Lundi 3 décembre 2007

Journal Le Pouce du lundi 03 Décembre 2007

 

BAVURE AU GRAND MARCHE

Des loubards de Boubacar Djigué battent à mort Aba Maïga !

           

            De plus en plus, certaines personnes demandent des services des gros bras, pour assurer leur sécurité sans en mesurer les conséquences. Les bavures que ceux-ci peuvent causer dans l’accomplissement de leur travail, sont en effet à craindre. Aujourd’hui, c’est devenu une mode très en vogue de voir des personnalités de la société civile, des opérateurs économiques, se faire accompagner par ces jeunes vigiles, qui pour la plupart, ne savent ni lire ni écrire et qui n’ont reçu aucune formation pour assurer la sécurité.        Et pourtant, les forces de sécurité sont mieux indiquées pour assumer cette mission avec efficacité. Hélas, par méconnaissance ou par simple entêtement, on continue par faire recours aux services de ces brutes au cerveau vide!

            L’Etat qui aurait dû intervenir pour réguler ce secteur très sensible, ne lève même pas le petit doigt. Conséquences : les bavures se succèdent et ne se ressemblent pas.

Ce qui s’est passé le samedi 1er décembre 2007au grand marché de Bamako, à l’ex-immeuble ‘‘Maurel et Prome’’, et plus précisément devant les établissements Boubacar Djigué et frères, est simplement révoltant ; dépassant l’entendement et nous interpelle tous ; autorités aussi bien que citoyens. En effet, il y a eu mort d’homme et non assistance à personnes en danger !

            Le jeune commerçant Almahady Maïga dit Aba, domicilié à Badalabougou, âgé de 31 ans, vendeur de produits cosmétiques à la Place de République, a été froidement abattu dans une ruelle du grand marché par des loubards recrutés par Boubacar Djigué. Blessé grièvement et transporté à l’hôpital, Aba succombera des suites de ces blessures.

Au fait, comment en est-on arrivé à cette situation dramatique ?

             Selon nos sources, un bras de fer opposait les jeunes commerçants de la rue Mohamed V et Boubacar Djigué, propriétaire de la boutique qui est la pomme de discorde. Tout est parti d’une histoire de terrasse dont le propriétaire de la boutique, Boubacar Djigué avait interdit l’accès aux commerçants détaillants du voisinage. Pour que cette mesure d’interdiction soit respectée, il recrutera des loubards pour garder les lieux. Non seulement, ses loubards ont interdit à Aba et à ses amis commerçants de s’installer sur la terrasse de la «boutique Boubacar Djigué et frères», mais également, ils ont interdit à ces jeunes d’occuper l’endroit autorisé par les responsables chargés de la gestion du lieu.

            Toujours selon nos sources, le samedi 1er décembre 2007, aux environs de 12h, le vendeur de produits cosmétiques Aba a voulu traverser la cour de «la Boutique Boubacar Djigué & frères» pour aller acheter son repas. Sur la route, il est intercepté par deux loubards qui ont crié: «Au voleur !» (pour faire cyniquement croire qu’il s’agit d’un voleur !). Du coup, les deux loubards se sont mis à tabasser Aba sous les yeux impuissants de ses amis et des passants.

            «Ils le cognaient sans arrêt sur sa tête jusqu’à ce qu’il soit terrassé. Nous avons alerté la Protection Civile qui l’a aussitôt transporté à l’hôpital. Une fois arrivé à l’hôpital, on nous a demandé de faire une radiographie. Juste quelques minutes après la radio, il rendit l’âme. Il y avait des fractures sur sa tête », s’est confié un témoin oculaire. «Avant d’en arriver là, Boubacar Djigué nous disait avec orgueil que ses loubards tueront tous ceux qui s’installeront devant sa boutique et que l’argent réglera la suite », a-t-il jouté.

            Saisi par l’affaire, les gendarmes du Camp I arrêteront «Barssa», l’un des deux loubards qui ont passé à tabac le jeune commerçant Almady Maïga alias Aba.

Adama DIARRA

 

 PARTI CITOYEN POUR LE RENOUVEAU

Ousmane Ben Fana bientôt destitué ?

 

La création du Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR) avait été saluée par de nombreux Maliens, même si les observateurs avisés émettaient des réserves par rapport à sa longévité. Le constat est qu’il règne en ce moment au sein du PCR un climat de mécontentement généralisé. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est partie de la composition du gouvernement de Modibo Sidibé. Rien ne va plus entre le président Ousmane Ben Fana Traoré, son secrétaire général Modibo Soumaré et de nombreux membres du bureau national du PCR.

Ils sont nombreux a boudé, depuis quelques moments, les réunions ordinaires et extraordinaires du parti. La majorité écrasante est pour le départ de Ousmane Ben Fana Traoré qui a failli en venir aux mains avec son secrétaire général au cours d’une réunion. Depuis le Dr Soumaré et autres indignés ont arrêté toute activité au sein du parti ; et ce, jusqu’à nouvel ordre.

 

Ousmane Ben Fana Traoré qui rentre d’une rencontre de l’internationale libérale, aura en face de lui de vrais bagarreurs, prêts à le déposer à l’occasion d’un congrès dont la date sera fixée sous peu. Le PCR n’aura pas comblé les attentes de ses militants et sympathisants. Ces détracteurs avaient raison de prédire que les jeunes dirigeants de leur formation politique n’allaient pas s’entendre. Le doigt est surtout pointé sur Ousmane Ben Fana Traoré qui a pris trop de goût pour les responsabilités et qui ramène tout le parti à lui seul. On va lentement et sûrement vers son...destitution. Va-t-il l’accepter ? En tout cas, rien ne va au PCR. Aucun maquillage ne saurait le démentir. Cadres et militants en ont ras-le bol. La rupture politique entre le Président et certains de ses camarades clés est une réalité.

 

Le Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR) est un parti jeune sur l’échiquier politique national. Né d’une scission du Mouvement Citoyen, le PCR s’est montré au départ très ambitieux ; non pas pour conquérir le pouvoir, mais dans le cadre du soutien à ATT et d’effort sur le terrain, pour mieux s’implanter sur l’échiquier politique national. Il aura fallu une volonté ferme pour mettre en place ce parti, puisque les initiateurs n’ont pas bénéficié du soutien des hauts responsables du Mouvement Citoyen. Qu’à cela ne tienne, grâce à la perspicacité des initiateurs, le parti a vu le jour et sa première participation aux élections remonte aux derniéres élections législatives partielles. Pour les élections législatives de 2007, le PCR qui misait gros n’a pu avoir qu’un député en commune III du District de Bamako en la personne de Mme Touré Safiatou Traoré.

Après ces élections les responsables du parti sont à présent à couteaux tirés. Ceux qui espéraient tant devenir membres du gouvernement ont été désillusionnés.
Il semblerait que cette déception a ses origines dans les incompréhensions au sein de l’instance dirigeante du parti qui a pris la mesure de l’égoïsme des uns et des autres. Dès lors, le parti est à la croisée des chemins.

 

Selon certains de ses initiateurs, il y a lieu de prendre ses responsabilités pour sauver ce qui peut encore l’être. Cela est pertinent quand on sait que plus on laisse perdurer les problèmes moins il devient facile de les résoudre.
Avec cette conviction de certains ténors du PCR, il faut s’attendre à ce que des remues ménages interviennent dans les prochaines semaines.
Selon les mêmes sources, il n’est pas exclu qu’on en arrive à l’organisation imminente d’un congrès extraordinaire, pour mettre de l’ordre dans la maison !

Ainsi, les membres du parti, considérés comme étant responsables des problèmes qui le minent aujourd’hui, seront purement et simplement remerciés. Parmi eux, il est de plus en plus question du président Ousmane Ben Fana et d’autres camarades qui ont d’ailleurs été cooptés par les premiers initiateurs du PCR. C’est donc un grand bouleversement qui s’annonce au PCR. L’objectif visé par cette décision est d’insuffler une nouvelle dynamique au parti, afin de faire efficacement face aux élections communales, les dernières élections régulières avant la fin du second mandat du président Amadou T Touré. Cette détermination des ténors du PCR marque leurs ambitions pour les échéances futures. Ont-ils les moyens de leurs ambitions ? Tout est surtout une question d’organisation, de méthode et de détermination. Pour eux, il s’agira de transformer le PCR en un véritable parti républicain, résolu à continuer la marche vers un parti politique d’envergure, capable de relever les plus grands défis qui se posent aux formations politiques de notre pays. Ils ont donc un travail de titan à abattre pendant ce second mandat d’ATT, pour être au rendez-vous des élections qui consacreront la succession de celui-ci. Ces responsables ont donc devant eux un exercice de remise en cause de soi, qui passe par un ménage sans complaisance. Espérons seulement que le parti en sortira grandi après la destitution de son président.
Tiémoko TRAORE

 

 

8ème FEBAK

Un espace privilégié d’affaires

Décidemment, le président de la République ATT aura eu un week-end très chargé. C’est de Tombouctou où il a procédé le matin du 30 novembre 2007 dernier à la mise à l’eau du Canal de la ville, que le commando parachutiste a sauté dans l’après-midi, sur le site de la foire avec l’importante délégation qui l’accompagnait.
En l’absence du Premier Ministre en mission à Djeddah, l’honneur est revenu au ministre de l’Emploi et de la Fonction publique Iba N’Diaye (intérimaire), d’accueillir le président de la République. Il avait à ses côtés Jeamille Bittar, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali.
Depuis trois éditions la BDM-SA est le sponsor officiel de la foire Exposition de Bamako, une foire professionnelle pour la promotion des produits, des entreprises. Sur ce haut lieu de rencontres d’échanges où se tissent de réelles relations entre opérateurs, nous avons constaté la présence des Tunisiens, des Marocains, des Sénégalais, des Asiatiques.
Le maire du District de Bamako Adama Sangaré a dit que la FEBAK, c’est le signe particulier d’un Bamako qui garde son âme depuis qu’il existe. Au delà de la compétition, la FEBAK est un rendez-vous du donner et du recevoir qui ambitionne de créer un réel pôle économique à Bamako en vue d’aider, de contribuer à consolider notre croissance économique nouvellement émergeante.

Nous vous proposons un extrait du discours de Jeamille Bittar, Président de la CCIM

                                                                                                                                      

«La cérémonie solennelle d’ouverture de la 8ème édition de la Foire Exposition Internationale de Bamako revêt aux yeux des opérateurs économiques du Mali un évènement de haute portée nationale, sous régionale et internationale.

 

La volonté politique des plus hautes autorités de l’Etat, mais aussi et surtout l’engagement personnel de Son Excellence le Président de la République à travers des actions concrètes ont permis au secteur privé malien de jouer pleinement le rôle qui est le sien dans la création des richesses nationales indispensables à tout progrès économique social et culturel.

 

Nous nous réjouissons du fait que la FEBAK constitue de plus en plus un espace d’affaires mais aussi et surtout un cadre d’échange et de  partenariat qui gagne sans cesse en crédibilité à chacune de ses éditions.

 

La présente édition se veut surtout une Foire professionnelle basée sur la promotion des produits et des entreprises.

 

Pour la présente édition, l’organisation de la FEBAK a enregistré la participation de plus 17 pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Europe avec plus de 220 exposants, ce qui lui confère davantage l’enjeu qu’elle représente sur le plan international voire mondial.

 

Est-il un secret de polichinelle de vous annoncer que la 8ème FEBAK qui se déroule sur fonds propre, sera largement excédentaire et engrangera des retombées financières qui pourraient atteindre le Milliard pour le Trésor Public Malien.

 

Une motion spéciale est adressée à la BDM – sa sponsor officiel de la 8ème FEBAK, j’allais dire sponsor traditionnel de la FEBAK puisqu’elle en est à sa 3ème fois, toute chose qui concrétise et crédibilise ses missions de banque de développement et d’accompagnement des opérateurs économiques. Que les responsables de la BDM – sa trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude et l’assurance de notre collaboration franche et totale.

 

Cependant Excellence Monsieur le Président de la République, l’arbre ne doit pas cacher la forêt et aucune occasion n’est de trop pour évoquer la nécessaire reforme de notre institution consulaire, notamment la relecture des textes pour lui permettre de répondre efficacement aux exigences des temps modernes ». 

 

Jeamille Bittar a saisi cette occasion solennelle et opportune pour adresser ses remerciements très sincères à tous les pays amis qui, par leur participation, rehausse la qualité de cet évènement mais aussi et surtout renforce les relations commerciales souvent millénaires qui lient les opérateurs économiques de nos pays respectifs.

 

Intervention de Mme la Ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie

 

« Les Maliennes et les Maliens par ma voix, vous expriment toute leur joie et leur reconnaissance pour avoir accepté de faire le déplacement de Bamako et de partager ces moments d’intenses activités commerciales, industrielles, artisanales et même touristiques »,  a indiqué Mme Ba Fatoumata Néné Sy.

Poursuivant avec son discours, Mme la ministre précisera : « Comme chacun le sait, la part du commerce africain représente seulement 2% du commerce mondial et porte essentiellement sur les produits naturels dont la transformation se fait hors du continent. Il s’en suit inévitablement la perte de la valeur ajoutée qui aurait produit des emplois dont le continent a fortement besoin ».

 

C’est pourquoi dira-t-elle: « Une des solutions à l’hypothétique question de l’immigration dont souffre la jeunesse africaine reste le renforcement des investissements pour réaliser non seulement des richesses, mais également créer des emplois dont la rareté constitue un véritable cauchemar pour la plupart des pays à travers le monde».

 

Consciente de l’impacte de la  FEBAK, Mme la ministre fera savoir que: «Cette initiative de haute portée patriotique du secteur privé malien a révélé tout le bien que les pouvoirs publics attendent de ce secteur comme locomotive du développement économique durable. En effet, la FEBAK se positionne aujourd’hui comme un espace privilégié d’affaires et surtout d’échange qui gagne en crédibilité à chacune de ses éditions».

 

Mme Ba Fatoumata Néné Sy a donné l’a   assurance aux opérateurs économiques que son département apportera toute son expertise pour faire de la FEBAK, au-delà  de son caractère évènementiel et festif, un véritable forum du donner et du recevoir conformément aux orientations du Président de la République contenus dans sa récente lettre de cadrage, véritable feuille de route pour la mise en œuvre de son Programme de Développement Economique et Social (PDES) dont chacun des six axes prioritaires ne peut trouver sa plénitude sans l’implication du secteur privé et de la Société Civile.

 

Enfin, elle a exhorté la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali et toutes les structures d’encadrement du secteur privé à relever les défis majeurs d’un Mali économiquement fort que le Président de la République appelle de tous ses vœux.

Le Chef de l’Etat après la coupure a procédé à la visite des 300 stands d’exposition. Tout au long de cette visite, SEM Amadou Toumani Touré a échangé, en compagnie du ministre d’Etat sénégalais, avec les opérateurs économiques maliens et les étrangers participants à cette 8èeme édition. Un moment fort qui aura permis à ATT de jauger une fois de plus son aura

Auprès de cette couche dont l’importance n’est plus à démonter dans le développement économique du Mali et sur laquelle il compte pour réussir son PDES.

C’est autour d’un rafraîchissement que le Chef de l’Etat a pris congé après plus de 2 heures de visites des stands.

Youma

 

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Des infrastructures de taille pour le personnel

 

Le rêve est devenu réalité depuis le samedi 1er décembre pour le personnel de la présidence qui est logé dans des bureaux flambants neufs offerts à eux par la coopération sino-malienne. Ils n’ont plus qu’à se mettre au travail pour traduire concrètement le PDES, le cheval de bataille du président de la République Amadou T. Touré.

Les nouveaux bureaux du secrétariat général de la présidence de la République à Koulouba ont été inaugurés le samedi 1er décembre 2007 par le chef de l’Etat Amadou T. Touré. C’était en présence des membres du gouvernement, de l’ambassadeur de Chine au Mali, l’entreprise chinoise, les anciens secrétaires généraux qui se sont succédés au Mali. Le premier secrétaire général de la présidence fut Bakara Diallo, ancien gouverneur de Gao des années de l’indépendance, qui passe actuellement une paisible retraite chez lui à Missira.

Cinq mois seulement après sa prise de fonction, le chef de l’Etat mettait l’administration au cœur de ses préoccupations. C’est pourquoi disait-il, un gros effort d’équipement des administrations en matériel moderne et performant, sera fait. Sa volonté de bâtir une présidence moderne, se justifie si on remonte à son premier mandat présidentiel.
Les travailleurs de la présidence bénéficient ainsi d’un environnement calme, flambant neuf, conviviale. Fruit de l’excellente coopération sino-malienne, l’immeuble est inauguré à deux niveaux et contient 87 bureaux, 4 salles de réunions, une salle informatique. Cet imposant bâtiment, bâti sur une superficie de 7400m2 a été construit par une entreprise chinoise sur une période de18 mois et est situé non loin du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale.

 

L’ambassadeur de Chine au Mali a dit qu’au moment où ils allaient fêter le 47ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques, il voulait remettre les clés de ce bâtiment au chef de l’Etat pour sceller ces relations. Cet immeuble constitue à leurs yeux un précieux cadeau offert par le peuple chinois au Mali.

 

Il faut signaler que les travaux d’architecture avaient été supervisés par le Premier ministre Modibo Sidibé, ancien secrétaire général de la présidence. Il a été indiqué que le style architectural de l’immeuble est le résultat d’un compromis entre l’expression d’une part, d’un style néo soudanais, à travers le traitement vertical des façades, la multiplication des arcades, les profils et les angles arrondis ou adoucis ; et d’autre part, la manifestation de l’ouverture sur l’architecture des temps modernes avec la partie chinoise.

 

Pour sa part le chef de l’Etat n’a pas caché tout le plaisir qu’il ressent en inaugurant ces nouveaux bureaux. C’est pourquoi, il a tenu à remercier la République populaire de Chine à qui il a par ailleurs exprimé toute sa gratitude au peuple et à son président.
Ce bâtiment offert par le président chinois à titre gratuit vient magnifier une fois de plus la coopération entre nos deux pays.

Le président de la République a aussi annoncé que d’autres bâtiments comme la DAF et les logements seront à reprendre. Ils seront rénovés dans les années à venir (le Palais de Koulouba). ATT a aussi parlé de la modernisation des installations et des commodités, tout en respectant l’architecture soudano sahélienne.
L’inauguration a pris fin par un cocktail. Vivement pour d’autres infrastructures du genre.
Sinaly

 

 

REBELLION AU NORD MALI

« La rébellion n’est pas un crime ! », plaide Ag Bibi

 

«Je suis un rebelle et fils d’un rebelle… » C’est par ces propos surprenants que le député élu récemment à Abéïbara, s’est exprimé lors de l’atelier organisé par le FDR sur la sécurité, la stabilité et le développement dans l’espace Sahélo Saharien. L’honorable Ahmed Ag Bibi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, dans son intervention, s’est expliqué  sans ambages. Nous vous proposons ici l’intégralité  de ses déclarations… fracassantes.
 « Moi, Ahmed Ag Bibi, je suis député élu dans la circonscription d’Abéibara, signataire de l’Accord d’Alger de juillet 2006, également porte-parole de l’Alliance Démocratique pour le Changement (ADC).

 

D’abord, moi je suis un rebelle et fils d’un rebelle ; en même temps je suis malien et fier d’être malien. Donc, pour moi la rébellion n’est pas un crime, c’est pour réclamer des droits. Depuis l’indépendance, nos ancêtres ont signé pour être malien, trois ans plus tard, il y a eu la rébellion de 1963. La cause était bien connue à l’époque : le communisme. Après 40 ans, le sud a renversé le régime. Il y a des liens. De 1963 jusqu’à nos jours, nous n’avons rien vu dans la région de Kidal.

Et pourtant, il y a eu suffisamment de temps pour faire du changement dans le domaine du développement. En 1963 et 1997 il y a eu rébellion, tous les cadres arabo-touaregs qui ont été intégrés après le pacte de 1992, devraient être intégrés depuis l’indépendance. Malgré les difficultés et par manque d’une vision de solution malienne, ils n’ont trouvé d’autres moyens que la rébellion pour réclamer leurs droits. C’est pourquoi je dis que la rébellion n’est pas un crime ; mais pour entrer en possession de ses droits. Je propose qu’il y ait une conférence nationale malienne pour que nous discutions de nos problèmes, et nous arriverons à trouver une solution inch allah.

 

Depuis toujours, le nord, plus précisément la région de Kidal ne connaît que les horreurs de la guerre. Il faut expliquer ce qui s’est passé depuis 1963. Beaucoup de choses se sont passées. Il y a eu des massacres et l’humiliation. C’est ça la solution malienne. De 1963 jusqu’en 1990, ces populations n’ont connu que la brimade, la prison sous une administration militaire sévère. La Région de Kidal est gérée par une administration militaire sévère qui a carte blanche pour faire ce qu’elle veut. Là, on n’est loin de trouver une solution. Si on n’est pas dans la même logique, on ne va pas s’en sortir.
La rébellion s’explique par toutes ces injustices.

 

Actuellement, la rébellion est menée par les enfants qui ont échappé au massacre de 1963. Le pacte de 1990 n’a pas été appliqué et nous savons que plusieurs milliards ont été investis pour le développement des régions du nord. Tout cet argent a été détourné pour enrichir des individus malveillants, chargés de la gestion de ses fonds. Ce problème de détournement à aggraver le problème du Nord. Kidal ne reçoit pas grand-chose par rapport au Sud ; ça il faut le savoir. Nous demandons à nos frères du Sud d’accepter le partage. Nous sommes des frères et des associés.

Il y a une commission bilatérale entre l’Algérie et le Mali, mais ces deux pays, c’est-à-dire mon pays et l’Algérie n’ont pas la volonté de gérer le problème. C’est pourquoi tous nos produits viennent de l’Algérie par contrebande. Ce n’est pas légal ! La région de Kidal est la plus enclavée du pays. A chaque saison sèche, des hommes et les bétails meurent de soif. A Kidal, il n’y a aucune véritable route, même pas un centimètre de route bitumée.

Il n’y a ni hôpital pour les hommes ni de vétérinaire pour les animaux. Kidal, contrairement à toutes les régions du pays, n’a pas accès à l’eau ; ça tout le monde le sait. Nous les rebelles, nous demandons qu’il y ait des routes bitumées à  Kidal, mais ces routes profiteront à tous le Mali entier. Tous les maliens emprunteront ces routes…

 

Cessons de rendre Kidal responsable des maux de ce pays. Il faut avoir le courage d’accepter le problème que nous vivons. On dit que c’est un problème récurrent, parce que on n’a pas cherché de solution. La solution ne se trouve pas à l’extérieur, c’est seulement nous qui pouvons la chercher. C’est un problème maliano-malien.

 

Réunissons-nous au tour du pacte et nous trouverons la solution malienne à ce problème qui n’a que trop duré !»

Propos recueillis par

Adama DIARRA

 

FDR

Un atelier sur le Nord-Mali

 

Face à la situation qui sévit au nord du Mali, le Front pour la Démocratie et la République (FDR), a organisé les 30 et 1er décembre 2007 derniers, un atelier sur la sécurité, la stabilité et le développement dans l’espace Sahélo Saharien. Ledit atelier a regroupé non seulement les membres du FDR, des représentants du gouvernement, la société civile, mais aussi les pays voisins qui connaissent le même problème d’insécurité à savoir le Niger, la Mauritanie. Les honorables et autres membres du Nord-Mali ont pris part à cet atelier de deux jours. Les travaux de ces deux jours était dirigés par le nouveau président du FDR, Tiébilé Dramé.

 

Deux tables rondes étaient au programme dont les thèmes étaient : « Les causes, manifestations, conséquences et caractéristiques des rébellions au Mali et au Niger » et «Les nouvelles dimensions de la crise du Nord : Trans-nationalité, trafics de drogue, de cigarette, circulation des armes, islamisme».

 

A travers cet atelier, le FDR entend rechercher et apporter des réponses démocratiques durables à une crise qui dure.

Par ailleurs, le FDR et les participants à cet atelier,  en plus des solutions et des efforts du gouvernement du Mali, comptent proposer des réponses émanant de la société civile, des organisations et partis démocratiques des pays de l’espace sahélien. Et ce, pour améliorer la gouvernance et impulser un développement durable dans ces régions.

 

Pour le représentant de la Fondation Friedrich Hébert, Daouda Doumbia, l’initiative du FDR à s’attaquer à la crise du Nord-Mali, qui tient en haleine tous les citoyens maliens est à saluer. « Aucun développement n’est possible sans la sécurité et la paix » a-t-il ajouté.
Adama DIARRA

 

Par LE POUCE
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Lundi 26 novembre 2007

PROTECTION DES ENFANTS

Les journalistes mis à contribution

 

Le gouvernement du Mali, en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers (PTF) et la société civile, mène une campagne nationale pour protéger plus de 2,8 millions d’enfants de zéro à cinq ans contre la rougeole, la poliomyélite, la carence en vitamine A, le paludisme et les vers intestinaux. Cette campagne nationale, deuxième du genre en Afrique, après celle tenue en Angola, se tiendra du 13 au 19 décembre 2007 sur toute l’étendue du territoire national. En prélude à cet évènement, le Centre National d’Information d’Education et de Communication pour la Santé (CNIECS) a organisé, jeudi dernier, une journée d’information et d’orientation à l’intention des journalistes sur la campagne intégrée.

 

Les objectifs spécifiques de la formation des journalistes sont: partager les informations sur la campagne intégrée, afin d’informer et d’éduquer un maximum de Maliens, motiver une participation générale à la campagne des leaders d’opinion, des décideurs au niveau des cercles, et les populations; reconnaître et encourager des informations sur le déroulement de la campagne dans les régions afin de fournir une information consistante et correcte sur le déroulement de la campagne.

 

Par ailleurs, cette campagne, dont le slogan est « Foire santé  Keneya Sugu », cinq bénéfices en une action ! » a pour objectif le renforcement et la protection contre la rougeole en vaccinant 95% des enfants de 9 à 59 mois; le renforcement et la protection contre la poliomyélite en vaccinant  95% des enfants de 0 à 59 mois. La protection de 80% des enfants de 6 à 59 mois et de 80% des femmes en post partum immédiat ; la protection de 80% des enfants de 12 à 59 mois et de 80% des femmes en post partum  immédiat contre les vers intestinaux. Egalement, la protection contre le paludisme en distribuant des moustiquaires imprégnées d’insecticide à 80% des enfants de moins de 5 ans. Le coût de cette campagne intégrée est estimé a plus de 6 milliards de Francs CFA.
Oumar Kanouté

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

La garde a vue

 

La loi ne prévoit pas de quelle manière les témoins ou le suspect sera contraint de déposer. Il faut entendre par là, non pas seulement faire d’eux-mêmes des déclarations, mais répondre aux interrogations qui leur sont adressées. Il suffisait de permettre à la police, pour provoquer déclaration et réponses des témoins ou du suspect, de garder ceux-ci à sa disposition pendant un certain temps. C’est ce qu’on appelle la garde à vue.

L’individu qui en fait l’objet, est privé de sa liberté d’aller et venir, il est maintenu contre son  gré au besoin, et sous la vue (d’où le nom) des représentants de la force publique, dans des locaux qui sont en général ceux de la police. La garde a vue, qui d’ailleurs ne peut être décidée que par un officier de police judiciaire est réglementée d’une manière qui s’efforce d’éviter les abus. En premier lieu, la garde à vue est limitée dans sa durée.

A part les hypothèques concernant le terrorisme et la drogue, en général, en Droit commun, la garde à vue ne peut excéder quarante huit heures, soit deux jours ; soit un premier délai de vingt quatre heures, éventuellement prolongé d’une durée égale par autorisation écrite du procureur de la République (ou du juge d’instruction quand il intervient), s’il existe contre la personne gardée des indices graves et concordants de nature à motiver son inculpation.

En deuxième lieu, la garde à vue est entourée d’un certain nombre de formalité : la durée des «auditions», les repos qui les ont séparées, le début et la fin de la garde à vue ainsi que ses motifs, sont mentionnées par le procès verbal d’audition, ainsi que sur le registre spécial tenu dans tout local de police destiné à la garde à vue. En troisième lieu l’examen médical de la personne gardée à vue peut être ordonné par le procureur de la République, durant la première période de vingt quatre heures. Si ces diverses dispositions protectrices de la liberté individuelle ne sont pas observées, des sanctions seront alors envisages.

Oumar Kanouté

ASSOCIATION DE JEUNES AVOCATS DU MALI (AJAM)

Présentation du projet de plan d’action biannuel 2007-2009

 

L’Association des Jeunes Avocats du Mali (AJAM), créée il y a 10 ans, a organisé le samedi 24 Novembre 2007 dans la salle de conférence du tribunal de la commune III, une conférence de presse animée par son président Me Alassane Diop. C’était en présence de Mme Keïta Lalé Meriem Zouboye la représentante du ministre de la justice, de Me Hamidou Daou secrétaire général de l’AJAM et de plusieurs membres du bureau.

Après la mise en place d’un nouveau bureau composé de 11 membres à l’issue de l’Assemblée Générale du 8 septembre dernier, l’AJAM a choisi cette occasion pour présenter son nouveau bureau, son projet de plan d’action biannuel et décrier les maux qu’elle est confrontée.

 

C’est ainsi que M. Diop dans son exposé liminaire a d’abord rendu hommage aux pères et aux aînés qui ont beaucoup fait dire l’ancien bâtonnier Me Demba Traoré, Me Drissa Traoré ancien ministre de la justice etc… Ensuite il a fait savoir que l’AJAM est une association qui fait partie du conseil de l’Ordre des avocats du Mali. Elle a comme objectifs visés, le renforcement des capacités des jeunes avocats ; opérationnaliser le centre de formations des avocats, offrir aux jeunes avocats un logement, une assurance de sécurité sociale et les frais de première installation ; pérenniser des activités de consultations gratuites ; obtenir l’institutionnalisation de cette journée par le barreau et le ministère de la Justice, célébrée au mois de juin de chaque année, et étendre les services des avocats.

 

Pendant son mandat, le bureau de l’AJAM compte mener des activités comme la formation continue sur les séminaires, les conférences et les colloques ; tenir des consultations gratuites, organiser des tours juridiques régionaux, la gestion et prise en charge des flagrants délits, des détenus de Bollé et des mineurs ; instituer « la journée du jeune avocat ».

 Pour que ses activités soient une réalité l’AJAM compte sur le partenariat du conseil de l’ordre, une banque de la place et sur le département des domaines et du cadastre.

Enfin il a fait savoir que l’AJAM est confrontée à des problèmes tels que la concurrence déloyale, la confraternité, le manque de solidarité, de la formation et le renouvellement des textes.

 

Dans ses réponses par rapport aux questions posées par les confrères sur le moyen de financement, sur l’adhésion et sur son objectif principal, le conférencier dira que « Nous allons nous appuyer sur l’assistance technique et financière de nos partenaires, du conseil de l’ordre des Avocats et le gouvernement.

 Pour adhérer à l’AJAM, il faut être inscrit au Conseil de l’Ordre des Avocats et avoir au moins 40 ans. L’objectif principal de l’AJAM est de mettre en place un certain nombre de plans pour redynamiser l’association », a conclu M. Diop
Siriman Doumbia (stagiaire)

 

JOURNEE INTERNATIONAL DES ENFANTS

Le Parlement National des Enfants soucieux du sort des enfants

 

Dans le cadre de la célébration du 20 novembre journée internationale des enfants, le Parlement National des Enfants a organisé, samedi dernier, une conférence débat à la cité des enfants ? sise à Niamakoro. Le thème de cette conférence était «Les enfants dans la société malienne d’aujourd’hui. Quelle problématique?»

 

Pour le conférencier, Docteur Moussa Sissoko, président du CONAFE, les enfants sont des sujets de droit. Ils ont non seulement des droits mais également des devoirs. Il a ensuite défini l’enfant comme un être humain de moins de 18 ans. Les enfants bénéficient de nombreux dispositifs qui les protègent aujourd’hui, au nombre desquels : la convention relative aux droits des enfants, l’ordonnance N°02-06 de juin 2002 portant code de protection des enfants.

 

Pour le conférencier, les enfants doivent être les protagonistes de leur propre devenir. A en croire le conférencier, les mutations sociales urbaines ont incontestablement affecté les enfants. Ce qui fait qu’ils sont souvent victimes de nombreuses déviances. Et trois catégories d’enfants sont dans cette situation: «Les enfants qui dorment dans la rue, ceux qui évoluent dans le secteur informel et les enfants désoeuvrés».

Le conférencier a par ailleurs regretté la démission des parents dans la prise en charge des enfants. «La plupart des enfants n’arrivent pas à étudier car les parents sont incapables de payer leur scolarité », a déclaré Docteur Sissoko. Selon M.Sissoko, le problème des enfants est très crucial. Pour y remédier, il faut respecter l’opinion des enfants et promouvoir le dialogue entre les parents et leurs enfants. Répondant aux questions du public à savoir les causes de déviances chez les enfants et ce que les parents doivent faire devant cette triste réalité, le conférencier dira que l’exode rural et les medias ont des impacts sur le comportement des enfants et les parents sont appelés à jouer leur partition.

Oumar Kanouté

 

ASSOCIATION MALIENNES DES EXPULSES

Halte aux expulsions des Maliens de l’Extérieur !

 

A l’occasion de l’arrivée de M. Brice Hortefeux, Ministre Français de l’immigration et de l’identité nationale, l’Association Malienne des Expulsés (AME), à travers son président, M. Ousmane Diarra a animé un point de presse le samedi dernier au siège de ladite association. C’était en présence de M. Mamadou Keïta, secrétaire général de l’AME et en collaboration avec des représentants des collectifs de soutien des expulsés dont MM. Nouhoum Keïta et Mohamed Cheick Tabouré.

M. Diarra, dans son exposé liminaire, a soulevé deux points à savoir la situation actuelle de l’arrivée des expulsés, et dénoncé les expulsions abusives des Maliens de Libye. Il a par ailleurs posé la question de savoir quel est le but de la visite de M.Brice Hortefeux à Bamako, le mardi prochain ?

 

«Actuellement au Mali, on note l’arrivée en moyenne de deux expulsés venant de France. Aucun accueil n’est prévu au niveau de l’Etat malien. L’Etat accueille des groupes plus nombreux d’expulsés et leur donne souvent un pécule, c’est le cas pour les expulsions massives, notamment de Libye. Pour les expulsés de France, c’est « la galère » ! Des l’arrivée à l’aéroport, la plupart des temps, les expulsés arrivent totalement démunis et sans avoir pu contacter leurs familles. Ayant souvent refusé l’expulsion, ils ont subi des violences physiques et psychologiques de la part des policiers. De janvier 2007 à novembre 2007, nous avons enregistré 479 Maliens expulsés de France, débarqués par Air France, 97 par d’autres compagnies telles que la CAM, Royal Air Maroc, Air Sénégal International et d’autres. 25.000 expulsions avant la fin de l’année 2007 dont 4.000 Maliens, tel est l’objectif des drames humains qui souhaite générer la politique du ministre sinistre Hortefeux.

 

Il a fait savoir aussi que la Libye vient de porter un douloureux témoignage sur la qualité de l’estime de nos compatriotes qui ont longtemps suivi et espéré un lendemain meilleur des bienfaits de l’intégration africaine. Cette espérance dans les discours et les rapports de fraternité énoncés, a fait place aujourd’hui a un rejet immédiat, sinon une volonté manifeste de procéder à des arrestations et des détentions contraires aux principes de bons et amicaux historique liens entre les Etats africains, a déploré M. Diarra.

 

Il se demandera pourquoi on n’a pas averti la presse pour ce qui concerne l’arrivée de M. Hortefeux ? De toute les façons, les autorités maliennes doivent refuser de se rendre complices de ces expulsions massives en acceptant quelque forme de contrepartie que ce soit par rapport à cette caution inique de la politique actuelle de la France en matière d’immigration.
Siriman Doumbia (stagiaire)

 

AFFAIRE COOPERATIVE DE CONSOMMATION DE SOGONIKO

Les députés de la Commune VI s’en saisissent

 

La cour de l’école fondamentale de Sogoniko a servi de cadre hier dimanche 25 novembre 2007 à une assemblée générale d’information des populations sur le morcellement de la coopérative de consommation du quartier. Ont pris part à cette assemblée, les députés ADEMA Bouba Traoré et UDP Kalifa Doumbia, Mamadi Konaté ancien député, ancien secrétaire général des jeunes de la commune VI, ancien membre du BEN de l’UNJM, membre du conseil communal, le chef de quartier de Sogoniko Lassina Sangaré, les membres de la coopérative de consommation.

 

Dans un exposé long et détaillé, Sinko Coulibaly qui fut pendant 18 ans inspecteur général de physique- chimie, a mis  les uns et les autres au même niveau d’information de ce qui a été manigancé par la mairie.

Le morcellement récent de la coopérative de Sogoniko n’a pas été vu d’un bon œil par la population. Le vieil enseignant à la retraite a surtout chargé le maire Souleymane Dagnon a qui il avait tout dit concernant la coopérative et qu’il considère, comme animé de mauvaise foi.

 

Tour à tour Mamadi Konaté, ancien secrétaire général des jeunes, actuellement membre du conseil communal, l’ancien commissaire de police, Tiécoura Coulibaly et d’autres notables sont intervenus pour apporter leur contribution et amener les gens à plus de retenue.

Mamadi Konaté estime que tout ce problème a pour base Amadou Diakité, secrétaire administratif de la coopérative de consommation. Ce dernier dit avoir racheté la structure.
Au cours de leur intervention, les députés Bouba Traoré et Kalifa Doumbia ont pris à bras le corps la question. Désormais ils en font leur affaire et s’emploient pour que Sogoniko garde sa coopérative. Il a été préalablement demandé à Mamady Konaté de mettre à la disposition des honorables députés, tous les documents concernant la coopérative. Ils ont demandé à l’assistance de leur faire confiance pour la manifestation de la vérité dans le calme et le respect des différentes parties.

Au cours de cette assemblée générale, Sinko Coulibaly a informé les participants du contenu de la correspondance datée du 20 novembre 2007 qu’il a adressée au Procureur de la République du tribunal de la commune VI.. Il a informé ce dernier de la menace dont il est l’objet et a demandé que sa sécurité soit assurée.
La Rédaction

 

COMPAGNIE AERIENNE DU MALI

Le nouveau MD87 de 99 places, attendu ce lundi

 

Sauf changement de dernières minutes, c’est en principe ce lundi 26 novembre 2007 que le nouvel aéronef de la Compagnie Aérienne du Mali (CAM) de type MD 87 atterrira à l’aéroport international de Bamako- Sénou, en provenance de l’Italie avec, à bord Abdrahamane Berthé, le directeur général de la CAM et une équipe de collaborateurs.
La réception du MD87 de 99 places se fera à l’aéroport de Bamako- Sénou, en présence de l’autorité de tutelle. Avec cette acquisition, la CAM renforce ses capacités opérationnelles afin de desservir davantage le Mali, d’autres pays africains et l’Europe.

Créée en avril 2005, la CAM amorce ainsi un nouveau tournant de son évolution. Il s’agit pour les responsables de faire de la compagnie, un standard international pour la clientèle.
Le nouveau Mac Douglas aux couleurs de la CAM, viendra s’ajouter aux deux appareils dont dispose la compagnie.

L’avion qui sera réceptionné par les autorités ce lundi aux environs de 13 heures, est un appareil d’une capacité de 99 places avec 20 places business et 79 places économiques ;
Dès la semaine prochaine, à savoir le 1er décembre, la CAM va desservir Dakar, Abidjan, Lomé, Cotonou, Conakry. Il est prévu la desserte de Brazzaville en vol direct à partir du 20 décembre. Les responsables comptent également accroître l’activité domestique à destination de la Venise malienne.
Tiémoko TRAORE

 

 

PRIMATURE

Le Premier Ministre Modibo Sidibé à Djéddah depuis hier

            Le Premier Ministre MODIBO SIDIBE s’est rendu à partir du dimanche 25 novembre 2007 en Arabie Saoudite où il prend part, aux côtés de son homologue le Premier Ministre du Niger, aux travaux de la Table Ronde des Bailleurs de Fonds pour le financement des barrages de Taoussa au Mali et de Kandadji au Niger.

            Le projet d’aménagement de Taoussa a été conçu par le Gouvernement du Mali pour promouvoir le développement durable de la zone de la boucle du Niger entre Tombouctou et Gao par la construction d’un ouvrage de régulation du débit du fleuve Niger. L’objectif recherché par le Gouvernement est de faire de Taoussa un pôle de développement dans cette partie du territoire national et réduire la pauvreté par la réalisation de périmètres irrigués, la continuité du transport fluvial et routier par la création d’une jonction entre le trafic fluvial de Tombouctou à Taoussa et une route Taoussa-Gao à construire, la création d’un port de pêche et la production d’énergie hydro-électrique.  C’est la deuxième fois que Maliens et Nigériens font une démarche conjointe en direction des partenaires. Les résultats attendus de la Table Ronde sont de faire le point des annonces de financement des deux projets, de mobiliser les annonces faites afin de créer les conditions de réalisation rapide des ouvrages.

            Le Premier Ministre est accompagné des Ministres de l’Energie, des Mines et de l’Eau, et des Finances.

Bamako, le 24 novembre 2007                                                               

Le Conseiller à la Communication

                                                                                                                                                                  

Cheickna H. DIARRA

 

COOPERATION MALI-ALGERIE

 ATT en visite d’Etat à Alger

 

A l’invitation du Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire, Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika, le Chef de l’Etat a effectué une visite d’Etat de 48 heures en Algérie, du samedi au dimanche 25 novembre 2007

 

Au programme du voyage de Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République, Chef de l’Etat, des rencontres en tête-à-tête avec son homologue algérien, et des séances de travail entre experts maliens et algériens.

 

Liés par l’histoire, la géographie et la culture, le Mali et l’Algérie entretiennent des relations de coopération privilégiées qui remontent à la période des luttes d’indépendance. Ces relations de coopération sont appelées à se renforcer et à s’étendre à plusieurs autres domaines d’intérêt commun.

 

Avec son homologue algérien, le Chef de l’Etat a évoqué  les préoccupations d’ordre sécuritaire le long de la frontière commune.

 

Rappelons que ce voyage du Chef de l’Etat en Algérie intervient seulement un mois après la tenue de la Grande Commission Mixte de Coopération Mali – Algérie ici même à Bamako.

 Source: cellule de communication présidence

 

 

Par LE POUCE
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Lundi 26 novembre 2007

PERSPECTIVES DES COMMUNALES 2009 EN COMMUNE VI

Le maire enfoncera-t-il l’ADEMA ?

 
L’ADEMA-PASJ, après l’amorce de la réconciliation entre ses ténors en commune VI du District de Bamako (amorce de réconciliation qui semble d’ailleurs ne pas être du goût de tous), a des questions urgentes à résoudre. Il s’agit en l’occurrence de faire l’état des lieux de la section et de voir comment ce grand parti pourra ratisser large lors des communales de 2009. Lors des élections législatives passées, le parti a été battu à Sogoniko. Plusieurs observateurs n’ont pas compris cela dans la mesure où le maire de ladite commune est issu de l’ADEMA.

Depuis l’arrivée de Souleymane Dagnon à la tête de la mairie de la commune VI, les problèmes ne font que se multiplier. L’autorité municipale a du mal à s’imposer, à s’affirmer et cela en raison de la méthode peu orthodoxe de la gestion des affaires de la commune par le maire Souleymane Dagnon et surtout du morcellement que connaît cette entité..

En effet, ces dernières années, en commune VI du District de Bamako, il se produit fréquemment des remous. Ce qui est une manifestation éloquente du fait que le maire a du mal à insuffler au développement communal un souffle nouveau qui corresponde aux attentes des populations et à celles du parti. Les litiges fonciers ne font que se multiplier. Les exemples sont nombreux et, sans vouloir être exhaustif, nous n’énumérerons que quelques uns. On se rappelle en effet, de l’affaire dite Minancourou Daou qui a longtemps défrayé la chronique en commune VI. A cela il faut ajouter le litige foncier autour d’une partie du terrain de football de la cité BIAO. Il a opposé la mairie à des jeunes. Le marché de Faso Kanou, a été morcelé sans associer les riverains; Banankabougou, Sokorodji , Sénou connaissent de sérieux problèmes. La situation qui défraye la chronique actuellement est celle relative à la coopérative.


Ainsi, depuis l’arrivée de Souleymane Dagnon à la mairie de la commune VI, la tension ne cesse de monter entre les autorités communales et les populations, au point qu’il apparaît de plus en plus certain que l’actuel maire de la commune VI aura toutes les peines du monde à se faire réélire. Et, au-delà de Souleymane Dagnon, c’est la section VI ADEMA qui est interpellée à s’impliquer pour que la situation change dans cette circonscription électorale. Si rien n’est fait, c’est la menace qui planera sur cette autre ambition de l’ADEMA qui consiste à ratisser large aux élections communales afin de se faire élire le plus grand nombre de conseillers communaux dont plusieurs maires.


Il faut rappeler que l’ADEMA se fixe comme objectif de reconquérir le pouvoir en 2012. Pour ce faire, les ténors du parti ont envisagé de passer par des étapes bien spécifiques. Les élections de 2009 se préparent dès à présent. Il va falloir travailler à la réconciliation des cœurs et des esprits et aussi à trouver un représentant autour duquel l’unanimité sera faite.

            
En effet, après la réélection du président Amadou Toumani Touré qui était une étape importante, les responsables du parti avaient misé sur un grand nombre de députés et les résultats qu’ils ont obtenus aux législatives passées les mettent en confiance par rapport à leur ambition future. Cependant, les élections communales qui pointent à l’horizon, représentant la dernière étape des préparatifs de l’ADEMA dans la perspective des élections générales de 2012 pourraient réserver des surprises à l’ADEMA en commune VI. Il est donc aujourd’hui impérieux que les responsables de la section VI ADEMA prennent les devants pour corriger l’image du parti qui est train d’être ternie par certains responsables et militants du parti. La situation doit préoccuper quand on sait que la reconquête du pouvoir par l’ADEMA en 2012 passe par ses résultats aux élections communales de 2009. Les membres de la section VI ADEMA seront-ils prêts à sacrifier les perspectives du parti au profit d’un seul cadre ?

 En tout cas, c’est ainsi que se présente la situation.
Tiémoko Traoré

 

CSTM

Les dessous d’une grève

 

Le jeudi 22 novembre 2007, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali était en assemblée générale. Au cours de cette assemblée générale, le secrétaire générale de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo et les membres de son bureau ont décrété une grève de 72 heures à partir du mardi 27 novembre 2007.

 

Cette grève aura-t-elle lieu ? Voila l’une des questions principales que les intervenants se sont posée. Ces membres ont-ils confiance en leur secrétaire général ? En tous cas, c’est ce que nous avons cerné comme inquiétudes à travers l’intervention de certains membres de la CSTM, qui pensent que l’existence de cette centrale ne saura être prouvée qu’en partant en grève. «Un syndicat qui ne vas pas en grève est soit inexistant ou corrompu». Voila les propos d’un membre de la CSTM. D’autres membres du bureau pensent qu’il faut aller en grève parce que l’UNTM l’a fait et a obtenu gain de cause. Sommes-nous dans la logique du plagiat syndicaliste où l’on n’a d’autre motif de grève que d’imiter l’autre ? Certains sont allés jusqu’à dire que Siaka Diakité de l’UNTM est un plaisantin à la solde du gouvernement.

 

Si la grève de la CSTM aura lieu, elle se fera dans un désordre absolu, car la base est partagée entre l’incertitude et le pressentiment d’un fiasco. C’est également une base désinformée qui ira en grève. «Je ne suis pas au courant des 58 points de revendication et je ne sais pas quand est-ce qu’ils ont été élaborés…et ce n’est pas le jour de l’assemblée que vous allez remettre ces 58 points de revendication aux membres» a fustigé un autre membre. Des propos qui prouvent qu’au sein de la CSTM, la communication ne pas bien. Chose que le secrétaire générale de la CSTM Hamadoun Amion Guindo, a amèrement reconnu en ces termes: « effectivement, j’avoue qu’il y a un problème de communication, mais je ne sais pas à quel niveau il se situe, on aura besoin de l’appui des communicateurs dans ce sens». Malheureusement, « ce n’est pas le jour de la chasse qu’il faut  apprendre la chasse à son chien » dit un adage bambara. Comment une confédération après 10 ans d’existence, et qui se dit soucieuse des droits et conditions de vies de des membres pourra satisfaire les revendications de ses militant dans le trébuchement ? Hamadoun Amion Guindo est-il réellement dans le même bateau que ces les membres et militants de la CSTM ? Est-il l’homme qu’il faut  à la place qu’il faut ?

 

Entre les deux syndicats, c’est la rivalité et l’accusation fortuite et non la lutte syndicale qui est le combat pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs maliens. Les militants n’auront pas gain de cause dans ce tohu-bohu. Quand même, soyons sérieux !

Adama Diarra

 

 

SEMINAIRE GOUVERNEMENTAL 

Pourquoi les ministres doivent connaître le PDES ?

 

            Le gouvernement de Modibo Sidibé est à son deuxième séminaire. Après le premier organisé pour que les différents membres du gouvernement échangent en vue de mieux se comprendre et de s’imprégner des principes et méthodes de travail préconisés par le premier ministre, le second séminaire qui s’est déroulé la semaine dernière, vise l’objectif de permettre aux ministres de prendre connaissance du document de base de leur travail qu’est le Programme de Développement Economique et Social (PDES). L’organisation de ce séminaire à l’intention des membres du gouvernement, vient à point nommé dans la mesure où il est impossible d’appliquer efficacement quelque chose qu’on ne maîtrise pas. Le PDES est l’épine dorsale du second mandat du président Amadou Toumani Touré. Ainsi, après la réussite de son premier mandat, après la réussite de son premier mandat dont le slogan était «Retrouvons ce qui nous unit ». ATT, le Premier ministre, les membres du gouvernement doivent traduire dans les faits cet autre slogan dont l’ambition est la construction d’ «un Mali qui gagne».
            En effet, le président Amadou T. Touré, comme il a promis pendant la campagne présidentielle de 2002, est parvenu avec un succès inespéré, à réconcilier la classe politique. Ainsi, pendant le premier mandat, on a assisté à la cohabitation de l’ADEMA avec les partis qui animaient l’opposition politique.
            Cela a surpris plus d’un au sein de l’opinion publique nationale et traduit la confiance tissée entre ATT et les leaders des partis politiques. Pour ce qui est de son second mandat basé sur le PDES, il s’annonce à un moment de conjoncture économique et où la demande sociale est très forte. Pour cette raison, les membres du gouvernement Modibo Sidibé ont une obligation de résultat. Et le président Amadou Toumani Touré qui est à son second et dernier mandat, accorde une importance particulière à la réussite du PDES, c’est pour cela que le séminaire d’initiation des membres du gouvernement au PDES à une valeur hautement pédagogique.
            Ainsi, s’attend-on qu’au sortir de ce séminaire, les capacités des ministres seront renforcées afin de leur permettre de faire face aux préoccupations majeures des populations.
Tiémoko Traoré

 

 

 ISMAËL SACKO, PRESIDENT DE L’ ADEM

Le TOKTEN doit s’ouvrir aux jeunes diplômés des écoles techniques

 

Dans le cadre de la journée artistique et culturelle de Montreuil, l’Association des Diplômés et Etudiants Maliens de France a organisé une conférence débat, le 16 novembre dernier à Montreuil en région parisienne. Dans un entretien qu’il a bien voulu accorder à notre journal, le président de l’association présenté sa structure, parle des objectifs des actes posés.

Le Pouce: Qu’est-ce que l’ADEM

Ismaël Sacko: ADEM- France, c’est l’Association des Diplômés et Etudiants Maliens de France qui a 10 partenaires en Provinces (associations maliennes) et qui travaille avec 40 associations de migrants. Il est membre de CA d’Anima fac, partenaire d’Etudiants et développement (associations françaises). A Baltimore (USA), nous avons des relais, comme en Espagne. L’ADEM est composée de jeunes cadres maliens formés au Mali et en France et des étudiants. Actuellement, nous sommes en construction d’un partenariat avec l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) et le Medef.

Le Pouce: Depuis quand existe-elle ?

Ismaël Sacko: Pour combler le vide sur les diplômés maliens en France, notamment ces jeunes formés au Mali et qui se retrouvent en France pour une formation complémentaire, des étudiants de paris X (Nanterre, Paris8, Mulhouse, Paris5, Strasbourg) ont décidé en août 2003, de créer ADEM-France. Une assemblée générale constitutive afin de présenter l’association aux étudiants maliens a eu lieu dans l’enceinte de la résidence universitaire de Paris8. Le projet de statut présenté à l’assemblée a été amendé puis adopté.

Le Pouce: Quels sont les objectifs visés ?

Ismaël Sacko: Dans un premier temps, nous informons et orientons les étudiants dits « primo- arrivants » sur les structures d’accueil une fois en France. Pour des jeunes Maliens qui, depuis le Mali, souhaitent s’informer et qui prennent contact avec nous, nous leur donnons le maximum d’informations avant leur arrivée. Mais nous ne faisons pas l’accueil proprement dit.  Compte tenu de nos compétences, nous avons mis en place un pôle de compétences de nos membres au service des migrants qui sont porteurs de projets de développement dans les zones de départ. A cet effet, nous assurons l’accompagnement technique des projets, la mise en relation avec les bailleurs de fonds, au besoin, nous leur conseillons des stagiaires. Ce qui nous permet de concilier et de faire la passerelle entre les jeunes cadres et les migrants comme pour combler le fossé entre ces deux mondes. Le troisième objectif est la valorisation de la diaspora scientifique et technique au service du développement local.

Le Pouce: Peut-on savoir quelques actes posés ?

Ismaël Sacko: Nous participons via Anima fac (Anima fac est un réseau de 1000 associations d’étudiants sur le territoire national français dont ADEM est membre du CA) à des débats, forums nationaux, échanges internationaux sur l’amélioration des conditions de vie des étudiants étrangers. Ce qui nous a permis de participer aux échanges de l’Observatoire de la vie étudiante de Paris, il en est de même d’Education Sans Frontière avec lesquels nous avons ensemble défendu l’accessibilité et la facilité à la carte d’étudiants professionnels. Dans les médias français (radio campus Paris) ADEM a donné son avis sur l’inadéquation des lois en rapport avec l’immigration choisie qui précarise en moyen terme nos étudiants et que cette compétition défavorise aussi les étudiants africains, eu égard à leurs conditions d’études. En matière de développement, nous avons accompagné quatre projets des migrants originaires du Mali, Sénégal et de la Mauritanie qui a eu gain de cause. De même, dans le cadre du volet jeunesse co-développement, nous avons monté et encadré de projets porteurs ; ce qui a permis  à de nombreux jeunes d’aller s’enraciner au Mali: l’ADCY (Association pour le Développement du Cercle de Yélimané est un exemple concret). En lien avec des municipalités comme la ville de Montreuil, de Bagnolet ou la ville d’Aubervilliers, en plus de l’aspect accompagnement des jeunes, nous avons déjà organisé des débats sur « jeunesse et co-développement ».

Le Pouce: Comment percevez- vous l’implication de la diaspora malienne de France dans le développement socio- économique du pays d’accueil et d’origine ?

Ismaël Sacko: La diaspora malienne de France est très dynamique et porteuse d’initiatives louables. Grâce à celle-ci, le co-développement qui est un outil au service du développement des zones originaires des migrants, a vu le jour. Ceci dit, l’arbre ne doit pas cacher la forêt, juste pour dire que le manque de solidarité et de valorisation des compétences des uns ou des autres est un grand handicap. Faute de cohésion, notre diaspora aura du mal à se faire entendre pour défendre nos intérêts, même si certains par le biais des relations personnelles sortent du lot.

Des initiatives comme le PADDY, les réussites de Malamine KONE « Airness » (homme d’affaires), de Ladji DOUCOURE (sport), Moriba OUENDENO et Bocar BAGAKA (tous deux entrepreneurs) sont des exemples positifs qui donne l’espoir à la nouvelle génération.

Le Pouce: Comment comptez-vous vous impliquer par rapport à la valorisation des transferts de compétences ?

Ismaël Sacko: Ce sujet est à la fois passionnant, technique et politique. A la base, ADEM s’est engagée à constituer un répertoire de jeunes cadres maliens formés en France pour contribuer au renforcement des compétences locales. Loin sans faux, il ne s’agit nullement de réinventer la roue, nous souhaitons juste apporter notre modeste contribution. A ce propos, nous avons pris contact avec le TOKTEN Mali et le ministère des Maliens de l’Extérieur afin d’harmoniser ce projet. Capitaliser et valoriser les savoir-faire tant technique que scientifique est un objectif que nous souhaitons atteindre d’ici fin 2008. Dans cette lancée, nous avons profité de la semaine artisanale et culturelle malienne de France, suite à la sollicitation de la mairie de Montreuil, en collaboration avec l’ADCY et l’Association des Maliens de Montreuil pour tenir une conférence débat sur deux sous thèmes : « le transfert de compétences au service du développement du Mali », « l’entreprenariat des jeunes Maliens de France au service du développement du Mali ». Le 1er sous thème était animé par Justine MARTIN, étudiante en thèse. Elle a fait la corrélation entre « enseignement supérieur et développement » et Ismael SACKO (Président de ADEM) qui est intervenu en qualité de consultant en management et gestion de projets de développement sur « les aspects techniques et les dispositifs d’accompagnement existant ».

 Le second sous thème a été traité par deux jeunes entrepreneurs maliens : Moriba OUENDENO « PDG de « Moriba et les saveurs d’Afrique » et M. Bocar BAGAKA, gérant de « African, Food Industries ». Malgré la grève de Paris, une foule importante a fait le déplacement, dont 8 nationalités en plus des Maliens. A travers ce débat, nous avons souhaité mettre en osmose le monde des entreprises et celui des cadres et étudiants. Nous espérons à l’avenir travailler avec le Medef qui souhaite élargir son champ d’action à travers le networking, qui nous permettra d’échanger, de valoriser nos compétences et savoir- faire pour cadre, accompagner, faire le suivi et l’évaluation des projets de grandes envergures. A ce propos, nous voudrions que l’Etat malien au côté du Medef (patronat français) s’implique davantage afin d’initier des conventions de volontariat avec des entreprises étrangères installées au Mali, pour permettre à ces jeunes d’avoir une première expérience et d’éviter la déperdition. Aussi, nous pensons que le TOKTEN doit s’ouvrir aux jeunes diplômés des écoles techniques tel BTS, Bac pro en plus des doctorants. Cette ouverture permettra aux établissements comme l’ECICA, le CFP ou le CFTQ de bénéficier de l’expertise des jeunes Maliens du Nord. Le NTIC, l’écotourisme, l’agroalimentaire ou l’agrobusiness doivent être au cœur des actions de développement pour les décennies à venir. Pour éviter de tomber dans le communautarisme, nous travaillons avec d’autres jeunes issus d’horizons différents comme le Burkina Faso, le Maghreb et des Français. Enfin, l’A.P.E.J (Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes) a toute sa place dans ce dispositif et l’avons approché pour pallier au manque à gagner.

Interview réalisée par

Tiémoko Traoré

 

DEPRAVATION DES MŒURS

Qui veut regarder mon «baya» ?

 

Le Mali est un pays de tradition dont les mœurs sont rigoureusement respectées au pied de la lettre. A-t-on coutume de le dire avec fierté. Malheureusement, ce qui se passe ces dernières années dans notre pays, prouve que les mœurs sont bafouées et piétinés au vu et au su de tout le monde. Quels sont les vecteurs directeurs de ce phénomène de société qui prend de l’ampleur ici chez nous après les grandes capitales de la sous-région ? A qui la faute ? De toute façon, chacun se rejette la responsabilité. Et pourtant, le fait est bien réel.

 

De nos jours, voir le corps et même les parties intimes de la femme en plein air à travers la ville, est aussi facile que de l’eau à boire. Inutile d’aller chercher loin, elles passent et repassent sous nos nez nuit et jour. Auparavant, les personnes de moralités douteuses et surtout des étrangères vivant ici chez nous, étaient les seules à exposer leurs corps à qui veut le voir, mais aujourd’hui, force est de constater que la plupart de nos sœurs n’hésitent guère à emboîter le pas à ces dernières.

Pour mieux appréhender ce phénomène exhibitionniste à grande échelle, il suffit  de jeter un coup d’œil de gauche à droite, une fois arrêté aux feux de stop, surtout les soirées. Qu’est-ce que vous verrez ? De belles voitures, différentes couleurs de motos «Laharata», (pardon) « Jakarta» ; des mendiants de plus en plus jeunes avec des haches au cou….. ? Non ! Il y a aussi des parties sensibles ou plutôt sensuelles du corps, à moitié nues avec autour de la taille, des perles communément appelées «baya» en langue bambara. Pire, certaines d’entre elles vont jusqu’à faire des tatouages sur le  bas du dos, le bas ventre où même faire du piercing sur le nombril, le sourcil, la langue.. Bref ! Imaginez le spectacle que cette scène offre à voir. Tout cela parce que les filles suivent on ne sait quelle mode, sans avoir toujours du respect pour leur corps de femme. Cette scène insolite n’est-elle bien souvent à la base des accidents ?

 

En tout cas, il n’est pas évident pour un œil masculin d’être indifférent à ces scènes provocatrices. Pour ces filles, cela s’appelle: le modernisme. Dans leur jargon, le qualificatif utilisé est: «branché». Face à ce phénomène grandissant, les religions semblent être impuissantes. Les parents qui interdisent à leurs enfants de s’habiller à l’«occidental» sont traités de «gawa» ou «extrémiste». Dans ce cas, que faire ? Les autorités sont interpellées.

Adama Diarra

 

 

EXPEDITION HUMANITAIRE

La Fondation pour l’Enfance réceptionne du matériel

 

La cour de la villa N°2 de la Fondation pour l’Enfance, située en face du ministère des Finances a servi de cadre le samedi 24 novembre 2007 à la remise à la structure, d’un lot important de matériel par des amis français de CAEN. C’était en présence du Directeur de la Fondation Boubacar Papa Niang, du médecin stomatologiste à l’hôpital mère enfant, Hamady Traoré.

Après un premier passage en 2006 au Mali, le groupe que dirige Nicolas est dans nos murs pour la 2ème  mois  avec 10 tonnes de matériels destinés à la Fondation pour l’Enfance et à d’autres structures.

C’est lors d’un stage de formation sur la pathologie du nomma à Paris que le docteur Hamady Traoré a fait la rencontre du groupe. Il leur a exposé les problèmes de matériels que rencontrent nos structures pour pouvoir donner des soins de qualité et combler du coup les attentes des populations. A L’issue de ce plaidoyer, les amis français de CAEN, parmi lesquels des sapeurs- pompiers, ont pris à bras le corps des demandes du Dr. Hamady. Après plusieurs jours de route, ils sont à Bamako pour livrer le matériel médical, didactique, informatique et les vêtements.

 

La porte parole du groupe Nicolas a fait part de tout le plaisir que ressent le groupe d’apporter son appui à la Fondation et à l’amélioration des conditions sanitaires des populations.
Le lot est composé d’ordinateur, des respirateurs, de fauteuils roulants, de lits d’hospitalisation, de vêtements.

En réceptionnant les dons, le directeur de la Fondation pour l’Enfance a, aux noms de la présidente et de  l’administrateur délégué remercié les donateurs pour cet acte humanitaire. Selon lui, cette donation s’inscrit dans la continuité de l’action humanitaire qui est le credo de sa structure. Enfin il leur a donné l’assurance que les matériels seront employés judicieusement, et a remercié les membres de l’expédition humanitaire. Vivement pour la coopération humanitaire.
Sinaly

 

 

 

 

AFFAIRE SINKO COULIBALY

Un témoin trop gênant

Dans une correspondance adressée au procureur du tribunal de la Commune VI, Sinko Coulibaly informe ce dernier de la menace dont il est l’objet de la part de Bakary Sylla et consorts. C’est dire que la menace est réelle car Sinko Coulibaly est un témoin très gênant. Il reste à savoir jusqu’où iront les adversaires de ce commandeur de l’Ordre national, qui a pour seul tort de détenir des documents attestant que la coopérative de consommation a été attribuée à la population de Sogoniko.
Saisi officiellement, le procureur prendra les dispositions adéquates pour assurer la sécurité de Sinko.
La Rédaction

                                                          

 

 SINKO COULIBALY  P 5

                                                           VICE PRESIDENT DE LA COOPERATIVE DE

                                                           CONSOMMATION DE SOGONIKO

Objet: Note relative à la gestion

du local de la coopérative de

Consommation de Sogoniko

 

A Monsieur le Procureur de la Commune VI du District de Bamako

 

Monsieur le Procureur,

J’ai l’honneur de vous informer que la cour du local de la coopérative de consommation de Sogoniko a été  morcelée en deux lots par les autorités administratives de la mairie de la commune VI à la surprise de la population du quartier.

-         Lot N°AU/I, attribué à Monsieur Bakary Sylla en 1977 par l’administrateur délégué du District de Bamako. Fait surprenant, Bamako était commune en 1977 et non un District, ce qui fait douter de l’authenticité de la lettre d’attribution présentée par Monsieur Sylla aux autorités de la mairie de la commune VI.
- Lot N°AU/3, attribué à une coopérative de Sogoniko et l’identité de cette coopérative n’a pas été précisée.

Monsieur le Procureur, connaisseur de toutes les activités menées au sein de cette coopérative, je deviens un témoin gênant pour ceux qui veulent faire de ce local, appartenant à la population de Sogoniko, leur propriété privée. Témoin qu’il faut abattre par tous les moyens.

Monsieur le Procureur, ma vie est menacée, preuve, le dimanche 4 Novembre 2007, un envoyé de Bakary Sylla, le nommé Seydou Coulibaly s’est rendu chez moi à mon domicile, me sommant, au dire de Monsieur Bakary Sylla, de ne pas me mêler des problèmes de la coopérative de consommation de Sogoniko.
Monsieur le Procureur, je viens me confier à vous en vue d’assurer ma sécurité et celle de ma famille.
 -ci-joint les photocopies des documents tenant lieu de lettres d’attribution relatives aux lots ci-dessus indiqués.
Je vous prie de bien croire, Monsieur le Procureur aux assurances de ma considération distinguée.
Bamako, le 20 novembre 2007
le Vice Président de la coopérative de

Consommation de Sogoniko

                                                                      Sinko COULIBALY

                                                                      Commandeur de l’Ordre National du Mali

 

LEO CLUB DJIGUI

Faire de la route un endroit sûr

 

L’Hôtel Nord-Sud a abrité une conférence-débat le samedi 24 novembre 2007. Organisée par Leo Club Djigui (Leadership Experience Opportunity), cette conférence-débat dont le thème était « Le rôle de la société civile dans la sécurité routière », était animée par Moussa Bendeka, le président de CAPRIVES. 

 

Au fait, Leo Club Djigui est une association apolitique qui s’est investie dans la mission de sensibiliser et de conscientiser les populations sur les accidents routiers. Une mission dont le chemin est plein d’embûches tant le nombre de morts par accidents de la route ne cesse d’augmenter jour après jour. Selon les statistiques des accidents de la circulation routière au Mali par moyen de transport, il y a eu en somme 41.035 victimes. Parmi ces victimes, les deux roues viennent en première position avec 10.507 accidents, 5.656 tués, 18.964 blessés graves et 24. 621 victimes. A la deuxième position, il y a les transports en commun, puis les poids lourds et en dernière position, les véhicules légers. «Des chiffres exorbitants qui dépassent l’entendement», a souligné le conférencier.

 

Dans son exposé sur diaporama, Moussa Bendeka a fait ressortir quelques éléments qui sont à la base des accidents sur les routes. Parmi ces éléments, il a cité entre autres : l’homme, le conducteur de l’engin qui est le premier responsable dans la  provocation de l’accident, par ignorance du code de la route ou même par non respect de celui-ci « un comportement qui entraîne des dégâts humains matériels, en plus du conducteur de l’engin lui-même » a déploré le conférencier.

 

Comme second élément qui est à l’origine des accidents routiers, « il y a, dira le conférencier, l’état du véhicule dont la visite technique ne répond pas aux normaux exigées par la loi ». Enfin, le troisième et le dernier élément revient à l’Etat qui selon le conférencier Moussa Bendeka, ne construit pas les routes conformément au code de la route, qui ne fait pas de relecture des textes sur la sécurité routière. «Notre assemblée nationale doit être fermée, car les députés ne foutent rien dans ce sens. Ils ne servent à rien ! », a martelé le conférencier. Et, d’ajouter que les parents ne jouent pas leurs partitions dans la sensibilisation de leurs enfants sur les dangers de la route.

 

En répondant à la question d’un intervenant sur d’autres  moyens de sensibilisations sur les dangers de la route, Moussa Bendeka suggéra l’introduction du code de route dans le cursus scolaire et universitaire. « La plupart des victimes de la route sont les jeunes » a-t-il déploré.

 

En parlant de la part de responsabilité de nos plus hautes autorités dans les accidents, Me Bendeka dira que le problème n’est pas pris à bras-le-corps par ceux-là qui sont sensés résoudre le problème, en réduisant le taux d’accident à travers des séries de campagnes médiatiques, plus précisément à la télé.
Adama Diarra

 

Par LE POUCE
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Vendredi 23 novembre 2007

RENFORCEMENT DES CAPACITES DES FEMMES AU MALI

L’ AFAO s’implique

 

Le centre Aoua Keïta a servi de cadre, lundi dernier, à un atelier national de formation sur « Leadership, techniques de plaidoyer-lobbying pour une participation accrue des femmes aux élections communales de 2009 ». Organisé par Renaissance Africaine des Femmes de l’Afrique de l’Ouest avec un appui financier de l’ACBF, cet atelier était présidé par le représentant du Ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Youssouf Sangaré.

 

Cet atelier est le deuxième d’une série, après celui de Dakar, visant à renforcer les compétences et les capacités des femmes au Mali où elles représentent 51% de la population. Celles qui vivent en milieu rural sont les plus nombreuses (68% de la population féminine et 50,8% de la population rurale). Elles jouent au plan socio-économique un rôle très important qui fait qu’elles sont au centre de l’organisation sociale et de l’entretien des ménages.

 

Pour Mme Dissa Fanta Berthé, présidente de l’AFAO Mali, il est impérieux, de promouvoir la femme, l’enfant et la famille dans une société malienne et africaine au sein de la quelle la pauvreté est toute encore galopante. « La participation de la femme dans la vie politique reste encore peu fournie », a-t-elle souligné. Il faut noter que les femmes ne représentent que 10% des députés, 6,53% des conseillers communaux dont 7 maires sur 703 au total. L’atelier vise à renverser cette tendance par la formation des formatrices en vue d’accroître le nombre des femmes élues au sein des collectivités décentralisées : conseils communaux ; conseils de cercles ; conseils régionaux, haut conseils des collectivités territoriales.


Pour l’honorable Khadi Fall Tall, coordinatrice régionale du PRC/AFAO, des actions d’envergure doivent être menées dans le domaine du renforcement des capacités des femmes. Les compétences de la femme doivent être valorisées. « Dans chaque femme doit une capacité qui mérite d’être réveillée », a-t-elle rappelé.

 

Pour Youssouf Sangaré, le représentant du Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, le thème de cet atelier est d’une importance capitale pour le gouvernement. Il a enfin réitéré la disponibilité de son département à accompagner les femmes dans ce processus. Notons que grâce à cet atelier une quarantaine de femmes issues des associations et ONG ont pu voir et comprendre des modules tels que : la constitution de la République en date du 25 Février 1992, les textes de la décentralisation, le   leadership féminin et les techniques de plaidoyer-lobbying.

Oumar Kanouté

 

ASSOCIATION MALIENNE DES MUNICIPALITES DU MALI

Les stratégies de lobbying

 

La deuxième session du conseil national de l’association malienne des municipalités s’est tenue le lundi 19 novembre 2007 au centre International de conférence de Bamako. Etaient présents le vice-président de l’AMM, M. Demba Fané, maire de la commune V un élu URD ; M. Amadou Yoro et beaucoup d’autres invités venus de l’intérieur du pays.


            «Cette liste loin d’être exhaustive s’ajoute l’état des ressources naturelles matérielles ainsi que la qualité et la quantité des ressources humaines. De tous ces facteurs, celui qui nie de plus à la coopération décentralisée, c’est le manque d’information, communication et l’inexploitation des textes ainsi que l’ignorance des expériences reçus ailleurs en matières de coopération décentralisée» a-t-il dit.

            Selon M. Demba Fané, premier vice président de l’AMM, maire de la commune V, la 2ème session statutaire du conseil national de l’AMM intervient à un moment où ils s’apprêtent à vivre dans quelques semaines, leur grande retrouvaille annuelle, qu’est la journée Nationale des communes du Mali.

            Il dira qu’a propos de leurs relations avec la tutelle, il y a lieu de souligner leurs profonds regrets suite à la dissolution prononcée la semaine dernière en conseil des Ministres, des conseils communaux de trois communes qui sont ceux de Baguinédabougou dans le cercle de Ségou, Fanga dans le cercle de Yélimané et Kararou dans le cercle de Douentza.  Sans juger des raisons ayant motivé de telles décisions, il est évident qu’elles vont une fois de plus contribuer à ternir l’image de l’élu local en général, du maire en particulier, auprès de l’opinion national, a-t-il précisé.
Selon M. Fané beaucoup de maires sont aujourd’hui angoissés, préoccupés par l’idée de devoir trouver une alternative, à des moyens humains, financiers et techniques très limités, voire inexistants.

            Enfin M. Fané dira qu’il faut aujourd’hui instaurer un cadre formel de concertation entre les différentes institutions et organisations, pour que la décentralisation, le processus de transfert des compétences et des ressources puissent connaître une avancée appréciable, pendant les cinq prochaines années. Il s’est réjoui de la présence des nouveaux élus communaux parmi les anciens collègues conseillers communaux et  maires qui n’est pas fortuite. Il affirmera que leur présence entre dans le cadre de la nouvelle stratégie de lobbying plaidoyer que l’AMM est en train d’initier pour ce nouveau quinquennat.

D.M. Konaté (stagiaire)

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

LES CONDITIONS POUR POUVOIR EXERCER LE COMMERCE

 

            Nul ne peut accomplir des actes de commerce à titre de profession habituelle, s’il n’est juridique capable d’exercer le commerce. Le mineur, sauf s’il est émancipé, ne peut avoir la qualité du commerçant ni effectuer des actes de commerce. Nul ne peut exercer une activité commerciale lorsqu’il est soumis à un statut particulier établissant une incompatibilité. L’exercice d’une activité commerciale est incompatible avec l’exercice des fonctions ou professions suivantes : Fonctionnaires et personnels des collectivités publiques et des entreprises à participation publique, officiers ministériels et auxiliaires de justice. Avocat, huissiers, commissaires  priseur, notaire, greffier. Expert comptable agrée et comptable agréé ; commissaire aux comptes et aux apports, conseil juridique. Par ailleurs, nul ne peut exercer une activité commerciale, directement au par personne interposée, s’il a fait l’objet d’une interdiction générale définitive ou temporaire prononcée par une juridiction, que cette interdiction ait été prononcée comme peine principale ou comme peine complémentaire. Ne peut également exercer une activité commerciale, une personne frappée d’une condamnation définitive, ou d’une peine privative de liberté pour un crime de droit commun, ou à une peine d’au moins trois mois d’emprisonnement non assortie de sursis pour un délit contre les biens, ou une infraction en matière économique ou financière.
Oumar Kanouté

                                             

2ème  SEMINAIRE GOUVERNEMENTAL

Une articulation importante dans la mise en œuvre du PDES

C’est parti depuis le Mercredi 21 novembre pour le 2ème séminaire gouvernemental à l’Hôtel Salam. Présidé par le Premier ministre Modibo Sidibé, les travaux de ce séminaires seront axés sur la lettre de cadrage que le Président de la République a adressé au chef du gouvernement prennent part à ce séminaire de trois jours et l’ensemble des ministres assistés de leurs secrétaires généraux et de quelques personnes ressources. Il est attendu au sortir de ces trois jours de travaux une feuille de route gouvernementale détaillée avec l’identification des actes stratégiques et objectifs prioritaires. Il va s’agir de passer en revue les voies et moins pour traduire concrètement le PDES du chef de l’Etat.

A l’ouverture des travaux le premier ministre chef du gouvernement Modibo Sidibé a indiqué ce qui suit :

            «Le présent séminaire intervient une semaine après réception par nous de la lutte de Cadrage du Président de la République. Après le premier séminaire du Gouvernement qui a permis d’outiller les Ministres à mener dans les meilleures conditions de préparation des hautes missions à eux  confiées, ce second séminaire est davantage un séminaire programmatique, tourné vers l’objectif principal de mise en œuvre de la lettre de Cadrage du Président de la République.

A l’entame de nos travaux, je voudrais donc rapidement intervenir sur quelques points qui me paraissent importants à souligner dès à présent.

            Il s’agit, en premier lieu de situer ce second séminaire dans son contexte et d’en saisir tout le sens. Se situant, comme exposé plus haut, juste après la lettre de cadrage du  Président de la République, le présent séminaire est un séminaire de réflexion stratégique engagé par le Gouvernement sur la lettre de cadrage. Il s’agit d’un exercice visant à opérationnaliser le Projet de Développement Economique et Social sur la base duquel le Président a été élu à une très forte majorité.

Ce faisant, nous entamons concrètement l’opérationnalisation du PDES et la transition des promesses du candidat vers un programme structuré d’actions à mettre en œuvre par le Gouvernement sous la conduite du Président de la République.

            Voilà pourquoi le présent séminaire est important et constitue une articulation importante dans la mise en œuvre du PDES.
En second lieu, le me paraît tout aussi important que soit clairement perçue par toute la volonté qui à travers tout le PDES, et qui en fait un ambitieux projet de transformation économique et sociale de notre pays.

            Ensuite, le PDES fixe comme cap à l’action du Gouvernement de réussir le changement. Lors du premier séminaire, certains aspects du changement avaient été abordés. Ce dont il est question, c’est le changement comme aboutissement du processus transformationnel, et qui doit toucher tous les secteurs d’activité dans notre société. Et bien évidemment, ce changement doit se faire au niveau des mentalités. A titre individuel ou collectif nous devons changer nos pratiques et perceptions de nos devoirs et droits au sein de la collectivité.

            Un ensemble de documents a été mis à la disposition de chacun des Ministres. Il est impératif que chacun fasse l’effort de s’en imprégner suffisamment, pour rendre possible l’exercice que allons conduite durant ces rois jours. Le maître mot demeure «cohérence». Cohérence entre les axes prioritaires d’action qui seront identifiés ; cohérence entre les axes prioritaires et les projets et programmes en cours d’exécution ou en passe de l’être.
            Tout au long de notre exercice, il nus faudra avoir à l’esprit que le volontarisme qui sous-tend le PDES est inspiré par les opportunités que l’environnement international offre maintenant à notre économie. Il nous faut chercher à optimiser ces opportunités dans le cadre des programmes qui seront issus de nos travaux. Aujourd’hui plus qu’hier, nos filières porteuses redeviennent véritablement attractives et compétitives, notamment dans le domaine de la production locale de lait et produits dérivés, dans la production de riz, du karité, etc.

Mesdames, Messieurs les Ministres, l’optimisme est permis. Mais encore une fois les potentialités ne se transformeront en réalités concrètes qu’au bout de l’effort de créativité, d’imagination et de persévérance que j’attends de chacune et de chacune de vous. »
N.B: Le chapeau est de la Rédaction

 

AUTORITE DU BASSIN DU NIGER

Promouvoir la solidarité et la coopération régionale

 

            Le jeudi 22 novembre 2007, le Premier ministre Modibo Sidibé a présidé la cérémonie d’ouverture de la 26ème session ordinaire du  conseil de ministres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN). C’était en présence du secrétaire exécutif de l’Autorité du Bassin du Niger, du représentant de la Banque Mondiale et du président du conseil des ministres de l’ABN.

            Le Premier ministre Modibo Sidibé dans son discours, dira que la tenue de la 26 session du conseil des ministres de l’Autorité du Bassin du Niger «traduit la volonté commune de promouvoir la solidarité et la coopération régionale».
Et d’ajouter que : «La dégradation de l’environnement dans le Bassin du fleuve Niger et son incident sur nos ressources naturelles constituent, de toute évidence, les coopérations majeures qui appellent nos pays à raffermir davantage leur coopération au sein de notre organisation, Autorité du Bassin du Niger, afin d’aboutir à un partage juste et équitable des ressources qui s’y trouvent».
            Pour le représentant résident de la Banque Mondiale, l’autorité du Niger, a accompli au cours de ces dernières années des résultats encourageants qui méritent d’être reconnus et salués. « A cet effet, ajoutera-t-il, il est important que le problème récurrent des arrivées de contributions financières des Etats membres, soit réglé ; afin de donner aux partenaires un gage de la volonté des Etats de faire de l’ABN un outil durable de coopération».
Adama Diarra

 

24ème  CONGRES DE LA SARANF

Améliorer les capacités en matière d’anesthésie

 

            Le centre International des conférences de Bamako abrite depuis hier, jeudi 22 novembre 2007, le 24ème congrès de la Société d’Anesthésie Réanimation d’Afrique Noire Francophone (SARANF) et le 2ème congrès de la société d’anesthésie réanimation de médecine d’urgence du Mali (SARMU/Mali).

C’était sous le haut patronage du ministre de la santé, Oumar Ibrahima Touré. Le présent congrès est placé sous le signe de l’échange et de l’actualisation des connaissances.
           

Rappelons qu’en 1996, le Mali avait abrité le 13ème congrès. Prennent part à ce 24ème congrès, 15 pays d’Afrique noire et d’Europe. La SARANF c’est 275 médecines avec cinq cycles de formation.

           
Le Président du comité d’organisation, le Pr. Youssouf Coulibaly s’est réjoui de l’engagement du Mali pour la promotion de l’anesthésie réanimation, dans l’espace africain. Selon le professeur Coulibaly, l’anesthésie réanimation, spécialité transversale, véritable vitrine de l’hôpital, a connu d’énormes progrès technologique et pharmacologique. Il a indiqué que malgré cette avancée scientifique, sa pratique en Afrique subsaharienne se caractérise par une insuffisance du plateau technique, une insuffisance des ressources humaines.
           

Le professeur dira que le Mali ne compte que 10 médecins anesthésistes pour 13.000.000 habitants soit un ratio de un médecin pour 1.300.000. Cet indicateur dira M. Coulibaly est loin des normes de l’OMS qui recommande un médecin spécialiste pour 10.000 habitants.
           

Le Dr. Cathérine, représentant la société française des anesthésistes réanimatrices a mis l’accent sur les efforts de formation et réaffirmé le soutien de sa structure. Le Professeur Yakobi, président de la SARANF a rappelé les objectifs de la SARANF et mis l’accent sur la promotion de cette société qui reste à ses yeux une priorité.

Le ministre de la santé, Oumar Ibrahim Touré a dit que notre pays est honoré par la tenue ici pour la deuxième fois de cette rencontre et que cette présence constitue une opportunité du donner et du recevoir.

           
Abordant l’insuffisance notoire des ressources humaines, notamment les anesthésistes réanimateurs, le ministre Oumar Ibrahim Touré a indiqué que  cette insuffisance de ressources humaines en santé est un problème pratiquement connu de tous. C’est pour cela que nos pays doivent œuvrer davantage pour retenir les femmes et les hommes que nous formons afin de relever de défi de l’amélioration de la santé de nos populations.

           
Le ministre a salué cette initiative qui permettra à l’ensemble des acteurs impliqués dans cette discipline de bénéficier des dernières connaissances en la matière.  

Au nom de son Excellence Amadou Touré, Président de la République, Chef de l’Etat, au nom du Gouvernement de la République du Mali, il a remercié l’ensemble des comités africains qui ont répondu à l’appel de Bamako pour cette rencontre.

           
Selon lui, cette forte présence est, sans nul doute, le symbole de la reconnaissance de la communauté internationale à l’endroit des praticiens maliens.

C’est également une invitation forte à redoubler d’ardeur et à persévérer dans l’effort afin de continuer à mériter la confiance de vos patients.

           
Le ministre de la santé a donné l’assurance de son engagement personnel et de celui du Gouvernement de la République du Mali à mettre en œuvre toutes les recommandations pertinentes et les orientations qui seront issues des travaux pour une amélioration des capacités en matière d’anesthésie réanimation. Les thèmes retenus pour se congrès porte sur l’anesthésie du patient cardiaque, l’anesthésie de la césarienne, les hémorragies graves de la délivrance et l’éclampsie. Il sera question des programmes de formation des médecins spécialistes en anesthésie réanimation et des aspects médico-légaux de l’anesthésie. Il est attendu au terme de la rencontre des recommandations en vue d’améliorer les capacités en matière d’anesthésie réanimation. Le ministre a visité le stand.
Tiémoko Traoré

 

CHAMBRE DES METIERS DE LA COMMUNE VI

Mamadou A. N’Diaye reconduit président

 

            C’est officiel depuis hier, Mamadou Abdoulaye N’Diaye se succède à lui-même. A l’issue d’une élection présidée par le 3ème adjoint du maire de la commune VI, Lassine Coulibaly, assisté du coordinateur Seydou Kanté, les 33 délégués désignés pour élire le président, ont renouvelé leur confiance au président sortant Mamadou A N’Diaye. Il avait pour adversaire Djibi Traoré. Les 33 votants au terme d’un vote au bulletin secret, ont de façon transparente et démocratique, élu Mamadou A. N’Diaye avec 20 voix contre, 13 pour Djibi Traoré.

           
Le maire Lassina Coulibaly, avant le démarrage des activités, a rappelé les dispositions prévues en la matière en présence de la presse et des forces de l’ordre.
Après l’investiture du président, le maire s’est mis à l’écart. En sa qualité d’observateur, il a suivi le choix des autres membres du bureau, sous la supervision du nouveau président Mamadou A. N’Diaye.
Tiémoko Traoré

 

 

PREPARATIFS CAN 2008

Des défaites qui doivent conscientiser

 

Dans le cadre des préparatifs de la phase finale de la coupe d’Afrique des Nations qu’abritera le Ghana du 20 janvier au 10 février prochains, les poulains du sélectionneur national Jean François Jodar ont livré le samedi et le mardi derniers en région parisienne, en France deux matches amicaux. C’est sur les scores de 3 buts à 2 face aux Sénégalais et un score identique face aux Algériens que Mahamadou Diarra et ses coéquipiers se sont fait avoir. En deux sorties les Aigles ont marqué quatre buts et encaissé six. Ces deux défaites ont surpris de nombreux supporteurs.

En analysant les deux sorties des Aigles, on ne peut que se réjouir de ces résultats qui permettront aux nombreux supporteurs maliens de redescendre sur terre et d’accepter que nous n’avons pas d’équipe au sens propre.

Les défaites constatées doivent permettre au coach de se mettre à temps au travail pour sortir dans moins de deux mois une équipe compétitive, travaillée dans tous ses compartiments.

 

Ils sont aujourd’hui nombreux à savoir que nous avons un groupe et non une équipe. Il faut se rendre à l’évidence et dénoncer ce qui n’est pas bon. Les joueurs dans ces conditions se mettront au travail et feront tout pour ne pas décevoir comme ils l’ont fait le 12 octobre à Lomé. Ce n’est pas sur le coach qu’il faille compter. Il n’apportera rien aux aigles parce que limités techniquement et tactiquement. Cependant, nous n’avons plus le choix et il va falloir faire avec lui. C’est la détermination, l’engagement et le patriotisme des aigles qui feront la différence.
Ces défaites ont été les bienvenues et vont permettre à bon nombre de faire leur mea culpa et de sortir de cette erreur qui faisait croire que notre poule était à la portée des Aigles.

 

Il faut travailler à asseoir un esprit de groupe, ensuite une qualité de jeu et à faire comprendre aux uns et aux autres qu’un match n’est jamais gagné à l’avance. Et qu’à force de se remettre en cause et de travailler à s’auto corriger l’on avancera. Il faut trancher sans état d’âme et dénoncer ce qui n’est pas bon, saluer ce qui est bon.
Si la fédération malienne reste en expectative en ne s’impliquant pas pleinement et réellement dans la recherche de vrais matches amicaux de niveaux relevés pour donner aux aigles une bonne formation, les aigles seront au Ghana pour y participer sans conviction.

Pour éviter une humiliation nationale, nous devons ensemble travailler en critiquant, en créant une saine émulation entre les joueurs. Le gagnant sera la sélection nationale.

 

C’est pourquoi, il faut se mettre au travail et arrêter de rouler depuis le petit écran, la population dans la farine. Les aigles peuvent faire mal, à condition qu’on arrête avec le népotisme, le favoritisme, la gabegie et la corruption. Il faut faire des choix qui se justifient. Mahamadou Dissa, Cheick Oumar Bathily, Modibo Maïga n’ont pas leur place dans ce groupe. Nous n’avons pas une équipe de CAN pour l’instant. Il va falloir en trouver en aidant Jodar. Ces défaites constituent des motifs de satisfaction pour nous. Ils vont permettre au coach des Aigles de travailler à nouveau ses méninges. Il doit prouver qu’il est un connaisseur, d’ici le 20 janvier. Ces défaites prépareront nos Aigles. Ils méditeront sur ce qui leur est arrivée, pour mieux faire au Ghana.
Tiémoko Traoré

 

 

JOURNEE DE L'INDUSTRIALISATION EN AFRIQUE

Pour une réorientation des politiques et stratégies

 

A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré le 20 novembre 2007 la journée de l’industrialisation africaine. La cérémonie, placée sous la présidence de Mme le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, a été marquée à l’Hôtel Kempeski par la lecture du message combiné du secrétaire général des Nations Unies, du secrétaire exécutif de la CEA, du directeur général de l’ONUDI et du Président de la Commission de l’Union Africaine, délivré par Joseph Bill Cataria, Représentant résident du PNUD au Mali.  La ministre Bah Fatoumata Nènè Sy a fait une intervention suivie de la présentation de Adama Konaté, directeur national des industries. Le thème retenu pour cette célébration est : « technologie et innovation au service de l’industrie. Investir dans le capital humain, c’est investir dans l’avenir ».
           
Selon les organisateurs, ce thème vise à mettre en lumière la nécessité pour les pays africains de tirer différents domaines de la science moderne, pour répondre aux différents domaines socio économique, culturel et environnemental afin de faire face aux défis auxquels, ils dont confrontés. Pour le coordinateur résident des activités opérationnelles au Mali, le thème de la célébration est un appel à réorientation des politiques et des stratégies à l’appui de la science, de la technologie et l’innovation dans les pays africains.
           
Les messages au niveau continental demandent la conjugaison des efforts dans la concrétisation de la vision du plan d’action de la science et la technologie en Afrique.

 
La ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce indiquera que le choix du thème de la journée met en avant l’industrialisation comme moyen permettant aux gouvernements des Etats, d’atteindre leurs objectifs de réduction de la pauvreté et de croissance économique. Elle a rappelé certaines initiatives aux plans national et sous régional ayant des axes d’intervention majeurs en relation avec le thème. Elle a aussi partagé avec l’assistance les dispositions de la lettre de cadrage du chef de l’Etat au Premier ministre.
Tiémoko Traoré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

M. Yoro, dans son allocution, dira qu’« au nom de tous ses collèges de l’intérieur à ce 2è conseil national de l’AMM, se tient à un moment où les collectivités ont besoin de perfectionnement plus porteur et plus rassurant ».
 Parlant au nom de tous ses collègues de l’intérieur, M. Yoro dira que toutes les communes ne disposent pas des mêmes ressources naturelles, financières, matérielles et des mêmes capacités organisationnelles.  Cependant, elles ont toutes un certain nombres de difficultés semblables parmi lesquelles, les difficultés de mobilisation de ressources financières, la mauvaise programmation, le manque d’articulation entre les structures internes et externes, les querelles internes personnelles et celles entre les partis politiques ; le manque d’information de communication et de concertation entre les parties prenantes ; les campagnes d’intoxications, la crise de confiance entre élus et populations par endroit ; la démarche incohérente des organismes d’appui face aux exigences de leurs bailleurs de fond.

Par LE POUCE
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Vendredi 23 novembre 2007

 SECTION VI ADEMA

Enfin la réconciliation en marche

 

            Les élections générales de 2007 ont mis l’ADEMA dans une situation politique difficile.  En effet, pendant que le comité Exécutif avait maille à partir avec certains de ses membres, la température ne cessait de monter en commune VI du District de Bamako entre plusieurs cadres du parti. D’un côté, il s’agissait de contrer ceux qui s’opposaient à la transformation du soutien politique du parti à un soutien électoral au candidat Amadou Toumani Touré ; de l’autre, c’est la guerre de positionnement qui faisait rage en commune VI du District de Bamako. Là, des cadres du parti étaient à couteaux tirés pour le contrôle du parti.
            
Cette situation qui avait perduré connaît aujourd’hui une accalmie qui tend vers sa gestion durable après les élections générales de 2007. On se rappelle qu’en commune VI du District de Bamako, Yacouba Diallo ne parlait pas le même langage que Ibrahima N’Diaye et Dramane Dembélé de la Direction Nationale de la Géologie et des Mines. La mésentente entre ces hauts cadres du parti, avait défrayé pendant longtemps la chronique, au point que cette situation avait entamé la cohésion au sein du parti en commune VI. Certains avaient même redouté que cela n’influe négativement sur les performances du parti en commune VI. Et il y avait de quoi s’inquiéter à ce sujet. Avec l’approche des élections communales qui sont des élections de proximité, les uns et les autres sont en train de revenir à de meilleurs sentiments.
            
En effet, selon des sources concordantes, la tendance est à la réconciliation entre Yacouba Diallo, Dramane Dembélé et Ibrahima N’Diaye. Cette dynamique, contrairement à ce que certains pourraient penser, ne s’explique pas par le fait que Iba est aujourd’hui devenu ministre, loin s’en faut. La réconciliation annoncée est une initiative de Mme Zoureye Fatoumata et a pour objectif de donner plus de dynamisme au parti et à la section VI ADEMA.
           
Les parties en situation conflictuelle parviendront-elles à relancer les relations ? En tout cas si cela se concrétisait, elles apporteront beaucoup à l’ADEMA en commune VI du District de Bamako et partant, lui donneront plus de chance au parti de conserver sa position dominante sur l’échiquier politique national. Par la même occasion, la synergie qu’elles parviendront alors à développer pourraient être de nature à renforcer davantage la cohésion entre les femmes et les jeunes de la section VI. Dans cette perspective, ce sont les cadres et militants du parti qui gagnent, étant donné que ceux qui sont longtemps restés à couteaux tirés sont des cadres qui font  partie de ceux qui ont les moyens de financer leurs activités.

           
En outre, ils sont bien placés pour se battre et obtenir gain de cause en ce qui concerne la promotion des autres cadres et militants de l’ADEMA en leur trouvant des opportunités d’emplois. Alors, au regard de toutes ces données, la mésentente entre ces cadres du parti ne peut être considérée que comme étant préjudiciable. Ont-ils conscience de tout cela ? Ce qui est clair, c’est que la balle est dans leur camp et le peuple ADEMA les observe.

Tiémoko Traoré

 

RPM

Mamadou Diarra débarque à l’ADEMA

           

            Mamadou Diarra dit IBK Junior, membre du comité II RPM de Sogoniko a démissionné du Rassemblement Pour le Mali (RPM)depuis le 19 novembre 2007 pour l’ADEMA PASJ. Nous l’avons rencontré à l’occasion d’un cocktail de remerciement de l’alliance ADEMA-MPR-UDD à l’Hôtel Faso avec une écharpe des abeilles.
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Afin d’officialiser sa démission, il vient d’adresser une correspondance à son secrétaire général qui l’acheminera par voie hiérarchique au bureau politique national des Tisserands.

            
Très engagé pour la cause du RPM et grand admirateur de Ibrahim Boubacar Keïta, Mamadou Diarra invoque des raisons purement personnelles pour ainsi mettre fin à toutes ses activités au sein du RPM. En tout cas, il a été vu très souvent, ces derniers temps, aux côtés des premiers responsables.
           
En choisissant d’aller militer au sein de la ruche, Mamadou Diarra a-t-il pris la bonne décision ? Nous ne serons ni confirmer, ni infirmer. Le temps nous édifiera.

Youma

 

M. Mamadou DIARRA dit IBK junior                                      Bamako le 19 novembre 2007

Membre du comité II

RPM de Sogoniko

                                                A Monsieur le Secrétaire général du comité II

                                                            Par voie hiérarchique

Objet: demande de démission

 

 

                                               Monsieur, j’ai le regret de vous adresser ma lettre de                                     démission en mettant fin à toutes mes activités au sein du parti RPM à                                         compte de ce jour 19-11-2007.

                                            En espérant que vous comprendrez ma position, je vous prie                                       Monsieur le Secrétaire général du comité II de croire à mes sincères                                  considérations.


Motifs : raisons personnelles

Mes salutations militantes                               

                 

                                                                                                                  Mamadou Diarra


GREVE DES ECOLES PRIVEES

L’Etat doit prendre ses responsabilités 

           
A peine quelques semaines après la reprise des classes, les problèmes surgissent de toutes parts. Les grèves s’enchaînent les unes après les autres. Cette fois-ci c’est la grève effective des écoles privées. Plus de 300 millions de francs CFA devait être mis à la disposition des écoles privées pour l’achat des fournitures scolaires.

          
 
En effet, depuis hier jeudi 22 novembre 2007, les écoles privées du Mali ont arrêtés de dispenser les cours à cause du non remboursement des frais de fourniture. Tandis que leurs camarades des écoles publiques sont en classes, les élèves des écoles privées obligés de rester à la maison.

            
Et pourtant, le bac aura lieu à la fin de l’année au même moment pour tous. Dans ce cas, comment le taux de réussite aux différents examens peu être élevé ? En tout cas la situation des écoles privées est bien réelle et critique. Cela est bien dommage. L’Etat doit prendre ses responsabilités ; et rapidement.
Adama Diarra

 

Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali

«Nous seront tenus d’aller en grève les 27, 28 et 29 novembre 2007»

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            La Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) a tenu une assemblée générale hier jeudi 22 novembre 2007 au siège de la confédération. L’objectif de cette assemblée générale était d’informer ses militants sur l’avancée des points de revendication du cahier de doléances du 1er mai 2007.

            
Selon le secrétaire général du CSTM, M. Hammadoun Amion Guindo, le cahier de doléance contient 58 points dont 18 étudiés. «La lenteur du traitement des revendications nous oblige à aller en grève les 27, 28 et 29 novembre si les négociations continuent ainsi », a déclaré M. Guindo.

            
Si la grève a lieu, elle sera la première du CSTM en 10 ans d’existence.


Différentes contributions ont marqué cette assemblée générale dont celles-ci : « une centrale qui ne va pas en grève est soit inexistante ou corrompue », « Il faut que cette grève ait lieu  pour que l’Etat sache que nous sommes au bout de notre patience ».

Adama Diarra

 

 

L’AFRIQUE PEUT-ELLES S’INDUSTRIALISER ?

«Oui sans aucun doute !», dixit Adama Konaté

 

Le Mali a célébré la journée de l’industrialisation de l’Afrique le 20 novembre dernier. La direction nationale des Industries que dirige Adama Konaté a fait une communication par rapport à l’industrialisation de l’Afrique.

            
Selon le conférencier, l’Afrique peut bien s’industrialiser. Il fonde son argumentation sur certains constats. Cette communication que nous vous proposons, met l’accent sur l’industrialisation comme moteur de croissance.

            
Lisez plutôt l’exposé fait par le directeur national des Industries du Mali, M. Adama Konaté : « Oui ; sans aucun doute. L’Afrique peut bien s’industrialiser !

            
Pourquoi s’industrialiser ? En effet, la performance économique mondiale, ces dernières années, montre que l’industrialisation, et en particulier l’industrie manufacturière joue un rôle capital dans le développement général des nations. Les pays dotés de secteurs hautement industrialisés, connaissent une croissance économique plus grande, créent des emplois en plus grand nombre et réduisent considérablement l’incidence de la pauvreté.

           
A cet égard, l’industrialisation est conçue, pas seulement comme un moteur de la croissance, mais un élément de la transformation socio-économique, technologique et financière qui permet à un pays en développement d’accéder au statut d’économie de marché développée.

 

Aperçu sur le développement industriel en Afrique

            
La plupart des dirigeants africains, au lendemain des indépendances, ont adopté diverses stratégies et politiques au niveau national afin de favoriser le développement industriel de leur pays : politiques de substitution de productions nationales aux produits importés, développement des sociétés et entreprises d’Etat, développement du secteur privé. Le constat aujourd’hui est que ces stratégies des années 60 et 70 reposaient dans de nombreux cas sur des hypothèses qui se sont révélées inadaptées car les pays africains dans l’ensemble, quelle que soit l’option choisie (socialiste, libérale, sans option affichée) se sont la plupart du temps, trouvés sous programme d’ajustement structurel à partir des années 80 à cause des difficultés économiques rencontrées.

           
Par ailleurs, tandis que la part des pays en développement dans la production manufacturière passait de 11% en 1975 à 26% aujourd’hui, celle de l’Afrique subsaharienne tombait de 1,5% à 0,3%. En termes de revenus les disparités entre pays développés et pays en développement continuent de se creuser : le rapport, qui était de 33 pour 1 en 1960, est passé à 74 pour 1 en 1997.

           
La plupart des pays sous-industrialisés souffrent de leur manque de compétitivité, en particulier, les pays enclavés où les coûts de production handicapent les filières locales face à la concurrence internationale. Les infrastructures de base (routes, télécommunications, énergie) ne sont pas fiables et les approvisionnements sont irréguliers. Ne dit-on pas très souvent, quand on fait la commande d’une matière première africaine, on ne sait pas ce qu’on va recevoir, quand et comment on va la recevoir. Même les opportunités offertes par les marchés des pays industrialisés ne sont pas mises à profit par les entreprises de nos pays. L’industrie traditionnelle basée sur les ressources perd peu à peu de sa part de marché par rapport aux industries à forte intensité de savoir et d’information et de technologies. C’est ce qu’on appelle la nouvelle économie.

           
Quant aux ressources humaines locales, elles sont souvent insuffisamment formées au regard des compétences professionnelles que réclament les transferts technologiques. L’industrie africaine ne semble donc pas performante. Les activités de valorisation cèdent le pas aux échanges commerciaux immédiatement rentables mais créant moins de valeur ajoutée. Depuis les années d’indépendance certains pays continuent à produire et à exporter des matières premières qui pourraient être valorisées sur place. Or le nouveau concept industriel exige la création de valeur ajoutée grâce à la transformation industrielle des produits agricoles. Les pays émergents ne sont-ils pas ceux dont les économies reposent essentiellement sur les exportations de produits finis ?

            
Et pourtant notre continent dispose de deux atouts pour s’industrialiser : la rentabilité et les potentialités.

            
Selon la plupart des organismes d’appui au développement, en l’occurrence l’ONUDI, la rentabilité des investissements est constamment plus élevée en Afrique que dans toute autre région du monde. Quant au potentiel, notre continent dispose d’immenses ressources naturelles, minérales et humaines encore inexploitées dont la mise en œuvre requiert moins d’investissements que dans les autres régions développées. D’où l’intérêt d’attirer les investissements directs étrangers et impliquer davantage les opérateurs publics et privés.

 

           
Pour le cas spécifique de notre pays, malgré le dispositif législatif et réglementaire mis en place, le taux de réalisation des projets agréés au Code des Investissements demeure encore bas, surtout pour le secteur manufacturier.


Suggestions et recommandations pour l’industrialisation de l’Afrique

Face à cette situation, quelles stratégies adopter pour un développement industriel durable des pays africains durant le XXIè siècle ?

            
Pour répondre à cette question, il suffit de se référer aux résultats des enquêtes menées par des organisations internationales auprès d’un échantillon représentatif d’investisseurs qui ont défini un certain nombre de critères qui conditionnent leur attrait pour tel ou tel pays. Ces critères se résument comme suit : l’existence d’un marché large ; la disponibilité de partenaires fiables sur le plan local ; la qualité de la main d’œuvre ; la proximité des acheteurs ; la qualité des infrastructures de base ;la confiance entre l’Etat et les investisseurs ; l’accès facile aux marchés financiers ; le traitement national accordé aux investisseurs étrangers ; la garantie de l’expropriation ; le manque de restriction à l’exportation ; la simplification des formalités administratives ; la protection de la propriété industrielle ; la normalisation et la régulation de la qualité ; la sécurité juridique et judiciaire ; la stabilité politique ; la réglementation bancaire et le risque de changes.

           
Ces critères montrent qu’aucune action isolée, fut-elle réussie, ne suffit à elle

seule à garantir une croissance industrielle soutenue. Il est donc indispensable de mettre en œuvre un ensemble de mesures formant une masse critique et permettant de s’attaquer aux faiblesses existantes dans plusieurs domaines simultanément. Des politiques appropriées dans un seul domaine sont une condition nécessaire d’une expansion rapide mais non suffisante. Les incitations fiscales ne suffisent plus pour attirer les investisseurs.

            
C’est en s’attaquant simultanément à la satisfaction de l’ensemble de ces critères que les pays africains seront en mesure de transformer leurs avantages comparatifs en avantages de compétitivité. Autrement, les entreprises africaines ne pourraient pas pleinement profiter des opportunités offertes sur les marchés extérieur et local à cause des coûts de transactions élevés (cf. tableaux en annexe). Actuellement les produits manufacturés ne représentent que 19% du total des exportations des pays africains tandis que les importations d’articles manufacturés représentent 70% du total.

            
Par ailleurs si durant les années 60, les matières premières représentaient les ¾ des échanges commerciaux mondiaux, de nos jours ces échanges sont constitués au 2/3 par les produits manufacturés procurant plus de valeur ajoutée. A l’instar d’autres continents, le nôtre doit s’orienter vers une maîtrise de ses filières c'est-à-dire procéder à une transformation complète, en d’autres termes, les articles manufacturés en coton devraient se substituer progressivement aux fibres de coton vendues actuellement sur le marché extérieur.

            
Sur ce plan, les entrepreneurs locaux sont des partenaires indispensables pour la transformation de petites entreprises en opérations industrielles compétitives. En effet si les investissements étrangers directs contribuent pour une part importante à la formation du stock de capitaux des pays, rien ne peut remplacer la mobilisation de l’épargne et des ressources nationales comme moteur puissant de la croissance. De plus il faut s’efforcer encore davantage de découvrir et de créer de nouvelles ressources nationales. D’où le rôle particulier que le secteur privé peut jouer à cet effet. En définitive il revient aux hommes d’affaires et aux investisseurs africains de témoigner de la confiance qu’ils placent dans l’économie de leur propre pays et d’investir dans l’avenir de leur contient.


Toutefois les actions du secteur privé doivent être soutenues par la création d’infrastructures de base adéquates : zones industrielles, conçues de plus en plus sous forme de technopoles, énergie, routes, télécommunications. Sans infrastructures, pas d’industrie viable. Les besoins d’investissements sont très importants en matière de réalisation d’équipements collectifs. En l’absence de ressources publiques conséquentes, l’Afrique doit s’inspirer de l’expérience d’autres pays en matière de mobilisation de ressources notamment par le système ‘’Construction Exploitation Transfert de propriété’’.


Toutefois il convient de signaler que les infrastructures adéquates profiteraient davantage à un pays si le secteur privé local est fort et dynamique. Pour un pays enclavé comme le nôtre, en matière d’infrastructures, l’accent doit particulièrement être mis sur la maîtrise énergétique (base de tout développement économique) et la construction de routes bien aménagées pour favoriser et sécuriser les échanges avec les pays limitrophes et le reste du monde.


Dans certains domaines des progrès significatifs ont été réalisés mais pour d’autres, beaucoup reste à faire surtout au niveau de l’amélioration des compétences et l’instauration de la confiance entre les secteurs public et privé pour un développement industriel durable.


Conclusion

            
Le développement économique d’un pays est aujourd’hui basé sur le dynamisme de son secteur industriel. Aussi l’industrie doit-elle être classée au premier plan de tout programme d’action en faveur du développement d’un pays. Elle ne doit pas être considérée comme une priorité mais la priorité car les pays développés sont tous industrialisés et les pays en développement le sont moins.

           
En outre, le secteur industriel, de par ses effets induits sur l’économie, notamment sa contribution au Budget national, permet à l’Etat de promouvoir des secteurs sociaux, en l’occurrence, l’éducation et la santé.

L’industrialisation d’un pays ne se décrète pas, elle se construit pas à pas. Elle ne tient pas à une recette miracle, elle nécessite une approche globale. Une infrastructure déficiente, des compétences insuffisantes, une mauvaise gouvernance et des technologies obsolètes entravent le développement industriel. D’où l’adoption de politiques d’industrialisation sur le plan national et sous-régional (cf. politique d’industrialisation du Mali, de l’UEMOA et de la CEDEAO en annexe 1).

            
Au XXIè siècle, la politique industrielle doit être axée, non plus sur les mesures tendant à promouvoir ou à protéger certains secteurs, mais plutôt sur des stratégies visant à améliorer l’environnement à l’intérieur duquel fonctionne l’industrie (cf. annexes 2 et 3 sur le nouveau paradigme de la compétitivité industrielle et sur la chaîne de valeur simple).


Ainsi le Programme de Développement Economique et Social (PDES) met l’accent, entre autres, sur le développement des infrastructures dans l’optique de réduire le coût des facteurs et améliorer la compétitivité du secteur privé. Il est également préconisé d’investir dans les secteurs économiques à travers le développement du secteur productif.

           
Par ailleurs dans la Lettre de Cadrage du Chef de l’Etat au Premier ministre, il est signalé la poursuite du programme d’infrastructures de base, le développement du secteur privé, l’investissement dans les ressources humaines, la création de richesses en concentrant les moyens sur les potentiels et les atouts avec un rôle prédominant de l’investissement privé et un nouveau rôle de l’Etat, efficace dans un partenariat public-privé.  


En conclusion, le développement du secteur industriel est la résultante des performances des autres secteurs de l’économie. Avec un appui certain, ce secteur contribuera sans aucun doute au renforcement de l’Afrique dans l’économie mondiale afin de transformer le cercle vicieux de sous-développement en cercle vertueux de co-développement et de prospérité pour lutter efficacement contre la pauvreté. »

 

NB : le chapeau est de la Rédaction

 

 

DISTRICT DE BAMAKO

Attention aux Enfants bûcherons

 

Le Mali, à l’instar des autres pays, a célébré récemment la journée internationale de l’Enfant. Depuis quelques années, les plus hautes autorités s’attèlent à faire en sorte que les enfants connaissent un avenir meilleur. Au Mali il existe un ministère ayant en charge la protection et la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

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Malgré l’existence d’une Direction de l’Enfant, le commun des Maliens ne cesse de se poser des questions sur ce qu’ils voient à longueur de journée sur nos grandes artères. Aujourd’hui on se demande que fait cette direction face à la montée du nombre de talibés. Un phénomène inquiétant s’installe confortablement à travers le district. Il n’est pas rare de rencontrer de jeunes enfants, hache sur l’épaule avec des habits sales, se diriger vers des personnes quémandant quelques sous pour aller manger. A première vue, on croirait avoir à faire à des jeunes bûcherons.

Non, cette autre forme d’exploitation des enfants par certaines personnes mérite que les autorités s’y intéressent un temps soit peu. Munis de haches, ces jeunes peuvent, à tout moment, agresser leur vis-à-vis au cas ou celui-ci venait à leur refuser la pitance qu’ils s’acharnent à demander avec insistance.

Nos artères sont prit d’assaut par les « garibous ». Comme on le voit, avec ces jeunes, munis de hache, sillonnant nos rues à longueur de journées, il faut rester sur la défensive. Pour la sécurité des populations, les forces de sécurité se doivent de retirer ces armes blanches que portent ces enfants ; des enfants qui deviennent, non seulement encombrants, mais aussi et surtout menaçants.

Amadou DIAKITE

 

RENFORCEMENT DES CAPACITES DES HOPITAUX

La SDMEMA équipe Point G, Gabriel Touré et Mère Enfant

 

Trois de nos structures hospitalières de premier plan viennent de recevoir de dons en matériels et médicaments d’une valeur de 80 millions de francs CFA de la part de Batalibi Cissé, Malien de l’extérieur, basé depuis plusieurs décennies au Congo, PDG de la société de distribution de matériels et équipements médicaux en Afrique (SDMEMA).

Les structures bénéficiaires sont les hôpitaux du Point G, Gabriel Touré, Mère-enfant, le Luxembourg.

Au centre hospitalier du Point G, le donateur a fait don d’un total de 9 appareils de dialyse. Le Gabriel Touré, pour sa part a reçu 3 appareils, une machine à laver le matériel de chirurgie.

 

A l’hôpital Mère-Enfant, la directrice, Mme Cissé Anta Modibo Sidibé a réceptionné un appareil de stérilisation, des films pour échographie et des gels.

Tour à tour les directeurs du Point G et du Gabriel Touré ont salué le geste et remercié le donateur pour cette initiative qui vient réduire significativement la problématique des appareils de dialyses. Au CHU Gabriel Touré, c’est le service de réanimation qui a réceptionne les appareils de dialyse en attendant l’arrivée d’un spécialiste.
Le donateur a remercié la Fondation pour l’Enfance pour sa collaboration et promis que d’autres dons seront faits à l’endroit d’autres structures régionales.
Son souhait est de doter nos hôpitaux d’appareils de dialyses, d’échographie, de stérilisations, d’autoclaves, de machines à laver.

Batalibé Cissé travaille dans ce secteur depuis maintenant 15 ans.

Tiémoko Traoré

 

LASSINA COULIBALY, 3ème  ADJOINT MAIRE COMMUNE VI

Ces magasins constitueront des ressources pour la mairie

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Lassina Coulibaly est le 3ème adjoint au maire principal de la commune VI, chargé du volet développement, assainissement, voirie et sécurité. Tous les jours, il fait un tour sur le vaste chantier ouvert par la mairie au niveau du marché de Banankabougou. Le conseil communal a décidé de construire des magasins tout autour du centre Olympafrica Cheick Kouyaté. En visite de chantier, il s’est prêté à nos questions.

Le Pouce : A quoi sert tout ses soubassements ?

Lassina Coulibaly : A notre arrivée à la maire, le bureau communal a décidé de construire  des magasins à travers la commune VI. On a commencé par ouvrir un grand chantier au niveau de Magnambougou avec la réalisation de 75 magasins. Ces magasins ont été donnés en bail. Ces structures reviendront après à la mairie. Ce projet a été initié avec 193 magasins.

Le Pouce : Qu’est-ce qui sous-tend une telle action ?
Lassina Coulibaly :
Nous avons constaté qu’au niveau de la commune VI, la population ne paye pas régulièrement les taxes. Ces magasins, une fois achevés et mis en service, constitueront des ressources pérennes pour nous. C’est pourquoi nous avons trouvé nécessaire de mettre en place ces structures.

Le Pouce : Y a-t-il des critères d’attribution ?

Lassina Coulibaly : Les premiers occupants qui étaient sur le site sont prioritaires. On verra ensuite comment repartir le reste.
Le Pouce : Avez-vous une idée du prix de location ?
Lassina Coulibaly :
La commission ne s’est pas encore réunie par rapport à cet aspect. Mais je pense qu’il serait mieux qu’on adopte le même prix qu’à Magnambougou où les magasins sont payés à 20.000 francs la mensualité. Au niveau de Banankabougou on se battra pour fixer le prix de location soit à 20.000 ou 17.500 FCFA/mois.

Le Pouce : Pensez-vous que les populations puissent s’acquitter de ce montant ?

Lassina Coulibaly : Le marché de Banankabougou est le plus grand qui existe sur la rive du fleuve. Compte tenu de l’affluence au niveau du marché, les commerçants n’auront pas à se plaindre par rapport au paiement mensuel.

Le Pouce : Qui compose la commission de distribution ?

Lassina Coulibaly : Elle est constituée du 3ème adjoint, la commission finance, le comité de gestion du marché de Banankabougou, la chefferie, la CAFO, la jeunesse et autres.

Le Pouce : Un paiement de caution, d’avance est-il prévu ?
Lassina Coulibaly :
Une caution d’une année sera obligatoire pour prétendre au magasin. A mon avis, elle ne dépassera pas les 250 milles francs CFA. Les populations pourront le payer sans problème.
Le Pouce : Peut-on connaître  vos projets ?

Lassina Coulibaly : Nous ambitionnons d’élever un étage avec une centaine de bureaux tout autour du centre Olympa.

Entretien réalisé par

Tiémoko TRAORE

 

 

Par LE POUCE
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Lundi 19 novembre 2007

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les conditions requises pour pouvoir contracter un mariage

L’homme, avant dix huit ans révolus, la femme avant quinze ans accomplis, ne peut contracter mariage. Néanmoins, le Ministre de la Justice peut accorder, par décision non susceptible de recours, des dispenses d’âge pour motifs graves. Une copie de cette décision sera annexée à l’acte de célébration du mariage. Tout officier de l’Etat civil qui procédera à l’union des personnes n’ayant pas atteint l’âge requis, hormis les cas de dispenses accordées dans les conditions fixées par la loi, sera condamné à une amende qui ne pourra excéder 120.000 FCFA, et à une peine d’emprisonnement de six mois à un an. Tout ministre d’un culte qui procédera aux cérémonies religieuses d’un mariage sans qu’il ait été justifié d’un acte constatant la célébration civile de ce mariage délivré par l’officier de l’Etat civil sera puni d’une amende de 5.000 à 30.000 FCFA. En cas de récidive, il encourra une peine d’emprisonnement qui ne pourra être inférieure à deux mois.

Oumar KANOUTE

 

 CAFO

La ministre Maïga échange avec ses sœurs

Le vendredi 16 novembre 2007, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a rencontré les organisations féminines du Mali.

A l’ouverture de la rencontre, Mme Maïga Sina Damba dira : « j’ai tenu à rencontrer les organisations féminines pour échanger ensemble sur les enjeux de la promotion de la femme et sur les axes de collaboration entre le ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille et les organisations féminines du Mali ». On ne se lassera jamais de rappeler qu’il n’y a pas de développement humain qui soit durable et que l’on puisse qualifier de réussite sans une égale participation de la société civile et de l’administration à la gestion des affaires de la cité. Il s’agit aujourd’hui pour vous de conforter une fois de plus, votre engagement pour que le peuple malien puisse davantage accéder à un mieux-être et pour être plus précise, obtenir une amélioration plus conséquente des conditions de vie des femmes, et la valorisation de leur statut .»

Pour la ministre, la promotion de la femme à tous les niveaux, demeure encore une question sensible, les préoccupations spécifiques des femmes étant différemment perçues dans la société, en raison de l’analphabétisme et d’un lourd tribut payé par les pesanteurs sociales.
Mme la ministre a salué et remercié les associations et ONG qui ont contribué chacune, au vaste éveil des consciences des hommes et des femmes de ce pays, sur la nécessité d’une prise en compte systématique de questions de genre dans les politiques et programmes de développement.
Cette rencontre a été l’occasion pour la ministre de montrer aux femmes du Mali l’importance de la place qu’accorde le département de la promotion de la femme aux associations féminines dans la mise en œuvre de la politique nationale de promotion de la femme ; et l’intérêt qu’il accorde à toutes suggestions ou recommandations visant à dynamiser et faire évoluer la dite politique.
Enfin, la ministre a assuré son entière disponibilité dans un cadre de franche et fructueuse collaboration pour que leurs actions produisent les effets escomptés, pour le bonheur des femmes et des hommes de notre pays. Et qu’il revient alors pour eux de ne plus négliger la réalité des faits et des chiffres qui se traduisent à travers l’in équité dans la jouissance de certains droits, les déséquilibres dans le partage des ressources et des responsabilités.

D.M. KONATE (stagiaire)

 

COUPE DU MALI DE BASKETBALL 2006 2007  
L’USFA Dames et l’AS Réal Messieurs vainqueurs

Le pavillon des sports du stade omnisport Modibo Kéïta a servi de cadre le samedi dernier aux finales de la coupe du Mali en dames et en messieurs de la saison 2006-2007. Ces deux finales étaient placées sous la haute présidence de Son Excellence Amadou Toumani Touré, président de la République, chef de l’Etat. C’était en présence de M. Hamane Niang, ministre de la Jeunesse et des Sports, de M. Siritié Coulibaly, directeur général de la SOTELMA, MALITEL, sponsor officiel de cette finale, de M. Habib Sissoko président du Comité National Olympique  et un public nombreux.


Pour cette 29ème édition des dames, l’AS Réal était opposée à l’USFAS. Ces deux équipes qui étaient à leur première finale.
A l’entame de la rencontre les dames de l’USFAS ont imposé leur jeu aux jeunes de l’AS Réal dans un match serré et d’un niveau faible en première mi-temps. L’USFAS va légèrement dominer la première période sur le score de 28 à 21.

En deuxième mi-temps, l’USFAS s’est démarqué de son adversaire par son réalisme et son sens de marquer des paniers. Elle va ainsi emporter sa première coupe du Mali en Dames sur le score de 62 à 46.
Pour la 38ème édition en messieurs

L’équipe de la commune II jouait sa première finale contre l’AS Réal une équipe habituée a ce genre de compétition.

En début de ce match, les deux équipes jouaient à force égale. Au premier quart temps, le score était de 16 partout. Mais du deuxième au dernier quart temps, le Réal créa l’écart jusqu’à la fin de la rencontre. Le réal remporte son 11ème trophée en gagnant face à la commune par 62 à 46.

Après la remise du trophée et des médailles d’or aux vainqueurs, des médailles de bronze aux vaincus, le président ATT a offert 500 000 F CFA à chacune des équipes finalistes ; 250.000 FCFA à la table technique plus les équipes finalistes, 250.000 FCFA à la table technique plus les arbitres, 300.000 F CFA à M.Bandiougou Sidibé, 250.000 à M. Oumar Sidibé et 100 ballons aux clubs de l’intérieur.

Après les deux finales le président ATT n’a pas caché sa satisfaction par rapport au déroulement des deux rencontres et à l’avenir du basket-ball malien. « Le basket-ball nous porte bonheur. Je tiens à remercier le ministre de la Jeunesse et des Sports et à la Fédération Malienne de Basket-ball. J’ai assisté à deux bons matches. Au niveau féminin, j’ai vu une équipe du Réal très jeune avec beaucoup de talents ; j’ai vu également au niveau garçon une équipe du Réal avec beaucoup de métiers.
Je voulais saluer l’équipe de la commune I qui est la révélation de l’année. Cette équipe comporte beaucoup d’espoir. Je pense que personne n’a gagné et personne n’a perdu. Cet après-midi c’est le basket-ball malien qui a gagné et qui continue de gagner. Nous allons commencer la construction d’un nouveau pavillon des sports, qui abritera les grandes compétitions africaines… »

Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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Lundi 19 novembre 2007

CLOTURE  DE LA CONFERENCE DE LA COMMUNAUTE DES DEMOCRATIES

La pauvreté, une menace à l’ancrage de la démocratie

 

            Les travaux de la 4ème conférence ministérielle de la Communauté des Démocraties ont pris fin le samedi 17 novembre 2007 au Centre International des Conférences de Bamako. La clôture était placée sous la présidence du Chef du gouvernement, Modibo Sidibé. La clôture a été marquée par la lecture d’un document intitulé « Le Consensus de Bamako sur la démocratie, le développement et la réduction de la pauvreté», les mots de clôture du Premier ministre et un point presse tenu par le ministre Moctar Ouane des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et son homologue portugais, dont le pays assure désormais la présidence de la Communauté.

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Moctar Ouane et son homologue portugais

            «Le consensus de Bamako» comporte 78 points dont la déclaration d’engagement des participants à consolider les principes et objectifs communs, afin de promouvoir la démocratie dans toutes les régions du monde. Les participants se sont également engagés à assurer l’intégrité du processus démocratique dans les sociétés, sur la voie de la gouvernance démocratique. En outre, ils ont pris des engagements sur d’autres points tels que les OMD, le respect des droits de l’homme, la démocratisation des institutions étatiques à travers la création d’institutions  de gouvernance démocratique; les acteurs non étatiques, les organisations régionales, les institutions internationales et coopération et enfin, le fonctionnement et le renforcement de la communauté des démocraties.

            « La Conférence de Bamako, dira le Premier ministre Modibo Sidibé,  aura en effet,  incontestablement contribué à mettre en évidence un certain nombre de vérités dont la très forte corrélation entre démocratie et développement économique. Cela conforte la conviction du Mali que la pire menace contre l’ancrage de la démocratie dans nos pays vient d’abord de la pauvreté du plus grand nombre.  C’est pourquoi, autant il apparaît important que soient observés les indicateurs fondamentaux de fonctionnement d’un Etat démocratique, il est tout aussi essentiel que le citoyen se sente dans un environnement qui lui garantisse la pleine jouissance de  tous ses droits. Si l’Etat est en premier chef comptable devant le citoyen pour assurer les services de base, il est réconfortant de noter la très forte implication des Organisations Non Gouvernementales et leur rôle déterminant dans la consolidation de la démocratie dans nos pays ». Et d’ajouter que les participants ont accordé dans leurs travaux, une attention particulière à la question de l’amélioration du fonctionnement de la Communauté et de son rayonnement international. «  Cela témoigne, ajoutera-t-il de notre détermination commune à consolider la Communauté et à lui permettre de compter dans le débat à l’échelle du monde sur les questions essentielles ».

            Juste après le départ du Premier ministre Modibo Sidibé, Moctar Ouane et son homologue portugais ont tenu un point de presse dans le hall du Centre International de Conférences de Bamako. Des questions ont été posées sur le rôle du «Consensus de Bamako». Selon le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, le Consensus de Bamako sera sans nul doute un document de référence historique. La reconnaissance internationale par tous les Etats adhérant à la Communauté des Démocraties est quelque chose d’important et pour le Mali et pour les autres Etats, ont affirmé les deux conférenciers. «La démocratie n’est pas un produit fini, mais une construction permanente», a jouté le ministre portugais.  Quant à l’exclusion de Taiwan de la 4ème Conférence de la Communauté des Démocraties, le ministre malien a catégoriquement refusé de donner une réponse.

Adama Diarra 

 

MOUVEMENT CITOYEN

A l’heure du départ des opportunistes

 

Le Mouvement Citoyen fut le fer de lance de la campagne et du soutien du candidat Amadou Toumani Touré à l’élection présidentielle de 2002. Cette expérience probante en matière de démocratie a suscité beaucoup de commentaires. Dès lors, la base d’adhésion de cette organisation n’a cessé de s’élargir.

C’est ainsi qu’on a assisté à la ruée vers le Mouvement Citoyen de cadres venant de divers horizons, de différentes sensibilités.

Le Mouvement citoyen est devenue le creuset des opportunistes de tous genres ; chacun voulait donner la preuve qu’il est avec le président de la République…

Ce faisant, ceux qui se sont lancés dans cette voie espéraient avoir des opportunités de promotions pour mieux tirer leur épingle du processus démocratique. Dans ce lot, il y a des militants de plusieurs partis politiques, notamment du côté des jeunes. Alors, le Mouvement citoyen devenait une véritable machine électorale redoutable. C’est pourquoi, au fil du temps, les acteurs politiques (appartenant à plusieurs partis), ont commencé à combattre le Mouvement citoyen devenu une force redoutable, sinon on ne l’aurait pas combattu.
Et à l’occasion des élections générales de 2007, à la faveur du clivage opéré au sein de la classe politique, force est revenue aux partis politiques. Ainsi, ils ont fait tâche d’huile dans le soutien de la candidature d’Amadou Toumani Touré, alors candidat à sa propre succession.
Un fait majeur, c’est qu’après la réélection du président Amadou Toumani Touré, l’influence du Mouvement citoyen a considérablement baissé. Au sein de l’opinion publique nationale, on commence par se dire que le président Amadou Toumani Touré est à son dernier mandat. De ce fait, le soutenir ne présente plus aucun enjeu. D’ailleurs, entre-temps, le Mouvement Citoyen, transformé en association politique a commencé par perdre du terrain. Au même moment, ses responsables et militants sont divisés par rapport à la transformation du Mouvement Citoyen en parti politique.

 

Puisque cette situation s’enlisait, certains jeunes ont jugé nécessaire de créer un parti politique dénommé le PCR. Au regard des résultats obtenus par ce parti lors des élections législatives partielles et les législatives qui viennent de se dérouler, il n’a pas comblé les attentes. Puisque jusqu’à la preuve du contraire, le Mouvement citoyen n’est pas transformé en parti politique, on constate qu’il est en train de se vider progressivement au profit des partis politiques. Si ce rythme se poursuivait, quel sera l’avenir du Mouvement citoyen ? On se le demande aujourd’hui.

 

Le réflexe Mouvement citoyen est en passe d’être dépassé par l’évolution de la situation politique. C’est ainsi que, de plus en plus, on est inquiet par rapport à l’avenir réservé au groupe de Djibril Tangara. De nombreux cadres et militants ont aujourd’hui la hantise de voir le vide autour d’eux en fin de mandat d’ATT. Il faut donc s’attendre à ce que les partis les mieux implantés se nourrissent de la réserve du Mouvement citoyen. Il est regrettable de constater qu’après plusieurs années de pratique démocratique, la conviction politique et idéologique manque toujours aux militants. Ceux-ci n’ont d’autres soucis que la quête des portes. C’est pourquoi à l’heure du retournement des vestes, on se demande quelle valeur réelle pourra avoir un militant d’un parti.
Tiémoko TRAORE

 

ABOLITION DE LA PEINE CAPITALE

Quand l’UNPR mélange les pédales

            Si le projet de loi sur l’abolition de la peine capitale a suscité d’une part de vives frustrations au sein de certains partis politiques, association et d’autre part des félicitations, force est constater que le climat politique est depuis peu, troublé. Parmi les fervents opposants à ce projet de loi, il y a l’Union Nationale Pour la Renaissance qui, tente de déplacer le débat et en faire une affaire religieuse. Est-il nécessaire de rappeler à l’UNPR que le Mali n’est pas un Etat islamique même si  la majorité de la population malienne est musulmane ?

            A présent, pourquoi l’UNPR fait savoir son opposition à cette loi ? Sur le plan religieux, plusieurs lois de la République du Mali contredisent les principes de l’islam et pourquoi l’UNPR n’avait jamais protesté contre ? La formation politique de Modibo Sangaré veut-elle seulement se faire entendre? Voilà bien de questions qui méritent des réponses d’autant plus qu’on sait que la candidature de l’UNPR à la dernière présidentielle a été rejetée par la Cour Constitutionnelle. L’UNPR n’a pas pu digérer ce rejet et tente de mener le combat sur un tout autre plan, en ralliant à ses côtés les leaders religieux qui, à leur tour montent les militants contre le pouvoir en place.

            En effet, la question qui se pose est de savoir si le Président de l’UNPR agit en rang solitaire dans cette protestation. La flagellation fait partie de la «Charia», mais elle n’est pas appliquée au Mali, pourquoi n’y a-t-il pas eu de protestations contre la non application de cette loi ? L’amputation de la main du voleur n’est pas non plus appliquée, l’UNPR s’est-elle mobilisée pour établir cette loi ? Ce n’est pas aujourd’hui que Modibo Sangaré réalise qu’il y a des lois au Mali qui sont contre l’islam. Que dire du consentement silencieux de l’UNPR pendant tout ce temps ? L’attitude belliqueuse de l’UNPR est vraiment surprenante après ses différentes sorties médiatiques. Mais, en suivant de près les événements en cette période de promotions (nominations multiples), l’on serait tenté de dire que Modibo Sangaré a quelque chose derrière la tête.

            En démocratie, il y a toujours des points de vue différents, c’est la règle du jeu, mais pour s’opposer à un avis ou une loi, il faut le faire dans la logique républicaine ; sans arrière pensée, sans vouloir manipuler les susceptibilités religieuses.

Adama Diarra

 

COOPERATIVE DE CONSOMMATION DE SOGONIKO

Ce qu’il faut savoir


La menace qui plane sur la tête de Sinko Coulibaly, enseignant à la retraite, Commandeur de l’Ordre national, traité d’escroc par son neveu de maire, est simplement réelle. Son fils le Dr. Seydou Coulibaly a été invité par l’autorité communale à se mettre à l’écart. Son frère Nouhoum Coulibaly, agent assermenté en service à la protection civile, peut le confirmer s’il veut rendre service à l’Etat. L’affaire qui est actuellement au centre des causeries en commune VI, continue à faire couler assez de salives.

Sinko Coulibaly est le seul survivant de ceux qui ont créé la coopérative de consommation de Sogoninko.  Personne ressource et gênante, il fait l’objet de nombreuses menaces. L’administration territoriale et des collectivités locales restera-t-elle toujours passive face à la situation ?
Nous nous sommes approchés des notables qui ont éclairé nos lanternes, sous réserve de respect de l’anonymat.


La coopérative de consommation de Sogoniko a été créée en 1972. Une dizaine de personnes avaient eu cette initiative et en particulier Gabriel Diakité. Aujourd’hui, les dix ne sont plus de ce monde. Deux semaines après sa création, il a été procédé à la tenue d’une assemblée générale qui a mis en place en bureau composé d’un comité d’administration, et d’un  comité de surveillance. Mamadou Konté a été élu président de la coopérative et Sinko Coulibaly, objet de menaces actuellement, vice-président. Du comité de surveillance, il ne reste que Diadié Traoré de la Radio Mali.

Le ravitaillement a commencé en 1972. Au départ de la création, ils étaient en location dans un local construit à la hâte en parpaing avec des joints en banco.

Sékou Ly qui était, le maire de Bamako avait pris la décision de créer en commune VI, un second cycle à Faladiè, à Banankabougou pour réduire la souffrance des enfants qui se rendaient à Banankabougou.

En son temps Sékou, selon nos investigations, avait avancé la raison du choix de son site. Les classes à Sogoniko étaient des paillotes.

Le vice-président, en apprenant cette information, a convoqué le bureau de la coopérative et leur a expliqué ce que Sékou Ly envisageait de faire. Les membres, selon non recoupements, ont pris l’initiative de majorer le prix du kilogramme du riz de 2 francs et celui du mil de 1 franc. Cette majoration a permis à la coopérative de construire trois classes en dur. Lors du passage du représentant de Sékou Ly, il a tenu à féliciter Sogoniko pour cette prouesse.

Trois classes ont été réalisées par Sékou Ly.

Entre la boulangerie de Tandia et l’école, il y a avait une parcelle. Monsieur Sinko Coulibaly a pris l’initiative de formuler une demande du terrain adressée au maire de Bamako (qui n’était pas erigé en district). Sékou Ly était en mission en France et l’intérim était assuré par Sékou Maré. La demande est parvenue dans les mains de Makan Kéïta, directeur de l’urbanisme à l’époque et qui réside aujourd’hui à Sogoniko. Le dossier ficelé est déposé sur la table du maire intérimaire, Sékou Maré qui, en son temps, avait indiqué à la coopérative de payer pour les frais d’édilité 850.000 Frs. Cette somme qu’on paye pour avoir son terrain a été trouvé trop chère pour les responsables de la coopérative. Ceux-ci ont saisi le colonel Youssouf, membre du CMLN, chargé du social au B.E.C.
Sur intervention de ce dernier, Sogoniko a payé en tout et pour tout 85.000 F comme frais d’édilité.


Après paiement, le reçu et la lettre d’attribution ont été établis.
Les responsables de la coopérative, munis de leur lettre d’attribution, ont aussitôt entrepris la construction de magasins pour le riz, et le mil, une chambre servant de bureau et une autre pour le gardien. L’année qui suivra a été consacrée à la construction d’un mur haut de deux mètres.


La jeunesse après avoir constaté réalisation de la clôture et, n’ayant pas de local pour leur manifestation, a démarché le vice président Sinko Coulibaly qui a informé les autres membres. Une suite favorable a été donnée aux jeunes qui organisaient nuitamment  les manifestations. Avec le temps, le local sera transformé en foyer des jeunes de la commune VI. Même les manifestations de l’UNFM s’y tenaient.

Pendant dix, le centre d’animation des coopératives (CAC) élaborait le bilan financier, immobilier, mobilier et comptable.
C’est après les évènements de 1991, que Bakary Sylla s’est présenté aux responsables de la coopérative avec une notification présentée aux responsables avec une notification lui attribuant la coopérative. C’était en 1992. Selon certaines personnes ressources rencontrées, M. Sylla   a convoqué les notables de Sogoniko, dont le chef de village Karim Traoré et tous les membres du bureau de la coopérative au niveau de la mairie, chez Bréhima Traoré, responsable de l’urbanisme de Bamako. Ce dernier à notre présence, a présenté au sieur Bakary Sylla, le plan du lieu. Il lui a fait savoir qu’il n’avait pas de lot sur ce site qu’il réclame mais que le lot appartient à la coopérative de consommation de Sogoniko.


Selon un témoin vivant encore et présent à la rencontre, ce jour là, Sylla est resté très glacé et muet. Il aurait ensuite demandé au chef de quartier de Sogoniko, ce qu’il fallait faire ? En réponse, le défunt chef de village âgé de 115 ans, lui aurait fait savoir que le vin est déjà tiré...


C’est donc sur cette humiliation qu’ils se sont séparés. Bakary Sylla n’a pour autant pas désisté quinze ans après cette humiliation, Bakary Sylla revint de nouveau à la charge, suite à une réunion à propos de la coopérative, provoquée par Amadou Diakité. La rencontre a eu lieu chez le chef de quartier de Sogoniko.
Il s’agissait pour  Amadou Diakité d’informer la chefferie qu’il a acheté la coopérative de consommation. Il se fondait sur une décision du programme de restructuration du marché céréalier (PRMC) qui demandait au gouvernement du Mali, de libéraliser la vente de céréales, parce que l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM), centrale d’approvisionnement des coopératives, faisait des pertes chiffrées en milliards.


Les responsables des coopératives ont été convoqués à la maison du peuple par Oumar Coulibaly, ancien DG de la Somiex et membre du B.E.C. Après avoir porté l’information à la connaissance des uns et des autres, il ajouta que « s’il y en a qui se sentent capable de financer, sans l’appui de l’Etat auprès de l’Office du Niger et des paysans, de le faire. Dépourvu de ressources nécessaires pour faire fonctionner la structure, les responsables ont arrêté les activités suite à la libéralisation de la vente de céréales. 

A l’époque, les commerçants vendaient le mil à 40frs le Kilo, contre 69F pour la coopérative. Il va sans dire que les coopératives ne pouvaient plus concurrencer les commerçants. Ce constat a été fait aussi par Monsieur Cissé, directeur du CAC au cours d’une réunion dans la cour de l’école de Sogoniko. Il a dit, selon une source discrète, que cela ne voudrait pas dire que l’activité coopérative est terminée.La coopérative de consommation a par la suite été mise en location. Le loyer a été utilisé de 1996 à 2007.

Selon une personne ressource, l’équipe de Amadou n’a mené aucune activité et on continue à empocher les sous, même si le local appartient à la population.

Quand la nouvelle de rachat de la coopérative de consommation est parvenue à Sinko Coulibaly, vice président, ce dernier a rencontré Amadou Diakité pour qu’il lui présente les documents.

Quand Bakary Sylla a eu vent de cela, il est revenu à la charge en 2006 pour dire que la coopérative de consommation de Sogoniko lui appartient. Cette fois, il s’est présenté à la chefferie de Sogoniko, avec une décision du district de Bamako, datée du 17 décembre 1977, signée de l’adjoint délégué à l’administration délégué PO. Cette pièce administrative a été certifié conforme à l’original présenté au 1er adjoint du centre principal de Sogoniko le 14-9-2006.
Ainsi, Bakary Sylla muni de cette décision, a exécuté des travaux en cassant le mur de la coopérative et montant les piliers. Une pièce sera construite.
Quand le maire actuel de la commune VI a été installé, il a été approché par Sinko Coulibaly, président de la coopérative qui lui aurait dit que, du maire défunt Aibaber Touré à ceux qui l’ont précédé, il leur a confié la coopérative. Le maire a cependant informé Sinko Coulibaly que Bakary Sylla lui a présenté une notification qui lui attribue la coopérative.


Ce feuilleton ne fait que commencer. La population est très remontée contre les comportements de l’autorité communale suite aux morcellements sauvages à travers Sogoniko. Cette affaire est à prendre au sérieux et mérite que les autorités du district et de tutelle s’impliquent car des documents ont été, semble-t-il falsifiés pour faire plaisir à un opérateur économique.

Nous détenons un document qui prouve que certains responsables se sont laissés aller sur le terrain du faux en écriture ; et cela, nous sommes prêt à le mettre sur la place publique.

La Rédaction

 

QUE RETENIR DU MATCH AMICAL MALI-SENEGAL ?

Travailler à produire du jeu

Dans le cadre des préparatifs de la CAN 2008 qui se joue au Ghana du 20 janvier au 10 février 2008, les Aigles du Mali ont livré le samedi 17 novembre 2007 en banlieue parisienne, un match amical contre les Lions du Sénégal. Ce match captivant et plaisant, a vu les Lions de la Terranga gagner par le score de trois buts à deux.

Les buts sénégalais ont été marqués par l’opportuniste Henry Camara et Diomansy Camara par deux fois. Côté Aigles du Mali, c’est Dramane Traoré et Moussa Coulibaly qui ont marqué.
Les nôtres en se frottant à plus fort qu’eux, ont joué sans complexe, avec des joueurs qu’on pensait incapables de tenir la dragée haute à cette formation bien rôdée.

Le coach des Aigles a aligné pour la première mi-temps, dans les buts Mahamadou Sidibé, en  défense Moussa Coulibaly, Adama Coulibaly, Diamounténé, Adama Tamboura. Au milieu, Mahamadou Diarra Djilla, Djibril Sidibé, Bassala Touré et à l’attaque Madou Diallo, Dramane Traoré et Souleymane Dembélé. Cette équipe au sein de laquelle manque les ténors, a tenu en haleine les expérimentés Lions de la Terranga. Cette formation a appliqué les consignes de jeu du coach Jean François Jodar. Chaque équipe a eu son temps d’évolution. Les Aigles, après l’ouverture du score par Henry Camara, ne baisseront pas les bras ; ils exploiteront le relâchement des Sénégalais, pour aller marquer, avant d’aller dans les vestiaires.


On a pu constater des périodes de flottements, et surtout des erreurs grossières du gardien de but, Mahamadou Sidibé.
Les Lions qui pouvaient frappés forts, se sont montrés trop conservateurs. En outre, Souleymane Dembélé a une fois de plus toute, sa classe parmi des professionnels.

En seconde mi-temps, après l’inscription du 2ème but sénégalais par Diomansy Camara qui était au départ de toutes les balles difficiles, le coach malien procèdera du coup à quatre remplacements. Ainsi, Seydou Keïta, Mahamadou Dissa, Modibo Maïga et Drissa Diakité feront leur rentrée.
Dix minutes, durant l’équipe flottera avant de se repositionner tardivement sur le terrain. Les aigles auraient pu négocier le nul si le capitaine Djilla s’était appliquer. Le but inscrit sur coup franc exécuté par Moussa Coulibaly a prouvé que le Sénégal qui a connu une fin de match difficile, n’était pas un véritable foudre de guerre.

 

Si l’on a vu un match captivant, plaisant et plein d’engagement physique de part et d’autre, il faut avouer que les Aigles ont besoin de travailler la qualité de leur jeu. Certes, construire une équipe solide avec des professionnels en un mois n’est pas tâche facile pour le sélectionneur avec la pression des clubs où évoluent les joueurs. Le département et la fédération se doivent de mettre les Aigles dans les conditions optimales de préparation pour leur permettre d’aller loin. Il ne faut pas se leurrer, nous n’avons pas une bonne équipe, mais nous avons un bon groupe. Il va falloir travailler l’esprit du groupe, l’engagement patriotique et la qualité du jeu d’ ici notre première sortie officielle. Il faut multiplier les grandes rencontres comme l’a fait le Maroc. Seul le travail sera payant.
Tiémoko TRAORE

 
SYNERGIES AFRICAINES

Une dynamique novatrice


L’épouse du Chef de l’Etat, Mme Touré Lobbo Traoré, présidente de la Fondation pour l’Enfance est rentrée de Niamey, capitale du Niger le 15 novembre dernier en début de soirée. Elle avait pris part à la 3ème rencontre de Synergies Africaines contre le Sida et les souffrances, et dont le thème était « Naître et Grandir en Afrique : un défi pour les systèmes de santé ».

Dans le rude combat pour la réduction de la mortalité maternelle, enfants juvénile et néonatale en Afrique, les premières Dames d’Afrique sus l’initiative de Mme Chantal Biya se sont réunies, il y a de cela cinq au sein de Synergie Africaines. La situation de la femme et de l’enfant africain n’est pas des plus enviables.

A Niamey, il s’agissait à l’occasion de cette rencontre de prospecter les voies et moyens propres à garantir aux populations africaines, particulièrement les femmes et les enfants de meilleures conditions d’existences, en les mettant, notamment, à l’abri du sida et des souffrances de toutes natures.
L’épouse du chef de l’Etat du Niger, Mme Hadjia Laraba Tandja a indiqué que l’Afrique restera tout aussi déterminée à inverser la tendance. Elle a invité ses sœurs à continuer à agir ensembles et de manière plus coordonnée, chacune dans sa sphère de responsabilité.


Selon la première dame du Niger, la communauté internationale devra davantage soutenir les pays à moyen et faible revenu dans leur combat pour la  survie et l’épanouissement de la mère.


Le président de la République du Niger, Mamadou Tandja, après ses mots de bienvenue, indiquera que l’analyse des progrès enregistrés dans la poursuite des objectifs du millénaire, révèle que les avancées, même lorsqu’elles ont été quelques fois appréciables dans nos Etats, sont cependant loin de répondre à nos attentes et à celles de la communauté internationale qui s’était engagée dans la Déclaration du Millénaire, issue du Sommet tenu à New York en septembre 2000… L’infection à VIH/SIDA, constitue  un facteur d’aggravation de la situation, puisque l’accès aux médicaments anti-rétro viraux par la population et principalement, par les groupes les plus vulnérables reste encore limité. Il nous faut donc agir vite ; il nous faut mener des actions vigoureuses et coordonnées ; il faut en somme, une mobilisation soutenue et des moyens accrus dans le cadre d’un partenariat international renforcé.


Le Niger a donc fait le pari de changer le cours des choses : il est totalement engagé dans la réalisation des objectifs du Millénaire. A L’endroit des premières dames, SEM Mamadou Tandja a fait savoir

« Vous êtes assurément sur le droit chemin. C’est à votre honneur que d’avoir initié Synergies Africaines contre le SIDA et les souffrances pour soutenir  les pouvoirs publics et leurs partenaires dans leurs efforts d’amélioration des conditions de vie des populations. Nul doute que Synergie Africaines incarne une dynamique novatrice visant la réduction de la transmission mère- enfant du VIH, la réduction la mortalité maternelle et néonatale ainsi que l’allègement des souffrances et de l’extrême pauvreté en Afrique.»

Les premières dames se sont réunies à huis clos. Des résolutions ont été prises avec un nouveau bureau dont la présidence en exercice revient à Mme Hadja Laraba Tandja. La présidence d’honneur revient à Mme Chantal Compaoré. Mme Touré Lobbo Traoré occupe le poste de 1ère conseillère. Les autres premières dames se partagent les sièges de vice présidente et de conseillères restants.
Synergies Africaines se fixent comme buts de mobiliser les sociétés Africaines et la communauté internationale pour la lutte contre le sida et la misère en Afrique. Favoriser l’émergence d’une société africaine, plus harmonieuse et plus apte à faire face aux défis de la mondialisation. Contribuer à la réalisation des objectifs du millénaire.


Au Mali, ce combat est mené de la façon la plus belle par la présidente de la Fondation pour l’Enfance, Présidente d’honneur de l’association des sages femmes du Mali, mme Touré Lobbo Traoré.
Tiémoko TRAORE

 

AMINATA PEDRO KOUYAYE « MIMI » STYLISTE

« J’habille M’Baou, Doussou et Mariétou »
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Du cinéma au stylisme, il n’y a qu’un pas à franchir.

Cette demoiselle qui a fait le voyage sur Paris pour participer, pour la première fois, à la 7ème édition de la fête de  l’artisanat à Paris, est une styliste mais également une cinéaste. Basée à Hamdallaye non loin du collège horizon, Aminata Pedro Kouyaté, exerce ce métier depuis maintenant trois ans. Elle a à son actif plus de quatre cassettes et deux feuilletons. Il s’agit de l’actrice qui joue le rôle de Awa Diallo dans le feuilleton Walaha. Mère d’une fille, notre styliste est célibataire pour l’instant.
A vos marques donc, chercheurs d’épouses.

Le Pouce : Qu’est-ce qui vous a amené à embrasser la carrière de styliste ?

 Mimi Pedro : J’étais mannequin. Le mannequinât m’a amené dans le cinéma. Comme le cinéma ne fait pas vivre son acteur au Mali, j’ai décidé, à partir des expériences accumulées dans le mannequinât, d’être styliste.

Le Pouce : Etes-vous à votre première participation ?
Mimi Petro
 : Je suis à mon premier essai à un tel salon à Paris.
L’année dernière, j’étais à Aubagne à la frontière entre Marseille et Paris.

Le Pouce : Quels enseignements avez-vous tiré de cette participation ?

Mimi Petro : J’ai acquis beaucoup d’expériences. J’ai pu voir, échanger avec d’autres stylistes. Ce qui m’a permis de m’améliorer et de développer ma curiosité.

Le Pouce : Quelles sont vos attentes en arrivant  à la bourse de commerce de Paris ?

Mimi Pedro : Je m’attends à trouver un partenaire qui peut me représenter ici. Je suis à la recherche d’un magasin de ventes de mes produits confectionnés au Mali

Le Pouce : Peut-on savoir votre source d’inspiration ?
Mimi Pedro
 : J’utilise beaucoup les designs dogons pour créer ce que je fais, c'est-à-dire les designs peulhs. Je travaille assez la nuit. Je travaille la couleur, les qualités du tissu pour aboutir à un style particulier. Je n’ai pas été dans une école de styliste. C’est un don de dieu. Avec le courage, j’ai cultivé mon expérience et je suis arrivée à ce stade.

Le Pouce : Que représente pour vous la fête de l’artisanat ?
Mimi Pedro
 : C’est une grande ouverture pour les artisans maliens. Beaucoup de gens ne savent pas que j’évolue dans le stylisme. Je fais ce travail depuis trois ans. J’habille de nos jours trois artistes maliens. Il s’agit de M’Baou Tounkara, Doussou Bagayokgo et Mariétou Diabaté. Je ne vis que de ce travail.

Le Pouce : Est-ce à dire que les affaires marchent bien ?
Mimi Pedro :
Pas à 100%. J’ai des clients potentiels qui m’aident à m’en sortir.
Le Pouce : Vos rapports avec les impôts ?

Mimi Pedro : Le comité doit approcher les impôts afin de trouver une solution pour les artisans. Le Mali est un pays pauvre ; cela se répercute sur le pouvoir d’achat. Nous devons bénéficier de facilités, en ne nous taxant pas sur le même pied que les commerçants. Nous faisons la promotion de l’art malien.

Le Pouce : Que retenez-vous de la fête de l’artisanat ?

Mimi Pedro : Dans l’avenir, le ministère doit penser à la création d’un espace  mode. Cela a manqué. Nous faisons vivre beaucoup de personnes à partir de nos créations. J’emploi quatre tailleurs maliens et contribue à  ma manière à la lutte contre le chômage, si chère à nos plus hautes autorités.

Le Pouce : Un appel ?

Mimi Pedro : Il faut que les autorités viennent en aide aux artisans qui se battent pour le rayonnement de l’art, de la culture et du tourisme. Il faut penser à l’allègement des impôts et taxes.

Entretien réalisé à Paris

Par Tiémoko TRAORE

 
COMMISSARIAT DU 12EME ARRONDISSEMENT

Un narco trafiquant agresse les policiers

De plus en plus, les populations du district acceptent a donné une suite favorable à l’appel de nos forces de sécurité. Une police ne peut être efficace sans la collaboration et le soutien de la population. C’est pourquoi il faut accepter d’appuyer la police qui, en retour doit garantir l’anonymat sur l’identité.

La vente et la consommation des stupéfiants gagnent du terrain au Mali. La consommation est à l’origine de nombreux maux qui connaissent notre société. 
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Ils sont nombreux ces jeunes qui ont perdu tout sens de raisonnement par suite de la consommation des stupéfiants. Ce phénomène inquiète la population, la société civile et les autorités. Grâce à la collaboration d’une personne de bonne volonté, les éléments de la brigade de recherche du 12ème arrondissement viennent de mettre la main sur un vendeur de stupéfiant. Son arrestation, n’aura pas été facile.
Informés, les policiers se sont rendus sur le lieu afin de prendre Abdoulaye Seck (AS) en flagrant délit à la gare des sotramas de Boulkassoumbougou en commune I. AS est connu pour la vente et la consommation de stupéfiants. En homme averti, il a vite vu venir les policiers et a essayé de prendre la fuite.
Les policiers ont cerné le lieu, le chef de la brigade de recherche, voulant l’arrêter a été surpris de recevoir au coup de hache par le délinquant. Etant bien préparé et armé, il s’est vite saisi d’un couteau et a blessé Yoro au niveau de sa cuisse gauche. Très touché, son adjoint Djibril Dembélé est venu à son secours. Lui à son tour, voulant maîtriser AS, s’est vu l’annulaire gauche coupé jusqu’à l’os. Mais ces braves policiers, patriotes ont déployé tout moyen pour le maîtriser.
AS arrêté, a été conduit immédiatement au 12ème arrondissement. L’enquête suit son cours.
D.M. KONATE (stagiaire)

 

Par LE POUCE
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Vendredi 16 novembre 2007

GREVE DES BOULANGERS DE DJICORONI

Un distributeur de pain lynché !

            Mohammed Touré alias Nokou, distributeur de pain de la boulangerie «Tokoro» sise à Hamdallaye, a été lynché le mercredi dernier à Djicoroni. Il s’en est sorti avec la paume de la main droite déchirée, le bras gauche foulé avec d’innombrables traumatismes. Apparemment, ses jours ne sont pas en dangers. Que s’est-il passé ?
             Suite à l’augmentation du prix du pain, les boulangers de Djicoroni ont protesté et ont décidé de ne ni fabriquer ni distribuer du pain jusqu’à nouvel ordre. Ignorant cette décision ferme de ces collègues de Djicoroni, le  jeune Mohamed Touré, comme à l’accoutumée, s’est rendu à Djicoroni pour ravitailler ses clients. Chose qu’il n’aurait pas dû faire. « J’étais en train de ravitailler un de mes clients, tout à coup, un groupe de jeunes gens est venu m’encercler. Ils ont commencé à m’insulter ; d’autres jetaient des miches de pain à même le sol. Après, j’ai été moi-même pris à partie. J’ai reçu des coups de points et de pieds partout. N’eut été la supplication d’une dame, je serais mort ».
            Ainsi, les autorités de la commune IV sont interpellées à prendre les dispositions nécessaires afin de mettre fin à ces règlements de compte.
Adama Diarra

 

APPUI AUX ENFANTS VULNERABLES

La nécessité d’une prise en charge psychosociale

 

Le Centre International des Conférences de Bamako a servi de cadre, le 15 novembre, dans l’après-midi à la cérémonie du lancement officiel du projet « Appui aux enfants particulièrement vulnérables aux risques d’exploitation sexuelle au Mali ».

Organisée par ECPAT Luxembourg Mali, Avenir Enfance Sahel, Mali Enjeu et Synjiya Ton Mali, la cérémonie était placée sous la présidence de la Ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille Mme Maïga Sina Demba.
Pour Mme Fabienne Grojean coordinatrice de l’ONG ECPAT, le fléau de l’exploitation sexuelle des enfants est récurrent. Plus de deux millions d’enfants sont utilisés dans l’industrie du sexe. La difficile situation des enfants ne doit jamais être occultée. « Respecter les enfants d’aujourd’hui, c’est bâtir la société de demain », a conclu la coordinatrice.
Pour la présidente du parlement des enfants, Fatoumata Sangaré, l’initiative d’un tel projet est à saluer : « les enfants sont victimes de nombreuses maltraitances à savoir l’exploitation sexuelle. Si rien n’est fait c’est leur avenir qui est hypothéqué », a prévenu Fatoumata Sangaré.
Pour le représentant de la Ministre de la Promotion de la Femme, de la famille et de l’Enfant, Youssouf Sangaré, le gouvernement attache un intérêt capital à ce projet. Il a enfin remercié le grand Duché de Luxembourg pour l’appui multiforme qu’il ne cesse d’apporter au gouvernement du Mali.

Cofinancé par le Ministère des Affaires Etrangères du grand Duché de Luxembourg et ECPAT Luxembourg, ayant pour zones d’intervention Bamako, Ségou, Mopti et le village Dansa dans le cercle de Douentza, le projet vise prioritairement trois grands objectifs qui sont : la prise en charge psychosociale et sanitaire des talibés (élèves coraniques) des filles migrantes, des enfants de la rue qui sont en situation difficile et vulnérables aux risques d’exploitation sexuelle ; la réinsertion socio-économique par l’accompagnement socio éducatif et la formation professionnelle des enfants talibés, des filles migrantes, des enfants de la rue de Bamako, Ségou et Mopti ; la protection des enfants par une plus grande efficacité des systèmes de prévention contre l’exploitation sexuelle et toute forme d’exploitation des enfants.

            Il faut noter que le projet durera trois ans et 30 enfants de la rue dans la ville de Bamako, 1000 élèves coraniques et 600 filles migrantes en seront les bénéficiaires. Les enfants de la rue concernés par le projet sont des enfants qui vivent une situation de rupture sociale complète et permanente : rupture avec la famille ou avec le tuteur (famille d’accueil ou maître coranique), le plus souvent pour cause de mauvais traitement ou de négligence mais aussi rupture avec les structures sanitaires, sociales et éducatives maliennes.
            Ces enfants, en situation de rupture sociale permanente (aucun contact avec leur famille ou avec un tuteur), seraient 350 dans le district de Bamako, dont une centaine de filles.

Cette situation de rupture implique que ces enfants sont amenés à développer des stratégies de survie (petites activités rémunératrices : petits cireurs, porteurs délictuelles : vol, recel, vente de drogue) en se forgeant de nouveaux repères, par le biais notamment de l’appartenance à un groupe d’enfants, au sein duquel ils doivent subir la loi des plus forts, et de l’identification à un territoire dans la ville de Bamako (gare ferroviaire, marché central, grande Mosquée, square Lumumba, etc.)

      Confrontés à des conditions de vie très dures dans la rue (violence physique, exploitation sexuelle, trafic, racket, malnutrition, infections de vie très dures dans la rue (violence physique, exploitation sexuelle, trafic, racket, malnutrition, infections (paludisme, bilharziose, IST), usage d’alcool et de drogues, désocialisation, perte de l’estime de soi, conduites d’exposition aux risques, troubles de la personnalité, troubles psychopathologiques, etc.) leur état, tant au niveau physique  que psychologique, se détériore très vite.
      Face à cette situation de danger physique et psychologique, ces enfants nécessitent une orientation vers des structures de prise en charge médicale et psychosociale. Cependant, le fort sentiment de méfiance vis-à-vis du monde des adultes et de la société en général qu’éprouvent ces enfants en situation de rupture.
Les filles migrantes.

      Il faut préciser par ailleurs que l’enseignement dispensé dans les écoles coraniques est un enseignement très informel qui se développe parallèlement à l’enseignement public reconnu par l’Etat malien. L’administration malienne ne contrôle ni les conditions de création de ces écoles (il n’existe pas d’agrément pour la création de ces écoles) ni la formation et le degré de compétence des maîtres coraniques qui prétendent instruire les enfants qui leur ont été confiés. Ces écoles sont pour la plupart du temps créées dans une cour rudimentaire où les enfants étudient dans des conditions très précaires (absence de protection contre la chaleur ou la pluie, absence de tables, bancs, matériel pédagogique, etc.).

      En outre, la plupart de ces enfants souffrent de l’absence de contact avec leur famille, souvent très éloignée (de nombreux enfants ont leur famille au Burkina Faso), durant toute la durée de leur apprentissage et même au-delà. Certains d’entre eux deviennent du fait de cette rupture totalement désocialisés, mendiants à vie.

Oumar Kanouté  

Par LE POUCE
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Vendredi 16 novembre 2007

PROMOTION AU SEIN DE LA PRESSE

4 confrères nommés !

            Le conseil des ministres du 14 novembre dernier a été marqué par des nominations de  certains de nos confrères  qui n’ont cessé de jouer leurs partitions dans l’édification de la nation.

Dans le lot des promus, il y a Mme Doucouré Aïchata Cheick Sylla, chargé de missions au ministère de l’Elevage et de la Pêche, MM. Moussa Bolly,  chargé de missions au ministère de la Jeunesse et des Sports, Souleymane Kenza Sidibé, chargé de missions au ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce et enfin Daouda Tékété, chargé de missions au ministère de l’Education de base, de l’Alphabétisation et des Langues nationales.

            Aux confrères nouvellement promus, nous leurs souhaitons bonne chance et plus d’écoute à ceux du secteur privé. Ils doivent entretenir de bons rapports avec leurs confrères, car c’est à force de travail dans le secteur privé qu’ils se sont fait remarquer.

Une fois de plus bonne chance !

Adama Diarra

 

PROJET QUARITE

Redynamiser les soins obstétricaux

            Le projet Quarité a initié le13 novembre dernier un atelier à l’hôtel Nord-Sud sur la « qualité des soins gestion du  risque et techniques obstétricales dans les pays en développement » (Quarité). L’atelier a regroupé une soixantaine de sages femmes et gynécologues venus des cinq première régions et du district de Bamako. L’objectif du séminaire était de fournir un haut niveau de preuve pour promouvoir l’approche basée sur les audits de décès maternels  en établissements et le concept d’une  pratique fondée sur les preuves, visant à améliorer la performance des services obstétricaux dans notre pays. L’atelier a duré deux jours, du 13 au 14 novembre 2007.
            La présidente de l’A.S.F.M, Mme Dicko Fatoumata Maïga de dire quelles sont  honorées de prendre part  à cet atelier car, dit-elle, la possibilité pour toutes les femmes d’obtenir des soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONU) de qualité en tant que droit garanti par l’Etat est l’une de leurs préoccupations  majeures. C’est aux femmes de s’engager avec force pour réduire la mortalité maternelle, affirme la présidente de l’association des sages femmes du Mali (A.S.F.M).

            Le représentant du ministre de la santé, Dr. Mamadou Sidibé d’enfoncer le clou en disant que la mortalité maternelle est de 70 à 100 fois plus élevée dans les pays en voie de développement que dans les pays industrialisés. Selon M. Sidibé, le taux de mortalité maternelle a connu une  légère augmentation de 1996 à 2006 au Mali. C’est ainsi qu’il passe de 577 en 1996 à 582 en 2006. La prise en charge inappropriée de l’accouchement est la principale cause des décès maternels, a ajouté le représentant du Ministre. Il a souhaité que le Mali fasse partie des Etats qui auront atteint, sinon dépassés les objectifs du millénaire en matière de lutte contre la mortalité maternelle. Dr Sidibé a exhorté tous les professionnels de la santé à redoubler d’effort afin que l’accouchement ne soit plus perçu comme un danger majeur pour la vie.

            Précisons que sur les 27 structures de santé éligibles, 22 sont retenues pour la mise en œuvre du projet.

Hamidou Togo (stagiaire)

 

 

O.M. D.

La nécessité d’impliquer les communicateurs

           

            Un atelier d’information des  hommes de medias pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) a pris fin le 14 novembre dernier au CSLP. Initié par le CSLP en collaboration avec le PNUD,  l’atelier a regroupé près de 40 communicateurs et journalistes. Durant les deux jours d’atelier les communicateurs et les journalistes ont été informés sur le plan décennal 2006-2015 pour l’atteinte des OMD.

            Le cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSLP)décrit les politiques et programmes que le Mali entend mettre en œuvre sur le plan macro économique structurel et social afin de promouvoir une croissance économique pendant la période 2007 2011. Le CSCRP, cadre unique de référence de la politique de développement pour l’ensemble des PTF (partenaires techniques et financiers). Il a été élaboré en impliquant toutes les structures de l’administration, société civile et les partenaires. L’objectif du CSCRP est une croissance économique de 7% par an, une amélioration du bien-être des populations. L’atteinte de ces objectifs passe par trois axes stratégiques qui sont le développement des infrastructures et du secteur productif, la poursuite et la consolidation des réformes structurelles et du renforcement du secteur social.

            Le coordinateur de la cellule CSLP qui a présidé la cérémonie d’ouverture a affirmé que l’implication des médias pour la réussite des actions de sa structure est incontournable.
Rappelons que le Mali dispose depuis le 8 octobre dernier un plan décennal consensuel d’atteinte des OMD en cohérence avec le CSCRP. Le coordinateur a souhaité que cet atelier marquera le coup d’envoi d’un partenariat fécond cellule CSLP/PNUD et les communicateurs dans la mise en œuvre du CSCRP et du plan décennal des O.M.D. Pendant 2 jours les communicateurs ont compris et a pris avec les exposants tout sur les OMD.
M. Adama Barry a fait l’état de lieu de OMD au Mali, tandis que le représentant résident du PNUD M. Alassane Ba présenta des OMD qui sont entre autres réduire l’extrême pauvreté et la faim, assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir  l’égalité et l’autonomisation des femmes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le VIH/Sida le palu et autres maladies, assurer  un environnement durable et enfin mettre en place un partenariat mondial pour le développement. Quant à Ousmane Samaké, il présentait le bilan du CSLP et du CSRP. L’honneur est revenu à M. Yacouba Doumbia de présenter le plan de communication.

            A la fin de l’atelier, M. Sékouba Diarra conseiller technique au ministère de l’économie, a remercié l’ensemble des participants. Il a souhaité, de continuer à poser les actes avec la presse.

Hamidou Togo (stagiaire)

Par LE POUCE
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Vendredi 16 novembre 2007

COMMUNAUTE DES DEMOCRATIES

Bamako au coeur des valeurs démocratiques !

C’est parti depuis le jeudi 15 novembre 2007 au centre international des conférences de Bamako pour la quatrième conférence ministérielle de la communauté des démocraties.

Placée sous la haute présidente de son Excellence Monsieur Amadou Toumani Touré, Président de la République du Mali, la cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, des membres du gouvernement, des invités de marque, venus de part le monde. La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs interventions.

La Communauté des Démocraties est une coalition d e pays démocratiques initiée en 1999, dont l’objectif stratégique est de renforcer les institutions et valeurs démocratiques aux niveaux national, régional et global.
A partir du 1er mai 2005, le Mali a commencé à assumer la présidence de cette importante organisation intergouvernementale dédiée à la défense des valeurs démocratiques et leur promotion à travers le monde.

Dans une prestation l’ensemble instrumental du Mali à ouvert le bal en souhaitant la bienvenue en terre africaine du mali aux délégués et participants à la 4ème rencontre.

Les acquis non négligeables de la dignité humaine
Dans son discours de bienvenue, le ministre des Affaires Etrangères et de la coopération  internationale Moctar Ouane a indiqué que le Mali  est honoré d’abriter cette importante rencontre qui, pour la première fois, se tient en Afrique, un hommage rendu à la jeune démocratie malienne et un soutien aux efforts de développement du Gouvernement du Mali.

Le Mali se réjouit d’avoir, le long de son mandat, œuvrer de concert avec les pays membres de la communauté, au renforcement de nos valeurs communes et à l’ancrage de la démocratie.

Notre pays a voulu dédier son mandat à la présidence de la communauté des démocraties à la problématique de la lutte contre la pauvreté en tant que défi à la démocratie.

Selon le ministre Moctar Ouane, l’univers de notre communauté s’est étendu, sous la présidence malienne, à travers  le nombre sans cesse croissant de ses membres, notamment ceux du convening group.

Si les résultats obtenus constituent des acquis à consolider, Moctar Ouane est conscient des défis qui les interpellent. Il estime que ces défis sont nombreux et complexes. Mais que, tous ensemble, nous saurons répondre aux attentes légitimes des peuples de notre communauté.
Le vice ministre des Affaires étrangères du Chili, s’est réjoui de se retrouver au Mali, un grand exemple de démocratie en Afrique.
Le secrétaire d’Etat adjoint Américain, John D. Negroponte a félicité notre pays pour son leadership réussi de la communauté des démocraties. Il a fait savoir qu’ils sont venus au Mali pour chercher à protéger et promouvoir ce que le président Bush appelle les acquis non négligeables de la dignité humaine.

Le président du secrétariat exécutif du processus non gouvernemental, le Dr Macalou s’est félicité que le Mali ait une interaction avec la société civile.

Le directeur exécutif du Millenum Challenge Corporation, John. J. Danilovich dira qu’ils sont à Bamako, parce qu’ils croient en la démocratie et au pouvoir de transformation de la démocratie pour ouvrir le plein potentiel d’un pays et de ses citoyens.

« Bon gouvernement, bonne gouvernance, et développement économique sont liés, ils constituent un accord global, un tout. Renforcer la démocratie crée un meilleur environnement dans lequel le secteur privé peut se développer, démarrer le véritable moteur qui conduit au développement durable et réduire la pauvreté. », a-t-il précisé.

Le représentant du secrétaire général de l’ONU a transmis le message du premier responsable de l’ONU qui  pense que la démocratie est une réalité dominante qui exige cependant que l’on redouble d’efforts et de vigilance afin de faire face aux menaces. Il a invité les uns et les autres à vivre ensemble dans la dignité et de pouvoir dire non à la montée de la violence et plaidé pour plus de justice.

ATT plaide pour un appui

Prenant la parole, le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré a indiqué à l’ouverture officielle que la tenue de cette conférence lui offre l’occasion de partager avec  les éminentes  personnalités, les chercheurs et les distingués acteurs de la société  civile, quelques idées fortes sur le thème principal à savoir démocratie et développement. Selon ATT, le pluralisme politique est le premier indicateur d’une vie démocratique. Tous les gouvernements, de 1991 à  nos jours, ont toujours eu à cœur de renforcer les partis politiques, pour permettre d’assurer leur mission d’éducation, de sensibilisation, et de formation du citoyen.  

Nous vous proposons un extrait de l’intervention du Chef de l’Etat à cette importante rencontre abritée par le Mali.

« Mesdames, Messieurs,

Sur un plan plus global, cette quatrième conférence ministérielle est le lieu privilégié de saluer les progrès de la démocratie sur le contient africain. En témoigne l’élargissement constant de la communauté des Démocraties à de nouveaux membres dont 34 Etats africains.

A cet égard, nous ne soulignerons jamais assez la nécessité de soutenir et d’appuyer nos jeunes démocraties par des mécanismes innovants d’aide au développement.
Cela relève du devoir de solidarité des pays développés, membres de notre communauté, envers les moins nantis, car la lutte contre la pauvreté est un défi à la consolidation de la démocratie.
Vous conviendrez avec moi que la pauvreté constitue une des plus sérieuses menaces contre les fondements mêmes de la démocratie.
Les situations endémiques de faim et de maladies, dans lesquelles vivent malheureusement environ un milliard de personnes dans le monde, est un rappel constant que nous pouvons et devons tous mieux faire pour  combattre ces fléaux.
Nous demeurons convaincus de l’existence d’un  lien de cause à effet positif entre développement économique et démocratie.

La démocratie ne se résume pas au droit de vote. Ce n’est pas non plus seulement l’organisation d’élections libres et transparentes.
Elle doit aussi permettre, à chaque citoyen, d’atteindre un meilleur niveau de vie par le plein exercice de ses droits économiques, sociaux et culturels.

L’Etat a vocation à répondre à toutes ces attentes et aspirations dans le contexte d’une gouvernance devenue plus ardue.

La hausse vertigineuse du prix des produits de première nécessité, des hydrocarbures dans des proportions jamais égalées et la faible rémunération de nos produits d’exportation, liés à la chute constante du dollar éprouvent durement nos économies et nos populations.
Dans ces conditions, comment assurer à nos populations une sécurité alimentaire durable et faire face à leurs demandes légitimes pour l’accès à l’eau potable, à la santé, à l’éducation et offrir à nos millions de jeunes un emploi, gage de stabilité sociale et politique ?
On pourrait ajouter à la liste les nombreux besoins nouveaux engendrés par le développement phénoménal des nouvelles technologies de l’Information et de
la Communication.
En somme, il s’agit d’œuvrer en sorte que chacun, chacune puisse mesurer les bienfaits de la démocratie à l’aune de son épanouissement personnel.
C’est fort de cette conviction que le Mali a placé sa présidence sous le signe de la corrélation entre démocratie et développement et de la lutte contre la pauvreté, en tant que facteur essentiel de l’approfondissement et l’enracinement de la démocratie.
Et c’est tout à l’honneur du Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, avec le Président George BUSH en tête, d’avoir mis en place le fonds du Millenium Challenge pour encourager nos efforts de développement et de réduction de la pauvreté.

Le Mali se réjouit d’avoir pu bénéficier de cet important financement, tout autant que du jugement positif sur notre gouvernance qu’il consacre.

Je tiens à rendre hommage à l’Union Européenne pour la qualité et la dimension de son assistance aux pays africains, à travers le Fonds Européen de Développement, sans oublier les Partenaires Bilatéraux.
Les ressources tirées de ces coopérations servent au financement d’infrastructures socio-économiques au profit des populations, dont la satisfaction des besoins est la finalité de tout projet démocratique.
La paix et la sécurité doivent également retenir toute l’attention de notre communauté, car elles constituent le socle de tout développement et de toute forme d’expression démocratique.
Mesdames, Messieurs,

En conclusion, je voudrais remercier le Secrétariat Exécutif malien du Processus non Gouvernemental de la Communauté des Démocraties, pour les efforts d’accompagnement du gouvernement, tout au long de la présidence malienne, et pour son plaidoyer en faveur de la mise en œuvre du Plan d’Action de Séoul et l’engagement de Santiago, qui sont des documents de référence pour notre communauté.

A l’endroit des participants, je voudrais rappeler que notre appartenance à des régions, cultures et religions différentes, doit être une source de respect mutuel et d’enrichissement.

En cela, nous pouvons nous référer à l’enseignement du Sage, Amadou Hampâté BA, qui disait, je cite : « la beauté d’un tapis réside dans la variété de ses couleurs. S’il  n’y a que du blanc, ce serait un drap blanc ; s’il n’y a que du noir, ce serait un pagne de deuil. C’est l’Univers tout entier qui est notre patrie. Chacun de nous est une page du grand livre de la Nature. Dans la vaste communauté humaine lancée à la recherche d’un nouvel équilibre, chaque peuple doit apporter la note de son génie propre afin que tout l’ensemble en soit enrichi.
Chacun doit s’ouvrir aux autres tout en restant lui-même ».
Fort de cette conviction, la Communauté des Démocraties contribuera à l’émergence d’un monde plus équitable, plus juste et une meilleure gouvernance mondiale…».
Tiémoko TRAORE

Par LE POUCE
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