Dimanche 6 janvier 2008

 

C M D T

Impunité, quand tu nous tiens !

 

En réaction à notre article intitulé « Trafic de graine de coton à la CMDT : Le PDG et sa belle sœur fortement impliqués » paru dans notre livraison du 31 décembre 2007, la direction générale de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles a rédigé un communiqué laconique signé du secrétaire général et déposé auprès de certains organes. Nous persistons et signons que le premier responsable de la CMDT est bel et bien la plaque tournante du trafic de graines de coton.

Le communiqué rédigé par ce thuriféraire de secrétaire général, pour abuser de la confiance des cadres intègres, n’apporte aucun démenti à notre affirmation, selon laquelle le PDG et sa belle-sœur sont fortement impliqués dans le trafic de graines de coton de la CMDT. Nous-nous attendions à ce qu’ils apportent la preuve de leur honnêteté. Au lieu de prouver que le PDG et sa belle-sœur ne sont point mêlés au trafic, le communiqué parle de campagne de désinformation. L’auteur du communiqué ignore certainement la définition du mot. Nous n’avons pas diffusé de fausses informations, donnant une image déformée ou mensongère de la réalité. Lorsque l’information est diffusée avec des preuves irréfutables de sa véracité, on ne peut parler de désinformation.

Quand la direction générale de la CMDT prétend dans ce communiqué qu’en tout respect de la procédure de gestion, la vente de la graine est effectuée exclusivement aux huileries nationales titulaires d’un agrément, comment explique-t-elle alors que : 250 tonnes de graines coton aient été vendues à Mme Guindo Mariam Maïga qui n’a ni agrément ni huilerie ; 200 tonnes aient été vendues à Monsieur Mor Niang, l’ami sénégalais du PDG, quantités livrées à l’intéressé  suivant bordereaux de livraison CMDT n°030291, 030292 et 030293 respectivement du 18, 19 et 21 janvier 2007 et exportées à bord des camions immatriculées L6215 MD, L 7483 MD et H 3083 MD le PDG ait instruit à la direction commerciale d’ajouter sur la liste des huileries retenues et figurant sur le planning de livraison de graine, le nom de l’huilerie Yaya Koné, alors que initialement elle n’y figurait pas.

Même si Yaya Koné disposait d’un agrément, tout le monde savait qu’à cette époque son huilerie n’était pas installée et fonctionnelle. Pourquoi a-t-on donné cette instruction ? Tout simplement pour pouvoir camoufler les activités mafieuses du réseau de trafic mis en place par des responsables véreux, ces sangsues de la nation malienne. Ayant estimé qu’il était imprudent de vendre directement la graine a la belle sœur du PDG dont le nom apparaîtrait forcément sur les documents de gestion de la CMDT, l’équipe  mafieuse qui dirige la CMDT a trouvé qu’il était plus asti cieux pour elle de se servir de l’agrément de Yaya Koné.

Tous les bons délivrés et toutes les quantités de graines de coton enlevées au nom de Yaya Koné, l’ont été en réalité au profit de la belle sœur du PDG. C’est dans ce contexte et au niveau de la région CMDT de Bougouni que deux bons ont été livrés au nom de Yaya Koné.
* bon n° 80 2007 délivré par la direction commerciale de la CMDT pour 1500 tonnes.

* bon n° 032385 délivré par le directeur régional de Bougouni pour 200 tonnes.
Il reste à vérifier si toutes ces magouilles faites autour de l’agrément de Yaya Koné l’ont été de connivence avec l’intéressé ou à son insu ?

Il n’y a pas que Yaya Koné qui puisse répondre à cette question et qui, dès l’éclatement de l’affaire Boubacar Diaw se serait fort indigné et aurait menacé de parler.
Pour payer son silence, il y a de cela quelques jours, la direction commerciale lui a délivré un bon de 1000 tonnes.

Ce qui s’est passé à Bougouni à propos du trafic de graines de coton n’est que la partie visible de l’iceberg. Des choses infiniment plus graves se seraient déroulées notamment à Sikasso pour ce qui est du trafic de graines.

Pendant que l’on continue à se sucrer à la CMDT au su et au vu de tout le monde, Diaw, injustement emprisonné pendant onze jours, fait actuellement l’objet d’une décision de suspension de fonction et de salaire. Au même moment, les planificateurs, les acteurs et bénéficiaires du trafic de graine, tous peinards, vaquent calmement à leurs activités. Pourtant la lutte contre la délinquance financière et la corruption occupent une place de choix dans le PDES du Chef de l’Etat à travers la déclaration de politique  générale adressée au Premier ministre Modibo Sidibé. C’est aussi une demande forte des populations. Ah impunité quand tu nous tiens !
Lire d’autres infos de ce dossier dans notre parution du vendredi.
Amadou DIAKITE

 

 

SECURITE ROUTIERE

L’Etat doit à présent sévir !

 

L’accident de la route n’est pas une fatalité : la prévention routière demande une solide volonté politique et des efforts concertés et durables de tout un ensemble de secteurs. En agissant ainsi et dès à présent, on épargnera bien de vies humaines.

 

Chaque jour, des milliers de personnes sont tuées et blessées sur nos routes. Des hommes, des femmes et des enfants qui se rendent à l’école ou à leur travail à pied, à bicyclette ou transportés par un animal, qui jouent dans la rue ou qui s’embarquent pour un long voyage, ne rentreront jamais chez eux, laissant derrière eux des familles et des communautés effondrées. Des millions de personnes, chaque année, passeront de longues semaines d’indisponibilité à l’hôpital après un accident grave et beaucoup d’entre elles ne pourront plus jamais vivre, travailler ou jouer comme elles le faisaient auparavant. Les efforts actuels en faveur de la sécurité routière sont minimes au regard de ces souffrances humaines croissantes.

 

Sécurité routière, un problème de santé publique

La sécurité routière est aujourd’hui l’une des préoccupations majeures des populations et des plus hautes autorités du Mali. L’urgence de la résolution de cette  question n’est plus à démontrer à un moment où les accidents de la circulation ne font que se multiplier sur nos artères principales avec des bilans lourds de blessés graves, voire de morts. Toutes les sensibilités de la population et les autorités politiques et administratives ont tiré la sonnette d’alarme.
Pour tout le monde, la responsabilité des pouvoirs publics est engagée, eux qui ont l’obligation d’assurer la sécurité et la quiétude des populations. Mais, ne font-ils pas des efforts dans ce sens ?

 

Personne ne doute aujourd’hui du fait que les autorités sont préoccupées par le phénomène qui devient aujourd’hui une calamité sociale. En témoignent la multiplication des actions intenses de sensibilisation des usagers des routes, la détermination des agents de la compagnie de circulation routière, les textes élaborés aux fins du renforcement de la sécurité routière mais aussi, l’institution d’une semaine de sécurité routière chaque année. Celle de cette année  vient de prendre fin. Elle a été riche en déclarations, conseils et directives.

 

L’institutions de la semaine de sécurité routière est en soi une bonne chose car, elle offre l’opportunité aux plus hautes autorités du pays, notamment au président de la République, mais aussi à l’autorité de tutelle,  d’entrer plus étroitement en contact avec les populations afin de faire passer des messages entrant dans le cadre de la sensibilisation pour plus de sécurité dans la circulation routière. Cependant, malgré tous ces efforts et initiatives, l’insécurité de la circulation routière est grandissante. Alors on se demande s’il n’y a pas lieu de voir du côté des comportements et des mentalités tant des usagers que de ceux-là même qui ont en charge la régulation de la circulation routière ?

 

Pour plus de rigueur

Nous sommes aujourd’hui incontestablement à ce stade, puisque l’incivisme, renforcé par la méconnaissance du code de la route sont pour beaucoup dans l’amplification des drames liés à l’insécurité de la circulation routière. Dans ce cas, il est nécessaire aujourd’hui de faire en sorte que les autorités aillent au-delà de l’organisation d’une semaine de  sécurité routière, il s’agit, en effet, de faire en sorte que la lutte contre l’insécurité de la circulation routière soit un exercice permanent, quotidien. Dans ce cas, un accent particulier doit être mis sur les efforts de changement de comportement au niveau des agents CCR dont la préoccupation majeure doit être l’application rigoureuse des dispositions règlementaires en vigueur dans le pays et non la perception des 1000Francs. C’est sans doute à partir de là que le changement de comportement, tant souhaité, s’imposera.

 

En effet, l’arbre ne doit pas cacher la forêt ; le laxisme des agents CCR est de nature à encourager l’incivisme dans la circulation routière, cause du plus grand nombre d’accident de la circulation routière. D’ailleurs, lors de la semaine de  sécurité routière et du message du nouvel an, le président de la République a mis l’accent sur le fait que la plupart des accidents de la circulation routière sont évitables.

 

Après les déclarations politique et les conseils qui ont alterné avec les efforts de sensibilisation, place maintenant à la rigueur dans la régulation de la circulation routière pour préserver des vies humaines, quand on sait que la personne humaine est sacrée et inviolable.

 

Les traumatismes dus aux accidents de la circulation, constituent un problème de santé publique croissant et touchent proportionnellement davantage les groupes d’usagers de la route vulnérables et notamment les pauvres. Plus de la moitié des personnes tuées dans des accidents de la circulation sont de jeunes adultes âgés de 15 à 44 ans qui assurent souvent le revenu de leur famille.

 

En outre, les accidents de la circulation coûtent aux pays à revenu faible ou intermédiaire entre 1% et 2% de leur produit national brut – soit plus que le total de ce qu’ils perçoivent au titre de l’aide au développement.

Mais les accidents de la circulation et les traumatismes qu’ils occasionnent sont évitables. Dans les pays à revenu élevé, tout un ensemble bien établi d’interventions a contribué à réduire notablement l’incidence et les conséquences de ces accidents. Ce sont notamment l’application de lois visant à limiter la vitesse et la consommation d’alcool et à rendre obligatoire le port de la ceinture de sécurité ou du casque, et l’amélioration de la conception et de l’utilisation des routes et des véhicules pour les rendre plus sûrs.

La prévention des accidents de la route doit s’intégrer dans un plus vaste ensemble d’activité comprenant le développement et la gestion des infrastructures routières, la mise au point de véhicules plus sûrs, une meilleure application de la loi, une planification des transports, la création de services de santé, de services hospitaliers et de services de protection de l’enfance, et la planification urbaine et l’aménagement du territoire.

 

Le secteur de la santé est un partenaire important dans ce processus. Son rôle est de renforcer les bases de données factuelles, d’assurer une prise en charge appropriée des blessés avant leur arrivée à l’hôpital et pendant leur hospitalisation et leur réadaptation, de mener une action de sensibilisation, et de contribuer à la mise en œuvre et à l’évaluation des interventions.

 

Chaque année, selon les statistiques connues, 1,2 million de personnes dans le monde trouve la mort sur la route. Des millions d’autres sont atteintes, parfois pour la vie, dans leur chair. Cette hécatombe et cette somme de souffrances qui frappent tout particulièrement les jeunes, n’épargnent aucun pays. Un patrimoine humain considérable se trouve ainsi anéanti, emportant aussi avec lui de très lourdes conséquences sociales et économiques. C’est dire combien la sécurité routière constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, à l’échelle  mondiale.

Tiémoko TRAORE

 

 VOLONTAIRES DE L’APEJ

Quel sort pour ces 2000 jeunes ?

 

A six mois de l’expiration de la durée de leurs stages de qualification, les jeunes volontaires de l’APEJ (Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes) exigent leur insertion dans la Fonction Publique. Le gouvernement ne l’entend pas, lui de cette oreille !
Du coup, un bras de fer semble désormais engagé entre les protagonistes.

 

En juin 2005, l’APEJ a initié un programme offrant des stages de qualification à deux mille jeunes diplômés dans les différentes structures des secteurs public et privé du pays. Après plusieurs renouvellements de la durée de ces stages, les deux mille jeunes exigent à présent leur insertion pure et simple dans la Fonction Publique. Au regard des textes en la matière, le recrutement se fait par voie de concours. Le gouvernement violera-t-il ces textes ? Rien n’est moins sûr. Le sort de ces deux mille jeunes diplômés demeure une préoccupation. Leur insertion dans la fonction publique soulève des difficultés ; d’autres cohortes de diplômés devant suivre. Aussi, abandonner ces jeunes à leur triste sort consisterait à briser de nombreux espoirs. La thérapie s’avère délicate.

Initier des stages de qualification ne débouchant pas sur l’emploi a un goût d’inachevé. Aussi, l’acharnement de ces jeunes à vouloir être incorporés dans la Fonction Publique risquerait de compromettre la mise en œuvre d’autres programmes similaires. Il s’agit là d’une pilule plus qu’amère pour les deux parties. Attendons pour voir…
Oumar KANOUTE

 

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

L’amnistie

 

L’amnistie est une mesure législative exceptionnelle qui dépouille rétro activement de leur caractère délictueux, certains faits. Ceux-ci ne peuvent plus être considérés comme tels et sont censés n’avoir jamais été incriminés par le législateur. L’amnistie est souvent accordée pour certaines infractions déterminées. Le législateur s’attache à la nature de l’infraction en énumérant celles qu’il amnistie.

 

Le législateur s’attache tantôt à une qualité du délinquant, tantôt à son comportement postérieur à la loi. Les effets de l’amnistie sont presque aussi énergiques que ceux des faits justificatifs. Tout d’abord, si les poursuites ne sont pas encore engagées au jour de la promulgation de la loi d’amnistie, elles ne pourront plus l’être car au regard de l’action publique, le fait doit être considéré comme n’ayant jamais été commis. Si une information judiciaire est déjà en cours lorsque la loi d’amnistie paraît, la juridiction d’instruction doit rendre une décision de non-lieu. Enfin, si la juridiction de jugement est déjà saisie, elle doit acquitter ou relaxer.
Oumar KANOUTE

 

DES CENTRES DE GESTIONS AGREES

Pour donner un coup de pouce aux commerçants détaillants

 

Le vendredi dernier 04 janvier 2008, le Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Mme Bâ Fatoumata Nènè Sy a procédé à l’inauguration des sièges des Centres de Gestions Agrées du District de Bamako, sis à Hamdallaye ACI 2000.La cérémonie d’inauguration a enregistré la présence du Président de la Chambre  de Commerce et d’Industrie du Mali, Jeamille Bittar, du président des commerçants détaillants, Hama Aba Cissé, du maire Issa Guindo, des députés de la Commune IV et d’autres personnalités.

 

En effet, ces Centres de Gestions Agréés ont vu le jour grâce au projet d’Appui aux Commerçants Détaillants, qui a coûté approximativement 3.950.412.000 CFA avec une prévision de 75, 78% comme apport des partenaires techniques et financiers de l’extérieur qui n’ont pas répondu favorablement aux attentes. Par le biais de ces Centres de gestions agrées, les commerçants détaillants seront formés en vue de moderniser le secteur privé, appuyer le financement des activités en rapport avec les banques et les institutions des micros finances et créer un partenariat fécond entre les centres, l’administration et les collectivités locales….etc.

 

Ainsi, cette journée inaugurale des Centres de Gestions Agréées a été mise à profit pour le lancement de la formation de 80 commerçants détaillants en hygiène alimentaire, l’étiquetage, la remise d’un chèque symbolique BDM-SA (50 millions ) au président du CGA de la Commune II dans le cadre du financement de 43 commerçants de cette commune ; la remise des lettres de félicitation et l’annonce de refinancement à 30  bénéficiaires de prêts qui ont remboursé avant terme les sommes qui leur ont été prêtés par les banques.

 

Selon Mme la ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie le projet est une initiative et un engagement du Président de la République, qui s’inscrit dans le cadre de la modernisation du commerce de détail et la lutte contre la pauvreté. « Le document du projet a été adopté en conseil des ministres en sa session du 03 novembre 2004. Son lancement a été effectué par le Président de la République, Son Excellence Amamdou Toumani Touré, le 11 juillet 2005 à l’ex-palais de congrès de Bamako, en présence des autorités de la République et devant plus de 5 mille commerçants détaillants » a-t-elle précisé.

Dans sa déclaration, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Mali, Jeamille Bittar dira que : «  le Secteur privé félicite et remercier très sincèrement celui par qui le salut du commerce en général et du secteur du détail en particulier arriva, j’ai nommé le Président de la République SEM Amadou Toumani Touré. La Chambre du Commerce et d’Industrie du Mali sera toujours à ses côtés et au côtés du Gouvernement pour la mise en œuvre du programme de Développement Economique et Social (PDES) qui réserve une place de choix à la promotion du secteur privé malien en vue de l’accompagnement des entreprises à la création des valeurs ajoutées et d’emplois durables. Nous demeurons convaincus que l’Etat à lui seul ne peut pas tout faire, toutefois son rôle d’accompagnement dans la recherche de financement du secteur privé, reste une nécessité des temps. » Puis, il a lancé un  vibrant appel  aux opérateurs économiques industriels et grossistes pour qu’ils tirent le maximum de profit des mécanismes modernes et efficaces de partenariats qu’offre le projet d’appui aux commerçant détaillants du Mali conformément aux attentes des autorités en vue de la maîtrise des prix à la consommation. La visite des locaux a mis fin à la cérémonie.

Adama Diarra

 

ÉTATS-UNIS D’AFRIQUE

Rêve ou réalité ?

 

L’Afrique, un continent de 53 Etats, peut à l’instar de ce qui se passe sur d’autres continents, s’unir. Kwame NKrumah, de son vivant, alors perché aux destinées du Ghana, a tenu mordicus à ce que les Africains dépassent le clivage d’égoïsme et de nationalité, qu’ils oublient  leur différence et qu’ils se trouvent dans un vaste ensemble que l’on appellerait « Etats-Unis d’Afrique ».

 

L’idée est jolie et prometteuse. A l’instar des Etats-Unis d’Amérique, pourquoi ne pourrions-nous pas être ensemble ? Ne sont-ils pas les cinq doigts dans leur différence de taille qui forment la main ? C’est la conjugaison de nos efforts qui fera développer notre continent. Si nous sommes imbus d’amour de notre continent, nous pouvons, dans cette unité, le défendre en toute fierté devant l’Europe, l’Asie, l’Océanie et l’Amérique. Ne dit-on pas souvent que l’union fait la force ? Dans l’unité, nous ferons face aux fléaux qui ravagent notre continent. Nous combattrons l’avancée du désert par le reboisement, la faim dans les pays du Sahel par la construction des forages, des puits et des retenues d’eau, afin de  permettre de faire des cultures de contre-saison pour qu’il y ait de la nourriture en permanence. Nous combattrons le sida et d’autres maladies par la sensibilisation et par la construction des centres de santé communautaire (CSCOM) à travers nos villes et villages, et tout cela en faisant appel à l’aide des pays amis. Le développement de notre continent c’est à nous de le faire.

 

Le rêve de Kwame NKrumah est noble mais sommes-nous prêts à  nous unir ? Beaucoup d’actes qui se font, à travers le continent, montrent que l’unité tant souhaitée n’est que vain mot. Cette unité devient comme l’horizon qui, plus on se rapproche, plus il s’éloigne.
Sinon comment comprendre qu’au moment où on cherche un gouvernement africain unique, les pays du Nord de l’Afrique ne veulent pas sentir ceux du Sud du Sahara à cause de la pigmentation de la peau. Et s’il y a des relations, ce sont des rapports de façade. Quand on est du Sud du Sahara et qu’on se retrouve dans les pays du nord de l’Afrique, on est appelé africain, les autochtones s’appelant arabes ou maghrébins. Comment peut-on parler d’unité au moment où les frontières de nos pays sont fermées et strictement surveillées contre nous-mêmes ? Comment peut-on parler d’unité au moment où les expulsions sont érigées en règle d’or dans certains pays africains ? Comment peut-on parler d’unité au moment où il n’y a pas d’amour entre nous ? Et pourtant l’amour est le vœu de nos religions.

Comment peut-on s’unir dans la division imposée par les forces extérieures qui craignent notre unité ? Le sommet euro-africain tenu du 8 au 9 décembre 2007 au Portugal où les Africains sont allés dans l’ordre dispersé sur les Accords de Partenariat Economiques (A.P.E) illustre cela.

 

Si nous sommes de bons et vrais croyants, nous devrons nous aimer. Nous pensons qu’à partir de cet amour nous pouvons bâtir le nouvel Etat. Tant que chacun  reste dans les limites de son territoire, tant que le Congolais se considère comme congolais seulement, le malien comme malien seulement, le marocain comme arabe et non africain, tant que les uns repoussent les autres, vous conviendrez avec nous, frustration oblige, que l’idée des Etats-Unis d’Afrique demeurera toujours comme un rêve et ne deviendra jamais une réalité.

 

Notre souhait est que chacun de nous se sente chez lui où qu’il soit sur cette terre africaine. Nous voulons que le barrage d’Inga, le cuivre, le poltron, le cobalt et le diamant de la RDC ne soient pas pour la RDC seulement mais pour les Etats-Unis d’Afrique. De même le coton du Mali, du Burkina Faso, du Tchad ne doit pas être une propriété exclusive de ces pays-là mais une propriété des Etats-Unis d’Afrique. Toutes ces richesses-là doivent désormais être une  propriété de l’ensemble qui est « Etats-Unis d’Afrique ». Il en est de même pour le pétrole du Nigeria, de l’Angola, de la Libye, du Gabon, sans oublier l’or de l’Afrique du Sud, le phosphate de la Guinée et d’autres minerais encore. A cela, il faudrait ajouter les diverses cultures que notre continent génère.

 

Le jour où nous allons avoir une monnaie et une banque centrale communes, une politique agricole commune, une politique minière commune, une politique de communication commune ; le jour où nous allons cesser de faire le régionalisme et casser nos barrières douanières pour instaurer la libre circulation des biens et des personnes ; le jour où les populations de ce continent se sentiront comme les enfants d’un même pays ; le jour où nous nous dirons « Patriotes africains », c’est ce jour où naîtront les Etats-Unis d’Afrique. Ainsi le rêve deviendra une réalité.

 

Pour y parvenir, il faut surtout se passer des égoïsmes  nationaux et considérer tout africain comme un compatriote appelé à partager les mêmes joies et les mêmes souffrances. Tout africain où qu’il soit sur ce sol de nos ancêtres doit se donner au travail et se considérer comme un soldat en guerre contre la pauvreté et les maladies. C’est de cette façon  que nous allons développer notre pays « l’Afrique ».

 

Pour y arriver nos Etats doivent introduire dans nos programmes d’enseignement de civisme ou d’éducation civique et morale (ECM) un volet sur le « Panafricanisme » depuis l’école fondamentale jusqu’au lycée. Une mission de sensibilisation à travers les médias et les pièces théâtrales dans les écoles doit être faite dans chaque Etat. C’est ainsi que nous allons cultiver l’amour entre nous et nous sentir unis.
Kalemba Mwamba

Professeur au Lycée Moderne Elite

Lafiabougou, Cel : 305-86-16

 

MUSIQUE

Habib Koité, un parcours atypique


Chanteur, compositeur et guitariste, Habib Koité a su se forger un style musical inspiré des différentes traditions maliennes qu'il a lui-même baptisé le « danssa-doso ».

 

Né en 1958 à Thiès, au Sénégal, Habib s’installe  au Mali avec ses parents à l'âge de 1 an. Issu d'une famille de musiciens, des griots Khassonké, il apprend la musique depuis sa tendre enfance. Son oncle lui donne un coup de pouce à poursuivre des études dans ce domaine. Il entre en 1978 à l'Institut National des Arts de Bamako (INA). Nommé après quelques mois à la tête de l'orchestre de son école, il devient à la fin de ses études professeur de guitare dans le même institut où il a été étudiant. Jouant au fil des ans avec divers musiciens, il fonde en 1988 le groupe «Bamada». Trois ans plus tard, l'artiste est invité à chanter au « Festival Voxpole » de Perpignan, en France, où il obtiendra le premier prix. Grâce à la bourse offerte, il enregistre deux chansons qui connaîtront du succès en Afrique de l'Ouest et pour lesquelles il se verra décerner le prix « découverte Media-Adami ».

 

En 1995, Habib Koité enregistre un premier disque Muso Ko qui se placera rapidement au sommet du classement européen des musiques du monde. Depuis, l'artiste se consacre au développement de sa carrière internationale, incluant à partir de 1999 des tournées en Amérique.

 

"Afriki" c’est le titre de son dernier album en date. Il a été dédicacé le samedi 22 décembre à l’Hôtel Salam . Il aura attendu six ans avant de reprendre le chemin du studio. Enregistrées à cheval entre le Mali, la Belgique et les Etats-Unis, au gré de ses déplacements et de ses disponibilités, les onze nouvelles chansons ont souvent été composées dans les chambres d'hôtel où Habib a pris l'habitude de travailler. Toujours accompagné par sa formation Bamada, il a invité également l'Ivoirienne Dobet Gnahoré et le saxophoniste américain Pee Wee Ellis qui signe les arrangements de la section de cuivres.

Adama Diarra

 

PARLEMENT DES ENFANTS DU MALI

Fatoumata Sankaré se succède à elle-même

 

La grande salle de conférence du Centre Internationale de Conférence de Bamako a servi de cadre le samedi 5 janvier dernier pour abriter la 10è session qui avait pour thème principal « les violences faites aux enfants ». C’ était sous la présidence de  SEM Amadou Toumani Touré, président de la République.

 

Dans son discours bilan du bureau sortant, la présidente du parlement dira que son bureau a accompli avec satisfaction les missions assignées notamment l’organisation des sessions, des conférences débats, la formation de ses membres sur les droits relatifs aux enfants, la participation aux différents forum et sommets internationaux. Pour elle le bilan réalisé a été à  hauteur du souhait.

 

Pour Marcel Rudasingwa, représentant résident de l’UNICEF au Mali, le thème de la présente session est d’une importance capitale. « Il vient nous rappeler l’importance d’un environnement protecteur pour l’enfant, futur adulte. », a déclaré M. Rudasingwa.
L’urbanisation et la paupérisation ont détourné l’éducation coutumière en un phénomène d’exploitation économique des enfants. Les informer, écouter leur point de vue et supporter leur participation dans les décisions qui les concernent et la recherche de solution sur les problèmes qui les affectent est en soi une manière de les préparer à mieux se protéger ; a poursuivi le représentant de l’UNICEF, avant de conclure qu’il se réjouit de la pertinence des conclusions des différents groupes parlementaires et surtout du renforcement du dialogue intergénérationnel, gage d’une vision partagée des préoccupations des enfants.

Le président ATT a rappelé son soutien au bureau rentrant. Il leur a rappelé aussi combien il est important de préserver l’unité, la cohésion nationale, l’intégrité du territoire national avant de poursuivre qu’il accepte beaucoup de choses à cause de ses amis (les enfants) en faisant allusion à la crise du Nord. Il a demandé à ses amis d’être assidu à l’école. Le chef de l’Etat a par ailleurs attiré l’attention des enfants sur l’insécurité routière ; par la même occasion, il les a exhorté à être prudent. Respecter les anciens est également l’une des valeurs cardinales de notre peuple ; a précisé ATT.

Le bureau que Mlle Sankaré dirige est composé de 49 membres élus pour 2 années scolaires. Et, quatre groupes parlementaires : groupe parlementaire suivie de l’enfant, du développement, de la protection et celui de la participation. Les présidentes de chaque groupe parlementaire ont plaidé chacune en ce qui les concerne pour plus d’engagement des pouvoirs publics, des partenaires techniques financiers pour leur cause.

 

Les recommandations de la 10ème session du parlement ont été les suivantes : améliorer la qualité de l’éducation, appliquer les articles et les autres textes juridiques ayant trait aux droits de l’enfant, multiplier les centres d’accueil pour enfant, formaliser les écoles coraniques, etc.

Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 

Par LE POUCE
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Vendredi 28 décembre 2007

RECOMSA

Les médias se mobilisent contre le VIH/Sida

 

Le réseau des communicateurs en santé, en collaboration avec la cellule sectorielle de lutte contre le SIDA a organisé une journée de réflexion sur « Médias et leadership dans la lutte contre le VIH/Sida » le lundi 24 décembre 2007 à la Maison de la Presse. La cérémonie était placée sous la présidence du coordinateur du RECOMSA, M. Issiaka Sangaré, le représentant du ministre de la Santé, M. Ousmane Atayer Dicko, le représentant du leader religieux, M. Sidy Konaté, le représentant de l’OMS M. Boubacar Diallo, la représentante de RMAP + Noumoumosso Mariko et Ibrahim Tiokary de la Maison de la Presse.

 

Selon M. Sangaré, l’organisation de la présente journée de réflexion s’inscrit dans le cadre des activités du mois de lutte contre la SIDA. L’ONU SIDA a choisi le thème du leadership comme thème de la campagne 2007 avec comme slogan « Appel au leadership : stop SIDA : tenez nos promesses », a-t-il ajouté.

 

M. Sangaré dira que la raison du choix de ce thème est d’abord d’amener les décideurs à tenir leur promesse, mais aussi c’est pour développer le sens du leadership en matière de lutte contre le VIH/SIDA.

L’expérience a démontré que les pays qui ont fait preuve d’un leadership fort dans la réponse au VIH/SIDA, sont ceux là qui ont obtenu des résultats remarquables a-t-il dit.

Selon M. Sangaré, le leadership dans la lutte contre le VIH communautaire. Comme exemple, nous pouvons faire référence à Nelson Mandela dont le leadership dans la lutte contre le vivant avec le VIH, le leadership des religieux et bien d’autres a-t-il précisé.

Selon le coordinateur du réseau, la mobilisation sociale, la communication pour le changement de comportement, le plaidoyer, voilà autant de domaines dans lesquelles les médias peuvent pour un rôle de premier plan.

 

Au cours de cette journée de réflexion, beaucoup de contributions ont été faites par des confrères parmi lesquelles, l’introduction du cours de SIDA dans le programme éducatif malien. En plus des contributions des recommandations ont été formulées parmi lesquelles : la formation des membres du réseau et des appuis humains et techniques pour bien jouer son rôle de leadership, souhaite un partenariat avec le Haut conseil national de lutte contre le SIDA, et enfin l’accélération du processus d’introduction des leçons sur le VIH/Sida à l’école.

D.M. KONATE (stagiaire)

 

 

 

COMMISSARIAT AU DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL

Renforcer la capacité de la société civile

 

La commission de coordination du Programme de Développement Institutionnel, a tenue une réunion d’évaluation trimestrielle au Grand Hôtel de Bamako, le lundi 24 décembre 2007. La cérémonie était placée sous la haute présidence du ministre de la fonction publique et de la Réforme de l’Etat et des Relations M. Abdoul Wahab Berthé.

Cette réunion est la conséquence d’une première tenue le 22 mars 2007, au cours de laquelle, des mises au point ont été faites.

Au titre de la réorganisation de l’administration centrale, le débat s’est focalisé sur l’évaluation de la loi N°94-009 portant principes fondamentaux de la création, de l’organisation, de la gestion et du contrôle des services publics, l’audit organisationnel des services centraux et déconcentré de neuf départements ministériels et l’appui du commissariat au Développement Institutionnel dans la réorganisation de 21 services publics.
Au titre des procès, méthodes et procédure de l’administration l’accent a été mis sur l’étude sur l’évaluation des méthodes et procédure de l’administration centrale et déconcentrée, l’informatisation et l’utilisation de NTIC dans l’administration.

 

Au titre du renforcement des capacités de la société civile, les participants après avoir passé en revue les recommandations de la consultation sectorielle, ont attiré l’attention sur l’existence d’un organisme qui s’occupe du renforcement des capacités (CERCAP).

Selon M. Berthé, la mise en œuvre des réformes de l’Administration ne saurait se faire dans un vase clos. De ce fait, la capacité de la société civile et de ses représentants à comprendre, à réagir, et à participer activement aux divers mécanismes décisionnels deviennent essentiels pour assurer le processus démocratique ainsi que le succès et la pérennisation des actions de développement socio- politique et économique.

 

Le ministre dira que a tous ces titres, l’implication de la société civile et le renforcement de ses capacités dans le cadre d’un partenariat effectif, dynamique et fructueux est un challenge pour le ministère chargé de la réforme de l’Etat.

Enfin, M. Berthé dira que la présente réunion participe à matérialiser toujours cette volonté politique qui a prévalu à la mise en place de la commission de coordination du Programme de Développement Institutionnel.
D.M. KONATE (stagiaire)

 

Par LE POUCE
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Vendredi 28 décembre 2007

CNID FASO YIRIWA TON

Le Soleil s’assombrit au levant !

 

Autoritarisme exacerbé et ravageur, paternalisme et condescendance dévastateurs, voilà quelques facettes sombres du premier responsable du parti du soleil levant, le CNID Faso Yiriwa ton. Me Mountaga Tall, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est de tout temps, imposé contre vents et marées comme un véritable despote à la tête de ce parti par des décisions des plus impopulaires, fondées sur des ressentiments liés à son ego qui ne supporte aucune opinion contraire. Le ministre N’Diaye Bah vient d’être suspendu par le timonier du CNID, ce qui aura certainement le mérite d’assombrir l’avenir immédiat du parti du soleil levant.

Il est établi que différentes formations politiques de la plupart de nos jeunes démocraties africaines sont  souvent considérées comme la propriété privée du premier responsable.
Ce constat entraîne un certain nombre de dysfonctionnements dans la gestion quotidienne de ces partis politiques, qui sont, il faut le reconnaître, des acteurs clés de la conquête et de l’exercice du pouvoir politique.

Au Mali, l’une des formations politiques d’envergure de l’avènement de la démocratie se trouve être le Congrès National d’Initiatives Démocratiques (CNID) dont le principal responsable est et demeure Me Mountaga Tall. Point besoin de revenir ici, sur l’œuvre accomplie par ce brillant avocat et sa formation politique qui avait rayonné au prime abord comme une association, fortement impliquée dans les événements qui ont conduit à la chute de la dictature du Général Moussa Traoré.

Il faut noter que des acteurs de poids du sérail politique malien avaient courageusement lutté au sein du CNID Faso Yiriwa Ton. On peut citer Tiébilé Dramé du PARENA, Me Hamidou Diabaté du même parti, Cheick Oumar Sissoko du parti SADI ? Yoro Diakité du parti BARA… Cette liste n’est pas exhaustive et inspire une seule question : pourquoi cette hémorragie en ressources humaines de poids au sein du CNID originel ?
En effet, si les acteurs comme ceux suscités, membres fondateurs du parti du Soleil Levant, se retrouvent presque tous aujourd’hui à la tête d’autres formations politiques, il y a alors véritablement matière à susciter interrogations.

D’entrée, il faut préciser que  presque tous les schismes que le CNID a connus, sont liés à la gestion des humeurs du président du parti. Plus d’une fois, les acteurs politiques partants ont reproché à Me Mountaga Tall ses prises de décisions cavalières, sans aucune concertation du comité dirigeant du parti.

 

C’est dans ce sens que se situe également le départ de Me Demba Traoré dont la candidature pour les législatives de juillet 2007 n’avait pas recueilli l’assentiment du maître incontesté du parti du Soleil Levant. L’on se rappelle que lors des discussions pour la désignation des candidats CNID à la dernière députation, Me Mountaga Tall a eu à opposer une véritable fin de non recevoir aux prétentions du jeune avocat et honorable député du CNID en Commune VI. Ce qui eut pour conséquence de précipiter le départ de Me Demba qui vient de débarquer avec armes et bagages au sein de l’URD, avec dans ses malles, une bonne flopée de mécontents et déçus face à la tyrannie de Me Tall. Dès lors, on se demande que devient le CNID qui ne cesse d’ « engraisser » d’autres formations politiques concurrentes ?

 Comment comprendre qu’un parti politique responsable puisse promouvoir ses cadres (députés, maires, ministres) pour les contraindre finalement (par les actes de son président) a quitter ses rangs et atterrir sous la bannière d’autres formations politiques ? Ce qui est sûr, c’est que cette dispersion des cadres ou plutôt, cet « amaigrissement » constant tend à agoniser sérieusement le parti de Me Tall.

Le dernier acte en date du côté du CNID est la suspension du secrétaire général du parti, le ministre N’Diaye Bah et celle de la présidente des femmes. On se demande quel virus a piqué Me Tall pour en arriver à cette décision extrême.

Selon des informations concordantes, cette décision de suspension de ces cadres du parti serait motivée par une série de frustrations encaissées par l’honorable avocat député de Ségou. Certains analystes révèlent que Me Mountaga Tall aura voulu briguer la magistrature suprême lors du scrutin du 29 avril 2007. Mais, contrairement à sa volonté, le secrétaire général du parti a opté clairement soutenir le candidat « naturel » de l’ADP (regroupement politique dont est pourtant membre le CNID), celle du président Amadou Toumani Touré.
Le ministre N’Diaye Bah aurait été fortement épaulé dans ce choix politique par d’autres cadres du CNID dont la présidente des femmes du parti.

Ensuite, lors de l’élection du président de l’Assemblée Nationale, certains cadres du parti ont encore essayé en vain de dissuader Me Tall de « tenter sa chance ». Et, selon certaines indiscrétions, des députés très proches du ministre N’Diaye Bah, auraient critiqué ouvertement ce courage de l’ancien 1er vice président du parlement, à vouloir naviguer à contre courant, face au président Dioncounda Traoré de l’ADP.

Le climat de froid qui s’était installé entre les principaux responsables du CNID a atteint son paroxysme au moment de la formation du gouvernement du Premier ministre Modibo Sidibé. Il nous est parvenu que le président du CNID n’avait point été favorable à la reconduction de N’Diaye Bah au poste de ministre pour le compte de son parti. Ses préférences tendaient plutôt à promouvoir certains de ses béni-oui-oui  comme membre du gouvernement. C’est ainsi qu’avec la nomination du secrétaire général du CNID comme ministre de l’Artisanat et du Tourisme pour poursuivre ses efforts de promotion de ce secteur au Mali, Me Tall venait de recevoir une gifle dont il avait juré se venger. Drôle de vengeance !

 

 Lorsqu’il  était en mission justement pour le récent lancement de la saison touristique à Gao, Me Tall monte au créneau et opte pour la manière forte : la suspension de toute activité politique (au nom du CNID) de N’Diaye Bah.

Or, lorsqu’on connaît l’estime qu’ATT a pour ce ministre, et, eu égard à l’admiration que  vouent les amis politiques de l’ADP à N’Diaye Bah, il n’est pas hasardeux de prophétiser d’ores et déjà, la démission de fait du dynamique secrétaire général.

Compte tenu des incessantes erreurs commises par Me Tall sur l’échiquier politique national, il est presque évident que plus d’un acteur pourrait attiser le feu entre N’Diaye Bah et Mountaga Tall, pour essayer d’en tirer profit. Ceci dit, dans la perspective des communales de 2009, bien de formations politiques de l’ADP, voire de l’opposition pourraient faire des yeux doux au ministre Bâh. Alors, peut-on envisager que N’Diaye Bah va être sur les traces de Me Demba vers l’URD ? Optera-il pour la création d’une nouvelle entité politique ? Seul l’avenir nous le dira. Mais, tout compte fait, il est plus que regrettable que le CNID continue inexorablement sa chute, en éjectant à gauche et à droite, ses plus hauts cadres. Que pourra faire Me Tall après avoir contraint plus d’un ami politique à le fuir pour d’autres cieux plus cléments ?
Ce qui est sûr, c’est que le soleil du parti du Soleil levant ne cesse de s’assombrir sur la… tête de Me Mountaga Tall.
Amadou DIAKITE

 

FORUM NATIONAL SUR LES PRODUITS DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ

Amener les prix à un seuil compatible avec le revenu des consommateurs

 

C’est parti depuis hier mercredi 26 décembre 2007 au Centre International de Conférence de Bamako pour le forum tant attendu par l’ensemble de la société malienne. Le forum sur la flambée des prix des produits à grande consommation. La cérémonie d’ouverture du forum était placée sous la présidence de Mme la Ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Commerce, Bah Fatoumata Néné Sy qui avait à ses côtés Mme Lansry Nana Yéyia Haïdara, le commissaire à la sécurité alimentaire et le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité. Le forum prend fin aujourd’hui. Le gouvernement et l’UNTM entendent trouver, à travers cette rencontre, une solution idoine et durable à la spirale de la hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité.

 

Cette initiative est née à la demande de l’UNTM de « faire amener les prix des  produits de première nécessité à un seuil compatible avec le revenu des consommateurs ». Suite à cette revendication parmi tant d’autres, le gouvernement avait promis d’organiser un forum sur la question. Ce forum est le bienvenu, à un moment où les denrées alimentaires semblent connaître une flambée excessive des prix dans un pays où les revenus de la population générale sont faibles. Le constat de cette flambée des prix a été fait depuis plusieurs mois.

 

L’enjeu de ce forum est aussi grand que les attentes de ses  initiateurs et de l’ensemble de la population. Il s’agira de développer des synergies entre les différentes parties prenantes à cette rencontre venant de divers horizons. En fait, le forum en question vise l’objectif d’échanger avec tous les acteurs socio-économiques, en l’occurrence : le gouvernance, le conseil national du patronat du Mali, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali, les consommateurs sur les prix des produits de première nécessité afin de trouver des solutions qui s’adaptent du pouvoir d’achat des populations. Le forum sera, à cet effet, le cadre d’échanges sur les facteurs à l’origine des flambées des prix des denrées de première nécessité. Le forum sera sans doute une des premières actions qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Développement Economique et Social du président Amadou T. Touré qui attache une importance particulière à la recherche de solution aux préoccupations des populations.

Mme la ministre expliquant la flambée des prix a indiqué : « Au cours de ces deux dernières années, le monde a été  confronté à une hausse continue des prix des principaux produits alimentaires et énergétiques tels que le blé, le mais, le riz, le lait, la viande et les oléagineux. Entre novembre et décembre 2007, le prix du blé, par exemple, a connu une augmentation de 102%. Conséquence logique, le sac de farine devrait passer à plus de 20.000 francs CFA contre 17.500 francs CFA au mois d’octobre 2007»

 

Nous vous proposons un extrait du discours de Mme la ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce : « Au MaIi, grâce au dialogue franc et responsable avec nos partenaires sociaux, le prix du pain et d’autres denrées a été maintenu à un niveau accessible aux consommateurs. Maintenant, la question que l’on se pose est celle-ci : l’Etat peut-il continuer à subventionner si l’on sait qu’en 2007 seulement il a dépensé 20 milliards de nos francs pour rendre supportables les prix des produits comme le lait, la farine et la viande au niveau des consommateurs. Quant aux produits pétroliers, l’Etat est à 24 milliards cette  année.

 C’est le même Etat qui subventionne la CMDT à hauteur de 18 milliards de francs CFA par an et cela depuis 3 ans pour préserver les emplois au niveau de cette entreprise.

Est-il besoin de rappeler l’opération de ravitaillement des 2 abattoirs de BAMAKO pour plus de 260 millions de francs CFA afin de maintenir le prix du kg de la viande, avec os, à 1.200 francs CFA. C’est pourquoi le Gouvernement en partenariat avec l’UNTM, organise ce forum pour trouver une solution idoine et durable à cette spirale des prix ; forum qui constitue une plate-forme d’échanges et de discutions. Certes, le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour  assurer l’approvisionnement correct  du marché en produit  et rendre compatibles les prix des produits de première nécessité aux revenus des travailleurs. Des efforts ont été faits ou sont en cours comme l’augmentation annuelle des salaires de l’ordre  de 5%  en 2008 et 2009. Toutefois, c’est un devoir pour nous de dire que la hausse actuelle des prix des produits du première nécessité n’est pas un phénomène conjoncturel, elle est venue pour s’installer dans la durée. C’est pourquoi, je reste convaincue que la recherche d’une  solution juste et pérenne aux difficultés actuelles passe par la conjugaison des efforts de nous tous : Gouvernement, partenaires sociaux, opérateurs économiques et producteurs nationaux. Nous réaffirmons notre engagement, toute la détermination des hautes autorités de notre pays  à la lutte contre la pauvreté pour le bien- être de nos populations. Cela témoigne toute l’attention des hautes autorités de notre pays à la lutte contre la pauvreté pour le bien- être de toutes nos populations. Je voudrais ici remercier l’Union Nationale des Travailleurs du Mali pour ses initiatives heureuses, son sens du dialogue, de partenariat et de la responsabilité. Cela a toujours permis à notre pays de conserver sa stabilité sociale sans laquelle tous les efforts de développement seront vains. Au nom du Gouvernement de la République du Mali et à mon nom propre, je voudrais rassurer tous les partenaires sociaux et les opérateurs économiques de la disponibilité de l’Etat à discuter sur toutes les questions présentant un intérêt quelconque pour notre pays, pour lequel aucun sacrifice n’est de trop ».

 

Dans son intervention, le secrétaire général de l’UNTM Siaka Diakité a campé le sujet. Il a indiqué la mise en  œuvre du point N° 4 du protocole d’accord Gouvernement-CNPM-UNTM du 18 juillet 2007,  a conduit à la tenue du Forum National sur les produits de première nécessité. C’est pourquoi, il a salué le Gouvernement en ces termes : « l’UNTM est heureuse que le Gouvernement et le Conseil National du Patronat du Mali aient partagé la pertinence de son initiative de la tenue de ce Forum »  et joutera : « Ce forum, se tient à un moment où les prix prennent l’ascenseur alors que les revenus peinent à grimper l’escalier. L’économie libérale sous le règne duquel nous vivons doit faire de la place au social »

 

A l’ouverture des travaux, le secrétaire général de l’UNTM a martelé : « Nous ne pouvons accepter le triomphalisme sans retenue et tout azimuts du libéralisme d’aujourd’hui qui nous écrase et écrase inexorablement le pouvoir d’achat des consommateurs. Nous appelons l’Etat à jouer son rôle central d’instrument de contrôle et de régulation des prix et de la libre concurrence, saine et loyale ».

  Ce forum, dira-t-il, est une chance pour nous tous, travailleurs, salariés. Nous souhaitons vivement qu’il en sorte des conclusions très heureuses qui vont constituer de nouveaux repères qui vont gouverner notre économie. Selon Siaka Diakité «  il s’agit de faire en sorte que ceux qui vivent du profil l’exercent avec décence et que les consommateurs finaux qui sont en réalités les travailleurs puissent s’approvisionner dans des conditions humainement tolérables. »

 

Au fait, les participants à ce présent forum national échangeront sur la liberté des prix, la concurrence, la problématique de l’approvisionnement en produits de première nécessité, la valorisation des produits locaux et les mécanismes d’alerte et de veille à mettre en place pour prévenir les flambées des prix

Adama Diarra

 

 

 

 

ME DEMBA TRAORE A L’URD

Une adhésion de qualité et de taille

 

Un évènement politique majeur s’est déroulé le samedi dernier. Il s’agit de la cérémonie officielle d’adhésion de Me Demba Traoré, ancien député et membre du CNID Faso Yiriwa ton. On se rappelle que lors des élections législatives passées, Me Demba Traoré a eu maille à partir avec le Président du CNID. Candidat sur la liste URD, il n’a pas eu la chance de renouveler son contrat avec les électeurs de la commune VI. Où, qu’à cela ne tienne, Me Demba Traoré s’est montré désormais déterminé à naviguer à contre courant du CNID Faso Yiriwa Ton. Avec la même détermination, ce jeune acteur politique et qui, par son dynamisme et son savoir faire, a conquis le cœur et l’esprit de la jeunesse de sa commune, a définitivement rompu avec son parti d’origine.

 

Pour consacrer officiellement et solennellement cet acte, Me Demba a été accueilli par les militants de la Commune VI de l’URD, venus très nombreux et les hauts cadres et responsables du parti avec à leur tête le président Younoussi Touré. On notait également la présence de Oumar Ibrahim Touré entre autres cadres du parti. Cela démontre à n’en pas douter l’importance de l’évènement. A l’occasion, le président de l’URD Younoussi Touré a demandé à l’ensemble des cadres et militants du parti d’accueillir Me Demba Traoré dans leurs rangs avec toute la considération due à sa popularité dans l’arène politique et son engagement à œuvrer désormais à leur côté pour faire rayonner davantage le parti de la poignée de mains en commune VI. Il s’agit, en fait d’une adhésion de qualité et de taille quand on sait que Me Demba Traoré n’est pas seul, puisqu’il est venu avec des membres du comité directeur et de la jeunesse du CNID.

Après cette démission massive du CNID au profit de l’URD, le parti du soleil levant est en passe de disparaître en commune VI du District de Bamako. Et au-delà, ce sont les perspectives mêmes du CNID qui sont menacées. Au même moment, c’est l’URD qui se frotte les mains car, cette adhésion à l’URD ne fera que renforcer sa position, notamment en commune VI du District de Bamako. En cette approche des élections communales, on peut affirmer que l’URD est requinqué pour ratisser large. D’ores et déjà, au sein de l’opinion publique nationale, on pense que l’URD, à travers l’enregistrement de ces adhésions massives et de qualité, a aujourd’hui toutes les chances, à l’issue des élections communales prochaines, d’avoir la mairie de la commune VI. C’est le président du CNID, Me Mountaga Tall qui, par ses actes, désavoués au fur et à  mesure du processus démocratique, est en train d’enterrer progressivement le parti. A-t-il conscience des torts qu’il est en train de causer au parti ? N’est-il pas temps qu’il comprenne la nécessité de revoir sa façon de faire pour préserver le peu qui reste ?

 

En tout cas, le CNID vient de subir un coup dur et il faut sans doute s’attendre à ce que cela ne soit pas la fin des départs du CNID, dans la mesure où d’autres cadres sont suspendus par le comité directeur du parti. Décidément, les choses ne font que se compliquer davantage pour le parti du Soleil Levant.

Tiémoko TRAORE

 

SECURITE ROUTIERE

Arrêtons le carnage !

 

Face à l’insécurité routière, devenue un problème de santé publique en raison du nombre élevé de victimes d’accidents de la circulation routière, l’Etat malien, par le biais du ministère de l’Equipement  et des Transports, vient de lancer les activités la 5ème édition de la semaine nationale de sécurité routière. C’était le lundi 24 décembre 2007 sur la tribune du Boulevard de l’Indépendance.

 

Sur le plan mondial, le nombre de morts sur les routes s’élève  à plus d’1, 2 millions tandis qu’il est enregistré 50 millions de blessés dont 5,475 resteront handicapés à vie. Et, le coût global entraîné par les accidents dans les pays en développement et émergents s’élève au moins à 35 000 milliards de FCFA.

 

Notre pays, le Mali comparativement au autres pays est également confronté au même phénomène qui, est l’augmentation des accidents de la ville selon les chiffres de 2004. Ce qui fera dire à Monsieur de l’Equipement et des Transports que le nombre d’accidents, en effet, a évolué de 16,72% de 2003 à 2004 à 48,20% de 2004 à 2005. Pire, dans le District de Bamako, les chiffres sont à la fois impressionnants et effrayants. En 2005, il a été enregistré 2 425 accidents corporels ayant causé 190 tués, 887 blessés graves et 1 348 blessés légers. Aux dires du ministre, les deux roues motorisées sont le mode de transport impliqué dans ces accidents qui se distinguent nettement et malheureusement avec 2 209 cas contre 188 pour les poids lourds……etc

 

«Les causes sont multiples et variées, dira le ministre, cependant, les plus criardes sont le mauvais comportement des conducteurs et chauffeurs, l’insuffisance dans la délivrance des documents de transport, l’ignorance des usagers, l’incivisme et l’indiscipline des usagers de la route ; l’insuffisance dans l’application des dispositions juridiques pour réprimer les pratiques obsolètes, vétusté des véhicules…. » Et d’ajouter : «….le facteur humain est plus déterminant dans la recrudescence de ce fléau. C’est pourquoi il faut arrêter le carnage.

 

Le Gouvernement malien, en collaboration avec l’Union Européenne, faut-il le rappeler, a mis en place le Projet d’Appui à l’amélioration de la Sécurité Routière (PAASER) sur la RN6 en vue de contribuer à la réduction des accidents de la route par la sensibilisation, l’information et la formation des usagers et des chauffeurs. Ce Projet est mis en œuvre par l’Association malienne pour la promotion du Sahel (AMAPROS).

 

De surcroît, le ministre Ahmed Diane Séméga, a lancé un appel aux usagers de la route : « Vous devez à tous les instants observer les règles élémentaires de la circulation routière, bref le respect des disposition du code de la route. » Quant aux forces de sécurité, il les a rappelé d’appliquer strictement les dispositions relatives à la sécurité routière. Une minute de silence a été observée en la mémoire des victimes de la circulation.

 

A noter que la cérémonie a été marquée par trois remises symboliques de casques, les dix ‘‘commandements’’ et conseils sur la sécurité routière. Ainsi, les activités la 5ème édition de la semaine nationale de sécurité routière a pris fin avec le lancement des trois caravanes (PASASER, SARAMA, CSLC) et le déploiement des forces de sécurité (24 motards) sur les artères principales du District de Bamako.

Adama Diarra

 

CELEBRATION DE NOËL

Les barrières religieuses s’estompent !

 

La communauté chrétienne malienne tout comme celle du monde, a célébré Noël dans la joie et dans la paix. Noël, en effet est une fête chrétienne célébrant chaque année, la naissance de Jésus de Nazareth, appelée ainsi ‘‘Nativité’’. C’est depuis 506, soit cinq siècles après sa naissance, qu'elle a été fixée officiellement au 25 décembre. Cette fête donne lieu à des offices religieux spéciaux et à des échanges de cadeaux et de vœux. Les croyants se rendent à l'église et assistent à la messe de Noël, dite "de minuit". Ce n'est qu'après qu'ils peuvent se réunir autour de la table familiale, pour déguster le traditionnel repas. Plus tard, les enfants se coucheront afin de laisser le Père Noël œuvrer, pour les cadeaux surprises du petit matin.

 

Au Mali, plus précisément à Bamako, les chrétiens n’ont pas été les seuls à célébrer Noël. Des musulmans et même des non musulmans se sont joint aux chrétiens afin de célébrer ensemble, le 25 décembre. C’est ce que nous avons pu constater avant, pendant et après la fête à l’église Saint Kizito de Lafiabougou.

 

De quoi se mêle-t-il le musulman ? C’est la question plus ou moins embarrassante que nous avons tenté de poser à des musulmans présents à l’église juste quelques minutes après la veillée de minuit. Le premier interlocuteur nous donne ses raisons : « Je travaille dans une agence de voyage, mon collègue est chrétien. A chaque fête musulmane, mon collègue et sa famille sont à nos côtés. De mon côté, j’en fais autant lors des fêtes chrétiennes. Je le fais au nom de l’amitié tout en restant dans ma religion qui est l’islam.» Notre deuxième interlocuteur évoque les raisons de sa présence dans l’église : « Je suis professeur d’allemand dans un lycée chrétien de la place, je suis venu accompagner le corps professoral dont la plupart est chrétien. Si non, je ne suis pas chrétien, mais musulman. Ma présence leur fait du bien et rend plus vivant  le lien d’amitié qui existe entre nous.» En dehors des deux groupes religieux, il y a aussi ceux qui trouvent dans cette fête de Noël, un moyen de distraction où l’on mange, boit, danse… Tout cela dans un esprit de festivité ambiante et non religieux.

 

L’historique de la crèche, du père Noël, et le Sapin

 

Symboles importants de Noël, la crèche est une mise en scène de la naissance de Jésus telle qu'elle est présentée dans le Nouveau Testament : sur une table, ou à même le sol, on bâtit une étable miniature dans laquelle on dispose des personnages (en terre cuite souvent) réunis autour de l’enfant Jésus, représentant Marie et Joseph (les parents de Jésus), un âne et un bœuf qui réchauffent le nouveau-né avec leur haleine et des bergers.

 

Le Père Noël, une pure invention américaine! En 1931, la firme Coca-cola cible les enfants et popularise Sinterklaas devenu Santa-Claus avec l'aide du graphiste de Chicago Haddon Sunbloom. Grâce au talent artistique de Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux États-Unis, car en France, le père Noël a conservé une longue robe rouge. Ainsi, jusqu'en 1965, Coca-Cola diffuse ce portrait dans tous les médias du monde.

 

Quant à l’arbre ou Sapin de Noël, il est chargé de décorer et de regrouper les cadeaux de Noël dans les familles. Il représentant à lui seul les trois parties du cosmos : le monde souterrain par ses racines, la terre par son tronc, et les cieux par son feuillage. Cet arbre était traditionnellement un chêne, mais dès le XIIème siècle, il fut supplanté par le sapin, plus facile à trouver et meilleur marché. De nos jours, il en existe même en plastique.

Joyeux Noël à toutes et à tous !

Adama Diarra

 

LAFIABOUGOU TERMINUS

Un adolescent tue accidentellement son ami

 

La mort ne prévient pas, elle survient n’importe quand, et n’importe comment. Hélas ! C’est ce qui s’est passé dans la famille Soumano, le lundi 24 décembre 2007 dans la matinée.

 

Selon les témoins, l’adolescent, un élève en classe de 8ème fondamentale a pris la clef de la voiture pour la garer en dehors de la cour familiale.

 

«La voiture sortait en marche arrière et l’enfant était derrière la voiture. Ça fait mal d’expliquer ; mais l’enfant a été… aplati par la voiture. C’est ainsi que la mort s’en est suivie», s’est confié un témoin en larmes.

 

Coïncidence ou hasard ; en tout cas, le malheur est survenu le jour où notre pays célébrait les activités de la 5ème édition de la semaine nationale de la sécurité routière ; et le jour de la célébration de la Nativité.

 

Cet accident malheureux qui vient de plonger les deux familles dans un deuil profond interpelle les parents à plus de vigilance et de rigueur. «On ne meurt qu’une seule fois», dit un adage anglais.

Adama Diarra

 

 

DEPART DU REPRESENTANT RESIDENT DE L’OMS

Dr. Cissé Lamine Sarr fait chevalier de l’Ordre national

La salle de conférence du ministre de la Santé a servi de cadre le lundi 24 décembre 2007 à la cérémonie de décoration du médecin Colonel Cissé Lamine Sarr, représentant résident de l’OMS en poste au Mali depuis maintenant cinq ans. C’était en présence de Mme Maïga Zeinab Mint Youba, ancienne ministre, des cadres et directeurs centraux du département de la santé. Au nom du président de la République, le ministre de la santé Oumar Ibrahim Touré a élevé au rang de Chevalier  de l’Ordre National, le médecin colonel Cissé Lamine Sarr.
Auparavant Oumar Ibrahim Touré a apprécié la parfaite  intégration au sein de la communauté malienne du représentant résident de l’OMS qui a su renforcer à tous les niveaux, sa collaboration.

Selon le ministre, ce médecin qui part du  Mali, a contribué à faire avancer des dossiers importants du ministère de la Santé, notamment le renforcement du système de santé, la lutte contre la maladie, de même que l’appui dans la formulation des requêtes à introduire au niveau du fonds mondial.

 

Les travailleurs du département ont remis au Dr Cissé Lamine Sarr, des cadeaux de souvenir pour mieux sceller leur amitié.

En retour, le représentant résidant de l’OMS en fin de mission, a remercié du fonds du cœur les autorités et les populations du Mali.

Il a dédié sa décoration à la ministre sortante, Mme Maïga Zeinab Mint Youba a qui d’ailleurs il a rendu un vibrant hommage. Selon le Dr. Cissé Lamine Sarr, Mme Zeinab a osé aller plus loin dans les initiatives heureuses en matière de santé publique. Ceci nous réconforte car au moins le représentant sait reconnaître les travailleurs. Même si le Mali est sur la rampe, Cissé Lamine Sarr a conseillé le redéploiement des cadres et surtout les sages femmes.

C’est autour d’un méchoui que les uns et les autres ont dit au revoir au représentant muté en Mauritanie.
Tiémoko TRAORE

 

PARLEMENT DES ENFANTS

Les membres désertent la salle

 

Le 24 décembre dernier les enfants du district étaient conviés pour le renouvellement de leur bureau. La cérémonie était placée sous la présidence de madame la directrice régionale de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille. L’évènement regroupait plus d’une centaine d’enfants et s’est tenu dans l’amphithéâtre de la cité des enfants.

 

Dans son allocution de bienvenue aux enfants, Mme la directrice régionale a relevé le retard pris par rapport aux autres bureaux régionaux pour ce renouvellement. Pour elle ce retard s’explique par l’absence de la présidente nationale du parlement et également membre du bureau du district. La présidente sortante, du bureau régional du district, mademoiselle Salamata A. Maïga a dressé le bilan du bureau sortant. Ces réalisations ont pour noms, la formation, participation à la cité consensuelle de Kati 2006 et à Sikasso en 2007, participation au festival « Soukabé » au Niger, à toutes les activités du parlement national des enfants, l’organisation d’un débat sur la traite des enfants, organisation d’un débat sur la traite des enfants et celui sur les droits de l’enfant, visite à Bollé et à la pouponnière, la liste n’est pas exhaustive.

Elle a souligné aussi les difficultés rencontrées notamment l’insuffisance des ressources affectées au fonctionnement, manque de partenaire financier, l’indisponibilité des autorités du district : le gouverneur, le maire, etc. Mlle. Maïga a souhaité plus d’engagement des autorités du district pour leur cause. Le programme de la journée nous réservait la lecture du règlement intérieur avant l’élection d’un nouveau au bureau. Le présidium composé de Mme la directrice régionale de la promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille avec ses collaborateurs ont eu du mal à bien expliquer certains passages du règlement : notamment l’article 4 portant mandat des parlementaires. Pour être élu membre du bureau du parlement, il faut être âgé de 12 ans au moins et 18 ans au plus. C’est là que les choses tournèrent au vinaigre. Et, tout à coup les enfants se levèrent et vidaient la salle. Plus de deux heures d’horloge plus tard quand notre équipe de reportage quittait, seul le présidium était assis devant les chaises libres.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

LANCEMENT DU SITE WEB DU MTFPRE

Assurer une meilleure circulation de l’information en temps réel

 

Depuis le lundi 24 décembre, le site Web du Ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat (MTFPRE) a été lancé. Pour toute informations relatives à ce ministère est désormais accessible sur le net en composant www.fonctionpublique.gov.ml.

Ce lancement a eu lieu dans les locaux du dit département. La cérémonie était présidée par Me Abdoul Wahab Berthé, ministre du travail de la fonction publique et de la reforme de l’état. Il avait à ses côtés deux autres membres du gouvernement : Mme le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologie et Mme Diabaté Fatoumata Guindo, la ministre porte-parole du gouvernement.

Pour le ministre du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat, ce site ouvre une fenêtre à son département sur le monde, un monde communication et de partage. Cet outil va contribuer a améliorer la communication interne et externe du ministère a-t-il poursuivit. Me Abdoul Wahab déclarer aussi que ce site leur permettra de mieux réussir dans leur mission.

Ce site constituera une source pour les  usagers de l’administration et pour tous les citoyens résidents au Mali ou en dehors (diaspora).

 

Le ministre du Travail de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat a demandé la contribution de tous pour améliorer le site.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 

 

Par LE POUCE
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Mercredi 19 décembre 2007

TRANSFERT DE COMPETENCES AUX COMMUNES

Un quiproquo persistant entre élus et administration

 

Le développement harmonieux des communes, qu’elles soient rurales on urbaines, passe par la décentralisation qui est une réalité depuis quelques années déjà au Mali. Ce processus dynamique de la gouvernance locale est depuis, considéré comme un phénomène de mode sur le continent africain à la faveur de l’avènement de la démocratie. La décentralisation au Mali est un processus qui a ses hauts et ses bas, mais cela n’enlève rien au fait qu’il est la bienvenue surtout dans un pays en développement, donc en chantier où tout est à faire. Plusieurs années de pratique du processus au Mali ont permis de faire une série de constats.

En effet, au plan politique, la décentralisation est venue à point nommé, puisqu’à la faveur de son avènement, des communes représentant les circonscriptions électorales ont été créées. Cela a porté le nombre de communes à 703 dont celles, rurales et celles urbaines. L’institution de la journée des communes au Mali depuis l’an 2000 fut une bonne initiative, puisqu’elle offre l’opportunité à tous les maires de se rencontrer et d’échanger avec le président de la République et le ministre de la tutelle en particulier sur le processus. C’est l’occasion de passer au crible les difficultés dans la marche du processus. Au bout du compte, les plus hautes autorités du pays sont interpellées.

 

 Et l’objet de ces interpellations est depuis quelques années le transfert effectif des compétences. On se rappelle il y a quelques années, lors de la clôture de la journée des communes à Sanankoroba, le président Amadou Toumani Touré et le ministre de l’Administration Territoriale et des collectivités locales, Kafougouna Koné, ont soutenu l’irréversibilité du processus de décentralisation au Mali. 

Et en cette même circonstance, il a beaucoup été question du transfert des compétences pour plus de responsabilisation des élus communaux et d’efficacité de leurs actions de développement. Malgré l’engagement formel du président de la République et du ministre des collectivités locales décentralisée, les élus communaux sont sur leur faim par rapport au transfert des compétences. C’est pourquoi lors de la toute récente journée des communes, la question du transfert des compétences est revenue.

 

 Lorsqu’on se réfère aux déclarations du président de l’Association des Municipalités du Mali (AMM), Abdel Kader Sidibé, quatre compétences ont été de fait transférées en l’occurrence l’éducation, la santé, l’hydraulique et l’état civil. 

Malgré cela, les attentes des élus communaux sont loin d’être comblée, puisque ces compétences transférées ne se sont pas accompagnées du transfert des ressources nécessaires. 

Pourquoi donc cette demie mesure ? Quoiqu’on dise, un quiproquo persiste entre les élus et l’administration publique. Il est fondé sur l’absence de confiance des autorités administratives aux élus communaux jugés à tort, donc certains cas d’être laxistes irresponsables ou incapable.

 

C’est pourquoi les autorités administratives considèrent qu’il est indispensable de faire un transfert progressif des compétences en formant simultanément les élus communaux, en terme de renforcement des capacités. Et pourtant, du côté des élus communaux, on ne l’entend pas de cette oreille. 

D’ailleurs ils croient fermement que l’autorité administrative est hésitante parce qu’elle est jalouse de ses compétences et a du mal à adhérer effectivement à ces transferts de compétences qu’elle clame pourtant haut et fort depuis déjà quelques années. 

Il faut préciser que cette hésitation est en train de porter un coup dur au processus de décentralisation, à travers le retard accusé dans le décollage effectif de nombreuses communes, notamment rurales.

 

 Au regard de l’insistance de l’administration sur la recherche de garde fou au transfert de compétence, on se rend compte que c’est l’expérience récente de la gestion des affaires communales, notamment de la gestion foncière catastrophique dans plusieurs communes qui demeure dissuasive pour les autorités administratives. 

N’y a-t-il pas lieu de dépasser ces considérations en créant les conditions de la redynamisation du développement communal ? La question interpelle autorité administratives et élus communaux.
Tiémoko TRAORE

 

 

 

DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE

 

Le Premier ministre, chef du gouvernement étai le vendredi 14 décembre 2007 à l’Assemblée nationale pour présenter aux élus de la nation la déclaration de politique générale du gouvernement qu’il dirige. Il était accompagne pour cet exercice des membres du gouvernement.

Attendu par certains impatients de la classe politique et de la société civile voici enfin la déclaration de politique générale que les députés passeront au peigne fin avant un adoption. Cette DPG, tire sa sève dans le programme de Développement Economique et Social que SEM ATT a proposé à l’occasion des présidentielles aux maliennes et maliens pour son second mandat.

Comme il fallait si attende, le P.M Modibo Sidibé a réaffirmé sa volonté et surtout sa détermination à la réaliser des grands axes du PDES contenu dans la lettre de cadrage du chef de l’Etat.

De façon ferme et pragmatique, le chef du gouvernement s’est apesanti sur les forces, les faiblesses du processus de développement du Mali entamé depuis des années. Face aux élus de la nation, Modibo Sidibé a partagé à ceux-ci les grands chantiers de son équipe.

Tout au long de la lecture de la déclaration de politique générale, le PM a dégagé les axes prioritaires vers lesquelles son équipe évoluera pour concrétiser le PDES du chef de l’Etat. Il amis un accent sur la reforme de l’administration, la décentralisation, la lutte contre la corruption que les millions de maliens souhaitent l’effectivité, l’éducation l’emploi la santé, les infrastructures et la sécurité routière.

La déclaration   de politique générale que le Premier Ministre a   présenté aux députés veut faire du Mali un modèle de bonne gouvernance.

« La qualité de la gouvernance est  gage du succès des politiques et programmes de développement. C’est à cet égard que le gouvernement engagera le renouveau de l’action publique. L’amélioration de la performance du secteur publique sera l’objectif majeur du renouveau de l’action publique. A cet effet, le gouvernement accéléra la mise en œuvre des programmes fédérateurs, particulièrement le programme de développement institutionnel pour restaurer l’autorité de l’Etat, rendre l’administration plus efficace et renforcer les collectivités territoriales » a indiqué le Premier ministre Modibo Sidibé.

Il a aussi notifié aux élus de la nation que dès le mois prochain, le gouvernement diligentera la poursuite des audits organisationnels des départements ministériels en vue d’une plus grande cohérence entre les missions et les secteurs.

 

La gestion saine des ressources de l’Etat et la lutte contre la corruption constitue des indicateurs important dans l’édification d’une démocratie véritable. Les maliennes et maliens qui sont restés sur leur faim pourront compter sur ce cadre de principe pour mener la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Le Premier ministre Modibo Sidibé a indiqué que la lutte contre la corruption reste une préoccupation forte de nos compatriotes. « Indiquer ce fléau exige d’abord et avant tout un changement de comportement à tous les niveaux pour tirer le meilleur profit de l’arsenal juridique disponible. Elle exige également la poursuite des efforts de restructuration des services techniques. »

 

Le chef du gouvernement a fait savoir aux députés que le gouvernement s’attellera à la réforme des directions administratives et financières.
Afin d’éviter toute autre lecture, il a tenu à préciser que ceci constituera à séparer les missions d’administration financières de celles de gestion des ressources humaines. La finalité est d’optimiser leurs performances.

Un accent a été mis dur l’agriculture dont le développement est si cher à ATT. Le gouvernement travaillera à mettre en pratique les instructions du président de la République afin de faire du Mali, une véritable puissance agricole. Il appartient au ministre de l’Agriculture de travailler à la réalisation des 10 millions de tonnes à l’horizon 2012

Tiémoko TRAORE

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Mercredi 19 décembre 2007

LANCEMENT DE  LA SAISON TOURISTIQUE 2007-2008

La prévention contre le sida focalise les attentions


C’est parti pour le lancement de la saison touristique 2007-2008 à Gao, la cité des Askia. Cette 6ème édition que la ville de Gao vient d’abriter, était placée sous la présidence effective du ministre de l’Artisanat et du Tourisme, N’Diaye Bah accompagné de ses homologues de la Communication et des Nouvelles Technologies, de l’Administration territoriale et des Collectivités locales,  de la Jeunesse et des Sports, ainsi que l’honorable Assarid Ag Imbarcawane, bien d’autres officiels, notables et invités,  venus de Gao et d’ailleurs.

 

Les populations de la commune urbaine de Gao sont sorties massivement pour rendre plus belle la fête du tourisme. Tout avait été mis en œuvre par les autorités régionales pour la réussite de l’événement. La mobilisation était parfaite. Les touristes qui ont fait le déplacement ne le regretteront pas.

 

Gao, capitale de la septième région, est située au bord du fleuve Niger. Sa population est estimée à plus de 57 978 habitants. La ville de Gao  a été fondée au VIIe siècle au temps de l'empire ‘‘Songhaï’’. L'empire du Mali a ensuite conquis Gao en 1325, tout en laissant s'appliquer les lois songhaïs. La ville de Gao est alors devenue le centre d'un empire prospère de 70 000 personnes. C'est durant cette période que sera construit le tombeau des Askias en 1495. L'invasion marocaine de 1591 a largement détruit la ville, qui est restée de taille relativement moyenne jusqu'à la période de la colonisation française aux XIXe siècle et XXe siècle. En novembre 1955, Gao devient une commune du Soudan français. Gao qui fut autrefois un important centre commercial, car situé sur la route des caravanes qui assuraient le commerce transafricain et sur le fleuve Niger, voie de communication majeure dans toute l'Afrique occidentale.

 

Pour le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, le choix de Gao est dû au potentiel existant ; le seul nom de la ville est suffisamment évocateur pour susciter le désir de découverte, et de rencontre. « Aujourd’hui, dira le ministre N’Diaye Bah, les grands projets de développement socio-économique de Gao et de sa Région qui sont en cours d’exécution doivent permettre la prise en charge des préoccupations des laborieuses populations pour instaurer une meilleure vie dans cette zone. Le tourisme, admirable facteur de développement économique et social, ne peut pas rester en marge de ce processus. De ce fait, nous sommes ici, pour réaffirmer tout le rôle que Gao et sa région doivent jouer dans le développement du tourisme au Mali. Au moment où il s’agit de diversifier l’offre touristique pour accroître la fréquentation de la destination, générer plus de recettes et contribuer davantage à la réduction de la pauvreté, la cité des Askia et sa Région ne peuvent pas être marginalisées avec ses produits, fleuve, désert et culture. Cependant, notre volonté de faire plus et mieux ne peut prospérer que si elle s’accompagne d’un engagement  conséquent des autorités politiques et administratives locales ».

 

Et le ministre du Tourisme N’Diaye Bah de lancer un appel : « Il faut que les acteurs locaux se convainquent du rôle que le tourisme peut jouer dans le développement de leur région et qu’ils consentent à attribuer toute sa place pour inciter d’autres à y investir. Cette perception capitale conditionne en grande partie la réussite du programme de développement du tourisme. S’il n’y a pas d’adhésion ferme à cette vision, il est à craindre un risque de marginalisation du secteur, conduisant à l’échec du programme envisagé. »

Le ministre a dans son discours, également mis l’accent sur le Sida. : «Il existe un risque tout aussi grand, voire plus grand : c’est la menace de la pandémie du Sida. Le sida n’est pas une maladie virtuelle, née de l’imaginaire de certains scientifiques pour nous faire peur et nous inciter à une autre conduite sexuelle».

 

Toujours selon lui, le sida est une affreuse calamité qui peut compromettre tout le développement du Mali. « C’est pour cette raison, déclarera le ministre, que la cérémonie du lancement de la saison touristique 2007-2008 a pour thème  «  Tourisme et prévention contre le VIH/Sida».

 

Ce thème qui implique à la fois le tourisme et la prévention contre le Sida, selon le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, l’originalité d’intégrer les deux activités, qui traduit la volonté du département d’opérationnaliser systématiquement les activités de la cellule, en synergie avec les programmes d’activités en cours d’exécution dans le secteur artisanal et touristique. Un sketch sur le sida a été présenté au grand public sur le sida,  venu nombreux.

 

Mais auparavant, le représentant du maire de Gao, s’est fortement réjouit de la tenue de cette 6ème édition de la saison touristique 2007-2008 à Gao. Puis, il citera pêle-mêle : le tombeau des Askia, le splendide monument érigé en 1495 par le souverain El Hadj Askia Mohamed 1er et classé patrimoine mondiale de l’UNESCO en 2004, le site de Sanèye et le site de la mosquée de Kankou Moussa. « Ce n’est que justice donc si le choix a été porté cette année sur la commune urbaine de Gao pour abriter la cérémonie de lancement de la saison  touristique », a-t-il conclu.

 

Quant au gouverneur de la Région de Gao, Amadou Baba Touré, il a ajouté que la circonstance est opportune pour singulariser la situation du secteur du tourisme et de l’artisanat dans l’ensemble de la7ème Région qui regorge d’énormes potentialités dont l’exploitation judicieuse contribuera de façon significative à la création d’emplois, à la réduction de la pauvreté et à la croissance économique. 

 

C’est autour du déjeuner composé des mets locaux (fakoï et wonda) que le lancement officiel de la saison touristique 2007-2008, a pris fin dans la cité des Askia.

Adama Diarra

Envoyé spécial à Gao

 

 

AMBITION PRESIDENTIELLE DE L’ADEMA EN 2012

Des obstacles majeurs

 

C’est, depuis plusieurs mois, un secret de polichinelle que l’ADEMA, ancien parti majoritaire au pouvoir ambitionne de reconquérir le pouvoir en 2012. Il s’agit certes d’une ambition noble qui doit être celle de tout parti politique. Mais, est-ce que l’ADEMA, dans sa situation actuelle, est en  mesure d’atteindre cet objectif ? En a-t-il les ressources humaines nécessaires aujourd’hui ? On ne peut répondre affirmativement à cette question, puisqu’ après les élections générales de 2007 et la formation du gouvernement, la Ruche est devenue un centre névralgique d’une situation assez délétère.

En effet, aujourd’hui, plus que jamais, à l’ADEMA, il y a des mécontents qui semblent être plus nombreux qu’auparavant. Au nombre de ceux-ci, il y a sans doute certains ministres qui sont sortis du gouvernement avec la constitution de la nouvelle équipe gouvernementale. A ce lot de mécontents qui sont les nouveaux, s’ajoutent ceux qui naviguent à contre courant face à l’option du parti depuis 2002 à l’occasion des élections générales.

Ils sont sans doute les plus nombreux car, on se rappelle que, pour certains d’entre eux, après avoir échoué aux élections présidentielles de 2002 face à un candidat indépendant, l’ADEMA devrait choisir l’opposition. Ce ne fut pas le cas. Pire, à l’élection présidentielle de 2007, le parti de l’Abeille solitaire n’a pas présenté de candidat. Le comité exécutif du parti ayant décidé, conformément aux recommandations de sa conférence nationale, de transformer son soutien politique en soutien électoral à ATT.

 

Aujourd’hui encore, certains cadres et militants du parti ruminent la colère contre les membres du comité Exécutif qu ont privilégié cette option. Ils ont estimé qu’un grand parti comme l’ADEMA devrait présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2007 et au cas où il n’avait pas la chance d’être au second tour, il pourrait alors accorder son soutien à ATT. Entre temps, nous avons assisté à la rébellion de certains cadres, notamment Soumeylou Boubèye Maïga qui, comptant d’ailleurs sur ce lot de mécontents et son association ASMA, a présenté sa candidature à l’élection présidentielle du 29 avril 2007.

 

Rappelons que plusieurs autres cadres du parti étaient d’accord avec lui. Mais, sa moisson a été maigre. Toutefois, sa candidature à cette élection a un sens, c’est de refus de se soumettre à une décision qu’il considère comme inopportune, contraire aux ambitions et missions du parti. Ces mécontents comme lui sont nombreux.

Depuis quelques mois, il est beaucoup question du retour de l’ancien président Alpha Oumar Konaré. Qu’est-ce que cela va changer ? C’est là la question qu’on se pose au sein de l’opinion. Alpha sera-t-il accueilli comme le messie à l’ADEMA ? Sans pouvoir répondre de façon précise à cette question ; ce que l’on sait, par contre, c’est le fait que le parti est aujourd’hui en lambeaux, les membres du Comité Exécutif, ne parlent plus le même langage. Cela n’est pas un fait nouveau à l’ADEMA.

 

Au regard de l’ampleur des divergences d’intérêts au sein de ce parti, peut-on espérer que ce sera le moment des retrouvailles à la veille des élections générales de 2007 ? Cela nous renvoie, en tout cas à l’idée de la reconstitution de l’ADEMA originel ; un voeu pieux, quand on sait que tous les partis concernés par cette messe politique, ont chacun en son sein des cadres favorables au projet et ceux qui en sont réticents. Les deuxièmes semblent être les plus nombreux, c’est ce qui rend sceptique quant à l’issue de ce projet. Surtout que jusqu’à la preuve du contraire, il y a des cadres et militants qui n’ont pas pardonné à Alpha en partant d’avoir exacerbé les contradictions au sein de la Ruche. Dans ces conditions, le pari majeur de l’ADEMA, à savoir la reconquête du pouvoir en 2012 ne va pas être une tâche facile surtout à un moment où l’URD et le RPM n’ont pas renoncé à leurs fermes désirs de conquête du pouvoir, afin de donner un sens à la création de leurs partis. De belles empoignades en perspective donc pour 2012.

Tiémoko TRAORE

 

 

JOURNEE NATIONALE DES COMMUNES

« Que chacun soit près a assumer ses responsabilité », dixit ATT

 

Après Mopti en 2006 où il a été longuement évoqué la place de la commune, en tant que lieu par excellence où s’exerce la démocratie à la base et le rôle essentiel que joue le Maire auprès de nos concitoyens dans les moments heureux comme dans les moments d’épreuves, la journée nationale des communes s’est  tenue cette année à Bamako au Centre International de Conférence, le 14 décembre 2007. Cette 8ème édition avait pour thème : « la problématique du transfert de compétences et des ressources de l’Etat aux collectivités ».

La cérémonie d’ouverture était placée sous la haute présidence de Son Excellence Amadou Toumani Touré qui avait à ses côtés M. Oumarou Ag Mohamed Ibrahim, président du Haut Conseil des Collectivités et le Président de l’Association Malienne des collectivités du Mali, Abdel Kader Sidibé, du maire de Ouagadougou, invité d’honneur de la 8ème édition. Egalement tous les maires ou adjoints et conseillers des 703 communes du Mali avaient répondu oui à la rencontre.

 

Etions-nous devant un autre espace d’interpellation du gouvernement par les élus communaux ? A en croire le président de l’Association des Municipalités du Mali, Abdel Kader Sidibé, non.

 

Le thème de la rencontre de cette 8ème édition était transfert des compétences et des ressources aux collectivités.
Le mémorandum remis au chef de l’Etat retrace les préoccupations des élus leurs attentes par rapport au processus, les insuffisances et faiblesses décelées.

Pour un transfert réel des compétences

 

Même s’il y a eu des avancées, Abdel Kader Sidibé, président de l’association, s’inquiète du retard dans l’exécution du planning défini dans l’applicabilité du transfert.

Selon le président de l’AMM, après l’adoption du schéma opérationnel des transferts des compétences et des ressources applicables au plus tard le 31 décembre 2007, les choses n’ont pas beaucoup bougé, notamment en ce qui concerne les ressources. A ce niveau pour être plus précis, les départements en charge de ses transferts n’ont pas tout a fait respecter les engagements.

Le Président de l’association des municipalités du Mali a demandé au chef de l’Etat d’user de toute son autorité pour  une véritable délégation de pouvoir à la tutelle aux différents niveaux pour les compétences transférées.

 

Son Excellence Amadou T. Touré dira que « ce moment privilégié de dialogue entre l’Etat et les Entités décentralisées, nous plonge au chevet de nos collectivités locales et nous permet d’apprécier leur évolution, d’appréhender les défis qu’elles doivent continuer à relever pour mieux ancrer le développement à la base.

La journée nationale des communes, présente aussi l’avantage de favoriser les échanges entre les élus locaux, eux-mêmes, pour partager leurs expériences et s’enrichir mutuellement », a-t-il dit.

Selon le président de la République du Mali, le transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux collectivités locales marquera une étape décisive de la décentralisation, dont le cadre politique a été déjà largement balisé.

 

J’engage le Premier ministre à accorder une attention diligente aux concertations qui étaient en cours et de mettre en œuvre des recommandations contenues dans le document cadre de la politique nationale de décentralisation, avec la création du Fonds National d’Appui aux collectivités locales, a poursuivi le chef de l’Etat.

Selon son excellence Amadou T. Touré, le transfert de compétence et de ressources aura pour conséquences d’accroître sans doute les moyens d’actions d es communes et surtout d’engager fortement leur responsabilité pour la bonne gestion des deniers publics qui seront mis à leur disposition. « Il est important de renforcer les capacités des Elus locaux en matière de gestion à travers des formations adaptées », a-t-il dit.

Enfin, il a mit un accent particulier sur l’objectif de la décentralisation qui est de promouvoir un développement à la base à travers une économie locale dynamique et des services de proximité aux populations. Le niveau de satisfaction de ces dernières constituera le baromètre de l’efficacité de votre gestion dira son excellence Amadou T. Touré.

 

Après les interventions de Oumarou Ag Ibrahim président du Haut Conseil des Collectivités territoriales qui a mis l’accent sur les bienfaits de la décentralisation, les explications données par le général Kafougouna Koné, ministre de tutelle, sur le non respect de la date butoire des transferts, il a été procédé à la signature d’une plateforme de coopération entre les associations de pouvoirs locaux du Bénin, du Mali et du Burkina Faso.
D. M. KONATE (stagiaire)

 

 

 

SYNAPCSOM

Ce n’est pas une grève, mais un plaidoyer !

 

Le syndicat autonome des personnels des centres de santé communautaires du Mali a organisé une conférence de presse le samedi 15 décembre à la maison de la presse. Cette conférence fait suite à leur non participation à la « journée de nationale de vaccination 2007 ». Il y avait au présidium Dr. Boulkassoum Maïga, chef de centre de Bacodjicoroni depuis 1991, Dr. Mahamane Mahamadou, chef de centre de Banconi et Dr. Berthé.

La SYNAPCSOM fait partie de la FNASCOM, l’ASACO de Banconi qui est le 1er centre communautaire, depuis 1988 et qui, à l’époque faisait 100 mille habitants avec des personnels qualifiés a dit M. Mahamane. Et c’est à partir de 1989 qu’ils ont pu assister à la création d’une multitude d’ASACO, et anarchiquement au recrutement abusif de personnels ; amenant ainsi la faite de personnels qualifié, a-t-il précisé.

 

M. Boulkassoum dira que trop c’est trop ! Depuis la signature de la convention, le 28 août 2006, contenant seulement deux points de revendications en leur faveur, la FNASCOM a refusé de les aider, de les soutenir et à vicier le contrat. Ces deux points sont : l’application effective de la convention des centres de santé communautaire du Mali (CSCOM) et le recrutement accru du personnel des CSCOM et leur dotation en moyens conséquents ; ils sont à 1 an et 6 mois sans résultat et c’est l’occasion pour eux de se faire entendre, a-t-il clamé.
Selon M. Boulkassoum, depuis leur recrutement jusqu’au jour d’aujourd’hui, les médecins des CSCOM sont payés à 50.000 FCFA, les sages femmes à 30.000 FCFA et les autres personnels à 15.000 FCFA et il demande à l’Etat maintenant d’améliorer leur situation ; la FNASCOM refuse de se ranger à leur côté mais du côté de l’Etat. Il a rassuré que 90% des CSCOM ont suivis leur mot d’ordre et c’est seulement le CSCOM de la commune II et IV qui ont participés à la campagne de vaccination.
Selon Dr. Mahamane, dans tous les pays, l’Etat s’engage à payer et à prendre ses associations sanitaires en charge, la FNASCOM a les moyens, mais elle refuse. Et dans le PDES de Son Excellence Amadou T Touré, l’éducation et la santé occupent une place de 1er rang ou bien c’est un mot vain, a-t-il interrogé.

Dr. Berthé dira que le SYNAPCSOM veut seulement être encadré juridiquement et sait compter beaucoup sur l’Etat ; que c’est un plaidoyer et non une grève.
Dr. Moussa Maïga de l’ASACO 1008 logements, dira que les ASACO font 500 accouchements au moins par jour et toutes les vaccinations sont à leur charge.

Les conférenciers se sont ensuite prêtés aux questions des confrères relatives pour l’essentiel à l’identité de ceux qui sont en train de faire la vaccination à leur place ; si réellement, il n’y a pas de conflit entre FNASCOM et le SYNAPCSCOM …Préoccupations auxquelles des réponses satisfaisantes ont été apportées
D.M. KONATE (stagiaire)

 

 

13EME ANNIVERSAIRE DU PARTI MIRIA

Le gouvernement déploie des efforts notables

 

Le parti de feu Professeur Mamadou Lamine Traoré a organisé une conférence de presse le samedi 15 décembre 2007 à la maison de la presse. La conférence était animée par M. Mamadou Kassa Traoré, 1er vice président du parti, le Professeur Many Djénépo, 2ème vice président et Moussa Koné, le secrétaire général adjoint. La conférence avait pour but de faire le bilan des 13 ans d’existence du parti.

Selon le 2e vice-président, le 10 décembre est désormais pour les militants du MIRIA, le symbole de leur appartenance commune, une appartenance fièrement et librement revendiquée, une appartenance à des valeurs, sans prétendre en détenir le monopole : la démocratie, la liberté, les droits de l’homme, la justice, la solidarité, la paix.

« La célébration du 13ème anniversaire du parti se passe dans un contexte économique, social et politique généralement apaisé », a-t-il dit.

Selon le 1er vice président, la situation politique nationale, après les élections présidentielles et législatives demeure relativement stable.

C’est le lieu de situer notre  mobilisation effective aux élections présidentielles, réitérer notre fidélité aux engagements pris par le Président ATT à conduire le pays dans la voie du changement et notre disponibilité à travailler politiquement dans l’ADP, a-t-il dit.
Ainsi, diront les conférenciers, au plan économique, malgré les contraintes de la mondialisation dont nos pays subissent de plein fouet les effets, le gouvernement déploie des efforts notables. Le pays enregistre ces dernières années, des taux de croissance relativement important.
D.M. KONATE (stagiaire)

 

 

LE SAVIEZ- VOUS ?
L’Etat de nécessité

 

L’Etat de nécessité est la situation dans laquelle se trouve une personne qui ne peut raisonnablement sauver un bien, un intérêt ou un droit que par commission d’un acte.
En somme, l’agent, pour éviter u péril imminent, en vient à commettre une infraction. Un choix s’offre donc à lui : ou bien subir le dommage, ou bien commettre l’infraction.
C’est dire que l’individu se trouve placé dans une situation de crise exceptionnelle, de détresse. Il y a bien état de nécessité dans le cas du médecin qui, pour sauver la mère, tue l’enfant.

Le cas de la mère qui, pour ne pas laisser mourir de faim son enfant, dérobe du pain. L’acte délictueux n’est justifié que s’il était nécessaire à la sauvegarde du bien en péril. L’acte doit être le seul qui permette d’échapper au péril. Pour être justifié, l’acte doit être proportionnel au péril que l’agent veut éviter. Il faut qu’il ait pour but de préserver un bien d’une valeur supérieure à celle du bien sacrifié. L’Etat de nécessité ne supprime que la responsabilité pénale. L’auteur du délit nécessaire est tenu d’indemniser sa victime.
Oumar KANOUTE

 

 

MUSIC

TIKEN JAH SERAIT- IL A LA SOLDE DE L’OPPOSITION SENEGALAISE ?

 

Jeudi 13 décembre, le ministère sénégalais de l’Intérieur a pris un arrêté déclarant, Tiken Jah Fakoly, l’artiste Ivoirien de la musique reggae, persona non grata au Sénégal.
En effet, Tiken avait entamé une tournée africaine qui l’avait conduit au  Sénégal. Les autorités sénégalaises lui reprochent d’avoir critiqué le régime en place pendant un spectacle. Il aurait pris la parole en ces termes : « Que Wade quitte le pouvoir et que si Karim Wade était allergique aux critiques, il devait rester dans le berceau ». Un propos d’une telle envergure à l’inconvénient de remonter la population contre un régime en place. L’artiste doit éviter de jouer au politologue. On le sait, l’artiste ivoirien a forgé sa réputation par le biais des critiques politiques acerbes proférées à travers ses chansons. Aucun régime n’accepterait qu’il soit vilipendé par un artiste étranger, de surcroît sur son propre territoire. Une telle prise de position fait penser aisément qu’il serait à la solde de l’opposition sénégalaise.

Si rien ne peut le confirmer, il faut souligner en tout cas que cette prise de position a tout l’air de réconforter et de réjouir énormément une opposition déjà en perte de vitesse. Ce reggæ man  n’est ni citoyen sénégalais, ni le baromètre des différents régimes. Dans les jours à venir, Tiken Jah doit constamment avoir à l’esprit, qu’il peut accroître le nombre de ses fan’s, sans user des méthodes qui pourrait faire grincer des dents.
Oumar KANOUTE

 

ONG « MAYA TON »

Au secours des femmes et mineurs détenus

 

La salle de conférence de la Dette publique a abrité, samedi 15 décembre, une journée de sensibilisation à l’intention de la presse. Organisée par l’ONG « Maya Ton » en partenariat avec la coalition Malienne des Droits de l’Enfant, elle portait sur la « Problématique de la protection des mineurs en conflit avec la loi pénale ».

L’ONG « Maya Ton » a vu le jour le 15 septembre 2002. Elle a pour objectif : contribuer à l’améliorer des conditions générales de détention des femmes et des mineurs privés de liberté. Participer aux programmes de rééducation et de réinsertion des détenus femmes et mineurs. Participer au suivi socio sanitaire des détenus femmes et mineurs.

Pour Moustapha Touré, vice-président de l’ONG Maya Ton par cette journée, ils entendent contribuer à un combat transnational qui est la défense des droits des enfants mineurs en conflit avec la loi pénale. « L’enfant est l’avenir de l’homme et une assurance vieillesse, appelé à entretenir les parents au soir de leur vie », a-t-il indiqué. L’ONG Maya Ton appuie les deux centres spécialisés de détention de rééducation et de réinsertion de Bolée :

En personnel médical, médicaments ; assure l’alphabétisation des détenus. En outre, elle organise les causeries éducatives sur la drogue, le tabac, le vol, la prostitution et le VIH Sida.

Pour Mme Keïta Djénèba Karabenta, présidente du tribunal pour Enfants, les enfants sont vulnérables parce qu’ils sont physiquement et psychologiquement immatures. Toute chose qui les implique dans des ennuis. Les fautes commises par les enfants sont généralement prises en compte à l’amiable. La présidente du tribunal pour enfant a relevé les problèmes auxquels ils sont confrontés : Difficulté de retrouver les parties, faute d’adresses et l’absence d’acte de naissance. Au cours de cette journée, il y a eu des communications relatives à l’approche juridique de la protection pénale du mineur au regard du Droit positif Malien et les difficultés d’application des textes. De ces communications, il ressort que les textes protégeant les enfants sont nombreux, ils souffrent, en revanche, d’une application effective. L’ONG « Maya Ton » a formulé une série de recommandations : la prise en charge intégrale du volet santé des détenus par l’Etat Malien, la nomination des délégués à la protection et à la liberté surveillée ; l’amélioration du cadre de travail des détenus ; la séparation des mineurs et des adultes pendant la garde à vue et la traduction de la convention sur les droits de l’enfant dans les langues nationales.
Oumar KANOUTE

 

 

AMAPROS

Objectif zéro accident sur nos routes

 

C’est parti depuis vendredi dernier ; la caravane de sensibiliser sur la sécurité routière. Cette caravane qui sillonnera au tout long du trajet Bamako Mopti a pour objectif : sensibiliser  d’informer les populations pour un meilleur respect du code de la route sur la RNG en particulier et sur l’ensemble de nos routes en général. Cette initiative digne est de l’AMAPROS (Association Malienne pour la Promotion du Sahel).
Le lancement de cette caravane était présidé par M. Ahmed Diane Séméga, ministre de l’équipement et des transports.

Pour le représentant du Maire de la commune VI Lassine Coulibaly, la sécurité routière est l’une des préoccupations essentielles de nos plus hautes autorités.
Le directeur de l’AMAPROS, M. Salifou Ouattara la route est un puissant facteur de rapprochement et de désenclavement mais elle est aussi une des causes d’invalide des usagers. Selon M. Ouattara à Bamako le nombre d’accident à passer de 1024 en 2002 à environ 1600 en 2004. Et la seule RNG (route nationale 6) de San à Mopti a fait 40 morts entre 22 septembre au 10 octobre 2006.

Il souhaite d’urgence le renversement de la tendance cette activité de caravane sur la RNG fait suite à d’autres activités que l’association a lancé. Toutes ces activités entrent dans le cadre du projet d’appui à l’amélioration de la sécurité routière. Cette caravane se veut une caravane d’information de sensibilisation et d’éveil de conscience des usagers. Au cours de ce trajet Bamako Mopti, elle procédera à la distribution du code de la route traduit en bambara, de matériels pédagogiques aux élèves lauréats. Car disait-il les enfants sont les usagers de nos routes demains. Il a insisté sur la nécessité de synergie d’action autour de ce fléau. La représentante de la délégation de la commission de l’UE de préciser que la problématique de la sécurité routière au Mali préoccupe l’Union Européenne.

 

L’Union européenne est très préoccupée face au nombre d’accidents routiers qui se produit chaque année au Mali. Pour la représentante de l’UE, il est important de sensibilise les enfants et leur familiariser avec les codes de la route afin de réduire le risque d’accident sur les routes.
Le ministre des transports d’affirmer l’importance de cette manifestation pour son département car il s’agit d’entreprendre pour le suivie des usagers de la route. Il a remercié l’ONG Amapros pour la mise en œuvre du programme d’appui à l’amélioration de la sécurité routière au Mali (PAASER). Suite à l’ampleur des accidents le département a élaboré un programme multisectoriel définissant les actions urgents et à court et moyen termes pour la prévention du phénomène de l’insécurité routière. Le ministre a mis l’accent sur l’important rôle que va jouer la caravane tout au long de son périple.

Précisons que la caravane a pris le départ à la gare routière de Sogoniko.

Hamidou TOGO (stagiaire)

 

 

CHAMPIONNAT NATIONAL DU MALI LIGUE 1

Le compte à rebours a commencé

 

Après la super coupe de la saison passée qui a mit aux prises le Stade Malien de Bamako, champion en titre et le Djoliba AC détenteur de la coupe du Mali, qui a été remporté par le Stade sur le score d’1 but à zéro, la fédération malienne de football a officiellement démarré la saison 2007-2008 par le championnat national. Un championnat qui mettra en compétition 14 équipe de premières division dont 9 équipes de la capitale stade Malien de Bamako, Djoliba AC, COB, Réal, ASB, Onze créateurs, ASKO, l’USFAS et le CSK) et 5 équipes régionales Nianan (Koulikoro), CS Duguwolofila (Koulikoro), AS Bakaridjan (Ségou), stade Malien de Sikasso et le Débo club de Mopti. Il se jouera pendant 26 journées en aller et en retour entre ses 14 équipes dont l’équipe qui aura plus des points serait champion et les 2 équipes qui auront moins de points descendront en deuxième division la saison prochaine.
Après les transferts, les préparations et les matchs amicaux, on peut dire que les favoris de cette saison sont le stade Malien, le Djoliba AC, le COB, le Réal et l’ASB.

Le stade Malien de Bamako champion sortant est l’un des prétendants sérieux de la saison 2007-2008. Les blancs de Bamako ont un affectif très riche tel que Soumaïla Diakité, Aba Koné, Aboubacar Tamadou, Boubacar Coulibaly « Baco » etc... Mais aussi sur un entraîneur expérimenté Cheick Fantamady Diallo qui connaît bien cette équipe et le football Malien seront les atouts du stade Malien de Bamako.

 

Quant au Djoliba AC, détenteur de la coupe du Mali et vice champion de la saison passée est un autre prétendant sérieux de ce championnat. Pour parvenir à leurs ambition, les rouges ont réussit à faire les meilleurs recrutement au plan national, avec des joueurs comme Boucader Diallo, Amadou Sidibé, Yaya Doumbia ou Oumar Ségamady Kanté etc… Mais à quelques jours du démarrage du championnat le conseil d’administration du Djoliba a décidé de changer son entraîneur Fagnéry Diarra qui  a été remplacé par Alou Badra Diallo ancien entraîneur du COB. Ce changement d’entraîneur serait-il un handicap ou un avantage pour le Djoliba ?

Le COB aussi peut prétendre au titre parce que c’est une équipe jeune et technique qui a de l’avenir même après avoir perdu son entraîneur et quelques cadres de l’équipe. L’équipe de Moussa Konaté a un effectif jeune et ambitieux qui n’a rien à envier aux autres équipes mais il faut qu’elle soit constante pendant toute la saison.
L’ASB comme le COB a aussi une équipe jeune très talentueux mai qui manque des joueurs d’expériences.

 

Après ses quatre équipes favorites, nous avons aussi des équipes tels que le CSK, le Réal, le Niana, l’USFAS qui peuvent revenir à tout moment ou de faire du mal aux équipes favorites à tout moment.

Maintenant après les équipes favorites, il y a aussi des équipes qui peuvent descendre en deuxième division. Il s’agit des onze créateurs le Débo club de Mopti, deux équipes qui sont nouvellement montée en première division mais il y a aussi le CS Duguwolofila, AS Bakaridjan et le Stade Malien de Sikasso qui sont des équipes qui n’ont pas des effectifs très riches pour bien terminer la saison.

 

Pour bien démarrer la saison, la fédération malienne de football, en collaboration avec la fédération norvégienne de football, avait organisé un stage de formation, le vendredi dernier dans la salle de conférence du stade 26 mars. L’objectif de ce stade de formation était de former les entraîneurs, les secrétaires généraux et les médecins sportifs des équipes de la ligue 1 sur les nouvelles règles du football mondial.

 

On ne peut que souhaiter bonne chance à toutes ses 14 équipes pour le bonheur du football malien.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Lundi 10 décembre 2007

OUMAR BALLA TOURÉ, D.G OMATHO 

«Le tourisme ne saurait être une affaire de l’administration» 

La cité des Askias abritera la 6ème édition du lancement de la saison touristique le 15 décembre prochain. Depuis quelques années, le lancement est devenu tournant. A quelques jours de cet évènement touristique  important, le directeur général de l’Office Malien du Tourisme et de l’Hôtellerie (OMATHO), Oumar Balla Touré a bien voulu se  prêter à nos questions.

Le Pouce : Quelles sont les raisons qui motivent le choix de Gao pour abriter le lancement de la saison touristique ?
Oumar Balla Touré
 : Notre motivation est le développement du tourisme sur toute l’étendue du territoire. Depuis quelques années, le tourisme connaît un regain de vitalité. De 2003, date de lancement de la saison touristique à Mopti, à nos jours, nous avons constaté que le  flux touristique à destination du Mali a progressé d’une façon exponentielle.
De cette date à maintenant nous sommes parti de 98 mille arrivées à 250 mille arrivées de touristes internationaux. Ce flux est dû à des évènements tels que le lancement de la saison touristique, le développement des festivals, la diversification de l’offre touristique.

Le choix de Gao est  l’émanation des décideurs des régions qui, au sortir d’une édition, se réunissent et décident du lieu de la tenue de l’édition qui suit.

 

C’est de Kayes que rendez-vous a été pris pour Gao. Vous n’êtes pas sans savoir que Gao est la symétrie de Bamako. La cité des Askias est à 1200km de Bamako, la capitale du Mali. Elle est au nord, ce que Bamako est au Sud et regorge de potentialités touristiques mondialement connu. Il s’agit de la mosquée des Askias, le site de Gao Sanaye, la dune rose de Koïma.
Gao a un potentiel matériel et immatériel inexploité. L’artisanat de cette partie du Mali est un des  plus raffiné. Ici la tradition sonrhaï est très développée. Nous avons pensé que cela peut être un motif pour attirer davantage de touristes. Nous nous attelons pour que le politique et l’administratif prennent en compte dans leur programme régional de développement, le tourisme. Le tourisme ne saurait être une affaire de l’administration. Le tourisme est à dominance privée. Les privés doivent comprendre que cette activité est la leur et constitue  un créneau viable et rentable. Des documents de la CNUCED attestent aujourd’hui que le tourisme est la 3ème activité économique du  Mali après l’or et le coton.

De 2003 à nos jours, nous sommes à près de 150 milliards FCFA d’investissement dans le sous secteur de l’hôtellerie, la restauration, des agences de voyages et espaces de loisirs. Les recettes pour la même période ont dépassé les 70 milliards de FCFA. Nous sommes aussi à plus de 14 mille emplois directs et indirects créés. Le tourisme est une activité capable de lutter contre la pauvreté et occupe une place de choix dans le PDES du chef de l’Etat.
Nous profiterons de cette occasion pour amener les opérateurs de Gao à prendre en charge la dimension touristique. Nous avons des vols charters en direction des sites touristiques. Nous avons des vols charters en direction de Gao. Nous voudrions élargir l’éventail touristique non pas seulement à la ville de Gao mais à l’ensemble de la région.

 

Nous avons des zones pittoresques comme Bourem, Ansongo, Ménaka, Amdéraboucane. C’est l’occasion de lancer solennellement une activité qui va porter sur une année et d’amener les décideurs à prendre en compte la dimension touristique dans les programmes.

Le Pouce : Quel rapport faites-vous entre tourisme et Sida ?

Oumar Balla Touré : Le sida c’est la pandémie du moment et le tourisme est la première activité du monde, la rencontre des peuples. Qui dit rencontre des peuples doit s’entendre au  bien comme au mal. La population touristique est une cible potentielle du  sida. L’essentiel de l’activité touristique est effectué par les guides dont la moyenne d’âge est de 18 à 25 ans. Il s’agit d’un  groupe d’âge très sensible, qui a besoin d’une forte sensibilisation pour ne pas tomber dans des situations déplorables. Nous avons pour mission de sensibiliser nos partenaires mais de prendre des mesures préventives. On sait que les hôtels sont ce qu’ils sont. Il faudrait que les hôteliers apprennent à mettre sur place du matériel capable de nous protéger contre ce fléau. Gao est une zone frontalière et on ne sait pas d’où vient le sida. La seule façon, c’est de sensibiliser en disant aux jeunes que le tourisme est certes porteur mais il peut être également un mauvais porteur.
Le Pouce : Comment comptez-vous apporter votre contribution à cette lettre ?
Oumar Balla Touré
 : Nous allons donner du matériel et surtout des préservatifs pour lutter contre le sida. Nous sommes en rapport avec notre cellule qui a en charge la lutte contre le VIH Sida au sein de notre département.
Le Pouce : La région de Gao dispose-t-elle de structures hôtelières capables de contenir tout un grand monde ?

Oumar Balla Touré : Gao est l’une des villes les moins dotées en infrastructures hôtelières. Il y a  réellement un manque de capacité d’hébergement de la ville. L’hôtel Atlantide qui faisait la fierté de la ville est dans un état de dégradation très avancé. Gao n’abrite pas les 100 chambres. Cela n’est pas bon. Nous allons, au cours de ce lancement incité  les investisseurs à sortir du commerce classique et à s’intéresser à des investissements dans le domaine du tourisme. Des partenaires sont intéressés à des investissements dans le domaine du tourisme. Des partenaires sont intéressés pour étoffer le parc hôtelier de Gao.
Le Pouce : Quelle va être  l’innovation de cette année ?

Oumar Balla Touré : C’est la retrouvaille au nord Mali. C’est une façon de dire à l’opinion nationale et internationale que contrairement à certaines presses, le Mali est un havre de paix, de stabilité. L’innovation c’est pour les sceptiques du secteur  qui comprendront que le tourisme peut contribuer au développement du  Mali.
Propos recueillis par

Tiémoko TRAORÉ

 

 

FATOUMATA SIRE  DIAKITÉ, AMBASSADRICE DU MALI EN ALLEMAGNE

«L’Allemagne est plus qu’un partenaire pour le Mali»

Voilà maintenant trois ans que notre compatriote Fatoumata Siré Diakité représente dignement le gouvernement du Mali auprès des juridictions dont elle à la charge dans le cadre du renforcement de la coopération. Présente aux  négociations germano-maliennes que le Mali vient d’abriter, Mme l’ambassadrice a bien  voulu se prononcer sur l’état de la diplomatie malienne en Allemagne, les Maliens vivants là-bas. Elle livre également ses sentiments sur l’atelier de deux jours qui a pris fin le samedi 8 décembre 2007.
Le Pouce : Comment se porte la  diplomatie en Allemagne ?
Fatoumata Siré Diakité :
Comme vous en avez la preuve ici lors des négociations germano- maliennes de ces deux jours, la diplomatie malienne en Allemagne et dans des autres pays de la juridiction se porte à  merveille. Une délégation allemande séjourne au Mali depuis plus de dix jours. Une délégation danoise est attendue dans une semaine. Il y avait au Mali aussi une délégation suédoise. Cela témoigne de l’exemplarité des relations qui existent entre le Mali et ses partenaires dans la juridiction de l’ambassade du Mali à Berlin.

Le Pouce : Comment se portent les Maliens vivants dans votre juridiction ?

Fatoumata Siré Diakité : Les Maliens qui se trouvent dans notre juridiction (l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la Norvège, la Finlande, l’Autriche, la Pologne, la République Tchèque) sont en contact  permanent avec notre ambassade.
Dès ma prise de fonction, je suis aussitôt entrée en contact avec mes compatriotes dans tous les pays de la juridiction. J’ai invité  les Maliens à venir à l’ambassade, à garder le contact. Nous avons installé dans tous les pays, le conseil des Maliens de l’extérieur partout où ce n’était pas fait. Les Maliens de la diaspora sont en permanence avec nous. Nous sollicitons leurs propositions, expertises, contributions en termes d’aller vers le Mali. Aussi, nous les invitons tous à faire en sorte qu’il reste en contact avec leur famille, leur pays et que leur expertise soit aussi transmise dans le pays pour un développement global du  Mali. L’expertise de la diaspora est une expertise avérée dans beaucoup de domaines. Ils peuvent travailler dans les pays de notre juridiction ou dans d’autres pays. Le Mali aussi sollicite leurs expertises. C’est cela que je leur fais savoir à chaque moment.

Le Pouce : Quels sont les sentiments qui vous animent au sortir des négociations germano-maliennes ?
Fatoumata Siré Diakité
 : Je suis animée par un sentiment de fierté, un sentiment de devoir accompli, un sentiment d’engagement encore plus fort du pays en ma qualité d’ambassadeur. Entre le Mali et l’Allemagne, nous avons appris à nous connaître, à nous côtoyer, à nous aimer. Dans cet apprentissage de plus de quatre décennies, l’Allemagne est plus qu’un partenaire pour le Mali. L’Allemagne est une amie. En cela, je suis animée par un  sentiment de fierté parce que c’est  les partenaires techniques et financiers qui ont travaillé avec la délégation du ministère fédérale de la coopération économique de développement. Ce sont mes vis-à-vis direct en Allemagne. J’ai eu la possibilité et l’opportunité de les voir de les recevoir et de faire un travail de fonds par rapport à la future coopération Allemagne Mali 2006-2008 et avec l’enveloppe financière exceptionnelle que l’Allemagne  va sortir pour le  Mali. L’appui budgétaire exceptionnel dont a bénéficié le Mali, me satisfait réellement.
Entretien réalisé par

Tiémoko TRAORÉ

 

RETRAIT DU PROJET DE LOI DE LA PEINE DE MORT DE L’ABOLITION

UNPR revendique la victoire

 

      Le premier responsable de l’Union Nationale pour la Renaissance, Modibo Sangaré a animé une conférence de presse hier dimanche au siège du parti. A l’ordre du jour les  grands maux de la nation malienne : corruption, l’impunité, l’école, le coût élevé des denrées. Mais l’objectif principal était de respecter une promesse tenue à  l’endroit de la presse. Le président du parti a fait le compte rendu de la marche programmée par l’UNPR en faveur de la non abolition de la peine capitale.
      Pour lui, la marche n’a pas pu aller jusqu’au bout parce que dès l’aube les forces de l’ordre ont envahi  leur lieu de rassemblement. Devant la détermination des militants du parti, des heurts ont eu lieu, faisant plusieurs blessés du côté de l’UNPR.
      Après la marche, les responsables du parti ont été reçus par les hautes autorités du pays. Et, ce sont eux qui ont été les premiers à être informés de la suspension de ce projet de  loi. Selon le président du parti, l’information qui circule que ce sont des familles fondatrices de Bamako, du haut conseil islamique et bien d’autres qui sont à la base de cette suspension n’est pas vraie. L’UNPR et ses militants sont les 1ers responsables de cette victoire. Il a  précisé que le parti demande le retrait et non seulement la suspension du projet de loi portant sur l’abolition de la peine de mort.

      Pour Modibo Sangaré, ils ne sont ennemis de personne, et souhaite que certains membres du Haut Conseil Islamique  prennent conscience.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

48ème CLUB DE PRESSE DE LA RADIO KLEDU Assarid Ag Ibarcawane

«Notre démocratie n’est pas d’une qualité sombre» a dit l’Honorable

            La salle Aoua Keïta de l’Assemblée Nationale a abrité, samedi dernier le 48ème club de presse de la Radio Klédu. Organisé par Radio Klédu en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert, ce club de presse avait pour thème : « L’Assemblée Nationale du Mali : Missions et fonctionnement ». l a conférence a regroupé Dioncounda Traoré, Assarid Ag Ibarcawane, pPr. Ali Nouhoum Diallo, respectivement président, 2è vice président, ancien président de l’Assemblée Nationale, Dr. Oumar Mariko et bien d’autres députés.
De l’exposé de Assarid Ag Ibarcawane, l’un des conférenciers, l’Assemblée Nationale se compose de 147 députés, huit groupes parlementaires, huit vices présidents, onze commissions permanentes dont celle de contrôle dirigée par le RPM. L’Assemblée siège deux fois par an en sessions ordinaires.
            Elle peut convoquer des sessions extraordinaires qui ne doivent excéder quinze jours. Par ailleurs, le Mali jouit d’une diplomatie parlementaire très active. Ainsi notre pays est représenté au parlement de la CEDEAO par 6 députés. Et 5 députés au niveau du parlement africain. « Notre démocratie n’est pas d’une qualité sombre comme on peut le penser », a conclu Assarid.
            Répondant aux questions des confrères, à savoir pourquoi la haute cour de justice tarde à  être mise en place, comment expliquer le faible taux de participation pendant les précédentes élections générales et qu’est-ce qui a prévalu à l’alliance entre le SADI et le PARENA, les conférenciers ont été,  on ne peut plus explicites.
Selon le Pr Ali Nouhoum Diallo, dans le contexte actuel, il n’y a pas de matière qui peut amener la Haute Cour à siéger. « Le jour où il y aura matière, la cour pourra siéger », a-t-il rassuré.
            Quant à Dioncounda Traoré, il a expliqué le faible taux de participation par la non informatisation des cartes d’électeurs. Ainsi privilégie-t-il l’inscription volontaire. S’agissant de l’alliance entre le SADI et le PARENA, Dr Oumar Mariko  dira que ces deux partis politiques ont toujours eu les mêmes visions et partagent les mêmes idéaux.

Oumar KANOUTÉ 

 

 

EN TOUTE FRANCHISE

Les loubards : ces tueurs à gage déguisés

 

            Bamako est une ville où il est fait plus en plus recours au service de ces colosses appelées «loubards». S’il est vrai que chacun doit protéger sa personne et ses biens d’une éventuelle atteinte extérieure, certains individus en mal de personnalité et de dignité s’offrent aujourd’hui le luxe de mettre des loubards aux trousses de paisibles citoyens pour leur faire la peau. Ils sèment la terreur et la désolation à travers la ville. Cette situation est symptomatique d’une certaine antipathie. Il est un principe de droit qui affirme que nul ne doit rendre justice à soi-même. Il est évident que ce principe est aujourd’hui ignoré et piétiné. Il n’est guère surprenant que ces loubards ne  comprennent pas cela, car chez eux la corpulence a phagocyté la matière grise.

            Le constat est triste et donne des frissons ; des familles endeuillées, des espoirs brisés. Ce phénomène est une plaie ! Si elle n’est pas pansée, le risque d’infection serait réelle.
Oumar KANOUTÉ   

 

 

ÉDUCATION NON FORMELLE

Alphabétiser au moins 50% de la population communale d’ici 2012

 

Les rideaux sont tombés, samedi après midi, au centre International de conférence de Bamako sur le séminaire-atelier portant sur le « Bilan de Programmation et d’organisation du partenariat autour de l’éducation non formelle ». Six jours auront  permis aux participants de faire une synthèse nationale de toutes les activités d’éducation non formelle.

 

Cette synthèse fait ressortir des insuffisances, sur les plans de la gestion, de la formation et du financement des activités de l’éducation non formelle. Ces insuffisances ont pour noms : la non identification de tous les partenaires évoluant dans le secteur ; le manque de coordination entre les actions de différents intervenants ; l’absence d’indicateurs cohérents et stables ; l’absence d’une banque centrale fiable de données informatisées, etc… A l’issue des communications et des débats qui ont suivi, des panels de travail ont été organisés.

Les participants ont formulé d’importantes propositions en rapport avec les thèmes et consignes traités notamment : alphabétiser au moins 50% de la population communale (enfant et adultes) d’ici 2012 ; initier des campagnes d’alphabétisation de masse et rendre l’alphabétisation obligatoire à tous les niveaux ; ériger le CNRENF en une Direction Nationale de l’Alphabétisation et des Langues Nationales ; mettre le TIC au service de l’ENF et inciter les bailleurs de fonds à investir dans le non formel. Notons que les travaux de l’atelier ont été sanctionnés par un chapelet de recommandations : le respect des règles de transcription des langues nationales au niveau de tous les secteurs de la vie ; accès des néo-alphabètes à la formation qualifiante ; mise en adéquation de la formation avec les réalités du milieu ; création d’un corps de volontaires de l’alphabétisation et la dynamisation des commissions locales de concertation du  PISE dans les régions, cercles et communes.
Nous osons espérer que cet atelier rendra l’Education non formelle plus novatrice et  performante.
Oumar KANOUTÉ 

 

AOMF

Garantir l’équilibre entre droits individuels et collectifs

 

      C’est en prélude au 5ème congrès de l’Association des Ombudsmans et Médiateur de la Francophonie (AOMF) que s’est tenu le samedi 8 décembre à la maison de la presse un face à face médiateurs et média.

      La conférence qui était animée par Aboubacar Sidiki Djiré, secrétaire  général du médiateur avec, à ses côtés Founé Dembélé, conseiller aux affaires internationales, appuyer par M. Michel Sironneau, conseiller aux affaires internationales et aux droits de l’homme et de Christine Tendel, conseillère à la communication. Tous deux de la France.

L’objectif de cette rencontre était d’informer les journalistes sur la tenue du 5ème congrès de l’AOMF, prévu du 11 au 13 décembre prochain.
Selon le secrétaire général du médiateur, la conférence de Bamako regroupera une cinquantaine de  médiateurs et Ombudsmans de trente pays. Bamako abrite cette rencontre parce que, Mme Diakité Fatoumata N’Diaye, médiateur de la République du  Mali assure la présidence de l’Association.
      Le thème principal du 5ème congrès est : « le médiateur, garant de l’équilibre entre droits collectifs et droits  individuels ». Et, de deux sous thèmes sui sont : les droits des enfants et les droits d’enfermement.

Répondant aux questions des journalistes, les conférenciers diront que le Mali a bien  accompli les missions à la tête de l’association. Quant on sait que c’est la première fois que la présidence de l’AOMF est confiée à une femme. Quant aux questions relatives à la communication au niveau du  médiateur, Michel Sironneau dira que c’est la raison pour la quelle qu’ils sont devant la presse. Mais M. Sironneau a rappelé que le problème de communication est inhérent à tous les pays membres de l’AOMF.
Précisons qu’à la fin du congrès, les congressistes procèderont au renouvellement des organes de l’Association. Le président de l’Association est élu pour deux ans, renouvelable.
Hamidou TOGO (stagiaire)

ASSEMBLE GÉNÉRALE CONSTITUTIVE DE LA SO.MA.CAR

Les cardiologues s’organisent

 

La salle de conférence du Mémorial Modibo Keïta a servi de cadre le samedi dernier à une assemblée générale constitutive organisée par la société malienne de cardiologue (SO.MA.CAR). L’objectif de cette assemblée était l’amendement, l’adoption des textes et l’élection d’un bureau de la SO.MA.CAR. La cérémonie d’ouverture était présidée par le professeur Mamadou Dembélé en présence du Pr. Mamadou Koreïssi Touré, président de la commission d’organisation, et de plusieurs invités.

Après une minute de silence observée en la mémoire de feu professeur Souleymane Sangaré, le Pr. Mamadou Koureissi Touré a rappelé des grands noms qui ont beaucoup marqué la cardiologue au Mali tels que le doyen Marc Sangaré, Pr. Papa Kouyaté, docteur Farrero, les chirurgiens Mamadou Dembélé et Abdel Karim Koumaré, pionniers de la chirurgie cardiovasculaire en République du Mali. Il a ajouté que cette assemblée permettra d’aller vers un avenir radieux de la société Malienne de cardiologie avec tous ces jeunes spécialistes formés ou en cours de formation.

 

Pour sa part, Dr Lassana Fofana, médecin cardiologue, dans sa présentation de la SO MA CAR, dira que « la cardiologie est une étude du système cardio-vasculaire et de ses maladies. Au Mali nous avons 17 cardiologues dont 2 professeurs, 3 maîtres assistants, 4 libéraux … La SOMACAR serait la vitrine de la cardiologie  au  Mali. Les axes d’intervention seront la formation, l’information, le rôle de conseil, la promotion, la valorisation et répondre aux besoins. Les membres sont les titulaires, les honoraires, les associés, les bienfaiteurs et les correspondants étrangers ».

 

Quant au Pr. Mamadou Dembélé, dans son discours d’ouverture, il a d’abord salué l’initiative des organisateurs et enfin il a souligné que « la SOMACAR qui verra le jour, j’en suis sûr, aux termes de cette journée, sait compter sur vous tous pour que les affections cardiovasculaires, principales causes de morbidité et de mortalité dans tous les pays, prennent  leur place et toute leur place dans notre politique de santé », a-t-il conclu.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

JOURNÉE D’INFROMATION DU CICR

Mieux faire connaître la structure

 

Depuis la geste accompli, en 1859 sur le champ de bataille de Solferino, l’œuvre du comité International de la Croix Rouge et croissant Rouge s’est développée au cours des années. Elle comprend aujourd’hui de multiples activités dont le but est d’informer la population sur le Droit International Humanitaire.

C’est dans ce cadre que le CICR, en collaboration avec la croix Rouge Malienne (CRM) a organisé une rencontre le vendredi dernier dans la salle de conférence du Grand Hôtel. La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Souleymane Koné, représentant du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en présence de M. Athaër Maïga président du CICR au Mali, de M. Adama Diarra président de la CRM et de plusieurs invités.
L’objectif de cette journée était d’instaurer un début interactif et de mesurer le degré d’incorporation et d’appropriation des conventions de droit international humanitaire au Mali.
M. Atahër Maïga, président du CICR, dans son allocution a fait savoir que le CICR en sa qualité de promoteur et gardien du Droit International Humanitaire (DIH), a pour mission de fournir protection et assistance aux victimes civiles et militaires des conflits armés et de la violence interne, en agissant de manière strictement neutre et impartiale. Pour donc accomplir efficacement cette mission qui lui a été confiée par la communauté internationale, il est essentiel que le travail humanitaire de la Croix Rouge ainsi que les règles de base du DIH soient connues de tous.

Selon M. Souleymane Koné, représentant du ministre « l’engagement de notre pays en faveur de la promotion et la protection des droits humains trouve son fondement dans la constitution du 25 février 1992 dont l’article 116 dispose que les accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une valeur supérieure à celle de la loi.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Les négociations bilatérales germano-maliennes se sont tenues à Bamako les 7 et 8 décembre 2007. Ces négociations se sont déroulées dans une atmosphère amicale et constructive   malienne était conduite par le Ministre des  Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Dr Badra Alou Macalou, assurant l’intérim du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale. La délégation allemande était conduite par Dr. Christiane Bögermann-Hagedorn, Chef de la Division Afrique de l’Ouest au Ministère Fédéral de la Coopération Economique et du Développement.

Au cours des travaux deux délégations ont procédé à l’évaluation de la coopération concernant les trois domaines prioritaires à savoir : le pôle prioritaire « décentralisation et  bonne gouvernance » ; le pôle prioritaire « promotion d’une agriculture  productive et durable », le pôle prioritaire « eau potable et assainissement ».

 

Elles ont également débattu de la coopération hors pôle prioritaire et dressé les perspectives de coopération entre les deux pays dans les différents secteurs d’intervention avant de passer en revue les programmes et projets en cours d’exécution.

A l’issue des travaux, le gouvernement de la République Fédérale d’Allemagne s’est engagé à accorder au Mali, pour les années 2006-2008, un montant total de cinquante et un milliards deux cent millions (51 200 000 000) de FCFA pour l’exécution de la coopération  bilatérale reparti comme suit : vingt un milliards de FCFA pour la promotion d’une agriculture productive et durable ; sept milliards cinq cent millions de FCFA pour l’eau potable et l’assainissement et neuf milliards huit cent millions de FCFA pour la décentralisation et la bonne gouvernance.

 

Cette somme constitue un record historique jamais atteint auparavant.
L’Allemagne a également accordé au  mali, pour la première fois, un montant de trois milliards deux cent quatre vingt millions de FCFA sous forme d’appui budgétaire macroéconomique et sept milliards cinq cent millions de FCFA au secteur de l’Education (PISE II), sous forme d’appui budgétaire sectoriel.

Signalons qu’en prélude aux négociations bilatérales, la délégation allemande a visité les réalisations dans le pays Dogon et à l’Office du Niger. Au cours de cette visite, elle a échangé avec les populations et s’est dite impressionnée par l’engagement des populations ainsi que des résultats obtenus.
Bamako, le 08 décembre 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Lundi 10 décembre 2007

CMDT

Que cache-t-on au peuple ?

 

Courant mois de novembre 2007, la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) a tenu son conseil d’administration extraordinaire sans tambour ni trompette, comme à l’accoutumée.

Avec un déficit cumulé de la compagnie (de 1999 à 2006) de l’ordre de 172,635 milliards de francs CFA, la situation financière de la structure ne cesse de se détériorer. Si les résultats de l’exercice 2006 font état d’un déficit de plus de 27 milliards de nos francs, il est annoncé un déficit prévisionnel de trésorerie en fin mars 2008 de  l’ordre de 108,519 milliards. C’est dire que rien ne va à la CMDT et on tente de cacher la situation aux contribuables en organisant à Ségou la réunion  statutaire du bilan de la campagne cotonnière 2006-2007 couplée à la  réunion préparatoire de commercialisation et d’égrenage de la campagne 2006-2008. A l’ordre du jour de cette rencontre figurant la récompense de meilleurs cotonculteurs du Mali.

 

Il n’est un secret pour le commun  des Maliens que la campagne 2006-2007 s’est soldée par une baisse notoire de production avec une production globale de 414.965 tonnes. La production nationale prévisionnelle 2007-2008 n’est pas reluisante avec 247,584 tonnes dont 11 884 tonnes pour l’OHVN.

 

Depuis plusieurs années, la filière coton est en proie à de multiples difficultés qui sont en train de jouer négativement sur les performances de la CMDT, tout en réduisant de façon continuelle les revenus des producteurs. A l’origine de cette dégringolade interminable les subventions des producteurs de coton d’autres pays, la baisse du cours du dollar. Sous ces influences, il y a eu  une chute de 34% entre 1994-1995 et 2006-2007 du dollar. En effet, le cours du dollar est passé par la suite, de 743FCFA en 2001-2002 à 512FCFA en 2006-2007, soit une baise de 31%. Compte tenu de cette situation, il y a eu une très faible lisibilité des efforts de reprise pendant cette période.

C’est ainsi qu’on a assisté à l’accumulation des résultats déficitaires de la CMDT. C’est donc clair  qu’à la CMDT, la situation va depuis,  de mal en pis, au point qu’on se demande aujourd’hui ce qui adviendra avec la privatisation annoncée de la société. On se rappelle qu’il y a quelques mois, le PDG de la Compagnie, Ousmane Amion Guindo avait fait un tapage médiatique sur les antennes de l’ORTM. En cette circonstance, que n’a-t-il pas dit ? Il a, en effet, tenté de mettre les autorités, les partenaires, les  producteurs et l’opinion publique en confiance en usant de tout son talent en la matière. Ainsi, avait-il laissé croire que la situation de la CMDT ne cessait de s’améliorer et qu’il existerait des motifs d’espoir, surtout que, par rapport aux créances, avait-il souligné, la société aurait beaucoup fait. 

 

Aujourd’hui, le constat est amer, puisque la CMDT ne fait que s’enliser. La preuve, le dernier conseil d’administration extraordinaire du 15 novembre s’est tenu dans la discrétion totale. Même à l’issue de cet évènement majeur, les comptes rendus habituels n’ont pas été faits à la télévision ou à travers d’autres médias pour édifier l’opinion publique sur l’évolution de la situation à la CMDT ? C’est pourquoi il y a lieu de se demander si les responsables actuels de la société n’ont pas l’intention de cacher la réalité accablante à l’opinion publique nationale. Dans tous les cas, il ressort un état de fait très peu encourageant de ce conseil d’administration.

En effet, le déficit de la CMDT entre 1999 et 2006 est de 172,635 milliards de FCFA. Consécutivement à ce déficit, le niveau des capitaux de la CMDT jure avec les normes de l’OHADA. Cette situation paraît difficile à comprendre quand on sait que la société a bénéficié deux fois de l’augmentation de son capital : la première, d’un montant de 6,113 milliards a été une souscription de l’Etat malien en 2004 de même que la seconde à l’issue des résultats de l’exercice 2005, s’élève à 35,732 milliards de FCFA. Pour autant, la situation financière de la société ne s’est pas améliorée, étant donné que les résultats de l’exercice 2006 ont également été négatifs avec un déficit 27,992 milliards. La situation de la trésorerie de la CMDT se caractérise donc par une extrême précarité. Ainsi, le déficit de la société, sans considération de la campagne 2008-2009 en fin mars 2008, est de 108,519 milliards de FCFA. Ce déficit serait ramené à 85,805 milliards de FCFA toutefois si la société parvenait à se faire rembourser les créances de 22,714 milliards de FCFA de Huicoma pour 19,5 milliards, de la FAMAB, 2,7 milliards et de Fitina-SA 0,514 milliards. En raison de ces créances, la CMDT est aujourd’hui incapable d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses partenaires. Pire, aucun de ces partenaires n’est prêt à laisser augmenter ses engagements. On pourrait donc dire que la CMDT est dans l’impasse la plus totale.

 

Au regard de l’ampleur des problèmes, des mesures de sauvetage sont envisagées afin de permettre non seulement à la société d’être en conformité avec les normes de l’OHADA mais aussi et surtout pour la pérennisation des activités.
Dans ce sens, les mesures urgentes visant à la résolution des problèmes de trésorerie, doivent être prises. Dans ce volet, il faudra aller vers la réduction des charges et le gel des engagements qui portent sur 26,302 milliards de FCFA. Il s’agit de  la réduction du coût des consommables.

Malgré ces efforts, les  actionnaires doivent mettre la main à la poche pour réussir 82,217 milliards de FCFA. Ainsi, il y a un besoin de recapitalisation de la société pour 27,992 milliards de FCFA. En plus, l’Etat et le groupe Dagris sont sollicités pour des apports en comptes courants ou d’être cautions de près d’un montant de 54 225 milliards de FCFA. Au-delà de ces aspects, plusieurs autres mesures d’accompagnements sont envisagées, mais qui peut garantir que l’Etat et Dagris accepteront encore d’injecter autant de milliards dans la CMDT, sans être sûrs que la situation sera pérenne ?

Rappelons que le schéma de privatisation prévoit de démembrer  la CMDT en quatre filiales dont les capitaux seraient repartis à hauteur de 61% pour l’opérateur privé, 20% pour les producteurs, 17% pour l’Etat et 2% pour les producteurs, 17% pour l’Etat et 2% pour les travailleurs. En cessation de paiement, le directeur de la CMDT doit faire face en ce moment aux  graves problèmes de trésorerie que la société traverse. Un déficit qui hypothèque le maintien de la société dans la  mesure ou aucun bailleur ne veut plus voir augmenter ses engagements sur la CMDT. Les travailleurs subiront à l’instar des autres sociétés et entreprises d’Etat dissoutes, les affres d’une mauvaise gestion dont il faille pourtant situer les responsabilités.

 

Le ministre Tiémoko Sangaré va-t-il s’assumer et tenter de redorer le blason de cette grande compagnie qui, jusqu’à une date récente, a comblé les attentes des millions de producteurs ? Bref la vache  laitière se meurt petit à petit. Face à la mauvaise gestion, ne saurait-il avoir de sursaut ? C’est dommage !
Tiémoko TRAORÉ

 

FESTIVAL MANDÉ  NIAKA  P.7

«Pour un tourisme responsable», dixit Serge Moreau

 

Les 8 et 9 décembre 2007, Samalé, la commune rurale de Mandé située à 30km de Bamako dans le cercle de Koulikoro a abrité la première édition du ‘‘Festival Mandé Niaka’’.
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Ce festival a été organisé par la commune rurale de Samalé en partenariat avec la communauté des communes de Sainte Maure de Touraine, le comité de jumelage de Sainte Maure de Touraine et le Club Touraine 4X4. La cérémonie d’ouverture de ce festival intitulé ‘‘Festival Mandé Niaka’’ a enregistré la présence de différentes personnalités aussi bien de la France que du Mali. Entre autres : l’ambassadeur de la France au Mali, Jean Reveyrand de  Menthon , les représentants de la coopération française au Mali, de l’OMATHO, du ministère de la culture, du ministère de l’artisanat et du tourisme en plus des invités venus des communes de sainte Maure de Touraine et les notables du village de Samalé, le cœur de Mandé.
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Pour le président de la communauté des communes de Sainte Maure de Touraine, Serge Moreau, l’objectif de ce festival est de découvrir la culture du Mandé et participer à un développement touristique responsable à travers le festival. C’est pourquoi, ajoutera-t-il : « Ce rassemblement est exceptionnel, c’est une grande chose pour nous. Nous ne l’oublierons pas, soyez-en rassuré. Je formule le voeu que ce séjour soit la première pierre d’une longue et fructueuse coopération. Nous avons pu découvrir pour la première fois pour certains, les richesses patrimoniales du territoire de Mandé. Mandé, terre de culture doit développer ce potentiel ».
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Pour le maire de Mandé, Solomane Makanba Doumbia ; « cette manifestation au-delà de son caractère festif est celle du donner et du recevoir. Sa tenue permet de jeter les bases, d’un partenariat fécond pour le développement dans l’amitié et  la solidarité qui ont toujours caractérisé les relations entre sainte Maure de Touraine et Nafadji. Le prolongement des relations a créé cette coopération décentralisée entre les collectivités, à savoir celles du Mandé et de Sainte Maure de Touraine. Et, ce festival a pour but de promouvoir l’écotourisme dans le Mandé à travers les multiples facettes de sa riche culture, ses sites historiques, archéologiques et floristiques ».

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Par ailleurs, les deux journées du festival ont été consacrées au défilé des troupes folkloriques et des chasseurs à la conférence d’échange ; à la prestation des chasseurs et des troupes folkloriques ; à l’animation par les danseurs nocturnes et la grande veillée des chasseurs autour du feu.

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Ainsi, le Festival Mandé Niaka a pris fin par une excursion sur le fleuve Niger (de Samalé à Samaya) ; une distance d’environ 15km.La prochaine rencontre aura lieu à Sainte Maure de Touraine (France) en 2008.
Vivement pour la deuxième édition !

Adama DIARRA

Envoyé spécial à Samalé

 

REACTIONS DES FESTIVALIERS

Alain  MASSAUD

Très bien, très intéressant, bien organisé ; c’est authentique ce que nous avons vu. La spontanéité des gens, leurs joies de vivre, la qualité des danseurs, la gentillesse des gens, tous ceux-ci m’ont impressionné pendant les deux jours de festival.
Ray DADA

Ecoutez, c’est la première fois que je viens en Afrique et participer à un festival. Je trouve ça envoûtant, surtout les danses les différentes chorégraphies, je trouve ça merveilleux. Les chasseurs sont vraiment impressionnants, ils ont des tenus extraordinaires et leur façon de danser m’impressionne beaucoup. Ils sont mystérieux.

Serge MOREAU, Président de la Communauté des Communes de Ste Maure de Touraine.
Mes impressions sur ce festival sont très bonnes. Cela a  permis une rencontre locale entre nous qui venons de la commune de Sainte Maure de la Touraine et les populations de la commune de Mandé. J’ai été également marqué par l’affluence, l’originalité des danses et surtout la rencontre avec les chasseurs du Mandé.

Serge BARBET :

Le festival a été magnifique, en France nous ne sommes pas habitués à ce genre de festival. C’est bien. La générosité des gens d’ici est magnifique. Je pense que les danses reflètent quelques choses, même si je ne connais pas la signification du rôle incarné par les danseurs. Toutes ces musiques et percussions sont merveilleuses.

André BARRIER, Maire de la communauté des communes de Sainte Maure de Touraine.

C’est très culturel et touristique ce festival pour avoir un échange avec la France. La culture du Mali m’a beaucoup impressionné. Nous avons une culture différente de celle du Mali. Le tourisme a besoin d’être développé de part et d’autre.
Propos rassemblés par Adama DIARRA

 

SEMAINE DU DÉTENU

Pour une utilisation efficace du temps du détenu

 

            C’est parti depuis hier dimanche nuit au centre international de conférence de Bamako, pour la 9ème édition de la semaine du détenu. C’était sous la présidence du ministre de la Justice, Garde des sceaux, du directeur de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée Yaya Togola, des responsables des maisons d’arrêts.

            Depuis quelques années, c’est devenu une tradition qu’à l’occasion de l’Espace d’Interpellation Démocratique, les détenus se fassent connaître à travers des activités précises.
Cette semaine est initié  par le département pour permettre au public de connaître les activités menées dans les établissements pénitentiaires en terme de production, d’éducation, de formation à l’endroit des personnes en privation de liberté. Au cours de cette semaine, le département de la justice à travers la DNAPES entend montrer le bon travail de réinsertion socio-économique des détenus.

            Les détenus, pour leur part, sont décidés à montrer aux parents, amis et à  l’opinion internationale que même privés de leur liberté, ils gardent espoir et apprennent des  métiers nobles qui les mettront à l’abri du besoin, de l’ennui et surtout du vice.

            Pour cette édition, le Directeur de la DNAPES, Yaya Togola a indiqué que pour cette édition, l’accent est mis sur la continuité dans l’utilisation rationnelle, efficace du temps de détention. La direction de l’administration pénitentiaire a pour souci, sous l’impulsion de son directeur Yaya Togola, de réduire considérablement la récidive grâce à une intensification dans les établissements pénitentiaires des activités de réinsertion socio-économique. Pour le directeur, un des objectifs de sa structure est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire dans un premier temps pour les quatre pénitentiaires agricoles de Baguinéda, Kénioroba, Konséguela et Tana.
 «Nous venons d’acquérir un tracteur pour Kénioroba où nous avons environ 200 hectares de bonne terre. Si nous avons une bonne pluviométrie, le reste serait une question de volonté, de responsabilité, facile à résoudre. Il nous faut une administration pénitentiaire rénovée, assainie, moderne. Un personnel formé pour réserver aux personnes incarcérées un traitement digne, un traitement humain ; une administration qui accepte de se remettre en cause, qui ne perde pas de vue qu’elle est et demeure au cœur du système sécuritaire et qu’elle constitue un  maillon important pour la tranquillité publique, la paix publique ».

            Ainsi, une semaine durant, la population de Bamako pourra vivre en direct au CICB et au carrefour des jeunes, les activités qu’organise la direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée. Tout cela s’inscrit en droite ligne de la politique d’humanisation de nos centres de détention.

Sinaly

 

 

NEGOCIATIONS GERMANO-MALIENNES

Pour un partenariat réussi et durable

 

            Les rideaux sont tombés sur les négociations intergouvernementales  germano-maliennes relatives à la coopération et au développement pour la période 2006-2008, au centre international de conférence de Bamako, le samedi 8 décembre dernier. C’était sous la présidence effective du ministre des Maliens de l’extérieur, le Dr. Badara Alou Macalou, assurant l’intérim du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale et en présence  de la délégation allemande, conduite par Mme Dr. Christiane Bögermann Hagedom, chef de la division Afrique de l’Ouest au ministère allemand de la coopération économique et du développement. Ont pris part à ces deux jours de négociations, l’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Mali, Dr Reinhard Schwarzer, l’ambassadeur du Mali en Allemagne Fatoumata Siré Diakité, les cadres des départements concernés.

            L’Allemagne, faut-il le rappeler, est le premier Etat à reconnaître le Mali indépendant. Ce pays est le plus grand contributeur aux Fonds Européens de Développement. La contribution allemande pour le compte du PAM Mali a été de 1,9 milliards FCFA. Ainsi notre pays profite de l’aide allemande à des niveaux différents. Cette amitié des premières heures de notre indépendance, se concrétise par l’exaltant travail que fait l’ambassadeur Dr Reinhard Schwarzer depuis qu’il est au Mali. L’Allemagne octroie au Mali 45 milliards de F CFA.

Trois interventions ont marqué les travaux d’ouverture. L’ambassadeur de la République Fédérale de l’Allemagne au Mali, Dr Reinhard a annoncé à l’ouverture des négociations que l’aide bilatérale au développement de son pays en faveur du Mali pour la période 2006-2008 en cours, s’élèvera à 45 milliards FCFA.

            Pour l’ambassadeur, les immenses réalisations réussies avec l’appui de son pays sont les exemples d’un partenariat réussi et durable entre l’Allemagne et le Mali. A cet effet, dira l’ambassadeur allemand « Au début de ces négociations qui marquent aussi le premier pas de notre coopération vers une aide budgétaire, permettez-moi de faire que celle-ci ne pourra être efficace si elle ne se réalise dans des conditions politiques d’un Etat de droit, ou les droits et les devoirs des  uns et des autres sont pleinement respectés, ou celui qui enfreint la loi et les règles de bonne conduite est vraiment puni, indépendamment de son rang social ou professionnel. Nous soutenons pleinement l’effort de modernisation de l’Etat et de la fonction publique, entamé par le gouvernement Modibo Sidibé, de même que le renforcement de la lutte contre le gaspillage des deniers publics et la délinquance  financière. L’Allemagne est prêt à accompagner le Mali sur cette voie ».
           
Mme Dr Christiane Bögermann Hagedom, chef de la délégation allemande a rappelé et salué la coopération traditionnelle qui lie nos deux pays.  «Nous saluons la démarche de transparence qui préside à la publication des rapports du  bureau du vérificateur général. Mais bien sûr, les constats de ces rapports constituent aussi une préoccupation majeure de l’ensemble des partenaires techniques et financiers. Pour cette raison, il est essentiel que vous donniez des suites juridiques politiques et structurelles à ces rapports », a indiqué le chef de la délégation allemande.

            Le ministre intérimaire des affaires étrangères et de la coopération internationale Badara Aliou Macalou a salué le peuple allemand pour son soutien constant et indéfectible au Mali dans la réalisation des programmes et projets de développement économiques et sociaux.
Les deux parties ont réaffirmé que leur coopération se base sur des valeurs inaliénables et universelles. Aussi sur la base des résultats des consultations préparatoires du 15 au 17 mars 2006, les deux délégations ont convenu de l’utilisation des fonds disponibles.
            La délégation allemande a félicité le Mali pour la réussite de l’organisation des consultations électorales de 2007, la solution pacifique aux problèmes des régions du  Nord du Mali.
            Au terme des travaux, le ministre Badara Alou Macalou a exprimé toute sa satisfaction pour l’excellent travail et les résultats positifs auxquels sont parvenus  les experts. Il a remercié l’Allemagne pour l’octroi au Mali d’une enveloppe de 78 millions d’euros pour le financement des projets et programmes.
            Aux participants, il a indiqué que toutes les dispositions seront prises par le gouvernement pour la mise en œuvre convenable des obligations. Enfin, il a salué et apprécié l’identité de points de vue entre Allemands et Maliens sur les questions de développement.
Tiémoko TRAORE

DÉMOCRATIE CONSTITUTIONNELLE EN AFRIQUE

Mieux appréhender la pratique politique

 

Le Club Perspectives et Développement (CPD), dans le cadre de ses activités, a organisé un symposium international le samedi 08 et dimanche 09 décembre 2007 au Centre International de Conférence de Bamako. C’était sous la haute présidence du  Premier Ministre Modibo Sidibé. La cérémonie avait pour thème « Démocratie constitutionnelle en Afrique : l’expérience malienne depuis 15 ans : bilan et perspectives. »

 

Selon M. Seydou Cissouma, vice président du CPD, en prenant l’initiative d’organiser la présente manifestation, le Club Perspectives et Développement  reste fidèle à l’objectif qu’il s’est assigné à sa création le 26 mars 2005, à savoir contribuer au débat d’idées et à la réflexion sur les questions nationales, africaines et internationales.

«C’est dans ce cadre qu’il faut situer l’ensemble des activités que nous avons menées jusqu’ici, dont le colloque International sur l’expérience de gestion consensuelle du pouvoir au  Mali, tenu en février 2007», a-t-il dit.

M. Cissouma dira que pour le symposium qui s’est ouvert le samedi 08 décembre 2007, ils ont choisi de soumettre au regard croisé des experts, des hommes politiques et des participants d’horizons divers, le thème de la démocratie constitutionnelle en Afrique : l’expérience malienne depuis 15 ans, son bilan et ses perspectives ».
Dans la formulation, nous avons insisté sur le cas du Mali, pour pouvoir mieux parler du Sénégal, du Burkina Faso, du Niger, du Bénin pour nécessiter que ces pays frères représentés au symposium par d’éminentes personnalités, dira M. Cissouma.
Selon M. Cissouma, dans cet exercice, ils ont à parler sans doute des institutions qui sont la colonne vertébrale de toute construction démocratique, mais qu’ils n’ont nullement oublié les acteurs, les hommes et les femmes dont l’engagement au quotidien, donnent corps au projet démocratique.

 

Le profil des intervenants, leur riche expérience dans l’enseignement, la recherche, leur longue pratique des institutions et des responsabilités publiques ont constitué le bon présage de débats de qualité, les produits et les luttes sociales et politiques des Africains. »
Le renouveau constitutionnel du continent africain est avant tout le fruit d’une dynamique interne aux  sociétés africaines, évolution marquée par le rejet des décennies de pouvoir de partis uniques », a conclu Souleymane Koné. Le coordinateur scientifique du Club Perspectives et Développement a fait un exposé sur la démocratie constitutionnelle en Afrique. Il a précisé que ces travaux auront pour objectif l’analyse de l’effectivité du constitutionnalisme sur le continent africain, d’éclairer les perspectives de modernisation des constitutions africaines. Poursuivant avec son exposé, le coordinateur scientifique a indiqué que « dans cette optique, les inévitables propositions d’actualisation des constitutions ne doivent pas avoir pour effet, ou pour conséquence de mettre en cause les bases mêmes des « lois fondamentales », construites par notre récente histoire politique sur le continent ; il ne s’agira certainement pas non plus, de trouver dans le passage à une nième république, car des changements, même notables, peuvent intervenir sans que la République ait changé de numéro.

 

Il est vrai que jusqu’à la vague de démocratisation qui a emporté avec elle les régimes autoritaires qui avaient cours dans le continent, le titulaire original de la souveraineté, à savoir le peuple, était un acteur passif. Le recours au peuple était alors un moyen pour les gouvernants de se donner un vernis ou une bonne conscience démocratique.
Mais, il faut aujourd’hui croire que cette Afrique a disparu, ou qu’elle est en voie de disparaître.

L’Afrique, dira-t-il, semble avoir refait son retard dans le domaine des conquêtes démocratiques et les constitutions africaines sont sans aucun doute, issues des processus de démocratisation.

 

Cette rencontre permettra également de faire comprendre les mécanismes de fonctionnement du système politique malien, de dégager ses traits caractéristiques, ses fondements, ses forces et ses limites, a dit le coordinateur scientifique du CPD, M. Souleymane Koné.
Le dernier intervenant a été le Premier ministre Modibo Sidibé qui a félicité les initiateurs de la rencontre et indiqué que ce symposium s’inscrit dans une série d’activités, faisant ainsi du Club Perspectives et Développement, un creuset de réflexion regroupant en son sein des cadres et intellectuels maliens qui ont fait le  difficile pari d’être des agitateurs d’idées.
Pour le Premier Ministre « le présent symposium touche au cœur même des processus politiques dans lesquels nos Etats sont engagés ».

Le Premier ministre Modibo Sidibé s’est réjouit de constater, à la lumière de la conférence inaugurale de M. Souleymane Koné, que le CPD a choisi d’interroger la pratique politique et institutionnelle pour mieux appréhender la démocratie constitutionnelle en Afrique.

D.M. KONATÉ

 

PARTI CITOYEN POUR LE RENOUVEAU

Les éclairages du secrétaire général

 

            Le secrétaire général du Parti Citoyen pour le Renouveau Modibo Soumaré, président également du MARD était face à la presse le samedi 8 décembre 2007 à l’Espace Bouna pour apporter des éclairages sur ses rapports avec Ousmane Ben Fana Traoré, président du parti qui a voulu l’agresser, deux jours après la composition du gouvernement Modibo Sidibé.
Par cette rencontre, le secrétaire général du parti nous a conforté dans ce que nous écrivions il y a quelques semaines, par rapport à la tension qui règne et qui est consécutive à la formation du gouvernement.
            Dans sa déclaration liminaire, le Dr Modibo Soumaré a indiqué qu’après plus de deux ans d’existence, le PCR a apporté sa touche à l’édification de la nation  et que la création du parti répondait à une exigence d’apporter leurs idées au débat politique.
 « La nécessité de faire la politique et l’exigence de résultat ne sont pas que de simples vœux, mais ils découlent d’une intime conviction que nous avons nourrie de tout le temps et que nous avons exprimée de façon publique lors du meeting du mouvement espoir Mali 2002 à l’ouverture de la campagne présidentielles de 2002. Nous ne croyons pas que mégalomanie, le mensonge, le vol ou la trahison soient des méthodes  ni des armes politiques. Faire la politique est une noble décision et un engagement responsable. Nous avons cru à l’engagement de l’homme Amadou T Touré pour le développement de notre pays et je crois que nous ne nous sommes pas trompés. Ce  n’est pas à moi de faire le bilan mais je crois qu’il y a des résultats encourageants.

            Je ne suis pas pour la politique de la langue de bois ; c’est pourquoi il me paraît important d’éclairer les militants du PCR et les Maliens en général sur un certain  nombre de sujets :le résultat obtenu par le PCR aux élections  législatives : je crois que malgré la jeunesse de notre parti, il était indispensable que nos candidats (au  nombre de 54) s’essayent et participent à la compétition, pour non seulement apprendre, mais aussi produire du résultat car la raison d’être de toute formation politique est de conquérir le pouvoir en vue de l’exercer. Par contre, je ne suis pas du tout satisfait par notre résultat.
            Dans la même foulée, je ne pense pas que notre parti mériterait, avec ce résultat de figurer dans l’actuel gouvernement plus que d’autres qui sont sortis ou qui ne sont pas rentrés. C’est juste la conséquence directe de notre résultat insuffisant aux législatives.
Par conséquent, je soutiens sans réserve la nouvelle équipe gouvernementale qui a à sa tête l’un des éminents cadres et serviteurs de ce pays, le Premier ministre Modibo Sidibé.
Pour finir, j’appelle au rassemblement des forces progressistes pour travailler à la refondation du PCR et lui donner un nouveau souffle avec des objectifs nouveaux pour donner de l’espoir à la base du parti ».

            Les confrères ont voulu savoir l’état de ses rapports avec le président du parti, la situation du parti, le soutien des autres dans sa démarche. En réponse, Dr Modibo Soumaré a fait savoir que depuis le 12  octobre 2007, il a, à l’occasion d’une réunion du bureau, dit à haute et intelligible voix aux autres membres qu’il suspendait toute participation aux réunions. Cela sera dû à la tentative d’agression dont il fait l’objet de la part d’un responsable qui a été coopté après son renvoi du Mouvement Citoyen.
            A cet effet, le secrétaire général a dit qu’après leur exclusion du Mouvement Citoyen, Ousmane Ben Fana Traoré et Modibo Doumbia ont démarché les membres fondateurs pour leur adhésion au parti. Aujourd’hui, le président du parti dit haut et fort que le parti est une création de lui. Selon le conférencier, le PCR est à bout du souffle. Pour illustrer cette situation, il a cité les noms des cadres démissionnaires tels Mamadou Diakité, Dr Sékou Keïta,  Moussa Sissoko, Mme Adama Aïché Diarra et plusieurs autres qui, pourtant membres du bureau, qui ne participent plus aux réunions du parti. Il a aussi précisé que le bureau actuel est provisoire en attendant la tenue du congrès constitutif qui était prévu normalement pour ce mois de décembre. Le découragement et la déception se sont confortablement installés au sein de ce jeune parti où l’on s’agresse.

            Le secrétaire général confirme qu’il a donc a été victime de tentatives d’agression de son président. Par rapport à la situation du parti il a fait savoir que ça ne va pas du tout.
Pour ce qui est du soutien des autres membres pour sa cause, il a laissé savoir qu’ils sont nombreux à déposer Ousmane Ben Fana Traoré car les nouveaux adhérents attendent qu’on tire au clair les choses avant de venir. Le conférencier a également indiqué que dans cette bataille, il est prêt à tous les sacrifices, voire quitter le parti et que s’il doit retourner, ce serait pour clarifier davantage les choses et non pour des compromissions.
            Le secrétaire général du PCR appelle au rassemblement des forces progressistes pour travailler à la refondation du parti et lui donner un nouveau souffle avec des objectifs nouveaux, pour donner de l’espoir à la base du parti.
Sinaly

 

Par LE POUCE
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Vendredi 7 décembre 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

La Croix Rouge Malienne honorée à Genève : Monsieur Adama Diarra, élu membre de la Commission Permanente du Mouvement International

Monsieur Adama Diarra, Président de la croix rouge Malienne a été élu Membre de la Commission Permanente du Mouvement International. C’était à l’occasion  de la 30eme conférence internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge tenue du 26 au 30 Novembre 2007 à Genève. L’élection de Mr Diarra est intervenue à l’issue de primaires ayant mis en lice la présidente de la croix rouge du Botswana, celui du Burundi, et Mr William Eteki Boumoua du Cameroun, ancien Secrétaire Général de l’OUA, pour la désignation du candidat africain. Depuis 1995, l’Afrique était absente de cette importante instance. Mr Diarra est le deuxième Africain à siéger à la Commission Permanente depuis 1973 après Dr Byron Hove du Zimbabwe élu en 1986.

Pour l’élection des membres de la commission Permanente, le corps électoral est composé de représentants des Sociétés Nationales, et des Etats. La mission diplomatique du Mali à Genève a joué un rôle de premier plan dans cette consécration. Les Membres sont élus a titre personnel, et comme le prévoient les statuts du mouvement, il faut prendre en compte leurs qualités personnelles et le principe d’un équilibre géographique équitable.

 

La commission Permanente est la plus haute instance de décision. Elle définit la ligne stratégique du mouvement dans l’intérêt de l’ensemble des composantes : Comité International de la Croix Rouge (CICR), Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge (FICR), et les Sociétés Nationales de Croix Rouge et Croissant Rouge. La commission est composée de 5 Membres élus pour un mandat de 4 ans, et 4 Membres nommés au titre de la Fédération Internationale de la Croix Rouge, et du Comité international de la Croix Rouge.

 

En plus de ses responsabilités pour l’organisation des conférences internationales et des réunions du conseil des délégués, la Commission Permanente assure la promotion, l’harmonie et la bonne coordination du travail au sein des composantes. Elle encourage et assure le suivi de la mise en oeuvre de l’application des résolutions de la conférence Internationale.

La commission examine les questions importantes concernant le mouvement, et contribue à la mise en oeuvre efficace des opérations de secours internationales. Elle est l’unique instance où toutes les composantes sont représentées

Pour rappel, en Mai 2006, la Croix Rouge Malienne a été décorée de la Médaille d’or de la croix rouge Espagnole à Burgos (Espagne). La même année, en septembre, le Président de la Croix Rouge Malienne a été désigné comme expert du groupe de travail Ad Hoc de la Commission Permanente pour la préparation de la 30eme Conférence Internationale

Dans le cadre du partenariat, la Croix Rouge Malienne et la Croix Rouge Canadienne contribueront à la prochaine campagne intégrée au Mali dont le lancement est prévu le 12 décembre 2007 par la distribution de 1 Million 800 mille Moustiquaires Imprégnées

resultats

 

Pour l’élection des membres de la commission Permanente,le corps électoral est compose de représentants des Sociétés Nationales,et des Etats. Lors du scrutin du 29 novembre, l’appel nominal a établi la présence de 324 délègues, soit, 172  Sociétés Nationales et 152 Etats sans compter la FICR et le CICR. La majorité absolue requise pour l’élection a donc été fixée a 163 voix

Un seul tour de scrutin a été nécessaire. Il a donne les résultats suivants.

ELUS

Massimo Barra             Croix Rouge Italie                                 213

Mohamed al Hadid      Croissant Rouge Jordanie                      211

Adama Diarra             Croix Rouge   Malienne                          187

Steven E Carr            Croix rouge Americaine                          182

Eamon Courtenay      Croix Rouge du BELIZE                           165

 

NON ELUS

Tissa Manilal Abeywickrama      Croix Rouge du Sri Lanka        156

Lady Jocelyn Keith                   Croix Rouge Zelandaise           132

William A . Eteki MBoumoua       Croix Rouge Camerounaise   110

Freddy Karup Pedersen              Croix Rouge  Danoise              83

 

resultats

 

Pour l’élection des membres de la commission Permanente,le corps électoral est compose de représentants des Sociétés Nationales,et des Etats. Lors du scrutin du 29 novembre, l’appel nominal a établi la présence de 324 délègues, soit, 172  Sociétés Nationales et 152 Etats sans compter la FICR et le CICR. La majorité absolue requise pour l’élection a donc été fixée a 163 voix

Un seul tour de scrutin a été nécessaire. Il a donne les résultats suivants.

ELUS

Massimo Barra             Croix Rouge Italie                                 213

Mohamed al Hadid      Croissant Rouge Jordanie                      211

Adama Diarra             Croix Rouge   Malienne                          187

Steven E Carr            Croix rouge Americaine                          182

Eamon Courtenay      Croix Rouge du BELIZE                           165

 

NON ELUS

Tissa Manilal Abeywickrama      Croix Rouge du Sri Lanka        156

Lady Jocelyn Keith                   Croix Rouge Zelandaise           132

William A . Eteki MBoumoua       Croix Rouge Camerounaise   110

Freddy Karup Pedersen              Croix Rouge  Danoise              83
Par LE POUCE
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Mardi 4 décembre 2007

 LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET BONNE GOUVERNANCE

Le juge anticorruption Sombé Théra rompt le silence

En marge d’un atelier réunissant le sérail judiciaire et les structures de contrôle de la bonne gouvernance, nous avons approché l’un des magistrats maliens les plus outillés dans ce domaine. Il s’agit du procureur de la République près le tribunal de la 1ère instance de Bamako. M. Sombé Théra, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a en charge le pôle économique et financier de Bamako. Lisez plutôt l’interview qu’il nous a accordée
Le Pouce : Comment se porte votre service ?
Sombé Théra
 : C’est une création qui est à ses débuts. Je crois qu’il se porte bien.
Le Pouce : Quelle appréciation faites-vous de l’atelier regroupant le ministre de la justice et le bureau du Vérificateur général ?

Sombé Théra : C’est nous qui avons voulu cette rencontre au niveau du ministère de la Justice. Nous sommes destinataires des rapports émanant tant du bureau du Vérificateur Général que des autres services de contrôle de l’Etat. Nous avons conçu et voulu cette réunion afin que, ensemble et avec toutes les structures de contrôle nous puissions débattre de la meilleure collaboration possible, pour que les rapports qui nous sont transmis, puissent connaître le sort qui doit être le leur.
Le Pouce : Le Président de la République, dans son adresse à la Nation, a informé ceux-là qui lui ont renouvelé leur confiance pour un second mandat, que plus d’une centaine de rapports sont entre les mains de la Justice. Qu’avez-vous à dire à vos concitoyens pour le traitement de ces rapports ?
Sombé Théra
 : Votre question est importante. Je l’ai toujours dit et je dis qu’il est toujours mieux de le répéter, à l’effet de mieux le préciser. C’est vrai que la justice a reçu un certain nombre de rapports. Comme vous l’avez si bien dit ; ce sont des rapports et non des procès verbaux d’enquête. C’est des constatations qui ont été faites par les services de contrôle. Ces services ne sont pas des structures d’investigation judiciaire. Ce sont des services de contrôle qui nous amène des rapports que nous examinons, traitons avec les règles qui gouvernent la procédure. C'est-à-dire, le secret. C’est pourquoi, la justice ne va pas sur la place publique, ni dans les journaux  pour aller expliquer le contenu des rapports. Le travail se fait et n’a pas commencé aujourd’hui. Il a commencé bien longtemps et se poursuit. Nous sommes en train de donner une autre dimension à l’effet d’accélérer ce travail. C’est vrai que nous sommes dans un système où il faut informer. La justice va le faire chaque fois qu’elle sera sollicitée. Vous conviendrez avec moi, qu’elle ne va pas sortir d’elle-même dans la rue pour aller apporter le débat. Elle ne le fera pas.
Le Pouce : Est-ce à dire que les rapports du bureau du Végal, de la CASCA et du Contrôle Général d’Etat vont attendre encore dans les tiroirs.

Sombé Théra : Les rapports sont en train d’être examinés. Il y a beaucoup de rapports émanant de la CASCA qui ont fait l’objet de jugement. Certains sont à l’enquête, d’autres au niveau des cabinets d’instruction. Les gens sont en train d’être entendus. La justice continue à travailler avec les règles qui gouvernent la procédure pénale.

Le Pouce : Nombreux sont vos concitoyens qui estiment que seulement les menus frétins font les frais et non les gros poissons. Que leur direz-vous ?
Sombé Théra
 : Je ne voudrais pas faire trop de commentaire parce que pour moi, il n’y a pas de petite délinquance et de grande délinquance. Pour moi un délinquant est un délinquant. Celui qui vole un denier enfreint la loi au même degré que celui qui vole un milliard. Il faut  éviter de prendre un franc pour ne pas prendre le milliard demain.

Je voudrais rappeler à mes concitoyens qu’il y a eu suffisamment d’interpellations. Si les gens croient que c’est en fonction des responsabilités qu’occupe un suspect ; je rétorquerais pour leur dire qu’il y a suffisamment de hautes personnalités qui ont fait l’objet d’interpellation et qui ont été envoyées en prison. Il y a eu des présidents directeur généraux, des directeurs généraux et des anciens ministres. Que veulent aujourd’hui les gens ?
D’abord les ministres. Ils ne sont même pas justiciables des tribunaux ordinaires. Quand un ministre commet une infraction dans l’exercice de ses fonctions, il est justiciable de la Haute Cour de Justice. Cela ne relève pas du procureur. Il faudrait que les gens comprennent cela. Dire qu’un ministre est un gros poisson, je crois que c’est un débat qu’il faut éviter.
Entretien réalisé par

Tiémoko TRAORE

 

EMPLOI DES LOUBARDS

L’Etat doit voir de près la question

 

Ce qui s’est passé le samedi 1er décembre 2007 à la rue du 18 juin, à l’ex Maurel et Prom, est très grave et doit être réprimé avec la dernière rigueur. Ce jour là, Almahady Maïga dit Abba, âgé d’une trentaine d’années, a été froidement abattu aux environs de midi par des délinquants de 1ère classe, au service d’un commerçant, un chef de famille méchant et inhumain.

De plus en plus, les gens font recours au service des « gros bras » pour assurer leur protection ou faire le maintien d’ordre en lieu et place des structures adaptées à le faire. On assiste ainsi à la montée de l’utilisation de ces gros bras, des haltérophiles aux réactions brutes et sauvages.

 

Depuis quelques temps, ils causent des bavures de différents degrés. Généralement, les opérateurs économiques sont friands de es types de gens. Ils sont recrutés sans enquête de moralité.

 

N’est-il pas temps que les autorités chargées d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens prennent à bras le corps la question au risque de ne pouvoir la maîtriser un jour.
Des forces de sécurité ont été formées par l’Etat pour faire ce métier (police, gendarmerie, garde nationale). Pourquoi ne pas leur faire recours pour une protection professionnelle rapprochée ou le maintien d’ordre sur un site donné ?

Abba Maïga, ce jeune homme qui a quitté son Gao natal pour s’occuper, par un petit emploi de vendeur de vernis, des barrettes, des produits de maquillages, froidement abattu par des malfrats et loubards à la solde d’un riche commerçant, sera accompagné à sa dernière demeure dans les jours à venir. Son père est arrivé hier de Gao tout malheureux. Le corps de son fils est à la morgue de Gabriel Touré…

Le patron, des loubards, le commerçant Djigué a été interpellé à l’aéroport par nos braves gendarmes du camp, au moment où il s’apprêtait à se rendre à La Mecque !

Il y a eu mort d’homme et les auteurs et commanditaires répondront de leur crime. Deux des loubards sont également aux arrêts. Un autre est en fuite et ne tardera pas à être rattrapé.
Une enquête est en cours pour la manifestation de la vérité. La brigade de recherche du camp I dont le sérieux n’est plus à démontrer, ira au bout de sa mission comme cela été le cas de tout temps.

C’est le lieu d’attirer également l’attention des autorités que devant la galerie Djigué, si rien n’est entrepris, il n’est pas exclu que les choses finissent par sentir du…roussi sanglant de ce côté ; tant les ardeurs de revanche sont aiguisées. Ici, des loubards régulent la  circulation de façon violente. Faut-il conclure qu’une partie du grand marché de Bamako est une propriété privée de la Famille Djigué ?La balle est dans le camp des autorités du District.

Boubacar Djigué et ses loubards tireront les leçons de cet acte ignoble ! Dors en paix Abba et que la terre te soies légère. Amen !

La Rédaction

 

 

ASSASSINAT DE ABA MAIGA

L’argent taira-t-il l’affaire ?

Dans notre parution du lundi 03 décembre 2007, nous avons rapporté les propos qu’aurait, semble-t-il, tenus Boubacar Djigué, par l’une de nos sources. «L’argent réglera la suite» entendez par là, la suite judiciaire dans l’affaire de la mort du commerçant détaillant Almahady Maïga dit Aba. A chacun de juger ces propos.

Mais en attendant, n’est-il pas nécessaire de rappeler que la violence n’a jamais réglé quoi que ce soit? Ceux qui viennent de mettre fin à la vie du jeune Aba Maïga auront-ils la conscience tranquille, même s’ils pensent pouvoir manipuler l’enquête en leur faveur ? Les parents et ayant droit de la victime ne reculeront pas devant ceux-là qui pensent qu’avec l’argent on peut tout obtenir, même …l’injustice à son profit.

Le pouvoir de l’argent à ses limites face à des situations qui dépassent son influence. Les propos du genre, tenus par l’employeur des loubards qui ont ôté la vie au jeune Aba Maïga sont une insulte à l’endroit de notre justice et aussi de notre gendarmerie, ce corps  d’élite de nos forces armées et de sécurité. L’argent taira-t-il l’affaire comme le pensent certaines personnes ? Comme le disait l’écrivain Olivier W. Holmes: «Ne mettez pas votre confiance dans l’argent, mais mettez votre argent en confiance.»

Nous ne saurons ni confirmer ou infirmer cette interrogation. Avec le temps, nous aurons la réponse grâce à la diligence ou la mauvaise foi dont fera preuve notre Justice.

Affaire à suivre…..

Adama DIARRA

 

 

 COALITIONS DES ENTREPRISES CONTRE LE SIDA

ATT invite ses pairs à plus de détermination dans la lutte

 

Quarante huit heures après le lancement de la journée mondiale de lutte contre le Sida, le Mali abrite le Forum sur le rôle du secteur privé dans la lutte contre le VIH/Sida. La cérémonie d’ouverture était placée sous la haute présidence de Amadou T. Touré, chef de l’Etat. C’était au Centre International de Conférence de Bamako, en présence du Premier ministre M. Modibo Sidibé, des membres du gouvernement, du Secrétaire exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida (HCNLS, M. Malick Sène et des représentants des 35 pays sub-Sahariens venus pour partager des expériences.

 

L’infection au VIH continue certes de faire des ravages et de semer la mort en Afrique Sub-saharienne. Une centaine de participants, entrepreneurs et autres représentants des milieux d’affaires, gestionnaires de programmes de lutte contre le SIDA, universitaires, militants syndicaux, membres d’ONG, fonctionnaires du secteur public ainsi que ceux des comités nationaux de lutte contre le SIDA (CNLS), venant de 35 pays africains, mais aussi les représentants d’institutions de coopération bilatérale et multilatérale, d’apporter des éléments de réponses à cette question et s’efforcent d’examiner les mécanismes et modalités de coopération pour conjuguer leurs efforts afin de mieux combattre le redoutable fléau.

 

La Banque Mondiale, à travers sa cellule d’appui à la mobilisation contre le VIH/SIDA en Afrique (ACTAfrica) et le Département des finances et du secteur privé de la région Afrique (AFRFP), en partenariat avec l’Etat malien et le Réseau panafricain des coalitions des entreprises (PABC) sont les maîtres d’œuvre de ce forum sur le rôle du secteur privé dans la lutte contre le VIH/SIDA. Le thème de cette rencontre est : « Consultations thématiques des partenaires ».

 

Ces consultations se fixent comme objectifs, entre autres, d’appuyer le nouveau partenariat entre le secteur privé, le secteur public et la société civile dans la lutte contre le VIH/SIDA, de faciliter l’expansion du Réseau panafricain des coalitions des entreprises, de partager les expériences et les bonnes pratiques, d’évaluer les mécanismes d’accès aux ressources financières, de renforcer les partenaires existants et de favoriser le développement de nouveaux partenariats.

 

Le secrétaire exécutif du HCNLS, M. Malick Sène, dira dans son mot d’ouverture que «la présente rencontre offrira une opportunité au secteur privé des 35 pays de partager leurs expériences en la matière, et de tirer le maximum de profit de ces échanges. Et qu’ils ont certes des parcours différents en fonction de la réalité du VIH et du SIDA dans leur pays respectifs, mais qu’il reste convaincu qu’ils iront beaucoup apprendre les uns des autres, pour mieux faire avancer la lutte contre le fléau dans leurs pays, tout en faisant différemment. Cette rencontre qui se tient en plein mois de lutte contre le VIH SIDA au Mali, vient renforcer notre plaidoyer pour le renforcement de l’engagement du leadership du secteur privé africain en général et malien en particulier dans la lutte contre cette pandémie, a-t-il dit.

 

Appel de ATT à ses pairs africains 

A l’occasion de ces consultations continentales, le chef de l’Etat malien, son Excellence le Président Amadou T. Touré, qui a présidé à la cérémonie d’ouverture des travaux au centre international des conférences de Bamako, a lancé un appel à ses homologues africains pour les inviter à favoriser partout en Afrique, l’engagement du secteur privé et de la société civile dans la lutte contre le SIDA. Pour stimuler la mobilisation en faveur de la lutte contre le SIDA ? L’Union africaine a décidé de mettre en place à l’échelle du continent un observatoire du SIDA (en anglais : Aids Watch Africa : AWA). Des missions ont été ainsi confiées à huit chefs d’Etat africains : Afrique du sud, Nigeria, Ethiopie, Kenya, Uganda, Rwanda, Zambie et Mali. La responsabilité confiée au président Touré consiste à impulser et à coordonner l’implication du secteur privé et de la société civile dans cette lutte.

 

Et ATT d’indiquer que: «C’est précisément pour marquer leur détermination dans le combat contre le SIDA, que les chefs d’Etat du continent ont engagé en 2001, l’observatoire du SIDA en Afrique qui a pour mandat d’assurer le plaidoyer en faveur de l’accès universel aux services de prévention et de traitement du VIH, mais aussi du paludisme et de la tuberculose.

Le même souci d’efficacité et d’harmonisation nous a conduit à confier à huit chefs d’Etat, des missions spécifiques relatives à la mise en place de stratégies de prévention et de renforcement des capacités en matière d’antirétroviraux ; au suivi de l’état d’avancement de l’élaboration de plans nationaux de lutte, aux programmes de prévention, dans les situations d’urgence, ainsi que dans les armées des Etats membres.

A ce titre, il a été confié au chef de l’Etat du Mali, la responsabilité d’étudier, les modalités d’établissement de partenariats, entre le secteur Public, le secteur privé et la société civile. Je voudrais dire à ses pairs, que ce partenariat à trois, progresse de façon satisfaisante et que le secteur privé y prend sa part.

 

Les conclusions, qui sortiront de ce Forum de Bamako, en seront une parfaite illustration ; il permettra surtout au monde des affaires de prendre de nouvelles résolutions pour le renforcement de notre front commun contre le VIH/SIDA».
ATT a pris l’engagement de relayer ces préoccupations auprès des chefs d’Etat du continent, afin qu’ensemble de nouvelles  perspectives de lutte contre le SIDA soient engagées.

D.M. KONATE (stagiaire)

 

SYNERGIE ENTRE LA JUSTICE ET LES SERVICES DE CONTROLE

Une collaboration à institutionnaliser

La lutte contre la corruption et la délinquance financière a toujours occupé une place prépondérante dans les préoccupations des plus hautes autorités de notre pays.  C’est dans ce sens que le grand Hôtel de Bamako abrite depuis hier un atelier qui prend fin ce mardi 4 décembre 2007 sur la recherche de synergie entre la justice et les services de contrôle. La cérémonie qui a enregistré la participation du Vérificateur Général, des procureurs de la République près différents tribunaux, des responsables des structures de contrôle, était présidée par le Garde des sceaux, ministre de la Justice.

 

Une des préoccupations majeures du président de la République dès son accession au pouvoir en 2002, et ce, jusqu’à ce jour, a été que l’appareil judiciaire est le déterminant majeur de l’autorité de l’Etat. C’est pourquoi tout au long du son premier mandat, ATT n’a cessé de multiplier les efforts pour que la justice retrouve l’image de probité et d’équité ; La lutte contre la corruption et la délinquance financière occupe une place de choix dans le PDES du chef de l’Etat que le chef du gouvernement se doit de traduire en actes concrets et combler ainsi les attentes des maliens.

 

Depuis 2002 on a assisté au développement de l’ensemble du dispositif prévention et de répression avec la création du bureau du Vérificateur Général. Pour ce second mandat ATT ambitionne d’organiser les Etats généraux de la lutte contre la corruption et d’opérationnaliser les recommandations afin d’organiser un nouveau départ dans la pratique des affaires et dans la gestion des deniers publics.

 

Une semaine après la rentrée judiciaire 2007-2008 consacré au rôle du juge des comptes dans la bonne gouvernance les cadres du ministre de la justice, et les acteurs des structures de contrôle planchaient sur le comment accorder leur violon pour enfin dégager une synergie d’action et ce au bonheur des millions de maliennes et maliens.Cette rencontre qui intervient après le second séminaire gouvernemental mettra certainement les populations en confiance. C’est ce partenariat entre la justice et les structures qui faisaient défaut. Deux jours durant les différentes institutions passeront leur collaboration au crible de la critique et de l’autocritique.

Le Vérificateur général Sidi Sosso Diarra dans son allocution a salué la présence du ministre qui est selon lui le témoignage de cette détermination à amener la justice et le contrôle vers la qualité de partenariat sans laquelle la gouvernance efficiente et intègre des ressources publiques restera un vœu pieux.

Le Vérificateur général voit que l’institutionnalisation d’une telle rencontre est indispensable pour surmonter les difficultés et les malentendus. Le secteur judiciaire et celui du contrôle peuvent, je n’en ai pas le moindre doute, affermir leurs liens, dans la confiance et le respect mutuels, sans verser dans la complicité, ce sinon les citoyens n’auraient pas de garde-fou.
Parce qu’en démocratie, il faut que la justice reste le dernier rempart pour la protection du citoyen.C’est ainsi que le Bureau du Vérificateur Général a réaffirmé son entière disponibilité à collaborer avec la justice qui est d’abord la justice de notre pays, donc celle de tous les Maliens pris individuellement.

 

«Le présent atelier que vous nous avez fait l’honneur de présider, Monsieur le Ministre, au delà d’une simple revue des forces et des faiblesses de la collaboration actuelle, a la possibilité d’explorer les nouvelles opportunités qui s’offrent au corps judiciaire et au corps de contrôle pour qu’ensemble, ils puissent promouvoir une culture du contrôle dans notre pays. C’est cette culture qui nous permettrait, en effet, de réaliser ce qui nous manquent actuellement dans notre pays, à savoir, pour chaque responsable, se soumettre à l’obligation de rendre compte, non pas avec plaisir car il n’est jamais agréable d’être contrôlé, mais sans faux fuyants», a fait savoir Sidi Sosso Diarra, le Vérificateur Général.

 

Pour sa part le ministre de la Justice, garde des sceaux,  il a précisé que « la présente rencontre, qui se veut un cadre de conception est la réponse à la réussite des missions que l’Etat a confiées à l’ensemble des services de contrôle qui sont représentés à cette rencontre

Comprenons et acceptons ensemble que ce soit seulement dans la sérénité qu’est rendue une bonne justice. Et comme elle est rendue au nom du peuple malien, ce service là doit être de qualité.

Il s’agit dès lors de concilier deux approches d’un même problème.
En effet, la justice et les Structures de Contrôle, concourent à la réussite de la politique criminelle de l’Etat dans son objectif de traque de toutes les formes de délinquances économiques, financières et de corruption. De cette lutte et de sa réussite dépendent en partie l’avenir du pays ; car une nation qui ne thésaurise pas est forcément une nation dans le besoin, donc contrainte à quémander.

 

Créer la dynamique pour que la justice prenne le relais des missions des structures de contrôle, que les services de contrôle bénéficient de l’assistance nécessaire de la justice dans l’accomplissement de leur mission, voilà ce qui doit être.

Il faut parvenir aussi à la nécessaire complémentarité entre services de contrôle et justice pour que les efforts des premiers pour détecter les mécanismes de déprédation des ressources publiques ne soient pas vains.

 

De ce côté, la justice à qui revient un rôle prééminent dans cette lutte doit pouvoir bénéficier de leurs expertises pour éclairer sa lanterne. C’est une véritable synergie qui doit exister entre la justice et les structures de contrôle.
Tiémoko TRAORE

EDUCATION NON FORMELLE

Vecteur de promotion des langues nationales

 Un séminaire atelier portant sur le «Bilan Programmation et d’Organisation du Partenariat autour de l’Education Non Formelle», s’est ouvert hier au Centre International de conférence de Bamako. Participent à ce séminaire plus de 500 délégués des services techniques de l’Education, des Assemblées régionales, des centres d’Animation Pédagogiques, UNICEF, UNESCO, USAID, etc. La cérémonie d’ouverture était présidée par Mme Sidibé Aminata Diallo, Ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales.
L’Education Non Formelle est une composante du système éducatif malien qui a pour finalité de former un citoyen patriote et bâtisseur d’une société démocratique, un acteur du développement, profondément ancré dans sa culture et ouvert à la civilisation universelle. Ce  séminaire atelier vise à établir un bilan des activités d’éducation non formelle de l’année 2007 sur la base des résultats fournis par les différents intervenants ; capitaliser les acquis du sous secteur ; identifier les problèmes, les difficultés, les contraintes et proposer des solutions ; dégager les perspectives pour une éducation non formelle rénovée et performante ; faire de nouvelles programmations pour le développement de l’éducation non formelle ; permettre une meilleure appropriation de la politique de l’Education Non Formelle( ENF) ; élaborer une convention de partenariat consensuelle pour tous les intervenants.

 

Pour Mme. Sidibé Aminata Diallo, ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, l’Afrique et les africains ont une obligation, un devoir de s’engager pour faire de l’Alphabétisation et de l’éducation non formelle une réalité en termes de droit humain fondamental exercé par toutes et par tous. «Il faut lever les lourdeurs sur l’éducation non formelle en rendant fiables les données statistiques, en réactualisant les manuels des centres d’alphabétisation », a-t-elle poursuivi. Comme solutions aux insuffisances de l’éducation non formelle, Mme la Ministre propose : l’identification exhaustive de tous les partenaires évoluant dans le secteur pour établir un répertoire des intervenants, une meilleure coordination des interventions sur le terrain, une plus forte implication des collectivités dans la mise en œuvre et le suivi des actions d’éducation non formelle.
Pour Nouhoum Diakité, directeur du Centre National des Ressources de l’Education Non Formelle, l’Education Non formelle doit œuvrer aujourd’hui dans le sens de l’appui à la décentralisation pour satisfaire la forte demande de formation des ressources humaines dans les collectivités territoriales. « L’éducation non formelle constitue un levain crédible pour contribuer au démarrage du développement socio-économique de notre pays au regard du faible taux de scolarisation »,
a ajouté le directeur.

Auparavant, les participants ont assisté à la projection d’un documentaire de 6 minutes intitulé «L’école de toutes les chances» mettant en exergue les activités du centre de formation de Missabougou.
Oumar KANOUTE

 

JOURNEE INTERNATIONALE DES PERSONNES HANDICAPEES

Sous le signe du travail décent

 

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale a célébré hier lundi 03 décembre 2007 la journée Internationale des personnes handicapées. Le thème choisi cette année est: «Un Travail décent pour les personnes handicapées». C’est dans cette perspective qu’une conférence de presse a été organisée à la Maison de la Solidarité. Le principal conférencier était Alassane Bocoum, le directeur national du développement social.C’est en 1992 que la journée du 03 décembre a été proclamée « Journée internationale des personnes handicapées » par les Nations Unies, afin de mettre en place un programme d’intégration plus grande des personnes handicapées à la vie sociale, politique et économique.

Par ailleurs, cette journée est également l’occasion pour échanger sur les préoccupations des personnes handicapées dans la société.

C’est pourquoi, cette journée des handicapées vise à promouvoir une meilleure compréhension des problèmes liés au handicap et à mobiliser les énergies pour assurer le respect de la dignité, les droits et le bien-être des personnes handicapées.
M. Alassane Bocoum, le directeur national du développement social, dira dans son allocution que la problématique des personnes handicapées sur le marché de l’emploi est bien réelle.

Il dira par ailleurs que le chemin qui mène à l’emploi est parsemé d’embûches pour les personnes handicapées, malgré les compétences professionnelles intéressantes qu’ils ont.

«Aujourd’hui, l’espoir est permis, le gouvernement  fait de  l’emploi des personnes handicapées une de ses préoccupations majeures. Nous n’avons pas atteint la vitesse de croisière, mais il y a des avancées suffisamment significatives sur la question de l’emploi des personnes handicapées», a-t-il précisé.

 

Pour le directeur de la Fédérations Malienne des Personnes Handicapées (FEMAPH), le manque de formation des personnes handicapées est l’une des préoccupations majeures de la Fédération malienne des personnes handicapées.

«L’Etat a beaucoup fait mais il reste beaucoup à faire», a-t-il plaidé.
Selon Moussa Goulou Traoré, les associations des personnes handicapées doivent unir leurs efforts sous une seule bannière afin d’atteindre les objectifs fixés.
Répondant aux questions des confrères, le conférencier principal dira qu’il y a une fausse impression des gens sur les personnes handicapées. Selon lui, il y a beaucoup plus de personnes valides qui font la manche dans les rues.

«Il y a des structures  qui encadre les personnes handicapées ; et cela a réduit au maximum la mendicité de ces personnes», a dit l’un des conférenciers.

A noter qu’il y a toute une panoplie de manifestations qui s’étendent jusqu’au 12 décembre 2007, dont un défilé sur le Boulevard de l’Indépendance sous la haute présidence du Premier ministre Modibo Sidibé.

Adama DIARRA

 

 

FEBAK

Les ENSEMA, un port pour le Mali

 

La cérémonie d'ouverture de la 8è édition de la FEBAK officielle riche en couleurs a enregistré vendredi dernier la présence d'imminentes personnalités parmi lesquelles le ministre d'Etat Sénégalais en charge des Transports, les présidents des institutions de la République, les membres du gouvernement, les membres du corps diplomatique, les chefs de délégations des chambres consulaires Africaines et francophones.

 

En effet, l’ouverture de la 8ème édition de la Foire Exposition International de Bamako (FEBAK) s’est tenue en marge de la 33ème assemblée générale de la conférence permanente des Chambres Consulaires Africains et Francophones.

 

Comme l’a constaté le président ATT, une des attractions de la Foire est le pavillon stand tenu par le Sénégal à travers le Conseil Sénégalais des Chargeurs COSEC), un organisme pour la promotion et l'assistance aux importateurs et exportateurs du Sénégal. Il faut ajouter le Port de Dakar, les Ensema et d’autres entreprises de grosse pointure du Sénégal. 

 

Le DG du Cosec M. Amadou Kane Diallo, présent à Bamako pour la 8ème l'EBAK nous a déclaré que le Conseil Sénégalais des Chargeurs a pour missions entre autres la mise en œuvre de programmes l'amélioration des conditions du transport maritime et d'assistance aux chargeurs, la mise à la disposition des chargeurs de toutes les informations utiles à leurs transactions commerciales, la réalisation d'infrastructures publiques. C'est dans ce sens qu'il a mis en œuvre avec d'autres partenaires les Entrepôts du Sénégal au Mali EN.SE.MA qui a coûté près de 9 milliards de Fcfa.

 

Selon Grégoire Diata, directeur général adjoint Les entrepôts sénégalais du Mali constituent un port pour le Mali. Interrogé, il nous a confié que « participer à la Febak est devenu une tradition pour nous, port de Dakar, conseil sénégalais des chargeurs des entrepôts sénégalais au Mali. Avec l’ouverture des Ensema à Bamako, c’est encore avec beaucoup plus de volontarisme et d’engouement. Le Mali et le Sénégal dispense d’atouts certains pour développer les échanges : deux axes routiers, le chemin de fer, la navigation jusqu’à Ambidedji et la flotte aérienne.  Les Ensema sont une grosse capacité de stockage investi sur place au Mali pour un coût de quelques 9 milliards de fcfa. C’est un outil supplémentaire de notre coopération et un niveau de rotation plus rapide et plus sécurisé. Nous offrons là de quoi maîtriser les budgets de transport pour les opérateurs maliens».

 

La présence du Sénégal à la Febak respecte une tradition bien établie entre le Sénégal et le Mali à travers les opérations économiques et commerciales. Le Port de Dakar a été toujours de la partie au plus haut niveau avec la participation du directeur général du port, Bara SADY et certains de ses proches collaborateurs. Le port de Dakar est situé à l’intersection des principales routes maritimes desservant la Côte Ouest Africaine (C.O.A.).  Le Comité International Système de l’Association Française d’Assurance Qualité/ Association Française de Normalisation (AFAQ/AFNOR) a annoncé au Port Autonome de Dakar la Certification ISO 9001 version 2000 du processus pilotage des navires à l’entrée comme à la sortie.

La philosophie des acteurs portuaires du Sénégal est que le Port de Dakar soit la porte d’entrée naturelle du Mali sur la mer. Au nom de l’histoire et la géographie et surtout des 1228 km qui séparent les deux pays, nos relations économiques sont condamnées au partenariat. « Nous avons une relation économique sociale renforcée par l’histoire et la culture. Ce n’est pas un problème de concurrence entre pays portuaires
Il dispose d’une situation géographique exceptionnelle (pointe la plus avancée de la C.O.A) à l’intersection des lignes reliant l’Europe à l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord à l’Afrique du Sud. Idem pour le conseil sénégalais des chargeurs et de nombreuses autres entreprises  du pays de la Teranga ».

 Amadou Diakité

 

 

 

Par LE POUCE
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Lundi 3 décembre 2007

JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA

 La lutte se gagnera dans la durée

 

C’est parti depuis le samedi 1er décembre 2007 au Mali pour la commémoration de la journée mondiale de lutte contre le sida. Ce moment intense et entier de communion de la communauté internationale face à cette épidémie aux effets dévastateurs, était placé sous la haute présidence du chef de l’Etat, Amadou T Touré, président du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida. Il avait à ses côtés les membres du gouvernement, le corps diplomatique, les partenaires techniques et financiers, les associations de P.V.I.H.
Cette année, l’innovation est que la célébration coïncide avec la 6ème édition du festival «Ondes de liberté » créé en 1997 pour célébrer le pluralisme radiophonique au Mali. Le thème retenu est « radio et lutte contre le sida ». Les Maliennes et Maliens ont eu droit à un lancement couplé dont un des avantages aura été la mise à la disposition du haut conseil exécutif de lutte contre le Sida, des espaces de communication bien disponibles.
Plusieurs interventions, présentation et manifestation artistique et culturelle ont marqué l’évènement au Mali où tout un mois lui est consacré avec des parrains.

 

L’Afrique Sub-saharienne est la région la plus touchée du monde par le VIH/SIDA, car elle accueille 24.5 millions soit plus de 60% des personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVIH). Les jeunes, âgés de 15 à 24 ans sont parmi les plus touchés et enregistrent le plus grand nombre de nouveaux cas d’infections alors qu’ils représentent la main d’œuvre future des économies africaines.

L’épidémie sévit également au sein de la population adulte active. Ce qui constitue un sérieux handicap à la croissance économique des pays concernés, et à l’amélioration des conditions de vie des millions d’employés de la fonction publique, du secteur privé et de l’économie informelle.

 

Le secrétaire exécutif du Haut Conseil National de lutte contre le Sida, Malick Sène, après le rappel des circonstances dans lesquelles a été  institué la journée, en janvier 1998 à Londres, a précisé que « Cette journée est avant tout, une journée du souvenir, de commémoration, de réflexion, mais aussi de bilan et de perspective. Cette journée nous donne aussi une occasion appropriée pour réfléchir sur la situation de la pandémie dans le monde et surtout notre entourage immédiat. »

 

En se référent aux données de l’ONU Sida, il a indiqué que la prévalence est en train de reculer dans beaucoup d’endroits ; qu’elle se stabilise dans d’autres et que les nouvelles infections sont, elles aussi, en baisse.

M. Malick Sène a cependant voulu être prudent en réalité en annonçant que « l’Afrique demeure le continent le plus touché avec plus de 68% des personnes infectées dans le monde, soit 22,5 millions sur 33,2 millions.

Pour ce qui est du cas du Mali, M. Sène a indiqué : «Je dois avouer notre fierté légitime à cause de notre position parmi les pays où des percées décisives ont été observées. La séroprévalence a chuté de 1,7% à 1,3 en cinq ans, soit un gain de 0,4. Ces progrès ont été possibles grâce aux efforts importants consentis par notre pays avec un leadership sans cesse affirmé du Président de la République, avec l’ensemble de son gouvernement. J’associerai à ces éloges la société civile, le secteur privé, nos partenaires techniques et financiers, toujours à nos côtés. Le Mali est aujourd’hui le quatrième pays africains après le Botswana, la Namibie et l’Ouganda à avoir mis sous ARV 50% de leurs malades. Nous sommes exactement à 53% à ce jour et ceci n’eut été la révision toute récente des méthodes ».

Il a aussi porté à notre connaissance que le Mali a bénéficié de la plus haute note, « A », donnée à un pays par le Fonds global de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA, note attribuée à deux pays seulement de la région à laquelle appartient le Mali et qui englobe l’Afrique du Nord et le Moyen Orient.  Pour le secrétaire exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida, ces victoires sont certes, très importantes mais le chemin à parcourir reste long et même très long. Il a cité les grands défis à relever et mis l’accent sur les objectifs 2008.

 

Le secrétaire exécutif du HCNLS estime par ailleurs que « pour atteindre nos objectifs, nous sollicitons l’engagement de tout le peule malien, derrière vous, M. le Président, derrière son gouvernement, ses leaders politiques, administratifs, religieux et culturels, ceux du niveau central, régional que local. » Et à Malick Sène de poursuivre : « Cette lutte se gagnera dans la durée, dans le sérieux et dans la constance. Nous devons réussir pour nous-mêmes, et pour les générations futures, le pari d’un Mali sans sida ».

Le ministre de la santé Oumar Ibrahim Touré a indiqué que ces résultats obtenus par notre pays sont le fruit de l’engagement personnel du chef de l’Etat et celui de l’ensemble des acteurs de la lutte contre le VIH/SIDA. Il s’agit des acteurs de la société civile, du secteur public, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.

L’engagement politique a garanti l’accès universel à la prévention, aux soins et au traitement des personnes vivant avec le VIH d’ici à 2010, est certes un défi à relever, mais un défi possible car la volonté d’aboutir existe.

 

Aujourd’hui, les progrès, perceptibles dans les domaines de la prévention et de la prise en charge, devraient être renforcés et soutenus au niveau de tous les acteurs.

Les progrès ainsi réalisés ne doivent, cependant, pas nous faire perdre de vue l’ampleur des défis à relever. Nous devons consolider les acquis, car la situation épidémiologique requiert une grande vigilance. Nous devons donc intensifier les efforts en affirmant notre leadership à tous les niveaux aussi bien individuel que communautaire.

Le ministre de la santé a indiqué que c’est avec un leadership fort et la synergie dans nos actions que nous pourrons vaincre ce fléau.

Notre leadership nous interpelle tous à encourager nos concitoyens dans le changement de comportement et à aller vers le dépistage du VIH/SIDA pour bannir la « séro-ignorance ».
Pour Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, il s’agit de mettre la radio au centre de l’action, de permettre ou d’aider les communicateurs à mieux saisir et à mieux jouer leur rôle, d’inciter l’univers radiophonique à se mobiliser et à assumer une mission de leadership dans la lutte contre le VIH/SIDA.

Le président du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA, SEN Amadou T. Touré a fait observer une minute de silence en mémoire des victimes de la pandémie. ATT a indiqué que sans fausse modestie, il se réjouit des brillants résultats atteints ces dernières années. Selon le chef de l’Etat, il s’agit de résultats partagés de l’ensemble du peuple malien. Le président du HCNLS a exprimé toute sa satisfaction par rapport aux pourcentages atteints, dépassant de loin les normes fixées par l’OMS. « Notre pays a pu mettre sous traitement plusieurs malades du Sida ; précisément la prévalence au sein de la population générale a chuté. C’était 1,7 ; aujourd’hui nous sommes à 1,3%. Ceci n’est pas négligeable ».

Enfin, ATT a invité à plus d’engagement afin de maintenir le cap atteint. Il a donné une suite favorable aux doléances présentées par les associations de personnes vivant avec le VIH/SIDA. Celles-ci avaient demandé des périmètres irrigués et des logements sociaux.

Cette commémoration a été marquée par le lancement du site web du Haut Conseil de Lutte contre le Sida par ATT, et a vu la participation de plusieurs artistes. Des prix et couronnes ont été remis à ceux là qui se sont faits remarqués dans la lutte.

 

La mobilisation aura été grande, pleine et entière. Le secrétariat exécutif poursuivra sa mission tout au long du mois.

Tiémoko TRAORE

 

                                                                                                                                                                 

 

Cheickna H. DIARRA

 

ARTISANAT

Les teinturières hyper sollicitées

A moins d’un mois de la fête de la Tabaski, les teinturières de notre capitale sont de plus en plus sollicitées. Rien qu’en descendant dans les quartiers de Bamako, on aperçoit çà et là des aires de teinture.

Nous sommes à Lafiabougou, chez Maïmouna, teinturière de son état. Avec dix années d’activité derrière elle, cette dame est dévouée à son métier. En cette période, ses lieux ne désemplissent pas. Elle emploie une quinzaine de jeunes femmes. « Les périodes avant les fêtes sont particulièrement juteuses », reconnaît Maïmouna. Les variétés vont des couleurs uniques au « ficha » (multi couleurs), il y a tout l’éventail de choix. Le prix du  mètre de tissu à l’indigo varie entre 500 à 7500 Fcfa, selon la qualité du bazin. L’écrasante majorité de la clientèle est constituée de femmes. Elles ne sont pas que Maliennes, mais d’autres pays de la sous-région. « En cette période, mes clientes du Sénégal et du Burkina Faso m’appellent pour faire leurs commandes », lance-t-elle. Non seulement Maïmouna semble être satisfaite de son gain, mais également ses employées trouvent aussi leur compte. «Dès fois, je peux avoir 4000 à 5000 FCFA par jour », confie Salimata. Par ailleurs, grâce à la teinture, Maïmouna arrive à faire face à ses dépenses familiales, payer la scolarité de ces six enfants. Si les teinturières, à l’instar de Maïmouna, se frottent bien les mains, les eaux usées de cette activité, elles ne cessent de détériorer considérablement notre cadre de vie.
Oumar KANOUTE

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les sursis

 

Par l’effet du sursis, le condamné est dispensé provisoirement d’exécuter sa peine et il le sera définitivement si sa conduite a été satisfaisante pendant un délai d’épreuve. Il s’agit donc d’un sursis à exécution de la sanction, non pas un sursis au prononcé de la condamnation.

 

Le sursis comporte trois modalités : le sursis simple, le sursis avec mise à l’épreuve (ou probatoire) et le sursis associé à un travail d’intérêt général. Le juge, après avoir reconnu la responsabilité du prévenu, lui accorde un délai d’épreuve pendant lequel le prononcé de la sanction est différé et si à l’expiration de ce délai, la conduite a été satisfaisante, la sanction ne sera pas prononcée.

 

Le sursis simple permet de soustraire le condamné aux influences pernicieuses de la prison et réduit les risques d’une récidive en faisant planer la menace d’une révocation.

 

Quant au sursis avec mise à l’épreuve, il consiste à ne pas faire exécuter certaines peines d’emprisonnement dans l’immédiat et à demander, au terme d’un délai de deux ans, la grâce du condamné. A divers égards, les trois sursis n’obéissent pas aux mêmes règles. Le sursis simple s’applique bien aux personnes morales qu’aux individus.

 

S’agissant des individus, le sursis n’est applicable que si le prévenu n’a pas été condamné, au cours des cinq années ayant précédé les faits. S’agissant des personnes morales, le sursis peut être prononcé si la personne morale n’a pas été condamnée dans les mêmes cinq ans pour crime ou délit de droit commun.

 

Le sursis s’applique à presque toutes les peines. En ce qui concerne les individus, le sursis peut être accordé non seulement pour l’emprisonnement, l’amende mais aussi pour les peines complémentaires. Le sursis probatoire s’applique aux condamnations à l’emprisonnement prononcé pour une durée de cinq ans, au plus, en raison d’un crime ou d’un délit de droit commun. Par ailleurs, le sursis assorti de l’obligation d’accomplir un travail d’intérêt général s’applique indépendamment du passé judiciaire. Ce sursis s’applique seulement à l’emprisonnement.
Oumar KANOUTE

 

 

 

COOPERATION MALI-LUXEMBOURG

Renforcement des capacités en statistiques

La Direction Nationale de la Statistique et de l’informatique a organisé un séminaire de présentation et de diffusion des résultats du projet «STATDEV», financé par la coopération Luxembourgeoise ; le jeudi 29 novembre 2007 au grand Hôtel de Bamako. Le séminaire avait pour thème « Pauvreté, Institutions, marché  du travail et capital humain (santé/éducation) au Mali ». La cérémonie était dirigée par le représentant du ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce M. Mamadou Traoré et le Directeur National de la statistique et de l’informatique.

 

Selon M. Traoré, l’information statistique joue un rôle fondamental dans le processus de développement économique et social. Et qu’elle est au cœur de tout processus de planification.

M. Traoré dira que dans le PDES de son excellence Amadou T. Touré, le gouvernement du Mali a fait de la lutte contre la pauvreté son principal cheval de bataille et a mis en place depuis 2002 un cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP). Et que pour faire face à cette situation, dira-t-il,  il est « indispensable de créer une dynamique de valorisation des données par les chercheurs et les statisticiens locaux.

 

C’est ainsi que dans le cadre du protocole d’accord signé le 12 décembre 2006 entre le grand-Duché de Luxembourg et la République du Mali, est né le Projet STATDEV. Ce protocole a comme objectif spécifique de fournir, des outils d’aide à l’élaboration et au suivi des programmes et projets de lutte contre la pauvreté à travers notamment le renforcement des aptitudes à l’analyse approfondie des données et à la rédaction de rapports au profit de statisticiens et de chercheurs maliens.

 

Les 28 et 30 septembre 2005, s’est tenu à Bamako un atelier de planification participative du cours duquel les objectifs et les résultats du projet ont été définis à travers l’élaboration de son cadre logique. C’est à la suite de la conférence tenue par le centre d’Etude en Population, pauvreté et Politiques Socio économiques (CEPS/INSTEAD) les 6 et 8 novembre 2007, que l’équipe malienne a présenté trois thèmes relatifs : la mesure de la pauvreté au Mali, la pauvreté et le capital humain au Mali et la pauvreté et le marché du travail au Mali. A la suite du séminaire, les participants sont parvenus aux conclusions suivantes : l’insuffisance de diffusion des rapports produits par la DNSI, l’insuffisance de financement des  enquêtes statistiques, la pertinence des études présentées pour mieux valoriser les données d’enquête d’une part et orienter les politiques de développement d’autre part, la nécessité de la prise en compte de plusieurs dimensions dans l’analyse de la pauvreté, l’urgence d’une nouvelle enquête lourde sur le budget et la consommation des ménages genre Enquête Malienne d’Evaluation de la Pauvreté 2001pour mieux appréhender les consommations et les dépenses des ménages, enfin la nécessité d’orienter les études présentées vers la formation de politiques et d’ouverture de nouvelles pistes de recherche.
En plus de ces résultats, les participants ont fait les recommandations suivantes : une meilleure diffusion des productions de la DNSI ? la réalisation d’une nouvelle enquête budget consommation des ménages et d’une enquête qualitative sur la pauvreté des ménages et des individus et enfin la finalisation des études présentées en tenant compte des observations faites notamment la formation de politiques et l’ouverture de nouvelles pistes de recherche ont-ils conclus.
D.M. KONATE (stagiaire)

 

 

 

33EME SESSION ASSEMBLEE DE LA CONFERENCE PERMANENTE DES CHAMBRES CONSULAIRES AFRICAINES ET FRANCOPHONES

Bilan de mi-parcours

 

La chambre de commerce et d’industrie du Mali a tenue sa 33ème session le vendredi 30 novembre 2007 au centre International de conférence de Bamako. La cérémonie « tait dirigée par M. Ibrahima N’Diaye ministre de l’emploi et de la formation professionnelle représentant le premier Ministre M. Modibo Sidibé, M. Jeamille Bittar Président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mali, son Excellence Mme Bâ Fatoumata Nènè Sy, ministre de l’économie et des finances, M. Gabin Haman, chargé d’affaire de la commission européenne.

 

M. Bittar dans son intervention a présenté l’historique de la chambre du commerce du Mali. La conférence Permanente des chambres consulaires Africaines et Francophones, créée en 1973 à l’initiative des Présidents Georges Pompidou, Houphouët Boigny et Léopold Sédar Senghor se veut un cadre d’échanges et de concertations entre les milieux d’affaires de l’espace francophone, d’Europe, d’Afrique et du Canada. La tenue périodique des sessions de l’Assemblée Générale de la conférence permanente nus offre l’occasion de faire des bilans à mi parcours de la coopération inter consulaire et de pouvoir dégager les voies et moyens pour la renforcer a-t-il dit.

 

Selon M. Bittar, dans les objectifs et stratégies, la CPCC AF se veut un relais efficace des politiques de l’aide publique au développement, voire un instrument de promotion et de développement des entreprises africaines aux fins de leur intégration dans l’économie de marché.

M. Bittar dira que «de 1973 à nos jours la CPCCAF à contribuer, à la réalisation d’enquête sur les besoins du secteur privé en matière de formation professionnelle, au renforcement et l’équipement de l’institut consulaire d’étude et de formation (centre de formation de la CCIM créé en 1957) par la chambre de commerce de MEUTHE et MOSELLE de Nancy, la mise en place du centre de conciliation et d’arbitrage (CECAM), la créatif du centre de formalité des entreprises (CFE) en 1996, à l’organisation des archives de la chambre de commerce et d’industrie du Mali, à l’équipement par l’Assemblée Permanente des chambres de Métiers de France du centre de ressource de l’Assemblée Permanente des chambres de Métiers de Mopti et enfin de l’organisation au Mali des 2èmes rencontres de l’ingénierie de la formation des chambres consulaires.
Le président de
la République, son Excellence Amadou T Touré dans son PDES, a déclaré à plusieurs occasions que le secteur privé doit être le moteur de notre économie et lui a réservé une place prépondérante », a-t-il dit.
Enfin, il ajoutera que le monde des affaires se réjouit de la présence des hôtes à Bamako et a souhaité que leurs séjours soient mis à profit pour des rencontres, échanges et partages d’expériences avec le maximum d’opérateurs économiques du Mali et surtout découvrir l’important potentiel économique de notre pays.

Il a enfin invité les délégués à la cérémonie d’ouverture de la 8ème édition de la Foire d’exposition Internationale de Bamako (FEBAK) qui a ouverte ses portes le même jour dans l’après midi.

D.M. KONATE

 

 

COUPE AMILCAL CABRAL DE FOOTBALL

Une bonne entame pour les Aigles

 

La 17ème édition de la coupe Amilcal Cabral a démarré le vendredi 30 novembre dernier en Guinée Bissau. Elle regroupe huit équipes nationales de l’Afrique de l’Ouest dont en poule A : la Guinée Bissau (pays organisateur), la Mauritanie, le Sénégal, et la Sierra Leone. La poule B : le Mali, la Gambie, le Cap Vert et la Guinée Conakry.

 

En match d’ouverture la Guinée Bissau est mal entré dans la compétition en perdant devant son public face au Sénégal 0-1. En deuxième match le samedi, les Aigles du Mali ont gagné face aux Gambiens sur le score de 2 buts à zéro dans un match très disputé.

C’est ainsi que la mi-temps était intervenue sur le score nul et vierge 0-0, une mi temps légèrement dominée par les Aigles. Mais cette équipe Malienne manquait en première mi-temps de percussion et d’efficacité.

 

En deuxième période, les hommes de Cheick Omar Koné, sont venus par une très bonne disposition et dès la 3èmn de la deuxième période Bakary Coulibaly dit « Baco » marqua le 1er but. C’est jusqu’à la 88ème mn de jeu que  Souleymane Dembélé va doubler la mise.
Après cette première rencontre, on remarque que cette équipe des Aigles domine le jeu mais manque d’efficacité.
La compétition se poursuivra  jusqu’au 9 décembre prochain.
On ne peut que souhaiter bonne chance aux Aigles.

Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

29ème CHAMPIONNAT NATIONAL DE LAWN TENNIS

Sous le signe de la motivation des jeunes

 

Le terrain du tennis club de Bamako a servi de cadre le samedi dernier au coup d’envoi de la 29 championnat national de lawn tennis. La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Mohamed Traoré président de la Fdération Malienne de Tennis. C’était en présence de M. le DG de la DHL au Mali et de plusieurs membres de la Fédération.

L’édition de cette année est marquée par une très forte mobilisation des joueurs avec 233 joueurs, le record absolue, dont 33 Dames et 15 expatriés contre 137 l’an dernier. Selon M. Traoré président de la Fédération, l’édition 2007 est placée sous le signe de la motivation des jeunes. Le championnat national du tennis est le tournoi majeur de tennis au Mali. Il offre l’occasion à tous les participants de cette discipline (nationaux et expatriés) de prendre part. C’est pourquoi, chaque année des joueurs  d’autres pays participent au championnat national. Ils seront 16 joueurs expatriés cette année de différentes nationalités résidant au Mali (Européennes, Américains, Asiatiques et Africains) à tenter leur chance. Si en 2006, la motivation et le faible niveau des joueurs ont marqué la compétition, il en sera autrement cette année, car les joueurs sont assoiffés de jeu à cause du manque de compétition et sont décidés à lever la tête. Tous les grands joueurs du tennis national sont là cette année. Chez les seniors, Souleymane Sangaré (champion en titre), Madou Keïta (finaliste 2006)… sont les favoris potentiels, chez les Dames, Kadidia Dabo (championne en titre) Sitan Safé, Nassira Keïta, Batouma Touré (championne cadette 2006).

Ce qui explique que le 29è championnat National va être très disputé. Dans les catégories de jeunes, il faut s’attendre à des parties très animées, car depuis le démarrage en février dernier du programme JTI de l’ITF, les tous petits (cadets et minimes) n’ont pas manqué de compétition.

Les matchs se dérouleront aux Tennis club de Bamako coura et au Tennis club du Stade Omnisport Modibo Kéïta, dans les catégories simples Messieurs, simple Dames, Double Messieurs, vétérans, cadets (Garçons et Filles), Minimes (Filles et Garçons).
Cette année les benjamins (10 ans et moins) aussi figurent parmi les participants.

Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

COOPERATION MALI-PAYS-BAS

Appui budgétaire non ciblé

 

La coopération entre le Mali et le Pays-Bas a évolué depuis 1995 jusqu’à nos jours dans plusieurs domaines de coopération à savoir le développement rural et Environnement, la santé, l’éducation et la Promotion de la femme.

 

C’est ainsi que le vendredi dernier dans la salle de conférence du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, les Pays-Bas représentés par son Excellence l’Ambassadeur Mme Ellen Van der Loan, ont signé un accord avec le gouvernement du Mali à travers M. Moctar Ouane ministre des Affaires Etrangères.
C’était en présence de trois ministres du gouvernement et de plusieurs personnalités du monde de la diplomatie de notre pays.

 

Cet accord destiné pour l’aide budgétaire générale sur la période de 2007-2009, d’un montant de 30 millions d’Euros (presque 20 milliards de FCFA), est signé suite à la conclusion d’un arrangement entre le Mali et six bailleurs de fonds pour harmoniser leur approche sur l’appui budgétaire. Ceci pour suivre la logique de la déclaration de Paris. Selon Mme Ellen, la première tranche de 6.559.570.000 FCFA sera versée avant la fin de l’année 2007. Les prochaines tranches, d’un même montant seront en principe versées au courant du premier trimestre de 2008 et 2009. Elle ajoutera que « ce programme a pour objectif de soutenir les efforts du gouvernement du Mali dans la mise en œuvre du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP) et ainsi, aider le gouvernement du Mali dans ses efforts pour l’atteinte des objectifs de développement du millénaire. Plus particulièrement le programme aidera le gouvernement à atteindre des réformes structurelles dans le domaine de la bonne gouvernance (la réforme de la justice, la lutte contre la corruption et la gestion des finances publiques), la décentralisation et pour le renforcement de la stabilité économique du Mali ».

M. Ouane de son côté a souligné que « cette option permet, d’une part, de rendre les actions de développement plus efficaces au profit des couches les plus vulnérables et, d’autre part, de prendre des mesures appropriées à court et moyen termes, en vue d’une utilisation rationnelle des ressources internes et externes. L’accord qui vient d’être signé, constitue à l’évidence, un jalon important dans la dynamique de l’excellente coopération qu’entretiennent le Mali et les Pays-Bas », a dit M. Ouane.

Cet appui budgétaire général s’ajoute aux appuis budgétaires sectoriels dans les domaines de l’éducation et de la santé à environ 18 milliards de FCFA par an.

Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

 

COOPERATION MALI-DANEMARK

Signature de deux conventions

 

Après la signature de la convention de financement pour le secteur hydraulique en novembre 2006, le gouvernement du Mali, représenté par M. Moctar Ouane, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et le gouvernement du Danemark, représenté par Mme Margit Thomsen, l’Ambassadeur de ce pays au Mali, ont signé deux conventions de financement le vendredi dernier dans la salle de conférence du MAECI. C’était en présence de plusieurs personnalités diplomatiques. La première porte sur le programme de la Promotion de l’Emploi dans le secteur privé d’un montant de 13,2 milliards FCFA.

Les programmes s’étalent sur les 5 années à venir. Les programmes sont liés, ils portent tous les deux sur le secteur prive. Le programme d’agriculture a pour but de contribuer à la modernisation de ce secteur c'est-à-dire passer d’une agriculture de subsistances à une production agricole plus commerciale, pour laquelle il y a un énorme potentiel au Mali. La modernisation du secteur agricole ne demande pas seulement une amélioration des méthodes de culture pour chaque paysan, mais l’aspect de commercialisation est tout aussi important. Le désenclavement et le programme de la Programme de l’emploi jouent un rôle important. L’objectif est que ces deux programmes soient complémentaires et qu’ils arrivent à créer un effet de synergie. Les deux programmes attachent également une grande place à la déconcentration des services de l’état et à la décentralisation. Sur ce dernier point, les collectivités territoriales des régions de Mopti et de Ségou seront fortement impliquées et responsabilisées.

Le renforcement des capacités est un point important commun aux deux programmes notamment au niveau des organisations professionnelles du secteur agricole et du secteur privé.

Selon Mme Margit « ces deux conventions qui ont été signées aujourd’hui signifie que la coopération entre le Danemark et le Mali est en train de prendre racine, et sa continue avec d’autres activités en 2008. C’est cette coopération qui a été lancé lors de l’inauguration de la première ambassade du Danemark au Mali en novembre 2006. La collaboration entre nos deux pays de cette première année a eu lieu dans son esprit de dialogue, de franchise et de disponibilité ». Et elle a saisit l’occasion pour remercier les autorités maliennes pour tout l’appui et la bonne collaboration durant cette période.

Quant à M. Ouane, il a affirmé que « toutes les dispositions seront prises afin d’assurer la bonne mise en œuvre de ces deux conventions de financement, et vous demander, Madame l’Ambassadeur de transmettre aux autorités de votre pays les remerciements du gouvernement du Mali et gratitude du peuple malien ».
Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

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