Mardi 20 mai 2008

FUSIONS AU SEIN DE L’ADEMA ET L’URD

La marginalisation des militants se poursuit

 

Depuis quelques temps, l’on assiste sur la scène politique, à un effet de mode dont les observateurs avertis de la place cherchent à cerner les tenants et les aboutissants. Des partis créés (par définition) pour la conquête du pouvoir, ont décidé de mettre fin à leur existence en allant se fondre (« se dissoudre », devrons-nous écrire) au sein de formations dites «grands partis politiques ».

 

La fusion avec l’ADEMA et avec l’URD, c’est de cela qu’il s’agit, est-elle le signe de l’immaturité des responsables politiques ? Est-elle sous-tendue par un fond mercantile ? De bas desseins politiciens ? Des questions auxquelles les uns et les autres doivent apporter des réponses convaincantes.

 

Des observateurs avertis se posent la question de savoir à quoi aura-t-il servi de créer un parti, de rassembler des hommes et des femmes autour d’un même idéal, pendant un temps et renoncer brusquement à l’animation de la vie politique. Les fusions annoncées ou réalisées ont-elles fait l’objet d’une véritable concertation à l’interne au niveau de ces formations politiques? Pas sûr.

En effet, des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer ces fusions à laquelle la base n’a pas été associée ? Une direction de parti est-elle habilitée à décider de sa fusion avec un autre parti sans se référer à ses structures. C’est ce à quoi nous assistons.
A notre connaissance, aucune de ces formations politiques « fondues » n’a organisé une conférence pour recueillir l’avis des militantes et militants ou du moins de leurs délégués.
La direction du parti, pour des questions de strapontins, décide unilatéralement de signer l’acte de décès du parti. Pourtant, c’est tout un processus qui a prévalu à la création de ces entités politiques,  processus soutenu par de véritables serments dont le maître mot est : aller à la conquête du pouvoir.
La direction du parti, en signant  la convention de fusion avec le grand parti, n’est pas sûre de drainer le beau monde que constitue sa base. En agissant de la sorte et au mépris de sa base, les responsables, sans se rendre compte, ouvrent un grand boulevard aux chercheurs de militants. Ainsi, les nouveaux partis  et ceux en gestation n’auront pas de la peine à absorber ces militants déçus. Ceux qui reçoivent ces responsables de partis se sont-ils réellement préoccupés de savoir si la base était avec les signataires…
Amadou Diakité

 

 

 

 

 

COOPERATION BILATERALE MALI-JAPON

Le japon appuie le Mali avec plus de 7 milliards

 

La salle de conférence du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale a servi de cadre le vendredi 16 mai dernier à la signature de deux importants accords de coopération entre le gouvernement du Mali et celui du Japon.

Son excellence M. Moctar Ouane, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale et le chargé d’Affaires du Japon au Mali, M. Hisanobu Hasana, ont opposé leurs signatures au bas du document. C’était en présence des représentants des Ministres de l’Equipement et des Transports et de l’Energie, des mines et de l’eau, empêchés.

Le Japon demeure dans la continuité des initiatives de la conférence Internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), dont la quatrième édition aura lieu du 28 ou 30 mai prochain à Yokohama au Japon.

Une enveloppe globale de plus de 7 milliards
Cette somme est destinée au financement de deux projets dont l’alimentation en eau potable dans la région de Sikasso et à la construction des ponts sur le corridor du Sud, en République du Mali et en République du Sénégal. Le chargé d’affaires a confirmé que ce projet de première nécessité facilitera l’accès à l’eau potable aux populations de Sikasso, au renforcement du réseau routier pour une meilleure circulation des biens et de personnes, notamment sur l’axe Bamako-Dakar et à  une réduction des coûts du transport routier.

 Ainsi dira-t-il, le projet tout en jouant un rôle appréciable dans la dynamisation de l’économie malienne, aura également un impact très bénéfique sur les populations à travers la création d’emplois, et contribuera à promouvoir l’intégration de la sous région.

Pour le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, M. Moctar Ouane, la réalisation du projet d’alimentation en eau potable dans la région de Sikasso, contribuera grandement à l’amélioration des conditions de vie des populations en leur offrant un meilleur accès à l’eau potable, qui constitue un  besoin fondamental dont la satisfaction est un premier pas vers le développement durable. Quant à la construction des ponts, le ministre Ouane a indiqué qu’elle contribuera au renforcement du réseau routier, à la promotion de l’intégration sous régionale ; à la consolidation de l’économie malienne et à la réduction des coûts du transport routier.

 Pour son excellence, cette signature, à quelques jours de la tenue de la quatrième TICAD est un témoignage des relations d’amitié qui existent de longues dates entre le Mali et le Japon. Il a souligné l’important appui financier du gouvernement du Japon au gouvernement malien dans la reconstitution du stock national de sécurité alimentaire et de l’organisation des élections présidentielles et législatives de 2007.
Charlotte KONE (stagiaire)

 

RESEAU DES FEMMES ARTISANES DU MALI

Pour conquérir le marché extérieur

 

Il existe désormais un Réseau des Femmes Artisanes au Mali, en abrégé REFAM. La cérémonie de lancement dudit réseau s’est tenue le samedi 17 mai 2008 au Centre International de Conférence de Bamako, sous la houlette du ministre de l’Artisanat et du Tourisme, N’Diaye Bâ. Etait également présente la ministre de la Promotion de la Femme.
Pou
r le ministre N’Diaye Bâ, les activités du REFAM ne sont pas que festives, il s’agit au contraire d’entreprises de conquête du marché extérieur pour les produits du Mali en général, pour les produits artisanaux en particulier. « Il nous faut élargir ce marché, le fidéliser », a-t-il ajouté.

 

S’adressant aux femmes du réseau, le ministre a, par ailleurs, incité ces dernières à s’engager résolument dans la conquête et la préservation du marché intérieur.
 « Vous êtes opératrices économiques, mais vous êtes d’abord au cœur d’un tissu de relations : épouses, mères et sœurs. Utilisez votre capacité d’orientation, de conseils et de décisions pour consommer et faire consommer malien. C’est ainsi que vous participerez à la création d’une richesse nationale durable. Je vous exhorte à cela et c’est urgent », a-t-il ajouté

 

Quant à la ministre, Mme Maïga Sina Damba, elle a tout simplement demandé à ses sœurs d’éviter de tomber dans les querelles d’intérêts basées sur l’ego.

Le REFAM a remis de nombreuses distinctions, dont un « ciwara » aux deux ministres. Signalons que Le nouveau bureau porté sur les fonts baptismaux, comprend 20 membres avec Mme Dembélé Mariam Sidibé comme présidente.
Adama Diarra

 

 

LANCEMENT DU LIVRE DE BADARA ALOU TRAORE

Témoignage et partage sur les mouvements de jeunesse

 

Le lancement officiel du livre de Badara Alou Traoré, intitulé « Politique et mouvements de jeunesse en Afrique noire francophone ; le cas du Mali » a eu lieu au Palais de la Culture. La cérémonie s’est déroulée le samedi 17 Mai. Elle a enregistré outre la présence du secrétaire général du ministère de la Jeunesse,  celui de la Culture, les chercheurs, les universitaires et plusieurs autres scientifiques. Les amis et collaborateurs ne sont pas restés en marge de la fête.

Le parrain du livre M. Kalifa Sissoko a exprimé toute sa satisfaction pour le travail abattu par l’auteur Badara Alou Traoré. M. Sada Samaké, directeur des études à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports, a présenté le livre au public.
Quant à l’auteur de l’ouvrage, il a indiqué que le livre répond à deux soucis : celui de partager son expérience et celui de la documentation ; car selon lui, personne n’a écrit sur le mouvement de la jeunesse au Mali.
Pour Badara Alou Traoré, ce livre est un témoignage qui a commencé depuis 1965 à Sikasso. L’ouvrage fait parti du parcours de l’auteur. C’est aussi la volonté de l’auteur de donner les points de référence à la jeunesse malienne. Son souci est également de faire la promotion de la jeunesse.
Selon Badara Alou, à partir du 26 mars 1991, date de la fin de la dictature au Mali, il y  a eu un changement dans la politique et mouvements de jeunesse au Mali. Est-ce que nous sommes satisfait de ce changement aujourd’hui ? Pour l’auteur, la réponse ne doit pas être positive.

Toujours selon lui, cet ouvrage est un questionnement sur la jeunesse des anciennes colonies françaises dans le contexte  du pluralisme démocratique et de la décentralisation.  Ce questionnement à travers l’expérience malienne  pourrait aider à alimenter et à mûrir  la réflexion dans le cadre de l’accompagnement de la promotion des jeunes car les  transformations et mutations socio-économiques ont engendré une diversité de problèmes et de phénomènes nouveaux qui, faut-il le reconnaître, sont de plus en plus complexes. Un ensemble qui affecte non seulement le milieu urbain mais aussi le milieu rural. Dans le domaine de la promotion des jeunes, les thérapeutiques proposées semblent avoir montré leur limite malgré la coexistence de deux logiques de l’Etat sur le terrain :

- une logique où la politique de jeunesse serait prise à sa charge par un ministère spécifique dont ce serait la vocation ;

- une logique où la politique de jeunesse renverrait à des préoccupations transversales à plusieurs administrations, qui l’aborderaient chacune sous l’angle qui lui est propre (social, éducatif, culturel, santé etc. Une coexistence ayant le plus souvent engendré des situations enchevêtrées. Au nombre des nouvelles approches, une 3e logique : la politique de la décentralisation.  Si auparavant l’Etat s’était donné une responsabilité totale et sans partage, actuellement, il a selon les domaines partiellement ou totalement cédé sa responsabilité aux collectivités par un transfert de compétences. Ce questionnement sur la jeunesse s’inscrit en droite ligne dans les préoccupations actuelles des autorités des anciennes colonies françaises au regard de l’enjeu de l’heure car d’après le Professeur HOUSSAYE, une société démocratique est en quelque sorte plus démunie face à une jeunesse qui, elle, ne peut être que plus exigeante. Comment gérer ce grand écart ? Quels sont les moyens dont disposent les politiques, en particulier quand les financements disponibles sont plus que limités ? Quelles sont les politiques de la jeunesse pensées et mises en œuvre aujourd’hui dans les anciennes colonies françaises ?

Les amis et autres camarades de classe et de profession ont témoigné le courage de Alou B. Traoré. Précisons que le livre est vendu à 13 euros en Europe et 10.000F Cfa au Mali

Hamidou TOGO

 

 

JOURNEE MONDIALE DE LA CROIX ROUGE

Renforcer  les jalons humanitaires

 

Après le report, à cause de la tenue de son assemblée générale, la Croix Rouge malienne, à l’instar des autres pays du monde, vient de fêter le samedi 17 mai dernier sa 43ème édition journée mondiale. C’était à son siège sis à Djélibougou. Le thème de cette année était « tous pour l’humanité ». La cérémonie était placée sous la présidence du ministre Oumar Ibrahima Touré de Santé, en présence du ministre Sékou Diakité du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes  Agées,

 

Dr Abdourhamane Cissé, président de Croix Rouge Mali.

Cette journée rentre dans le cadre de la célébration du 8 mai date anniversaire de la naissance de Henry Dunant, fondateur de la Croix Rouge internationale.

Au cours de cette journée, le président de Croix Rouge Mali a fait le bilan des activités réalisées par l’organisation au Mali. Malgré ces résultats assez probants, Dr. Cissé dira : « nous avons choisi de ne point baisser la garde parce que les défis à relever sont encore nombreux et divers. En effet,  les graves problèmes lies aux maladies, aux déplacements des populations suite aux conflits armés, au phénomène de l’immigration clandestine, à l’opprobre et à la discrimination dont sont victimes les personnes atteintes du VIH/Sida, pour n’en citer que ces quelques uns, doivent rappeler à chacun et à tous la nécessité d’agir et de provoquer ce réflexe de solidarité pour combattre ces fléaux qui souvent peuvent conduire les gens à douter de leur propre dignité d’être humain »

Pour sa part, le ministre de la Santé a réaffirmé que « le gouvernement du Mali suit avec beaucoup d’intérêt les activités de la Croix Rouge et apprécie à leur juste valeur, les nombreux résultats positifs atteints, que ce soit en matière de santé communautaire, de secourisme et d’assistance ou d’activités génératrices de revenus et de renforcement institutionnel. Ces résultats ont fait que notre société nationale jouit d’un exceptionnel capital de sympathie et de confiance sur le plan national et international ».

Après la cérémonie d’ouverture un point de presse a été animé par Dr. Abdourhamane Cissé et M. Sibiry Diarra, secrétaire exécutif de la Croix Rouge.
L’objectif de ce point de presse était d’informer la population malienne à travers la presse sur les activités que la Croix Rouge malienne mène.
Rappelons que la Croix Rouge Malienne créée le 20 août 1965 et est un auxiliaire des pouvoirs publics. La Croix Rouge a sept principes fondamentaux que sont l’humanité, l’impartialité, la neutralité, l’indépendance, le volontariat, l’unité et l’universalité.
Elle compte aujourd’hui 3000 volontaires actifs, 50 salariés, un comité directeur de 13 membres et de nombreux nationaux et internationaux

Siriman DOUMBIA

Par LE POUCE
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