FOOTBALL
Et si l’on valorisait l'expertise africaine ?
Le football africain est mûr. La 26ème CAN qui s’est déroulée tout récemment au Ghana l’a confirmé. Toutefois, à deux ans du mondial, devant se dérouler en Afrique du Sud, il a besoin de
l'expertise du continent pour s'affirmer davantage. Le football africain a besoin de plus de sérieux dans son organisation. Aussi, faut-il, sans complexe et tout en demeurant ouvert, oser
tourner la page du mythe du ‘‘sorcier blanc’’ et valoriser les ressources locales.
Après toutes ces années de cheminement, c'est une aberration de dépendre des encadreurs étrangers alors que nous disposons de tant de ressources locales de haute facture. Rares sont les
entraîneurs africains qui sont sollicités en Europe, contrairement aux autres domaines d'activité. Des ressources existent pourtant qui pourraient même s'imposer sur d'autres continents où
excellent parfois leurs collègues issus des mêmes centres de formation. Il est temps de compter sur ses propres forces. Ces entraîneurs qui viennent de l’Europe ne sont pas forcément les
plus performants. Le cas de l’entraîneur égyptien, Hassan Shehata en est la preuve concrète. Et, c’est une leçon pour tous les autres pays africains.
La CAN, en dépit de ses difficultés, demeure une des manifestations les plus populaires du continent car elle a du mérite. Ses acquis sont nombreux : entre autres son organisation régulière a
sorti le sport, et singulièrement le football, du bois. Les parents y croient désormais ; qui n'hésitent plus à laisser leurs fils et filles qui ont du talent à faire du football leur
carrière. Les retransmissions en direct ont permis d'équiper les services publics et privés de télécommunications et surtout les stations de radiotélévision du continent. Des agents ont pu être
formés, la collaboration renforcée. La CAN, c'est aussi cet exemple de communion que les sommets des chefs d'Etats membres de l'Union Africaine ont du mal à nous donner. Si seulement les
dirigeants politiques pouvaient s'en inspirer et s'efforcer de respecter les règles du jeu démocratique comme savent s'y résigner même les plus récalcitrants des joueurs et des encadreurs
sportifs sur nos stades !
Mais à la veille du mondial d'Afrique du Sud, les défis à relever sont également nombreux. Car la CAN traduit aussi cette forte dépendance du continent à l'égard de l'Occident que nous pourvoyons
en ressources taillables et corvéables à merci et le plus souvent dans la parfaite discrétion. Pour les différents clubs européens, l'Afrique constitue un vivier mais sans contrepartie réelle.
L'Europe profite financièrement et techniquement des talents de nos professionnels.
Encore une fois, la logique est respectée dans nos rapports avec les pays du Nord. La preuve, ces tiraillements quant au calendrier d'organisation des matchs en rapport avec celui en vigueur en
Europe, la disponibilité des joueurs professionnels africains en cas de rappel par le pays d'origine. Sur un autre plan, la plupart des professionnels africains évoluent hors du continent dans
des conditions socio-économiques qui échappent à la vigilance de leur pays. Il n'est pas sûr que leur carrière soit si bien suivie.
Aussi ceux qui ont réussi doivent-ils penser davantage à demain et après-demain. Mais ils doivent aussi se souvenir de ceux qu'ils ont laissés derrière eux : leurs familles mais aussi les plus
jeunes qui rêvent de faire comme eux mais qui manquent cruellement de repères et d'encadrement.
Les plus anciens également. Ceux qui ont décroché malgré eux, ceux qui sont victimes de la maladie, de la jalousie, des intrigues, de l'abandon et de la mauvaise gouvernance. Beaucoup sont
aujourd'hui à la touche après avoir porté haut le drapeau national. Il n'y a misère plus grande que celle de se sentir abandonné après avoir fait la gloire de son pays, servi d'exemple aux plus
jeunes et de bilan d'un mandat politique. Ils sont nombreux à croupir dans la misère et l'anonymat, à mourir de faim ou de négligence, ces anciens joueurs et entraîneurs, ces dirigeants de clubs,
de ligues et de fédérations, mais aussi ces supporters anonymes qui ont su à leur façon, mouiller le maillot, braver les intempéries et les sarcasmes des jaloux et mesquins qui hantent le chemin
des africains. Eux aussi méritent qu'on pense à eux. Sans tous ceux-ci, point de football africain!
Grâce au football, les professionnels africains d'aujourd'hui, même ceux qui ne sont pas forcément des références, palpent chaque année des millions pour ne pas dire des milliards de CFA francs.
A eux de penser à leur retraite, en sachant mettre de côté. Mais à eux également de penser à assister d'une manière ou d'une autre tous ces professionnels d'hier et d'avant-hier, tous ces
militants du foot qui ont besoin de leur coup de main. La CAF, en rapport avec les instances nationales et la FIFA, devrait prendre des dispositions dans ce sens. Un fonds ou une fondation bien
géré devrait pouvoir aider à résoudre certains problèmes que vivent les sportifs, surtout les anciens. Sans vouloir s'immiscer dans la vie privée des professionnels, on pourrait tout aussi bien
invoquer le devoir d'ingérence pour des questions de principes et de droit tout court. Si l'on peut s'intéresser au transfert et à la gestion des joueurs, l'on pourrait tout autant penser à leur
fin de carrière, et surtout aux carrières brisées pour diverses raisons. Le football, sport le plus populaire, pourrait alors inspirer les autres disciplines.
Au niveau de l'encadrement, la CAN 2008 a révélé encore une fois la grande valeur de l'expertise africaine. En faisant appel à des entraîneurs nationaux, l'Angola et l'Egypte qui ont encore
performé, ont fait la preuve que le continent dispose de ressources valables au niveau de l'encadrement. Il suffit de les valoriser. En leur redonnant confiance, en les rémunérant au taux qui
convient, et sans laisser d'arriérés. Mais aussi et surtout en les laissant travailler. Comme on le fait pour les entraîneurs étrangers. On arrache les joueurs africains à prix d'or. Les arbitres
commencent à s'imposer par leurs compétences. Les dirigeants sportifs se font de plus en plus respecter. Pourquoi ne pas taire nos mesquineries? Le monde du sport africain, celui du foot en
particulier, doit quitter l'informel, se prendre au sérieux et s'organiser plus sérieusement sur tous les plans.
En effet, on comprend difficilement que des pays regorgeant de talents ne disposent pas de stades dignes de ce nom, ou s'illustrent négativement lorsqu'il s'agit de rétribuer les joueurs ou les
entraîneurs comme cela se doit. C'est une honte ! Il faut sortir de la médiocrité qui a longtemps caractérisé la gestion du football africain. En finir avec ces sempiternelles querelles de
succession, ces infrastructures inadéquates, ces escroqueries et autres manipulations éhontées de fonds ou de dossiers de transfert. Il est temps de mettre fin à l'indiscipline caractérielle de
certains joueurs, et de distribuer des cartons rouges à ces dirigeants politiques qui s'affairent de jour et de nuit autour de la liste des joueurs comme s'ils n'avaient pas d'impératifs
ailleurs. Parce qu'il devient une véritable industrie générant des profits énormes.
Adama Diarra
TOURE FATOU, CANDIDATE MISS SAHEL
« J’aime le Mali et je suis prête à y revenir »
Vingt perles noires sont à Bamako pour valoriser la femme africaine à l’occasion d’un concours intitulé « Miss Sahel », organisé par l’Agence de mannequinât «En Vogue » et
qui aura lieu le samedi 16 février 2008. Parmi les prétendantes à cette 2ème édition, une consoeur Touré Fatou de la Côte d’Ivoire. Elle a 20 ans et travaille dans le domaine de la
communication- journalisme et production audio visuelle. Elle termine, cette année scolaire, sa maîtrise. Au sortir de la conférence de presse organisée à l’hôtel Montécristo, Mlle Touré
Fatou a bien voulu se prêter à nos questions.
Le Pouce : Qu’est-ce qui explique votre présence à Bamako ?
Touré Fatou : Je suis ici pour représenter la Côte d’Ivoire à Miss Sahel 2008. Je suis avec une compatriote, Iness.
Le Pouce : Quelles sont vos attentes ?
Touré Fatou : En participant à ce grand concours, j’aimerais être la gagnante, représenter dignement toute l’Afrique, la Côte d’Ivoire à certaines cérémonies de grandes envergures.
Pourquoi pas au parlement ? Lorsqu’il y a des décisions à prendre pour l’Afrique, pourquoi ne pas mettre aussi une femme pour dire quels sont les problèmes des jeunes. Les présidents, les
ministres sont des gens qui ont une grande expérience. On le sait. Mais il serait important de donner aux jeunes, surtout aux jeunes filles, l’occasion de pouvoir s’exprimer. Ceux-ci connaissent
mieux leurs problèmes. Il serait intéressant qu’il y ait des jeunes filles pour parler des problèmes de la jeunesse africaine.
Le Pouce : L’appellation Miss Sahel vous convient-elle ?
Touré Fatou : Quand on parle de Miss Sahel, les gens ont tendance à voir seulement les pays sahéliens. Il serait bien si on trouvait un nom qui regrouperait
toute l’Afrique en général.
Le Pouce : Comment va la Côte d’Ivoire ?
Touré Fatou : À toute l’Afrique, je voudrais qu’on sache que la Côte d’Ivoire va très bien, que les activités économiques ont repris. Depuis déjà un moment, nous sommes entrés dans
une autre phase. Notre économie est en train de progresser, les activités ont repris avec notamment le retour des déplacés. La Côte d’Ivoire est réellement en activité. Je veux que tout le monde
comprenne que c’est normal. Dans la vie de tout un chacun, il y a des moments où on a des problèmes… Nous sommes en paix maintenant en Côte d’Ivoire !
Le Pouce : Quelle perception faites-vous de la pandémie du VIH/Sida ?
Touré Fatou : C’est un fléau qui ronge la jeunesse. Il nous revient jeunes, de faire attention avec les différents rapports que nous avons. C’est bien beau de faire la vie,
de se balader par ci et là mais nous devons faire très attention. Le sida existe. Pour le savoir, il faut aller dans les centres de santé. Quand on parle de sida, certains pensent que c’est une
invention des Blancs. Il faut se départir d’un tel jugement. J’ai visité des centres où il y a des malades du sida. C’est pitoyable. Quand tu rentres là bas, tu n’as plus envie de vivre. Le sida
est une réalité. Aux jeunes de se protéger, s’ils ne peuvent pas s’abstenir.
Le Pouce : Qu’envisagez-vous faire à l’avenir pour ces personnes infectées ou affectées ?
Touré Fatou : Il y a des campagnes de sensibilisation. Je vais m’y mettre pour accompagner ceux qui sensibilisent la jeunesse. Si les gouvernements pouvaient affecter un fonds pour
les malades du Sida, ce serait très important. J’ai pu constater que c’est des gens qui souffrent énormément.
Le Pouce : Quels sont vos loisirs ?
Touré Fatou : J’aime beaucoup la lecture, le cinéma, la musique et le sport ?
Le Pouce : Comment avez-vous accueilli le sacre des Pharaons d’Egypte ?
Touré Fatou : Je parlerais d’abord de mon pays. C’est vrai qu’on est un peu déçu. On a cru que la Côte d’Ivoire allait remporter la coupe. Ce n’est pas grave. En sport,
il faut un gagnant et un perdant. On l’accepte ainsi. Félicitations à l’Egypte qui est une très bonne équipe. Ils ont bien joué. Chapeau à leur gardien dont les sorties et prises de balles ont
été déterminantes.
Le Pouce : Vos impressions des Maliens ?
Touré Fatou : C’est la première fois que je foule le sol du Mali. J’ai aimé la ville et c’est vraiment africain. Les gens sont accueillants et je suis prête à revenir au Mali.
Entretien réalisé par
Tiémoko TRAORE
ADEMA -PASJ
Un retour qui divise ?
Après les élections de 2007, la classe politique s’apprête maintenant à préparer les élections communales de 2009. Mais d’ici là, les différentes composantes de la classe politique ont besoin de
procéder à un bilan de leur participation aux précédentes élections et d’en tirer les enseignements. Face à une telle exigence, l’ADEMA dont les ténors ambitionnent de réaliser l’alternance
politique en 2012, a particulièrement besoin de résoudre un certain nombre d’équations et pas des moindres. D’ailleurs, en ce moment, le débat est ouvert par rapport aux perspectives.
A un moment où l’on parle fréquemment des retrouvailles au sein de la grande famille ADEMA, est posée l’équation du retour de Soumeylou Boubèye Maïga (SBM) dans la Ruche. C’est effectivement
cette idée qui est en passe de mettre le feu à la Ruche. Comme dans tous les cas similaires, il est impossible d’obtenir l’unanimité. Pendant que certains ne voient aucun inconvénient au fait que
Soumeylou revienne à l’ADEMA sans autre forme de procès d’autres, au contraire, estiment qu’il est nécessaire de donner des explications au peuple ADEMA, de faire en sorte qu’ils aient le cœur
net en ce qui concerne le sort des autres camarades sous le coup de sanction.
Cela n’est point surprenant de la part des cadres et militants d’un aussi grand parti, bien structuré et mieux implanté comme l’ADEMA. La question est posée et elle ne manquera pas de
susciter des débats houleux à l’avenir. Au-delà de la résolution de cette équation qui n’est autre qu’un préalable vers les retrouvailles, telles qu’envisagées bien avant les élections générales
de 2007.
Pourquoi le retour de SBM suscite tant de polémiques?
Pour les observateurs avertis de la scène politique, les raisons de ces polémiques sont très simples ; puisqu’il y a à l’ADEMA ceux qui sont légalistes, observant l’application des
textes du parti de façon stricte. Pour ceux-ci, le retour de Soumeylou Boubèye Maïga, quelle que soit la carrure politique de l’homme, ne saurait se faire de façon simpliste. Ne suggèrent-ils pas
là qu’il est nécessaire que des explications soient fournies au parti et que cela soit suivi par des excuses de l’ancien premier vice-président du PASJ ? Soumeylou acceptera-t-il de se
rabaisser au point de plaider coupable? Rien n’est moins sûr, pour qui connaît l’égo de cet ancien patron de la Sécurité d’Etat. L’équation ainsi posée à SBM et ses proches sera délicate à
résoudre, d’autant plus que certains ont fait allusion au cas des autres camarades sanctionnés. Quel sera leur sort ? Y aura-t-il deux poids et deux mesures à l’ADEMA ? Par ailleurs, il
y a ceux qui se demandent si, en retournant à l’ADEMA, Soumeylou continuerait à occuper le poste de premier vice-président du parti. N’est-ce pas la tendance de ceux qui croyaient qu’il était
parti pour de bon de l’ADEMA ? On peut soupçonner que certains se frottaient déjà les mains après le départ de Soumeylou, espérant qu’ils auraient par la suite l’opportunité de mieux se
positionner dans le comité exécutif du parti.
Le retour annoncé de Soumeylou est une nouvelle qui est de nature à briser leur espoir. En pensant à leur cas spécifique, c’est difficilement qu’ils faciliteront le retour de Soumeylou ;
sans que celui-ci ne fasse son mea culpa.
En claquant la porte du parti, ce légaliste de première heure au sein du parti de l’Abeille solitaire, a voulu prouver que l’on pouvait faire la politique autrement.
C’est l’évolution de la situation qui nous en dira plus.
Tiémoko TRAORE
CONSTRUCTION ILLICITE EN COMMUNE IV
Qui empêche la démolition ordonnée par le gouverneur ?
Le 18 avril 2007, le gouverneur du district de Bamako, Ibrahima Féfé Koné, après la visite du site litigieux se trouvant entre les îlots 22 et 23 du lotissement de Lafiabougou, adressait au maire
de la commune IV la correspondance n°233/GDB-CAB et lui demandait de procéder sans délais à la démolition des réalisations faites, sans droit ni titre par le sieur Bakary Tandia, Clerc au cabinet
de maître Mangara.
Nous serons bientôt à un an de la prise de cette décision que le maire de la commune IV n’arrive pas à appliquer. Rien n’est fait à ce jour. Bakary Tandia, rusé comme il est, met à profit les
jours non ouvrables pour faire travailler les ouvriers sur une parcelle dont il n’a aucune pièce.
Pourtant, depuis quelques semaines, par voie de presse, le gouverneur Ibrahima Féfé Koné projette de mettre fin à l’anarchie que connaît la circonscription administrative qu’il dirige.
La correspondance adressée au maire cache-t-elle quelques insuffisances que le commun des Maliens ne connaît-il pas ? Face à un cadre aussi indécis, qu’est-ce qu’il y a de lieu de
faire ? Peut-être attend- il que les populations fassent usage de la violence pour intervenir après. Les personnes vivant sur le site ont signé une pétition pour signifier aux autorités leur
indignation.
Les autorités compétentes, de même que l’occupant anarchiste, Bakary Tandia sont tous d’accord sur le fait que la parcelle n’a pas de support.
Au moment où l’on parle de la restauration de l’autorité de l’Etat dans une capitale où règne l’incivisme, l’anarchie, le gouverneur va-t-il accepter de rater le coche ?
Comment un individu -il narguer les autorités régulières en allant s’emparer, sans pièces administratives, d’une parcelle et y ériger une construction contre l’avis desdites autorités ?
Sommes nous dans un Etat de troglodytes ?
L’application de la loi ne devrait souffrir d’aucun sentimentalisme. L’occupant de la parcelle devait démarcher les autorités communales pour qu’on lui attribue officiellement la parcelle. Si
cela n’a pas été fait, le gouverneur se doit de maintenir et de respecter l’esprit contenu dans sa lettre de 17 avril 2007. Aucun sentiment ne doit l’amener à se dédire. C’est pourquoi, il faut
démolir et éviter à l’avenir que cela ne se reproduise. Il y va de la crédibilité du gouverneur Ibrahim Féfé Koné, cet homme de cœur qui est à la tête du district.
Sinaly
LIGUE DES CHAMPIONS
Une autre aventure débute ce dimanche
A peine les rideaux tombés sur la 26ème CAN 2008 jouée au Ghana et qui a été marquée par le 6ème sacre des pharaons d’Egypte et la sortie prématurée des Aigles, le monde
sportif du Mali s’apprête à vivre une autre aventure ce dimanche.
Le Stade malien, l’un des club les plus populaires de Bamako, rencontre ici à Bamako au stade omnisport Modibo Keïta ce dimanche, les Angolais de Primeiro de Agosto. C’est dire que les mordus du
ballon rond ne sont pas encore au bout du tunnel après la débâcle des Aigles.
Le niveau du football angolais, comparé à celui du Mali est d’un niveau très relevé. On se demande comment le Stade malien pourra combler les attentes des millions de supporteurs ; histoire
de redonner espoir après la déconvenue du Ghana. Il faut rappelé que l’équipe des blancs qui a pris part à un récent tournoi où il a terminé 2ème. Mais, ce résultat est-il suffisant
pour compter sur des joueurs en manque de véritable préparation ? Le match du dimanche ne sera pas facile pour le coach Cheick Fantamady Diallo du stade malien, même si ce dernier ambitionne
d’accéder à la phase de poule et profiter du coup, des retombées…
Récemment battu par l’AS Réal lors du match du championnat de première division, stade malien et ses dirigeants devront sortir le grand jeu pour obtenir une victoire ou au moins un nul face à des
joueurs engagés pratiquement dans un football physique. Le stade malien parviendra-t-il à faire oublier aux Maliens la piètre campagne des Aigles à la CAN Ghana 2008 ? Nous n’en sommes pas
sûr, mais croisons les doigts.
Notre football n’est pas au top et ce n’est pas en agressant les acteurs que nous réussirons. Néanmoins, bonne chance aux blancs de Bamako.
Tiémoko TRAORE
ROSY B. KABUNDI, DIRECTRICE AGENCE MANNEQUINAT « EN VOGUE »
« La femme africaine n’a pas besoin de s’éclaircir la peau »
La 2ème édition de Miss Sahel est prévue pour demain au CICB. Organisée par l’Agence de mannequinât « En vogue », cette 2ème édition regroupe 20 belles postulantes
à la couronne. En prélude à l’évènement de demain, une conférence de presse a été organisée le 11février dernier à l’hôtel Montécristo. Les hommes de médias étaient face aux postulantes. Rosy
Bouzaz Kabundi, initiatrice de l’évènement, une vraie battante qui croit en la beauté africaine précise qu’il s’agit de valoriser la femme africaine de dix pays invités. Cette édition parle
beaucoup de la beauté de la femme africaine et de l’intelligence de la jeune fille. Lisez plutôt l’interview qu’elle nous a accordée
Le Pouce : Parlez-nous de votre arrivée dans le mannequinât…
Rosy : J’ai commencé quand j’avais 18 ans. J’avais quitté le Congo pour le Ghana où j’ai passé 8 ans. Un jour, j’accompagnais ma nièce qui était mannequin dans une agence.
La dame de l’Agence m’a dit qu’elle voulait voir comment je marchais. Quand j’ai marché, elle m’a dit pourquoi tu ne fais pas le mannequinât. Elle m’a proposé une formation différente des autres
sur 6 mois que j’ai acceptée. Après cette formation, j’ai commencé à défiler au Ghana de gauche à droite. A la fin, j’ai arrêté. Arrivée au Mali, et après l’accouchement, j’ai parlé avec
quelques copines. Celles-ci m’ont demandé ce que je faisais. Je leur ai raconté mon parcours. Elles m’ont alors demandé pourquoi je n’organise pas un défilé. Ça a commencé comme une blague. A la
fin, j’ai dit : pourquoi pas ? De ma voiture, si je vois une fille grande de taille, je l’arrête pour lui demander si elle veut mettre en valeur sa forme pour devenir mannequin. Il y
a eu un défilé avec Chantal et « Frifrini ». J’ai formé les mannequins pendant deux semaines pour faire voir à Chantal, mes talents. C’était la nuit du bazin. Les gens ont
aimé. Quelques mois après, j’ai organisé une soirée au Mandé Hôtel. C’était une soirée Saint Valentin. Chaque 14 février, est considéré comme l’anniversaire de notre Agence. Je remercie la dame
qui m’avait donné l’occasion de montrer de quoi je suis capable.
Le Pouce : Que comptez-vous tirer de l’exercice de ce métier ?
Rosy : Beaucoup de satisfaction. C'est-à-dire moralement et financièrement. On est en train d’investir et on ne peut pas encore parler de retombées.
Le Pouce : Pourquoi un concours Miss Sahel au Mali ?
Rosy : Quand j’avais 14 ans, j’ai été candidate d’une élection de miss dans mon quartier. Depuis cet âge, j’avais la passion de voir les femmes en train de montrer à quel
point elles sont belles. C’est une passion qui a été toujours cachée. Tant que cette activité a un lien avec la valorisation de la femme africaine, j’y serai engagée.
Le Pouce : Faut-il comprendre que la beauté de la femme africaine est en régression ?
Rosy : La femme africaine a tendance à éclaircir sa peau. Une jeune fille de 16 ans commence déjà à éclaircir sa peau. Sa peau change avec des tâches, des brûlures de
produits éclaircissants. La femme africaine n’a pas besoin de s’éclaircir la peau pour se sentir belle. On est belle de nature. Dieu nous a créé belle. En restant naturelle, on sera cent fois
plus belle.
Le Pouce : Quelle est la finalité d’un tel regroupement de perles noires ?
Rosy : La finalité, c’est la recherche d’une vraie perle noire et rare. Toutes les filles qui prennent part à ce concours, sont naturelles, intelligentes et belles.
Le Pouce : Avez-vous le soutien des autorités maliennes et d’autres pays ?
Rosy : On a eu le soutien de l’épouse du Premier ministre de la Guinée Conakry. Au Mali, nous avons rencontré Mme la ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies. Elle
sera avec nous.
Le Pouce : Nos lecteurs peuvent connaître le coût d’une telle organisation ?
Rosy : (Rire) Je n’aimerais pas leur dire le montant ! Je peux leur faire savoir par contre que c’est un travail qui prend beaucoup financièrement, moralement et physiquement.
Le Pouce : Un appel en cette veille de Miss Sahel ?
Rosy : Je m’adresserais aux sponsors, aux hommes d’affaires maliens et africains pour qu’ils soutiennent ce genre d’évènement. L’Afrique en a besoin pour savoir qu’on est frère et
sœurs. On a besoin de partager nos cultures, nos plaisirs dans la paix, l’unité et l’amour. Nous n’avons pas besoin de la guerre.
Entretien réalisé par
Sinaly
CROISADE ANNONCEE DU GOUVERNEUR DU DISTRICT
De tonitruantes déclarations d’intentions
Ibrahima Féfé Koné vient de boucler une tournée dans les six communes du district ; une tournée que nous saluons d’ailleurs. A l’occasion de cette sortie fracassante, l’homme a manifesté sa
détermination à mettre de l’ordre dans la capitale malienne où l’incivisme est devenu le lot quotidien des usagers et responsables. Au moment où il effectuait ses visites, les chauffards
continuaient à faire des victimes innocentes sur nos artères, privées de feux de signalisations. Ibrahima Féfé Koné se serait-il gavé l’estomac d’une quantité importante de haricot, pour ensuite
aller à la rencontre des populations ; histoire de se dégourdir les jambes ? Véritable casse-cou, on se demande sur quoi se base M. le Gouverneur, pour gagner ce pari. Au même moment,
il ordonne la démolition des maisons construites illégalement ; des décisions dont l’applicabilité pose problème.
Pour ce faire, M. Koné a préconisé plusieurs mesures allant dans le sens d’inciter, voire d’obliger les habitants de la capitale à observer les dispositions juridiques en vigueur. Le gouverneur
du district a-t-il les moyens de ses ambitions ? On se le demande au sein de la population et ceci, à juste titre. En plusieurs circonstances, Ibrahima Féfé Koné a prouvé à travers les actes
posés qu’il se caractérise par l’hésitation et une certaine versatilité. Nombreuses sont ses décisions qui l’attestent.
Passons en revue certaines mesures qu’il entend appliquer. Le gouverneur du district s’est, en effet, engagé à réduire au maximum l’insécurité routière dans le district de Bamako. Par la
même occasion, conformément à la volonté du maire du district de Bamako, Ibrahima Féfé Koné entend libérer les espaces publics, notamment au niveau des artères principales de Bamako.
On se rappelle que les autorités successives du district ont vainement tenté de mettre de l’ordre au centre ville du district. C’est pourquoi on se demande avec quels moyens et méthodes le
gouverneur arrivera à ces fins. Comme si cela ne suffisait pas, il a pris l’engagement de faire en sorte que les habitants de Bamako observent le civisme à travers le paiement des impôts. En soi,
les initiatives du gouverneur sont bonnes, mais on se demande s’il pourra aller au-delà des déclarations d’intentions en posant des actes concrets qui permettront d’améliorer de façon
significative, le quotidien des Bamakois.
En tout cas, ce qu’on retient de ses propos, c’est qu’il menace de poursuivre par voie judiciaire, tous ceux qui agiraient contrairement à ces recommandations.
Ainsi, en considérant les propos du gouverneur, on se rend compte qu’il aura du pain sur la planche, en ce sens qu’il devra d’abord créer les conditions matérielles de fonctionnement régulier de
tous les feux tricolores. Ce qui nécessite des investissements importants. Ibrahima Féfé Koné peut-il réaliser toutes ces prouesses ? En combien de temps ? Faut-il croire par là qu’il a
lui-même changé ? En effet, par rapport à une affaire foncière en commune V dont l’acteur principal était Demba Traoré, Ibrahima Féfé Koné, alors intérimaire au gouvernorat, a pris une
décision visant à s’opposer à un projet. Sous des pressions ou on ne sait quoi, il ne tardera pas à prendre une décision contraire annulant la première.
Dans le cas du règlement du contentieux électoral en commune II du district de Bamako, le gouverneur du district a adopté pratiquement la même attitude en prenant une décision invitant le maire
de la commune II à convoquer une session extraordinaire pour intégrer les conseillers RPM et UDD. Il aura fallu peu de temps pour qu’ensuite il se rétracte.
Alors avec de telles attitudes devenues habituelles chez lui, Ibrahima Féfé Koné peut-il vraiment être pris au sérieux ? A-t-il les coudées franches pour agir ?
C’est le temps qui nous en dira. Mais, tout d’abord, M. Koné n’a qu’à faire appliquer la décision de démolition qu’il a adressée au maire de la commune IV, le 18 avril 2007 par rapport à la
parcelle qu’occupe illégalement le clerc Bakary Tandia.
Amadou Diakité
COMMERCE
Quand l’informel supplante le formel !
Entre les commerçants ambulants et les boutiquiers, c’est le désamour total. Si les marchands ambulants sont libres et ont la possibilité de se déplacer vers les clients, tel n’est pas le cas
chez leurs collègues boutiquiers qui sont installés dans de grandes boutiques, attendant bonnement les clients.
En effet, les marchands ambulants gagnent constamment du terrain au détriment des commerçants dans les marchés. Les premiers voient leur commerce prospérer jour après jour, alors que les seconds
attendent toujours un lendemain meilleur qui tarde à venir. « Il est 15 heures et bientôt le marché va fermer ses portes. Aujourd’hui, je ne suis pas parvenu à vendre
grand-chose », lance Moussa, vendeur de montres au grand marché de Bamako. Pour ce dernier, les jours se suivent et se ressemblent. Ses recettes sont en chute libre depuis un bout de
temps. La cause : le commerce informel. « Les consommateurs croient que la marchandise est vendue plus chère dans un marché alors que c’est totalement faux », a-t-il
ajouté.
Au marché, les produits son quasiment proposés au même prix, d’ailleurs il est rare qu’il y ait un grand écart entre les produits de la boutique et ceux des commerçants ambulants. Mais, les
acheteurs ne viennent pas ; car avant d’entrer dans la boutique, ils traversent une véritable armée de marchands ambulants stationnés des deux côtés de la rue menant vers la boutique. Moussa
Diaby est propriétaire d’un magasin au sein de ce marché depuis 1991. Au début, l’activité était florissante, mais depuis quelques temps, son commerce va mal et les recettes sont très maigres.
Aujourd’hui, il arrive à peine à s’en sortir. « Avant, les choses se déroulaient bien. Mais ces dernières années, les ventes ont remarquablement chuté. J’ai pensé à plusieurs reprises à
changer de métier comme d’autres commerçants. Plusieurs ont déjà fait le pas. Ils ont quitté leurs magasins pour gagner leur vie autrement », témoigne tristement le vieux Moussa.
Face à cette situation, les vendeurs dans ce marché se retrouvent les poings liés. Pas d’autres solutions pour eux que de prendre leur mal en patience. « Les vendeurs ici, tentent de
réduire leur marge de bénéfice au maximum mais il est difficile de les concurrencer », déclare le voisin de Moussa. Certains boutiquiers affirment que les marchands ambulants ont
recours à des méthodes déloyales pour baisser les prix de vente. Ils achètent la marchandise au marché en gros à un prix moindre. Pour ça, ils font leurs achats auprès des grossistes qui veulent
se débarrasser de la marchandise restante pour s’en aller. C’est ainsi qu’ils peuvent afficher des prix bas. La plupart des marchands ont abandonné toute résistance à cette déferlante du secteur
informel. Ils semblent engagés dans un duel perdu d’avance. « Concurrence n’est pas le terme approprié pour décrire la situation actuelle au marché. Il s’agit plutôt d’une anarchie
totale qui caractérise le commerce ici dans le marché. Le nombre des marchands ambulants ne fait que croître », témoigne Abdoulaye, 27 ans. Après la mort de son père, il a abandonné les
bancs de la faculté pour le remplacer au magasin. Lui aussi fait le même constat. « Pour subvenir aux besoins de leurs familles, de nombreux commerçants contractent désormais des micro
crédits. Certes, l’endettement n’est pas la bonne solution mais ils n’ont pas d’autres alternatives. Il faut que les autorités trouvent une solution équitable pour tout le monde »,
affirme Abdoulaye en proposant un verre de thé.
Néanmoins, ces boutiquiers montrent une certaine indulgence vis-à-vis du secteur informel. « La plupart des marchands ambulants étaient des chômeurs. On ne peut pas les empêcher de
gagner leurs vies honnêtement. Les interventions ponctuelles des autorités ne donnent pas de résultats. Il faut trouver une solution efficace, durable et équitable à la fois pour les marchands
dans les marché et ceux opérant dans le secteur informel », poursuit Moussa. A la sortie du marché, une dizaine de marchands ambulants interpellent les passants à la criée. Visiblement,
ils ont beaucoup plus de clients que les marchands à l’intérieur du marché ou de la boutique.
Assitan est marchande ambulante depuis plus de quinze années. Elle était propriétaire d’une échoppe au « rail-da », elle raconte son quotidien :
« C’est la même histoire qui se reproduisait chaque jour. On devait changer de place continuellement de peur de voir notre marchandise saisie par la police. C’est une véritable
partie de cache-cache. », Ironise Assitan qui est désormais installée dans une toute petite boutique.
Adama Diarra
ADMINISTRATION DES ELECTIONS
La question sur la table des acteurs
Un atelier d’échanges et de réflexion sur les modèles d’administration des élections s’est déroulé hier jeudi 14 février à l’hôtel Sofitel. Il a été organisé par le Projet Partenariat pour le
Renforcement de Capacité des Partis Politiques (PPRCPP) en collaboration avec l’Institut Néerlandais de Soutien à la Démocratie Multipartite (IMD Pays-Bas).
Selon le coordinateur du PPRCPP, M. Augustin Cissé, le thème de cet atelier est une question centrale du jeu démocratique aujourd’hui. Il constitue la première activité de concertation et de
dialogue interpartis du plan d’action 2008 du programme IMD /Mali. Et, l’atelier se situe dans le prolongement de la réflexion amorcée en janvier 2007 sur les modèles d’administration des
élections dans la sous région ouest africaine. Cette rencontre arrive à un moment où nous sortons de consultations électorales qui ont fait l’objet d’évaluation de la part de chaque composante
d’acteurs concernés. Le coordinateur ajoute que l’atelier permettra sans doute d’approfondir ces évaluations. Il a réitéré, la disponibilité et l’engagement constant de l’a IMD (Institut
Néerlandais de soutien à la Démocratie Multipartite à stimuler et à soutenir les initiatives de dialogue interpartis au Mali.
Le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale. M. Mamadou Seydou Traoré dira que le système électoral malien est caractérisé par l’esprit de concertation entre
l’administration et les principaux acteurs. Par la même occasion, il a évoqué les forces et les faiblesses de notre système électoral. Comme force, il citera la présence des partis politiques à
toutes les étapes du processus électoral. Quant aux faiblesses, il citera le nombre élevé d’intervenants dans l’organisation des élections. Le ministère de l’Administration, la Délégation
Générale aux Elections, le faible taux de participations des électeurs, la fraude et la corruption en période électorale, la liste n’est pas exhaustive.
Il a poursuivi ses propos en disant que la pratique démocratique dans notre pays est un processus en construction permanente qu’il est important d’évaluer à une certaine époque de son évolution.
C’est dans ce sens que doit être comprise la décision du président A.T.T de nommer une éminente personnalité afin de réfléchir sur notre système démocratique à l’épreuve du temps. Il terminera
son allocution en affirmant que cet atelier va permettre de déceler d’autres insuffisances de notre système électoral et les mécanismes et enrichir leurs échanges antérieurs sur la création d’une
structure pérenne de gestion des élections.
Signalons qu’ont pris parts à cet atelier 50 partis politiques.
Hamidou TOGO (stagiaire)
XXV EME CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CHUOS
2008, année d’actions de grandes envergures
La salle de conférence du Centre Hospitalier Universitaire d’Odontostomatologie (CHUOS) a abrité le mercredi 13 février dernier le 25ème CA du dit établissement.
Dans son mot de bienvenue aux administrateurs, le directeur général du CHUOS, le Pr Mamadou Lamine Diombana dira que l’année 2006 a été celle du redressement, 2007 fut celle de la formation, de
la recherche, de l’ouverture de la filière d’odontostomatologie, etc.
Pour cette année, selon le Pr. Diombana, il y aura l’ouverture du laboratoire de biologie médicale, la finition et la concrétisation du local pour radiographie conventionnelle, le payement
intégral du reliquat pour l’acquisition du titre foncier du nouveau site, l’ouverture de l’inscription pour la deuxième promotion des étudiants en chirurgie dentaire, la liste n’est exhaustive.
Selon son DG, au cours de 2007, le CHUOS a pu atteindre un taux de réalisation de 84%, soit une prévision en recettes d’environ 181.000.000F CFA, 153 000 000F CFA a pu être réalisée. Pour ce
brillant succès, il a félicité et remercié le personnel du centre, l’Etat, le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers.
Les recettes prévisionnelles de 2008 sont ramenées à environ 157 000 000F CFA. La subvention de l’Etat d’environ 1 181 000 000F CFA. Auparavant le DG a fait observé une
minute de silence en mémoire de ceux qui les ont quittés à savoir Madame Oumou Lamine
Coulibaly et Madame Sanogo Ami Diallo.
Au cours de cette session les participants seront soumis à l’examen et à l’adoption du compte rendu de la 24ème session du CA, au contrôle des tâches issues de la précédente
session, à l’examen et adoption du projet du budget 2008 et enfin l’examen et adoption du manuel de procédures.
Hamidou TOGO (stagiaire)
STADE MALIEN - PRIMERO D’AGOSTO
Les stadistes ont des arguments à faire valoir !
Le Stade Malien de Bamako, l’équipe championne de la saison 2006-2007 va jouer son match du tour préliminaire de la ligue des champions Africaine le dimanche prochain au stade omnisport Modibo
Keïta face aux Angolais de Primero d’Agosto. La ligue des champions est une compétition réservé aux équipes championnes des différents pays Africains dont le stade a été éliminé la saison
dernière par une équipe Marocaine (WAC) après avoir éliminer l’AS Douane du Sénégal sur tapis vert.
Mais cette année les blancs de Bamako n’ont pas attendu le tirage pour commencer la préparation.
En effet, dès le début de la saison, les dirigeants ont montré leurs ambitions, c'est-à-dire faire qualifier pour la première fois une équipe malienne à la phase de poule de la ligue des
champions.
Pour cela, ils ont réussi à garder leurs meilleurs éléments qui leur ont permis de remporter le titre de champion 2007. L’équipe du président Mahamadou Samaké dit « Sam » a réussi à
faire des recrutements des joueurs comme Abdrahamane Guissé (ASKO), Mamadou Keïta (COB), Aboubacar Tamadou (Réal) au plan national, deux joueurs au niveau du Burkina Faso, Abdoulaye Rachid
Compaoré et Moctar Ouédraogo. En plus de cela, ils ont réussi à garder l’entraîneur Cheick Fantamady Diallo, ancien joueur, ancien entraîneur du stade et de l’équipe nationale du Mali. Cheick
Diallo, un homme caractériel avec ses expériences, pourrait être l’homme de la situation, après les échecs de plusieurs entraîneurs étrangers. Cheick F.Diallo et ses hommes ont participé à un
tournoi international à Cotonou au Bénin. Quatre équipes de la sous région ont participé.
Le stade s’est classé deuxième du tournoi. La force de cette équipe pourrait être ce dimanche, un jeu collectif dont le stade est détenteur avec des individualités qui peuvent faire la différence
à tout moment (Bako, Lassana Diallo, Moctar Ouédrago etc).
Mais il y a un secteur qui donne du souci à l’entraîneur du stade Malien de Bamako, c’est sans doute sa ligne d’attaque. On s’en est aperçu lors de la dernière sortie des Blancs en championnat,
perdue face au Réal (0-1). En fait, depuis son arrivée à la tête de l’équipe en remplacement de Magassouba, limogé, Cheick Diallo est confronté à un problème d’attaque et ne cesse de remanier son
attaque en cherchant la meilleure solution possible entre le trio Bakary Coulibaly, Drissa Coulibaly et Lassana Diallo. Peut être, l’arrivée du Burkinabé Moctar Ouédraogo serait la
solution.
Plus que jamais, les blancs ont besoin de l’apport inconditionnel du public malien pour prendre dès ce dimanche, leur qualification avant le match retour. On ne peut que souhaiter bonne chance
aux Blancs de Bamako.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)
BOURSE REGIONALE DES VALEURS MOBILIERES
Première cotation emprunt de la SEMA
La salle de conférence de l’hôtel Salam a servi de cadre le mardi dernier à la cérémonie de la première cotation emprunt de la Société d’Equipement du Mali (SEMA) de 5,85% de 2007 d’un montant de
5 milliards de FCFA sur 5 ans. La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Abdoulaye Diarra, représentant du ministre du Logement, des Affaires foncières et d l’Urbanisme, en présence de M.
Jean Paul Gillet, Directeur général de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), de M. Alassane Sissoko, représentant de la SGI Mali et de Idrissa Coulibaly, président du Conseil
d’Administration SEMA. C’est dans le cadre du partenariat entre l’Etat et le secteur privé, que ce partenariat est encouragé et soutenu par les plus hautes autorités du Mali que la SEMA ; ce
qui a aboutir à cet important emprunt.
En effet, la SEMA avait des besoins importants de capitaux à moyen terme pour financier ces nombreux investissements dans le domaine vital de l’aménagement urbain. C’est pour cette raison que le
choix d’une opération sur le marché financier était guidé par l’adéquation entre les possibilités offertes par le marché et les besoins de l’entreprise. Toutefois, le recours à l’appel public à
l’épargne a demandé une volonté soutenue de la part des dirigeants de la SEMA, appuyés par la SGI Mali.
M. Abdoulaye Diarra, représentant du ministre, dans son discours d’ouverture, a indiqué que la collaboration entre la SEMA et l’office de l’habitat est une histoire ancienne. « La SEMA
est une société d’Etat à l’origine mais à capitaux entièrement privés et de nos jours, première société de promotion immobilière au Mali, l’une des toutes premières du secteur privé à
inaugurer le partenariat avec l’Etat dans ce domaine … ».
Quant à Mme Jean Paul Gillet du BRVM et M. Alassane Sissoko du SGI Mali, ils ont tour à tour confirmé que l’objectif de cette réforme est d’accroître des capacités de collecte de fonds de la
SEMA.
Enfin, M. Idrissa Coulibaly de la SEMA a dit que « cet emprunt de 5 milliards de FCFA, a été pour nous d’un apport inestimable dans la viabilisation des sites et la construction de 406
logements entièrement terminés, réceptionnés et cédés à l’Etat du Mali à la date d’aujourd’hui. Quel bel exemple de partenariat public privé à suivre et à poursuivre ! », a-t-il
conclu.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)