions du forum national sur les produits de première nécessité en présence du Premier ministre chef du gouvernement Modibo  Sidibé, le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité a signalé la dérive des prix. Nous vous proposons l’intégralité de son intervention.

« Les 26 et 27 Décembre 07 à notre initiative, nous avons organisé conjointement avec le gouvernement et le conseil National du  Patronat du Mali, conformément au Protocole d’Accord du 18 juillet 07, le Forum National sur les produits de première nécessité au centre international de conférences de Bamako.

Le forum a regroupé les acteurs concernés par la question, notamment les Associations de consommateurs et les opérateurs économiques.
Le caractère inédit de la démarche a été salué vivement par les participants et par notre opinion publique nationale qui y a découvert la clef de cette énigme et souhaité vivement la poursuite des actions à entreprendre.
La cérémonie officielle de restitution des conclusions du Forum, placée sous votre haute présidence nous offre l’heureuse occasion de rappeler les circonstances qui  ont participé à sa tenue.

En effet, la désétatisation de l’économie de notre pays par les pouvoirs publics, a conduit à une nouvelle donne orientée vers la libéralisation du commerce et des échanges. Nous avons dû faire une mue profonde pour nous adapter au  nouveau contexte.
Du fil du temps chacun a pu constater qu’il n’y a pas de règles. Chacun fait à sa tête selon la loi d’un marché contrôlé par ceux qui le dominent.
La population est ainsi piégée et on ne sait plus à quel moment il y a abondance ou pénurie, les indicateurs demeurant obscurs à dessein pour le seul souci d’une  minorité aidée par une bureaucratie insouciante et avide de gain.

Comment peut-on être à ce point adepte d’un libéralisme triomphant sans retenue et sans pudeur, alors que ceux qui nous ont enseigné le libéralisme économique en contrôlent les conséquences désastreuses par différentes mesures.
L’UNTM a maintes fois signalé la dérive des prix et a  décidé  désormais de tenir ferme sur ce registre pour plus d’équité et de justice sociale.
Les conclusions et recommandations du Forum vous sont connues, ou vous seront remises tout à l’heure.
Il nous appartient de procéder à sa mise en œuvre.

Monsieur le Premier Ministre, votre coup de pouce est vivement attendu, car au sortir  même du forum les prix continent de prendre l’ascenseur. Evitons le pire ; merci de votre aimable attention. »

A la recherche d’un équilibre

Le président du conseil National du Patronat du Mali Moussa Balla Coulibaly, intervenant à la suite de Siaka Diakité, dira que pour lui, le forum, c’est la continuation du dialogue social entamé avec le Gouvernement et l’UNTM. « Nous sommes tous soucieux du fait que, à un moment donné, il faut arriver à trouver un certain équilibre entre les revenus et les prix du marché ».

Le Doyen Moussa Balla Coulibaly président du Patronat du Mali a mis à profit cette rencontre pour attirer l’attention des uns et des autres sur le fait que le libéralisme économique est un choix du Mali et qu’en aucun cas il ne saurait être question d’une gestion administrative de l’économie. Il a ajouté que les uns et les autres comprennent la portée d’une telle assertion. Le président du conseil national du patronat du  Mali a souhaité que le dialogue social continue. Il a salué la tenue de la rencontre d’hier qui, selon lui, constitue un progrès dans le dialogue social.

Pour un dialogue et une concertation
L’accessibilité des produits de première nécessité est au cœur des préoccupations du chef de l’Etat et du gouvernement. Modibo Sidibé a rappelé à nouveau hier, dans la salle de conférence de la primature que « le gouvernement, conscient des difficultés que vient les populations, a pris très tôt des mesures pour atténuer l’impact de la hausse des pris sur le pouvoir d’achat et sur la performance du secteur privé, en mettant en place un ensemble de mesures de soutien au pouvoir d’achat des populations ; mesures auxquelles s’ajoutent les efforts consentis par l’Etat au titre de l’augmentation des salaires. »

En réponse aux deux personnalités, le Premier ministre a salué les acteurs de la vie sociale pour avoir proposé la tenue de ce forum et indiqué que le « Gouvernement continuera sa politique de modulation des mesures fiscales chaque fois que de besoin,  pour garantir un approvisionnement conséquent du pays en produits de première nécessitée à des prix accessibles aux consommateurs. Il nous faut veiller à préserver précieusement l’avantage que nous nous sommes donné : le dialogue et la concertation pour examiner les préoccupations essentielles des populations. C’est dans ce cadre qu’un Conseil National des prix a tout son sens. »

Pour le chef du gouvernement, la flambée actuelle des prix des produits de première nécessité est aujourd’hui un phénomène global qui tire son origine de l’insuffisance de l’offre sur le marché mondial des produits alimentaires face à une demande sans cesse croissante. Il nous faut en tirer les leçons qui s’imposent.

Il reste cependant convaincu que le salut est dans la synergie des actions de toutes les parties : Etat, opérateurs économiques et partenaires sociaux. Aussi conclura-t-il : « Je ne doute pas des contributions que chacun apportera à la réalisation de notre objectif commun qui reste l’amélioration continue des conditions de vie de toutes les Maliennes et de tous les Maliens, dans la paix et la quiétude ».

Le temps fort de cette cérémonie aura été la remise solennelle au PM, des conclusions des travaux du Forum  national sur la flambée des prix des produits de première nécessité. 

Tiémoko TRAORE

 

LUTTE CONTRE LE VIH SIDA

Le ministère de la Solidarité pose des actes concrets

La cellule de coordination de lutte contre le VIH/Sida a procédé hier jeudi 31 janvier au lancement de la campagne de dépistage dans les structures dudit département.
Cette cérémonie s’est déroulée dans les locaux de l’INFTS (Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux).

Mme Touré Oumou Camara, coordinatrice de la cellule de lutte contre la maladie du Ministère de la Solidarité et des Personnes Agées dira que la cérémonie est certes modeste mais revêt une importance capitale. Il s’agit de poursuivre les activités de lutte conte le Sida envisagées à la fois par le Club anti-Sida de l’INFTS et la cellule sectorielle du département, a déclaré Mme Touré. Pour la coordinatrice, le Sida constitue de nos jours un problème de développement car il touche les populations les plus actives. C'est-à-dire les jeunes. Elle a félicité et remercié le club anti-Sida de l’établissement pour les actions qu’il a menées,  notamment la campagne de sensibilisation dans le Mandé, les conférences débats au sein de l’institut, des actions de dépistage et enfin l’élaboration d’un plan d’action de lutte pour l’année scolaire 2007-08.

Pour elle, cet engagement s’explique par le fait que les futurs travailleurs sociaux, mesurent toute la dimension de la mission qui les attend. Elle a appelé à un partenariat dynamique entre tous les acteurs de la lutte contre cette pandémie. Mme Touré Oumou Camara a invité la direction et l’ensemble du personnel de l’institut à soutenir le club pour l’atteinte de ses objectifs.
La coordinatrice de la cellule sectorielle du département du développement social de la solidarité et des personnes âgées a invitée le personnel de son département et les étudiants de l’INFTS au dépistage car il constitue une étape décisive dans la lutte contre le SIDA.

La conférence-débat qui s’en est suivie a été animée par la délégation française dirigée par M. Malik Lahoucine, président d’ELIASS (Association des élèves inspecteurs en action sociale et santé publique). Elle avait pour thème : La problématique de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH en France et au Mali.

Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 

PLAIDOYER EN FAVEUR DES ORPHELINS ET ENFANTS RENDUS VULNERABLES PAR LE SIDA 

 Mieux informer pour persuader et agir 

Le centre Aoua Keïta a abrité le jeudi 31 janvier 2008, un atelier de formation à l’utilisation de l’outil de plaidoyer en faveur des orphelins et enfants rendus vulnérables  par le VIH-Sida. Organisé par le Haut Conseil National de Lutte contre le Sida en partenariat avec l’UNICEF et Health policy initiative, l’atelier a regroupé une cinquantaine de participants.
L’outil de plaidoyer est une série d’actions ciblant les décideurs en vue d’un soutien pour la résolution d’un problème spécifique. Il doit pouvoir résoudre le problème par une prise de décision politique, une mesure administrative pour faire avancer positivement la question des orphelins et enfants vulnérables  dans le cadre de la lutte conte le SIDA.
Pour Robert Ndamobissi, chargé du Bureau UNICEF Mali, la situation des enfants face au SIDA est très préoccupante, et les conséquences du SIDA sur les enfants sont mal maîtrisées. D’où un outil de plaidoyer en faveur des orphelins et enfants vulnérables qui permet d’informer, de persuader et d’agir. La pandémie, a déclaré le chargé du Bureau UNICEF Mali, laisse dans son sillage des milliers d’enfants qui ont besoin de protection.

Par ailleurs, il a salué les progrès déjà enregistrés au Mali et sollicité le renforcement du dispositif de lutte contre le SIDA.
Quant à M.Malick Sène, secrétaire exécutif du  Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA, il a remercié l’UNICEF pour son appui et invité les participants à une meilleure utilisation de cet important outil.
L’outil de plaidoyer en faveur des orphelins et enfants vulnérables est un document d’une trentaine de pages qui contient entre autres : la situation épidémiologique des orphelins et enfants vulnérables par le SIDA, les facteurs de risques, les impacts du SIDA et le cadre  institutionnel d’intervention en faveur des orphelins et enfants vulnérables.
Oumar KANOUTE

 

SECTION IV ADEMA

Le parti se meurt

 

L’ADEMA ambitionne de reconquérir Koulouba en 2012. Celle-ci passe par des étapes dont la réussite des législatives et des communales de 2009. La ruche a connu des soubresauts lors des élections générales de 2007 avec notamment les démissions de militantes et militants. En commune IV, le parti a été fragilisé avec les dissidences de Nia Dansira et de Moussa Soussain Dembélé, tous candidats indépendants pour la députation. Le candidat du parti était Ibrahima Fall, banquier de son état, membre fondateur de l’ADEMA PASJ.

Les responsables de la section IV ADEMA de Hamdallaye se font des soucis depuis le départ de leur secrétaire  général Moussa Soussain Dembélé, candidat contre la volonté du parti à Bafoulabé. Le parti tente une survie à sa façon avec les inconditionnels. Du côté du comité exécutif, c’est le silence radio. Les militantes et militants ne les préoccupent pas. Pourtant, il faut redynamiser le parti dans cette commune du district de Bamako où quelques membres se réunissent.

Aujourd’hui, Ibrahima Fall et quelques fidèles membres se réunissent pour donner un sens à l’existence du parti. La redynamisation du parti était à l’ordre du jour de la dernière rencontre. Au niveau de cette section, les départs avaient été, massifs et nuisibles pour le candidat officiel de l’ADEMA. Ils étaient nombreux les abeilles qui ont rallié le camp du RPM et de l’indépendant Moussa Mara qui est déjà au travail par rapport aux communales.

N’est-il pas venu le moment pour le CE ADEMA de s’intéresser à la situation qui prévaut au sein de la section IV où certains tentent par tous les moyens de sauver le parti d’une mort certaine ?

 

Faut-il attendre à quelques mois des communales pour s’agiter et faire semblant de redynamiser le parti ? Les militants et militants ne comprennent rien à ce manque d’intérêt du CE pour leur section. Il serait regrettable de tourner le dos à des militants de première heure, engagés pour le parti. Va-t-on renouveler les instances et donner un Secrétaire général au parti ? La balle est dans le camp de ce parti grand par sa structuration et son implantation. C’est maintenant que se préparent les communales. Le parti se meurt en commune IV.
Tiémoko TRAORE

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Mardi 5 février 2008

MATCH MALI/COTE D’IVOIRE

Une chute pour mieux sauter !

 

Dans notre livraison du 28 janvier dernier, nous nous posions la question de savoir si les Aigles parviendront à vaincre le signe indien, triompher des Eléphants….Le match du mardi 29 janvier 2008 restera gravé à jamais dans la mémoire sportive nationale et même internationale. 3 à 0 en faveur des Eléphants de Côte d’Ivoire, un score sans appel. Après ce lourd score, il y a certainement des enseignements à tirer, d’autant plus que les Aigles ambitionnaient continuer à voler haut et même très haut dans le ciel ghanéen.

 

Ainsi, l’envol de nos Aigles n’a duré que le temps de vie d’une rose. Qu’est-ce qui  n’a pas marché ? Qu’est-ce qui a fait que nos Aigles ont pris un tel coup ?

Les réponses des uns et des autres divergent entre abattement et colère. Presque tous les Maliennes et Maliens, surtout les fieffés du ballon rond. Nombreux sont ceux qui imputent la défaite à l’entraîneur des Aigles. Selon eux, ce dernier a procédé à un changement radical qui est sûrement à l’origine de la débâcle des nôtres.

 

En toute franchise, d’autres reconnaissent la poigne de l’adversaire des Aigles. « La défaite était prévisible » s’est confié un chroniqueur sportif. Un autre qui était plus optimiste, a pu dire que les Aigles du Mali pouvaient tenir tête aux Eléphants ; ce qui conduirait à un match nul ; tout en comptant sur la victoire des ‘‘Ecureuils  Bénin’’ contre ‘‘The Super Eagles’’ du Nigeria. Hélas, le miracle ou la surprise n’a pas eu lieu. L’heure n’était plus à la théorie et au croisement des doigts.

 

Partout où les discussions portent sur la défaite des Aigles à la CAN Ghana 2008, Jean François Jodar étaient pointé du doigt ; et certains ‘‘fou du foot’’ vont jusqu’à évoquer sa démission pure et simple. Jamais un match n’a été suivi avec ferveur et passion par les supporteurs et même certains speakers.

 

En football, les Eléphants ivoiriens ont toujours été la bête noire des Aigles maliens. Après tout, ce n’est que le foot, rien que le foot. Demain est un autre jour, dit-on. Après, les Aigles devront monter la garde pour éliminatoires CAN et Coupe du Monde 2010. En attendant ces échéances déjà à nos portes (dès juin prochain), espérons que Les Aigles et leur coach tireront tous les enseignements nécessaires afin d’éviter un atterrissage en détresse.

Adama Diarra

SNEC

26 031 copies corrigées suscitent la polémique !

Le mercredi 30 janvier 2008, la Bourse du Travail a servi de cadre à une conférence de presse tenue par le Syndicat National de l’Education et de la Culture. L’objectif de cette conférence de presse était d’informer l’opinion nationale sur la polémique autour des 26031 copies d’examens corrigées et de devoirs des étudiants de la Facultés des Sciences Juridiques et Politique CFSJP et de la Faculté des Sciences Economiques et Gestions (FSEG). Le principal conférencier était le prof Tibou Telly, le secrétaire général du SNEC.

Dans son intervention, le secrétaire général du SNEC, le professeur Tibou Telly a rappelé la genèse de la controverse entre l’administration et le SNEC. Selon lui, tout est parti de l’élection contestée du recteur de la FSJP.

 

Le SNEC a dénoncé les irrégularités à l’issue de l’élection et porté l’affaire devant le tribunal administratif. Ce dernier lui a reconnu effectivement les irrégularités. Mais, le recteur a fait appel. Du coup, trois syndicalistes seront mutés parce qu’ils sont considérés comme des « fauteurs de troubles avérés et attitrés. »

« Cette conférence de presse n’a pas pour but de jeter de l’huile sur le feu. Mais, c’est pour informer l’opinion nationale sur la situation préoccupante des deux facultés. Nous voulons amener l’accalmie .Mais au SNEC, nous refusons de prendre des étudiants comme des chairs à canon ». Pour le professeur Sidiki Diarra, les notes « catastrophiques » ont été sciemment données aux étudiants par l’administration afin de faire porter le chapeau aux professeurs qualifiés ‘‘ d’agitateurs’’.

En évoquant la correction des copies d’examen et de devoirs, Djiguiba Cissoko, un syndicaliste du SNEC a déclaré que les colonnes sont remplies de notes fictives. « C’est des résultats nuls et non avenus. Nous les contestons ! Ce ne sont pas des notes qui reflètent le niveau des étudiants. Je le dis et je  l’assume ! », a-t-il martelé.

Quant à la présence des forces de l’ordre, Tibou Telly dira que le SNEC condamne toutes formes d’exactions. Pour Djiguiba Cissoko, ce n’est plus une faculté de droit mais une faculté militaire. A la fin de la conférence, les 26 031 copies ont été montrées aux journalistes ; lesquelles copies n’ont toujours pas trouvé de destination.

Adama Diarra

 

TRAFIC DE GRAINE DE COTON A LA CMDT

Le PDG planificateur et organisateur

 

Depuis quelques mois, se crée à la CMDT un écran de fumée pour masquer des malversations minutieusement préparées, dont les plaques tournantes sont bel et bien le PDG de l’entreprise. Cet homme qui est un pur produit de la CMDT a gravi toutes les étapes de l’administration, est très ingénieux dans la manipulation et les montages. Pour tout le respect que nous devons à nos lectrices et lecteurs, nous irons au bout de notre combat pour la manifestation de la vérité, rien que la vérité et sans passion, pour que l’impunité cesse.

Ce qui se passe à la CMDT, cette vache laitière de l’Etat, dépasse l’entendement du commun des Maliens qui se demande si la lutte contre la délinquance financière pourra être menée. Aux Maliennes et Maliens, nous répondrons que les structures de contrôle sont au travail. Depuis quelques jours, le premier responsable de la CMDT effectue un va et vient incessant au camp I de la Gendarmerie où il aurait séjourné dans la nuit du samedi au dimanche derniers. Dans notre parution du vendredi 25 janvier 2008, nous expliquions comment le PDG, sa belle-sœur Mme Guindo Mariam Maïga, les syndicalistes Zakariyaou Diawara, Fodé Sogodogo et Cheik Traoré se sont organisés pour sortir frauduleusement la graine de coton en  se servant de l’agreement de Mr Yaya Koné.

 

Aujourd’hui, nous apportons la preuve concrète à nos fidèles lecteurs qui en doutaient encore, que le PDG Ousmane Amion Guindo est bien le cerveau de ce réseau maffieux, qu’il a mis en place et animé. Un réseau dont les activités ont favorisé l’exportation de la graine, créant ainsi une pénurie de matière première pour nos huileries nationales qui, à partir de la graine, extraient l’huile alimentaire, fabriquent le savon et l’aliment bétail pour les besoins de notre consommation nationale.

 

Tout le monde sait aujourd’hui dans ce pays que ce trafic de graine a entraîné la fermeture de plusieurs usines dont celles de HUICOMA, la mise au chômage des travailleurs de ces unités, le renchérissement du prix de l’huile (qui frôle actuellement les 1000 Fcfa le litre) et de la viande à telle enseigne que l’Etat sait vu contraint d’en subventionner le prix à un moment donné. Ce trafic est donc un véritable crime économique, dont les auteurs doivent être poursuivis et punis avec la dernière rigueur.

 

Mais, force est de constater l’indifférence des Autorités par rapport à ce trafic qui n’est pourtant pas méconnue de personne, sauf que le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales a adressé une correspondance aux Gouverneurs de Régions leur demandant de prendre les mesures nécessaires pour suspendre l’exportation de la graine de coton.

Quant à nous, nous continuerons notre devoir d’informer objectivement, d’informer vrai sur ce sujet et sur les agissements de Mr. Ousmane Amion Guido, qui, imbu de son impunité, ne se connaît plus aucune limite dans son pillage systématique de la CMDT.

 

 Pour revenir à la planification du trafic de graines par Ousmane Guindo et complices, nous soumettons à votre appréciation, le document ci-joint, intitulé « Note Technique au Président Directeur Général ». Une note par laquelle le Directeur Commercial lui soumet pour avis la liste des industries locales demanderesses de graine de coton.

On peut constater sur ce document que le PDG  établit lui-même au bic une nouvelle liste pour les quantités suivantes :

 °  Yaya Diarra  250 tonnes

 °  Huilerie Yaya Koné  1500 tonnes

 °  Huilerie Mariam Maiga  250 tonnes

 °  Huilerie Mema Dembélé  250 tonnes.

En établissant sa propre liste comme ci dessus, le PDG a de façon délibéré violé les procédures en matière de vente de graine que lui-même a fait mettre en place et qui stipulent que celle ci est faite uniquement aux industries locales. Or ni sa belle soeur ni les autres n’ont  ni agreement ni huileries installées au Mali à l’exception de Yaya Koné qui disposait d’un agreement à l’époque mais son usine n’était pas opérationnelle.

 

 

Le PDG s’est rendu coupable des mêmes pratiques dans d’autres Régions CMDT en instruisant aux Directeurs Régionaux de vendre la graine aux personnes  avec lesquelles il était en affaire, en particulier à Sikasso où le produit du trafic de graine a servi à financer la campagne électorale de proximité d’un proche avec la complicité du Directeur Régional de cette localité.

Pour ne prendre que le cas de la seule Région de la CMDT de Bougouni où les Sénégalais ci-après et d’autres prétendues huileries ont eu accès à la graine sur instruction du PDG :

 Bassirou Niang    638 tonnes

Talla Sarr             311  tonnes

Ibrahima N’diaye   80 tonnes

Cheick Sadibou Touré  200 tonnes

Oumar Thiam         200 tonnes

Mor N’diaye             200 tonnes (un ami sénégalais du PDG servi sous couvert du paysan de Kita  Ibrahima Keita)

STP SARL           600 tonnes

Alima A Thera    216 tonnes

 

Paniqué pour avoir imaginé que Mr Boubacar Diaw dit Dia a certainement dénoncé son trafic de graine à l’équipe du vérificateur qui a séjourné à Bougouni, le PDG Ousmane Guindo a monté une cabale contre cet agent en poussant le Directeur Régional à porter plainte contre lui pour un prétendu détournement de 500 tonnes de graine. Pour cette fausse accusation Mr  Diaw a été emprisonné pendant 11 jours, pour ensuite être relaxé par le juge de Bougouni au vu de la procuration délivrée par le destinataire des 500 tonnes et confirmant la réception par lui de la totalité de la quantité en question.

Malgré que M. Diaw ait été blanchi, il demeure toujours sous le coup de la décision de suspension de fonction et de salaire dont il  a fait l’objet ; ceci en violation des dispositions de l’Accord d’établissement et du code du travail.

 

Lorsque  le juge  a décidé d’entendre la belle soeur du PDG et le Directeur Régional de Bougouni  et que l’affaire Diaw a été largement relayée par la presse écrite et parlée en mettant l’accent sur l’implication du PDG dans le trafic de graine, ce dernier a mis en route une deuxième cabale. Cette fois contre le Directeur Commercial Mr Boubacar Diagne et le Chef de Division Autres Ventes  Mr Elie Guindo.

Pour se sauver, sauver sa belle sœur et le secrétaire général de la section syndicale Mr Zakariyaou  Diawara Ousmane Guindo n’a pas hésité une seule seconde à souiller l’honneur et la dignité de proches collaborateurs auxquels rien ne peut être reproché en ce qui concerne le trafic de graine.

Pour se faire il a concocté avec sa Direction juridique (en particulier en la personne de Maïmouna Sogoba, véritable Machiavel au féminin, qui se plait à être utilisée pour les sales besognes et les tâches les plus répugnantes) un faux dossier incriminant les deux responsables ci-dessus cités.

Maïmouna Sogoba se rend donc à Bougouni pour entreprendre le juge, (après s’être rendue d’abord  à Koutiala pour peaufiner le plan diabolique). Le juge lance alors les convocations aux deux responsables en question mais aussi aux trois syndicalistes impliqués avec le PDG dans l’utilisation frauduleuse de l’agreement de Mr Yaya Koné. Le juge avait auparavant convoqué Mme Guindo Mariam Maïga qui n’a pas daigné y répondre.

 

Maimouna  Sogoba aurait tellement chargé Boubacar Diagne, Elie Guido, Cheick  et Fodé auprès du juge. Lorsqu’ils se sont présentés au tribunal de Bougouni, juste le temps de prendre leurs filiations, ils ont été immédiatement déferrés, l’un après l’autre, à la maison d’arrêt. Cinq jours plus tard le juge a entendu Mrs Boubacar Diagne et Elie Guindo. Après avoir entendu leurs explications et pris connaissance de la note technique dont nous vous parlions plus haut, le juge a du comprendre que le PDG et son envoyée ont tenté de le mener en bateau ; c’est  pourquoi il a, en toute conscience, procédé à la  relaxe de Mrs Boubacar Diagne et Elie Guindo. Mais ils resteront certainement à jamais marqués  par cette infamie ourdie par Ousmane Amion Guindo.

 

Quelle sera l’attitude du juge pour la suite à donner à cette affaire ? Entendra t-il le PDG, sa belle sœur, Zakariyaou  et le Directeur Régional de Bougouni? A moins que ceux ne soient au dessus de la loi, alors que toutes les preuves attestent de  leur responsabilité dans le trafic de graine.

 

En effet, le Directeur Régional en la personne de Drissa Fasseko Diallo, instrumentalisé d’un coté par le PDG pour servir la graine aux Sénégalais, a de son coté fait des détournements sur la graine.

 

Il a ainsi vendu 110 tonnes de graines qu’il a qualifiées d’impropres à la consommation huilerie mais cédées malgré cela, au prix de la bonne graine à un certain Drissa Traoré,

pour 4 153 600Fcfa(voir fac-similé ci-joint d’un des bons délivrés). Ce montant n’a jamais été versé dans la caisse CMDT. Interpellé par les auditeurs de la CMDT à ce sujet, le Directeur Régional a reconnu les faits et signé une reconnaissance de dette qui se trouve actuellement entre les mains de l’Auditeur Principal Mr Cheik Saidou Tall.

 

Malgré tout cela le PDG n’a pas pris la moindre sanction contre l’intéressé. Pas de plainte, pas de suspension de salaire ou de fonction, même pas un avertissement écrit. Fodé et Cheick en détention n’ont fait l’objet d’aucune mesure de suspension. Voila comment Ousmane Amion Guindo gère les ressources humaines de la CMDT par deux poids, deux mesures.

 

De la même manière, le PDG a incité Zakariyaou Diawara à ne pas se présenter à Bougouni pour y répondre à la convocation du juge, soit disant qu’il trouverait un terrain d’entente  avec celui ci. Il semble que le PDG et ce Zakariyaou  en sa qualité d’administrateur représentant des travailleurs seraient impliqués dans une affaire infiniment plus grave mais qui ne concerne pas la graine, d’où la volonté du PDG de le protéger  autant qu’il peut. Lorsque votre complice saute vous sautez avec lui.

 

 Cheik, Fodé, Zakariyaou et le Directeur Régional de Bougouni sont également impliqués dans l’affaire de graine de STP SARL  qui leur aurait permis de se faire un bénéfice d’environ 40 millions de Fcfa. On en saura d’avantage lorsque Fodé et Cheick, actuellement détenus à la prison de Bougouni se mettront à table. Car on peut logiquement supposer qu’ils n’accepteront pas d’être les dindons de la farce.

 Affaire à suivre…

 Amadou Diakité

 

ASCENSION DE L’URD

Une menace pour l’ADEMA

 

Il n’est un secret pour personne que l’ADEMA, ancien parti majoritaire qui a géré le pouvoir pendant dix ans ambitionne de revenir en 2012. Cette ambition du parti de l’Abeille Solitaire est sur toutes les lèvres depuis la fin des élections générales de 2007.  En effet, de sources proches de la Ruche, les élections générales de 2007 et les communales de 2009 sont des passages obligés pour l’ADEMA qui a décidé de transformer son soutien politique en soutien électoral pour ATT à la présidentielle de 2007. Aux élections qui viennent de se dérouler, l’ADEMA a démontré sa suprématie dans l’arène politique en se taillant le plus grand nombre de députés à l’issue des élections législatives. Le parti a presque atteint ses prévisions à ces élections.
Il reste à présent les élections communales où ses ambitions sont encore plus grandes.
Mais d’ici là, le parti a relancé le débat sur la reconstitution de l’ADEMA originel. Il faut préciser que cette ambition si noble, si nécessaire se révèle difficile à accomplir en ce moment.

 

L’URD s’organise

La fin des élections générales de 2007 marque une étape décisive dans l’évolution de l’URD.
En effet, le parti ne cesse d’enregistrer des adhésions de cadres et militants venant de divers horizons. Cette évolution positive du parti suscite beaucoup d’intérêt chez ses responsables qui semblent nourrir davantage d’ambitions pour les perspectives politiques. Ainsi, on voit mal l’URD se retourner de cette opportunité qui s’offre à lui pour pactiser avec qui que ce soit, a fortiori envisager un retour dans la grande famille ADEMA. C’est là qu’il y a une menace sur le projet de l’ADEMA. D’ailleurs, ceux qui sont en train d’adhérer à l’URD sont convaincus que le parti ne se laissera pas faire à l’occasion des élections générales de 2012 qui est, selon l’avis de plusieurs observateurs de la scène politique une opportunité pour la classe politique de prendre sa revanche à travers la réalisation de l’alternance politique. C’est donc là que les choses se compliquent, dans la mesure où les nouveaux arrivants verront sans doute une naïveté politique en un ralliement de l’URD à l’ADEMA. Ainsi, aujourd’hui l’ADEMA semble avoir perdu pour de bon l’URD aussi ambitieux que lui. A présent, il ne lui reste plus que les cadres et militants mécontents qui avaient contesté la décision du Comité Exécutif. A ceux-ci il faudra peut-être ajouter le MIRIA et le RPM qu sont en train de chercher à se frayer la voie vers l’ascension.
Mais pour le moment, ces deux partis semblent être à bout d’arguments et de stratégie. Malgré cela, le RPM va-t-il accepter de renoncer à ses ambitions de conquête du pouvoir au profit de l’ADEMA ? Cela n’est pas certains, puisque, difficilement cette idée fera l’unanimité ? Alors, le projet de reconstitution de l’ADEMA originel n’est-il pas déjà en panne ?

Tiémoko TRAORE

 

ACI 2000

De hautes herbes gênant la vue !

 

Les concepteurs de l’ACI 2000, ont voulu doter notre capitale d’une cité qui n’a rien à envier aux quartiers huppés de nos voisins. L’ACI sur laquelle est  battue des immeubles de haut standing fait l’objet d’une fierté de tous. Certes, l’Agence de Cessions Immobilières s’emploie à faire de cette partie du district un des fleurons de Bamako. Petit à petit le centre ville se décongestionne. Les hôtels, les bureaux sortent de terre avec de rues larges où il fait bon de rouler.

Au sortir de l’hivernage, l’inquiétude gagne les usagers de l’ACI. S’il fait bon de rouler sur les larges voies de l’ACI 2000, force est de constater que la présence encore visible des hautes herbes gêne fortement la vue des conducteurs et peut être source d’accidents. C’est l’entretien de la voie qui fait défaut au niveau de cette cité en chantier.
A l’intersection des artères, les hautes herbes ou les arbres gênent  la visibilité. On est obligé de s’avancer sur la voie avec prudence pour ne pas entrer en collision avec un autre conducteur.

Les autorités du District en charge de l’assainissement et surtout de la visibilité sur nos routes doivent penser à rendre la circulation plus fiable avec moins d’accident. Faites un tour sur les routes de l’ACI 2000, vous trouverez que le constat nous interpelle tous. Une bonne sécurité routière voudrait que l’on nettoie les voies après chaque hivernage. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. On attend peut-être qu’une collision mortelle se produise pour penser à t ailler ou à couper ces arbres et ces hautes herbes.
Youma 

 

 

Cercle de Réflexion des cadres et militants de l’ADEMA

Carton rouge au parti !

 

Suite à la décision du conseil des ministres du 23 janvier, relative à l’attribution du financement public des partis politiques, attribution qui a écarté certains grands partis politiques dont l’ADEMA-PASJ, nous avons reçu une contribution du Cercle de Réflexion des cadres et militants de ce parti par rapport à cette répartition discriminatoire des fonds du contribuable malien.

 

Le mercredi 23 janvier 2008, le communiqué du conseil des ministres nous a révélé dans son chapitre des mesures législatives et règlementaires le décret relatif à la répartition de l’aide financière de l’Etat aux partis politiques. A la grande stupéfaction du peuple ADEMA, ce parti de l’Abeille solitaire s’est vu out ! Véritable controverse surtout quand on se souvient de la victoire éclatante de notre formation politique aux législatives de juillet 2007, sanctionnées par l’acquisition du perchoir par le numéro 1 des abeilles, le président du parti.

Ses prestations glorieuses de 2007 devraient à notre entendement permettre à l’ADEMA de se tailler la part de « bilissi » dans le financement public. Au regard de la teneur du communiqué du conseil des ministres, le nombre d’élus à l’hémicycle est loin d’être un élément essentiel pour prétendre au financement. Méconnaissance ou ignorance ? En tout cas, le militant à la base est troublé car pour nous le parti vient de manquer un rendez-vous. Le peuple ADEMA est trop navré par cette attitude qui a révélé la négligence dans son antre. Au moment où les pourparlers sont engagés pour renforcer le parti, la vague du financement déferle.

Ce qui est inadmissible, c’est que l’ADEMA après avoir géré les destinées du Mali démocratique pendant 10 ans,  n’a aucune excuse en nous montrant qu’elle n’est pas à mesure d’assumer une comptabilité digne d’estime.

Il est opportun d’attirer l’attention de la famille ADEMA que le financement doit être un tremplin pour nous requinquer le morale que d’avoir comme corollaire la déception.

A un an des rudes épreuves qui porteront sur la conquête du contrôle de l’appareil local qui définira les grandes lignes de 2012, la machine électorale qu’est l’ADEMA ne doit, sous aucun prétexte, être exemptée du financement. Le corollaire est que ce manque à gagner va sans doute influer sur la santé des structures.

 

Notre désir le plus  ardent est que le Comité Exécutif qui a jusqu’ici montré ses capacités dans la résolution des équations même les plus difficiles, évite à tout prix la brisure de la machine électorale dont il est la locomotive.

L’histoire de l’ADEMA qui remonte de loin a été marquée par des soubresauts mais le parti a un passé glorieux inoubliable. L’expérience et la réflexion conjuguée doivent guider nos pas.
Il sera néanmoins  salutaire pour notre famille d’intensifier les activités pour q u’on resserre notre rang et effectuer une véritable revue des troupes pour que le militant qui croit reste sur son carcan et que le sympathisant qui cogite rejoint la famille.
En se referant au communiqué du 23 janvier 2008 qui précise que les partis politiques pour prétendre au financement doivent satisfaire certaines exigences en l’occurrence les instances statutaires et la moralisation des comptes. Il est bien perceptible que l’ADEMA a tenu toutes ses instances statutaires, le goulot d’étranglement doit probablement être la moralisation des comptes.

 

N’étant liée à une autre topographie du savoir que la comptabilité, le cercle de réflexion des cadres et de militants de l’ADEMA propose au Comité Exécutif le recours aux prestations d’un cabinet comptable pour éviter le pareil désagrément.
Le CERCLE 

 

CNID-FYT

« Pas de querelle entre Me Tall et N’Diaye Bah »

Suite au climat orageux qui règne au sein du CNID (Congrès National d’Initiative Démocratique), le groupe parlementaire de ce parti a tenu une conférence de presse le mercredi 30 janvier 2008 au siège dudit parti. C’était en présence de honorables Yaya Haïdara, Zanké Fané, Boubacar Diarra, Hadi Niangadou, Sissoko Fanta Manchini Diarra ; en l’absence de Me Mountaga Tall.

 

Après la suspension en cascade du Président du parti CNID-FYT, Me Mountaga Tall, du Secrétaire général, N’Diaye Bah, de la présidente des femmes et 17 autres membres, le groupe parlementaire du CNID FYT a fait une déclaration qui était d’ailleurs l’objectif de la conférence de presse. M. Yaya Haïdara, un membre du groupe parlementaire, a souligné que le groupe parlementaire à un rôle à jouer. « On leur a demandé en tant que groupe parlementaire de venir présenter leurs excuses », a-t-il dit. Cependant, l’honorable Yaya Haïdara, sans détour, a dénoncé le déchirement au sein du parti en ces termes : « on a constaté que la volonté de nuire au parti est manifeste. Un parti politique est créé pour conquérir le pouvoir et non pour se combattre. C’est inacceptable ! On ne peut pas comprendre que les militants du parti combattent le parti. En démocratie, il y a des règles à respecter. Tout cela, ce sont des actes qui ne grandissent pas le parti. Ils veulent mettre le pied dans le plat avant de claquer la porte ».

Répondant aux questions, Yaya Haïdara a déclaré qu’il n’y a pas de querelle de personne entre l’honorable Mountaga Tall et le ministre N’Diaye. Qu’adviendrait au cas où le secrétaire général et la présidente refuseraient de présenter des excuses ? «Nous demanderons au Comité Directeur de prendre toutes les mesures nécessaires afin que les personnes suspendues ne puissent en aucun cas, parler au nom du parti ou utiliser les couleurs, logo, sigles ou tout autre signe distinctif du parti », a-t-il répondu.
Adama Diarra

 

OPF

Vers une réforme

Un atelier sur la relecture des textes de l’Organisation Panafricaine des Femmes (OPF) a pris fin hier jeudi le 31 janvier. L’atelier qui a duré deux jours s’est tenu au centre Aoua Kéïta.
M. Youssouf Sangaré, secrétaire général du  ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant, et de la Famille(MPFEF) dira dans son discours d’ouverture, que cet atelier est un atelier préparatoire du 9ème congrès de l’OPF. Il a rappelé les conditions dans lesquelles l’organisation est née. L’OPF est née le 31 juillet 1962 à Dar Es Salam en Tanzanie pour œuvrer à la décolonisation et à l’émancipation de la femme, à la réalisation de l’unité et de la coopération entre les Etats d’Afrique.

 

Au congrès de Hararé en 1997, l’Organisation Panafricaine des Femmes a retenu six  programmes qui sont entre autres : la définition des politiques et des programmes de lutte contre la pauvreté ; l’intégration économique des femmes ; la mobilisation des femmes pour une participation plus efficace et efficiente dans la prise de décision relatives à l’économie, la lutte contre toutes formes de discrimination à l’égard des femmes, la garantie de la participation des femmes dans la vie sociale et l’application du principe de l’égalité des chances, la lutte contre le phénomène de la féminisation de la pauvreté.
Dix ans, après ce congrès, il devient nécessaire pour l’OPF de procéder à des réformes pour relever les défis de l’heure.

Cet atelier se tient en prélude au 9ème Congrès qui sera organisé du 14 au 17 février 2008 à Johannesburg (Afrique du Sud) dont les objectifs sont les suivants : restructurer l’OPF pour l’adapter aux nouveaux défis au niveau de l’UA et de la Renaissance Africaine (RENAF), rassurer que l’OPF demeure une voie importante et forte des femmes, renforcer et restructurer les capacités opérationnelles et administratives de l’OPF ; rassurer que les contributions de l’OPF à l’ECOSOC, à l’Union Africaine (UA) et à d’autres institutions créées pour opérer un changement dans la vie des femmes, proviennent des organisations de la base ; créer des rapports de bon partenariat avec l’UA et les autres partenaires et élargir la base de l’OPF.

Le secrétaire général du MPFEF précise que l’objectif de la présente rencontre est d’examiner le document produit par le comité de pilotage de l’OPF  en vue de préparer le prochain congrès.

Signalons la présence de Mme AlWata Ichata Sahi, secrétaire régionale de l’OPF et la représentante de la fondation femme d’Afrique et culturel Mémorial de Rufisque, Comité National du  Mali.

Hamidou Togo (stagiaire)

 

 

Par LE POUCE
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Jeudi 24 janvier 2008

LE SAVIEZ-VOUS ?

L’Opposition

 

L’opposition est une voie de recours de droit commun et de rétractation qui est ouverte au défaillant, et par l’effet de la laquelle l’affaire revient devant le tribunal qui a statué une première fois. Elle est ouverte à moins qu’un texte exprès ne la supprime, c’est une voie de rétraction, cela  veut dire que l’on revient devant le même tribunal qui a statué une première fois, au lieu d’aller devant une juridiction supérieure, comme pour l’appel qui est une voie de reformation. Pour pouvoir former opposition, il faut selon les principes généraux avoir intérêt, c'est-à-dire subir un grief du fait du jugement rendu par défaut, avoir qualité, c'est-à-dire avoir été partie à l’instance primitive ; il faut enfin être capable d’agir en justice, l’incapable sera éventuellement représenté par son mandataire légal.
L’opposition remet en question devant le même juge, les points jugés par défaut pour qu’ils soient à nouveau statués en fait et en droit.

Oumar Kanouté

 

SALON INTERNATIONAL DU TOURISME

Promouvoir la destination Mali

 

C’est parti depuis hier jeudi 24 janvier 2008, pour le lancement du Salon International du Tourisme  (SITOUR) que notre pays abritera en octobre 2008. La salle de banquet du Centre international de conférence de Bamako a refusé du monde lors de la cérémonie de lancement du Salon International du tourisme de Bamako. Etaient présents : le Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Diaye Bah, son homologue de la culture, les directeurs des agences de voyages, les représentants du Centre National de la Promotion de l’artisanat, de l’Office Malien du Tourisme et d’autres personnalités. Le SITOUR prévu pour les 17-18-19 octobre prochain, est une première manifestation touristique du Mali à vocation sous-régionale.

Pour Diaye Bah, ministre du tourisme et de l’artisanat, le tourisme malien paraît l’un des plus dynamiques de la sous-région. Il en veut pour preuve : de 2002 à 2007 le nombre des hôtels du Mali est passé de 218 unités à 346 unités offrant près de 6500 lits. Aussi les investissements ont repris en 2004 avec 2,5 milliards FCFA pour culminer à 16,5 milliards FCFA en 2006. Le Mali a aussi signé un protocole d’accord de coopération avec la Chine. Toute chose qui a fait de notre pays l’un des dix pays au monde à avoir conclu un tel accord. « Ce salon sera l’occasion, indique N’Diaye Bah, de découvrir au plus près le produit touristique malien. Pour y parvenir, la pleine participation de tous les acteurs est indispensable ».

Aussi, le Ministre les a-t-il invités à adhérer à la démarche du gouvernement. Ce qui permettra au Salon International de Bamako de combler les attentes des organisateurs, des participants et des visiteurs.

 

Le Salon se tiendra au Centre international de conférence de Bamako. Au menu, des expositions, ateliers et animation. Rappelons que la cérémonie de lancement du SITOUR a enregistré la prestation l’Ensemble Instrumental du Mali. Cela augure déjà une atmosphère de fête.
Oumar Kanouté

 

NOUVELLES TECHNOLOGIES

L’impact sur les adolescents

 

La CAFO (Coordination des associations féminines et ONG du  Mali) en collaboration avec le réseau québécois d’action pour la santé des femmes que dirige Mme Lydya Assayag organise depuis un certain temps une série de conférence-débat.

 

La première de cette série de conférences-débat a eu lieu le mercredi 16 janvier au Centre Aoua Keïta. Elle avait pour thème la ménopause. Quelques jours plus tard la Cafo a organisé au même lieu une conférence dont le thème était la bio médicalisation. Hier jeudi 24 janvier, cette fois-ci, dans ses locaux, la coordination des associations et ONG féminine du Mali a organisé une autre conférence. Le thème était : l’hyper sexualité. L’objectif de la conférence est de sensibiliser les parents d’enfants, la société civile sur l’influence des médias, de l’industrie, de la mode, de l’image et de l’internet sur le comportement des adolescents.

 

Selon la conférencière, Mme Lydya Assayad du Canada ce thème définit comme : le fait de provoquer artificiellement une sexualité et vise les pré adolescents et surtout le sexe féminin. Dans son exposé Mme Lydya a évoqué l’importance des évolutions des nouvelles technologies et des sciences mais elle demande aux parents d’être vigilants car l’intérêt du « L’usage du téléphone n’est pas sans conséquence sur le comportement des jeunes. La volonté de séduire, d’être belle, imité l’image très souvent trafiquée, la banalisation de la pornographie sont entre autres les causes de l’hyper sexualité ». Elle ajoutera que les spécialistes du marketing ont su mettre une classe de pré adolescence artificielle pour attirer l’attention des enfants sur le plan habillement. Mme Lydya déclare que l’hyper sexualité date d’une décennie. Elle a sur la vigilance et la prudence des parents car les enfants sont animés par la volonté d’imiter les images, images très souvent trafiquées. Trouble de la structure de la personnalité, la dépendance de la consommation, les IST, les risques de grossesse, les troubles psychologiques, les échecs scolaires de la CAFO, Mme Oumou Touré, leur amitié avec Lydya est une amitié sincère. A travers ces activités Lydya Assayag contribue à l’épanouissement de la femme malienne. Oumou Touré de déclarer que le déplacement massif de ses mères, sœurs et filles autour de ce thème, montre leur engagement pour la cause féminine. Elle a par ailleurs invité les femmes à suivre avec intérêts les exposés de leur hôte.
Hamidou Togo (stagiaire)

 

Par LE POUCE
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