Vendredi 16 novembre 2007

VISITE DU MINISTRE SEKOU DIAKITE AU FSN ET A L’UTM

D’importants défis à relever           

 

Depuis sa nomination au ministère du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes âgées, le ministre Sékou Diakité s’est rendu dans plusieurs services relevant de son département. L’objectif de ces visites est de rencontrer le personnel des différents services afin d’échanger avec eux sur leurs préoccupations. C’est dans cette même optique que le ministre s’est rendu le mardi 13 novembre 2007 dans les locaux du Fonds de Solidarité Nationale et l’Union Technique de la Mutualité Malienne. Le ministre était accompagné par les membres de son cabinet. La visite de prises de contacts a commencé par le Fonds de Solidarité Nationale et a pris fin à l’Union Technique de la Mutualité Malienne (UTM).

 

Fonds de Solidarité Nationale
La création du Fonds de Solidarité Nationale (FSN) est intervenue dans un contexte où la lutte contre la pauvreté et l’exclusion est au centre des préoccupations de la communauté internationale.
Les objectifs du  Fonds de Solidarité Nationale sont: drainer les contributions volontaires des citoyens et des entreprises en vue de mettre en œuvre des programmes et projets au bénéfice des populations en situation difficile et des zones en retard de développement ; contribuer à l’éradication de la pauvreté et à la promotion de l’homme ; la réalisation d’infrastructures sociales….etc.

            Adama Diarra, le directeur général du FSN, dans sa communication, a signalé au ministre, les différentes préoccupations auxquelles son service fait face. Parmi ces préoccupations, il a cité le déséquilibre entre les demandes adressées au niveau du Fonds de Solidarité Nationale, et l’octroi tardif de la subvention.

Par ailleurs, la requête de financement auprès de la coopération japonaise fait partie des perspectives du Fonds de Solidarité Nationale. Quant au ministre, il dira que le Fonds de  Solidarité Nationale est un service stratégique et qu’il doit être en avant-garde afin de promouvoir les activités de micro projets générateurs de ressources financières pour les populations cibles. « Il y a un défit à relever et cela est propre à tous les départements, ce défit est l’équation de la mobilisation financière », a reconnu le ministre.
            Avant de lever la séance, le ministre déclarera: « Nous sommes prêts pour vous accompagner dans l’atteinte de vos objectifs ».

Union Technique de la Mutualité

            L’Union Technique de la Mutualité, faudra t-il le rappeler, a pour mission de renforcer la solidarité entre les groupements mutualistes de santé par les missions générales qui sont d’assurer la gestion des services tels qu’une caisse autonome mutualiste d’assurance maladie, accident corporel, risques divers ; une caisse autonome mutualiste d’assurance vie décès, retraites ; une service mutualiste de cautionnement, un service de promotion de la mutualité de santé, un fonds de formation des administrateurs et des militants mutualistes.

            Après le Fonds de Solidarité Nationale, directeur de l’Union Technique de la Mutualité Malienne parlera de l’engagement des partenaires qui ne s’inscrit toujours pas dans la durée. « Au jour d’aujourd’hui, nous n’avons pas de partenaires stratégiques qui font de la mutualité leurs credo».
            Le ministre a pour sa part, a promis au personnel que l’accompagnement de son département ne leur fera pas défaut.

Adama Diarra

Par LE POUCE
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Vendredi 16 novembre 2007

LETTRE DE CADRAGE DU P.M MODIBO SIDIBE

A présent, au travail !

            Annoncée depuis la formation du nouveau gouvernement que dirige le Premier ministre Modibo Sidibé, la lettre de cadrage tant attendue par l’ensemble des gouvernants et de la population a été remise au chef du gouvernement, le mardi 13 novembre 2007 au Palais de Koulouba par le Président de la République Amadou Toumani Touré.
Contrairement à la lettre de cadrage n°0875 PRM du 23 octobre 2002, réactualisée le 13 mai 2004 qui indiquait la vision de ATT à savoir «  assurer le bien-être des toutes les Maliennes et de tous les Maliens et faire du Mali un modèle de bonne gouvernance» , la nouvelle feuille de route remise au P.M Modibo Sidibé innove et est plus précise par rapport à la mission globale du gouvernement qui consiste à  traduire en résultats, l’engagement que ATT a pris avec le peuple malien dans et autour du PDES. C’est dire que l’équipe de Modibo Sidibé devra être plus active que les précédentes.

            ATT engage le chef du gouvernement et son équipe à faire des choix autour des axes définis par le PDES, une matrice d’objectifs majeurs, à créer les synergies entre les secteurs prioritaires et les secteurs de soutien pour une gestion efficiente des ressources et pour un plus grand impact des réalisations.

            «Il me plaît de rappeler que l’ambition principale du PDES est d’assurer une croissance forte et soutenue, produisant les opportunités et la prospérité pour tous les citoyens, d’ouvrir la voie à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à l’horizon 2015 ; permettant ainsi à tous les Maliens d’acquérir les droits fondamentaux de tout être humain : manger à sa faim, avoir l’accès à l’eau potable, bénéficier des soins de base dans un rayon de cinq kilomètres, envoyer tous ses enfants, garçons et filles, à l’école primaire et créer les conditions d’emplois pour la majorité des jeunes du Pays.

Pour ce faire, le Gouvernement concentrera sur une période de 5 ans, les moyens et les efforts du pays sur six axes prioritaires d'intervention: mieux organiser l'action publique pour soutenir efficacement les autres composantes du Programme, améliorer la production primaire et renforcer la sécurité alimentaire, mettre en place un environnement propice à l'émergence et au développement du secteur privé, insérer les femmes et les jeunes dans les circuits productifs, développer les secteurs sociaux, procéder aux reformes de société.

A travers ces axes prioritaires, il apparaît que le PDES est d'abord un programme de réformes et de renouveau de l'action publique, qui conditionne tout le reste.

J’attends du Gouvernement, comme l’ambitionne le PDES, de faire de l’Etat un modèle de bonne gouvernance. Poursuivre l’émergence d’un Etat fort, d’une administration efficace, d’une justice assainie et des collectivités locales renforcées sera au cœur de votre action.

Ce renouveau de l’action publique, tout en consolidant les actions déjà initiées, se matérialisera par l’introduction d’un nouvel état d’esprit, un choix judicieux des hommes et des femmes et l’intensification de la lutte contre la corruption.

Le Cadre Stratégique de la Réforme de l’Etat adopté par le Gouvernement en mars 2003, le Programme de Développement Institutionnel (PDI), le Programme d’Appui à la Réforme Administrative et à la Décentralisation (PARAD) ainsi que la nouvelle Ecole Nationale d’Administration (ENA) constituent autant de vecteurs pour conduire le renouveau de l’action publique.

Il s’agira  de concevoir et de conduire une action publique véritablement qualitative avec une administration remise au travail, au service exclusif des usagers, transparente et soucieuse du bon usage des ressources publiques. Il convient de responsabiliser les cadres à tous les niveaux, d’avoir le souci de leurs carrières, de récompenser leurs résultats et mérites et de sanctionner les fautes dans l’équité et la justice.

La foi dans le développement socio-économique du Mali sera ainsi un critère important dans le choix des responsables, parce qu’il s’agit de bien servir le pays en réalisant les objectifs qui le font avancer. A cet égard, la compétence et l’honnêteté et le sens des responsabilités seront essentiels à mes yeux.

J’attends du Gouvernement que la culture du résultat, de l’évaluation et de l’audit  devienne la règle.

Au niveau de l’administration centrale, des organismes personnalisés et des entreprises publiques, certains postes de direction stratégiques seront pourvus sur la base d’appels à candidatures, ouverts aux maliens de l’intérieur comme de l’extérieur, pour disposer des compétences les meilleures.

Il vous faut, en outre, accélérer la modernisation de l’administration publique ; l’utilisation de l’outil informatique par les services publics doit être généralisée.

Vous devez en même temps, poursuivre le renforcement de l’autorité de l’Etat à tous les niveaux par une organisation plus efficiente de l’Etat et de l’administration, par la culture du sens de l’Etat et du civisme, l’application de la loi et du règlement et par la lutte contre la corruption.

Dans le cadre de la lutte contre la corruption, tout en veillant à la prévention  par les procédures et contrôles appropriés et à la sanction le cas échéant, les chantiers à ouvrir en priorité seront la relecture du code des marchés publics, la réforme des Directions Administratives et Financières (DAF ) et l’organisation des Etats Généraux de la lutte contre la corruption dès le premier semestre 2008 pour parvenir à un projet national partagé de lutte contre la corruption et instaurer les bonnes pratiques dans la gestion des affaires et des deniers publics. 

 

Naturellement, le renouveau de l’action publique c’est aussi l’approfondissement de notre démocratie.

 Le faible niveau de participation aux différentes consultations électorales nous interpelle sur la pertinence de notre système électoral et sur les coûts des élections.

A cet effet, comme annoncé dans mon allocution du 22 septembre dernier, je confierai à une éminente personnalité, la mission de réfléchir sur les voies et moyens en vue de permettre au plus grand nombre de nos concitoyens de participer à la vie politique du pays.

Renforcer le statut de l’opposition dans le cadre de la loi sur les formations politiques, faire du principal leader de l’opposition une personnalité reconnue de l’Etat, seront également à l’ordre du jour de cette réflexion. J'invite le Gouvernement à apporter tout son soutien à cette action en vue de la consolidation de notre démocratie.

J’invite aussi le Gouvernement à se pencher sur les réformes de société qui se posent à tous les pays à différents moments de leur parcours au fil du temps et des générations. Le nôtre n’y dérogeant pas, les débats y afférents doivent se dérouler dans la sérénité, la tolérance et le respect qui caractérisent notre peuple.

Parce qu’elle participe de l’autorité de l’Etat et assure la sécurité et la quiétude indispensables à l’épanouissement des citoyens, au développement de leurs activités économiques, commerciales, sociales et culturelles, la recherche d’un environnement de paix, de sécurité et de stabilité sera une priorité transversale.

A cet effet nous devons nous tourner vers le futur, en construisant l’Armée de nos besoins avec un outil de défense efficient et évolutif s’adaptant constamment à notre situation.

Il faut donc poursuivre nos efforts dans la réorganisation de l’appareil de commandement, le maintien en condition du matériel et la préparation opérationnelle des troupes, le renforcement  qualitatif des effectifs, l’accroissement de la qualité de l’enseignement militaire dans nos centres de formation et écoles, l’amélioration des conditions de vie et de service, ainsi que l’équipement adapté de nos différents corps ».

La Rédaction


Par LE POUCE
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Vendredi 16 novembre 2007

MALIENS DE LA DIASPORA

Que peut-on obtenir d’une jeunesse divisée ?
La jeunesse est dit-on l’avenir de tout un pays. C’est pour cette raison que les autorités de différents pays accordent une attention particulière à son encadrement, sa formation, sa promotion. C’est la jeunesse qui est le fer de lance du développement socio-économique. Ainsi, grâce à la cohésion et à une synergie d’actions, les jeunes sont en mesure de traduire efficacement les projets, programmes et aspirations des pouvoirs publics et des populations. Une jeunesse unie est le creuset du rayonnement de l’image du pays d’origine.
C’est d’ailleurs ce qui fait dire que chaque Malien de la diaspora est un ambassadeur ; les actes qu’il pose peuvent avoir, selon les cas, des répercussions positives on négatives.

C’est pourquoi les autorités de notre pays, notamment le département de tutelle et le conseil national de la jeunesse ne doivent pas rester indifférents face aux mésententes, aux situations conflictuelles entre les jeunes, surtout quand il s’agit de ceux qui vivent à l’étranger.

C’est, depuis quelques années, le cas de la jeunesse malienne de la France qui, à cause du bicéphalisme qu’elle entretient sans scrupule, est en train de ternir l’image du pays. La situation est d’autant plus grave que ce sont ces jeunes qui constituent les principaux acteurs du développement. Ce n’est donc pas en étant divisés qu’ils peuvent attirer plus d’opportunités en direction du pays d’origine. En ont-ils conscience? En tout cas, les structures de jeunesse malienne basées en France n’en ont même pas dans la mesure où  elles ont été mises en place avant même que le conseil National de la jeunesse ne prévoie leur création. Dans ce cas, n’y a-t-il pas lieu de dissoudre les deux bureaux et de procéder à la mise en place d’un nouveau bureau consensuel qui aura pour mission principale de réconcilier les parties qui s’affrontent inutilement depuis quelques années ? Aujourd’hui, le ministère de la Jeunesse et des Sports et le Conseil National de la Jeunesse sont fortement interpellés à travailler rapidement pour une issue favorable à cette situation de crise qui n’a que trop duré. Il faut préciser que lorsqu’on se réfère au Programme de Développement Economique et Social du président de la Républiques, il apparaît que la jeunesse y occupe une place de choix. Ainsi, sans sa cohésion, la mise en œuvre du PDES pourrait connaître beaucoup d’entraves.

Dans ce cas, le département en charge de la jeunesse serait interpellé sur la question ; ce qui révélerait sans ambiguïté sa défaillance. Alors, ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ?
La balle est donc dans le camp des deux structures, car l’opinion publique n’est pas dupe.
Tiémoko TRAORE

 

 

 

PERSPECTIVES POLITIQUES 2012

L’ADEMA bien positionné pour reconquérir le pouvoir

On peut dire aujourd’hui que l’ancien parti majoritaire au pouvoir, l’ADEMA vient de loin. Après la décennie de gestion du pouvoir, au cours de laquelle le parti a subi deux scissions, avec la création du MIRIA et du RPM par des cadres mécontents de la gestion du parti, la troisième scission a donné, naissance à l’URD. Même avec cette saignée, le parti n’était pas au bout de ses peines, puisque les élections présidentielles de 2007 ont, elles aussi, entraîné des mécontents qui se sont désolidarisés des décisions du Comité Exécutif.

Si certains ont été sanctionnés, ce ne fut pas le cas pour d’autres. Qu’à cela ne tienne, les inconditionnels de l’ADEMA ont continué à marcher en avant, suivant les décisions de la direction. Ce faisant, ils ont agi méthodiquement et sont parvenus à des résultats électoraux impressionnants.
Malgré les difficultés qu’il a connues, le PASJ demeure le plus grand parti de l’échiquier politique national. En témoigne le nombre de ses députés, après son soutien à ATT à l’élection présidentielle. Aussi, faut-il le souligner, l’ADEMA avance à présent à grands pas ; certainement vers Koulouba.
En effet, le parti de l’Abeille s’est fixé des objectifs précis dont la reconquête du pouvoir en 2012, et s’est doté d’un plan stratégique triennal conséquent. Pour ce faire, les responsables du parti avaient programmé une stratégie comportant plusieurs étapes dont la conquête du perchoir et un meilleur positionnement à des postes de responsabilités. Ces deux objectifs sont atteints, puisque le président du parti Dioncounda Traoré est aujourd’hui le président de l’Assemblée Nationale à la faveur du fait majoritaire aux élections  législatives passées.
En plus, les cadres du parti ont eu suffisamment de promotion avec trois ministres qui sont à des départements stratégiques pour le président de la République, comme les Ministères du Développement Social de la Solidarité et des Personnes Agées, de l’Agriculture et celui de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Ainsi, l’ADEMA est dans une très bonne posture pour préparer avec succès, son retour au pouvoir en 2012, avec comme candidats probables Modibo Sidibé ou Alpha Konaré.
D’autres facteurs favorisant la reconquête du pouvoir en 2012 par l’ADEMA sont, le retour  prochain (déjà annoncé) de l’ancien président Alpha Oumar Konaré au Mali, qui, selon toutes les probabilités, ne sera pas en marge de la scène politique. Cette nouvelle donne sera sans doute un facteur important de renforcement des acquis de l’ADEMA dans la perspective des prochaines consultations électorales.

Au-delà de toutes ces considérations, plusieurs autres cadres du parti de l’Abeille occupent des postes importants soit au Mali ou à l’étranger. A tout cela, il faut ajouter la tendance actuelle de la plupart de ceux qui avaient déserté la Ruche à y retourner.
En effet, ces temps-ci, il est beaucoup question de la réconciliation entre l’ADEMA, notamment le Comité Exécutif et les dissidents du parti.
Si tous ceux-ci signaient leur retour, ce serait un renforcement substantiel de la marge de manœuvre du parti. Par ailleurs, l’ADEMA qui demeure le parti le mieux implanté sur l’échiquier politique national, a su conserver de bonnes relations avec plusieurs partenaires traditionnels qui, sans doute l’accompagneront dans l’atteinte de ce grand objectif qu’est la reconquête du pouvoir.
En effet, les responsables du parti ont prévenu qu’ils inscrivent leurs actions de façon globale dans le cadre de la reconquête du pouvoir en 2012. Ce qui est irréfutable, c’est que l’ADEMA est en train d’aller lentement mais sûrement vers l’atteinte de et objectif. Les autres grandes formations politiques telles que le RPM, l’URD, le PARENA analysent-elles la situation ascendante des Abeilles de la sorte? Attendons pour voir.
Tiémoko TRAORE

 

 

MAMADOU SORY COULIBALY BDM SA

« Aider les artisans à s’épanouir, un credo cher à la banque »

L’artisanat malien était à l’honneur du 31 octobre au 8 novembre 2007 à la Bourse de Commerce de Paris. La BDM-SA, sponsor officiel de l’événement, était représentée par son chargé à la communication, Mamadou Sory Coulibaly alias Bébé, pour faire la promotion de ses nouveaux produits. Enfin de séjour, Bébé a bien se prêter à nos questions.         b--b--.JPG

Le Pouce : Qu’est ce qui explique la présence de votre banque à cette fête de l’artisanat et du tourisme du Mali à Paris ?

Mamadou S. Coulibaly : Les raisons de cette présence sont très simples. Depuis 2003, nous parrainons cet évènement. A la BDM-SA, nous avons pensé que ça ne fera qu’apporter une pierre de plus à l’édification de l’économie nationale, d’une part et d’autre part participer à la lutte contre la pauvreté. Nous pensons à la BDM que si nous aidons les artisans à s’épanouir, à vendre et à se faire connaître dans le monde, nous participons à la lutte contre la pauvreté, une lutte qui est un leitmotiv du chef de l’Etat et des autorités maliennes. Aider les artisans a s’épanouir est un credo cher à la BDM.

Le Pouce : A l’heure du retour, pensez-vous avoir été satisfait de cette 7ème édition ?
Mamadou S Coulibaly :
Comme après toutes les éditions, je rentre satisfait au Mali. Nos attentes ont été comblées. Le salon a enregistré beaucoup de visites. Nous avons informé beaucoup de visiteurs concernant la banque. Vraiment, je pars très satisfait.
Interview réalisée à Paris

Par Tiémoko TRAORE

 

 

ECOLES PRIVEES

A quand le paiement des subventions accordées par l’Etat ?

L’école occupe une place de choix dans le PDES du chef de l’Etat Amadou Toumani Touré qui a pour base un système éducatif performant, qui se propose de développer un partenariat toujours plus accru pour une école apaisée.

Sous l’impulsion des institutions de Bretton Woods, les gouvernements successifs ont engagé et poursuivi des réformes d’inspiration libérale visant à faire du secteur privé (dont les écoles et instituts privés) le moteur de la croissance économique.

Ainsi, les écoles privées ont vu le jour (et continuent d’être créées) en nombre. Cela a permis de désengorger l’école publique. Aujourd’hui ces écoles partenaires du gouvernement reçoivent chaque année, à la rentrée scolaire, un nombre élevé d’élèves et étudiants même si le problème du fonds de roulement constitue un véritable casse-tête pour les promoteurs.
Après l’orientation des élèves admis au DEF et au baccalauréat, l’Etat prend en charge les frais liés à leur formation et encadrement par le truchement d’une subvention versée aux promoteurs des écoles privées.
Au jour d’aujourd’hui, on recense près de 440 établissements secondaire, technique et professionnel privés.

Depuis maintenant un an, les promoteurs attendent que l’Etat procède au paiement des frais scolaires. Ces frais auraient dû tomber depuis le mois de juillet passé. Au moment où les cours sont effectifs dans la plupart des établissements, les frais scolaires de l’année scolaire 2006-2007 ne sont pas encore disponibles.

Les promoteurs, pour sauver la formation des enfants, sont obligés de s’endetter auprès des structures de crédit.

Celles-ci, à force de faire face à une très forte demande, ont fini par décider d’arrêter avec les procédures de prêts.
Certains promoteurs sont non seulement en cessation de paiement de salaire des enseignants mais font l’objet de poursuites de la part des services de crédit. Les caisses sont réticentes à toute forme d’assistance que ce soit, tant que les prêts accordés ne sont pas soldés.
Il revient à monsieur le ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique de prendre à bras le corps la question.

A l’horizon, c’est l’avenir des enfants, des apprenants qui se trouve menacé. Le ministre Amadou Touré a tout intérêt a prendre dès maintenant le taureau par les cornes en rencontrant les protagonistes.
Tiémoko TRAORE

 

 REGLEMENTATION DE LA CIRCULATION DES GROS PORTEURS

Le quiproquo entre le Maire et le ministre

 Le 16 août 2007, le maire du District de Bamako, Adama Sangaré prenait un arrêté qui règlementait la circulation et le stationnement des gros porteurs sur les ponts et les axes routiers du district. La nouvelle a été saluée en son temps par les usagers. L’application de l’arrêté a permis de réduire de façon significative, le nombre d’accidents de la circulation. Mais certains tentent de mettre le bâton dans les roues du maire.
Avec ces dispositions émanant du Maire du District, les gros porteurs n’entraient dans la capitale qu’à partir de 22 heures.

Aujourd’hui l’effectué de ces mesures est en train d’être mise en cause par le ministre de l’Equipement et des transports.
A peine installé, le ministre a demandé l’abrogation de l’arrêté pris par le maire du District. Il a demandé l’aménagement d’une tranche horaire entre 11 et 15 heures pour permettre aux gros porteurs de traverser le pont. La demande aurait été présentée au Gouverneur du district Ibrahim Féfé Koné qui n’a pas voulu agir dans ce sens. Alors, est-ce parce qu’on vient d’être nommé ministre de l’Equipement et des Transports que l’on s’arroge le droit de faire table rase de tout ? Cet arrêté de réglementation a été salué et apprécié par plusieurs observateurs. Il y a à notre avis plus urgent à faire que ça.
Certes, l’état de dégradation de nos routes dans le District n’est pas imputable au ministre des Transports... Nous aurions compris qu’aussitôt nommé, il allait à bord de son véhicule, circuler sur les routes du district et penser à résoudre un temps soit peu, l’état de dégradation des voies et permettre aux usagers de circuler sans heurt et de faire économie de leur argent, en ne payant pas des pièces de rechanges. Il faut sécuriser la vie des citoyens en renforçant ces mesures de réglementation de la circulation. Aujourd’hui, rien ne peut expliquer l’abrogation de cet arrêté.
La Rédaction

 

 TELEREALITE

«C’est moi la plus belle»bientôt sur l’écran !

Dans le cadre du lancement d’une autre téléréalité (après « Case Sanga »), l’association Fanaday Intertaiment a organisé une conférence de presse le mercredi 14 novembre 2007 à l’hôtel Salam. La présente rencontre s’inscrivait dans le cadre du lancement officiel d’une  téléréalité qui se nomme « c’est moi la plus belle ». La cérémonie était présidée par les deux associés qui sont les initiateurs, M. Baba Diarra et Papa Ouane.
Si Case Sanga était le chant et la danse, « c’est moi la plus belle » sera un défilé de mode pour montrer les réalités culturelles du Mali.

La nouvelle initiative sera un jeu concours qui  mettra en compétition 10 jeunes filles toutes de  18 ans. Les organisateurs ont retenu 10 ateliers de couture, 10 salons de coiffure et 10 jeunes filles qui seront sélectionnés par concours.
En matière de postulant, il y aura chaque semaine une écurie qui va tomber jusqu’aux trois meilleures écuries, à dit M. Diarra. C’est une initiative accompagnée par l’hôtel Salam et la télévision Africâble qui a d’ailleurs commencé, dès le mercredi dernier à diffuser des images dans ce sens. La nouvelle initiative durera deux mois.
Après cette introduction faite, les deux associés se sont prêtés aux questions de nos confrères.

Des préoccupations touchant le démarrage de l’émission et l’isolement de l’espace culturel Blomba dans la conception de l’émission.

Selon Papa Ouane, ce projet n’est pas énorme comme celui de Case Sanga et Blomba est invité à Case Sanga 2008. Le conférencier a par ailleurs précisé que l’émission commencera en janvier prochain.
D’autres inquiétudes des confrères portaient sur le conflit entre le lauréat de Case Sanga 1, Dabara et Fanaday.

Selon les conférenciers, le problème n’est ni les 3 millions, ni les lots distribués par la première dame, mais Dabara n’a pas respecté les textes ; il est en conflit avec son identité … « Nous avons évolué avec Dabara durant 7 mois et nous avons été saisi plusieurs fois par le Bureau Malien des Droits d’Auteurs à notre résidence. Tout juste après Case Sanga, nous avons proposé à Dabara de lui remettre 1 million et de rentrer en studio après avoir signé le contrat ; mais c’est Fountamata dite Sira Diop, qui l’a amené à Africâble et c’est M. Sidibé qui a pris un rendez-vous entre Dabara et nous pour la signature du contrat et depuis le 11 décembre jusqu’aujourd’hui, nous n’avons pas vu Dabara. »
Fanaday Intertaiment informe le public que Diaby, Pamela, Sira Diop, Aminata Laurent et Cheick Siriman Sissoko ont signé un contrat pour enfin professionnaliser leur association.
D.M. KONATE (stagiaire)

 

 

 

FESTIVAL INTERNATIONAL DE DANSE

« Dense Bamako Danse », un festival vivant !

L’espace culturel Donko Seko a organisé une conférence de presse le mardi 13 novembre 2007 à l’occasion du lancement du son 5ème festival international de danse prévu du 16 au 24 novembre 2007. Le thème retenu cette année est « Dense Bamako Danse 2007 ».

Selon la directrice artistique Kehy Noël, Dense Bamako Danse est un espace d’expression et de créativité contemporaine où cohabitent les artistes du continent africain et la population malienne.

Le festival encourage la créativité contemporaine en tant qu’expression du regard et visions d’artistes chorégraphiques, du continent bien sûr, mais aussi des Caraïbes et du Pacifique, de la diaspora ou d’ailleurs. Pour la cinquième année consécutive, ces artistes pourront innover, recréer, restituer, reconstruire, bâtir une danse aujourd’hui, pleine de poésies et d’engagement artistique singulier, a-t-elle laissé entendre.

« Dense Bamako Danse » est ouvert à tout le public et à toutes les curiosités. Selon Kethy Noël, cette cinquième édition est également celle de l’ouverture artistique sur plusieurs plans. Sur le plan international, de nombreux pays africains représentés, mais aussi l’Italie, l’Allemagne, la Suède ou encore Haïti, enfin présente en Afrique.
L’atelier du monde présente également la richesse et la diversité du continent.

Sur le plan local, les troupes maliennes bien sûr, le conservatoire, Blomba, le musée national, le village SOS enfants de Sanankoroba, un atelier à Ségou.

Enfin, la caravane transportera du 3 au 21 décembre le festival et l’art vivant d’aujourd’hui dans les régions.

Toujours beaucoup d’activité dans les lieux de vie quotidienne (marché, lycées, hôpital du point G et etc) et une ballade contemporaine en fermeture à la friche, nouveau lieu aménagé à l’occasion de l’ouverture de la biennale de la photographie a-t-elle dit.

Selon Kethy Noël, l’objectif majeur de l’association Donko Seko est la création et le développement au Mali d’un pôle économique et culturel autour de la danse contemporaine.
La diffusion et la promotion de la filière restent des orientations permanentes de tout festival et traversent toutes ses activités. Création, formation, initiative à la démarche contemporaine demeurent au fil des éditions des objectifs majeurs. Enfin, l’évènement accorde toujours à la conservation du patrimoine la part qui lui revient, a-t-elle dit.
La directrice espère, à court terme, faire naître ou entretenir l’engouement durable du public et à long terme, vouloir développer la danse contemporaine sur le continent, dans les régions ; en faire une discipline reconnue au même titre que la dans traditionnelle.
D.M. Konaté Stagiaire

 

COUPE «AMILCAL CABRAL»

Les Aigles Espoirs affûtent les armes !

Après la coupe de l’UEMOA, les Aigles Espoirs version locale, se préparent pour la coupe Amilcal Cabral qui doit se dérouler en Guinée-Bissau, du 30 novembre au 9 décembre prochain.

Cette compétition regroupera huit (8) équipes nationales de la sous région ouest africaine, à savoir, la Guinée-Bissau (pays organisateur), la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, la Sierra Leone, le Cap Vert, la Gambie et la Guinée Conakry, tenant du titre (2005).
La compétition va se jouer en deux poules. Le Mali, vainqueur de deux éditions (1989 et 1997), se retrouve dans la même poule que la Guinée Conakry, la Gambie et le Cap Vert. Une poule très difficile mais qui est à la portée des Aigles. La poule B est composée de la Guinée-Bissau, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Leone.

En ce qui concerne la participation des Aigles à cette compétition, le sélectionneur Cheick Omar Koné et ses hommes se fixent pour objectif de remporter cette coupe. Notre sélection a en effet les moyens de remporter cette coupe pour la troisième fois, car cette équipe a du talent et, avec la rigueur de l’entraîneur et l’engagement des joueurs in’challah, ça ira bien.

Cheick Omar Koné a convoqué 24 joueurs pour reprendre les entraînements. Cette liste est composée de cinq joueurs du Stade Malien de Bamako, six joueurs du Djoliba AC, six joueurs du CSK, trois joueurs de l’AS Réal, trois joueurs du COB et un joueur de l’ASKO.
C’est presque le même effectif qui a participé à la coupe UEMOA. On ne peut que souhaiter bonne chance aux Aigles, avec l’espoir qu’ils vont nous ramener cette coupe pour le bonheur du football malien.

Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

Par LE POUCE
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Lundi 12 novembre 2007

P.D.D.S. S

Pour une plus grande implication des communicateurs

      L’atelier sur le rôle et la place de la communication dans la diffusion du PRODESS a pris fin le vendredi dernier au Mémorial Modibo Keïta. L’objectif de l’atelier était de faire connaître les grandes orientations du PRODESS II qui couvre 2004-2009, mais aussi exposer ses procédures de mise en œuvre, afin d’atteindre une large diffusion par la presse.

      Pendant les cinq jours qu’a duré l’atelier, chapeauté par M. Mamadou Bassery Ballo, conseiller technique au ministère de la santé, les communicateurs, environ une cinquantaine (presse écrite et parlée confondu), se sont familiarisés avec le PDDSS (Plan Décennal de Développement Socio Sanitaire) divisé en deux tranches quinquennales, PRODESS I et PRODESS II chacun couvrant 5 ans.

      Ils ont compris toutes les arcanes du guide de planification du PRODESS, notamment les élaborations bilan et RA( Rapport d’activité) du PO (programme opérationnel) les composantes du programme, santé, développement social, les étapes du processus de planification. Les outils, la description du PO, description du Bilan du RA objectif du Bilan et du RA.

      En outre, il faut préciser que le PRODESS est financé en majeure partie sur le budget de l’Etat, mais il a d’autres partenaires financiers comme les Pays-Bas, le Canada, la Banque Mondiale, etc. Tous ces partenaires ont leur mode de financement.

Par ailleurs, les procédures d’acquisition de biens et services et leurs descriptions ont été présentées. Le système d’information et des procédures de suivi évaluation du PRODESS (programme de développement socio sanitaire qui est une tranche quinquennale du PDDSS (Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social). Au cours du séminaire, les agents de la CPS (Cellule de planification et de statistique) et de la D.A.F (Direction administrative et financière) des deux départements concernés à savoir, le ministère de la santé et celui du développement social, de la solidarité et des personnes âgées ont édifié les hommes des médias sur tous les contours du PRODESS. Les communicateurs n’ont pas manqué de poser les questions d’éclaircissement sur tout ce qui concerne le domaine de la santé.
      A la fin du séminaire, un sondage voulu par les organisateurs a permis aux hommes de presse de formuler un certain nombre de recommandations pour une amélioration de la communication autour du PRODESS. Ces propositions ont concerné entre autres l’organisation de caravanes de presse, l’ouverture et la disponibilité des agents de santé à l’endroit des journalistes, informer à temps les populations sur différentes questions de santé et surtout la formation continue des journalistes.

Le secrétaire général du ministère du développement social, représentant le ministre Sékou Diakité à la clôture du séminaire a remercié l’ensemble des journalistes pour leur participation de qualité. Selon le secrétaire général, les recommandations issues de l’atelier seront traitées de manière prioritaire puisqu’elles concordent avec le vœu exprimé par le président de la République pour la mise en œuvre de son PDES.
Hamidou Togo (stagiaire)


COUPE DU PORT AUTONOME D’ABIDJAN

Déblayer le terrain pour le championnat national

            La ligue de football du district de Bamako, dans sa politique de préparer ses équipes avant le début du championnat national saison 2007-2008, a organisé une coupe dénommée la coupe u port Autonome d’Abidjan. Une coupe parrainée par la direction du port Autonome d’Abidjan à Bamako.

            C’est ainsi que le siège du Port a servi de cadre, le samedi dernier à la remise des équipements aux quatre équipes participants à cette compétition, c'est-à-dire les quatre premiers du championnat écoulé (le stade Malien de Bamako, le Djoliba AC, le COB et le CSK). La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Adama Berthé, représentant du port Autonome d’Abidjan, de M. Boubacar Monzon Traoré, président de la ligue de Bamako et les représentants des quatre équipes.

Après les mots de bienvenue de M. Berthé, celui-ci remit un jeu de maillot aux quatre équipes ; des ballons, des T-shirts, des casques, une enveloppe et la coupe pour l’organisation de cette première édition.

            Quant à M. Traoré, il a remercié le port Autonome d’Abidjan pour avoir pensé à la ligue de Bamako et il a souhaité qu’ils seront satisfaits de l’organisation de cette compétition.

Ensuite, M.Traoré a fait savoir aux journalistes que le port autonome a donné une enveloppe pour quatre équipes mais aussi pour les autres équipes de la ligue de Bamako qui sont en première division. Enfin, selon M Traoré, à la mi-temps de cette finale une tombola sera jouée avec les billets d’entrée dont les gagnants vont avoir des téléviseurs.
La finale de cette coupe sera jouée le dimanche 11 novembre 2007 au stade Modibo Keïta à 18h00 entre CSK et COB mais auparavant, le match de classement va opposer le Stade au Djoliba.idjan pour avoir pensé à la ligue de Bamako et il a souhaité qu'pe pour l'des quatres équipes?le CSK). coupe c't National sais

            Pour arriver en finale, le COB avait écarté le Stade Malien aux tirs buts 4-3 en demi finale, le CSK de son côté avait battu le Djoliba 1-0

Que la fête soit belle pour le bonheur du football malien !

Siriman Doumbia (stagiaire)

 

LISTE DES JOUEURS RETENUS POUR LE STAGE DE PARIS

1 Mamadou Sidibé, Pasginna

2 Cheick Oumar Bathily, Djoliba AC

3 Adama Tamboura, Helsinborg

4 Adama Coulibaly ,RC Lens

5 Cédric Kanté, OGC Nice

6 Souleymane Diamouténé, Lecce

7 Boubacar S Kone, FES

8 Seydou Keïta, FC Seville

9 Mohamed L Sissoko, Liverpool

10 Mamadou Diallo, FC Quatar

11 Bassala Touré, Levadiakos

12 Mamadou Dissa, Roobers Belgique

13 Fréderic Oumar Kanouté, FC Séville

14 Mahamadou Diarra, Réal de Madrid

15 Drissa Diakité, OGC Nice

16 Djibril Sidibé, Châteauroux

17 Dramane Traoré, Locomotive

18 Amadou Sidibé, Djoliba AC

19 Souleymane Dembélé, Djoliba AC

20 Abdramane Mahamane, Traoré CSK

21 Moussa Coulibaly, Mouloudia Alger

22 Modibo Maïga, Le Mans

 

Alliance internationale des femmes

L’APFEF désormais membre

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Le ministre français Jean-Louis Borloo et Mme Urbain Fatimata Sangaré à droite

L’Association pour le planning familial et l’Epanouissement de la Femme (APFEF) que préside Mme Urbain Fatima Sangaré vient d’être admise comme membre associé de l’Alliance Internationale des Femmes (AIF), une organisation internationale non gouvernementale sans but lucratif.

            Les objectifs de l´AIF sont : d'assurer autant de réformes que possibles afin d´établir une véritable égalité  entre les hommes et les femmes, qu’il s’agisse de  leurs libertés, de leur statut juridique, ou de leurs opportunités, et de travailler pour un partenariat équilibré entre les hommes et les femmes dans tous les domaines; presser les femmes à accepter leurs responsabilités et à user de tous leurs droits et de toute leur influence aussi bien dans la vie publique que dans la vie privée, pour  s’assurer  que le statut de chaque individu s’appuie sur le respect de la personne, sans discrimination fondée sur le sexe, la race, la religion, les convictions politiques ou quoi que ce soit d’autre; ce qui est la seule garantie de la liberté individuelle; promouvoir une meilleure qualité de vie et une bonne compréhension entre les peuples.

 

            Les missions de la structure se résument en ce que l'AIF, par consensus, entre ses organisations membres, s'engage solennellement  à appliquer et à promouvoir les droits des femmes grâce à: la mise en oeuvre du Programme d'Action en vigueur ; la représentation des femmes auprès des organisations internationales; des pétitions adressées aux gouvernements et aux organisations internationales quand l’occasion se présente ; la coopération internationale ;  des réunions; des publications et tous les autres moyens légaux.

 

             L'AIF doit observer une stricte neutralité dans tous les domaines purement nationaux ou concernant des relations entre gouvernements ; ne favoriser aucun parti politique ; et respecter l'autonomie de chaque organisation membre.

            Par ailleurs, «Vivent les femmes », association dont l’objet est de réunir des femmes de sensibilité humaniste, sociale et européenne autour d’un projet de réflexion philosophique et social pour promouvoir par l’organisation de manifestations, de rencontres publiques et de publications diverses, le rôle de la femme en tant qu’acteur et partenaire à part entière dans la vie publique, familiale et professionnelle.

            Madame Fatimata SANGARE, présidente de l’ONG APFEF Bamako- MALI, a participé à la conférence du13 octobre 2007 pour célébrer les 20 ans du développement durable, «sustainable development », concept évoqué pour la première fois en 1987 par la Commission Mondiale sur l’environnement et le développement dans le rapport BRUNDTLAND «OUR COMMON FUTURE», du nom de la Présidente de la Commission, la Norvégienne GRO HARLEM

Sinaly 

 

 

 

 

 

 







 

 






 

Par LE POUCE
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Lundi 12 novembre 2007

Le Pouce du 12 novembre 2007

 

 

MAGOUILLE FONCIERE À SOGONIKO

Sinko Coulibaly menacé de mort

            Le foncier en Commune VI continue d’alimenter les débats. On pensait que les occupants actuels de la mairie tireraient les enseignements nécessaires après l’arrestation de Broulaye Konaté ancien maire trempé dans une affaire de détournement de terrain ,récemment libéré après plusieurs années de prison. 
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            La population de Sogoniko est sur pied de guerre après le morcellement d’une partie de l’ex-coopérative de consommation. Pour avoir eu le courage de dénoncer l’acte posé par les représentants municipaux, le vieux Sinko Coulibaly a été traité d’escroc par le maire de la commune VI. Pire, il aurait reçut il y a de cela 5 jours, l’émissaire de Bakary Sylla, le nouvel acquéreur de la parcelle en question qui lui a transmis de durs propos de celui-ci. Selon des sources dignes de foi, le vieil enseignant a reçu une menace de mort. Il confirme la menace et lui et sa famille ne savent plus où mettre la tête. Dans la quête du gain rapide, certains responsables sont prêts à tout pour assouvir leur désir.  Les autorités judiciaires et les forces de sécurité du District se doivent de s’intéresser un temps soit peu à cette menace, avant que le pire ne se produise.

            L’ex-coopérative de consommation de Sogoniko est située à la rue 108 au marché de Sogoniko. Elle a été créée en 1972 pour servir de lieu de ventes et d’approvisionnement des populations en céréales et autres marchandises. Avec la libération de l’économie la problématique du financement se  posait. La Coopérative ne pouvait plus tenir tête aux concurrents. Les jeunes à l’époque du parti UDPM s’en serviront comme foyer. C’est ainsi que les manifestations artistiques, culturelles et sportives s’y déroulaient. Avec l’avènement de la démocratie, la grande cour sera mise en location par la chefferie  au prix de 20. 000F CFA. Par la suite, il sera procédé à une légère augmentation du prix du loyer qui passera à 25. 000F CFA. Ces montants ont permis de procéder à l’électrification du lieu et de faire face à d’autres dépenses d’entretien.

            Après plus de 30 ans d’exploitation au compte de la coopérative de consommation, un beau jour, un riche opérateur économique de Bamako du nom de Bakary Sylla débarque dans la cour avec en main une notification. Quelques semaines après, muni d’une autorisation de construire délivrée par le maire Souleymane Dagnon, le nouvel acquéreur bénéficiant d’un morcellement sur mesure, se présente dans la cour de la coopérative pour entamer ses travaux.           La population stupéfaite cherche à voir plus clair. Le vieux Sinko Coulibaly vice-président de la coopérative depuis plusieurs décennies saisi le maire de la commune VI. Il tente de le dissuader en vain. Le maire finira par dire au cours de l’assemblée générale tenue le 07 janvier 2007 qu’il a signé l’autorisation de construire sans se rendre compte. Comment cela peut-il se faire. C’est trop léger comme argument de la part d’un maire qui se respecte et qui se soucie de la cohésion et de la quiétude de ses administrés. Depuis, les menaces contre la personne de l’enseignant à la retraite se multiplient et ne se ressemblent pas.

            Faut-il laisser Sinko Coulibaly entre les mains de ces fauves qui veulent l’éliminer parce que sachant toute la vérité sur la coopérative ? Les autorités du District et les forces de sécurité doivent se saisir de se dossier car Sogoniko est une vieille poudrière.

Nous y reviendrons  dans nos prochaines parutions!

La Rédaction

 

FAIT DIVERS

Un foetus retrouvé dans les ordures

      L’infanticide gagne du terrain à Bamako. Le lundi dernier, un foetus a été retrouvé sur le dépôt d’ordures à Doumanzana petit Paris, près du marché de Konatébougou. Une femme en ramassant les ordures, les déchets de plastiques, a été surprise par la puanteur de la «matière» emballée dans un sachet bleu.
Elle a vite fait appel à quelqu’un d’autre qui a informé immédiatement le commissariat du 12ème arrondissement. L’inspecteur de Police de la brigade de recherche dudit arrondissement, Yoro Traoré et ses éléments se sont rendus sur les lieux avec un médecin légiste le Dr Seydou Cissé.
      Selon l’autopsie du médecin légiste, la mort du foetus c’est-à-dire le décès de la pauvre créature remontait à 48 heures. Et qu’il était un enfant complet, l’identification des deux bras et des deux jambes l’attestant.
      Toutes les parties étaient complètement formées, mais le sexe n’a pas pu être identifié. Après avoir informé le procureur du tribunal de première instance de la commune I, le maire et la voirie ; le secteur de la voirie chargé d’une telle affaire est venu enlevé le corps. L’enquête suit actuellement son cours pour arriver à mettre la main sur la criminelle mère de la pauvre créature humaine.
D.M. Konaté (stagiaire)

 

SADI FACE AUX CRIMES POLITIQUES À NIONO

 «Pas de sanctuaires pour les assassins et leurs complices»

      Le parti de la Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) a  organisé une conférence de presse le samedi dernier à la radio Kayira. Suite aux nombreux assassinats de militants SADI à Niono, l’Honorable docteur, Oumar Mariko, élu à Kolondièba, a rencontré les journalistes ainsi que la classe politique ; pour éclairer l’opinion sur l’affaire des membres assassinés à Niono.
      La conférence avait pour thème  « SADI-RND, Hommage à Youssouf Dembélé, victime de la mafia politico affairiste à l’Office du Niger ».

Selon la genèse des faits, dans la nuit du samedi au dimanche 12 août 2007, le secrétaire général de la section SADI de Niono, Youssouf Dembélé a été lâchement assassiné dans son champ à Niono par des inconnus, aux environs de trois heures du matin.
Cet acte ignoble vient s’ajouter à d’autres non moins odieux qui ont frappé la localité de Niono.
 Youssouf Dembélé est mort pour ses convictions politiques. Il est mort pour avoir parlé. Youssouf Dembélé a été assassiné pour avoir déclaré le lundi 06/08/07 à la radio Kayira : « si la cour constitutionnelle confirme nos résultats, je donnerai aux nouveaux élus le reste des documents que je détiens sur les magouilles de la direction de l’Office du Niger… » Ces documents ont disparu après le crime.
      Mariko estime que la ville de Niono et le secteur de l’Office du Niger ne sauraient continuer à être un Etat qui dicte sa loi dans un Etat du Mali.
Le parti SADI, dans sa quête de justice, de liberté et de souveraineté s’élève, le temps qu’il faudra contre les criminels et les saboteurs de notre économie. Le parti SADI en appelle à leur vigilance et à leur détermination pour mettre un frein aux crimes politiques, à la corruption politique et pour une exigence fondamentale qui est sienne et qui est réclamée fortement par notre peuple : la justice doit être égale pour tous.
 « Nous demeurons convaincus que depuis la victoire du mouvement démocratique en 1991, la principale revendication des Maliennes et des Maliens a été de doter notre pays d’institutions et de lois égales pour tous et promptes à assurer la défense des intérêts de tous les citoyens sans distinction. », a clamé le conférencier. Les auteurs de l’acte ignoble commis dans la nuit du 12 août 2007 sur la personne de Youssouf Dembélé ne sauraient l’ignorer. Ces derniers sont ceux à qui profite ce crime dont l’un d’eux répliquait en ces termes à la Radio Seko de Niono, pendant les législatives « si Dieu épargne Youssouf Dembélé, moi, je ne le raterai pas… »,

Et les auteurs de ce crime seront arrêtés et punis conformément aux lois en vigueur en République du Mali.
      L’honorable Mariko a porté la banderole de l’Assemblée Nationale pour que ses propos puissent être pris en compte ; et pour que le peuple ne voit plus en lui, l’étudiant qu’il connaissait.
      Enfin, il a fait les recommandations suivantes : justice pour Youssouf Dembélé lâchement assassiné ; halte à l’impunité, halte à la diversion, pas de sanctuaire pour les assassins et leurs complices ; hommage au combat des paysans de l’Office du Niger.
Il rappelle qu’en plus de l’assassinat, la fermeture de la radio Kayira à Niono, est une atteinte à la liberté d’expression.
D.M. Konaté (stagiaire)

 

 

Feuilleton «Commissaire Balla»                                                                                                                                                                                                      

Bréhima Sissoko, du journalisme à la comédie

            Dans le feuilleton «Commissaire Balla», notre confrère Bréhima Sissoko dit Bruno du journal «L’observateur» fait partie des acteurs. Avec sa double casquette de journaliste et de comédien, Bruno n’est pas venu dans la comédie par hasard. «Pour qui me connaît, dit-il, ce n’est pas le fait du hasard». Egalement, il était dans le feuilleton «Dou», la Famille.

           
Bréhima Sissiko alias Bruno

            Agé de 25 ans, Bruno Sissoko, le journaliste comédien est détenteur d’une maîtrise en philosophie. En 2001, il s’est converti en journalisme. Mais depuis sa tendre enfance, il a pris goût à la scène théâtrale avec le Mouvement National des Pionniers du Mali, actuelle Association des Pionniers du Mali. «Ce qui m’a amené, dit-t-il, à la participation de certaines phases de la biennale, notamment en 1988, le SNAC (Semaine Nationale des Arts et de la Culture) en 2001, puis la relance de la biennale en 2003 ou j'ai été meilleur acteur national en pièce de théâtre, ensuite 2005 à Ségou».  

            En effet, dans le feuilleton «Commissaire Balla», le personnage dont il joue le rôle est un jeune footballeur qui ne pouvait plus faire le tour d’un terrain de foot à cause d'une fracture, mettant dramatiquement fin à sa carrière footballistique. Le Jeune homme  s'adonne aux affaires sous l'entremise d'un corsaire…

            Selon lui, ni le journalisme, ni le théâtre ne constituent pas une fin en soi pour moi. Mais c’est seulement une question d'amour équitablement partagé entre la plume et le théâtre.  

Bon vent cher confrère !

Adama Diarra

 

BICEPHALISME AU SEIN DU CNJ-FRANCE

Des crocs en jambes qui n’honorent pas le Mali 

            Lors de notre récent séjour à Paris, nous avons constaté avec amertume la mésentente qui règne au sein de notre jeunesse. S’il y a une question que le nouveau ministre de la jeunesse et des sports Hamane Niang doit prendre à bras le corps, c’est bien celui du bicéphalisme qui pourrit l’atmosphère au sein de la jeunesse malienne en France. Ce qui jette un grand déshonneur sur la section du conseil national de la jeunesse du Mali de France.

Avec la complicité active des premiers responsables du bureau national du CNJM et d’un chargé de mission du département de la jeunesse des sports, un travail fractionnel a été fait au sein de la diaspora malienne entre Ismaël Sacko et Yaya Traoré se réclamant tous président de cette structure au sein de laquelle, les coups bas se multiplient de même que le trafic d’influence.


            Dès que la presse débarque à Paris, elle est prise d’assaut par Yaya Traoré et Ismaël Sacko. Tous deux clament haut et fort leur légitimité et leur légalité à la tête de la structure.
La tension monte actuellement entre les deux bureaux parallèles. Le risque d’affrontement n’est pas à écarter dès lors que les insultes ont pris une place de choix dans les rapports.
Yaya Traoré dit Kaiser, précédemment journaliste au quotidien «Le Soir de Bamako», tente par tous les moyens, d’isoler son rival Ismaël Sacko. Il n’hésite pas à approcher ses anciens confrères qui arrivent en France pour leur dire de ne pas écouter Ismaël Sacko. Pourquoi agit-il ainsi s’il est vrai qu’il a été élu démocratiquement ?


            Pire, il ne cesse de dire à qui veut l’entendre qu’il a été reçu en audience lors de son séjour à Bamako, par le Chef de l’Etat SEM Amadou Toumani Touré. Jusqu’où ira-t-il en se servant du nom du Chef de l’Etat. Pourtant, Yaya Traoré et autres jeunes avaient participé à la marche de protestation à Paris pour dénoncer les accords d’Alger. Le conseil national de la jeunesse du Mali que dirige Siriman Traoré est-il au courant de cette situation ?

Les risques d’implosions sont réels au sein de cette section de la jeunesse malienne de France. Aussi n’est-il pas exclu que les deux parties en viennent à des affrontements fratricides. Si cela arrivait, le CNJM en adossera toute la responsabilité, car à l’investiture de Yaya Traoré, Siriman Traoré et Amadou Goïta étaient bien présents.
            La situation que connaissent les jeunes maliens de France leur est imputable car ces responsables ont manqué de retenue, de sagesse, de neutralité et surtout de bienveillance.

Les premiers textes régissant le CNJM ne prévoyaient nullement la création d’antennes de la structure hors du Mali. Par souci de cohésion, la jeunesse de la diaspora s’est retrouvée  de façon spontanée au sein de ce CNJM. C’est dire que ni Ismaël, ni Yaya n’étaient des représentants légitimes du bureau national du CNJM.

            Conscient de ce vide juridique, à l’occasion du congrès ordinaire du CNJ Mali, tenu les 4 et 5 août 2007, les responsables ont procédé à l’actualisation des textes. Ce qui a conduit à la prise d’articles consacrés entre autres à l’ouverture d’antennes hors du Mali.

Après cette relecture et par souci de cohésion, d’entente et d’unité au sein de cette jeunesse, n’était-il pas responsable que le bureau national étudie sans état d’âme ce bicéphalisme français, qui n’honore pas le Mali et travaille dans le sens d’une éventuelle élection, afin de mettre en place une seule et unique structure ?


            Le bureau que dirige Siriman Traoré ne trouvera son salut qu’en se mettant au dessus de la mêlée et en privilégiant surtout le dialogue, l’entente et l’unité. Il ne sert à rien d’appeler les autorités consulaires et les partenaires français pour leur dire de ne pas recevoir un tel ou tel. Cette pratique déshonore le Mali et met sur la place publique, les querelles internes et mesquines qui minent le CNJM. En valait-il réellement la peine  si le CNJM s’était réellement assumé. Aujourd’hui les crocs en jambes que se font les parties affaiblissent la jeunesse malienne de France sur laquelle le chef de l’Etat compte s’appuyer pour la mise en oeuvre de son PDES. Malheureusement là où il n’y a pas d’entente, on ne saurait atteindre des résultats probants.
            C’est pourquoi, il faut rappeler à l’ordre Yaya Traoré qui ne doit pas prétexter d’une prétendue audience  que le chef de l’Etat lui a accordée pour diviser la jeunesse. De leur côté Ismaël Sacko et Yaya Traoré doivent comprendre que  le grand perdant auprès du pays d’accueil n’est autre que le Mali.
            Alors, pourquoi ne pas profiter de la récente relecture des textes pour organiser une élection transparente et crédible qui pourrait désamorcer la crise. En tout cas Hamane Niang se doit de prendre au sérieux ce qui se passe en France.
Tiémoko Traoré

Envoyé spécial à Paris

 

PRESIDENCE DU HAUT CONSEIL DES MALIENS DE FRANCE

Diadié Soumaré ne briguera pas un autre mandat

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            Le mandat du bureau du Haut Conseil des Maliens de France que préside Diadié Soumaré depuis 1997, arrive à terme dans quelques mois. La bataille pour la succession de Soumaré est déjà ouverte en France. Aussi, sont- ils nombreux à vouloir occuper ce poste. On cite les noms de Séga Doucouré du Mouvement Citoyen, Gaharou Doucouré de l’URD, Mahamadou Cissé du Parena, de Diafara Touré.

            A chaque passage d’une délégation malienne dans la capitale, Diadié Soumaré se fait l’obligation d’être à leur côté. C’est dans ce cadre qu’il a rendu une visite de courtoisie au groupe de journalistes qui était à Paris pour couvrir la 7ème édition de la fête de l’artisanat.

Si les candidats travaillent déjà sur le terrain, l’occupant du fauteuil du président du Haut Conseil des Maliens de France n’a pas l’intention de briguer le suffrage des électeurs.
C’est en 1997, que Diadié Soumaré est arrivé à la tête de cette institution. Aussi, après deux mandats pleins et entiers, et un mandat de transition au service de la communauté malienne, l’homme est catégorique pour son retrait. Cependant, il a précisé qu’il restera toujours utile à la communauté. Au moment où il s’apprête à se retirer, il s’est dit satisfait de la reconnaissance de bons nombres de Maliens.

            Selon Diadié Soumaré, le changement apaisera la situation et permettra d’aller au renouvellement. Cependant il prie le Tout-puissant, le miséricordieux de bien vouloir lui accorder une longue vie, afin qu’il puisse être observateur du Haut Conseil après son départ.

Diadié Soumaré reconnaît que les foyers constituent de réels problèmes et qu’il existe une élite de la communauté malienne en France.
            Par rapport  à son bilan, il s’en réjouit,  et accepte volontiers les critiques. Cependant, a-t-il fait savoir, «se cantonner sur les carences, c’est léger.  Je suis très fier d’avoir conduit se mandat. J’assume les carences».

Tiémoko Traoré

Envoyé spécial à Paris

 

MME  KANA MARIAM THIAM, MALIENNE DE FRANCE

«Nous souhaitons apporter notre contribution à l’organisation»

Mme Mariam Thiam est installée à Anières dans le 92e dans les Hauts-de-Seine, Paris, France et est la secrétaire générale de l’Association pour la Protection de l’Environnement et le Développement de l’Eco tourisme. Son association œuvre pour la promotion de l’artisanat et du tourisme pour le Mali en France. Nous l’avons rencontrée au cours de notre séjour parisien. Interview.

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Le Pouce: Quelle perception faites-vous de la participation de la diaspora à cette fête de l’artisanat ?

Mme Mariam Thiam: La participation de la diaspora a déjà eu lieu, depuis un certain nombre d’années. Je vous parlais tantôt de l’expérience de la ville d’Anières, en recevant quelques artisans. C’est des actions qu’on ne pouvait pas capitaliser pour l’instant. Il faut recentrer toutes ses actions de promotion de l’artisanat et du tourisme, en trouvant des structures bien adaptées et permettre à la diaspora de s’impliquer à part entière, de s’approprier de ces évènements et de les répéter dans les différentes communautés.

Cela se fera avec l’aide, l’accompagnement de structures compétentes.

Aujourd’hui, si l’ensemble du continent, à travers l’Union Africaine a pensé que le développement économique de l’Afrique ne peut pas aller sans la participation de la diaspora, et que nous ne soyons pas là uniquement pour apporter le soutien à nos familles, mais que nous sommes des  gens qui ont vécu une autre culture à travers notre pays d’accueil. La lutte contre l’immigration peut passer aussi par l’aide au développement à travers l’artisanat et le tourisme, mais en partenariat avec la diaspora et non pas uniquement avec les grandes sociétés de communication en France.
Le Pouce: Comment ?

Mme Mariam Thiam: Justement par l’implication. Je vous donne un exemple. Nous sommes une association de promotion pour le développement de la culture. Nous oeuvrons dans plusieurs villes. Nous vivons ici et souhaitons apportér notre touche à la culture d’accueil. L’artisanat et le tourisme malien ont le vent en poupe. Le Mali en terme de potentiels intérieurs, devance beaucoup d’autres pays.
Nous souhaitons être entièrement intégré dans le programme de développement du continent.

Le Pouce: Des suggestions à l’endroit des organisateurs ?

Mme Mariam Thiam: Cette fête est très réussie ; mais encore une fois qu’on associe la diaspora dans les actions, à travers le regroupement des personnes ressources. L’objectif de cette rencontre n’est pas de présenter seulement l’artisanat, c’est aussi que des contrats soient signés avec des sociétés de distribution pour les artisans. Nous souhaitons apporter notre contribution à l’organisation, au développement, au partenariat dans les différentes actions qu’on mène sur l’ensemble du continent européen. C’est de là que nous vivons et c’est cette culture que nous connaissons. Pourquoi ne pas reprendre des activités telles que le Folklive mais en impliquant la diaspora dans l’organisation, et capitaliser tous ses efforts pour faire quelque chose de bien.
Interview réalisée à Paris

Par Tiémoko Traoré


FETE DE L’ARTISANAT A PARIS

Les maires Adama Sangaré et Kader Sidibé visitent les stands

            De retour d’une mission en Corée, le maire du district de Bamako, Adama Sangaré et le président de l’Association des municipalités du Mali, Abdel Kader Sidibé ont visité le stand d’exposition de nos artisans à la bourse de commerce de Paris. Les deux responsables, en compagnie du président du comité d’organisation, le Colonel Kouma, le président de la chambre des métiers de la commune V et M. Sangho, ont fait le tour des stands et apprécié l’art malien.

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Adama Sangaré, Kader Sidibé et le Colonel Kouma
            La maire du District qui était très satisfait de constater la présence de nombreux artisans du district de Bamako, a déploré le fait que sa structure n’a pas été associée. Selon lui, de telles manifestations devront prendre en compte les communes du district. Il a souhaité qu’à l’avenir, son service soit associé à un tel évènement. Prions seulement que dans le cadre de la collaboration et de l’amélioration de l’évènement, tout se passe bien au nom de l’intérêt de la nation malienne. En tous, les passages de Adama Sangaré et de Abdel Kader Sidibé ont été vivement appréciés.
Tiémoko Traoré

Depuis Paris

 

IVe ANNIVERSAIRE DU  RDS

« Nous en avons assez de vivre dans l’insécurité ! », dixit le président Younouss H. Dicko
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Prof. Younouss H. Dicko, président du RDS

            Le Rassemblement pour le Développement et la Solidarité créé le 12 novembre 2003 a, dans le cadre de son IVe anniversaire, organisé le samedi 10 novembre, à son siège à Hamdallaye ACI 2000, une conférence de presse animée par son président Younouss Hamèye Dicko. Il avait à ses côtés les membres du bureau  et plusieurs invités.

Dans le cadre du 4ème anniversaire, le président du parti, le professeur Younouss Hamèye Dicko a, dans une déclaration, donné la vision de son parti sur un certain nombre de points qui préoccupent plus d’un Malien.

 

            Selon le Pr Younouss Dicko, le 4ème anniversaire intervient à un moment très important de la vie de notre nation. A ce titre dira-t-il « le RDS, toujours soucieux du développement harmonieux et équilibré du Mali et de l’amélioration des conditions de vie et de travail des Maliens, reste plus que jamais fidèle à son ambition 1ère, à savoir :donner la chance au Mali de se développer de façon harmonieuse dans toutes ses composantes en permettant à chaque Malien, à tout Malien, d’apporter son concours à la construction nationale. La construction de la paix sociale au sein d’une société démocratique, libérale et solidaire, le maintien et la consolidation de l’unité nationale sacré, conditionnent la réalisation d’une telle ambition... Les prises d’otages civils et la pose de mines antipersonnelles sur le territoire national par la «bande à Bahanga» constituent des crimes de guerre et leurs auteurs doivent être appréhendés devant les tribunaux internationaux pour répondre de leurs crimes à l’instar des criminels de guerre de la Sierra Léone.
            Le RDS salue la détermination du Chef de l’Etat face au caractère non négociable de l’intégrité du territoire national et remercie la communauté internationale qui a reconnu la volonté de paix du Mali et qui lui a apporté sa caution morale.
Aujourd’hui, « La Culture de la Paix » s’impose pour une bonne gestion de notre pays. Ils ‘agit d’éduquer à la paix, pour une transformation des mentalités de tous les acteurs de la société, aussi bien les tenants du pouvoir que les simples citoyens.

            Aussi, le RDS propose-t-il de développer des actions de préventions, de gestion non violence des conflits et de lutte contre la sclérose des mentalités afin d’aider chacun à prendre pleine conscience de sa propre dignité, à développer sa personnalité dans la communauté dont il est membre, à être sujet de droits et de devoirs, à être librement un élément valable de progrès économique, civique, moral, dans la communauté à laquelle il appartient.

            Le développement humain durable et la décentralisation : la sauvegarde de la paix sociale et le maintien du pays dans la tranquillité et la quiétude sont des conditions pour garantir aux Maliens un cadre meilleur de développement.
Aussi, faut-il signaler qu’au Mali, il se pose un véritable problème de développement harmonieux et équitable pour une meilleure amélioration des conditions de v ie et de travail des Maliens.
            Nous assistons aussi à une mauvaise répartition du revenu national entre les régions, cercles et communes, surtout dans les dépenses pour les services sociaux de base.
Le RDS propose un système de répartition des revenus de la nation basé sur une programmation régionale annuelle et selon les priorités. Ce mode de fonctionnement devra allouer un budget conséquent à chaque région du Mali pour l’exécution des plans de développement socio-économique.
            S’agissant de la décentralisation, le RDS, propose la nomination de préfets dans les communes du District de Bamako, l’élection des gouverneurs de région et l’accélération du processus de création des nouvelles régions.
Enfin le RDS soutient le Programme de Développement Economique et Social (PDES) du Chef de l’Etat au service du développement durable et souhaite surtout une accélération des actions de développement et une meilleure utilisation de nos moyens limités dans les zones arides de notre pays…

Après la déclaration liminaire, le conférencier s’est prêté aux questions des confrères. Celles-ci avaient trait à l’abolition de la peine de mort. La rébellion dans le septentrion, malien, l’avis du parti sur l’affaire Ahmed Sow, les enseignements que le parti tire des élections générales.          Concernant l’abolition de la peine de mort, le président du R.D.S dira que le Mali est majoritairement musulman, mais les lois de la République sont laïques, par conséquent le parti R.D.S n’est p as contre l’abolition de la peine capitale. « Il faut qu’on arrête de se voiler la face !», a ajouté le professeur Dicko.

            Dans sa réponse par rapport à la rébellion dans le septentrion malien, le conférencier dira qu’ « au niveau du R.D.S, nous sommes dans un état d’esprit qui ne tolère plus. Les gens qui tuent gratuitement doivent être traduits devant un tribunal international. C’est inacceptable ; ce qu’ils font. Nous en avons assez de vivre dans l’insécurité ! »

            Evoquant, l’affaire Ahmed Sow, le président du RDS a dit que: «C’est un problème que nous ne maîtrisons pas, en vérité. Tout le monde a droit à la présomption d’innocence et il est méchant d’accuser quelqu’un pour qu’il soit coupable ».
            Quant à son appartenance à l’ADP, le professeur Younouss Dicko dira: « Nous n’avons jamais été convoqués à quoique ce soit. Nous n’avons jamais participés aux prises de grandes décisions et nous ne savons pas pourquoi on ne nous a pas demandé d’envoyer le C.V d’un de nos membres pour la constitution du gouvernement... De toute façon, le parti avance et participe à toutes les élections, même si il ne gagne pas. »

Adama Diarra

 

A PROPOS DE L’ABOLITION DE LA PEINE DE MORT

L’UNPR persiste et signe

      Le parti politique l’Union Nationale pour la Renaissance a animé une conférence de presse le samedi 10 novembre à son siège à Bamako Coura Bolibana.
L’objectif de ce point de presse était d’informer les hommes de médias sur les évènements qui ont suivi la conférence débat animée par le parti sur le thème « la peine de mort est-elle une injustice ou un rétablissement de droit ? ».

      Les autorités du District ont dénoncé la présence de plusieurs religieux à cette rencontre. A cette rencontre le président du parti souhaite que la presse soit témoin entre eux et le peuple d’une part et d’autre part eux et les gouvernants. L’animateur principal de la  conférence, M. Modibo Sangaré et non moins président du parti a rappelé l’important rôle qu’à joué la presse dans l’avènement de la démocratie au Mali. M. Sangaré croit en la force de la presse pour sauver le peuple malien et sa démocratie acquise à travers le sacrifice suprême, le don de la vie. Il a énuméré un certain nombre de conditionnalités pour l’obtention du 10ème FED.
      La relecture du code de la famille, la reconnaissance des associations homosexuelles et surtout l’abolition de la peine de mort ; voilà des questions qui ont préoccupé le conférencier.  Le président du parti reconnaît la laïcité du pays, « mais nous ne permettront pas de laisser fouler les principes fondateurs de la nation au pied. Eux-mêmes, meneurs d’actions pour l’avènement de la démocratie » a-t-il laissé entendre. En clair, en aucune manière ils ne laisseraient détruire ces fondements chèrement acquis.

M. Sangaré n’a pas oublié de souligner la cherté de la vie, les problèmes de l’école malienne, la crise du Nord, etc. Même s’il reconnaît la grande portée de l’initiative des logements sociaux promus par A.T.T qui en personne n’est pas au centre des préoccupations du parti. Mais l’UNPR s’intéresse à ATT en tant que chef de l’Etat à travers les actes qu’il pose dans l’exercice de sa fonction. « Nous n’avons peur de rien et de personne. », a précisé le président de l’UNPR.
Hamidou Togo (stagiaire)

 

 MALI-SENEGAL DU 17 NOVEMBRE

Les Aigles doivent annoncer les couleurs !

            Dans le cadre de la préparation de la CAN 2008 qui se joue à Accra (Ghana) du 20 janvier au 10 février, la fédération Malienne de Football a négocié deux matchs amicaux pour les Aigles. Un des soucis de l’instance dirigeante de notre football est d’offrir à la nation malienne une coupe Africaine de football. Le Mali a aujourd’hui les ressources humaines nécessaires pour s’offrir une coupe.


            En attendant de confirmer le match Mali- Guinée, nous nous intéresserons au match du 17 novembre qui mettra aux prises les Aigles du Mali et les Lions de la Teranga du Sénégal.
Le sélectionneur national a retenus 22 joueurs dont 3 revenants, qui avaient joué avec l’équipe nationale mais qui étaient écartés  ces derniers temps (Cheick Oumar Bathily, Mahamadou Dissa, Drissa Diakité) et 3 nouveaux joueurs qui vont faire leurs baptême du feu à l’occasion de ce match amical.

            Ce match contre les Lions du Sénégal sera un grand match en perspective, car à chaque fois que ses deux équipes se sont rencontrées ça a été un grand match. Surtout si on sait que les Sénégalais ont présentement l’une des meilleures équipes du continent africain avec des grands joueurs qui jouent dans des grands clubs européens.

Quant aux Aigles du Mali, ils sont sur une bonne lancée. Pour preuve, ils viennent de se qualifier brillamment face aux Togolais à Lomé (2-0).
Les Aigles doivent faire tout pour annoncer les couleurs ; faire montre de tout le bien qu’on pense d’eux. Ce match sera aussi l’occasion pour les deux entraîneurs  l’occasion d’ essayer les nouveaux joueurs et aussi pour créer les automatismes dans leurs formations.
En tout cas, personne ne sortira vainqueur ou vaincu dans ce match car l’objectif de ce match est de préparer les deux équipes pour la CAN 2008.
Siriman Doumbia (stagiaire)

 

Par LE POUCE
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Vendredi 9 novembre 2007

A l’occasion du 20ème anniversaire du changement, son Excellence Monsieur Farhat Cheour, Ambassadeur de la République tunisienne au Mali a organisé une conférence de presse le 7novembre dernier à l’hôtel Salam. La cérémonie était présidée par l’ambassadeur de la République de Tunisie au Mali, en présence de plusieurs ambassadeurs accrédités dans notre pays.

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SEM Farhat Cheour, l’ambassadeur de Tunisie au Mali


Selon l’ambassadeur, le président Ben Ali, héritier d’un courant réformiste réputé depuis le 19ème siècle, a opté naturellement pour la réforme.
Cette pensée réformiste du Président Ben Ali est depuis vingt ans en perpétuel mouvement, afin de répondre aux aspirations des générations actuelles et à venir. Le changement a été opéré par le biais de réformes pacifiques et graduelles survalorisant la loi, moteur de ce changement.
Cette confiance en la suprématie de la loi, expression de la souveraineté populaire et manifestation de l’intérêt général, a permis d’assurer l’évolution de la société tunisienne.

 

Au chapitre de la loi, il y a eu également la suppression de la présidence à vie ; la suppression de la succession automatique à la tête de l’Etat ; la légitimité constituant le fondement de l’exercice du pouvoir. Cette légitimité est acquise par les urnes (des élections directes, secrètes et libres sont périodiquement organisées, afin de permettre d’élire au suffrage universel, le Président de la République, les députés, les présidents et les conseillers des 265 communes, dans les instances professionnelles, les universités, le corps des avocats, des magistrats, des ingénieurs…). La loi préserve à l’opposition un minimum de 20% de sièges au Parlement et dans les communes.
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Zine El Abidine Ben Ali

D’autre part, le code de la presse, promulgué par la loi du 28 avril 1975 a été amendé à quatre reprises (1988, 1993, 2001, 2006), dans un sens encore plus libéral afin de permettre aux journalistes d’assumer leur rôle en toute liberté et de bénéficier d’un climat adéquat pour exercer et faire du secteur de l’information, un espace de dialogues.

Le taux de représentation féminine est de : 22,7% à la chambre des députés ; 15% à la chambre des conseillers ; 27% aux conseils municipaux ; 18% au conseils économique et social ; 13,3% au Conseil Supérieur de la Magistrature ; 12% au sein des cabinets ministériels.

Les femmes représentent également : 27% des magistrats, 31% des Avocats ; 42% du corps médical ; 72% des pharmacies ; 34% des journalistes. Le taux de scolarisation des filles de 6 ans est de 99%, les femmes composant 59% du total des étudiants.

Sur le plan économique, la Tunisie sur un total de 131 pays se classe 32ème au niveau mondial ; 3ème au niveau arabe ; 1ère au niveau du Maghreb et de l’Afrique.

Elle se classe 25ème mondial, et 1er (au niveau africain) dans le domaine de l’environnement des affaires, 30ème mondial dans le cadre de l’enseignement supérieur et la formation. Quant à la bonne gestion des dépenses publiques, la Tunisie occupe, le même rang au niveau africain et arabe ; 24ème mondial dans le domaine de la santé.
 « Il faut dire que l’une des caractéristiques majeures du modèle de développement de la Tunisie est qu’il n’a pas fait de la libéralisation et de l’ouverture croissante de l’économie un objectif en soi, mais un instrument pour réaliser une croissance et un développement profitable à toutes les catégories sociales et à toutes les régions.
Les réalisations et les acquis témoignent à la fois du bien-fondé des orientations et des choix adoptés et de l’importance des étapes franchies par la Tunisie sur la voie du renforcement des fondements du modèle de société, basé sur la consolidation de la classe moyenne et l’amélioration du bien-être de tous les Tunisiens et de toutes les Tunisiennes »,  a précisé le diplomate tunisien.

La dimension africaine de la politique étrangère tunisienne depuis le changement.
Au cours de son intervention, le chargé d’affaires de l’ambassade de Tunisie, Monsieur Hamid Zied dira que la dimension africaine de la Tunisie du changement se manifeste surtout à travers sa contribution à la lutte contre les foyers de tensions et les conflits, la participation aux opérations de maintien de la paix en Afrique et à la création de l’Union Africaine, d’une part et les efforts qu’elle déploie pour renforcer la coopération et la solidarité avec les pays africains, d’autre part.

Toujours selon lui, la Tunisie a fait cause commune avec l’ensemble du continent dans la lutte contre les guerres civiles, les foyers de tensions et les conflits ; et elle ne cesse de mener cette lutte dans le cadre de son combat contre le sous-développement.
En effet, la Tunisie a offert sa contribution aux efforts de paix en Afrique, par la promotion du dialogue entre les peuples et le règlement pacifique des différends, ainsi que par l’envoi de contingents militaires dans les opérations de paix menées soit par les Nations Unies, soit par l’Organisation de l’Unité Africaine (UA). Les premiers Casques Bleus tunisiens sont intervenus au Congo dès 1960. Mais, c’est à partir de 1989 que l’appel à ces forces s’est développé. Ainsi, ont-elles participé à des opérations onusiennes au Rwanda (1993-1995) et en Somalie (1993-1994).
Des officiers tunisiens ont également pris part à des missions de l’ONU au Sahara Occidental (1991-1997), au Burundi (1994-1996), en Afrique de Sud (1994), aux Comores (1994) et dans le cadre du conflit frontalier opposant l’Ethiopie et l’Erythrée (1997-1998). Depuis le 19 mai 2001, 217 soldats tunisiens sont engagés au sein de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République Démocratique du Congo (MONUC) où ils gardent le quartier général et la base logistique à Kinshasa.

A titre d’exemple, Monsieur Hamid Zied rappellera que, dans le domaine de l’éducation, le gouvernement offre chaque année une centaine de bourses à plusieurs pays africains, permettant aux étudiants qui en sont originaires de poursuivre leurs études dans les universités et les instituts tunisiens. Autrement dit 48% des étudiants africains sont inscrits en Tunisie.
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Entre 2005-2006, 105 étudiants maliens se sont inscrits en Tunisie.
A la fin de la rencontre, les deux conférenciers ont répondu aux questions des journalistes qui portaient entre autres sur les droits de l’homme en Tunisie, la vie de la presse et la coopération entre la Tunisie et le Mali. Les réponses ont montré que depuis l’arrivée au pouvoir du président Zine El Abidine Ben-Ali, de nombreux progrès ont été faits dans plusieurs domaines dont les droits de l’homme; même si des choses restent à améliorer. Dans le domaine de la presse, « chaque année l’Etat met à la disposition de la presse privée 30 millions de francs CFA afin de renforcer leur capacité.», ont affirmé les orateurs.

Adama Diarra

Par LE POUCE
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Vendredi 9 novembre 2007

Vendredi 09 novembre 2007

 

Fête de l’artisanat et du tourisme du Mali à Paris

Un haut lieu de valorisation de notre artisanat

Du 31 octobre au 6 novembre 2007, le Mali était à l’honneur dans la capitale française, Paris à l’occasion de la fête de l’artisanat et du tourisme. Ce grand évènement artistique et touristique initié par le ministère que dirige N’Diaye Bah, a été un haut lieu d’affaires, d’échanges, du donner et du recevoir, et de rayonnement de l’art malien.

Pour la 7ème édition, c’est 70 artisans de tout les corps de métier qui ont pris part à cette fête hautement appréciée par les 17000 visiteurs, même si l’évènement se tenait à un moment où les salariés n’étaient pas payés.

Le lendemain de l’ouverture du salon d’exposition, une table ronde sur les actions promotionnelles en faveur des produits artisanaux a réuni les ministres malien et mauritanien de l’artisanat et du tourisme et les partenaires dans une salle logée au sous sol de la bourse de commerce de Paris.
En introduisant le thème, le ministre malien de l’artisanat et du tourisme N’Diaye Bah a rappelé l’objectif que les plus hautes autorités du pays se sont fixés, à savoir faire de l’artisanat un secteur prioritaire pour sa croissance économique, pour sa capacité à créer des emplois décents et durables, et à générer des ressources.
Il a informé la partie mauritanienne et les partenaires que le secteur de l’artisanat occupe 46% de la population active et contribue à hauteur de 10 à 15% du PIB.
Le ministre N’Diaye Bah a également informé les participants à la table ronde, des dispositions prises par son département en vue de promouvoir et développer ce secteur.

Il a conclu que toutes les actions entreprises, connaîtront une plus grande ampleur dans le cadre du schéma directeur de développement de l’artisanat en cours d’adoption. Selon le ministre, le développement de l’exportation des produits artisanaux peut aider à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté. Aussi indiquera-t-il que le volet promotion des produits artisanaux par l’exploitation, constituera un axe majeur des nouvelles orientations du développement de l’artisanat au Mali.
Le ministre mauritanien de l’artisanat et du tourisme, Madine Bâh, invité d’honneur de son homologue, a indiqué que le secteur de l’artisanat n’a jamais connu un cadre organisationnel qui puisse lui permettre de se mouvoir dans la sphère internationale, dans l’activité de l’artisanat. « Jusqu’au mois d’avril 2007 l’artisanat et le tourisme étaient en Mauritanie une activité qui était annexé à un département global du commerce. Actuellement, la politique que  nous menons, c’est de définir en tout point de vue donner une valeur économique à notre patrimoine artisanal », a fait savoir Madine Bah. Le ministre a aussi partagé avec les participants, les grands chantiers de son département pour faire de ce secteur, un secteur économiquement viable.

 

Tour à tour, MM. Thiam, directeur du projet d’appui aux sources de croissance et Haïdara, directeur du projet de développement du secteur de l’artisanat (financé par la BOAD), ont présenté leurs  différents services.
Les partenaires ont mis l’accent sur les axes de coopération, évoqué les actions éparses et insisté sur le compagnonnage artisanal. Partant des actes d’intervention de la coopération française, les partenaires diront que les petites entreprises sont aujourd’hui un axe important de la coopération français en matière d’appui au secteur privé.

Le président de la Chambre des Métiers du Mali, Gaoussou Fofana a salué et remercié les partenaires de l’Union Européenne. Il a indiqué que c’est à partir du secteur informel que l’on pourra développer le Mali.

La représentante des beaux arts de la méditerranée a surtout mis l’accent sur ce patrimoine vivant qu’est l’artisanat, mais aussi parlé de sa protection et de sa labellisation. En ce qui concerne la protection du patrimoine artisanal, elle a déploré le manque d’instruments juridiques qui puisse permettre aux artisans de mieux connaître leurs droits et devoirs.

Après la restitution de la table ronde, les ministres malien et mauritanien de l’artisanat et du tourisme ont procédé à des échanges de documents et de cadeaux.

 

Défilé de mode

Il a drainé assez de monde parmi lesquels des Africains et des Européens. Mariétou Dicko et Pedro Mimi Kouyaté, deux stylistes maliens ont, de part leur création et présentation, émerveillé l’assistance avec des motifs divers.
Si Mariétou Dicko n’est plus à présenter, force est de reconnaître que Pedro Mimi Kouyaté, est à sa première participation à un tel évènement ; et a été assez ovationné, très admiré par le travail qu’elle a accompli. Pour un coup d’essai, ça été une réussite totale.

Association Benkadi

Un des temps forts de cette fête de l’artisanat aura été le déjeuner offert le dimanche à l’ensemble des exposants et visiteurs par notre compatriote, Mme Griponne Bintou Demba. Près de 300 plats de riz, de diouka, de couscous, bref des mets du terroir ont été dégustés par les participants et les non Maliens. Les Européens étaient   curieux de déguster ces plats et ne cessaient de faire les va et vient.
Ils ont aussi pu apprécier les délices que l’on ressent après avoir consommé le bissap.
Tiémoko Traoré

Envoyé spécial à Paris

 

 

Réaction de visiteurs

Les rideaux sont tombés le mardi 6 novembre 2007 à la Bourse de commerce de Paris, sur la 7ème édition de la fête de l’artisanat et du tourisme du Mali.
Pendant toute une semaine, le Mali par le biais de ses artisans, était à l’honneur à Paris, où les visiteurs n’ont cessé de défiler pour voir, apprécier le talent de nos artisans et prendre des contacts fermes avec les exposants et les structures d’accompagnement. A chaque édition, l’affluence augmente suite à l’engouement que suscite la fête auprès des populations de Paris et de sa banlieue.

Au sortir de la visite des stands, nous avons recueillis les avis de certains visiteurs.

Mme Adina, française

J’ai vu beaucoup d’art et des objets magnifiques qu’on ne rencontre pas forcément en France. Je viens de la Réunion et j’avoue qu’on n’a pas du tout ça. J’ai rencontré des gens sympathiques qui renseignent sur l’artisanat qui n’est malheureusement pas véhiculé ici. Je rentre très satisfaite de ce que j’ai pu voir.

Kanté Malick

Ce qui m’a le plus marqué, c’est de me replonger dans mon enfance où une tante installée au Mali nous envoyait tout sur le « bogolan ». Je serais ravi de revenir. Il faut perpétuer cette expérience.
Alain Odondo, sénateur au 1er siège du 1er arrondissement de Libreville au Gabon, conseiller politique du maire.

Je voudrais d’abord dire bravo aux exposants, aux organisateurs. Cela représente l’Afrique. Vous avez vendu bien l’image du Mali, mais également de l’Afrique. C’est la caméra qui me manque. Je voudrais filmer et à mon retour, en parler aux autorités de mon pays pour s’en inspirer. Il faut aussi imiter ce que les autres font surtout quand c’est bien fait. Je suis satisfait car cette fête représente l’Afrique et en particulier le Mali. Bravo, c’est une bonne chose.
Mme Bagayogo Niamé

Ce salon est très important pour la communauté malienne, les amis du Mali. Toute la communauté  malienne est heureuse d’être ici pour se ressourcer, faire des achats et revoir des amis.
Mme Patricia

J’ai vu l’artisanat, les bijoux, les robes, les statuettes. C’est la première fois que je viens dans un endroit pareil. Je pense qu’il serait sympa de le redécouvrir

Corinne De Genda, française

J’ai constaté une extrême diversité des formes, des couleurs, une créativité qu’on ne voit pas ici en France. Il y a vraiment une possibilité presque infinie de composition au niveau des tissus, des bijoux, des sculptures, bref une richesse qui évolue. Il est impératif de perpétuer la fête qui est une occasion de faire mieux connaître la tradition. On sent qu’il y a une créativité qui se répercute.

 Chève Alain Chevalier

Je trouve l’exposition extrêmement intéressante. C’est vrai que ce n’est pas très varié. On trouve les mêmes choses. Tout est beau. En plus, il y a de belles femmes. Il faut continuer à rechercher de nouvelles inspirations. L’atmosphère et l’ambiance sont chaleureuses.
Sidy Bah, informaticien à Nantes

C’est une très bonne initiative qui nous permet de revoir toutes les valeurs maliennes. On est fier de ce genre d’initiative venant des autorités maliennes. Elle est à saluer et à encourager. On ne peut que se réjouir de la tenue d’une telle fête dans un pays comme la France. Il serait bon de fêter dans un pays comme la France. Il serait bon de faire une rotation dans les autres villes de la France.

Mme Ba Abissatou, secrétaire médicale

Je constate qu’on n’a pas perdu nos valeurs. J’aime vraiment ça ; on retrouve notre pays le Mali. L’organisation a été impeccable mais si on pouvait se déplacer hors de Paris, ce serait bon.

Foued, Algérien

C’est une très bonne organisation que j’ai vue, avec beaucoup de diversité dans les produits. La communauté malienne est formidable. On espère inch’allah que l’année prochaine ce sera encore mieux.
Mme Kane Mariam Thiam

J’avoue être impressionnée. D’années en années, cette action se développe de mieux en mieux. C’est vrai que c’est une grande rencontre, un rendez-vous parisien. C’est quelque chose de magnifique qui fait la promotion de l’artisanat et le tourisme malien. Je pose la question de l’implication de la diaspora dans l’organisation de ce  genre d’évènement. Il serait judicieux d’organiser à travers des associations qui s’impliquent dans ce domaine ou qui souhaiteraient recevoir les artisans à partir de cet évènement central, qui sera le point focal pour la rencontre et que ça puisse s’étendre un peu sur différentes communes avoisinantes. Pourquoi pas en Europe ? Cela permettra de mieux donner l’implication de la diaspora, mais aussi faciliter la publication des évènements. Le développement sera bénéfique pour les artisans et les Maliens.

 

REACTIONS DES EXPOSANTS

A quelques heures de la clôture officielle du salon, le mardi 6 novembre, nous avons approché certains exposants pour savoir s’ils ont fait de bonnes affaires ou pas.
Arouna Doumbia, bijoutier maison des artisans

Pour cette 7ème édition, les affaires n’ont pas tellement bougé comme on s’y attendait. On est déjà à la fermeture. Les visiteurs disent qu’ils n’ont pas perçu leurs salaires. On est tombé sur un mauvais moment. Le département doit voir cet aspect de la chose, en choisissant le bon moment.
Lassine Camara, sculpteur à Bamako

Je suis à ma 4ème participation. Cette année c’est passable, sans oublier que nous sommes en été. Le moment n’a pas été bien choisi. J’ai fait des recettes moyennes.

Sinaly Diakité, maroquinier

Je suis à ma première participation. L’accueil et l’organisation étaient impeccables. Je n’ai pas vendu assez. Je ne suis pas tout à fait satisfait.

Mme Diarra Astou Koïté, directrice de femmes Bollé

Je suis à ma deuxième participation. En 2003, j’avais été invitée par Mme la ministre Walet pour participer en tant qu’organisme d’état à la foire des artisans. Cette foire m’a donné à réfléchir sur plusieurs plans. La rencontre avec les artisans m’a ouvert les yeux sur les différentes possibilités que je peux exploiter dans le cadre de la réinsertion des détenus, c'est-à-dire la fabrication d’autres produits (bogolan, teinture).
J’ai côtoyé les grands artisans et leur expérience m’a beaucoup apporté. Cette fête de l’artisanat a été une grande expérience pour moi. Elle est positive et il va falloir continuer tout en impliquant les secteurs d’Etat. Il faut à l’avenir, associer les organismes d’Etat.
Mme Bolly Madina, vendeuse de basin et d’encens

Je viens pour la deuxième fois à cette fête. Par rapport ma première participation, je trouve que cette fois-ci ça m’a pas été un succès. Je trouve que le moment n’a pas été bien choisi. On est venu au milieu du mois. Les gens n’avaient pas été payés. Il y a beaucoup de gens qui viennent regarder et partir. J’ai surtout vendu à Evry. A Paris, c’est un peu lent.

Mme Coulibaly Niama Cissoko, vendeuse de basin

C’est la 4ème fois que je participe à la fête. J’ai pu vendre quelques tissus. Des gens ont passé des commandes auprès de moi. Je suis satisfaite, tout compte fait.

Mme Korotimi Traoré, exposant de Ségou

Apparemment, je dirais que ça a marché plus que l’an passé. Les produits amenés sont plus nombreux que ceux de l’an passé. J’ai vendu et tisser des relations avec quelques grossistes qui ont payé mes produits. Ils m’ont donné des contacts pour d’éventuelles commandes. Je peux dire que ça va, pour cette année.
Rassemblés par

Tiémoko Traoré

 

La BDM-SA présente aux clients les cartes visa

La Banque de Développement du Mali SA, sponsor officiel de la fête de l’artisanat et du tourisme du Mali à Paris depuis 2003, était là encore aux côtés du ministère, pour non seulement prouver sa détermination et son engagement à accompagner le gouvernement dans son combat contre la pauvreté, mais également pour faire la promotion de ses nouveaux produits.

Banque de proximité, depuis quelques années, le souci des responsables de la BDM-SA a été de se rapprocher davantage de la clientèle et de leur offrir des produits de qualités qui  n’ont rien à envier aux institutions bancaires des pays développés.

Les visiteurs n’ont cessé, du 31 octobre au 6 novembre 2007, de se diriger vers le stand de la BDM-SA, dirigé par Mamadou Sory Coulibaly dit Bébé.

Par notre présence discrète sur ce stand, nous avons pu voir des Maliens de France s’enorgueillir par cette initiative de la BDM. Ils étaient nombreux à venir s’enquérir des produits que la structure met à leur disposition pour leur permettre de faire des envois au Mali et comment faire des retraits dans la facilité, et en toute garantie une fois de retour.

Il s’agit des cartes visa, une sorte de distributeur automatique de billet que la BDM-SA s’apprête à rendre effectif sous peu, afin que les clients soient aussi proches de leurs comptes. Le nouveau produit présenté par le représentant de la BDM à cette 7ème édition de la fête de l’artisanat est un moyen de paiement rapide pour les Maliens de l’extérieur à l’occasion de leur déplacement. Les  clients maliens connaîtront bientôt ce nouveau produit que la BDM-SA compte lancer officiellement en début d’année. C’est dire que le PDG Abdoulaye Daffé et l’ensemble des travailleurs de la BDM-SA, travaillent à rendre la structure de plus en plus performante afin de pouvoir combler les attentes des uns et des autres, tant à l’intérieur qu’à extérieur.

Rappelons que la BDM-SA a financé de nombreux projets de Maliens de l’extérieur. Ceci est une des préoccupations des plus hautes autorités du Mali, à savoir investir au pays. Puisse d’autres structures bancaires rejoindre la BDM-SA dans ce formidable travail de rapprochement des fils du Mali. Tout compte fait, la BDM-SA fait du bon travail.
Tiémoko Traoré

Envoyé spécial à Paris

 

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA DELINQUANCE FINANCIERE

A quand la mise en marche de la machine judiciaire ?

La corruption et la délinquance financière sont des pratiques courantes au Mali sans pourtant être l’apanage de notre pays.
En effet, partout à travers le monde, tant dans les pays développés que dans ceux en voie de développement, ces pratiques existent.
Elles sont présentes à tous les niveaux, dans l’administration comme dans le secteur privé. Les différents pays fournissent de gros efforts dans le cadre de cette lutte. Aussi, des sommes faramineuses sont investies afin d’arriver à bout de telles pratiques qui compromettent les efforts de développement. Le cas du Mali est une illustration éloquente.
En effet, quand ATT est arrivé au pouvoir en 2002, il a honoré son engagement de lutter contre la corruption et la délinquance financière. Cela devait passer par le renforcement des structures de contrôle de la gestion des services publics. C’est ainsi que le Bureau du Vérificateur Général a été créé, malgré les réactions parfois violentes de certains, qui avaient estimé que la structure était budgétivore, sinon inutile. Aussi, avaient-ils redouté qu’elle empiéterait sur les prérogatives des autres services de contrôle, à commencer par le contrôle interne des services publics et le contrôle général d’Etat.
Mais, quelques années après, il n’y a rien eu de tout cela. Au contraire, le bureau du vérificateur général s’est révélé une structure très dynamique, puisque les vérificateurs, au terme de nombreuses missions effectuées, ont décelé plusieurs irrégularités dans la gestion de la plupart des structures visitées. C’est ainsi que plusieurs dossiers portant sur des irrégularités multiples et diverses ont été ficelés. Et, à l’issue de la publication du dernier rapport du bureau du vérificateur général, le président de la République a explique que 108 dossiers sont transmis à la justice, afin de lui permettre de faire son travail en toute indépendance en prenant en compte la présomption d’innocence jusqu'à ce que la culpabilité des uns et des autres soit établie. Mais, de cette date à ce jour, les acteurs politiques et représentants de la société civile sont impatients, tant la machine judiciaire tarde à démarrer pour la manifestation de la vérité. Si rien n’est fait, beaucoup de gens continuent à croire que la lutte contre la corruption et la délinquance financière est un vain mot.

D’ailleurs ces temps-ci, certains vont jusqu’à faire croire que des cadres qui viennent d’être remplacés dans le gouvernement, traînent des casseroles. Pour mettre fin à toutes les suspicions et supputations, il vaut mieux engager la croisade contre la corruption et la délinquance financière. L’ouverture de ces dossiers par la justice est aujourd’hui fortement réclamée car, elle permettra sans doute de calmer les ardeurs de beaucoup de gens qui s’agitent beaucoup. On a d’ailleurs l’impression que leurs agissements visent l’objectif de dissuader, de retarder l’ouverture de certains dossiers. Dans tous les cas, il est impérieux que les rapports du vérificateur général soient exploités pour que la fortune investie dans l’entretien du bureau du vérificateur général et de son personnel ne soit point un gâchis.

Tiémoko Traoré

 

 

SOULEY KANTE, ARTISTE MALIEN EN FRANCE

Le nouvel album « France sigui ka guêlè » bientôt sur le marché

L’enfant de Sikorolé dans le cercle de Yanfolila est depuis 2005 à Paris, France où il continue à mener ses actions. A l’occasion de notre séjour parisien, nous avons rencontré Souley Kanté, auteur de nombreux albums au Mali.
Le Pouce : Que faites vous à Paris ?
Souley Kanté
 : Je suis ici pour réaliser mon nouvel album. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai pris contact avec un producteur malien installé en France, du nom de Abou Kouyaté. En compagnie de mon arrangeur Mahamane Tandina, nous avons engagé les pourparlers afin de réaliser mon album.
Le Pouce : Quel est le contenu exact de cet album?

Souley Kanté : L’album parle surtout de la vie de tous les jours. Ici en France, on sait que les Africains vivent difficilement. L’album met l’accent sur les réalités de la société, du pays d’accueil qu’est la France.
Le Pouce
 : L’album comprend combien de titres ?  Et quel est son nom ?
Souley Kanté
 : Il comporte huit titres et est dédié à la vie des Africains en France. Il est intitulé « France Sigui ka guêlé », c’est-à-dire vivre en France n’est pas aisé.

Le Pouce : Pourquoi ce titre ?
Souley Kanté 
: Quant je suis arrivé, j’ai vécu beaucoup de choses qui ne sont pas bien vue dans notre société…

Le Pouce : A quand la mise sur le marché de cet album ?

Souley Kanté : C’est le producteur qui décidera du moment. Pour ce qui me concerne, j’ai fait mon travail.
Le Pouce : Un message à l’endroit de vos fans?

Souley Kanté : Je dis mes fans du Mali que je mettrais à leur disposition un nouveau produit qui leur plaira davantage encore.

Entretien réalisé à Paris

Par Tiémoko Traoré

 

JOURNEES DE DEVELOPPEMENT A LISBONNE

Le changement climatique au cœur des échanges

     La deuxième édition des "Journées européennes du développement" a commencé le mercredi dernier à Lisbonne avec au premier rang de ses priorités, l’impact du changement climatique sur les pays en développement. Environ un millier de décideurs et de parties prenantes en matière de développement, prendront part à ce forum de trois jours dans la capitale portugaise.

Le forum de cette année veut se concentrer sur les questions du changement climatique et sur la manière de répondre aux besoins des pays déjà vulnérables, les plus durement touchés par les effets du changement climatique. L’objectif est d’encourager des mesures d’adaptation, de réduire les émissions résultant de la déforestation, de tirer parti du marché mondial du carbone et d’aider les pays en développement à mieux se préparer aux catastrophes naturelles.

     Hier jeudi, les orateurs et les participants ont étudié le lien entre le changement climatique, la pauvreté et la migration et examineront comment les pays en développement peuvent s’adapter au mieux. Le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré: «Le changement climatique est le plus grand défi posé à notre génération. Les pays développés portent une responsabilité particulière et doivent montrer l'exemple en réduisant les émissions et en encourageant l'adoption d'un accord global et inclusif sur les actions futures de lutte contre le changement climatique, dans le cadre des Nations Unies. La semaine dernière, nous avons lancé à Lisbonne le partenariat international d'action sur le carbone, une initiative de pionniers du monde entier visant à développer un marché mondial du carbone. L’accent mis par cette deuxième édition des Journées européennes du développement sur le changement climatique souligne ce sens de la responsabilité mondiale pour lutter contre ce problème. Nous sommes déterminés à aider les pays en développement à faire face aux effets du changement climatique sur l’environnement ainsi que sur le développement humain et social.»

     Le Commissaire européen chargé de la coopération au développement et de l’aide humanitaire, Louis Michel, était présent tout au long de ces trois jours à Lisbonne. Le Commissaire Michel a déclaré: «Personne ne fait plus pour les pays en développement que l’Europe. Nous sommes en train de renforcer l’aide au développement, nous la rendons plus efficace en coopération avec les États membres et nous nous efforçons d’assurer une plus grande cohérence des autres politiques de l’Union, comme celles en matière de commerce et d’environnement, avec les objectifs de développement. Tous ces efforts pourraient s’avérer vains si nous n’agissons pas sur le changement climatique. C’est le plus grand défi que nous devons relever en collaboration avec nos partenaires des pays en développement.»

     La Commission européenne, faut-il le rappeler,  a proposé en septembre, une alliance mondiale spécifique pour la lutte contre le changement climatique
Les Journées européennes du développement 2007 ont lieu dans la perspective du sommet UE-Afrique des 8 et 9 décembre et de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique qui se tiendra à Bali à partir du 14 décembre.

Adama Diarra

 

 IIe phase du Programme de Développement Socio-Sanitaire

Des journalistes à l’école de la santé et du  social.

            Un atelier sur le rôle et la place de la communication dans la diffusion du Programme de Développement Socio-Sanitaire dans sa phase II (PRODESS II) a démarré le 05 novembre dernier au mémorial Modibo Keïta. Prennent part à cet atelier, environ une cinquantaine de journalistes de la presse nationale et privée (écrite, comme parlée). La cérémonie d’ouverture était co-présidée par les ministres de la communication et celui de la santé.

L’objet du séminaire est de faire connaître les grandes orientations du Programme de Développement Socio-Sanitaire dans sa phase II, couvrant la période 2004-2009, mais aussi exposer ses procédures de mise en œuvre, afin d’atteindre une large diffusion par la presse.

 

            Le Ministre de la santé, Oumar Ibrahima Touré, dans son discours d’ouverture a précisé qu’après la mise en œuvre du PRODESS, la situation sanitaire du Mali à l’instar des autres pays de la sous région se caractérise par la persistance d’une morbidité et d’une mortalité encore élevées. Les déterminants de cette situation sanitaire des populations ont pour noms entre autres, l’état de pauvreté, les maladies infectieuses et parasitaires, les carences nutritionnelles, l’insuffisance d’hygiène et d’éducation sanitaire, la faiblesse du plateau technique de référence et l’insuffisance de ressources humaines qualifiées. Cette situation interpelle et doit mobiliser tous.
            Selon, Le ministre de 2001 à 2006, la couverture vaccinale par type de vaccins des enfants de 12 à 23 mois est passée de 29% à 48% et, l’assistance à l’accouchement par du personnel formé de 40% à 49% . Si en 2005, 50% des populations qui vivaient à un rayon de 5km autour d’un CSCOM fonctionnel, cette proportion est de 51% en 2006.

            Dans le PRODESS, une attention particulière est portée à l’allocation et à la gestion des ressources humaines et financières des secteurs de la santé et du développement social. Le PRODESS (Plan décennal de Développement sanitaire et Social) et du PRODESS a été présenté aux journalistes tout au long du séminaire de formation. Egalement, les thèmes relatifs au guide de planification, aux outils d’élaboration et de mise en œuvre du programme au financement,  et les procédures de la gestion financière, le système d’information et les procédures de suivi évaluation ont été abordés.

            Une fois formés, les hommes de presse informeront largement à leur tour les populations, sur les attentes du PRODESS II qui est une tranche quinquennale du Plan Décennal de Développement Socio-Sanitaire (PDDESS).
Hamidou Togo (stagiaire)

 

IIe session ordinaire du Haut Conseil des Collectivités

Réaliser la plénitude du développement local

La 2ème  session ordinaire du haut conseil des collectivités, au titre de l’année 2007, s’est ouverte le lundi dernier au Centre International de Conférence de Bamako en présence du Premier ministre Modibo Sidibé, des membres du gouvernement,  des chefs des missions diplomatiques, consulaires, des organisations internationales, des députés les représentants et plusieurs autorités et invités de marque.

Dans son mot de bienvenue, M. Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, le président du Haut Conseil des Collectivités (HCC) territoriales dira que les dossiers transmis par le  gouvernement pour avis pourront, si besoin est, faire l’objet de propositions dans les différents domaines.

Le président Haïdara n’a pas manqué de signaler les événements intervenus, durant la période d’intercession, notamment la disparition du ministre de l’éducation nationale, feu professeur Mamadou Lamine Traoré, les élections générales et surtout la reprise des hostilités par Bahanga et alliés. Selon M. Oumarou Ag Haïdara, le HCC gardera un souvenir vivace pour l’intérêt et l’accompagnement massifs que les différents gouvernements ont apportés à son institution pour la réussite de la décentralisation. Les dossiers transmis par le gouvernement, les conforte dans leur conviction que la mise en œuvre de la décentralisation, reste au centre des préoccupations de l’Etat, a-t-il indiqué.

            Le président du Haut Conseil des Collectivités reconnaît que, dans la mise en œuvre de notre politique de décentralisation, certes nous notons des acquis significatifs, mais il existe des prétinements dus à des lenteurs administratives, dans le transfert des compétences qui constituent de véritables écueils auxquels nous devons promptement faire face, afin de permettre aux collectivités territoriales de réaliser la plénitude de leurs ambitions de développement local et régional.

Pour M. Haïdara, les concertations régionales qui viennent de prendre fin le 23 octobre 2007, ont constitué un véritable espace du donner et du recevoir sur les préoccupations des collectivités, en vue de mieux les conseiller, les orienter les outiller pour un meilleur développement à la base. Il ajoute aussi qu’un projet du plan stratégique 2007- 2012 sera soumis aux conseillers nationaux pour étude et avis. Le président du HCC fonde beaucoup d’espoir sur la création du centre de formation des élus et des cadres des collectivités qui doit être opérationnel bientôt. Il a demandé aux conseillers un travail bien fait, puis les a exhorté à la régularité et à l’assiduité au cours de cette session.
Rappelons que cette session durera un mois.

Hamidou Togo (stagiaire)

 

COUPE DE L’UEMOA

Les Aigles sortent par la petite porte

            Dans le cadre de l’intégration africaine et de la coopération entre les pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, la commission sportive de l’UEMOA a organisé un tournoi dénommé coupe de l’intégration, qui s’est déroulé à Ouagadougou (Burkina Faso) du 28 octobre au 4 novembre derniers. Ledit tournoi s’est déroulé entre les équipes nationales locales, c'est-à-dire, les joueurs évoluant dans l’espace UEMOA. Huit pays ont participé à ce tournoi avec deux poules et une finale directe entre les deux premiers de chaque poule. Ainsi, les Eléphants de la Côte d’Ivoire ont battu en finale le Mena du Niger sur le score de 2 buts à 0. Du coup, les Eléphants de la Côte d’Ivoire  se sont taillés la part du lion en remportant le premier trophée de l’UEMOA, avec d’autres récompenses.

            En ce qui concerne la participation des Aigles du Mali, ils ont évolué dans la poule B composée de la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, et le Bénin. L’équipe malienne avait bien débuté cette compétition, surtout en battant respectivement, le Bénin et la Guinée Bissau avec un score sans appel de 3 buts à 0 et 4 buts à 0. Après ses deux matchs, elle était considérée par les observateurs sportifs comme l’une des meilleures équipes de ce tournoi. Ceci, parce que les Aigles du Mali jouaient bien et marquaient des buts, sans en encaisser. Mais, Cheick Koné et ses hommes ont péché devant les Eléphants de Côte d’Ivoire, décidément la bête noire de toutes les équipes maliennes. Alors qu’avant ce match, le Mali était le premier de la poule B avec 6 points +7 suivi de la Côte d’Ivoire avec également 6 points mais +6.
            Donc les Aigles du Mali étaient supposés être qualifiés au moins avec un match nul. Une fois de plus, l’équipe malienne a encore échoué devant la Côte d’Ivoire et sort dans ce tournoi par la petite porte.

On peut expliquer cette sortie prématurée des Aigles par le manque d’expériences du «keeper» Soumaïla Diakité et de son entraîneur ; et la mentalité de complexés des joueurs maliens dans des grandes rencontres (surtout face aux Ivoiriens). D’abord Cheick Oumar Koné, entraîneur de cette équipe malienne avait cette rencontre entre ses mains, car à chaque fois que ses joueurs accéléraient, ils mettaient en danger les Ivoiriens. Mais il a demandé à ses joueurs de poser le jeu... C’est ainsi qu’à force de reculer, son capitaine et gardien de but va commettre une grosse erreur en prenant un carton rouge bête ; ce qui obligea son équipe à terminer la rencontre à 10, un grand handicap pour cette équipe.

            La seconde explication qu’on peut donner à cette élimination est que, généralement les joueurs maliens ont une faible mentalité basée sur un manque de confiance en soi, devant des situations pareilles. C’est ce qui est arrivé à Soumaïla Diakité qui est pourtant un très bon gardien.
Ce tournoi serait une leçon et une préparation pour cette équipe qui doit représenter le Mali au tournoi Cabral qui va se dérouler au Guinée Bissau en fin décembre.

Siriman Doumbia (stagiaire)

 

 

TOURNOI DE FOOTBALL DE L’ASB

Dénicher les jeunes talents du Mali

            Le terrain flambant neuf de l’Association sportive de Bamako (ASB), situé à Garantibougou, a servi de cadre le dimanche dernier à l’ouverture d’un tournoi organisé par le comité de gestion de l’ASB. La cérémonie d’ouverture était présidée par Tidiane Niambélé, le premier vice-président du Comité National Olympique du Mali, et ancien président de la FEMAFOOT. C’était en présence du bouillant président de l’ASB, Hamala Nimaga, de Pathé Diallo, l’entraîneur adjoint de l’équipe nationale du Mali et de nombreux spectateurs venus découvrir les jeunes joueurs. Ce tournoi va mettre en compétition 13 équipes de jeunes du district de Bamako qui ont moins de17 ans.

            Après la présentation des différentes équipes, le match d’ouverture a mis aux prises l’équipe de l’ASB 1 face au FC Daou, deux équipes de jeunes mais bourrées de talents. Les deux équipes ont joué 80mn (2 fois 40mn) dans un match très technique, avec des gestes spectaculaires. C’est ainsi que le FC Daou s’est imposé dans cette première rencontre sur le score de 3 buts à 1.
Après le match d’ouverture, le président Hamala, livrant ses impressions, a fait savoir que l’objectif de ce tournoi est de détecter les jeunes talents pour les encadrer afin que le Mali puisse avoir de très bons joueurs dans l’avenir. Ce qui été l’objectif de l’ASB depuis sa création.
Quant à M. Niambélé, il a surtout félicité la très bonne initiative de l’ASB, et il a lancé un appel aux autres clubs pour qu’ils puissent s’inspirer de ce bel exemple donné par l’ASB.
Le tournoi continuera sur le complexe sportif de l’ASB, l’un des meilleurs complexes sportifs du Mali.
Siriman Doumbia (stagiaire)

 

Par LE POUCE
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