Lundi 10 décembre 2007

OUMAR BALLA TOURÉ, D.G OMATHO 

«Le tourisme ne saurait être une affaire de l’administration» 

La cité des Askias abritera la 6ème édition du lancement de la saison touristique le 15 décembre prochain. Depuis quelques années, le lancement est devenu tournant. A quelques jours de cet évènement touristique  important, le directeur général de l’Office Malien du Tourisme et de l’Hôtellerie (OMATHO), Oumar Balla Touré a bien voulu se  prêter à nos questions.

Le Pouce : Quelles sont les raisons qui motivent le choix de Gao pour abriter le lancement de la saison touristique ?
Oumar Balla Touré
 : Notre motivation est le développement du tourisme sur toute l’étendue du territoire. Depuis quelques années, le tourisme connaît un regain de vitalité. De 2003, date de lancement de la saison touristique à Mopti, à nos jours, nous avons constaté que le  flux touristique à destination du Mali a progressé d’une façon exponentielle.
De cette date à maintenant nous sommes parti de 98 mille arrivées à 250 mille arrivées de touristes internationaux. Ce flux est dû à des évènements tels que le lancement de la saison touristique, le développement des festivals, la diversification de l’offre touristique.

Le choix de Gao est  l’émanation des décideurs des régions qui, au sortir d’une édition, se réunissent et décident du lieu de la tenue de l’édition qui suit.

 

C’est de Kayes que rendez-vous a été pris pour Gao. Vous n’êtes pas sans savoir que Gao est la symétrie de Bamako. La cité des Askias est à 1200km de Bamako, la capitale du Mali. Elle est au nord, ce que Bamako est au Sud et regorge de potentialités touristiques mondialement connu. Il s’agit de la mosquée des Askias, le site de Gao Sanaye, la dune rose de Koïma.
Gao a un potentiel matériel et immatériel inexploité. L’artisanat de cette partie du Mali est un des  plus raffiné. Ici la tradition sonrhaï est très développée. Nous avons pensé que cela peut être un motif pour attirer davantage de touristes. Nous nous attelons pour que le politique et l’administratif prennent en compte dans leur programme régional de développement, le tourisme. Le tourisme ne saurait être une affaire de l’administration. Le tourisme est à dominance privée. Les privés doivent comprendre que cette activité est la leur et constitue  un créneau viable et rentable. Des documents de la CNUCED attestent aujourd’hui que le tourisme est la 3ème activité économique du  Mali après l’or et le coton.

De 2003 à nos jours, nous sommes à près de 150 milliards FCFA d’investissement dans le sous secteur de l’hôtellerie, la restauration, des agences de voyages et espaces de loisirs. Les recettes pour la même période ont dépassé les 70 milliards de FCFA. Nous sommes aussi à plus de 14 mille emplois directs et indirects créés. Le tourisme est une activité capable de lutter contre la pauvreté et occupe une place de choix dans le PDES du chef de l’Etat.
Nous profiterons de cette occasion pour amener les opérateurs de Gao à prendre en charge la dimension touristique. Nous avons des vols charters en direction des sites touristiques. Nous avons des vols charters en direction de Gao. Nous voudrions élargir l’éventail touristique non pas seulement à la ville de Gao mais à l’ensemble de la région.

 

Nous avons des zones pittoresques comme Bourem, Ansongo, Ménaka, Amdéraboucane. C’est l’occasion de lancer solennellement une activité qui va porter sur une année et d’amener les décideurs à prendre en compte la dimension touristique dans les programmes.

Le Pouce : Quel rapport faites-vous entre tourisme et Sida ?

Oumar Balla Touré : Le sida c’est la pandémie du moment et le tourisme est la première activité du monde, la rencontre des peuples. Qui dit rencontre des peuples doit s’entendre au  bien comme au mal. La population touristique est une cible potentielle du  sida. L’essentiel de l’activité touristique est effectué par les guides dont la moyenne d’âge est de 18 à 25 ans. Il s’agit d’un  groupe d’âge très sensible, qui a besoin d’une forte sensibilisation pour ne pas tomber dans des situations déplorables. Nous avons pour mission de sensibiliser nos partenaires mais de prendre des mesures préventives. On sait que les hôtels sont ce qu’ils sont. Il faudrait que les hôteliers apprennent à mettre sur place du matériel capable de nous protéger contre ce fléau. Gao est une zone frontalière et on ne sait pas d’où vient le sida. La seule façon, c’est de sensibiliser en disant aux jeunes que le tourisme est certes porteur mais il peut être également un mauvais porteur.
Le Pouce : Comment comptez-vous apporter votre contribution à cette lettre ?
Oumar Balla Touré
 : Nous allons donner du matériel et surtout des préservatifs pour lutter contre le sida. Nous sommes en rapport avec notre cellule qui a en charge la lutte contre le VIH Sida au sein de notre département.
Le Pouce : La région de Gao dispose-t-elle de structures hôtelières capables de contenir tout un grand monde ?

Oumar Balla Touré : Gao est l’une des villes les moins dotées en infrastructures hôtelières. Il y a  réellement un manque de capacité d’hébergement de la ville. L’hôtel Atlantide qui faisait la fierté de la ville est dans un état de dégradation très avancé. Gao n’abrite pas les 100 chambres. Cela n’est pas bon. Nous allons, au cours de ce lancement incité  les investisseurs à sortir du commerce classique et à s’intéresser à des investissements dans le domaine du tourisme. Des partenaires sont intéressés à des investissements dans le domaine du tourisme. Des partenaires sont intéressés pour étoffer le parc hôtelier de Gao.
Le Pouce : Quelle va être  l’innovation de cette année ?

Oumar Balla Touré : C’est la retrouvaille au nord Mali. C’est une façon de dire à l’opinion nationale et internationale que contrairement à certaines presses, le Mali est un havre de paix, de stabilité. L’innovation c’est pour les sceptiques du secteur  qui comprendront que le tourisme peut contribuer au développement du  Mali.
Propos recueillis par

Tiémoko TRAORÉ

 

 

FATOUMATA SIRE  DIAKITÉ, AMBASSADRICE DU MALI EN ALLEMAGNE

«L’Allemagne est plus qu’un partenaire pour le Mali»

Voilà maintenant trois ans que notre compatriote Fatoumata Siré Diakité représente dignement le gouvernement du Mali auprès des juridictions dont elle à la charge dans le cadre du renforcement de la coopération. Présente aux  négociations germano-maliennes que le Mali vient d’abriter, Mme l’ambassadrice a bien  voulu se prononcer sur l’état de la diplomatie malienne en Allemagne, les Maliens vivants là-bas. Elle livre également ses sentiments sur l’atelier de deux jours qui a pris fin le samedi 8 décembre 2007.
Le Pouce : Comment se porte la  diplomatie en Allemagne ?
Fatoumata Siré Diakité :
Comme vous en avez la preuve ici lors des négociations germano- maliennes de ces deux jours, la diplomatie malienne en Allemagne et dans des autres pays de la juridiction se porte à  merveille. Une délégation allemande séjourne au Mali depuis plus de dix jours. Une délégation danoise est attendue dans une semaine. Il y avait au Mali aussi une délégation suédoise. Cela témoigne de l’exemplarité des relations qui existent entre le Mali et ses partenaires dans la juridiction de l’ambassade du Mali à Berlin.

Le Pouce : Comment se portent les Maliens vivants dans votre juridiction ?

Fatoumata Siré Diakité : Les Maliens qui se trouvent dans notre juridiction (l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la Norvège, la Finlande, l’Autriche, la Pologne, la République Tchèque) sont en contact  permanent avec notre ambassade.
Dès ma prise de fonction, je suis aussitôt entrée en contact avec mes compatriotes dans tous les pays de la juridiction. J’ai invité  les Maliens à venir à l’ambassade, à garder le contact. Nous avons installé dans tous les pays, le conseil des Maliens de l’extérieur partout où ce n’était pas fait. Les Maliens de la diaspora sont en permanence avec nous. Nous sollicitons leurs propositions, expertises, contributions en termes d’aller vers le Mali. Aussi, nous les invitons tous à faire en sorte qu’il reste en contact avec leur famille, leur pays et que leur expertise soit aussi transmise dans le pays pour un développement global du  Mali. L’expertise de la diaspora est une expertise avérée dans beaucoup de domaines. Ils peuvent travailler dans les pays de notre juridiction ou dans d’autres pays. Le Mali aussi sollicite leurs expertises. C’est cela que je leur fais savoir à chaque moment.

Le Pouce : Quels sont les sentiments qui vous animent au sortir des négociations germano-maliennes ?
Fatoumata Siré Diakité
 : Je suis animée par un sentiment de fierté, un sentiment de devoir accompli, un sentiment d’engagement encore plus fort du pays en ma qualité d’ambassadeur. Entre le Mali et l’Allemagne, nous avons appris à nous connaître, à nous côtoyer, à nous aimer. Dans cet apprentissage de plus de quatre décennies, l’Allemagne est plus qu’un partenaire pour le Mali. L’Allemagne est une amie. En cela, je suis animée par un  sentiment de fierté parce que c’est  les partenaires techniques et financiers qui ont travaillé avec la délégation du ministère fédérale de la coopération économique de développement. Ce sont mes vis-à-vis direct en Allemagne. J’ai eu la possibilité et l’opportunité de les voir de les recevoir et de faire un travail de fonds par rapport à la future coopération Allemagne Mali 2006-2008 et avec l’enveloppe financière exceptionnelle que l’Allemagne  va sortir pour le  Mali. L’appui budgétaire exceptionnel dont a bénéficié le Mali, me satisfait réellement.
Entretien réalisé par

Tiémoko TRAORÉ

 

RETRAIT DU PROJET DE LOI DE LA PEINE DE MORT DE L’ABOLITION

UNPR revendique la victoire

 

      Le premier responsable de l’Union Nationale pour la Renaissance, Modibo Sangaré a animé une conférence de presse hier dimanche au siège du parti. A l’ordre du jour les  grands maux de la nation malienne : corruption, l’impunité, l’école, le coût élevé des denrées. Mais l’objectif principal était de respecter une promesse tenue à  l’endroit de la presse. Le président du parti a fait le compte rendu de la marche programmée par l’UNPR en faveur de la non abolition de la peine capitale.
      Pour lui, la marche n’a pas pu aller jusqu’au bout parce que dès l’aube les forces de l’ordre ont envahi  leur lieu de rassemblement. Devant la détermination des militants du parti, des heurts ont eu lieu, faisant plusieurs blessés du côté de l’UNPR.
      Après la marche, les responsables du parti ont été reçus par les hautes autorités du pays. Et, ce sont eux qui ont été les premiers à être informés de la suspension de ce projet de  loi. Selon le président du parti, l’information qui circule que ce sont des familles fondatrices de Bamako, du haut conseil islamique et bien d’autres qui sont à la base de cette suspension n’est pas vraie. L’UNPR et ses militants sont les 1ers responsables de cette victoire. Il a  précisé que le parti demande le retrait et non seulement la suspension du projet de loi portant sur l’abolition de la peine de mort.

      Pour Modibo Sangaré, ils ne sont ennemis de personne, et souhaite que certains membres du Haut Conseil Islamique  prennent conscience.
Hamidou TOGO (stagiaire)

 

48ème CLUB DE PRESSE DE LA RADIO KLEDU Assarid Ag Ibarcawane

«Notre démocratie n’est pas d’une qualité sombre» a dit l’Honorable

            La salle Aoua Keïta de l’Assemblée Nationale a abrité, samedi dernier le 48ème club de presse de la Radio Klédu. Organisé par Radio Klédu en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert, ce club de presse avait pour thème : « L’Assemblée Nationale du Mali : Missions et fonctionnement ». l a conférence a regroupé Dioncounda Traoré, Assarid Ag Ibarcawane, pPr. Ali Nouhoum Diallo, respectivement président, 2è vice président, ancien président de l’Assemblée Nationale, Dr. Oumar Mariko et bien d’autres députés.
De l’exposé de Assarid Ag Ibarcawane, l’un des conférenciers, l’Assemblée Nationale se compose de 147 députés, huit groupes parlementaires, huit vices présidents, onze commissions permanentes dont celle de contrôle dirigée par le RPM. L’Assemblée siège deux fois par an en sessions ordinaires.
            Elle peut convoquer des sessions extraordinaires qui ne doivent excéder quinze jours. Par ailleurs, le Mali jouit d’une diplomatie parlementaire très active. Ainsi notre pays est représenté au parlement de la CEDEAO par 6 députés. Et 5 députés au niveau du parlement africain. « Notre démocratie n’est pas d’une qualité sombre comme on peut le penser », a conclu Assarid.
            Répondant aux questions des confrères, à savoir pourquoi la haute cour de justice tarde à  être mise en place, comment expliquer le faible taux de participation pendant les précédentes élections générales et qu’est-ce qui a prévalu à l’alliance entre le SADI et le PARENA, les conférenciers ont été,  on ne peut plus explicites.
Selon le Pr Ali Nouhoum Diallo, dans le contexte actuel, il n’y a pas de matière qui peut amener la Haute Cour à siéger. « Le jour où il y aura matière, la cour pourra siéger », a-t-il rassuré.
            Quant à Dioncounda Traoré, il a expliqué le faible taux de participation par la non informatisation des cartes d’électeurs. Ainsi privilégie-t-il l’inscription volontaire. S’agissant de l’alliance entre le SADI et le PARENA, Dr Oumar Mariko  dira que ces deux partis politiques ont toujours eu les mêmes visions et partagent les mêmes idéaux.

Oumar KANOUTÉ 

 

 

EN TOUTE FRANCHISE

Les loubards : ces tueurs à gage déguisés

 

            Bamako est une ville où il est fait plus en plus recours au service de ces colosses appelées «loubards». S’il est vrai que chacun doit protéger sa personne et ses biens d’une éventuelle atteinte extérieure, certains individus en mal de personnalité et de dignité s’offrent aujourd’hui le luxe de mettre des loubards aux trousses de paisibles citoyens pour leur faire la peau. Ils sèment la terreur et la désolation à travers la ville. Cette situation est symptomatique d’une certaine antipathie. Il est un principe de droit qui affirme que nul ne doit rendre justice à soi-même. Il est évident que ce principe est aujourd’hui ignoré et piétiné. Il n’est guère surprenant que ces loubards ne  comprennent pas cela, car chez eux la corpulence a phagocyté la matière grise.

            Le constat est triste et donne des frissons ; des familles endeuillées, des espoirs brisés. Ce phénomène est une plaie ! Si elle n’est pas pansée, le risque d’infection serait réelle.
Oumar KANOUTÉ   

 

 

ÉDUCATION NON FORMELLE

Alphabétiser au moins 50% de la population communale d’ici 2012

 

Les rideaux sont tombés, samedi après midi, au centre International de conférence de Bamako sur le séminaire-atelier portant sur le « Bilan de Programmation et d’organisation du partenariat autour de l’éducation non formelle ». Six jours auront  permis aux participants de faire une synthèse nationale de toutes les activités d’éducation non formelle.

 

Cette synthèse fait ressortir des insuffisances, sur les plans de la gestion, de la formation et du financement des activités de l’éducation non formelle. Ces insuffisances ont pour noms : la non identification de tous les partenaires évoluant dans le secteur ; le manque de coordination entre les actions de différents intervenants ; l’absence d’indicateurs cohérents et stables ; l’absence d’une banque centrale fiable de données informatisées, etc… A l’issue des communications et des débats qui ont suivi, des panels de travail ont été organisés.

Les participants ont formulé d’importantes propositions en rapport avec les thèmes et consignes traités notamment : alphabétiser au moins 50% de la population communale (enfant et adultes) d’ici 2012 ; initier des campagnes d’alphabétisation de masse et rendre l’alphabétisation obligatoire à tous les niveaux ; ériger le CNRENF en une Direction Nationale de l’Alphabétisation et des Langues Nationales ; mettre le TIC au service de l’ENF et inciter les bailleurs de fonds à investir dans le non formel. Notons que les travaux de l’atelier ont été sanctionnés par un chapelet de recommandations : le respect des règles de transcription des langues nationales au niveau de tous les secteurs de la vie ; accès des néo-alphabètes à la formation qualifiante ; mise en adéquation de la formation avec les réalités du milieu ; création d’un corps de volontaires de l’alphabétisation et la dynamisation des commissions locales de concertation du  PISE dans les régions, cercles et communes.
Nous osons espérer que cet atelier rendra l’Education non formelle plus novatrice et  performante.
Oumar KANOUTÉ 

 

AOMF

Garantir l’équilibre entre droits individuels et collectifs

 

      C’est en prélude au 5ème congrès de l’Association des Ombudsmans et Médiateur de la Francophonie (AOMF) que s’est tenu le samedi 8 décembre à la maison de la presse un face à face médiateurs et média.

      La conférence qui était animée par Aboubacar Sidiki Djiré, secrétaire  général du médiateur avec, à ses côtés Founé Dembélé, conseiller aux affaires internationales, appuyer par M. Michel Sironneau, conseiller aux affaires internationales et aux droits de l’homme et de Christine Tendel, conseillère à la communication. Tous deux de la France.

L’objectif de cette rencontre était d’informer les journalistes sur la tenue du 5ème congrès de l’AOMF, prévu du 11 au 13 décembre prochain.
Selon le secrétaire général du médiateur, la conférence de Bamako regroupera une cinquantaine de  médiateurs et Ombudsmans de trente pays. Bamako abrite cette rencontre parce que, Mme Diakité Fatoumata N’Diaye, médiateur de la République du  Mali assure la présidence de l’Association.
      Le thème principal du 5ème congrès est : « le médiateur, garant de l’équilibre entre droits collectifs et droits  individuels ». Et, de deux sous thèmes sui sont : les droits des enfants et les droits d’enfermement.

Répondant aux questions des journalistes, les conférenciers diront que le Mali a bien  accompli les missions à la tête de l’association. Quant on sait que c’est la première fois que la présidence de l’AOMF est confiée à une femme. Quant aux questions relatives à la communication au niveau du  médiateur, Michel Sironneau dira que c’est la raison pour la quelle qu’ils sont devant la presse. Mais M. Sironneau a rappelé que le problème de communication est inhérent à tous les pays membres de l’AOMF.
Précisons qu’à la fin du congrès, les congressistes procèderont au renouvellement des organes de l’Association. Le président de l’Association est élu pour deux ans, renouvelable.
Hamidou TOGO (stagiaire)

ASSEMBLE GÉNÉRALE CONSTITUTIVE DE LA SO.MA.CAR

Les cardiologues s’organisent

 

La salle de conférence du Mémorial Modibo Keïta a servi de cadre le samedi dernier à une assemblée générale constitutive organisée par la société malienne de cardiologue (SO.MA.CAR). L’objectif de cette assemblée était l’amendement, l’adoption des textes et l’élection d’un bureau de la SO.MA.CAR. La cérémonie d’ouverture était présidée par le professeur Mamadou Dembélé en présence du Pr. Mamadou Koreïssi Touré, président de la commission d’organisation, et de plusieurs invités.

Après une minute de silence observée en la mémoire de feu professeur Souleymane Sangaré, le Pr. Mamadou Koureissi Touré a rappelé des grands noms qui ont beaucoup marqué la cardiologue au Mali tels que le doyen Marc Sangaré, Pr. Papa Kouyaté, docteur Farrero, les chirurgiens Mamadou Dembélé et Abdel Karim Koumaré, pionniers de la chirurgie cardiovasculaire en République du Mali. Il a ajouté que cette assemblée permettra d’aller vers un avenir radieux de la société Malienne de cardiologie avec tous ces jeunes spécialistes formés ou en cours de formation.

 

Pour sa part, Dr Lassana Fofana, médecin cardiologue, dans sa présentation de la SO MA CAR, dira que « la cardiologie est une étude du système cardio-vasculaire et de ses maladies. Au Mali nous avons 17 cardiologues dont 2 professeurs, 3 maîtres assistants, 4 libéraux … La SOMACAR serait la vitrine de la cardiologie  au  Mali. Les axes d’intervention seront la formation, l’information, le rôle de conseil, la promotion, la valorisation et répondre aux besoins. Les membres sont les titulaires, les honoraires, les associés, les bienfaiteurs et les correspondants étrangers ».

 

Quant au Pr. Mamadou Dembélé, dans son discours d’ouverture, il a d’abord salué l’initiative des organisateurs et enfin il a souligné que « la SOMACAR qui verra le jour, j’en suis sûr, aux termes de cette journée, sait compter sur vous tous pour que les affections cardiovasculaires, principales causes de morbidité et de mortalité dans tous les pays, prennent  leur place et toute leur place dans notre politique de santé », a-t-il conclu.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

JOURNÉE D’INFROMATION DU CICR

Mieux faire connaître la structure

 

Depuis la geste accompli, en 1859 sur le champ de bataille de Solferino, l’œuvre du comité International de la Croix Rouge et croissant Rouge s’est développée au cours des années. Elle comprend aujourd’hui de multiples activités dont le but est d’informer la population sur le Droit International Humanitaire.

C’est dans ce cadre que le CICR, en collaboration avec la croix Rouge Malienne (CRM) a organisé une rencontre le vendredi dernier dans la salle de conférence du Grand Hôtel. La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Souleymane Koné, représentant du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en présence de M. Athaër Maïga président du CICR au Mali, de M. Adama Diarra président de la CRM et de plusieurs invités.
L’objectif de cette journée était d’instaurer un début interactif et de mesurer le degré d’incorporation et d’appropriation des conventions de droit international humanitaire au Mali.
M. Atahër Maïga, président du CICR, dans son allocution a fait savoir que le CICR en sa qualité de promoteur et gardien du Droit International Humanitaire (DIH), a pour mission de fournir protection et assistance aux victimes civiles et militaires des conflits armés et de la violence interne, en agissant de manière strictement neutre et impartiale. Pour donc accomplir efficacement cette mission qui lui a été confiée par la communauté internationale, il est essentiel que le travail humanitaire de la Croix Rouge ainsi que les règles de base du DIH soient connues de tous.

Selon M. Souleymane Koné, représentant du ministre « l’engagement de notre pays en faveur de la promotion et la protection des droits humains trouve son fondement dans la constitution du 25 février 1992 dont l’article 116 dispose que les accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une valeur supérieure à celle de la loi.
Siriman DOUMBIA (stagiaire)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Les négociations bilatérales germano-maliennes se sont tenues à Bamako les 7 et 8 décembre 2007. Ces négociations se sont déroulées dans une atmosphère amicale et constructive   malienne était conduite par le Ministre des  Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Dr Badra Alou Macalou, assurant l’intérim du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale. La délégation allemande était conduite par Dr. Christiane Bögermann-Hagedorn, Chef de la Division Afrique de l’Ouest au Ministère Fédéral de la Coopération Economique et du Développement.

Au cours des travaux deux délégations ont procédé à l’évaluation de la coopération concernant les trois domaines prioritaires à savoir : le pôle prioritaire « décentralisation et  bonne gouvernance » ; le pôle prioritaire « promotion d’une agriculture  productive et durable », le pôle prioritaire « eau potable et assainissement ».

 

Elles ont également débattu de la coopération hors pôle prioritaire et dressé les perspectives de coopération entre les deux pays dans les différents secteurs d’intervention avant de passer en revue les programmes et projets en cours d’exécution.

A l’issue des travaux, le gouvernement de la République Fédérale d’Allemagne s’est engagé à accorder au Mali, pour les années 2006-2008, un montant total de cinquante et un milliards deux cent millions (51 200 000 000) de FCFA pour l’exécution de la coopération  bilatérale reparti comme suit : vingt un milliards de FCFA pour la promotion d’une agriculture productive et durable ; sept milliards cinq cent millions de FCFA pour l’eau potable et l’assainissement et neuf milliards huit cent millions de FCFA pour la décentralisation et la bonne gouvernance.

 

Cette somme constitue un record historique jamais atteint auparavant.
L’Allemagne a également accordé au  mali, pour la première fois, un montant de trois milliards deux cent quatre vingt millions de FCFA sous forme d’appui budgétaire macroéconomique et sept milliards cinq cent millions de FCFA au secteur de l’Education (PISE II), sous forme d’appui budgétaire sectoriel.

Signalons qu’en prélude aux négociations bilatérales, la délégation allemande a visité les réalisations dans le pays Dogon et à l’Office du Niger. Au cours de cette visite, elle a échangé avec les populations et s’est dite impressionnée par l’engagement des populations ainsi que des résultats obtenus.
Bamako, le 08 décembre 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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