Jeudi 24 janvier 2008

CMDT BOUGOUNI

A l’heure des arrestations !

 

Le PDG Ousmane Amion Guindo tente de se sauver en enfonçant certains de ses proches collaborateurs. Depuis le lundi 21 janvier, c’est le branle-bas chez les travailleurs de la CMDT de Bougouni où le Juge Traoré en charge du dossier « trafic de graine de coton » au sein de l’unité tient à tirer au clair cette affaire et aussi à situer les responsabilités. Le juge a adressé des convocations à des agents de la Direction générale à Bamako. Parmi ceux-ci, le Directeur commercial, le Secrétaire général du syndicat et le Secrétaire général de la CMDT. Après avoir séjourné deux jours à la prison de Bougouni, le Directeur commercial Boubacar Diagne a été libéré le mercredi 23 janvier 2OO8.

 

Les arrestations se poursuivent à un rythme qui fait peur aux uns et aux autres. Le PDG de la boîte, commanditaire de ses arrestations pour sauver son fauteuil, est-t-il lui-même à l’abri d’une interpellation du juge ? Si le juge venait à entendre Zakariyaou et le thuriféraire Secrétaire général de la CMDT, le PDG y trouvera également son compte. Ces deux personnes convoquées tardent à se rendre à Bougouni. Tout est en train d’être mis en œuvre  pour que M. Danté et M. Zakariyaou n’effectuent pas le déplacement. Faut-il comprendre qu’il y a deux poids deux mesures ? Sont-ils au dessus de la loi pour ne pas répondre à la convocation du juge ?

Après nos articles intitulés « Le PDG et sa belle-sœur fortement impliqués » et « Impunité, quand tu nous tiens ! » parus respectivement dans nos livraisons des 31 décembre 2007 et 7 janvier 2008, tous deux relatifs au trafic de graine de coton, le bouclier a été levé, les langues se délient et le PDG Ousmane Amion Guido s’empêtre dans les dédales de ses agissements maffieux. Pris dans la tourmente d’une affaire que lui-même a déclenché en faisant injustement emprisonner le pauvre Boubacar Diaw, il tente de sauver sa tête et celle de sa belle-sœur. Malheureusement il s’y prend très mal. 

 

En effet, après s être arrangé pour que sa belle-soeur ne réponde pas à la convocation du juge de Bougouni, tout semble faire croire qu’il ait porté plainte contre certains de ses collaborateurs, en l’occurrence le Directeur Commercial Boubacar Diagne et le Chef de Division Autres Ventes Elie Guindo. Ces derniers convoqués par le juge de Bougouni se sont rendus le lundi 21 janvier 2008 dans ladite localité, où ils ont été immédiatement mis sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt.

 

Un membre du comité syndical de la région CMDT de Bougouni, Mr Cheik Traoré a également été mis aux arrêts. Le juge de Bougouni a envoyé des convocations à deux autres syndicalistes dont Fodé Sogoba de la Région CMDT de Koutiala, déjà jugé et condamné à deux mois de prison avec sursis au niveau du tribunal de Koutiala pour son implication dans une affaire de vol avéré de pièces détachées. Une décision de justice sur laquelle le PDG a fermé les yeux, puisqu’il n’a pris aucune mesure administrative contre les agents coupables de ce vol comme le prévoit l’Accord d’établissement de la CMDT ; tandis que d’un coté, il a monté de faux dossiers de malversations contre des agents innocents, qu’il s’est fait un plaisir  de suspendre de fonction et de salaire en toute illégalité comme en témoigne le cas de Boubacar Diaw. Fodé a été déféré à la prison de Bougouni le 23 janvier 2008 ; Zakariyaou Diawara, le fameux Secrétaire Général de la Section Syndicale Filière Coton, celui là même qui a prétendu lors de sa conférence de presse qu’il n’y a pas de mauvaise gestion à la CMDT et qui auparavant a garanti à Son Excellence M. le Premier ministre qu’il y aura des « troubles sociaux assez importants » si les travailleurs de la CMDT ne bénéficient pas de leur plan social.

Quel est le fond de ce nouveau dossier qui survient après celui de Mr Boubacar Diaw ?

Nous indiquions dans nos parutions antérieures, qu’après avoir délivré le bon de 250 tonnes directement libellé au nom de Mme Guindo Mariam Maïga, le PDG et ses complices ont, pour plus de précautions, choisi l’utilisation frauduleuse de l’agrément de Mr Yaya Koné pour sortir la graine de coton à leur propre profit. Aujourd’hui, nous savons que cet agrément a été utilisé à l’insu de son propriétaire. C’est pourquoi M. Yaya Koné a porté plainte. A la suite de cette plainte, le PDG a été contraint de porter plainte à son tour pour ne pas donner l’impression de protéger les personnes impliquées dans ce dossier, et qui sont toutes ses proches.

Les choses se seraient passées de la façon suivante.

A Koutiala, le syndicaliste Fodé prend attache avec un proche de Mr Yaya Koné qui aurait certainement accès à  l’agrément de ce dernier. Ils prennent contact avec le syndicaliste Cheick de Bougouni et ensemble ils viennent à Bamako et se mettent d’accord avec le Secrétaire général de la section syndicale, Mr Zakariyaou. Ce dernier les introduit dans le bureau du PDG qui aurait donné son accord pour leur délivrer un bon de 1.500 tonnes de graine de coton. Concomitamment, le lien est bien sûr établi avec Mme Guindo Mariam Maïga.

 

Par la suite donc, le PDG instruit à la Direction Commerciale d’établir un bon d’enlèvement au nom de l’Huilerie Yaya Koné.

Les responsables de la Direction Commerciale lui font comprendre que l’Huilerie Yaya Koné ne figure pas sur la liste des huileries  retenues et pour cause, elle n’était pas encore installée,donc ne pouvait pas bénéficié de la graine, sauf en violant des procédures en la matière. Mais le PDG Ousmane Amion Guindo n’hésite point à fouler au pied les procédures de sa société pourvu que celles-ci entravent la satisfaction de ses intérêts sordides.

Ainsi donc, il insiste et obtient l’inscription de l’huilerie Yaya Koné sur la liste et oblige

la Direction Commerciale à établir le bon d’enlèvement  N° 080-2006/2007 d’une quantité de 1.500 tonnes de graine de coton. En parcourant minutieusement les deux documents administratifs que sont l’instruction de livraison N° 74 et le bon d’enlèvement 080-2006 /2007 on se rend compte que ce dernier est daté du23/02/2007.

 

L’instruction de livraison date du 20/02/2007. En la matière, nous apprenons que c’est le bon d’enlèvement qui est préétabli. Cette pratique a-t-elle été faite pour masquer une anomalie ? Jugez-en vous-même. Une fois le bon livré, sa belle-soeur enlève les quantités à Bougouni, les revend aux Sénégalais et la « bande » se partage les bénéfices de l’opération.

Il n’est donc pas étonnant que Mr Zakariyaou dise qu’il n y a pas de mauvaise gestion à la CMDT ; étant donné que d’autres  syndicalistes en complicité avec le PDG et  lui-même sont les voleurs de la société.

 

En quoi consiste ce nouveau montage concocté par la Direction Générale et présenté sous un angle probablement déformé au juge de Bougouni ?

Que peut reprocher le PDG à ses deux collaborateurs qu’il ne puisse pas reprocher à sa propre personne ?

 

L’audition des intéressés (surtout de Zakaziyaou et Danté) et les investigations du juge permettront certainement d’en savoir plus et plus encore sur les tenants et les aboutissants de cette affaire. A moins que, plus haut, on  ne dessaisisse, le juge Traoré du dossier. Cette éventualité n’est pas à écarter, après l’élargissement de Boubacar Diagne.

Affaire à suivre donc !

Amadou Diakité

 

CAN 2008  

Les Aigles  ont en main leur destin

 

Pour leur première sortie, les poulains de Jean François Jodar ont joué en deçà de leur valeur. Nous avons vu des Aigles méconnaissables, en manque de vivacité et de vigueur. Tout cela est consécutif à une mauvaise préparation. A présent que le vin est tiré, il faut le boire en faisant des bénédictions en ce vendredi saint, face aux Nigérians.

Les Aigles ont gagné leur premier match contre les Béninois sur un penalty transformé par Fredy. Ils pouvaient scorer davantage mais ont manqué de promptitude devant les buts béninois. Face aux « Supers Eagles » du Nigéria les nôtres devront jouer très concentrés, en n’épousant surtout pas le rythme de l’adversaire qui est très physique et dur à cuir dans les duels. Jodar a dû faire une bonne lecture de la confrontation Côte d’Ivoire Nigéria et surtout tirer les enseignements de la piètre prestation de ses poulains.

La défense doit être reconstituée sur la base de l’engagement, de la forme du jour. Il nous faut des défenseurs rapides capables d’enrayer les assauts des virevoltants attaquants du Nigéria et pouvoir contrer leurs frappes de mule.

 

Tout compte fait, les Aigles ont leur destin entre leurs mains. Il leur revient de jouer à fond collégialement leur partition ,en ayant en tête que le Nigéria n’est pas un foudre de guerre et qu’à ce stade de la compétition, toutes les équipes se valent. Il suffit de croire en ses chances. Les Aigles peuvent réussir mais à condition que Jodar fasse un choix judicieux et responsable en ne mettant pas sur le banc des remplacements, des joueurs comme Torry, Sammy, Drissa Diakité, Mad’Diallo et le petit Dissa.

 

L’apport de Drissa sur le flanc droit sera déterminant pour appuyer l’attaque. La vivacité de Mad’Diallo donnera du tournis à la défense Nigériane. Dissa est un joueur de culot, qui titille l’adversaire dans ses 18mètres. Le Mali a besoin d’un tel attaquant qui va au charbon. Nous ne ferons pas de commentaire sur la détermination de Sammy et Torry. Ensemble, soutenons nos Aigles ! Ils ont besoin de cela.  Les Maliens fondent assez d’espoir sur cette participation.

 

C’est pourquoi, les nôtres se doivent de jouer soudés pour qu’à l’heure du bilan, ils ne reprochent rien à leur… conscience.

Tiémoko Traoré

 

AIDE AUX PARTIS POLITIQUES

La grise mine de certains Etats-majors

 

Le conseil des ministres en sa session du mercredi 23 janvier 2008 vient d’officialiser les partis politiques bénéficiaires de l’aide. Grande aura été la surprise de constater que sur la multitude de partis, seulement six remplissent les critères. Il s’agit de l’URD, de l’UFD, du RDR, du MPLUS RAMATA et du MPR.

 

Cette annonce est au centre des causeries depuis le jeudi matin. Ce sont des militants ébahis de l’ADEMA, du RPM, du CNID, du PARENA, du MIRIA, de l’US-RDA, du SADI qui cherchent à comprendre ce qui a pu se passer pour que leurs dirigeants ne tiennent pas, par exemple une comptabilité des activités de leur formation politique.

Les partis politiques, à l’instar des particuliers sont enclins à ne pas se soumettre aux règles éditées par la fiscalité de notre pays. Les déclarations de revenus ou toute forme de déclarations dont ont besoin les services de l’assiette, sont dissimulées. Généralement, on veut tout de l’Etat mais on n’oublie qu’on a aussi des devoirs envers lui.
La non retenue des grands partis comme l’ADEMA PASJ, l’USRDA, le CNID FYT, le RPM, le PARENA prouve si besoin en était que nous avons à faire à des organisations non structurées où la sincérité des dossiers est douteuse.
On ne saurait crier à l’ostracisme dans la mesure où les partis membres de l’ADP et ceux du FDR sont concernés.

 

Cette disposition du gouvernement est à saluer et va permettre à non partis politiques de se conformer à la réglementation en vigueur, pour au moins bénéficier de ce précieux cadeau derrière lequel ils courent toujours, et sont  prêts à pactiser avec le diable. Pourquoi cache-t-on à l’Etat l’origine des ressources des partis, alors qu’on clame haut et fort bonne gouvernance et transparence ?… Pourtant, il faut accepter de tenir une comptabilité transparente et sincère.
Il serait souhaitable d’entendre cette mesure à toutes les structures bénéficiant de l’aide de l’Etat.
Tiémoko Traoré

 

RPM

Déjà un parti né de ses entrailles

 

Au sortir des élections générales de 2007, la secousse continue à se faire sentir au sein des partis politiques. Au Rassemblement Pour le Mali que préside l’honorable Ibrahim Boubacar Keïta, nombre de mécontents s’étaient retirés du parti en commune II. Le parti des tisserands continue ainsi avec sa mue. Une crise de croissance qui s’explique par l’absence de véritables débats au sein du parti. Cette crise est inhérente à tous les partis à un moment de leur existence.

 

Le week-end dernier, un nouveau parti politique a été porté sur les fonts baptismaux. Certes, les fondateurs de ce parti FDM-MNJ n’ont pas encore le récépissé de création, mais il est un fait qu’il s’est tenu une assemblée générale constitutive de ce parti dirigé par le Dr. Harouna Sissoko, un transfuge du RPM. En soi, la création de ce parti a un sens clair. C’est le refus par ses fondateurs de cautionner certaines pratiques politiques. Ainsi, sans tambour ni trompette, le Front pour le Développement du Mali Nèta Jékulu a été lancé le samedi 19 janvier au centre culturel Islamique de Hamdallaye. La création de ce parti était-elle opportune, à un moment où on ne cesse de décrier le nombre trop élevé de partis politiques au Mali ?

 Les fondateurs du parti sont sans doute les mieux placés pour répondre à la question. Mais, au sein de l’opinion publique, on s’interroge sur les conséquences que cette scission peut avoir sur le RPM, un parti qui, depuis la veille des élections, pataugeait dans les méandres de la division. On ne peut rien jurer à ce sujet quand on sait que le président du nouveau parti semble être un acteur politique dont on ignore la popularité, les moyens financiers dont il dispose, puisqu’en politique, cela est déterminant. Dr Harouna Sissoko aura-t-il l’aura politique nécessaire pour l’implantation de son parti sur toute l’étendue du territoire national ?
Va-t-il être suivi par d’autres cadres ou militants du RPM dans sa section ou ailleurs sur l’étendue du territoire national ? Ce sont autant de questions dont les réponses édifieront mieux sur l’avenir de ce parti, mais aussi sur les conséquences de son initiative sur le RPM. Mais d’ores et déjà, ce serait une erreur pour les responsables du parti de minimiser ses failles qui pourraient se révéler plus profondes qu’on peut l’imaginer.

Ce qui est clair, c’est que les fondateurs du parti auront du pain sur la planche face à la réalité d’un environnement qu’on peut qualifier de saturer. Au moins que Dr. Harouna Sissoko et ses compagnons démontrent le contraire. Pour ce faire, il leur faudra beaucoup de courage, d’imagination et de dynamisme. Aussi, il faudra attendre de connaître avec qui le président du FDM-MNJ est pour voir clair dans ce qui adviendra.

Tiémoko Traoré

 

MINISTÈRE DE L’EQUIPEMENT ET DES TRANSPORTS 

Ahmed Diane Séméga comble les attentes

Nous n’avons pas l’habitude d’être tendre avec lui. Mais pour cette fois nous saluons sa venue à la tête de ce département stratégique pour le développement du Mali. Dérangeant pour les paresseux, Séméga jouera à fond sa partition. Cependant, dans le District, il rendra un énorme service aux usagers, en donnant un coup de pouce aux responsables de la mairie du district avec la mise en marche des feux de signalisation. Ces feux, une fois en état de marche, réduiront sûrement les accidents à travers le District de Bamako.

Un choix éclairé pour un homme de terrain

Ahmed Diane Séméga, après le département de l’Energie des Mines et de l’Eau où il a laissé ses empreintes, a été nommé dans l’équipe gouvernementale de Modibo Sidibé à la tête du Ministère de l’Equipement et des Transports.
Ce choix n’est pas fortuit, car Ahmed Diane Séméga est réputé homme de terrain. Depuis son arrivée au Ministère de l’Equipement et des transports, on reconnaît l’artisan à l’œuvre. Infatigable, l’homme est sur tous les chantiers du développement. Et, comme on le lui reconnaît, il préfère être sur le terrain pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. Les équipes chargées de la réalisation des ouvrages savent à quoi s’en tenir. Ahmed Diane Séméga pour ces qualités de superviseur hors pair, est sans doute l’une des personnes les mieux indiquées pour conduire les activités des départements où il est nécessaire de maintenir constamment les contacts avec les chantiers ouverts dans plusieurs localités du pays.

En effet, les grands chantiers destinés au développement des infrastructures routières, des ponts et barrages occupent une place de choix dans le Programme de Développement Economique et Social du président Amadou Toumani Touré. Cela est pertinent quand on sait que le développement des infrastructures désenclavement est indispensable dans les activités de développement socio-économique. Car, il permet de relier les zones de productions à celles de commercialisation ou de consommation généralement urbaines. La nomination de Ahmed Diane Séméga rassure le président de la République quant à la mise en œuvre efficiente et dans le respect des calendriers des aspects du PDES relatifs au développement des infrastructures.
Le ministre qui a conscience des charges et la responsabilité qui sont les siennes, ne ménagera aucun effort, pour mériter la confiance placée en lui. A quelques mois déjà après sa nomination, il conforte l’opinion publique dans sa conviction qu’il sera à la hauteur des missions qui lui sont confiées.
Sinaly

 

CIRCULATION ROUTIÈRE

Et si l’on cultivait le civisme ?

 

Aujourd’hui, la circulation a atteint son paroxysme au centre-ville de Bamako, notamment aux heures de pointe. Bouchons interminables, coups de klaxon irrités, conducteurs au bord de la crise de nerfs et stressés par la fin d’une journée épouvantable…
Mais au lieu de contribuer à alléger la situation et à favoriser une meilleure fluidité du flot, certains conducteurs préfèrent « jouer du coude » slalomant de gauche à droite pour être en tête de file. Parfois, ils provoquent un véritable cafouillis, se retrouvant bloqués eux-mêmes et bloquant là même les autres véhicules et motos.

Tout est donc question de civisme et ce civisme, nous devons le cultiver.

A cet égard, les exemples de l’incivisme, de l’égoïsme, c'est-à-dire du manque de civisme et de sens de la vie communautaire, se multiplie au quotidien. Effarant mais vrai 

Ainsi, cet automobiliste n’a pas trouvé mieux que de garer son véhicule en épi dans une rue étroite du grand marché de Bamako pour aller faire du shopping dans une boutique à quelques centaines de mètres de son véhicule. Quant aux autres automobilistes, ils n’avaient qu’à prendre leur mal en patience, la file indienne constituée attendit que « Monsieur le semeur de bouchons » finisse de faire son choix dans le magasin, vienne démarrer et parti, nullement gêné et sans excuse pour la cohorte des autres usagers de la route.

Résultats : des regards en chien de faïence, prêts à l’invective et à l’agression physique.

Certes, la ville de Bamako, dans la situation de son aménagement actuel, n’arrive plus à contenir et à drainer ce flot. Cependant, ne sommes-nous pas responsables de cette situation dans la mesure où un zeste de savoir-faire et quelques gouttes de civisme nous amèneraient à céder un passage, à ne pas chercher à dépasser les autres par tous les moyens, des gestes qui contribuerons largement à faciliter la vie à tous les conducteurs.
Il vaut mieux perdre une minute et rentrer saint et sauve chez soi que de se faire transporter de facto au service d’urgence.
Que le Ciel nous en préserve !

Adama Diarra

 

MENDICITÉ

Un fléau grandissant

Au Mali, comme un peu partout en Afrique ou même au-delà du continent noir, la mendicité est en train de devenir une véritable institution. Un mode de vie pour certains, une fatalité pour d’autres, la mendicité prend diverses formes. Lépreux, malades physiques, veuves, orphelins, talibés, couples non-voyants, … quel autre choix que de tendre la main ? Tout ce beau monde en a fait un fonds de commerce, une activité génératrice de revenu bien prisée ces derniers temps

 

De nos jours, la mendicité a atteint son paroxysme à Bamako aussi bien que dans les autres villes du  Mali : Mopti, Sévaré, Ségou, San…

En effet, ces mendiants sont dans tous les lieux publics : de la gare routière de Sogoniko, en passant par les carrefours via les portes d’entrée des mosquées. Ils sont omniprésents.

Les talibés ont longtemps occupés la tête de file des mendiants, mais ces temps-ci, les personnes âgées bien portants, des jeunes garçons, des adultes ont volé la vedette aux élèves d’école coranique. La preuve, il suffit de faire un tour au centre-ville ou n’importe quel endroit de Bamako pour se rendre compte du fléau grandissant. Les services publiques, les mosquées, les stations d’essence, les marchés, les carrefours bref tous les points de rencontre, ils sont là, avec les mains tendues, les yeux pitoyablement fixés, de la douce chansonnette au bout des lèvres, en gros, tous les ingrédients sont réunis pour éveiller l’instinct généreux, humain et sentimental du passant.

La hache au cou

De plus en plus, de jeunes gens se faufilent entre véhicules et motos, en pleine circulation, leurs styles à eux : accrocher la hache au coup pour mendier. « Je ne suis pas un fainéant, je cherche du travail, c’est pourquoi je porte la hache au cou. C’est tout juste pour indiquer aux gens que je ne suis pas dans la mendicité pas simple plaisir » a expliqué nerveusement un jeune d’environ 16 ans. Pire, la plupart d’entre eux sont encore plus jeune. Ce phénomène nouveau frappe durement le commun des mortels qui les rencontrera  dans les bouchons, aux heures de pointe. Tantôt, c’est un jeune homme au coin d’un feu rouge, vêtu d’habits déchirés et sales, les pieds nus, une boite de tomate à la main transformées pour la circonstance en pot, l’air abattu, se faufilant entre les véhicules et tendant désespérément la main vers les passant. Telle est la description poignante de ce que l’on appel ici au Mali « Garibou », un mot peulh dérivé de l’arabe. Cette mendicité des garibous est un phénomène socioculturel et religieux très vieux dans notre pays et même chez nos voisins guinéens, Burkinabés, Sénégalais, Nigériens…

 

En effet, cela entrait dans la formation des pensionnaires des écoles coraniques dans le passé ; mais aujourd’hui, force est de reconnaître que c’est devenu un véritable fonds de commerce pour les marabouts sans scrupules. Ces marabouts qui exploitent fièrement ces jeunes garçons, souvent avec la complicité de certains parents bornes. Pour les parents de ces enfants « garibous » c’est un moyen de guider les pas de l’enfant sur le chemin de Dieu… Cependant, les parents ignorent l’abus de confiance dont ils font objet. Car, des marabouts imposent à ces enfants une certaine somme d’argent par jour. Peu importe les moyens par lesquels ils gagneront ladite somme. L’argent n’a pas d’odeur dit-on. En réalité, ces garibous ne connaissent rien de la religion, mais ils passent plus de temps à tendre l a main qu’à apprendre la théologie on le coran. Ils passent toute une journée à répéter le même chapitre ou verset du coran. Quel avenir pour ces pauvres enfants dans un monde dont la roue tourne au rythme de la globalisation ?

La proie de tous les dangers

Abandonnés, sans aucune protection dans les rues, sur les grandes artères, ces enfants et femmes sont la proie facile des pédophiles, des proxénètes et d’autres réseaux de trafic d’enfants et d’organes. Les cas des mendiants entraînés dans des activités de pédophilie sont souvent relatés dans les pages faits divers des journaux.
Face à cette situation, l’Etat et ses partenaires sont loin de la porte de sortie de l’auberge, car ces mendiants (l’écrasante majorité) se tapent du pognon à l’insu des donateurs, plusieurs miettes par jour se transforment en une fortune colossale à l’heure du décompte.
Des gérants de pharmacies et de stations d’essence peuvent le confirme. Ils font la monnaie avec certains mendiants le petit soir.

Aussi, il faut le dire, ceux qui donnent des jetons, ne font qu’encourager la mendicité, ce qui représente un recul pour l’économie du pays.
Adama Diarra


CAFO

Quel sort pour Oumou Touré ?

 

Depuis bien longtemps, la Secrétaire exécutive de la Coordination des Associations féminines et des ONG est dans l’œil du cyclone. Les raisons évoquées par ses détracteurs sont multiples et variées : scandale financier, discrimination raciale pour ne citer que ces deux.

Dès lors, la CAFO est devenue un bateau avec deux commandants à bord.
Conséquences : Tiraillements et chavirements dans les eaux troubles de l’histoire de la CAFO.

 

En effet, le dernier communiqué du comité de réconciliation nous informe qu’un congrès sera organisé dans les jours à venir. La tenue de ce congrès est plus ou moins considérée comme la seule issue de secours. En tout cas, c’est le moins que l’on puisse dire. Cependant, il y a des préoccupations à ce niveau :

Quel sort pour Oumou Touré ? A-t-elle une chance pour rempiler un second mandat ? Vu le rang dispersé qu’elle a derrière elle, sa réélection comme Secrétaire exécutive de la CAFO serait bien difficile à moins qu’il y ait arrangement ou accord de dernières minutes.

Cela est aussi une hypothèse à ne pas écarter.
Mais,  il faut reconnaître qu’elle aura en face d’elle, une opposante de poigne Oulématou Sow qui l’attend au tournant avec une force de frappe sans pitié. Cette dernière à dans son rang de grosses pointures (Nana Coulibaly, Kadiatou Traoré, Mamadou Ivan Diallo et autres)

Vu tous ces facteurs, le prochain congrès de la CAFO s’annonce très mal pour Oumou Touré et se tiendra certainement sous haute tension. Il faut dire que la CAFO est sombré dans un profond coma depuis les évènements de la crise précédente. Donc, ce prochain congrès est vu comme le bout du tunnel, pour d’autre la fin du règne de l’ancienne Secrétaire exécutive.

De toute façon, seul le temps nous le confirmera ou infirmera.

Affaire à suivre donc !
Adama Diarra

 

 

APE

Un véritable poison pour l’Afrique !

 

Qu’est-ce que nous avons fait à ces gens là ?
Avant-hier c’était l’esclavage, bien la colonisation, aujourd’hui où nous sommes indépendants, ils reviennent à la charge avec Accords de Partenariat Economiques. Pourquoi cet harcèlement ? Les Accords de Partenariat Economiques (APE) que l’Europe veut entreprendre avec l’Afrique n’avantagent qu’elle.

En effet, en dépit de ses abondantes ressources agricoles, minérales et énergétiques, l’Afrique ne peut pas concurrencer l’Europe sur le marché international. L’Afrique, continent en voie de développement  ne peut pas se permettre, à l’heure actuelle, de se mesurer à l’Europe. Les Européens eux-mêmes le savent très bien. La proposition des APE ne nous chante pas !  Nous sommes sur un terrain où il y a deux forces inégales. Les Européens peuvent déverser sur le marché africain des produits manufacturés en quantité énorme alors que l’Afrique est matériellement limitée, elle ne peut pas en faire autant pour l’Europe.
Dans ces conditions, c’est l’Europe qui gagne et profite. Nos produits seront étouffés, nos industries balayées et en corollaire nos économies désorganisées. Et nous vivrons désormais à leurs dépens.

Il est bien vrai que quand le marché est inondé des produits, les prix baissent. Mais il n’est pas évident que cette baisse des prix sera continuelle. Le système de «dumping» fera disparaître les faibles et les « forts » rehausseront les prix plus tard. Le rejet des APE nous paraît à juste titre justifié.

L’Africain n’est plus dupe. Ceux qui ont accepté les APE ont commis une erreur historique qu’ils regretteront plus tard.
Nous ne pouvons pas leur faire un procès d’intention. Ils sont libres. N’oublions pas que l’extérieur nous influence et nous téléguide. Résister à ce vent n’est pas facile.
Si l’Europe veut être avec nous, si elle veut réellement nous aider à nous développer comme elle le prétend, nous lui demandons de revenir à la table des négociations et qu’elle revoie sa copie aussi bien dans le fond que dans la forme. Il faut trouver des solutions durables qui nous arrangent tous et non tirer la couverture de son côté.

Kalemba Mwamba

Professeur au lycée Moderne Elite,
Lafiabougou

Par LE POUCE
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Lundi 21 janvier 2008

FETE DE L’ARMEE

« Un jour de souvenir pour nos premiers chefs »

 

L’armée républicaine du Mali a fêté le dimanche 20 janvier 2008 ses 47 ans. Cette commémoration a été marquée par le traditionnel discours du chef suprême des armées, SEM Amadou Toumani Touré, la rencontre de famille des soldats autour du chef de l’Etat à Koulouba et des prises d’armes dans les garnisons du  Génie militaire, au camp Soundiata à Kati et les chefs lieux de région. Pour ce qui est de la région militaire de Kati, cette commémoration a été marquée par des décorations et des défilés militaires sous la supervision du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Natié Pléa.

 

A Bamako, sous la présidence du général Sadio Gassama, ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile. Au camp du génie militaire, la cérémonie a été marquée par la décoration de plusieurs éléments de nos forces armées et de sécurité. C’était en présence des membres du gouvernement, des officiers de la hiérarchie militaire, des parents, amis et sympathisants. Tous étaient venus fêter avec l’armée républicaine du Mali, ses 47 ans d’existence. Le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection Civile est arrivé à 9 heures. Il fut accueilli par le colonel commandant des troupes. Quatre temps forts ont marqué cette cérémonie. Il s’agit du salut au drapeau, les décorations, la nomination exceptionnelle et le défilé des troupes.

Trente huit hommes ont été décorés dont le commandant feu Ousmane Dominique Traoré, décédé en mission d’observation le 31 décembre 07 en RDC. Les décorations vont du Chevalier de l’Ordre national à la médaille de sauvetage, en passant par la médaille du mérite national et militaire. Au total quatre catégories de décorations. Le caporal chef Mahamane Maïga de la Garde nationale a été, au titre d’une nomination exceptionnelle nommé sergent. Ses épaulettes lui ont été portées le ministre Sadio Gassama. Après cette nomination, le ministre Gassama a rejoint la loge officielle.

 

Le porte-drapeau de l’armée de l’air a ouvert ensuite le défilé. Etaient présents pour l’occasion. L’armée de l’air, l’armée de terre, la garde nationale, la gendarmerie nationale, la protection civile, la police nationale, la conservation de la nature (Eaux et forêts), la douane, les surveillants de prison, l’Ama SNJ (Service National de la Jeunesse). Le bataillon de sport a bouclé la boucle sous les ovations nourries de l’assistance. Au terme du défilé, le général Sadio Gassama, ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile a indiqué à la presse : « Ce 47ème anniversaire, à l’instar de toutes les fêtes que nous célébrons chaque année, représente pour nous un jour de souvenirs pour nos premiers chefs de l’indépendance qui ont pris la grande décision de faire partir les troupes françaises du territoire, malien et de créer une armée nationale. Cette décision a été prise par le président Modibo Keïta qui l’a annoncé aux institutions diplomatiques le 20 janvier 1961. Et depuis le Mali indépendant, a son armée nationale et a fait son chemin.

Cette armée nationale a pu honorer son peuple. Il est important que nous puissions rappeler cela à la jeunesse, aux jeunes soldats que nus recrutons chaque année et leur dire qu’ils ont un héritage donné par les pères de l’indépendance. C’est ce que nous devons perpétuer. Nous avons l’obligation de faire en sorte que nous ne puissions jamais faillir à notre mission. Nous devons à tout moment être près pour défendre l’intégrité du territoire national. La jeune génération doit le savoir. C’est pour cela que nous fêtons le 20 janvier ».

Après les congratulations, les prises de photos de souvenir le ministre Sadio Gassama, les membres du gouvernement ont quitté le  site de la commémoration. Bonne fête à nos vaillants éléments des forces armées et de sécurité.
Tiémoko TRAORE
Hamidou TOGO

 

 

DES CHARTERS DE LA HONTE

Pas ça entre nous !

Nous ne cesserons jamais de dire : halte au système de charters de la honte et d’humiliation !
A peine le Mozambique a achevé d’expulser  85 Maliens pour des raisons qui lui sont propres et qui font honte à l’Afrique, la Libye reprend le relais et entend renvoyer de son sol tous les Africains, supposés en situation irrégulière. Les raisons officielles avancées sur RFI (Radio France International) portent sur : « Préserver les autochtones des maladies notamment le sida et empêcher les immigrés d’aller mourir en mer ».

 

Parler du sida dans ce contexte, c’est du mépris sinon il y a lieu de croire que certains peuples sont des porteurs de virus de sida et que d’autres sont saints et saufs.

Réellement, on ne peut pas être ainsi du père et ennemi du père et ennemi du fils ! Les chantres du panafricanisme, devant leurs intérêts, oublient des fois que, s’unir nécessite des sacrifices. On ne peut pas chercher une chose et son contraire. Si on veut manger l’omelette on doit absolument casser l’œuf.

 

Nous avons démontré dans les articles précédents que les Etats-Unis d’Afrique (EUA) demeurent un rêve, dans la mesure où beaucoup de paramètres, entre autres, les expulsions (érigées en règle d’or sur ce sol africain) concourent à l’isolationnisme des Etats. Comment s’unir dans une atmosphère où les uns frustrent et humilient les autres ?

Nous estimons que dans de telles circonstances, il faut créer un cadre de concertation avec les pays de ces immigrés, afin de trouver des solutions durables à ce genre de problèmes. Et ne pas le faire c’est créer de la rancune et de la rancœur entre les Etats ; c’est compromettre toute  idée d’union.

 

Il faudra nécessairement que le volet « immigration » soit inscrit à l’ordre du jour des rencontres africaines à un haut niveau afin que l’entente, la concorde et la compréhension règnent. Le linge sale ne se lavant  qu’en famille!

 

De telles scènes ne doivent plus se répéter en Afrique si nous voulons  créer les Etats-Unis d’Afrique. Quel jugement les autres continents porteront sur nous Africains ? L’Europe parle- t-elle encore du Français, Allemand, Espagnol ?…Evitons les comportements qui sèment la division entre nous et éloignent l’unité tant souhaitée. C’est en nous unissant que nous serons forts.
Kalemba Mwemba

Professeur au Lycée Moderne Elite,
Lafiabougou

 

 

PAYSAGE POLITIQUE

La recomposition des partis en effervescence

 

L’après élections générales de 2007 annonce une nouvelle recomposition du paysage politique. Le président Amadou Toumani Touré est au début de son second mandat que l’on considère comme le dernier, à moins que la Constitution connaisse, d’ici la fin du mandat en cours, un toilettage.

Les acteurs politiques, sachant bien cela, sont en train de s’organiser en vue de réaliser l’alternance politique à leur faveur. Dans  une telle mouvance, la classe politique est très agitée en ce moment. Si les trois poids lourds de l’échiquier politique ont tous la même ambition de conquérir le pouvoir en 2012, ils ne sont pas dans la même situation aujourd’hui.
En effet, l’ADEMA et l’URD, deux partis de la mouvance présidentielle sont d’un côté et de l’autre, le RPM, un parti de l’opposition. De même, l’URD est un parti qui attire ces temps-ci du monde à cause de sa stabilité sur  l’échiquier politique national. C’est donc un parti en plein épanouissement, qui va lentement, mais sûrement vers sa maturation, avec moins de choc. Quant à l’ADEMA, malgré sa position dominante dans le paysage politique, c’est un parti à problème. Sa cohésion est constamment menacée.

En effet, ce parti a connu plusieurs crises. Bien positionné par rapport à la gestion des affaires publiques après la fin des élections générales de 2007 ; l’ADEMA, à travers les déclarations de ses ténors, est en train de se positionner pour reconquérir le pouvoir en 2012.

Mais, pour ce faire, les responsables du parti doivent faire face à la gestion des situations conflictuelles qui ont prévalu à la veille des élections présidentielles de 2007.

C’est sur la réconciliation au sein de la grande famille que les ténors de l’ADEMA misent beaucoup aujourd’hui. Comment vont-ils s’y prendre pour raccorder les violons ? Certains cadres et militants de l’ADEMA sont entrés en rébellion depuis la décision du comité exécutif du parti, de transformer le soutien politique en soutien électoral pour ATT.

 

Puisque leur espoir a été déçu, de même que celui des mécontents signataires du manifeste de l’ADJ, ceux-ci n’ont certes  pas démissionné du parti, mais ils étaient en rébellion contre la décision majeure du comité exécutif du parti. Or, depuis la création du FDR, les activités de l’ADJ sont au ralenti. Les responsables de l’ADEMA qui ont accepté le soutien de la candidature d’ATT en 2007 ont aujourd’hui beaucoup de chance à travailler pour ramener les mécontents et les frustrés au parti. A bien voir leur cas, on sait qu’ils décideront difficilement de s’engager dans la voie de la création d’un autre parti.

 

Ailleurs ils seront également considérés comme les étrangers. De là, on ne fournira pas de gros efforts pour les convaincre de revenir. Mais ce retour qui est certain, ne sera pas du goût de tous les cadres du parti car, en se repositionnant à l’ADEMA ceux qui l’avaient déserté entendent avoir plus tard des promotions.

 

Un autre problème est la gestion de cette situation quand on sait que ceux qui comptent parmi les plus fidèles du parti n’ont pas encore tous eu satisfaction. Ce sont là quelques situations dont la gestion pourrait occasionner des mécontentements qu’il faudra également gérer. Au regard de tout cela on se demande si l’ADEMA est encore au bout de ses peines.

 

En outre, les sauts d’humeur annoncés à l’URD restent à être confirmées au fur et à mesure de l’évolution de la situation politique. Mais, si un parti est aujourd’hui le centre de l’ouragan, c’est bien le CNID. Issu du Mouvement démocratique, ce parti a aussi connu ses crises de croissance. Ces temps-ci, le spectre de la scission est suspendu au dessus de CNID où il est de plus en plus question de l’existence de deux comité directeurs. Les responsables du parti ont tout intérêt à gérer de façon consensuelle cette crise au risque de contribuer à affaiblir le CNID, à réduire ses chances dans les prochaines consultations électorales. Ont-ils pris conscience de cette menacer ? Dans tous les cas, il va falloir gérer d’abord toutes ces questions à temps c’est la seule manière d’assurer la pérennité des partis et partant leur donner les chances indispensables pour l’atteinte des objectifs électoraux.

Le RPM, il faut préciser, est un parti qui a aussi connu plusieurs problèmes dans son évolution.

En effet, au fur et à mesure de sa participation aux élections, le parti, on le constate, est en train de perdre du terrain. En plus des échecs répétés de son président à l’élection présidentielle, le nombre des élus de la nation du parti en cesse de régresser. A cela, il faut ajouter le recul que certains de ses cadres et militants sont en train de prendre. Ainsi, avec la baisse de la popularité du parti, des démissions se succèdent. Et le dont récent évènement est la création le samedi dernier d’un parti politique par des transfuges du RPM. Cette évolution en dit long sur les problèmes auxquels le RPM est confronté. Là aussi c’est le prochain congrès qui sera le cadre de la clarification. La question que se posent les observateurs de la scène politique nationale c’est de savoir si ce benjamin des partis ne se nourrira pas du RPM dans les mois à venir.

Tiémoko TRAORE

 

 

 

LES 10 ANS DE INFO-MATIN

Pari gagné

 

Le quotidien des sans voix, InfoMatin que dirige Sambi Touré à fêté le samedi 19 janvier 2008 à son siège à Bamako Coura, les dix ans de son existence. Cet anniversaire a été fêté en présence de Mme la ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, de Cheick Hamalla Diarra, conseiller à la communication du Premier ministre, de Makan Koné, président de la maison de la presse, des directeurs de publication, des directeurs de radio, du Directeur général de l’ORTM, du président des Jeunes reporters, des autorités et notabilités de la commune III et des reporters.

Le Directeur de publication Sambi Touré, président de l’ASSEP et de l’ODEP, très ému, a salué et remercié tous ceux qui ont voulu s’associer à sa rédaction pour fêter ses 10 ans. Il s’est appesanti sur l’apport inestimable des populations de Bamako Coura qui l’ont choyé.
Mme la Ministre, Diarra Mariam Flantié Diallo a félicité InfoMatin pour le pari gagné. « Dix ans de collecte, de traitement, et de publication de l’information est un challenge dans la vie d’un journal. Et ce pari, InfoMatin l’a gagné. Nous l’en félicitons ».

 

Depuis sa venue à la tête du département, Mme la ministre ne cesse de mettre l’accent sur les nombreux défis à relever pour l’atteinte de résultats meilleurs. Elle a surtout insisté sur le respect de l’éthique et de la déontologie, la recherche de la qualité dans l’écriture, la diffusion des journaux à l’intérieur entre autres.

 

Mme la ministre a salué le parcours de Info Matin et donné l’assurance que son département apportera toute son assistance afin de trouver des solutions idoines aux nombreux défis. Comme cadeaux d’anniversaire la ministre a fait don au journal d’un ordinateur et d’une imprimante. La ministre chargé des institutions a offert le gâteau d’anniversaire.

En guise de contribution comme résidente de Bamako Coura (20 ans) Mme Diallo Mariam Flantié Diallo a fait don de 50.000 FCFA aux Aigles. Info Matin aussi a mis le même montant dans la cagnotte.

 

Sadou Yattara, premier directeur de publication de Sambi Touré à Aurore, Makan Koné ancien journaliste à Info-Matin, Moussa Balla Diakité ancien ministre, lecteur assidu ont tour à tour témoigné. Tous ont plaidé pour un professionnalisme, l’entente la solidarité confraternelle. Les notabilités du quartier ont remercié le dir-pub de Info-Matin et surtout Mme la ministre pour sa présence à la cérémonie.

Joyeux anniversaire Info Matin !
Tiémoko TRAORE

 

 

DRAMANE COULIBALY alias Tino Rossi

« La flûte embellit les chansons »

Nous nous intéressons dorénavant à la vie de ces artistes qui ont fait la gloire et les beaux moments du Mali. Nous avons jeté notre dévolu sur Tino. Agé aujourd’hui de 63 ans, Dramane Coulibaly alias Tino Rossi, membre fondateur de Las Maravillas du Mali, est un flûtiste talentueux qui dispense des cours de musique à l’Institut National des Arts du Mali et au conservatoire des arts et métiers.
Actuellement actif, il évolue avec les compagnons constitués des anciens de Las Maravillas, des Messagers, des « Bama Saba » et des ambassadeurs internationaux.

Vendredi, au sortir d’une animation à l’hôtel Komoguel en commune VI, il a bien voulu se prêter à nos questions.
Le Pouce : Comment êtes-vous venu à la musique ?
Dramane Coulibaly
 : Depuis le bas âge, j’ai toujours eu un goût pour la musique. C’est cet amour qui m’a valu le surnom de Tino Rossi.

Je suis promotionnaire du président du RPM, Ibrahim Boubacar Keïta. Chaque fois qu’on sortait de la classe, j’avais ma petite flûte. J’essayais d’interpréter les morceaux hindous. Depuis cet instant, les gens savaient que j’allais devenir musicien. C’était mon souhait d’être musicien.

Le Pouce : Parlons du groupe musical « Las Maravillas » ?

Dramane Coulibaly : Les études m’ont conduit à Bamako. On a donné les bourses de musique pour Cuba. J’ai été sélectionné pour représenter la région de Sikasso. Avant mon départ pour Cuba, je jouais la clarinette. C’est, une fois à Cuba que j’ai décidé de faire la flûte travestière et la contre base acoustique.

Le Pouce : Quelle perception faites-vous de la musique malienne ?
Dramane Coulibaly
 : Je l’apprécie en tant que Malien. Je sais et j’ai toujours eu confiance en notre musique. Notre musique est tellement dense que je n’envie à aucun autre.

Le Pouce : Qu’est-ce qui explique en ce moment la faible intervention de la flûte dans les morceaux de nos musiciens ?

Dramane Coulibaly : Il y a au Mali très peu de flûtiste. La flûte est également un instrument trop cher. Beaucoup de gens se sont mis à jouer la guitare, l’orgue. La flûte n’est pas un instrument de solo. Elle embellit les chansons. La flûte est un instrument très rare et c’est pourquoi beaucoup de gens ne font pas intervenir cet instrument dans leurs morceaux traditionnels. Si non la flûte peut être joué dans n’importe quelle partie des morceaux dans la vie.
Le Pouce : Comment assurer la relève de Taras, Adèze, Boncana Maïga, Abdoulaye Fofana, Moussa Mariko et Dramane Coulibaly « Tino » ?

Dramane Coulibaly : Je suis à l’INA et au conservatoire. Abdoulaye Fofana a une très bonne formation académique. Moussa Mariko joue aussi bien que moi. Ils peuvent tous enseigner la flûte.
Le Pouce : Faut-il comprendre que la relève peut être assurée ?
Dramane Coulibaly
 : Cela dépend de l’intérêt que le flûtiste accorde à son instrument et également l’amour qu’il a à la chose. J’ai dit à mes élèves et  à tous les Maliens qui veulent apprendre que je suis pour le moment à l’heure disposition pour leur apprendre et aussi se perfectionner.
Le Pouce : Jouer la flûte demande-elle des qualités particulières?
Dramane Coulibaly
 : Il faut un test préalable. Si non dans la vie, il y a des gens qui peuvent faire la batterie, le Djembé et non la flûte.

Le Pouce : Vos enfants envisagent-ils de faire comme vous, un jour ?
Dramane Coulibaly
 : Je dirais que non. Mon fils aîné aime jouer au ballon ; l’autre veut étudier. J’ai une fille au lycée, une autre à la fac et un plus petit. Je pense que ça dépend de l’engouement que l’individu a pour les instruments.

Le Pouce : Avez-vous un appel à l’endroit des jeunes ?

Dramane Coulibaly : Nos enfants son trop pressés. Ceux qui arrivent à faire deux cassettes le font et s’arrêtent. Ils ne travaillent pas l’instrument. Ils sont là dans la rue. J’ai 63 ans et je suis toujours avec ma flûte. En dehors de l’orchestre, je travaille mon instrument et toutes les gammes. Je joue avec n’importe quel groupe et sur n’importe quel territoire. Quand je joue, mes admirateurs viennent me demander si je suis un Cubain. Je leur réponds que je suis un Malien formé à Cuba.
Entretien réalisé par

Tiémoko TRAORE

 

 

 

ADP-DISTRICT DE BAMAKO

Hommage au président.
Les membres du bureau de la coordination  régionale de l’ADP du district se sont réunis au siège de l’ADEMA à Bamako Coura, le samedi 19 janvier dernier.

Cette rencontre avait pour but de rendre hommage à leur président, l’actuel ministre du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées, SE Sékou Diakité. La cérémonie a été marquée par deux interventions.

Pour le secrétaire administratif dudit bureau, Dr Amadou Sy du CNID, cette cérémonie est une cérémonie de réjouissance. Il a déclaré que c’est l’occasion pour eux de se retrouver à nouveau, de formuler des vœux mais aussi de se congratuler pour le travail bien accompli au cours de l’année écoulée. Il a poursuivi en disant que l’année passée a été marquée au plan politique par l’organisation des élections (présidentielles et législatives), et que l’ADP avait décidé de soutenir la candidature du président A.T.T., pour un second mandat et de lui donner une majorité confortable au Parlement ; lui permettant de soutenir l’action de son gouvernement.

Le secrétaire administratif a par ailleurs affirmé que l’année 2007 a vu avec bonheur la réélection de leur candidat dès le premier tour ; du coup, la réalisation de leur slogan de campagne à savoir le « takokelen ». Le district de Bamako n’est pas resté en marge de ce résultat obtenu (plus de 54%) alors qu’il est considéré comme fief de l’opposition. Et ceci, grâce aux efforts louables des membres de la coordination, a-t-il précisé. L’élection législative a confirmé la place de leader de leur alliance qui dispose à l’Assemblée Nationale d’une majorité. Au delà de ces aspects généraux et protocolaires, leur coordination venait de prendre une initiative qu’il convient de saluer, permettant ainsi de renforcer davantage les liens de bonnes collaborations, déjà bien établis et de les connaître davantage en dehors des moments d’épreuve dans un cadre détendu.
Dr. Sy a terminé ses propos en renouvelant leurs chaleureuses félicitations à l’endroit de leur président pour la confiance placée en lui comme ministre de la République.
Le ministre a, à son tour, félicité et remercié l’ensemble des partis membres de l’ADP pour mission bien accomplie.
Par la même occasion il a transmis les messages du président ATT au bureau de la coordination. Le ministre Sékou Diakité de déclarer qu’en tant que ministre  de la Solidarité, il maintiendra la solidarité au sein du Bureau en particulier et de l’ADP en général. Après les premiers objectifs atteints (réélection d’ATT  et majorité à l’AN), Sékou Diakité a suggéré au bureau de se regrouper au tour des grandes questions d’actualité comme la peine capitale, etc.

Signalons qu’à cette rencontre 26 partis étaient représentés.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

CONTRIBUTION AUX AIGLES

Les travailleuses de la BDM-SA font don de 20 millions

Au moment où les Aigles du Mali prenaient l’avion le vendredi le 18 janvier 2008 pour le Ghana où a débuté depuis le 20janvier dernier, la 26ème CAN, les femmes de la BDM-SA étaient réunies pour remettre à qui de droit, la somme de 20 millions F CFA au titre de leur contribution.

Aussi, après  le don fait par l’association des Banques et financières d’une valeur de 35 millions, les femmes de la BDM-SA ont tenu à apporter leur soutien aux Aigles en mission au Ghana. C’est peut-être une première fois qu’un tel montant soit mobilisé par des travailleurs d’une structure financière au  Mali.
Le don de 20 millions de francs CFA fait par les femmes de la BDM-SA a été apprécié par les bénéficiaires.

Banque citoyenne, la BDM-SA entend accompagner les Aigles. Aussi les femmes suivront de bout en bout l’évolution des Aigles qu’elles accompagnent avec des bénédictions sincères. Allez les Aigles, les femmes de la BDM-SA sont avec vous !
Youma

 

BANQUE DE DEVELOPPEMENT DU MALI-SA

Une exploitation bénéficiaire de plus de 4 milliards !

Les administrateurs de la Banque de la Développement du Mali (BDM-SA) étaient réunis, le samedi 19 janvier 2008 à partir de 9 heures autour du Président Directeur Général, Abdoulaye Daffé pour débattre des points inscrits à l’ordre du jour de la35ème session de son conseil d’administration. C’était dans la salle de conférence de l’institution financière, sous la présidence de M. Abdoulaye Daffé et en présence de Mohamed Bennani, de Moumouni Djermakoye, nouvel administrateur représentant la BOAD et de Idrissa Massa PDG de Coris Bank international du Burkina Faso.

 

Autre les traditionnels points inscrits à l’ordre du jour, les administrateurs étaient appelés à se prononcer sur la convention d’assistance technique entre la Banque de Développement du Mali (BDM-SA) et Coris Bank International –SA du Burkina Faso.

Dans son allocution de bienvenue aux administrateurs et invités, le PDG de la BDM-SA, Abdoulaye Daffé a, en son nom propre et  en celui de l’ensemble du personnel de sa structure, présenté les vœux de bonne et heureuse année. Il a souhaité que l’année nouvelle apporte la bonne santé, la paix de l’âme et de l’esprit.
Le premier responsable de la Banque a informé les administrateurs que l’exercice 2007 a été une bonne année pour une Banque.

 

Au 30 septembre 2007, les objectifs budgétaires assignés sont atteints voir dépassés : l’extension du réseau d’agence s’est poursuivie, dans le domaine de la monétique : le parc de distributeurs automatiques de billets couvre désormais Kayes, Ségou et Mopti.

 

Dans le domaine de la collecte d’épargne des Maliens de l’étranger, des conventions de représentation de Brazzaville au Congo et de Madrid en Espagne ont été signées, les opérations ont démarré, au plan national : le soutien aux activités du secteur privé, du secteur coton, du secteur de la téléphonie et de l’énergie a été réaffirmé.

 

Il a indiqué aux participants à la 35ème session que les dossiers qui leur sont soumis au titre de la session portent entre autres sur l’examen des budgets d’Investissement et d’Exploitation mais aussi que l’approbation de la Convention d’Assistance Technique à signer avec une banque de notre sous-région en l’occurrence la Coris Bank International du Burkina Faso. Il a sollicité l’accompagnement de la BDM-SA dans la conduite des différents métiers de notre profession.

 

M. Daffé a invité les administrateurs à examiner avec la bienveillance requise le dossier de Coris Bank, tout en ayant à l’esprit qu’ils  doivent apporter, comme par le passé aux banques de la sous-région UEMOA, qui en expriment le souhait, l’Assistance Technique, le Soutien Financier et l’Expertise dont elles peuvent avoir besoin pour assurer leur développement. Il a informé les administrateurs de la hausse du niveau du capital social afin de mieux mener la mission de la banque.

 

Selon M. Daffé, le niveau du capital social exigé pour l’exercice de notre profession dans notre sous-région vient d’être revu à la hausse. Il faudra dans les années à venir, une échéance finale à définir par la BCEAO que chaque banque de l’UEMOA ait au moins 10 Milliards de FCFA de capital social.  «Les fonds propres de la notre établissements créé en 1989 avec un capital social de 3 Milliards de Francs, dépassent largement les 20 Milliards de FCFA aujourd’hui. », a-t-il précisé.

 

Le PDG de la BDM-SA a salué l’effort constant du personnel, les sages orientations prises...L’occasion était également bonne pour présenter aux uns et aux autres, le nouvel administrateur de la BOAD, Moumouni Djermakoye qui remplace Mama Issa.

Pour sa part, M. Mohamed Bennani a mis l’accent sur la stratégie de pénétration de la BDM-SA dans le marché des particuliers au Mali et la signature de la convention d’assistance technique avec une banque de la sous-région. Il a salué le leadership de la BDM-SA et sa position d’acteur majeur.

 

Après trois heures de travaux, les administrateurs, après examen et adoption des « budgets d’investissement et d’exploitation au titre de l’exercice 2008, ont approuvé la signature d’une convention d’assistance technique entre la Banque de Développement du Mali (BDM-SA) et Coris Bank International-Sa (CBI) du Burkina Faso. Les administrateurs ont examiné la situation financière de la BDM-SA au titre des neuf premiers mois de l’exercice 2007, qui fait ressortir un résultat d’exploitation bénéficiaire de plus de 4 milliards de FCFA.

 

Après les félicitations des administrateurs à l’endroit de l’ensemble du personnel de la BDM-SA, le PDG Abdoulaye Daffé n’a pas caché sa satisfactions. « Je ressens une grande fierté, une grande joie de voir des structures de l’UEMOA se retrouver et convenir de travailler la main dans la main afin de se donner mutuellement ce qu’on va rechercher ailleurs.

 

La BDM est une banque au Mali, la Coris Bak est une banque du Burkina Faso ».
S’adressant a son homologue de la Coris Bank International du Burkina Faso, Abdoulaye Daffé lui a donné l’assurance de la totale disponibilité de la BDM-SA pour faire en sorte que ce qu’ils peuvent rechercher en terme d’accompagnement ils l’a retrouvent au niveau de la BDM-SA.

 

Il a ajouté « dans votre banque, les cadres qui évolueront retrouveront au niveau de la BDM-Sa des frères et sœurs avec lesquels ils pourront accomplir beaucoup de choses. Je souhaite vivement que ce que nous avons signé apporte à votre établissement une chance pour lui permettre d’évoluer et d’être compter comme étant une banque de dimension importante sur le marché de l’UEMOA ».

 

A la suite de ce discours, il a été procédé à la signature de la convention d’Assistance technique et à l’échange des documents entre Abdoulaye Daffé et Idrissa Massa PDG de Coris Bank International du Burkina Faso présent à la 35ème session du conseil d’administration.

 

En retour des propos aimables et rassurants de son homologue du Mali, Idrissa Massa dira « la signature de cette convention marque le début d’un partenariat fécond entre la BDM et la Coris Bank International. Nous sommes admiratifs de la qualité managériale qui est administrée à la BDM. Nous avons souhaité bénéficier de l’expérience de la BDM pour nous accompagner dans notre projet de développement. C’est un honneur pour nous de concrétiser ce partenariat en présence de tous les administrateurs ».

 

Idrissa Massa a assuré la BDM de leur disponibilité à renforcer les relations de partenariat. Selon lui, en cette période de mondialisation, il est important que l’UEMOA se solidifie à travers les partenariats de ce type. Nous souhaitons que  nous donnions l’exemple à travers la signature de cette convention.
Tiémoko TRAORE

 

 

 

CREPA/MALI

Un bilan d’activités largement positif

 Le Centre Régional pour Eau Potable et l’Assainissement (CREPA) a animé une conférence à l’intention de la presse au grand hôtel, le 18 janvier dernier.

Pour l’occasion, M. Affade Ibrahim Tolo qui représentait le directeur résident du CREPA Mali, était secondé par M. Ousmane Coulibaly de la même structure.
M. Tolo a, au  nom de l’ensemble du personnel du CREPA/Mali, remercié tous ceux qui ont bien voulu faire le déplacement pour répondre à leur invitation.
L’objectif de la rencontre était de présenter l’institution à la presse. Dans sa présentation du CREPA, M. Tolo dira qu’il a été créé en 1988 en tant qu’association. Mais il vit aujourd’hui en tant qu’institution regroupant 17 pays africains. Son siège est à Ouagadougou (Burkina Faso). Selon M. Tolo le CREPA intervient dans divers domaines impliquant l’assainissement, l’eau potable à faible coût. A titre d’exemples, il citera les réalisations du CREPA au quartier Hippodrome, à Fana, les animations publiques, etc. Il précisera que le CREPA évolue selon un programme quinquennal.

Quant au second conférencier, M. Ousmane Coulibaly, il exposera sur l’assainissement écologique (Ecosan). Ecosan est une branche du CREPA, née pour pallier à certaines pratiques polluantes, notamment le déversement des eaux usées, des boues de vidange dans les rues. Il rapporte que le projet a eu l’adhésion des populations dans les zones où ils interviennent. C’est ainsi que les latrines ont été construites de même que des impluviums. Les impluviums permettent de stocker les eaux de pluies qui ont été traitées avant la consommation.

Répondant aux questions des journalistes, M. Tolo dira que le CREPA a mené toutes ces activités non sans difficultés. Il a ajouté que les vœux du CREPA sont d’étendre ses actions à toute l’étendue du territoire du Mali.
Selon les conférenciers le bilan de leur institution est positif. Le CREPA est une institution internationale qui vise à offrir de l’eau potable à des coûts moins élevés et la valorisation des eaux usées et autres déchets à des fins agricoles plus spécifiquement au maraîchage.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Vendredi 18 janvier 2008

LE SECTEUR DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME AU  MALI

Une véritable vitrine du patrimoine culturel

Le Mali est un pays dont le patrimoine artistique et culturel est riche dans sa diversité. Les autorités successives du pays sous différentes républiques ont reconnu les énormes potentialités du secteur de l’artisanat et du tourisme et sa capacité à mieux faire rayonner l’image du pays.

Combattre le chômage

Dès son investiture à la tête de l’Etat, le 8 juin 2002, le chef de l’Etat a instruit au Premier ministre, d’accorder une attention particulière aux secteurs de l’artisanat et du tourisme ».

Ces mots,  du Président de la république Amadou Toumani Touré  traduisent l’engagement du gouvernement malien à  faire du département de l’artisanat et du tourisme un secteur clé de l’économie nationale. ATT a toujours calmé haut et fort que « le tourisme est  un  grand pourvoyeur d’emplois directs et indirects ».

 

Au-delà de l’aspect image, le secteur est pourvoyeur d’emplois et générateur de ressources. Ces dernières années, un accent particulier est mis sur le développement du secteur.  A partir de 2003, le secteur a connu un essor  spectaculaire et le Mali est devenu une destination prisée par les touristes venant de divers horizons. On se rappelle, sous la houlette du ministre N’diaye Bah, le lancement la même année du Projet de développement du secteur artisanat (PDSA) à Bamako, puis dans toutes les autres régions.

Les délégations qui ont sillonné les régions comprenaient les responsables du département de l’Artisanat et du Tourisme, de l’Office Malien du Tourisme,  et de l’Hôtellerie, du PDSA, de l’APCM entre autres. Dans toutes les régions visitées, le ministre N’Diaye Bah et sa suite ont échangé avec les artisanats, les hôteliers, les guides touristiques avec lesquels des séances de travail ont été faites. Comme il fallait s’y attendre, les différents sites touristiques et marchés ont été visités. Ces tournées ont aussi été l’occasion d’échanger avec les artisans sur les enjeux du « Folk Life » festival qui devait se tenir à Washington et où le Mali était l’invité vedette.

 

Un des plus grands événements de portée touristique de 2003 aura sans doute été la participation du Mali au 37ème Folk life Festival de Washington (Juin-Juillet 2003).
Notre pays, le Mali a été l’invité vedette de ce festival de renommée mondiale.
A travers le « Folk Life Festival »,  le Mali a porté un grand coup de promotion touristique à l’endroit des pays de l’Amérique ».

A ce festival, avaient participé, plus de 300 festivaliers maliens avec à leur tête, le Président de la République et son épouse, des membres du Gouvernement malien, des opérateurs économiques, des artisans.

 

« La Désert Cup », cette course à pied au pays Dogon qui a regroupé plus de 400 participants venus de par le monde entier. Le Mali a renforcé au cours ces trois dernières années, sa participation aux salons du tourisme dans le monde. Notre pays a pris part aux salons de Berlin (Allemagne), de Milan (Italie), de Madrid (Espagne), le salon mondial du tourisme de Paris  et le Top Resa à Deauville (France).

 

Le tourisme malien a été honorablement rehaussé par la journée de Promotion sur le Mali dénommée « Dialogue avec le Mali », au cours de laquelle, il a été débattu les conditions de la participation des artisans maliens. Et plusieurs d’entre eux représentant les associations d’artisans des régions et du District de Bamako ont effectivement fait le déplacement.

Des dispositions ont été prises par les responsables de l’OMATHO et du ministère de l’Artisanat et du Tourisme en vue de la formation des guides touristiques. Ces formations ont été soutenues par l’élaboration de textes règlementaire du guidage au Mali. Les efforts étaient focalisés sur la professionnalisation de l’activité de guidage au Mali. Depuis le secteur n’a cessé de prospérer avec la réhabilitation et la restauration des sites touristiques. Pour ce qui est du PDSA, il a offert des opportunités aux artisans à travers l’organisation  des foires, le soutien aux créations, entre autres.

 

La fête de l’artisanat et du Tourisme à Paris est institutionnalisée. Ainsi, du 31 octobre au 6 novembre 2007, le Mali était à l’honneur dans la capitale française, Paris à l’occasion de la fête de l’artisanat et du tourisme. Ce grand évènement artistique et touristique initié par le ministère que dirige N’Diaye Bah, a vu la participation du Ministre Mauritanien de l’Artisanat et du Tourisme SEM Ademe Bah, le PDG  du groupe Airness  Malamine Koné et les maliens de France et d’Europe. Cet évènement exceptionnel, organisé en collaboration avec la maison de l’Afrique basé au sein de la chambre de commerce et d’Industrie de Paris a  été un haut lieu d’affaires, d’échanges, du donner et du recevoir, et de rayonnement de l’art malien.

Pour cette 7ème édition, c’est 70 artisans de tout les corps de métier qui ont pris part à cette fête hautement appréciée par les 17000 visiteurs. Au lendemain de l’ouverture du salon d’exposition, une table ronde sur les actions promotionnelles en faveur des produits artisanaux a réuni les ministres malien et mauritanien de l’artisanat et du tourisme et les partenaires dans une salle logée au sous sol de la bourse de commerce de Paris. La Mauritanie était venue à l’école du Mali

Un secteur porteur d’espoir

 

Les efforts déployés depuis 2003 par le département et ses démembrements ont fait que les touristes sont de plus en plus nombreux à se rendre au  Mali. Toute chose qui a  multiplié  les opportunités d’affaires pour les artisans qui, grâce à l’appui conseil et aux séances de formation, améliorent progressivement la qualité de leurs produits, notamment en améliorant la finition.

 

Depuis quelques années, le tourisme connaît un regain de vitalité. De 2003, date touristique à Mopti, à nos jours,  le flux touristique à destination du Mali a progressé d’une façon exponentielle. De cette date à maintenant, L’OMATHO que dirige avec succès Oumar Balla Touré est  parti de 98 mille arrivées à 250 mille arrivées de touristes internationaux. Ce flux ,selon les experts du secteur est dû à des évènements tels que le lancement de la saison touristique, le développement des festivals, la diversification de l’offre touristique ,la participation du Mali aux différents salons. Le directeur général de l’OMATHO s’atèle pour que le politique et l’administratif prennent en compte dans  leur programme régional de développement, le tourisme. « Le tourisme ne saurait être une affaire de l’administration. Le tourisme est à dominance privée » a fait savoir Oumar B Touré.

Des documents de la CNUCED attestent aujourd’hui que le tourisme est la 3ème activité économique du Mali après l’or et le coton. De 2003 à nos jours, nous sommes à près de 150 milliards FCFA d’investissement dans le sous secteur de l’hôtellerie, la restauration, des agences de voyages et espaces de loisirs. Les recettes pour la même période ont dépassé les 70  milliards de FCFA. Nous sommes  aussi à plus de 14 mille emplois directs et indirects créés.
Le tourisme est une activité capable de lutter contre la pauvreté et occupe une place de choix dans le PDES du chef de l’Etat. Au-delà de ces retombées sur les professionnels du secteur de l’artisanat, on constate que les Maliens eux-mêmes commencent à accorder davantage d’intérêts à nos produits artisanaux.

 

Un secteur artisanat. L et touristique rayonnant appuyé et conseillé par des professionnels de l’Office Malien du Tourisme et de l’hôtellerie. Le secteur de l’artisanat et du tourisme est porteur d’espoir aussi pour le peuple  que pour les plus hautes autorités.

Tiémoko TRAORE

 

ASSOCIATION SABABUNYUMA

Au chevet des malades du sida

 

Améliorer l’accueil des personnes malades du sida, lutter contre le VIH/Sida, les prendre en charge à l’hôpital Gabriel Touré, aider le personnel soignant dans les activités de renforcement et d’observance, défendre les droits des personnes VIH et malades du sida. Telle est en gros, la mission que l’Association Sababunyuma s’est assignée. Pour informer le grand public sur ses actions, elle a organisé, le mercredi 16 janvier 2008 au siège du l’association, sis à Djélibougou. Le thème de la conférence débat était : « les actions de l’association Sababynyuma dans la lutte contre le VIH/Sida ». Le conférencier était le Dr Youssouf Traoré, gynécologue à l’Hôpital Gabriel Touré.

 

La présidente de l’Association, Assétou Traoré dans ses mots de bienvenu a remercié la cellule sectorielle de lutte contre le VIH/sida dirigé par le docteur Alou Sylla et tous les autres partenaires qui ne ménage aucun effort pour soutenir l’association.

 

Le conférencier Youssouf Traoré, a dans son allocution mit un accent particulier sur le traitement psycho thérapeutiques. « Le traitement n’est pas seulement de donner des médicaments aux patients, mais il y a aussi, le suivi et l’accueil ».

 

De passage, il a félicité les membres de l’Association Sababunyuma qui sont toujours au chevet des malades du sida. Evoquant la prise en charge des personnes infectées on affectées par le sida, le conférencier a précisé que l’Etat seul ne peut intervenir efficacement dans le domaine. Pour lui, les associations et les personnes de bonne volonté doivent conjuguer leurs énergies afin de venir en aide à ces gens là, qui mérite beaucoup d’attention et d’affection. Quant à la transmission, mère enfant, il a indiqué que le dépistage et le suivi de la femme enceinte par un médecin peut jouer un rôle prépondérant dans ce sens.
 « Si la mère suit les conseils de son docteur on gynécologue, son enfant aura de très forte chance de s’en sortis ».

 

Selon lui, la pesanteur sociale pèse beaucoup plus que la maladie elle-même. « Quant une personne est séropositive, il a besoin la chaleur humaine de son entourage » a-t-il ajouté.

 

A la fin de la conférence débat, les membres de l’Association Sababunyuma ont présenté au participants un plat spécial : purée à la viande brouillée. Un aliment riche en vitamine que l’association district aux malades du Sida.

Adama Diarra

 

 

HUILERIES

Les autorités réglementent la production

 

Depuis quelques années, les autorités de notre pays ont pris un arsenal de mesures en vue de la promotion du secteur industriel, notamment la production d’huile locale. Ainsi, certains opérateurs économiques qui ont investi dans l’huilerie ne produisent de l’huile de qualité. Ce qui met la vie des consommateurs en danger, comme l’a révélé les services de contrôle technique du département en charge et l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA). Face à cette situation pernicieuse, le Ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Commerce, celui de la Santé,  la Direction Nationale des Industries et la Direction Nationale de la Sécurité Sanitaire des Aliments étaient face à la presse, le jeudi 17 janvier 2008, pour rendre compte des décision prises par nos autorités.

 

« Aujourd’hui, dira Adama Konaté, le Directeur National des Industries, sur notre territoire opèrent environ une centaine d’unités de production d’huiles. Elle utilisent toutes comme matières premières, les graines de coton qui, pour aboutir à la production d’huiles raffinées, exigent la mise en place d’équipements adéquats.  Le constat sur le terrain est que plusieurs de ces unités ne fabriquent pas de l’huile raffinée. Les autorités ont donc commis certains services techniques (Direction Nationale des Industries, Direction Nationale de la Concurrence, Agence Nationale de la Sécurité  Sanitaire des Aliments et Laboratoire National de la Santé )pour diagnostic de la situation. Ainsi, il a été décidé, suite aux missions effectuées sur le terrain, d’élaborer un cahier des charges pour obliger les propriétaires d’unités concernés à installer des lignes technologiques appropriées notamment des raffineries. Ainsi, celles qui ont répondu favorablement à ce critère ont été retenues pour obtenir des graines de coton produites par la CMDT. Les autres sont appelés à se mettre à niveau pour exercer plus tard leurs activités dans toute sa plénitude car elles ont leur place dans l’économie de notre pays à condition de respecter la sécurité sanitaire des aliments à travers les bonnes pratiques d’hygiène et les bonnes pratiques de fabrication. Certains opérateurs voulaient se limiter à la fabrication de tourtereaux et de savons. Mais par principe de précaution, cette hypothèse n’a pas été retenue.» 

 

En effet, les huileries épinglées par les services de contrôle technique ont fait l’objet d’un arrête interministériel  daté du 15 janvier 2008 et signé par le ministre de la Santé et celui l'Economie, de l'Industrie et du Commerce. « La fabrication de l’huile alimentaire à base de coton est suspendue dans les unités de production ne disposant pas d’un système de raffinage complet » dit l’arrêté en question.

 

Sur plus d’une centaine d’unités de production d’huile, seulement 16 sont dans les normes requises dont l’HUICOMA, CICEM SARL, CHERIFLA, KOMAFA, SITAMA, ISA-TULU, STGCS, BA MARIAMA, ALIMA KONE, SHS, SOM SARL,FAMAB, YAYA KONE, DRISSA OUTTARA, HAWYT, ABDOULAYE DIAWARA.

 

A cet effet, un numéro vert (2.000) est mis à la disposition des consommateurs afin de se renseigner ou même informer les services en charge du contrôle des aliments.

Rappelons que, l’ASCOMA (Association des Consommateurs du Mali) a été la première a tiré la sonnette d’alarme. C’était le mercredi 02 janvier 2008 lors d’une conférence de presse.

Adama Diarra

 

LES SOLDATS DU FEU

Un maillon incontournable du dispositif sécuritaire

Lentement mais sûrement, le corps des sapeurs pompiers s’organise. Les plus hautes autorités ont conscience de l’importance d’un service de protection civile bien structuré et répondant aux normes requises.

C’est la loi N°004 du 06 janvier 2006 qui a créé la Direction Générale de la Protection Civile. Elle est dirigée par le colonel Mamadou Traoré. Service relevant du ministère de la sécurité intérieure et de la protection civile, il a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de protection civile et de veiller à la mise en œuvre de cette politique. Le législateur précise que la direction générale est chargée d’organiser, de coordonner et évaluer la prévention des risques et de secours en cas de catastrophes ; de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des plans de secours et de protection et de veiller à assurer la protection des personnes, des biens et de l’environnement en cas d’accidents, de sinistres et de catastrophes, en liaison avec les autres services concernés ; de veiller à la sensibilisation et à l’information du public ; de participer aux actions en faveur de la paix et d’assistance humanitaire ; de participer à la défense civile ; de concourir à la formation des personnels chargés de la protection civile.

 

Historique

Les sapeurs pompiers, communément appelés les soldats du feu relèvent d’un service qui est nouveau au Mali. Au commencement de ce service, il y a les ex-militaires et la Gendarmerie sous la houlette du Lieutenant Feu Bakary Traoré dit « Brodequin », de Souleymane Yacouba Sidibé  alias Bebel aujourd’hui général et Yaya Ouattara, tous officiers supérieurs de  gendarmerie.

 

Juste à l’orée des indépendances, les militaires sont rentrés en casernes dans leurs pays respectifs. Les anciens sapeurs pompiers de Dakar sont venus créer un Centre de Défense Incendie. Des éléments de ce centre départemental d’incendie ont été mis à la disposition du maire de Bamako. Ils étaient logés à Dravéla.

Compte tenu de leur importance, ils deviendront vers les années 1963, « gendarmes ». Plus tard, l’Etat a procédé au recrutement des gendarmes sapeurs pompiers. Cette situation est restée en l’état jusqu’en 1971. Cette compagnie des sapeurs pompiers était commandée par feu le lieutenant Bakary Traoré dit « Brodequin ». Cette unité va s’agrandir  après l’admission à la retraite de Bakary Traoré, avec comme chef le général Souleymane Sidibé qui était lieutenant à l’époque.

Plusieurs chefs se sont succédés à la compagnie qui prendra le nom de protection civile.

En effet, les autorités ont trouvé nécessaire d’ajouter une autre version de la mission au service d’incendie. En 1973, le Mali était confronté à une grande sécheresse à laquelle personne ne s’attendait. On a connu un départ massif des tamasheqs vers la Libye. A leur retour, il fallait une structure d’accueil et c’est à ces gendarmes sapeurs pompiers qu’il a été fait appel. La gendarmerie couvrait le service d’incendie et était l’entité la mieux repartie sur le terrain.

A partir de 1998, on a vu naître une protection civile (en bonne et due forme), certes dirigée par des gendarmes mais constituant une direction à part entière.
En 2002, en raison de la CAN, le service s’est étendu aux régions qui abritaient la compétition (Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti). Depuis 2007, Tombouctou a sa direction régionale.

Ces soldats du feu auront fait de leur mieux pour poser les premiers jalons du service des sapeurs pompiers du Mali.

C’est ainsi que le gouvernement a consenti beaucoup d’efforts pour la formation des professionnelles. Par la suite, il a été lance un vaste programme de formation intensive visant le renforcement des capacités des sapeurs pompiers à travers des stages, notamment en France,en Tunisie et les appuis inestimables des différents jumelages entre Bamako et les autres municipalités de part le monde .

 

Depuis l’arrivée du président Amadou Toumani Touré au pouvoir, le développement de ce service est une préoccupation majeure des plus hautes autorités. Malgré ces engagements et les gros efforts du gouvernement, le service des sapeurs pompiers manque encore de moyens logistiques suffisants pour faire face à tous les problèmes auxquels il est confronté. Ces insuffisances émoussent peu à peu, la détermination des agents à sauver des vies humaines, au risque de leurs propres vies.

 

Ces dernières années, les sapeurs pompiers sont constamment sur le terrain, compte tenu du nombre trop élevé des accidents de la circulation. Toute chose qui traduit l’accroissement de leur rôle dans la gestion des cas de sinistres en tout lieu.

On se rappelle, l’intervention courageuse d’un sapeur pompier à Sogoniko, il y a quelques années. En cette circonstance, un «pousse poussier» a été emportée par les eaux de pluies, face à une foule impuissante. Un élément de la garnison de Sogoniko, ayant aperçu cette scène, n’en a pas été indifférent. Malgré son impréparation et l’absence de moyens logistiques, il s’est jeté dans l’eau sous les dalles pour tenter, mais vainement de sauver le pauvre.

 

Son courage et sa détermination ont touché tous ceux qui ont été témoins de cette aventure. Selon leur vocation, les sapeurs pompiers interviennent sur le terrain par rapport à tous les sinistres dont les accidents de la circulation routière, les incendies, les noyades le pompage des eaux s... On se rappelle même que, plusieurs fois, des sapeurs pompiers sont intervenus pour extraire des personnes battues à mort, puis jetées dans des puits et en état avance de putréfaction. Tout cela atteste de l’envergure des missions des sapeurs pompiers dont l’intervention est de plus en plus sollicitée dans notre pays, notamment dans le District de Bamako où les incidents et sinistres sont sans cesse croissants et occupent près de 70% de leurs interventions. Avec un nombre restreint de véhicules légers les soldats du feu accomplissent avec amour, dignité, et abnégation leur mission, qui consiste à «sauver ou périr »

 

Par ailleurs, il faut déplorer les cas de fausses alertes  des sapeurs pompiers. Ces actes ne sont pas les faits de personnes qui ont le sens du civisme.

Au stade actuel, il est nécessaire que les opérateurs économiques et d’autres personnes de bonne volonté aient le réflexe de développer une certaine générosité envers les sapeurs pompiers à travers des gestes qui contribueraient à renforcer leur capacité d’intervention. Une  capacité d’intervention qui ne vise autre chose que la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. L’Etat s’emploie à mettre en place tout ce qu’il faut pour un équipement conséquent. N’est-il pas temps que les opérateurs prennent à bras le corps cet aspect ?

Sinaly

 

 

Par LE POUCE
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Vendredi 18 janvier 2008

GOUVERNANCE MODIBO SIDIBE

Une entame satisfaisante !

« Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années ». Cette sentence de Pierre Corneille semble aisément s’appliquer par rapport à la centaine de jours que le Premier ministre Modibo Sidibé vient de faire à la tête du gouvernement malien. Un démarrage en force ; tant les actes concrets posés par le nouveau chef du gouvernement augurent d’un lendemain prometteur pour le peuple malien.

A sa nomination le 27 septembre 2007 par le Chef de l’Etat, le Premier Ministre Modibo Sidibé savait qu’il devait faire face désormais à un autre défi ; un défi de taille : combler les nombreuses attentes des Maliens et des Maliennes. Ces attentes étaient si importantes que l’on pouvait dire qu’il est quasi suicidaire d’accepter le poste de Premier Ministre lors de ce début de second mandat du Président Amadou Toumani Touré. Mais, ce contexte n’a point émoussé la disponibilité de l’Inspecteur général de Police, Modibo Sidibé à être prêt pour servir le Mali, ce Mali pour lequel il a tout donné (son CV l’atteste)

C’est ainsi que, courageusement, Modibo Sidibé a pris à bras le corps sa nouvelle charge de Chef du gouvernement, pour commencer lentement, mais très sûrement, de poser des jalons  remarquables de sa gouvernance.

Une ferme volonté de construire le Mali…

C’est ainsi que, récemment, le Premier Ministre a déployé ses talents de fin de négociateur pour permettre à l’Etat malien  de parvenir à la signature d’une importante convention de plusieurs milliards F CFA. En effet, le 8 janvier dernier sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, s’est déroulé dans la salle des Banquets du Palais de Koulouba, la cérémonie officielle de signatures des conventions de partenariat entre le Mali et quatre agences du système des Nations Unies (PAM, PNUD, UNFPA et UNICEF).

 Le Premier Ministre Modibo Sidibé était présent à cette cérémonie qui marque l’aboutissement de plusieurs mois de négociations entre le Gouvernement du Mali et ces quatre agences du système des Nations Unies, qui apporteront une contribution cumulée de près de 120 milliards FCFA à notre pays pour la période 2008-2012 ; une véritable bouffée d’oxygène pour l’Economie nationale.

Estimé à 268.875.771 dollars US, soit environ 120.994.026.250 FCFA sur cinq ans (près de 24 milliards par an), le financement des différents programmes va appuyer les efforts du gouvernement du Mali dans les domaines spécifiques tels que le renforcement de la gouvernance démocratique, la lutte contre la pauvreté et le renforcement de la sécurité alimentaire, l’éducation de base, l’amélioration de la nutrition des populations démunies ; l’amélioration de la santé maternelle et infantile ; la santé de la reproduction, l’équité du genre ; la protection des femmes et des enfants ; l’accès à l’eau potable à des conditions d’hygiène et les mécanismes d’assainissement acceptables ; la limitation de la propagation du VIH/Sida et la réduction de son impact social et économique…

Avec la signature de cette importante convention, le gouvernement malien vient de s’octroyer dans bien de domaines, les moyens de sa politique qui a pour objectif exclusif de parvenir à un mieux-être des Maliens et des Maliennes d’ici à 2012.
  Par ailleurs, à la veille de cet important évènement de la signature de cette convention, c’est-à- dire le 07 janvier 2008, s’est réuni sous la présidence du Premier Ministre Modibo Sidibé, le tout premier conseil de cabinet de l’année 2008 consacré au renouveau de l’action publique. En effet, le renouveau de l’action publique constitue un des thèmes prioritaires de la feuille de route que lui a assignée le Président de la République dans sa Lettre de cadrage.

…sur des innovations fortes,

La tenue de ce conseil de cabinet doit marquer une étape importante dans la volonté affichée par le gouvernement de remettre l’administration publique au travail. Elle s’inscrit par ailleurs dans l’approche nouvelle que le Chef du gouvernement veut imprimer au travail de l’équipe gouvernementale, privilégiant davantage le partage, l’appropriation des règles générales et des valeurs, pour plus d’efficacité.

Le renouveau de l’action publique est un des axes majeurs de l’engagement pris par le Président de la République dans le Projet de Développement Economique et Social. Dans la Lettre de cadrage au gouvernement, il en a fixé les orientations en précisant notamment que le renouveau de l’action publique consistera en la consolidation des actions déjà initiées d’une part et, d’ autre part, en l’introduction d’un nouvel état d’esprit, un choix judicieux des hommes et des femmes et l’intensification de la lutte contre la corruption.

 

 

 

 

L’on se rappelle que le Premier Ministre Modibo Sidibé, lors de sa récente déclaration de Politique générale, le 14 décembre 2007, a particulièrement souligné l’importance que, dans son action, le gouvernement entendait accorder à cet axe, en oeuvrant concrètement à l’amélioration de la performance du secteur public. Dans ce cadre, le gouvernement au cours des prochains mois, accélérera la mise en œuvre des programmes fédérateurs, particulièrement le Programme de Développement Institutionnel (PDI), pour restaurer l’autorité de l’Etat, rendre l’administration plus efficace et renforcer les collectivités territoriales.
Ce conseil de cabinet avait pour objectif, en tirant les enseignements des actions en cours et des problèmes identifiés, de : partager les enjeux du renouveau de l’action publique, tels qu’ils ressortent du PDES, de la lettre de cadrage et de la déclaration de politique générale du gouvernement ; d’échanger sur les pistes d’action susceptibles d’accélérer le renouveau de l’action publique ; d’échanger sur les procédures pour l’élaboration de la feuille de route de chacun des Ministères, la volonté affichée par le Gouvernement est de veiller à la cohérence des différents programmes qui seront mis en œuvre, afin de rompre avec une certaine dispersion des efforts avec comme souci majeur de poser les jalons d’une action plus concertée de l’équipe gouvernementale, a rappelé le Premier ministre aux membres du gouvernement.
L’importance accordée par le Gouvernement à engager très rapidement des actions concrètes dans le cadre du renouveau de l’action publique est à l’aune de l’intérêt que portent à cette question à la fois les populations et les acteurs privés. Le succès des politiques publiques de développement dépend en effet des performances et de la qualité des prestations de l’administration, qui renforcent les facteurs de production, accroissent la productivité et influent sur la répartition des richesses.

… des actions concrètes

Ainsi selon le PM, le succès des politiques publiques de développement est lié à une amélioration de la performance du secteur public.
C’est pourquoi, lors de la Déclaration de Politique Générale, Modibo Sidibé disait : « l’amélioration de la performance du secteur public sera l’objectif majeur du renouveau de l’action publique. A cet effet, le gouvernement accélérera la mise en œuvre des programmes fédérateurs, particulièrement le Programme de Développement Institutionnel (PDI), pour restaurer l’autorité de l’Etat, rendre l’administration plus efficace et renforcer les collectivités territoriales.
Dès le mois prochain, le gouvernement diligentera la poursuite des audits organisationnels des départements ministériels en vue d’une plus grande cohérence entre les missions et les structures.

C’est dans ce sens que, pour un certain renforcement qualificatif et quantitatif des ressources humaines de l’administration, le gouvernement procédera au cours du premier semestre 2008, au lancement des travaux de construction de la nouvelle école Nationale d’Administration qui accueillera ses premiers auditeurs en 2009.

Et dans le prolongement des actions de modernisation de l’Administration, le PM a précisé qu’une banque de données sera mise en place dès 2008 pour trouver à tout moment, les meilleures expertises et les fédérer au profit du développement du Mali. C’est donc, conformément aux « orientations et instructions du Président de la République au Gouvernement fixée dans la lettre de cadrage » adressé au PM le 13 novembre 2007, orientations résultant du PDES du candidat Amadou Toumani Touré, que sont enclenchées ces premières actions concrètes de la gouvernance Modibo Sidibé. On comprend alors pourquoi le Chef du gouvernement disait devant les honorables députés le 14 décembre dernier « des progrès sensibles ont aussi été observés dans les secteurs sociaux parmi lesquels une nette amélioration du taux brut de scolarisation, y compris celui des filles et un meilleur accès à l’eau potable et aux services de santé… ».

En outre, le gouvernement se prépare activement pour les Etats généraux de la lutte contre la corruption qui vont être organisés durant ce premier semestre 2008. Ces assises devront permettre l’amélioration la bonne gouvernance et donc, une meilleure gestion des ressources de l’Etat.

... sur le terrain
Par ailleurs, face à la flambée des prix de denrées alimentaires, le gouvernement a mis en place un ensemble de  mesure telles que les exonérations fiscales et les subventions directes. Ce qui a coûté à l’Etat sur l’année 2007, près de 20 milliards de FCFA.
Et, selon le Premier Ministre Modibo Sidibé, « à ces mesures de soutien au pouvoir d’achat des populations s’ajoutent les efforts consentis par l’Etat au titre de l’augmentation des salaires ».

Sur un autre plan, point besoin de dire que l’agriculture est un centre d’intérêt de première importance pour le gouvernement.
Dans ce sens, à en croire le PM « la priorité sera accordée à l’accélération de la mise en œuvre de la loi d’orientation agricole, instrument fédérateur du développement agricole ».
C’est dans cette optique que le Conseil Supérieur de l’Agriculture vient d’être installé, au début de ce mois.

Cette structure permettra de fédérer toutes les énergies pour améliorer les rendements et conduira le Mali vers une agro-industrie effective et porteuse d’espoirs pour notre peuple. C’est à ce propos que le Premier Ministre disait que « l’objectif assigné à l’agriculture est de porter la production, toutes céréales confondues, à 10 millions de tonnes à l’horizon 2012… un programme d’aménagements hydro agricoles de près de 100.000 hectares… 60.000 hectares à l’Office du Niger, financés à travers les moyens de hectares à l’office du Niger financés à travers les moyens de l’Etat, les ressources des partenaires au développement et des grands privés… ».
Il faut préciser que des efforts certains sont en train d’être faits par l’équipe Sidibé pour améliorer le quotidien des Maliens. C’est ainsi qu’en dehors des grands ouvrages qui vont être incessamment lancés, tels que le barrage de Taoussa, dans le dossier duquel le PM a personnellement déployé ses talents de fin négociateur pour en obtenir le financement (lors de son tout premier voyage officiel).

Le Chef du Gouvernement et toute son équipe ne cessent par ailleurs de se battre chaque jour, pour trouver les solutions aux problèmes sociaux de tous genres. L’on a vu comment Modibo Sidibé s’est investi dans les diverses négociations avec les acteurs sociaux dont les syndicats, et surtout son implication personnelle dans la réussite du forum national sur la hausse des prix des denrées de première nécessité, les 26 et 27 novembre 2007. Un forum qui, sous l’égide du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, a formulé nombre de recommandations et de mécanismes sur le contrôle des prix, et qui sont en train d’être traduits dans les faits.

Tous ces efforts n’auraient pas eu l’impact qu’on leur connaît si auparavant l’équipe Modibo Sidibé n’avait pas pris soins de « prendre fonction » à travers deux séminaires gouvernementaux de grande importance. Des séminaires qui ont permis au gouvernement dans son ensemble de partager des notions essentielles comme la solidarité entre ministres, la cohésion des actions de l’équipe gouvernementale… Des préalables sans lesquels nombre de défis pourraient difficilement être relevés.
Tout compte fait, le moins qu’on puisse dire par rapport à ce début de la gestion Modibo Sidibé, est qu’il s’agit simplement d’une… belle entame.

Amadou DIAKITE

 

PRATIQUE DE L’EXCISION

Odette Djénèba Coulibaly y échappe !

 

La petite fille âgée de 3 ans, Odette Djenèba Coulibaly née en France, était en compagnie de sa mère, Awa Traoré venue faire un tour au pays de ses grands parents dans un village de Dioïla en 2ème région. On a voulu l’exciser et son père s’y est formellement opposé. Les parents sont remontés contre Drissa, son père.

 

Fille de Drissa Coulibaly, un malien de l’extérieur, vivant en France dans la banlieue parisienne de Saint-Maure-des-Fossés, Odette Djénèba et sa maman ont dû regagner, le samedi 12 janvier 2008, Paris pour échapper à cette mutilation que les autorités du Mali combattent depuis dès années à travers une cellule logée au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

Puisque la mère n’a pas obéi aux instructions de la famille de son époux, Drissa Coulibaly,ce dernier a été  taxé de tout par les siens. Ceux-ci l’attendent de pied ferme dès sa prochaine visite au Mali. Selon les informations qui nous sont parvenues, les parents pensent que Drissa, installé en France veut se soustraire à une pratique traditionnelle ancestrale. C’est pourquoi ils ont fait savoir qu’il ne restera pas éternellement en France… Des comptes lui seront demandés dès qu’il foulera le sol paternel dans les mois ou les années à venir.
Le combat contre l’excision est un combat de très longue haleine.

Faut-il laisser les enfants se faire mutiler ? Faut-il laisser les tradi- thérapeutes, ces professionnels de la chirurgie archaïque des parties intimes, ces charcutiers invétérés du sexe de la petite fille excisions… mutiler impunément le corps de nos enfants ?

Les conséquences de l’excision sont graves et connues de tous. Au moment où l’on se bat pour la réduction de la mortalité maternelle et néo natale, nous devons combattre cette pratique pour que la femme ne meure en donnant la vie. En tout cas, Drissa Coulibaly aura à faire à ses parents, impuissant qu’il est face à l’épouse Awa Traoré qui a laissé sa fille de 3 ans entre les mains des exciseuses. Le département de la Promotion de la Femme est interpellé !

Youma

 

 

SIGNATURE D’ACCORD CADRE

La 3ème sucrerie SUKALA ouvre ses portes

 

Le mardi 15 janvier 2008, la Primature a servi de cadre pour la signature de l’Accord cadre relatif à la fourniture de prêt préférentiel pour le projet de la 3ème sucrerie de SUKALA. Le ministre des maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, représentant le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale ; SEM Zhang Guoqing ont signé ledit accord-cadre en présence du Chef du gouvernement, Modibo Sidibé et d’autres personnalités. Le coût du projet de la 3ème sucrerie de SUKALA s’élève à 70 milliards de FCFA destiné à produire 100. 000 tonnes de sucre et créer 10. 000 emplois.

 

En effet, en marge du forum de coopération sino-africaine, tenu à Beijing du 1er au 05 novembre 2006, les présidents Amadou Toumani Touré et Hu Jintao, sont convenus de la réalisation d’importants projets pour le Mali.

 

« Aussitôt, dira le ministre intérimaire, autorités Chinoises et Maliennes, ainsi que les représentant de la société chinoise d’industrie légère pour la coopération technique et économique avec l’étranger ( CLETC ) ont engagé un dialogue fructueux qui a abouti à la signature, à Bamako, le 05 avril 2007 de la convention  d’établissement, et celle, aujourd’hui, du prêt préférentiel, d’un montant de 32, 500 milliards de FCFA ». Toujours selon lui, la réalisation de la 3ème sucrerie de SUKALA contribuera au renforcement du tissu économique du Mali, à la création de nombreux emplois permanents et saisonniers. « Un vœu cher aux plus hautes autorités du Mali » a-t-il ajouté. Aussi, cette réalisation contribuera à la réduction considérable  de la dépendance du pays en produit s sucriers et dérivés ; enfin, au développement de plusieurs activités génératrices de revenus pour les populations de la localité.

 

Dans son discours, SEM Zhang Guoqing, l’ambassadeur de la Chine au Mali, dira : « Nous sommes impressionné de ce que le gouvernement de la République du Mali poursuit fermement une pratique de valorisation des filières agricoles, de la promotion et de la commercialisation des produits agro-alimentaire pour lesquels le Mali dispose des avantages compétitifs et des marchés assurés.»

Adama Diarra

 

UNICEF-MALI

Le Programme de la Coopération2008-2012 au cœur des ambitions

Le lundi 14 janvier 2008, l’UNICEF-Mali a tenu un briefing au siège de l’UNICEF, sis à Faladié, Bamako. En gros, l’objectif visé à travers le « Programme de Coopération 2008-2012» était d’informer la presse nationale et internationale, le réseau des communicateurs traditionnels, les cellules de communications de la Présidence de la République, de la Primature, de l’Assemblée nationale, les chargés de communication des départements sectoriels (santé, éducation, promotion de la femme, développement social, communication, CSCRP) et partenaires du secteur privé.

Selon Marcel Rudasingwa, le représentant résident de l'UNICEF au Mali, l’ l’UNICEF depuis sa création en 1946, agit pour protéger la vie des enfants du monde entier. Depuis cette époque, l’UNICEF plaide et travaille pour la protection des droits de l'enfant, afin d'aider les jeunes à satisfaire leurs besoins de base  et à élargir leurs possibilités de réaliser tout leur potentiel (santé, vaccination, nutrition, éducation, hygiène assainissement et approvisionnement en eu potable...). L’UNICEF est aujourd’hui présent dans 162 pays, zones et territoires. L'organisation, guidée par les normes et principes incarnés dans la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, s’efforce de créer les conditions nécessaires pour que les enfants vivent heureux, en bonne santé et dans la dignité.

Le programme, en effet,  se fixe comme but que les enfants et les femmes, particulièrement les plus vulnérables, jouissent pleinement de tous leurs droits. Il contribue principalement à l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement 1, 2, 3, 4, 5 et 6 (et accessoirement des autres objectifs du Millénaire) et de trois effets escomptés sur cinq du PNUAD.

            Par ailleurs, en terme de stratégies, le programme développera au niveau national un partenariat stratégique et un dialogue politique à travers les mécanismes existants de coordination et de concertation pour influencer les politiques et stratégies nationales. Ce partenariat vise aussi la mobilisation et l’utilisation des fonds en faveur des enfants (en vue de réduire les disparités de sexe et pour la prise en compte des populations vulnérables ou marginalisées). L’approche de couverture géographique permettra de couvrir six régions du pays sur neuf en consolidant et étendant les interventions avec un paquet complet dans les quatre régions déjà couvertes pendant le précédent programme (Mopti, Ségou, Kayes et Koulikoro) et en introduisant progressivement le paquet dans les régions de Sikasso et Gao. Les trois autres régions (Tombouctou, Kidal et Bamako) bénéficieront des interventions à caractère national telles que le PEV ou la vitamine A ou thématique comme la lutte contre le sida ou la protection des enfants. Les critères de vulnérabilité (tels que la pauvreté et l’exclusion) et la recherche de complémentarité et/ou de synergie avec les autres intervenants dicteront le choix des zones d’intervention.

            D’une part, le représentant de l’UNICEF au Mali, Marcel Rudasingwa a défini le rôle des trois composantes : La 1ère sous-composante  appuiera la collecte de données désagrégées sur la situation des femmes et des enfants, particulièrement les plus défavorisés, pour aider à la prise de décisions en faveur du respect de leurs droits. Elle veillera à intégrer l’approche de programmation basée sur les droits humains et la gestion axée sur les résultats dans la formulation des documents stratégiques nationaux. La 2ème  sous-composante ciblera la participation des enfants et le renforcement des alliances et partenariats pour un environnement favorable aux droits des enfants à travers un engagement actif des décideurs, de la société civile, des communautés et la participation des enfants. En fin, la 3ème  sous-composante mettra l’accent sur les acteurs qui peuvent avoir une réelle influence sur la situation des enfants et des femmes, notamment au niveau des régions et dans le cadre de la décentralisation en vue de mener les stratégies de communication relatives à l’application des droits humains. Un plan intégré de communication orienté vers les comportements favorables au bien-être des enfants et des femmes, notamment la prévention du VIH/sida, sera mis en œuvre. Tenant compte du contexte national et régional, un plan de préparation et de réponse aux urgences, y compris la grippe aviaire, sera mis à jour régulièrement.

            D’autre part, il a déclaré que le budget indicatif global  se chiffre à 59 840 000 dollars pour les ressources ordinaires et à 66 647 000 dollars pour les autres ressources; soit un total sur les cinq ans du programme de 126 487 000 dollars USD (56 milliards FCFA).

Adama Diarra

 

100 jours à la Primature

L'institution de la fonction exécutive

 

Depuis la nomination du Premier  ministre M. Modibo Sidibé, nos citoyens vont de spéculation en spéculation autour des hommes et des femmes qui composent ce gouvernement: gouvernement sans expériences, nomination des assistantes, copinage, jeunesse ignorée, dérapage des Ministres, manque de cohérence dans l'action gouvernementale.... bref et pour quelle fin? En répondant à cette question, il ne faudrait pas que nous perdions de vue la fonction essentielle du pouvoir exécutif. Comme chacun le sait, nous supposons, les trois pouvoirs sont inscrits dans la nature d'un régime démocratique, nous l'avons vu. Il n'est pas sans intérêt de signaler que chaque fonction a des affinités particulières avec un des modes de l'activité humaine. L'exécutif relève de l'agir. Ce qui suffit à repérer certaines contraintes qui pèse sur lui: unicité de décision et de commandement, mobilisation des ressources, guidage à vue à travers des obstacles renouvelés, actions et réactions.

 

Pour ce faire, Modibo Sidibé n'est pas allé par quatre chemins. Deux séminaires à l'intention des Ministres afin de les outiller à l'effet Ministre surtout dans notre société. Une très belle initiative à saluer ! Nous osons espérer que ces formations se feront de façon continue. Un autre pouvoir pas le moindre, notamment le législatif définit les règles du jeu, qui doivent être adéquates, utiles, concises, élégantes ; ce qui le place plutôt sous l'égide du faire, dont le propre est d'informer une matière ou de matérialiser une forme.

 

Enfin le judiciaire se fonde surtout sur le connaître, car il doit repérer et définir ce qui est juste. Par nature et par définition, l'exécutif a la charge de réaliser autant qu'il se peut le bien commun. Cette charge lui adresse une première exigence, l'efficacité. Les conditions formelles de l'efficacité sont les mêmes dans tous les ordres. Ce sont des conditions du succès de l'agir en général. L'exécutif doit être mis dans le pouvoir c'est-à-dire, de pouvoir choisir une stratégies et de s'en tenir à son choix ; de pouvoir réunir les moyens matériels et humains que ces stratégies exigent pour atteindre leur objectif, et d'assurer la continuité de l'Etat ; de pouvoir durer sans risque de perdre le pouvoir à tout moment, de pouvoir assurer la continuité dans l'effort.  L’efficacité  n'est pas la seule exigence imposée à l'exécutif. Il doit aussi assurer la stabilité, non pas l'immobilisme, mais la continuité des institutions. La stabilité politique signifie la transmission légale sans rupture constitutionnelle, du pouvoir politique d'équipe en équipe. La stabilité résulte d'une combinaison d'institutions bonnes, de traditions de modération et de respect de l'opposition, de vertu de tolérance des hommes politiques ainsi que les Ministres.

 

Alors chers Ministres ne vous laissez pas distraire par la voix non constructive. Agissez en bon citoyen, ayez la capacité d'écoute qui est le seul gage d'une réussite gouvernementale, n'hésitez pas à rendre visite aux vieux du quartier, aux personnes vulnérables sans tapage, écoutez nos radios libres surtout en langue nationale. Communiquez à chaque circonstance, sur vos actions en faveur des populations sans rentrer dans les secrets d'Etat. Certains de ces Ministres ont abandonné leur privilège au profit des intérêts de la nation. Ils sont nombreux ceux qui ont refusé de servir le pays pour des intérêts personnels. Dès lors ayons la sagesse de les respecter et se donner le temps de les découvrir au travail.

 

Il n'est toujours aisé de quitter des Institutions Internationales pour gérer le quotidien d'un pays pauvre comme le Mali. Sachons raison garder, notre pays ne peut et doit pas se permettre ce luxe de changer de gouvernement comme le souhaite certains ; même dans les démocraties les plus avancées, ce luxe n'est pas permis. Nous appelons à la vigilance et à la clairvoyance. C'est le peuple qui vous tient à l'œil. Heureusement que le PM a eu l'intelligence d'exiger la culture de résultats.

 

Cette obligation de résultats exige beaucoup d'efforts de votre part. Faites de la Communication votre cheval de bataille, les canaux d'information ne manquent pas (radios, journaux, TV etc...) cela crédibilisera également notre presse. Il faut un porte-parole dans chaque département ministériel, notamment un conseiller technique et non un chargé de communication car les gens confondent communication et information du public. Malheureusement les conseillers à la communication au niveau des Ministères ne jouent pas pleinement leur rôle, parce qu'ils ne maîtrisent pas les aspects techniques de leur département, d'où l'intérêt de nommer un Conseiller Technique comme porte parole.

 

Bonne chance pour le peuple Malien pour qui nous avons beaucoup de respect et de considération.

Maha

 

Par LE POUCE
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Vendredi 18 janvier 2008

« LE POUCE » A UN AN

Un parcours oh combien fastidieux !

 

Mettre en route un journal peut paraître sans doute peu difficile ; mais parvenir à tenir bon dans un paysage médiatique si riche et si divers, est tout un défi. Un an, direz-vous, ce n’est rien dans la vie d’un journal. Mais, le respect de la régularité de la parution et des engagements pris pendant cette période est assez significatif. Il en dit sans doute long sur l’engagement et la détermination de l’équipe qui anime le journal.

C’est le 8 janvier que votre bihebdomadaire le Pouce a un an d’existence. Puisque le 20 janvier est la fête de l’Armée Nationale, nous avons profité de cet évènement important dans la vie de la Nation pour publier le numéro spécial de votre journal préféré Le Pouce, consacré à son premier anniversaire

 

Cet anniversaire intervient à un moment où les Aigles du Mali s’apprêtent à compétir au Ghana dans le cadre de la coupe d’Afrique. Nous souhaitons à l’équipe une bonne chance.

La Rédaction de « Le Pouce » a par ailleurs une pensée pieuse pour ceux qui nous ont quittés. Ainsi, votre bihebdomadaire souhaite ardemment la pérennisation de la paix sociale et de la stabilité politique au Mali, gage de tout développement socio économique harmonieux et durable et du bonheur de l’ensemble du peuple malien.

A cet effet, la presse qui a un rôle particulièrement important dans ce processus, doit tendre vers davantage de professionnalisme.

 

En outre, la célébration de la première année d’existence de « Le Pouce » est l’occasion pour sa direction de remercier les nombreux partenaires du journal pour leurs appuis financier et matériel, inestimables. Au nombre de ceux-ci, il y a : la Fondation pour l’Enfance, l’ACI, l’ancien Premier Ministre Ousmane Issoufi Maïga, Mme Maiga Zeinab Mint Youba ex ministre de la Santé,la BDM-SA, l’OHVN, EDM-SA, l’INPS, la Douane, Jeamille Bittar, les ministères de la Sécurité et de la Protection Civile, de l’Artisanat et du Tourisme,l’ambassade de la Tunisie, la CMDT. Qu’ils reçoivent ici l’expression de notre gratitude pour leur accompagnement combien précieux.

 

Pour les perspectives, l’ambition de la direction du journal est d’aller à une parution quotidienne et cela toujours avec votre appui si inestimable.
Tiémoko TRAORE

 

 

ECOLE MALIENNE 

Retrouver le prestige d’antan

 

Longtemps restée au cœur de la tourmente du fait des grèves des élèves et étudiants et des revendications syndicales des enseignants, l’école malienne ambitionne retrouver son prestige d’antan.

 

A en croire la feuille de route du gouvernement, l’école demeure au cœur des priorités. Convaincu de cela, le gouvernement avait déjà réalisé des actions en vue d’améliorer l’accès de l’école au plus grand nombre et de renforcer les structures d’encadrement. Ainsi, au titre de l’enseignement secondaire général, le lycée Fayçal Abou Aziz de Banamba a été réhabilité. L’institut de formation Professionnelle (IFP) de Bankass a été ouvert pour renforcer les capacités de l’enseignement technique et professionnel.

 

L’enseignement supérieur n’est pas resté en marge de ces actions de rénovations. On note la construction de deux décanats et deux blocs pédagogiques pour le compte des Facultés des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) et Sciences Economiques et de Gestion (FSEG).

Viennent s’ajouter à ce tableau élogieux, le recrutement de quatre cent professeurs d’enseignement secondaire, la formation d’une cinquantaine de censeurs de l’enseignement secondaire général. Par ailleurs, durant l’année scolaire et universitaire 2006-2007, les relations du ministère des enseignements secondaires, supérieur et de la recherche scientifique avec certains syndicats d’enseignants ont été difficiles.

Ces difficultés ont pu avoir les solutions grâce au protocole d’accord du 30 novembre 2007 entre ledit département et le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SYNESUP). Dans le souci d’améliorer la gestion du système éducatif, des missions d’audit du PISE ont été organisées.

 

A cela s’ajoute, la mise en œuvre des recommandations des différentes missions de contrôle effectuées par le contrôle général des services publics, l’Inspection des Finances et le Vérificateur Général. Ces actions qui sont l’œuvre des cadres, agents, partenaires sociaux, partenaires techniques et financiers, mériteraient donc d’être consolidées. L’apaisement de nos espaces scolaires et universitaires reste tributaire, de la satisfaction de certaines doléances de l’AEEM.

A l’issue de son 15è congrès ordinaire des 28 et 29 décembre dernier, l’AEEM avait déposé sur la table du gouvernement, un cahier de doléances de dix huit points de revendications. Elle sollicite entre autres : la construction et l’équipement des laboratoires, d’infirmeries, de salles informatiques, de bibliothèques ; la suppression du numerus clausus à la Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) ; l’instauration du système LMD au niveau des instituts, Facultés et grandes écoles, etc…

 

Il est à craindre que ces revendications ne soient des motifs des débrayages et de perturbations de nos espaces scolaires et universitaires. Si le tableau des acquis paraît fort luisant, le gouvernement n’entend pas tout de même rester en si bon chemin. Il est prévu la construction, l’équipement et l’ouverture, des lycées de Yorosso, de Ouéléssébougou et de Ténenkou. L’ouverture de ces lycées permettra à beaucoup d’enfants maliens de pouvoir continuer leurs études dans leur propre famille, au lieu d’être obligés d’abandonner faute de logeur.

Au titre de l’enseignement supérieur, il est envisagé de procéder au démarrage des travaux de construction et d’équipement d’une résidence universitaire de 2000 places, le démarrage d’un programme de formation de formateurs pour l’enseignement supérieur et la poursuite de la réhabilitation des locaux de l’IPR/IFPA.

 

En ce qui concerne l’amélioration de la qualité, il est prévu le démarrage du système LMD (Licence Master Doctorat).

La mise en place et l’opérationnalisation d’un système de contrôle et de lutte contre la fraude ; l’élaboration d’un plan stratégique de renforcement des capacités du personnel enseignant du secondaire et du supérieur.

 

Ces différentes initiatives permettront, à n’en pas douter, à l’école malienne de retrouver son prestige d’antan.
Oumar KANOUTE

 

 

 

MUSIQUE

Toumani Diabaté, le virtuose de la kora !

 

Toumani Diabaté est l’un des rares musiciens maliens et mêmes africains a avoir une célébrité aussi grand que les autres comme Chuck Berry, Elvis Presley, Jimmy Hendrix. Le nombre de concerts (plus de 2000) et de tournées (Afrique, Asie, Europe, Amérique), festivals (plus de 70) que Toumani Diabaté a fait à travers le monde confirme le talent inépuisable qu’il a toujours su prouver. Cependant, il serait injuste de brosser son portrait sans pour autant évoquer le nom de son père, feu Sidiki Diabaté, né en Gambie, joueur de kora d’une notoriété légendaire. Tel père tel fils dira l’autre. Flash-back sur le parcours exceptionnel de Toumani Diabaté, le virtuose de la Kora, la fierté de la musique traditionnelle africaine.

 

Né en août 1965 à Bamako, dans la capitale malienne, Toumani Diabaté, enfant prodige a commencé a joué de la Kora à l’âge de 5 ans. A cette époque, on lui demande de jouer de la Kora à l’école. En effet, La Kora, souvent considérée comme une harpe, est constituée d'une calebasse, recouverte d'une peau de vache (ou de boeuf) tendue, qui sert de table d'harmonie. Les cordes de la kora reposent sur un chevalet en bois, maintenu sur la peau de chèvre par la seule tension des cordes.

 

Recruté par l’ensemble instrumental de Koulikoro, Toumani Diabaté fera sa première apparution en 1978 (à l’âge de 13 ans). Six ans plutard, c’est-à-dire en 1984 (a l’âge de dix-neuf ans), Toumani rejoint les brillants jeunes musiciens qui accompagnent la grande la rossignole de Kita, Kandia Kouyaté, une autre célèbre griotte du Mali, avec laquelle il part en tournée africaine tournée. Dès lors, Toumani Diabaté, le maître incontesté de la kora sera propulsé sur la scène mondiale, faisant plus de 2000 concerts et participant à plus de 170 festivals.  Les grands studios d’enregistrement américain : World Circuit, Sony Music, Sunnyside Records, Hannibal HNCD 1462, Rykodisc... ; lui font la court derrière Toumani Diabaté, le génie de la kora.

 

Non seulement, il joue un instrument traditionnel, mais aussi, il y apporte des touches modernes en travaillant avec d’autres musiciens utilisant d’autres styles différents. Parmi eux, il y a l’orchestre philharmonique puis d’un violoniste japonais et d’un percussionniste jamaïcain. Là encore, il surprend plus d’un. Ainsi, c’est la récoltes des prix aussi nationaux qu’internationaux : en 2003, Tamani d’or récompense du meilleur joueur de kora dans le monde ; en 2004 Zyriab des Virtuoses ; un prix de l’UNESCO remit au festival Mawazine organisé par le roi du Maroc Mohamed VI, Il est le premier africain noir à recevoir ce prix ; en 2006   Grammy Award – catégorie musique du monde –  récompense pour l’album en duo avec Ali Farka Touré ; en 2006 Chevalier de l’Ordre National du Mali, décoré par le Président de la République Amadou Toumani Touré ; et en 2007, Tamani d'Or, récompense de la meilleure musique d'inspiration traditionnelle.

 

Aussi, ouvert au monde extérieur et aux autres artistes comme Ali Farka Touré, Roswell Rudd, Taj Mahal, Ballake Sissoko, Ketama, Danny, Thompson et José Soto, . Hanté d’un esprit de créativité constant, ll fonde ‘‘The Symmetric Orchestra’’, à travers lequel Toumani Diabaté souhaite développer : rassembler des musiciens mandingues Afrique de l’Ouest  et y produire une musique métissée. Pour cela, il alla à la rencontre du Feu Ali Farka Touré, le grand des grands. De leur duo, sortiront trois albums : « In the Heart of the Moon » qui, recevra en 2006 un Grammy Award (la plus haute distinction musicale aux Etats-Unis), de facto, il entre dans la cour des grands de la musique. « Boulevard de l’Indépendance » et « Savane », le dernier album du défunt Ali Farka Touré enregistré en solo. Aussi varié que riche, Toumani a une discographie impressionnante qui est le rêve prisé de tous les artistes. Il a signé 10 titres d’albums dont Songhai, Songhai 2, Kaira, Delika, New Ancient Strings, Kulanjan, Jarabi: The Best of Toumani Diabaté, Malicool, In the Heart of the Moon et Boulevard de l'indépendance.

 

Stupéfait par sa virtuosité, feu Ali Farka Touré l’a qualifié en ces termes : « Toumani, c’est le dieu de la kora, il est incomparable et fait ma fierté. Les mots me manquent pour qualifier ce qu’il fait pour la musique africaine. Il n’a pas de rival dans son métier, il est né dans la kora, il sait ce qu’il en fait et c’est unique au monde. N’importe quel joueur de kora essaie d’être Toumani Diabaté, mais c’est très difficile. »  Et Nick Gold du World Circuit d’ajouter : « Toumani Diabaté est le détenteur du flambeau de l’une des formes d’art les plus belles au monde. C’est une musique vénérée depuis des siècles, et Toumani, maître de son art, produit une musique dans laquelle cette noble histoire est à la fois réaffirmée et permet de relier un public contemporain à une spiritualité  inspirante »

 

Par ailleurs, Toumani Diabaté est Président-directeur de Mandinka  Kora Productions qui développe la promotion de la kora à travers des ateliers, des festivals et divers évènements culturels.

Adama Diarra

 

 

 

 

3EMES JOURNEES ECONOMIQUES TUNISIENNES AU MALI

La dynamisation des relations bilatérales

 

Les journées économiques tunisiennes au Mali se sont ouvertes le lundi 14 janvier dernier à l’hôtel Azalaï Salam. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo qui assurait l’intérim de son homologue de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce.

 Pour l’ambassadeur de la Tunisie au Mali, M. Farhat Cheour, ces journées marquent une importance capitale dans les relations économiques entre le Mali et la Tunisie. Selon l’ambassadeur, sur le plan politique le prolongement de la Tunisie se trouve en Afrique. Il a rappelé les liens que la Tunisie a avec l’Afrique, la géographie, l’histoire, la culture... M. Cheour d’affirmer que les relations entre la Tunisie et le reste de l’Afrique ont connu depuis deux décennies, une évolution très remarquable. 2008 sera une année charnière dans la mise en œuvre de leur stratégie quinquennale (2007-2012) de développement de leurs accords et projets avec le Mali, a-t-il précisé.

 

Jeamille Bittar, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali dira que les Tunisiens ne se sont pas trompés en choisissant le Mali, car son pays est stable sur tous les plans, gage du développement. Il a précisé que le Mali est un pays en chantier.
Dans son allocution, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Sfax (Tunisie), M. Haîthem Ibeniani a remercié les autorités du Mali avant de faire l’historique des relations économiques entre le Mali et la Tunisie. Il a par la même occasion présenté sa ville (Sfax).

 

Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, ministre de la Communication de déclarer que cette rencontre entre opérateurs économiques maliens et tunisiens découle de la bonne volonté de nos deux chefs d’état. Le ministre révèle que la balance commerciale du Mali est déficitaire sur les échanges entre notre pays et la Tunisie.

Elle pense qu’il est important que le Mali aille vers un partenariat public privé, privé – privée dans le sens de gagnant gagnant. Elle invite les Tunisiens à investir davantage dans son pays car le Mali est un havre de paix. Précisons que les opérateurs économiques de la Tunisie sont au Mali du 14 au 17 janvier.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

PERSPECTIVES 2012

*L’Adéma s’organise, le Cnid trébuche

* Qu’en est-il de l’URD ?

 

Le processus démocratique malien est très dynamique depuis les élections de 2012 ayant consacré l’arrivée au pouvoir d’un candidat indépendant.Si le premier mandat du président Amadou Toumani Touré a été celui d’une gestion consensuelle des affaires publiques, force est de constater que l’après élections générales de 2007 se révèle quelque peu difficile pour lui et ses partenaires.
La veille des élections a été une période d’agitations politiques. Certains partenaires du président Amadou Toumani Touré, ont rompu le consensus politique pour diverses raisons. Pour  les uns, il y a insatisfaction par rapports aux attentes, en termes de promotion de leurs cadres mais aussi, soutiennent-ils de résultats de la gestion des affaires publiques dont il étaient d’ailleurs parties prenantes. Heureusement que les électeurs, ont décelé la supercherie assimilable à la trahison sur fond de rejet de ce à quoi ils ont participé. Et comme il  fallait s’y attendre, pour cette attitude jugée inconséquente, ils ont eu des résultats en deçà de leurs attentes, d’où l’escalade de la passion au départ qui finit par être vaincue par l’évidence. Ils étaient moins populaires et avaient par conséquent moins de chance que le président Amadou Toumani Touré qui était candidat à sa propre succession. Le fait même qu’il ait remporté l’élection présidentielle dès le premier tour, le « takokelen » promis par ses partenaires, démontre à suffisance que les rapports de forces étaient inégaux.
Dans tous les cas, nous avons déjà ce souvenir derrière nous, bon pour certain et le contraire pour les autres.

 

Une étape charnière

Au regard de la formation de l’opposition politique, dont les membres vont toujours en rangs dispersés, on se rend compte que le processus démocratique malien est à une étape charnière avec l’émergence de partis déterminés à animer l’opposition comme le RPM, le PARENA et le parti SADI. On se rend compte qu’ils ont la volonté de jouer pleinement leur rôle. Toute chose qui annonce que le second mandat du président Amadou Toumani Touré va être très différent du premier. Avec la fin du consensus politique, certains acteurs politiques ne feront pas de cadeaux au pouvoir. En démocratie, cela est de bonne guère.

 

Le gouvernement Modibo Sidibé se voit dans l’obligation d’avoir des résultats plus performants que ceux de ses prédécesseurs Premiers ministres. Cela est aujourd’hui une nécessité à un moment où l’environnement du commerce international est buté à de multiples contraintes. En témoignent la hausse des prix de certains produits alimentaires de première nécessité et les conséquences des subventions agricoles. A tout cela, il faut ajouter  le renchérissement du coût de la viande et du bétail sur pied en général. Les populations des zones urbaines, à l’occasion des la fête de Tabaski l’auront appris à leur dépens, surtout ceux qui ont attendu le dernier moment pour acheter leur bélier de fête.

Les efforts du gouvernement Modibo Sidibé doivent être portés sur toutes ces situations. Aussi, c’est l’attente de tous ces objectifs qui en dira long sur la qualité de la gouvernance sous Modibo Sidibé. Il y a lieu de préciser que c’est aussi autour de tous ces aspects que l’opposition organisera ses actions, ses critiques et contributions au renforcement de notre processus démocratique.

Le gouvernement qui a été tour à tour outillé par la lettre de cadrage, le PDES, les deux séminaires organisés à l’attention des ministres ; le tout ayant été couronné par la déclaration de politique générale du Premier Ministre Modibo Sidibé, intervenue à un moment où l’attention de l’ensemble de la population est focalisée sur le coût de plus en plus élevé des denrées de première nécessité. Il y a eu en effet, une croissance économique satisfaisante mais qui n’a malheureusement pu être soutenue par une redistribution des fruits de manière équitable. Aujourd’hui, malgré les efforts soutenus des autorités dans le cadre de l’augmentation des salaires des agents de l’Etat, le pouvoir d’achat des populations ne cesse de dégringoler.

Toute chose qui suscite des inquiétudes chez nombre de Maliens de toutes les sensibilités. Au regard de tous ces constats, même des acteurs politiques appartenant à la mouvance présidentielle, reconnaissent que la tâche du gouvernement n’est pas facile.

 

Par ailleurs, il reste entendu que les acteurs politiques qui animent aujourd’hui l’opposition, useront de tous les voies et moyens légaux en agissant pour animer la vie politique. Le Premier ministre, en réponse aux vœux de ses collaborateurs et des ministres au sujet de la gestion des affaires publiques n’a pas manqué de préciser que les règles du jeu sont claires. Il en a appelé à un sens élevé de responsabilité. C’est ainsi qu’il citera les valeurs comme la loyauté, l’intégrité, le sens de l’honneur et du devoir. Il a demandé à ce que les efforts soient concentrés sur la mise en œuvre efficiente du PDES. Modibo Sidibé ne manquera pas de souligner les exigences de l’environnement international. Mais il s’est dit confiant au regard de l’engagement de ses collaborateurs et de leur amour pour le Mali. C’est donc dire que les dés sont jetés et les ministres sont désormais à l’épreuve, tant les défis sont nombreux et la politique n’a de sens que lorsqu’elle est au service du développement, du bien-être des populations. Ainsi, le second mandat du président Amadou Toumani Touré sera un moment d’intenses activités politiques, mais aussi de la recomposition du paysage politique.

La recomposition politique en marche ?

En effet, déjà, au niveau de certains partis comme le CNID, rien ne va plus. Ici le soleil s’assombrit au levant Quant à d’autres partis comme l’ADEMA, l’URD et le RPM, ils se montrent très ambitieux pour les élections générales de 2007. Si les deux premiers sont de la mouvance présidentielle, quant au troisième, le RPM, il est un  parti de l’opposition. Tous les trois nourrissent l’ambition de conquérir le pouvoir en 2012, mais, le cas particulier de l’ADEMA défraie depuis quelques temps, la chronique. Le président du parti Dioncounda Traoré travaille déjà au rapprochement. A l’hémicycle il a préféré garder le directeur de cabinet de son prédécesseur. Stratège qu’il est, il a nommé Hamoro Diarra, chef de son cabinet. Aujourd’hui encore, les partis membres de l’opposition partent en rangs dispersés, mais qu’adviendra-t-il dans quelques mois ? Ces trois partis qui sont les plus grands vont-ils pouvoir maintenir leur cohésion d’ici les élections générales de 2012 ? C’est la question que l’on se pose aujourd’hui. Pour ainsi dire, 2012 se prépare au cours du second mandat et ces compétitions électorales ne vont pas être une partie de plaisir. La preuve, la division au sommet a atteint déjà le point de non retour au CNID ; les fissures apparaissent également entre les dirigeants de l’URD, alors que chez les Tisserands, l’on a récemment enregistré des démissions en cascades. A quelle sauce la classe politique malienne va-t-elle être mangée lors des échéances à venir ? Seul l’avenir nous édifiera.

Sinaly

 

 

 

 

RAMASSAGE DES ORDURES

La Tunisie fait don d’un véhicule

 

Conformément aux vœux du Maire du District, M. Adama Sangaré, la Tunisie à travers son ambassadeur au Mali met la main à la poche. Elle offre un véhicule de ramassage d’ordures. Cette remise a eu lieu le Mardi dernier dans la cour de la mairie centrale.

 

Selon Adama Sangaré, dès sa prise de fonction à la tête de la mairie, il a sollicité auprès de toutes les représentations diplomatiques se trouvant sur le territoire de Bamako afin de s’impliquer à rendre la ville plus propre. C’est à cette demande que la Tunisie vient de répondre. Le maire Sangaré a souhaité voir d’autres représentations diplomatiques emboîter le pas à la Tunisie. Par ailleurs M. Sangaré dira qu’on a beau enlever les ordures, les eaux usées, … le but ne sera pas atteint tant que les Bamakois ne changent pas de comportement. Car, dit-il la première arme la plus efficace pour atteindre l’objectif, c’est le changement de comportement. Le maire félicite tous les « GIE » qui oeuvrent pour l’assainissement et les invite à plus ardeur.

Ils sont là pour la gestion de la ville et pour sa propreté, conclut Adama Sangaré.
Le Maire Sangaré veut donner du contenu au slogan «Bamako, ville propre».
Précisons que le véhicule utilitaire équipé d’une benne est offert par la société tunisienne Simpatic.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 

 

LUTTE CONTRE LE SIDA DANS LES CASERNES

Conscientiser les forces de l’ordre

 

Nos forces armées et de sécurité fêtent le dimanche 20 janvier le départ du dernier soldat étranger sur le territoire du Mali. Cette commémoration est un moment de souvenirs et de fortes communion. DE l’indépendance du Mali l’armée malienne a connu des changements etdes avancées notables. L’armée républicaine du Mali se structure .La santé des soldats, à l’instar de celle des autres couches de la population constitue une préoccupation des responsables. Les militaires constituent un groupe vulnérable car ils sont  jeunes. Plus de 85% de l’effectif, sont sexuellement actifs, souvent célibataires pour la moyenne des soldats du rang, mobiles par nature. En temps de paix, ils peuvent être en caserne loin de chez eux et en période de conflit, ils suivent les déplacements de l’ennemi. Le célibat géographique incite les militaires à avoir de multiples partenaires qu’ils échangent souvent. L’image de combattants, des militaires cultive et s’accompagne d’un certain goût du risque entraînant une faible utilisation des préservatifs, malgré de nombreuses campagnes d’information.

Il existe aujourd’hui au niveau du Ministère des forces armées et des anciens combattants,une cellule sectorielle de lutte contre le VIH- Sida. Le professeur pharmacien colonel Elémane Mariko a été désigné pour coordonner les activités de lutte contre la pandémie du sida dans nos casernes.

 

Le sida est une réalité au Mali où tout le mois de décembre lui est consacré pour informer, sensibiliser les citoyens et les protéger contre la maladie. Aujourd’hui, le Sida n’est pas seulement une maladie ; il est devenu un important problème de développement, voire un fléau national. A ce titre, sa gestion devient une mission nationale, hautement prioritaire et d’une grande portée stratégique pour notre pays.

 

Avec le paludisme, il est devenu une des premières causes de morbidité et de mortalité. Il pourrait constituer à  terme une menace pour la stabilité et la survie de notre pays, parce que touchant les jeunes, les femmes et les institutions comme c’est déjà le cas dans certains pays africains (éducation, armée, agriculture, mines, industrie, etc.).

 

Les autorités maliennes ont depuis longtemps accordé une certaine priorité à la lutte contre le sida aujourd’hui devenu un défi majeur et une préoccupation permanente pour les gouvernants. Il occupe de ce fait une place de choix dans toutes les politiques et stratégies nationales de développement mises en place ces dernières années. Ainsi l’Etude Prospective Nationale Mali 2025, la Stratégie Nationale de lutte contre la pauvreté et le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté ont retenu la lutte contre le VIH/SIDA comme un des axes stratégiques prioritaires de lutte contre la pauvreté.

 

Depuis le premier cas de SIDA diagnostiqué au Mali en 1985, le pays a mis en place et exécuté plusieurs programmes de lutte contre ce fléau. En effet, les résultats de l’EDS-IV  ont mis en évidence une prévalence de 1,3%.Au-delà de ce taux de prévalence dans la population générale, le cas de certains groupes vulnérables constitue une préoccupation  majeure : professionnelles du sexe, les transporteurs routiers, les populations migrantes, populations rurales et les enfants.

 

Nos soldats sont sur plusieurs fronts dans le des opérations de maintien de paix. La hiérarchie militaire n’a pas attendu que le mal s’installe dans ses rangs. La cellule sectorielle de lutte contre le VIH Sida est une expression du chef suprême des armées SEM Amadou Toumani Touré à avoir à la disposition du Mali des soldats sains et pétillants de vigueur.

La cellule vise principalement à diffuser les connaissances, attitudes et comportements des militaires vis-à-vis des IST, vih et du sida et les messages clés pour un bon changement de comportement. L’objectif principal est d’utiliser les résultats des outils de plaidoyer afin de mieux diffuser les messages d’information, d’éducation et de communication (IEC/CCC) sur les IST/VIH/SIDA, la sexualité aux besoins et problèmes des militaires.

 

Mieux diffuser les connaissances, perceptions et comportements des militaires ;

annoncer la diffusion et la dissémination des informations sur les IST, vih et le sida ;
diffuser les textes de loi le vih et le sida au Mali voici certaines des missions decette stucture à laquelle tient le ministre Natié Pléa.

 

La cellule sectorielle de lutte contre le VIH Sida du ministre des forces armées et des anciens combattants a mené courant 2007 de nombreuses activités de sensibilisation, de formation à l’endroit des officiers ,sous -officiers, militaires du rang des forces armées et de sécurité. Plusieurs modules ont été exécutés et portent sur la généralité sur le VIH et le sida au profit des garnisons militaires (Ecoles de formations militaires) ; la formation des formateurs (pairs éducateurs) provenant de toutes les unités militaires ; l’atelier de formation en IEC-CCC approche participative de 10 officiers en pair Education ; l’atelier de formation de quarante officiers en IEC/CCC et approche participative ; la formation sur la prise en charge des accidents d’exposition au Sang (produits et objets souilles).

 

La cellule que dirige le Professeur Pharmacien Colonel Elemane Mariko s’est aussi attelé à dispenser une formation au personnel médical à la gestion (prise en charge et prescription des ARV, CCDV), a mené des activités de supervision sur le terrain dans les garnisons (Bamako 34ème BG, Kati, Sikasso, Ségou, Sévaré, Tombouctou, procédé au lancement officiel du plan d’action de lutte contre les IST, VIH et le sida dans le secteur des forces armées des pays de la CEDEAO au cercle mess des Officiers à Bamako Août 200è. La cellule sectorielle a également organisé quatre supervisions pour améliorer ,corriger les lacunes afin de maintenir une atmosphère saine de travail dans les garnisons des 2ème 3ème 5ème et 6ème région militaires ; formé 40pairs éducateurs au compte des camps Tièba Traoré de Sikasso et camp Soundiata Keïta de Kati et également procédé au lancement officiel du programme CEDEAO à Bamako au cercle Mess des Officiers.9 médecins et personnels médico-sociaux des armées ont été formés à la prescription des ARV, et le traitement des IST et IO à ARCAD à Bamako.

Nos militaires ,il faut le signaler ont participé à l’atelier sous régional sur la lutte contre le VIH, le sida et la violence basée sur le genre dans les forces armées Ouest Africains (OSIWA) à Abidjan.

 

La collaboration entre les départements américains et maliens a abouti à l’élaboration d’un plan sectoriel sur la prévention de la transmission du VIH,la prise en charge globale des personnes infectées/affectées la surveillance études et recherches et la politique de la gestion. Le but essentiel de cette fructueuse collaboration est de mener des activités cohérentes de CDV de qualité dans les principales casernes militaires du Mali (BKO 34è BG ; Kati ; Ségou ; Sikasso ; Sévaré et Tombouctou). Le projet DOD américain MDAC Mali de la gestion du sida vise à réduire globalement la transmission du VIH et du sida dans l’armée malienne (porteurs d’uniforme et ayant droit).La lutte contre le sida dans nos constitue une préoccupations de nos autorités.

La Rédaction

 

 

 

Par LE POUCE
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Lundi 14 janvier 2008

MIGRATIONS VERS L’EUROPE

Revaloriser le continent noir

Voilà un thème qui fait délier les langues. L’homme est un être qui se sent toujours insatisfait. Il n’a jamais été content de ce qu’il est et de ce qu’il a. Il a toujours envie du changement.
C’est ce qui le pousse à se déplacer. Les raisons socio-économiques expliquent aussi cela. La mésentente dans une famille peut disperser celle-ci. La guerre ou la famine peut déplacer même les villages entiers. La beauté de la nature peut attirer les hommes et les femmes curieux qui ont des penchants naturels prononcés pour le… tourisme.

            Qui ne s’est jamais déplacer dans sa vie ? Se déplacer est aussi le propre de l’homme. A la 17è dynastie entre le 3è et le 2è millénaire avant Jésus Christ (2000- 1580), Joseph, fils de Jacob (de la Bible) a été ministre de pharaon, beaucoup de Juifs avaient afflué vers l’Egypte, fuyant la famine en terre d’Israël. Qui peut dire que là où il reste c’est réellement chez lui ? Les Zarma du Niger ne viennent-ils pas des alentours du Lac Débo au Mali ? Comment les Etats-Unis d’Amérique ont-ils été peuplés ? Comme on peut le constater, les migrations datent de longtemps. Et nous osons croire qu’aucune décision, fut-elle politique, ne peut arrêter cet élan. On peut diminuer et non stopper les migrations.

            Ces dernières années, les migrations d’Africains vers l’Europe ont occupé tous les médias surtout européens certes, beaucoup d’Africains partent en Europe à la recherche d’emplois parce qu’ils en manquent chez eux. Est-ce une raison de les traiter d’une façon inhumaine ? L’Europe unie, se sentant débordée, a dressé des barrières par le durcissement des procédures de délivrance des visas. A suivre les médias, on peut croire que l’Afrique entière s’est transférée en Europe. Et c’est comme si en Afrique il n’y a aucun Européen. Rares sont les commentaires sur les Européens de l’Est qui émigrent autant, sinon plus que les Africains vers l’Occident. Le silence sur ce cas s’explique peut-être parce qu’ils sont leurs parents génétiques. Les commentaires sont encore mitigés sur les Asiatiques. On ne  parle presque pas de l’Amérique latine et centrale même si les Etats-Unis semblent être leur lieu de prédilection.

            Tous ces tapages sur l’Afrique se portent sur les 4% d’immigrés africains en France et ceux qui sont ailleurs dans les autres pays d’Europe. De toutes les façons, le nombre d’Africains en Europe ne dépasse pas celui des autres immigrés. Pourquoi l’Europe avec laquelle nous (Africains) avons tissé des liens séculaires, et qui est devenue ce qu’elle est aujourd’hui grâce aux richesses de l’Afrique, nous humilie-t-elle autant ? C’est pourquoi nous, Africains devons comprendre que aller vivoter sur un continent qui ne nous aime pas, c’est nous faire humilier. C’est la honte pour notre continent et pour nos progénitures. Imaginez l’attitude qu’auront nos arrières petits-fils lorsqu’on leur parlera de cette humiliation ? Cette honte altérera la dignité de toute notre lignée.
            Par ailleurs, qu’est-ce qui montre que l’Europe, arrogante aujourd’hui, ne viendra pas nous supplier demain d’être à ses côtés ? Pour le développement de notre continent, soyons comme les professionnels du sexe, qui ne partent qu’avec le plus offrant. La Chine nous courtise avec tout ce qu’elle a comme atouts. Voilà une occasion de contester ceux qui nous infantilisent à longueur de journées, et d’activer d’une façon pointilleuse et éclairée notre diplomatie vers cette plage du soleil levant, pour qu’il investisse davantage sur notre continent afin d’y créer plus d’emplois. Ainsi nos enfants vont se désintéresser de ceux qui les chassent de chez eux. Le bonheur est partout, même en Afrique. L’essentiel est de travailler et d’avoir l’esprit d’initiative.

Kalemba Mwamba

Professeur au Lycée Moderne Elite

Lafiabougou

 

 

BANQUES ET ÉTABLISSEMENTS FINANCIERS

35 millions pour soutenir les Aigles

            Au nom de l’Association des Banques et Etablissements financiers du Mali, Babaly Bah, le Président Directeur Général de la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA) a remis, le mardi 8 janvier dernier au ministre de la Jeunesse et des Sports, une modeste contribution de 35 millions de FCFA pour soutenir les Aigles du Mali, lors de leur campagne africaine Ghana 2008. Les institutions bancaires et financières ont de tout temps été à l’avant-garde du combat pour le développement du Mali et du sport malien en particulier. Ce montant vient à point nommé et va permettre d’apporter un plus à la préparation de notre équipe nationale de football.
            Dans son adresse, le PDG de la BMS SA, M. Babaly Bah indiquera que les banques maliennes ne pouvaient rester en marge des efforts du gouvernement et de leurs compatriotes pour une bonne préparation à cette compétition. « En apportant cette modeste contribution, l’Association des Banques et Etablissement Financiers du Mali, marque sa volonté de soutenir notre équipe nationale, Les Aigles, dans cette grande compétition ».
            En retour, le ministre a salué cette initiative des banques et structures financières et a rassuré que cette somme d’argent sera judicieusement utilisée.

Tiémoko Traoré

 

COUP DE POUCE

Situation explosive à la FSJP

 

L’année universitaire 2008 est très mal partie à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP). C’est le triste constat fait depuis le 02 janvier 2008, date d’affichage des résultats des examens de la FSJP. Ces résultats ‘‘catastrophiques’’ (2% d’admis soit 200 sur 2000) ont suscité à la fois un désarroi et un mécontentement sans précédent parmi les non-admis. Conséquence : le vandalisme puis les échauffourées entre les étudiants et les forces de l’ordre.

Avec ce nouvel épisode de l’année 2008 qui vient à peine de commencer, l’on est tenté de dire que c’est la résurrection des vieux démons des années 1991.

 

Madame et Monsieur les ministres du département en charge, il urge de donner un coup de pouce à l’école malienne qui sombre jour après jour dans les grèves intempestives.

A vrai dire, le niveau des élèves et étudiants est en chute libre depuis les années 1991. Si rien n’est fait, la chute continuera et ça sera le comble de la catastrophe.

 

Or, les différentes promotions des années 60 et 80 étaient la fierté du Mali dans la sous-région ouest africaine. Et pourtant, l’éducation engloutit 30% du budget national du Mali.

 

Sauvons l’école malienne !

Adama Diarra

 

NOUVELLE GAMME DE PAIN

2 variétés sur la planche

 

 

C’est parti depuis hier jeudi 10 janvier 2008, le lancement de la nouvelle gamme de pain. Désormais, les consommateurs auront un choix à faire entre le pain complet (100% farine de blé), le pain mixé: 65% de blé et 35 % de maïs ou de sorgho. Les prix varient selon la variété : 300F CFA, le pain complet (100%) ; 250F CFA, le gros pain mixé et 150F CFA le petit pain. Pour ledit lancement, le Cadre de Concertation de la Filière Pain a tenu une conférence de presse à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, le mardi 09 janvier 2008. Les deux principaux conférenciers étaient, Mamadou Lamine Haïdara, le président dudit Cadre et Adama Konaté, le Directeur National de l’Industrie.

            Face à la montée vertigineuse du prix du blé sur le marché international, notre gouvernement et les acteurs de la filière pain, à travers la nouvelle gamme de pain vont innover avec du pain mixé à base de maïs, mil et sorgho ( communément appelé le petit mil). Les paysans maliens cultivent ces deux matières premières (le maïs et le sorgho), mais la quantité demandée par les boulangeries pose problème. Pour pallier à cet autre problème qui pointe le nez à l’horizon, les deux conférenciers estiment qu’il va falloir valoriser la production locale du maïs et le sorgho. Selon Mamadou Lamine Haïdara, le président du Cadre de concertation de la filière, avec le pain mixé, le consommateur aura non seulement un choix à faire entre les variétés qui lui sont proposées, mais également, son portefeuille en tirera une légère baisse au niveau des prix.

            D’autre part, Mme Touré Aminatou Maïtouré, responsable du Département de nutrition infantile et de la farine fleurage, a rassuré les journalistes sur la consommation sans risque du pain mixé. Elle a précisé que le dosage (blé, maïs et sorgho) ne représente pas un danger pour les consommateurs. Au contraire, « le pain mixé est plus nourrissant », a-t-elle ajouté.

            A la fin de la conférence de presse, la nouvelle gamme de pain (pain mixé) a été présentée aux confrères. Du coup, le produit a été consommé en un clin d’œil.

Adama Diarra

 

DÉVELOPPEMENT AGRICOLE

10.000.000 tonnes de céréales à l’horizon 2012

 

L’atelier sur le bilan du programme gouvernemental d’aménagement de 500.000 ha dans la perspective 2008-2012 a pris fin hier jeudi10 janvier 2008 à la DAF du ministère de l’Agriculture.
M. Alassana Touré, conseiller technique au ministère de l’Agriculture dira au nom du Secrétaire général du département, empêché, que depuis 1997, pour renforcer la sécurité alimentaire, le Mali a inscrit au centre de ses priorités, les aménagements hydro agricoles avec maîtrise totale de l’eau à travers deux programmes pour les périodes 1997-2002 et 2003-2007. Le programme 2003 2007 a pris fin, et il est important d’en faire un bilan et de jeter les bases pour la mise en œuvre les actions du nouveau quinquennat 2008-2012, conformément aux ambitions inscrites dans le PDES du président de la République. Ses objectifs en matière d’aménagements et d’équipements sont de doter : les producteurs agricoles de 1,2 millions d’équipements de traction animale ; 1000 motoculteurs, 1000 motopompes, environ 3000 tracteurs et 10.000 matériels de poste- récolte ; aménager et  mettre en valeur environ 103.300 ha d’aménagement dont 60.000ha. Il s’agit de développer le tissu productif et de contribuer par l’aménagement de 103.000 ha dont 50 000ha en maîtrise totale, à l’atteinte des objectifs de 10.000.000  tonnes de céréales à l’horizon 2012.

            Selon M. Touré, l’objectif est réalisable quant on sait que notre pays regorge des ressources en terres irrigables avec l’appui des partenaires techniques et la volonté des autorités.  Les participants à cette rencontre ont réfléchi sur les conditions de mise en œuvre du nouveau programme intégrant toutes les actions d’aménagement et d’équipement inscrites dans le PDES. Il s’agissait de dégager les objectifs du PDES en objectifs annuels ; identifier les actions par intervenant dans le domaine de l’aménagement et de la mécanisation agricole ; identifier les pistes favorisant la création d’une synergie des informations ; convenir des fréquences des concertations. Ces objectifs fixés ont une grande importance, a conclu M. Touré. Ont pris part à cet atelier de deux jours les services techniques  du ministère de l’Agriculture, les offices de développement rural, les projets et programmes ; les partenaires techniques et financiers intervenant dans le domaine de l’irrigation et la société civile.
Hamidou Togo (stagiaire)

 

 

FONDATION POUR L’ENFANCE

C’est parti pour la formation de 180 spécialistes en couture

 

Quatre groupes de stagiaires comprenant 45 personnes entament une formation en broderie, dessin, coupe et confection au centre de formation en broderie de la Fondation pour l’enfance sise à Lafiabougou, en commune IV du district de Bamako. La rentrée officielle de cette promotion s’est déroulée hier jeudi à Lafiabougou, sous la présidence effective de Mme Touré Lobbo Traoré, épouse du chef de l’Etat et présidente de la Fondation pour l’Enfance. Etaient présents Mme la ministre de la Promotion de la Femme, Maïga Sina Damba, le secrétaire général du ministère de l’Emploi, les directeurs généraux de l’A.P.E.J, du FAFPA, l’administrateur délégué de la Fondation pour l’Enfance, Dramane Ouattara, l’ambassadeur de Chine au Mali, les représentants de la CLETC, le directeur général de Sukala SA.

L’emploi des jeunes,une préoccupation majeure

Le Mali a pris à bras le corps la problématique de l’emploi, particulièrement de l’emploi des jeunes.Depuis 2002, des actions vigoureuses ont été engagées par le Gouvernement, les résultats sont certes déjà appréciables, mais il reste encore beaucoup à faire. C’est dans cet esprit que s’inscrivent les efforts de la Fondation Pour l’Enfance qui a décidé d’apporter sa pierre à la solution du problème. Apprendre aux uns et aux autres à voler de leurs propres ailes, tel semble être un leitmotiv si cher aux responsables de la Fondation qui multiplient les actions pour aider l’Etat à résoudre la difficile équation de l’emploi.
Dix-huit mois après la sortie de la dernière promotion du centre de formation en broderie et coupe, grâce à l’excellente collaboration entre responsables chinois et de la Fondation pour l’Enfance, voici que démarre un nouveau cycle qui va s’étaler sur deux ans. La nouveauté de ce cycle est qu’il a été décidé d’y inclure un volet confection au deux volets broderie et dessin.
La cérémonie a été marquée par deux interventions et la visite des salles.
Intervenant au nom de la présidente de Fondation pour l’Enfance, l’administrateur délégué de la structure, Dramane Ouattara a salué la patience, et la persévérance des amis chinois et a précisé que cette session qui s’étalera sur deux ans, concernera quatre groupes de stagiaires comprenant chacun 45 personnes.
Selon l’administrateur délégué, au bout du cycle, il sera formé 180 spécialistes en broderie, dessin, coupe et confection.Il s’agit pour la Fondation pour l’Enfance d’aider les jeunes filles à s’insérer dans le circuit de l’emploi et de la production.

Par rapport a l’introduction du nouveau volet, Dramane Ouattara a expliqué, « Ce volet nous a paru un complément essentiel afin d’équiper pleinement les bénéficiaires de la formation. Nous sommes sûrs qu’à l’issu de cette formation, les bénéficiaires seront équipés pour mieux découvrir et affronter les problèmes auxquels les expose cette formation : c’est-à-dire l’offre en qualité et en quantité de produits de première nécessité dans le domaine de la draperie et du vêtemen t ».

En effet dira-t-il,  « nous nous sommes rendus compte des limites de la broderie et du dessin, c’est pourquoi, nous avons jugé utile d’adjoindre à la formation, ce volet confection d’habits pour enfants et des vêtements pour adultes. Ce faisant, nous espérons que l’offre que pourront mettre sur le marché celles qui se seront installées à leurs comptes leur permettra d’augmenter  ainsi leurs opportunités de génération de revenus. »

Il a, de façon particulière, remercié la CLETC à travers Sukala SA, qui accompagne depuis 4 ans la Fondation pour l’Enfance dans la recherche d’une meilleure insertion socio- professionnelle des jeunes filles.

Pour sa part M. Guo Jiauquan, vice-président de la CLETC de Chine et P.C.A de Sukala SA Mali, a précisé que « la rentrée de cette promotion de formation est une des démarches concrètes en application des projets d’aide du gouvernement chinois pour l’Afrique, engagés lors du Sommet Chine Afrique à Pékin ; cette rentrée est aussi fortement soutenue par les autorités compétentes du gouvernement chinois par l’Ambassade de Chine au Mali et son Bureau Economique et Commercial. L’ouverture des cours de cette promotion de formation est non seulement le symbole de la coopération économique et technique sino-malienne, mais aussi la contribution et le développement de l’amitié traditionnelle entre les deux pays. Cette formation apportera davantage, la compréhension et la  communication mutuelle entre les deux peuples. »

Guo Jianquan a annoncé que les deux parties sino-maliennes sont en train de travailler pour le démarrage le plus tôt possible du Projet du Nouveau-SUKALA S.A, ce projet de coopération entre les deux gouvernements, sollicité en commun par les deux chefs d’Etat, avec un montant de financement équivalent à 75 milliards de Fcfa, jouera certainement un rôle plus grand à la création d’emploi, à la prospérité du marché domestique et à la stabilité sociale, et à la fois un rôle actif pour pousser en avant le développement de l’industrie nationale et de l’économie du Mali. A travers la forme d’aide gratuite pour la formation de broderie et de confection des vêtements d’enfant, le gouvernement chinois transmet les techniques de broderie et de confection pour renforcer la coopération économique et technique bilatérale et pour fournir un support technique à l’intégration des Maliennes aux emplois, a fait savoir M. Guo.

Enfin, il a exprimé sa plus haute et sincère considération à la présidente de la Fondation, Mme Touré Lobbo Traoré et à sa structure pour leurs inlassables efforts et excellentes contributions au développement de la cause des femmes et des enfants du Mali.
La cérémonie a pris fin avec la visite des salles de couture ponctuée d’échanges de la Présidente de la Fondation pour l’Enfance avec les stagiaires.
Tiémoko TRAORE

 

 

 

Par LE POUCE
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Lundi 14 janvier 2008

MUSIQUE

10 rappeurs africains fustigent les APE !

 

La source d’inspiration d’un artiste engagé dans un monde en constante évolution et surtout arbitraire, ne tarit guère. Les pays africains en majorité et l’Union Européenne sont à couteaux tirés par rapport à la signature des Accords de Partenariats Economiques (APE). Face à cette situation, 10 rappeurs africains sous la houlette de Didier Awadi, ont dénoncé les APE à travers un morceau. "On ne signera pas tes accords de la mort. On ne signera pas notre propre décret de mort. On ne signera pas la sentence de la mort proposée par l'Europe pour nous conduire à la mort", tels sont entre autre les paroles de ces 10 rappeurs africains concernant la signature des Accords de Partenariats Economiques (APE). Le morceau est chanté  en wolof, en français et en anglais. Pour Didier Awadi, le chef de file de ce groupe anti-APE, ces Accords de Partenariats Economiques ont une toute autre définition : "APE: Arnaques et Pillages Esclavagistes"

Outre Didier Awadi, Smockey et Djo Dama du groupe de rap malien Tata Pound, ont participé au clip Big D., Keyti et Xuman (Sénégal), Priss K. (Côte d'Ivoire), Moussa Mbaye de Degg-J Force 3 (Guinée), Waraba (Mauritanie), Smarty du groupe Yeelen (Burkina Faso), Pheno B. et Safia de Kaidan Gaskia (Niger), Egalitarian (Gambie), Moona (Bénin) et Bobby Yao (Togo). "Nous n'avons pas attendu les hommes politiques pour exprimer notre rejet de ces accords. Les conséquences des APE, c'est pour tout le monde. C'est un combat à ne pas laisser aux seules mains des politiques", a précisé Didier Awadi sur les écrans de la télévision nationale sénégalaise. Par ailleurs, le rappeur sénégalais a déclaré être impliqué dans la lutte anti-APE aux côtés des alter mondialistes depuis le Forum Social Mondial de Nairobi, tenu en janvier 2007.

Au fait, dans le cadre des APE actuellement proposés : les agriculteurs et les producteurs de plusieurs pays parmi les plus pauvres du monde, seront soumis à la concurrence directe et inégale des producteurs européens, plus efficaces qu’eux et hautement subventionnés. L’intégration régionale entre pays ACP sera sévèrement affectée. Et, les gouvernements ACP vont perdre une part substantielle de leurs revenus, ainsi que nombre des instruments de politiques publiques dont ils ont besoin pour promouvoir leur développement économique et social.

Adama Diarra

 

QUALITÉ DES SOINS HOSPITALIERS

Un défi majeur pour les hommes de la santé

 

Un atelier de restitution des études et des évaluations des hôpitaux a pris fin jeudi au CICB. La cérémonie d’ouverture du dit atelier était placée sous la présidence du Secrétaire général du ministère de la Santé,Lanseni Konaté. Le présent atelier est un cadre d’échanges et de concertations en vue de trouver les meilleures solutions aux problèmes identifiés.

            Pour le secrétaire général, le succès de la réforme hospitalière dépend de la mise en place d’un système efficace, mais aussi de la faculté de s’approprier des outils de gestion en corrigeant les insuffisances et anomalies constatées. L’évaluation de la qualité des soins reste un véritable levier de l’amélioration de la performance des établissements hospitaliers. Il a poursuivi en indiquant que partager les résultats des évaluations et des études réalisées par l’agence Nationale d’évaluation des hôpitaux durant la période 2005-2007 est une nécessité pour l’ensemble des acteurs.
            L’objectif de l’atelier se résume en trois principaux points : partager et valider la méthodologie et les outils d’évaluation ; analyser les résultats des études et des évaluations en terme de forces, de faiblesse et d’opportunités ; élaborer un plan de résolution des problèmes.
Rappelons que la réforme hospitalière a été engagée par le gouvernement depuis 1999 et a pour but de permettre aux établissements hospitaliers d’assurer de façon efficace, leur mission de service public. Cette réforme s’inscrit dans le cadre du plan décennal de développement sanitaire et social (PDDSS) et du programme de développement sanitaire et social (PRODESS). L’Agence Nationale d’évaluation des hôpitaux a été créée pour la mise en œuvre de cette réforme avec pour mission de veiller à la réalisation effective du service public hospitalier qui se définit par l’accès de tous à des soins de santé d’urgence et des soins de  référence de qualité au meilleur coût. « Tout les trois ans, le ministre chargé de la Santé soumet au gouvernement, un rapport comportant l’état des hôpitaux publics et privés participant au service public. Ce rapport porte notamment sur la qualité, le coût et l’impact en terme de santé publique des soins délivrés par ces établissements. Il fait part de ses recommandations pour l’amélioration du système hospitalier en vue d’une meilleure réalisation du service public hospitalier ». Ce rapport est la synthèse des résultats de l’évaluation de la qualité des soins délivrés par les hôpitaux pendant 2005-2007.
Hamidou Togo (stagiaire)

 

RÉAMENAGENT TECHNIQUE DU GOUVERNEMENT

Les supputations des déçus

Le 3 janvier 2008, le gouvernement que dirige le Premier ministre Modibo Sidibé a eu cent jours. Au moment où les ministres s’attèlent à l’effectivité de leurs structures, les supputations vont bon train quant à un réaménagement technique de l’attelage gouvernemental. Aujourd’hui, ce sujet est au centre des causeries dans les grins et salons huppés de Bamako. Ils sont nombreux à vouloir construire des châteaux en Espagne, ces assoiffés de pouvoir,de poste ministériel… Tous les moyens sont bons pour eux pour faire circuler de fausses informations tendant à distraire les Maliennes et Maliens de leurs occupations réelles. Les uns et les autres devront savoir que pour l’heure, aucune idée de réaménagement n’est en vue. Il n’est pas à l’ordre du jour. Pour ces chercheurs de postes, il va falloir s’armer encore de patience et regarder en face la réalité des choses pour comprendre qu’il a été instruit à chaque département d’élaborer sa feuille de route. Ceux là qui s’attendaient à être ministres doivent comprendre que ces supputations ne les mènent nulle part !

            On se rappelle que les élections générales de 2007 ont été celles des intimidations, donc de tous les enjeux. En cette circonstance, on a assisté à l’émergence d’une force d’opposition qui semblait ne pas faire de cadeau au pouvoir d’ATT, alors candidat à sa propre succession. Depuis, les données politiques ont considérablement changé, bien que la passion a relativement baissé dans l’arène politique. Il aura fallu attendre la mise en place du bureau de l’Assemblée Nationale, puis la Déclaration de Politique Générale pour se rendre compte que les adversités ne se sont pas encore définitivement tues.
Ces temps-ci, il est de plus en plus question pour certains mécontents de déstabiliser le Gouvernement Modibo Sidibé.
            Depuis sa mise en place, l’opinion publique nationale est la cible des mécontents, en particulier ceux qui ont estimé qu’il était nécessaire de réaliser en 2007 l’alternance politique. Non contents d’avoir été recalés à l’occasion de la formation du Gouvernement, ils ne cessent de naviguer à contre-courant du pouvoir. C’est ainsi que ça et là, on s’attaque à des Ministres qu’on  présente comme incapables d’assumer les missions à eux confiées. En général,  ils ne soutiennent pas leurs propos par des preuves d’incompétence de ces ministres. On se rappelle que certaines figures en vue de l’opposition n’ont pas manqué d’affirmer que Modibo Sidibé n’est pas la personne idéale pour conduire le gouvernement. De là déjà, on se rend compte de la mauvaise foi des uns et des autres. Se croyant le centre du monde, ils donnent l’impression que sans eux, c’est le déluge. On se rappelle d’ailleurs que tels ont été les propos d’un chef de parti comptant parmi les mieux implantés au Mali. C’était là le signe avant coureur des hostilités de certains acteurs politiques en manque de popularité. Et l’histoire donna raison à ceux qui ont cru à cette tendance dans notre processus démocratique. 

            En effet, en ce moment, en manque d’arguments et de programme, les opposants au pouvoir ATT et surtout ceux-là qui s’attendaient à un portefeuille ministériel n’ont trouvé plus intéressant que de s’attaquer au gouvernement en faisant croire à l’opinion publique qu’il a été mal constitué et qu’un réaménagement de l’équipe actuelle ne saurait tarder.

Ce n’est pas le Président de la République qui le dit, encore moins le  Premier ministre. Alors, pourquoi sont-ils si pressés que s’opère un réaménagement de l’équipe gouvernementale actuelle ? Doit-on comprendre par là qu’ils espèrent que cela pourrait leur être favorable ?

Ne veulent-ils pas, dans ce cas, être plus royalistes que le roi ? Ce qui est sûr, c’est que le changement auquel ils font allusion ici et là n’est pas opportun. Il serait même suicidaire dans la mesure où l’équipe actuelle vient d’être installée, et est actuellement en train d’élaborer les différentes feuilles de route au niveau de chaque département ministériel.

 Le Gouvernement Modibo Sidibé, dans tous les cas, n’en déplaise à ses détracteurs, bénéficie encore du crédit de la confiance. Il a besoin de faire ses preuves. Pour cela, il faut qu’on lui donne le temps minimal de gestion des affaires publiques qui offre l’opportunité de l’évaluer.
Sans cela, les déclarations du genre il y  aura bientôt un réaménagement technique, ne relèvent que de la supputation ; tant les adversaires du Premier ministre sont à court d’arguments. Arrêter de distraire les travailleurs avec vos élucubrations à l’heure où les cabinets ministériels sont en train de se préparer à s’attaquer aux problèmes brûlants de la Nation !
Tiémoko Traoré

 

RECONQUÊTE DU POUVOIR PAR L’ADEMA

Des menaces sur le projet

 

C’est à l’occasion des élections générales de 2002 que l’ADEMA PASJ a perdu le pouvoir qu’il a exercé de 1992 à 2002. On se rappelle que malgré les résultats engrangés par l’ancien parti majoritaire, plusieurs partis politiques et composantes de la société civile, avaient estimé qu’il fallait tout mettre en œuvre pour réaliser l’alternance politique en 2002.
En son temps, les partis politiques, réunis au sein du regroupement politique Espoir 2002 n’ont pu directement atteindre cet objectif.
            Mais, avec cette détermination, ils ont apporté leur soutien à la candidature du président Amadou Toumani Touré, lequel a de ce fait été élu. Et depuis, ATT est au pouvoir, puisqu’il vient d’être réélu brillamment dès le premier tour l’année dernière. On estime que l’ADEMA qui a contribué pour beaucoup à la réélection d’ATT est un parti politique fin stratège. C’est ainsi que depuis la fin du premier mandat d’ATT, l’ADEMA à travers certains de ses cadres, ne cesse de clamer haut et fort à qui veut l’entendre, qu’il se positionne à reconquérir le pouvoir en 2012.

Mais, les responsables du parti ont élaboré un schéma qui devait passer par la réélection du président Amadou Toumani Touré, la constitution d’une majorité confortable pour lui à l’Assemblée Nationale et la conquête de la présidente de cette institution. Le parti de l’Abeille Solitaire a accompli avec brio ces objectifs qu’il s’était assignés. Reste à présent la dernière ambition qui se trouve être la plus importante, en l’occurrence la reconquête du pouvoir en 2012. Au regard de la rupture du consensus politique et des clivages qui prennent de l’ampleur sur l’échiquier politique national, on se demande si la tâche serait facile pour l’ADEMA dans son ambition de reconquérir le pouvoir en 2012.
            En effet, la situation politique, notamment le climat au sein de plusieurs partis politiques dont l’ADEMA après les élections générales de 2007 est délétère. Les circonstances qui ont présidé à l’organisation de ces élections en sont pour quelque chose. Ainsi, à l’ADEMA comme au CNID, la cohésion est fortement menacée. Cela est irréfutable dans la  mesure où, pour le soutien de la candidature d’ATT, le Comité Exécutif a dû prendre toutes ses responsabilités et les mécontents ont boudé, certains ayant poussé leur colère jusqu’à la présentation de candidatures indépendantes. De ce fait, l’ADEMA, pour revenir au pouvoir en 2012, n’aura-t-il pas besoin de recourir à ses dissidents ? Le Comité Exécutif aura-t-il suffisamment d’arguments pour les convaincre, surtout ceux qui ont été exclus du parti ? Par ailleurs, si le CNID a enregistré des défections, elles ont été enregistrées surtout au profit de l’URD ; cet autre parti qui ambitionne de conquérir le pouvoir en 2012.
            En effet, si jusqu’ici l’ADEMA est considéré comme le parti le mieux implanté de l’échiquier politique, force est de constater que d’ici 2012, il n’est pas exclu que  les données  changent… Cette hypothèse n’est pas à écarter quand on sait que le RPM, à l’instar de l’ADEMA et de l’URD, entend conquérir également le pouvoir en 2012. Par ailleurs, en admettant que le président Amadou Toumani Touré ne briguerait pas un troisième mandat, conformément à la Constitution en vigueur, les rapports de forces entre les poids lourds de l’échiquier politique national, vont considérablement évoluer. Mais, on se demande à la faveur de quel parti politique ? Il y a lieu, en effet, de considérer que les électeurs d’ATT vont se redéployer. C’est à  l’issue de ce remue-ménage que l’on saura de quel côté penchera la balance dans l’arène politique. Tout sera donc fonction de la manière dont les plus grands partis politiques évolueront d’ici à 2012, date à laquelle nous devrons assister à la réalisation de l’alternance politique. Et, l’ADEMA qui a déjà déclaré officiellement sa prééminence sur les autres, en de nombreuses circonstances, malgré ses expériences et son savoir-faire, n’aura pas la tâche facile.
            Ainsi, le renforcement de la position de l’URD et le retrait d’ATT de la course ne constituent-ils pas des menaces sur le projet de l’ADEMA de reconquérir le pouvoir politique en 2012 ?
Sinaly

 

 

GOUVERNANCE EN 2008

Quelle chance pour notre chère patrie, le Mali?

 

Les élections sont terminées, les institutions de la République sont installées et bien installées, malgré les tentatives de violence de la part de certains perdants, dans la quiétude, dans la cohésion, dans la paix, bravo à tous les acteurs de la vie politique malienne! Justement nous vous offrons l’opportunité de comprendre le contenu de ce mot « PAIX » qui se trouve sur les lèvres de tous et de toutes sans être spécialiste.

            En effet, tout est dans ce mot non pas comme le non conflit mais comme le non violent soit en général soit, ce qui nous intéresse plus directement dans le conflit même. La présence de ce groupe spécifique qu’est la politique, ouvre deux perspectives. Vers l’extérieur et entre politiques, la paix s’oppose à la guerre. Vers l’intérieur, la paix contredit l’usage de la violence pour régler les conflits. Comme, de nature, certains conflits peuvent toujours dégénérer jusqu’au point de tomber dans la violence, l’exemple du Kenya est édifiant, et que, bien plus, ils suivent spontanément cette peine, on est en droit de se poser la question : à quelles conditions générales des conflits peuvent-t-ils être résolus sans recourir à la violence ?

            Nous savons que les conflits ont trois sources, dont il nous faut rechercher comment leurs eaux pourraient être canalisées pacifiquement. En matière de querelles résultant de l’humeur, la non violence peut prendre différentes formes. La plus radicale et la plus sublime consiste, pour les membres constitutifs de la politique, à réussir la maîtrise de leurs mouvements agressifs; à parvenir, en quelque sorte, au domptage de leur animalité. La paix devient alors esprit de paix, à qui on peut accorder des beaux mots de concorde ou d’amitié. On peut appeler les politiques les « Citoyens tout court » ; s’ils arrivent à se doter de la capacité permanente à vider leurs querelles et leurs conflits sans jamais recourir à la violence, tel le cas du Général Président dans la gestion du conflit du Nord.

            Je viens de lire une publication sur « les clés du XXIe » , publiée en 1999 par l’une des Organisations les plus prestigieuses des agences du Système des Nations Unies, l’UNESCO, qui a réuni les grands intellectuels, des chercheurs, créateurs et décideurs de renommée internationale, j’étais fier de lire ce passage du Président Amadou Toumani Touré  sur le futur de l’Afrique : « les faits sont là depuis une dizaine d’années que la guerre froide est terminée, l’Afrique est déchirée par les conflits internes d’une intensité et d’une violence extrêmes provoquant des milliers de morts et portant sur les routes de l’exode et de l’abandon des milliers de civil. Ceci s’explique par la crise de l’Etat, les conflits politiques et la pauvreté, malgré les efforts de la communauté internationale, on a l’impression que rien n’a été fait ; je ne cesserai de me battre pour la paix jusqu’au jour ou je  verrai une Afrique pacifiée et unifiée ».

            Le Président est en terrain connu, il connaît les conséquences d’une guerre et surtout une guerre inutile, et je comprends aisément son refus d’aller en guerre avec les citoyens du Mali habitant au nord ; car il a vu ce qui s’est passé dans la zone des Grands Lacs en sa qualité de médiateur pour la paix dans plusieurs conflits de cette zone de l’Afrique. Les populations de ces pays gardent encore un très bon souvenir de notre Président. De fait, l’esprit de paix est la vertu civique fondamentale. Celle sans laquelle aucun salut politique hors de la loi de la jungle ne saurait être envisagé.

            Nous apprécions également l’existence d’une opposition responsable dont le Premier ministre a pris bonne note de l’existence et du refus de cautionner le politique gouvernementale, lors de sa récente déclaration de politique générale, sans animosité. Cela constitue une forme d’amitié plus que directement sociale ; c’est la politesse de nos politiciens ainsi que de nos citoyens vis-à-vis de nos gouvernants. Ce principe ultime est l’affirmation par chaque acteur social qu’il respectera dans ses relations avec autrui, un certain code de bonne conduite, reconnu dans le cercle des acteurs concernés. Ce code peut être réduit à deux préceptes fondamentaux. Le plus essentiel stipule que chaque acteur renoncera à la violence tant que ses interlocuteurs garderont la même retenue. Le second précepte, plus subtile et plus implicite, repose sur l’idée d’égalité. Vive notre chère patrie qui donne envie à certains pays.

            A tous nos lecteurs nous vous souhaitons une très bonne et heureuse année 2008. Qu’elle soit une année de paix et de stabilité politique autour de l’essentiel qu’est le Mali.

Maha

 

Par LE POUCE
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Lundi 14 janvier 2008

MICROFINANCE

Nièsigiso face à la presse

 

La Maison de la Presse a servi de cadre le samedi 12 janvier pour les dirigeants de Nyèsigiso de présenter leur structure aux hommes de média.

Ordre du jour : Mission historique, clientèle, partenaires, les produits et services financiers, défis, perspectives de Nyèsigiso. Aux dires de M. Modibo Coulibaly, directeur général du réseau Nyèsigiso, sa structure regroupe 142.000 sociétaires et membre du bureau Nyèsigiso. Le réseau Nyèsigiso est implanté au Mali depuis très longtemps. Sa mission est de rendre, sur le marché mutualiste, des services d’épargne et de crédit à la population malienne.

Le but de la conférence est d’informer la presse sur le parcours de Nyèsigiso et partager ses préoccupations avec les hommes de la presse et par la même occasion.

 Le directeur général de la Caisse d’Epargne et de Crédit Nyèsigiso a déclaré que sa structure est dans un tournant très décisif : la phase de la transformation, de la modernisation… d’aller à l’informatisation. Il s’agit de la modification de la façon de faire, de la modification aussi au niveau des postes. Si une caisse est informatisée, il aura des changements très importants, a précisé M. Coulibaly. Ce changement a amené souvent des remous et a fait l’objet de relais sur les antennes et allant même dans le sens de débordement. Il assure qu’au jour d’aujourd’hui Nyèsigiso est sur la bonne voix.
Hamidou Togo (stagiaire)

 

 

PRESENTATION DE VŒUX AU MINISTERE DE LA COMMUNICATION

La privatisation de la SOTELMA, officiellement annoncée

 

La ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo a reçu le vendredi 11 janvier dernier, les vœux de l’ensemble des travailleurs de son département. C’était dans la cour du ministère, en présence des syndicats, du président de la Maison de la Presse, de celui du Conseil Supérieur de la Communication, du directeur du Comité de Régulations des Télécommunications, des premiers responsables de l’AMAP, de l’ORTM et des responsables de la presse privée.

Après l’annonce du programme par le tout nouveau chef de cabinet, Abbas Fambougouri Traoré, le secrétaire général du ministère, Alpha Dieudonné Sow a, au nom de l’ensemble des collaborateurs, présenté les vœux de bonne année et de bonne santé à Mme la ministre.

Dans son adresse, il a fait le bilan de l’année écoulée, fait les projections sur l’année 2008 et mis l’accent sur les grands défis à relever.

 

Alpha Dieudonné Sow a indiqué que l’année qui s’achève  leur a apporté beaucoup de satisfaction par rapport aux différents chantiers du ministère. Il a entretenu Mme la ministre de la disponibilité du téléphone qui est devenu accessible financièrement à tous, de l’appropriation progressive des nouvelles technologies par les millions de Maliennes et de Maliens.

 

Le secrétaire général a mis à profit ce moment pour saluer solennellement l’engagement et la détermination des hommes et des femmes ; ce qui a permis d’atteindre d’honorables résultats.

Abordant le volet des télécommunications, le Ségal a mis l’accent sur l’important effort consenti par la Sotelma en termes de renforcement des infrastructures et de disponibilité de signal. A cet effet, il dira « Aujourd’hui, grâce à l’effort croisé des deux opérateurs, plus de huit cents de nos localités sont reliées entre elles et le reste du monde et plus de deux millions de Maliens disposent d’un terminal ». M. Sow a fait savoir que cette tendance devra s’accentuer fortement avec l’extension prochaine des capacités de connexion au réseau mobile de Malitel. Il a évoqué la baisse des tarifs,  une préoccupation des plus hautes autorités du Mali.

L’effort du département, en plus de ces chantiers, a également porté sur l’acquisition et le déploiement d’un portail multi plateforme, doté d’applications transversales et collaboratives, qui permettent l’échange et le partage de l’information.

 

L’objectif reste de véhiculer l’information et d’accroître la productivité par l’utilisation des différentes applications accessibles par le portail dont le lancement officiel aura lieu lundi prochain.

Un évènement phare dans le domaine des nouvelles technologies, reste le E-Festival qui prend de plus en plus d’envergure. Evènement festif dédié à la jeunesse étudiante, aux diplômés sans emploi et à tous les mordus d’informatique, le E-Festival s’est imposé comme un évènement sous-régional de référence. La dernière édition vient, d’ailleurs, de s’achever en apothéose.»

 

S’agissant du secteur privé des médias, le département, dans ses actions de construction, a le souci constant d’aider à renforcer le professionnalisme des agents tant de la presse écrite que de l’audiovisuel par la nécessaire formation ou mise à niveau des journalistes. Ce souci de la formation permanente des acteurs de la presse a été pris en charge par les plus hautes autorités qui ont décidé de rebâtir une nouvelle Maison de la Presse dotée de locaux fonctionnels et modernes. Cette maison, espace polyvalent de formation à tous les métiers de journalisme, est un lieu naturel d’apprentissage et d’approfondissement des techniques de base du journalisme. En décidant de la refonder, le gouvernement exprime une claire volonté de se tenir, de façon résolue, aux côtés de nos médias dans leur quête de professionnalisme.

 

Partant de l’année 2008, le Ségal du ministère de la communication a indiqué :

En 2008, le programme de travail du département qui se fonde sur les  orientations définies dans la lettre de cadrage du président de la République et du PDES, s’attachera à renforcer les acquis et à impulser une vigueur renouvelée aux actions en cours ; tout en initiant de nouvelles.

 

Ainsi, dans le domaine de la communication, des actions fortes seront initiées en vue d’assurer la viabilité des médias en mettant l’accent sur le renforcement de la capacité professionnelle des acteurs par la formation. D’autres problèmes tels que ceux liés aux difficultés d’impression et d’équipement, à la distribution feront également partie des priorités du département.

 

Par ailleurs, le cadre règlementaire d’exercice sera amélioré en ce qui concerne notamment l’audiovisuel privé, la régulation de la communication et les métiers de la publicité. La presse publique sera, elle aussi, renforcée dans sa politique de couverture et de diversification de ses produits.

 

L’ORTM continuera à travailler pour étendre la zone de couverture du signal TV/FM en construisant de nouvelles stations dans les zones non, ou insuffisamment couvertes. L’AMAP également renforcera sa présence dans les régions.

 

S’agissant de la Maison de la Presse, le Gouvernement, nous l’avons dit, a consenti un important effort pour lui permettre de jouer véritablement son rôle. Ainsi, en 2008, je puis affirmer ici, devant vous, que la MP disposera de bâtiments modernes, fonctionnels et cela, en plein cœur de Bamako… »

 

Alpha Dieudonné Sow a annoncé la mise en réseau de l’ensemble des ministères et services rattachés ; l’ouverture du capital de la Sotelma à un partenaire stratégique, l’extension des réseaux filaires et GSM.

 

En réponse aux propos aimables et au discours bilan du Secrétaire général du département, Mme Diarra Marian Flantié Diallo a souhaité « que 2008 apporte à tous et à chacun, santé, bonheur, longévité et succès professionnel. Elle a rendu hommage à ses prédécesseurs, aux travailleurs.

 

Une pensée pieuse aux disparus Mme la ministre a mis un accent sur la visibilité des nombreux chantiers variés du département. Elle a invité les uns et les autres à leur bonne exécution, à redoubler d’effort et d’engagement pour gagner les nouveaux défis.

 

« Il est important de noter que de nouveaux défis nous attendent pour l’année qui commence. Il s’agit de la privatisation de la Sotelma, de la nécessité de réforme de la poste, de l’appropriation des technologies nouvelles pour rendre notre travail à tous, plus collaboratif et plus économe, et des médias privés et publics pour lesquels nous avons une ambition particulière ».

Enfin, Mme la ministre a réaffirmé son soutien total et a promis de suivre personnellement tous ces chantiers. C’est autour d’un cocktail géant dans la cour du département de la communication que les uns et les autres ont pu échanger tout en dégustant le méchoui et les mets offert  par Diarra Mariam Flantié Diallo.
Tiémoko Traoré

 

 

GOUVERNORAT « NEW LOOK »DU DISTRICT

Pour rapprocher l’administration des administrés.

Le Chef de l’Etat, SEM Amadou Toumani Touré a procédé le vendredi 11janvier dernier, à l’inauguration du nouveau siège du Gouvernorat du District de Bamako. C’était en présence du Chef du Gouvernement, du ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, du gouverneur Ibrahim Féfé Koné, le maire de la Commune IV et bien d’autres personnalités.

 

D’un coût global de 1,604 milliards FCFA, l’infrastructure réalisée et financée à 100% par l’Etat Malien, s’étend sur une superficie de 3 631m2. Les bâtiments sont conçus à 1 et 3 niveaux avec une cour intérieure et des annexes.
Inspiré du style néo soudanais, le majestueux bâtiment contient : 42 bureaux, une salle de conférence, une salle polyvalente, une salle de banquet, etc. Ledit bâtiment est à quelques encablures du siège de la Fondation pour l’Enfance, sis à Hamdallaye ACI 2000.

Le maire de la commune IV, Issa Guindo dira dans son intervention que l’amélioration des conditions des travailleurs pour l’atteinte de bons résultats a toujours été une des préoccupations du chef de l’Etat ATT. «L’heureuse initiative, ajoutera-t-il, d’implanter le siège du gouvernorat du District de Bamako dans le ressort sectoriel de la commune IV nous honore une fois de plus. Elle vient s’ajouter aux autres réalisations qui font notre fierté. Car, au-delà de l’esthétique et du cadre convivial qu’elle nous donne, elle est la manifestation de la confiance renouvelée à notre commune ».

Le ministre de l’Administration Territoriale et des collectivités locales, le général Kafougouna Koné a invité les autorités administratives du gouvernorat du District de Bamako à prendre soins des nouveaux locaux par un entretien régulier, afin de promouvoir l’image d’une administration au service exclusif des citoyens.

 

Après la coupure du ruban, la présentation du plan  par l’architecte et la visite des locaux, le président de la République Amadou Toumani Touré a fait une brève déclaration : « Dans le PDES, rien d’efficace, de durable et de déterminant ne peut se faire sans une administration efficacement organisée. Notre but est de rapprocher l’administration des administrés. Le bâtiment que nous venons d’inaugurer… sera un cadre agréable de travail et surtout pouvant servir à réunir une technologie de pointe pour que le travail soit encore plus édifiant. Mes fortes impressions sont le travail des architectes maliens. Ils sont tous des maliens qui, à partir d’une réflexion approfondie, ont pu réunir à la fois la commodité, la singularité et le style néo-soudanais ».

Adama Diarra

 

 

PRESENTATION DE VŒUX A L’INPS

Le DG invite au respect des engagements

Le personnel de l’Institut National de la Prévoyance Sociale a présenté ses vœux du nouvel an 2008 à la direction et le conseil d’Administration. C’était le vendredi 11 janvier 2008 dans l’enceinte de la Direction générale de l’INPS. La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général, M. Bouaré et son staff, les directeurs centraux et assimilés, les chefs de services et de nombreux travailleurs de l’INPS.

 La cérémonie de présentation de vœux à été marquée par 3 interventions dont celles de la représentante du personnel, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, le directeur général, M. Lansine Bouaré et Siaka Diakité, président du conseil d’administration, nom moins secrétaire général de l’UNTM.
Après avoir souhaité, au nom de tous les travailleurs de l’INPS, les vœux de nouvel à la Direction et le conseil d’administration, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, a salué le climat de dialogue franc entre le personnel et la direction en passant par le conseil d’administration. « Ceci est la raison pour laquelle Direction et syndicat ont travaillé dans la même direction pour atteindre les résultats dont nous sommes fiers et qui nous donne une nouvelle impulsion pour entamer la nouvelle année qui, sur le plan international est le prélude à plusieurs défis » a-t-elle dit. Cette présentation de vœux a été l’occasion pour elle d’évoquer quelques points saillants du cahier de condoléances. Elle a salué la nette amélioration des conditions de travail le mobilier, l’outil informatique. Cependant, tout n’est pas rose dira-t-elle. En effet, des efforts restent à faire concernant la qualité du matériel et la répartition inégale entre les différents services. « Notre souci le plus ardent est que le personnel de l’INPS se mette davantage au travail, pour être mieux armés à affronter l’avenir. », a conclu la représentante du personnel.

Pour sa part, Lansiné Bouaré, le DG de l’INPS a également présenté ses vœux les meilleurs à l’ensemble du personnel et à tous ceux qui leurs sont chers. Il a fait savoir à la représentante du personnel que les points du cahier de doléances seront étudiés dans le domaine du possible. Mais, il a beaucoup insisté sur le service qu’offre l’INPS aux gens. « La crédibilité d’un service dépend de la tenue des engagements. J’en appelle à votre sens humain afin  de bien accueillir les retraités, et de respecter les rendez-vous…»

Quant à Siaka Diakité, le secrétaire général de l’UNTM, il a exhorté la Direction générale et le syndicat à cultiver davantage un partenariat actif… « Pour le conseil d’administration, dira-t-il, c’est maintenant que le courage, la persévérance, et la vigilance seront de mise. Si dans le temps, on avait peur de la prise en charge des différentes prestations de l’Institut, aujourd’hui l’INPS ne souffre d’aucune difficulté financière, avec des excédents à travers les efforts fournis ; surtout par la lutte personnelle appuyée par la Direction générale. C’est une lourde tâche que d’être appelé aujourd’hui éléphant et demain … lapin ! Le travail bien fait paie toujours ».
A noter qu’une minute de silence a été observée en mémoire des travailleurs décédés.
Adama Diarra

 

MAISON DE LA FEMME ET DE L’ENFANT

La concrétisation d’une promesse

Le président de la République, Amadou Toumani Touré a procédé, le samedi dernier, à la pose de la première pierre de la maison de la femme et de l’enfant. Cette maison qui sera construite au nom des femmes et enfants de la rive droite du district de Bamako, verra le jour à Sabalibougou en commune V, est une promesse faite par ATT à l’endroit de toutes les femmes et des enfants du Mali, dans son adresse du nouvel an.

Le Maire de la commune V, M. Demba Fané dira que cette pose est un acte majeur qui participe du maintien  et de la consolidation de la dynamique amorcée par les plus hautes autorités du pays. Par cette maison, le président réitère son attachement indéfectible à la cause du couple femme enfant. Grâce à l’implication personnelle du chef de l’Etat, cette maison permettra de garantir l’insécurité socio-économique, politique et culturelle durable de la femme et de l’enfant, a continué le Maire Fané. Il conclut en disant que bon usage sera fait de l’édifice qui sortira de terre.

Pour l’ambassadeur de Chine au Mali, cette maison permettra, l’éducation et la formation des femmes.
C’est dans le cadre de la coopération des enfants sino-maliens que le gouvernement de la Chine a décidé en août 2006 de débloquer près de 4 milliards pour la construction de 10 maisons pour femme et enfant sur toute l’étendue du territoire national.

Mme Maïga Sina Demba, ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille  dira que ce jour est un jour exceptionnel pour les femmes et les enfants du Mali, car un vœu ne se réalise pas tous les jours. Pour elle, le président de la République a tenu promesse. Par la même occasion, elle poursuit en disant que c’est le début de la concrétisation de la vision que le président avait exprimé dans le PDES. La construction de la maison pour femme et enfant, constitue un chaînon important dans les stratégies de promotion de la femme et de l’enfant.

Le ministre a déclaré que les maisons seront des lieux privilégiés de formation et d’apprentissage, d’information et d’écoute, de conseil et de partage pour les femmes et les jeunes filles. Elle ajoute que ces maisons permettront de changer positivement la vie de nos familles, avant de remercier les autorités chinoises, pour ce merveilleux cadeau fait aux femmes et aux enfants du  Mali. Le chef de l’Etat a confié au maire de la commune, la nouvelle maison tout en précisant qu’elle n’appartient pas à la commune V seulement mais à toute la rive droite du district.
Dans sa déclaration du 31 décembre 2007, il s’est engagé à construire dix maisons pour la femme et l’enfant sur toute l’étendue du territoire. Aujourd’hui c’est la concrétisation de cet engagement. Par ce geste, le président entend manifester sa bonne volonté à l’endroit des femmes et enfants du pays. Il a précisé que cette pose symbolique à partir de Sabalibougou est valable pour toutes les maisons (rive droite, gauche du district de Bamako, de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal). Il a lui aussi tenu à remercier les autorités chinoises tout en revenant sur l’octroi du 3ème pont de Bamako par la Chine et le projet de construction de deux grandes écoles d’agriculture, une à Koutiala et une à Mopti. Il a réitéré par la même occasion, son attachement à la coopération sino-malienne.
Après le lancement à Sabalibougou, le président s’est rendu sur le site de la rive gauche à Dar Salam où il a rencontré les notabilités pour leur expliquer l’importance de la construction de cette maison.
Hamidou TOGO

LA PRESSE VISITE LES NOUVELLES BRASSERIES BAMAKOISES P.6

Pour mieux informer l’opinion nationale

La direction générale des Nouvelles Brasseries Bamakoises a entamé une série de journées portes ouverte à l’attention de la presse, des consommateurs et autres. Le Samedi 12 janvier 2008, les hommes de médias étaient sur le site de l’usine à Moribabougou, afin de mieux s’enquérir du fonctionnement de la structure et du mode de fabrication des boissons gazeuses tant prisées sur l’ensemble du territoire du Mali.

Après la visite guidée  des lieux par des spécialistes, un point de presse a été animé par le directeur général de la société, M. Boubacar Pona. Il était entouré de ses proches collaborateurs.

 

Dans sa déclaration introductive, le directeur général de l’usine s’est réjoui de la présence massive des hommes de médias. Situant le conteste de la journée porte ouverte, il a précisé que celle-ci permettra d’éclairer la lanterne des uns et des autres et de rompre avec les rumeurs sans fondement qui courent depuis un moment. Il a rassuré les confrères que les portes de sa structure leur sont grandement ouvertes.

La société citoyenne des Nouvelles Brasseries Bamakoises mettent dans les caisses des impôts, annuellement plus de 300 millions de FCFA.
Après cinq ans d’effectivité, la direction et les travailleurs de la NBB sont en train de gagner le pari qu’ils s’étaient fixés ; à savoir, faire en sorte que la boisson gazeuse ne soit plus un luxe pour les populations du Mali.

Dans une transparence totale, les responsables de l’usine se sont prêtés aux questions de journalistes lors de la visite guidée. Les questions des confrères ont essentiellement porté sur les dispositions prises en matière d’hygiène et de sécurité, la protection de l’environnement, des conditions de travail des agents. Il a également été question de la concurrence sur le marché et la qualité du produit.

Avec un calme olympien, le directeur général Boubacar Pona a donné des réponses satisfaisantes et rassurantes sur la qualité du produit.

C’est autour d’un méchoui que la journée porte ouverte organisée à l’attention des journalistes, a pris fin. Le Directeur général a indiqué que d’autres initiatives allant dans ce sens, seront organisées à l’attention des consommateurs et des associations. Le constat à la fin de cette journée est que les Nouvelles Brasseries Bamakoises se portent bien et le produit est très recherché.
Tiémoko TRAORE

 

 

MUSIQUE

Daouda Sangaré dit Filany n’est plus

 

Le monde des artistes est en deuil. En effet, Daouda Sangaré dit Filany est décédé le samedi 12 janvier 2008 à la suite d’une longue maladie à Bamako. Originaire du Ganadougou  (Région de Sikasso) ; ce grand artiste a fait la gloire de l’orchestre de Zany Diabaté. Les cérémonies funéraires ont eu lieu hier dimanche, dans sa famille. Ainsi, il rejoint Alou Fané, un compagnon d’orchestre décédé dix ans plutôt.

Dors en paix  Filany !

Oumar Kanouté

 

COMITE OLYMPIQUE NATIONAL ET SPORTIF DU MALI

Habib Sissoko rempile

La salle de conférence de l’hôtel Dafina a abrité le samedi dernier  l’Assemblée Générale du Comité Nationale Olympique et Sportif du Mali (CNOSM). La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Hamane Niang, ministre de la Jeunesse et des Sports en présence de M. Habib Sissoko président sortant du CNOSM, de M Michel Filliau responsable des programmes au département des relations avec CNO du CIO, de M. Allassane Thierno Diack directeur de la fondation internationale Olympafrica et des représentants des fédérations Nationales et groupements sportifs.

L’objectif de cette assemblée était de présenter le bilan et d’élire un nouveau bureau. Après son élection en 2004 à la tête du CONSM, Habib Sissoko et son comité exécutif ont exécuté certaines préoccupations qui sont entre autre le renforcement de l‘image du comité National Olympique et sportif, l’utilisation rationnelle des compétences,  l’augmentation des ressources financières ; l’établissement d’un bon climat de relations sincères avec les fédérations nationales entre les Associations Sportives et avec les partenaires etc… ce bilan est le résultat d’un travail de 4 ans.
Selon M. Habib Sissoko «  ce bilan flatteur est dû à la synergie des compétences de plusieurs de nos dirigeants sportifs qui n’ont pas hésité un seul moment à se mettre à la disposition du comité National olympique et sportif. Cette action positive de soutien et d’accompagnement menée par nos Fédération nationales sportives au profit de notre Association nous réconforte. Ce bilan est enfin dû à la sincérité à la solidarité et à la loyauté des membres du comité exécutif. Et le meilleur soutient moral et matériel que j’ai reçu en ma qualité de président CONSM vient du Président de la république son Excellence Amadou Toumani Touré ».
Après une journée de travaux, M. Sissoko et son équipe ont été presque tous reconduits à leur poste pour un nouveau mandat. Cette équipe a été reconduite grâce à son riche programme qui couvre la période 2008 à 2012 et qui va s’appuyer sur les grands axes. « Pour le réaliser, je m’appuierai sur les expériences, sur les compétences existantes et sur le soutien de vous fédérations nationales afin de développer un réseau pouvant contribuer à enrichir cette nouvelle approche et ce programme novateur », a-t-il précisé.

Quant à M. Hamane Niang, il s’est réjoui de l’atmosphère de consensus qui a prévalu à l’occasion de cette Assemblée Générale, fruit de la cohésion et de la bonne entente au sein de la grande famille sportive.

Pour terminer, il ajoutera : « nous sommes conscients de cette immense contribution au développement du sport malien. C’est pourquoi, nous ne cesserons jamais de conforter la collaboration entre notre département et le CNOSM. L’ouverture de la réunion mensuelle du cabinet élargi au CNOSM en est une preuve. Nous espérons que le bureau qui été mis en place, va continuer à réussir cette noble et exaltante mission ».
Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

 

 

CONTRIBUTIONS EN FAVEUR DES AIGLES

L’ACI fait don de 10 millions !

La 26ème Coupe d’Afrique des Nations à laquelle les Aigles du Mali prennent part, débute au Ghana dans quelques jours, et plus précisément le 20 janvier prochain. Un moment intense de joie et de suspense qui fera vibrer l’Afrique toute entière.
Après leur brillante qualification, les Aigles rentrent en principe ce lundi 14 janvier 2008 d’un stage de préparation des Emirats Arabes Unis. Les couches socio professionnelles contribuent de leur manière à la bonne préparation des aigles.

L’entreprise citoyenne l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) à la tête de laquelle se trouve un ancien sportif, a, au sortir, de son récent conseil d’administration, décidé d’appuyer la sélection nationale, à concurrence de dix millions de FCFA.
Cet acte de l’ACI n’est pas surprenant car cette entreprise a toujours été à l’avant-garde du combat pour le développement du Mali.

Ce geste de la direction générale de l’Agence de Cessions immobilières a été vivement salué par le ministre de la Jeunesse et des Sports à travers une correspondance.

Prions pour d’autres et surtout que les Aigles mouillent assez le maillot à l’occasion de cette 26ème édition au Ghana. Bravo à l’entreprise citoyenne ACI.
Sinaly

Par LE POUCE
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Lundi 14 janvier 2008

CENT JOURS DU P.M MODIBO SIDIBE

Un début suscitant beaucoup d’espoir

 

Le 27 septembre 2007, le chef de l’Etat son Excellence Amadou Toumani. Touré, président de la République du Mali nommait monsieur Modibo Sidibé Premier ministre, chef du gouvernement et le 29, le P.M sortant Ousmane Issoufi Maïga passait le témoin à Modibo Sidibé. Le 8 janvier 2008, le chef du gouvernement a eu 100 jours à la tête de la Primature. Sa nomination a pris de court, certains observateurs non avertis de la scène politique malienne et internationale. On avait fait circuler l’information selon laquelle le nouveau Premier ministre, sous le second mandat d’ATT serait un acteur politique.

 

Il est tout de même réconfortant de constater que la majorité écrasante des acteurs politiques et de la société civile était d’avis que le président de la République a fait un bon choix en nommant ce grand commis de l’Etat.

 

Modibo Sidibé a eu un parcours professionnel très honorable. Sans entrer en détail dans la biographie, il a tour à tour occupé des postes importants. Haut gradé de la police malienne, l’actuel Premier ministre fut ministre et secrétaire général de la présidence de la République du Mali pendant plusieurs années. Son passage au ministère de la Santé a permis de rendre plus lisible et visible la politique sectorielle de santé au Mali. C’est lui qui a introduit la notion de feuille de route au sein de la haute administration.

 

Timide, Modibo Sidibé est réputé un homme intègre, rigoureux dans le travail. X Partout où il est passé, ce haut cadre a cultivé la valeur de l’excellence. Il suscite beaucoup d’admirations auprès de ceux qui ont travaillé étroitement avec lui.

 

Modibo Sidibé commence bien

Dès sa nomination, le nouveau Premier ministre a pris son bâton de pèlerin pour  faire le tour des notabilités du district de Bamako. Il a, dans le souci d’une gestion concertée, responsable pour une action gouvernementale plus efficace ; il a rencontré les acteurs politiques, les chefs d’institutions et la société civile.

 

De sa nomination à ce jour, Modibo Sidibé a convaincu les sceptiques et conforté ceux qui lui font confiance à travers le travail gigantesque qu’il a abattu.

 

Les cent jours qu’il a passés à la primature n’ont pas été de tout repos. Au contraire le nouveau Premier ministre qui mesure l’envergure, mais aussi la délicatesse et l’urgence des enjeux, pour mettre les membres de son gouvernement au travail, les a suffisamment outillés.

C’est ainsi qu’il organisera deux séminaires gouvernementaux : sur la lettre de cadrage que le président de la République lui a adressée et le Programme de Développement Economique et social (PDES). Après le premier conseil des ministres du 8 octobre et la feuille de route tracée par le Président de la République dans son discours au  nouveau Gouvernement, le PM a présidé les travaux du premier séminaire de la nouvelle équipe gouvernementale mise en place le 3 octobre 2007.

 

L’objectif recherché est de créer les meilleures conditions de travail et de réussite de l’équipe gouvernementale, en s’appropriant les règles générales d’organisation du gouvernement, et en réaffirmant de façon précise les principes et valeurs sur les quels le Premier Ministre entend que les membres du Gouvernement travaillent ensemble. Le second séminaire tenu les 21,22 et 23 novembre était un séminaire de réflexion stratégique engagé par le gouvernement en vue d’aborder l’opérationnalisation du PDES sur la base de la lettre de cadrage. Il s’agissait d’établir une feuille de route gouvernementale détaillée, sur la base de laquelle seront élaborés ultérieurement la Déclaration de Politique Générale à présenter devant l’Assemblée Nationale et le plan d’Action du Gouvernement pour la période 2007-2012 de mise en œuvre du PDES.

Ce  sont là les deux éléments de base du travail gouvernemental. Le 14 décembre après l’effectivité du gouvernement qu’il dirige et coordonne les activités, le P.M était devant les élus de la Nation pour présenter la déclaration de politique générale du gouvernement.

Le premier Ministre, dans sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée Nationale, a particulièrement souligné l’importance que dans son action le gouvernement entendait accorder à cet axe, en oeuvrant concrètement à l’amélioration de la performance du secteur public. Dans ce cadre, le Gouvernement au cours des prochains mois accélérera la mise en œuvre des programmes fédérateurs, particulièrement le programme de Développement Institutionnel (PDI), pour restaurer l’autorité de l’Etat, rendre l’administration plus efficace et renforcer les collectivités territoriales.

 

Aussi, il faut rappeler le lancement du site web de la Primature à la veille de la fête de Tabaski. Cette initiative du Premier ministre qui a donné des directives afin qu’elle se concrétise dans un délai raisonnable, vise l’objectif de mettre un accent particulier sur la communication gouvernementale. Modibo Sidibé, toujours animé par le souci de révolutionner la gestion des affaires publiques, a tenu son premier conseil de cabinet et en cette circonstance, il a demandé à chaque département ministériel de lui présenter sa feuille de route. Tout comme les deux séminaires organisés, cela vise l’objectif d’une meilleure coordination et harmonisation de l’action gouvernementale.

 

Le 7 janvier 2008, le gouvernement a planché sur le thème du renouveau de l’action publique qui constitue un des thèmes prioritaires de la feuille de route que lui a assignée le Président de la République dans sa lettre de cadrage. La tenue de ce conseil de cabinet doit marquer une étape importante dans la volonté affichée par le gouvernement de remettre l’administration publique au travail. Elles s’inscrit par ailleurs dans l’approche nouvelle que le Chef du Gouvernement de remettre l’administration publique au travail. Elle s’inscrit par ailleurs dans l’approche nouvelle que le Chef du Gouvernement veut imprimer au travail de l’équipe gouvernementale, privilégiant davantage le partage, l’appropriation des règles générales et des valeurs, pour plus d’efficacité.

 

Le conseil de cabinet avait pour objectifs : en tirant les enseignements des actions en cours et des problèmes identifiés, de :

partager les enjeux du renouveau de l’action publique, tels qu’ils ressortent du PDES, de la lettre de cadrage et de la déclaration de politique générale du gouvernement ;

d’échanger sur les pistes d’action susceptibles d’accélérer le renouveau de l’action publique ;

d’échanger sur les procédures pour l’élaboration de la feuille de route de chacun des Ministères ;

 

La volonté affichée par le gouvernement est de veiller à la cohérence des différents programmes qui seront mis en œuvre, afin de rompre avec une certaines dispersion des efforts avec comme souci majeur de poser les jalons d’une action plus concertée de l’équipe gouvernementale a rappelé le premier ministre aux membres du gouvernement.

L’importance accordée par le gouvernement à engager très rapidement des actions concrètes dans le cadre du renouveau de l’action publique est à l’aune de l’intérêt que portent à cette question à la fois les populations et les acteurs privés. Le succès des politiques publiques de développement dépend en effet des performances et de la qualité des prestations de l’administration, qui renforcent les facteurs de production, accroissent la productivité et influent sur la répartition des richesses.

 

Dans la droite ligne des orientations fixées par le Président de la République, ces deux séminaires gouvernementaux ont permis au premier Ministre Modibo Sidibé de rappeler aux Ministres que la fonction  rime désormais avec engagement, loyauté et affirmation de réelles capacités de leadership pour mener à bien la mission à eux confiée et répondre aux attentes pressantes des populations.

 

Animé par le même souci de l’efficacité, le Premier ministre a étoffé son staff de communication à travers  la nomination de chargés de missions sur des bases objectifs en ce sens qu’il a fait mener au préalable des enquêtes sur les personnes ciblées avant de les nommer. Aussi, il ressort que l’actuel premier ministre pendant ses cent jours à la primature a déjà posé les jalons sûrs d’une gestion plus efficace des affaires publiques. Tous les actes qu’il a posés s’inscrivent en droite ligne des préoccupations contenues dans le PDES.

Déjà, l’on se réjouit de débuts de solutions à plusieurs préoccupations socio-économiques. Au regard de ces constats il ne fait aucun doute que le premier ministre Modibo Sidibé commence bien sa mission, celle qui est résolument orientée vers la recherche de solutions idoines à l’ensemble des préoccupations du peuple. Comme il fallait s’y attendre, Modibo Sidibé le long de ces cent jours, n’a cessé d’en appeler au civisme, à l’esprit de solidarité mais aussi et surtout à la bonne foi de tous pour un Mali qui gagne.
Tiémoko Traoré

 

PAYSAGE POLITIQUE

Le nécessaire ménage dans les états-majors

 

Depuis la fin des élections générales de 2007 qui ont consacré la rupture définitive du consensus politique au Mali, la situation politique est en train de se métamorphoser.

Les relations entre le pouvoir et les partis politiques connaissent une plus claire lisibilité, contrairement à celles qui existaient sous le premier mandat du président Amadou T. Touré. Ces relations sont en effet, mieux étayées, ne laissant aucune place à la confusion ou à l’amalgame. Cette nette démarcation au sein de la classe politique n’est autre que la poursuite des clivages qui existaient déjà à la veille des élections. Aussi, face à une mouvance présidentielle acquise de façon inconditionnelle au soutien du pouvoir, l’opposition elle, tant bien que mal, ne cesse de se positionner. Si elle maintient une relative stabilité, malgré le fait que ses composantes vont en rangs dispersés, tel ne semble pas être tout à fait le cas de certains partis de la mouvance présidentielle dont l’ADEMA, le CNID. Récemment, il est question de brouilles au sein de l’URD. Au sein de tous ces partis, il y a des efforts soutenus à déployer afin de maintenir la cohésion.

Du côté de l’opposition, le seul parti qui est dans cette même logique est sans doute le RPM qui, tentera d’apporter également des éclaircissements à la situation qu’il vit aujourd’hui et qui n’est autre que l’expression d’un recul par rapport à ses performances, lors des élections de 2002 à 2004. Le paysage politique, dans son ensemble, présente une lisibilité opaque ; d’autant plus que les rapports de forces sur l’échiquier politique sont aujourd’hui très confus, en raison de l’arrivée au pouvoir d’un candidat qui n’appartient fondamentalement à aucun parti politique. Les partis, dans leur dynamique de soutien à la candidature d’ATT ont eu à faire face à de multiples adversités en leur sein. La conséquence pour certains comme l’ADEMA a été l’effritement de la cohésion et des sanctions à l’endroit des cadres.
Malgré cela, l’ADEMA demeure le parti qui s’impose le plus aujourd’hui sur l’échiquier politique national.

Mais, ses ambitions pour 2012 lui imposent de faire le ménage.

On se demande aujourd’hui au sein de l’opinion publique si les ténors du parti parviendront à créer un cadre réel de concertation en vue de ramener ceux-là qui se sont désolidarisés du projet de soutien de la candidature du président Amadou Toumani Touré pour son second mandat. A cela s’ajoute l’équation du retour au bercail de  l’ancien président Alpha Oumar Konaré. Qu’est-ce que cela réserve au peuple ADEMA ? Se demande-t-on aujourd’hui.

 

En ce qui concerne le CNID, il est, depuis quelques temps le théâtre de malentendus et la situation qui tarde à se décanter, en raison du langage de sourds qui persiste pourrait coûter cher au parti. Comment cette tragi-comédie va-t-elle se terminer ? C’est le temps qui nous en dira.

Que dire de l’URD ?

Ce parti, de sa création jusqu’à une période récente, avait toujours su entretenir sa cohésion. Mais aujourd’hui, à l’heure du bilan, il semble que la situation est en tain de se corser là aussi si l’on croit à ce qui circule comme rumeurs dans les rues et salons feutrés de Bamako. On ne peut affirmer que ce parti est en proie à la crise de croissance ; ce qui n’épargne aucune formation politique. Ainsi, dans les mois à venir, il faudra s’attendre à de grands remue-ménage sur l’échiquier politique national. Et, consécutivement à cette épreuve, le paysage politique connaîtra des changements notoires. Le CNID de N’Diaye Bah travaille actuellement pour le dépôt de Me Tall. Au PCR que dirige Ousmane Ben Fana Traoré, rien ne va. Le secrétaire général, entré en dissidence, boude les réunions et prépare le dépôt du président du parti qui a été coopté après son expulsion du parti. Les petits partis comme le Bara, le PDP, le PDR, la CDS, le MPDD ont fermé, semble-t-il, boutique ! Vont-ils se fondre dans un regroupement d’ici les municipales de 2009 ? Rien ne permet d’écarter aujourd’hui de telles hypothèses
Tiémoko Traoré

Par LE POUCE
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Dimanche 6 janvier 2008

LUTTE CONTRE LE VIH SIDA

Le ministère de l’Emploi s’engage

 

Se situant dans la droite ligne du mois de la lutte contre le VIH Sida, le département de l’emploi a mobilisé ses travailleurs la semaine dernière. Pour se faire, la salle de conférence de l’ANPE a été le théâtre de cette mobilisation.

Pour Malick Sène du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida, le Mali a passé de 1,7% en 2001, à 1,3% aujourd’hui. Si la moyenne nationale est 1,3%, il faut cependant préciser que des disparités existent entre les différentes zones. Par exemple, 2% à Bamako, 1,6% à Mopti et 1,5. Les zones minières sont des zones à haut risque ; a-t-il ajouté.

Ibrahima N’Diaye, ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, qui présidait la cérémonie dira que depuis la notification du 1er cas de Sida au Mali en 1985, notre pays a mis en place et exécuté plusieurs programmes de lutte contre ce fléau. De 2001 à 2007, le taux séroprévalence a certes baisé, mais cette baise ne doit pas nous tromper sur la vraie nature du mal car il ne reflète pas les graves disparités, avec des taux particulièrement élevés chez les groupes à risque précise le ministre. La mobilité interne, externe de nos concitoyens, le déniant de la maladie par la majorité des jeunes, la dégradation des mœurs, la pauvreté, l’ignorance… sont au tant de facteurs qui doivent nous inciter à une mobilisation permanente a pour suivit Iba.

 

Le Sida n’est pas seulement une maladie il est devenir    un important problème de développement. Il faut redoubler d’ardeur atteindre la tolérance « zéro »
Selon le ministre de l’emploi cette formation a une importance capitale dans la mesure où sur un échantillon de 85 agents du département, 91,76% du personnel connaissent deux modes de transmission des IST et 96,47% connaissent deux modes de transmission du VIH/Sida.

Seuls 39,29% connaissent à la fois le préservatif masculin et féminin ; 45,45% connaissent leur statut sérologique.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 

4ème JOURNEE DU CHAMPIONNAT NATIONAL, LIGUE 1

Le Djoliba AC confirme sa forme

 

Après trois journées de championnat, le Djoliba AC se classait  comme la meilleure équipe en ce début du championnat national, saison 2007-2008. En 3matches joués le Djoliba AC avait 6 points et un goal différentiel de +7. Le club jouait en cette 4è journée contre l’AS Réal de Bamako un derby en perceptive. L’équipe de l’AS Réal était en difficulté avant cette 4è journée car après 3ème  journée le Réal n’avait que 2 points et qui avait même limogé son entraîneur pour manque de résultat. C’était un match qui s’annonçait très  difficile comme l’ont été toujours les matchs Djoliba-Réal depuis les années 1962. Ce match se plaçait sous le signe de confirmation pour le Djoliba et de la relance pour le Réal. C’est ainsi que le Djoliba va assurer les 3 points du match par le disait minimum d’1 but à zéro en confirmant tous les biens qu’on disait sur lui dès le début de ce championnat dans un match très disputé.

 

Dans ce duel pour le prestige, l’équipe de l’AS Réal a bien joué malgré qu’elle a perdue en voyait un fond de jeu bien élaboré par les jeunes du Réal, surtout leur sens de circulation du ballon, d’occupation assez rationnelle du terrain. Mais les protégés de Souleymane Sangaré ancien international du Mali ont perdu la bataille physique face aux rouges de Hérémakono. Cet handicape a pesé dans la balance de l’inefficacité et de l’inexpérience de l’attaque du Réal. Pas d’accélération, ni de puissance dans les tirs surtout que les joueurs du Réal sont dans la majorité de petits gabarits. Pourtant le Réal jouant en défense procédait par des contres pouvait marqué des buts mais ils ont été maladroit devant le but.
 

A l’opposé, les rouges de Hérémakono ont enlevé les 3 points une fois de plus après une très grosse domination avec peu d’occasion va finalement ouvrir le score à la 74è mn par Lamine Diawara qui venait d’entrer en jeu il y a 5 mn de cela. Sur un centre de Daouda Diakité « Darou » le timing et le mauvais placement de la défense du Réal ont profité au Djoliba de garder sa première place avec désormais 9 points.

Dans cette même journée, l’ASKO a battu le COB par 1 but à zéro après une mauvaise entamé du championnat. L’ASB de son côté a enfoncé l’USFAS dans le bas du tableau en lui dominant par le score de 2 buts à zéro. Les onze créateurs et le CSK ont partagé les points après un match nul et vierge (0-0). A Mopti l’AS Bakaridjan est allé prendre les 3 points du match par le score de 2 buts à 1 face au Débo club de Mopti. Enfin le stade Malien de Sikasso s’est replacé dans le classement en dominant le Nianan par le score de 2 buts à zéro. Tandis que le match du stade Malien de Bamako face au CS Duguwolofila a été reporté à une date ultérieure à cause du déplacement des blancs de Bamako pour un tournoi international de Cotonou (Bénin).

 

Après cette 4è journée on constate que, le championnat de cette année s’annonce très  difficile car toute ces équipes ont le même niveau de jeu, c’est peut être l’effectif di fera la  différence qui est un bon signe pour le football malien.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

 

 

CAN GHANA 2008

L’AJSM forme ses membres

 

A l’instar des Aigles du Mali, les journalistes sportifs maliens se préparent aussi pour la CAN 2008. L’Association des Journalistes Sportifs du Mali (AJSM), en partenariat avec 2 M consulting, a organisé du jeudi 3 au vendredi 4 janvier 2008, une session de formation dans la salle de conférence de la Maison de la Presse. Le thème de cette session de formation était « la presse sportive nationale et les enjeux des grands évènements sportifs ». La cérémonie était présidée par M. Hamane Niang, ministre de la Jeunesse et des Sports en présence de la ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flantiè Diallo.

 

Durant ces 2 jours de formations, il a été question des rôles et comportements des journalistes sportifs dans la couverture d’une Coupe d’Afrique des Nations de football ; animé par M. Gaoussou Drabo, ancien  ministre. Ensuite les relations entre les reporters et la commission médias de la CAF, lors d’une CAN. Le conférencier était Djibril Traoré, journaliste à l’ORTM et membre de la CAF. Le thème journalisme et citoyenneté était animée par Ousmane Issoufi Maïga, ancien premier ministre, et le traitement de l’information sportive à la radio était animé par M. Alassane Souleymane, journaliste à l’ORTM.

Madame la ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies a souligné dans son allocution, qu’« en organisant ces deux jours de formation sur les enjeux de la CAN, l’AJSM respecte non seulement une tradition qu’elle s’est imposée depuis plusieurs années, mais aussi elle prouve qu’elle est une association dynamique. Nous encourageons l’ASJM pour avoir su rester un partenaire incontournable pour développer une culture d’écoute et une approche de coopération. Nous l’encourageons également pour son implication dans la réussite de tous, et pour son implication dans la réussite de tous les grands évènements sportifs organisés dans notre pays ».

 

M. Hamane Niang, ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Karim Doumbia, président de l’AJSM et M. Makan Koné, président de la Maison de la Presse ont tous, tour à tour, salué l’initiative et souhaité que ces travaux soient bénéfiques pour une meilleure couverture médiatique de la CAN.
Quant à M. Baba Diarra, vice-président de la Fédération Malienne de Football, il dira que la fédération souhaite de tout cœur que s’éternise ce partenariat pour le bonheur du football. Enfin, il ajoutera que « le Bureau Fédéral se propose d’appuyer annuellement l’AJSM avec le montant de 3 millions de FCFA, provenant des ressources attendues du contrat de sponsoring des Aigles qu’il s’apprête à signer très prochainement avec la société Orange Mali, son partenaire stratégique. Le Bureau Fédéral ne ménagera aucun effort pour vous accompagner dans vos activités », a-t-il conclu.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

 

 

 

Par LE POUCE
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