RENOUVELLEMENT SECTION VI ADEMA-PASJ
« Se surpasser, rassembler et gagner »dixit Yacouba Diallo
Le centre Olympafrica de Banankabougou a servi de cadre le samedi 7 juin 2008 au renouvellement du bureau de la section VI Adema du district de Bamako. Trois superviseurs (Tiémoko Sangaré, Cheick Pléa Coulibaly et Moussa Alassane Touré ) avaient été désignés par la direction du parti pour suivre la mise en place du bureau afin de restituer de façon indépendante et responsable au comité exécutif, le déroulement des travaux. C’est le secrétaire général sortant, Yacouba Diallo, qui a de nouveau mérité la confiance des abeilles de la commune VI, pour diriger la section composée de 35 membres.
La salle olympafrica a été très tôt prise d’assaut par les militantes et militants Adema. Le secrétaire général et ses camarades ont travaillé à la cohésion et au renforcement de l’unité au sein du parti. Par leur sens du dialogue élevé et une approche sociale inédite, Yacouba Diallo et ses camarades ont su attirer la confiance des autres par les actes posés dans le sens de l’agrandissement du parti et aussi de l’ouverture. Sous la supervision de Tiémoko Sangaré, Touré , Cheick Pléa Coulibaly et Moussa A. Touré, le secrétaire général sortant a présenté son rapport, centré sur le bilan des activités et le rapport financier.
Un bilan d’activités à hauteur de
souhait
Abordant le volet du bilan des activités, Yacouba Diallo a fait l’état des lieux des structures du parti qui compte à ce jour 59 comités dont 7 nouveaux et 10 sous sections.
Selon le secrétaire général, beaucoup d’activités ont pu être menées grâce à l’engagement et au dévouement des militants.
Tous les organes fonctionnent et ont été renouvelés conformément à l’esprit de la lettre n°138 du CE/ADEMA PASJ.
Les réunions se tiennent même si elles sont souvent irrégulières. Quant au bureau de la
section, il tient régulièrement ses réunions et ses conférences de section statutaires.
Le bureau de la section a enregistré une démission et trois exclusions.
Par rapport à l’Animation du parti : Yacouba Diallo a fait savoir que le bureau a mené plusieurs activités en vue d’occuper permanemment le terrain dans la commune. A travers des assemblées, des manifestations
folkloriques, des conférences débats, des coupes de football, des journées ADEMA, cette stratégie d’animation nous a permis de sensibiliser, de former et de mobiliser nos militants pour toutes
les échéances électorales.
Comme autres activités menées, on peut citer : la participation aux conférences nationales du parti ; la participation remarquée (matérielle et financière) aux fêtes anniversaires du
parti à Ségou et à Kayes ; l’organisation des journées ADEMA dans les quartiers. La distribution de sucre pendant les mois de carême.
Abordant le volet des élections, M. Diallo a indiqué que le bureau, au cours de son mandat, a organisé quatre élections : les communales, l’élection des conseillers nationaux, les
présidentielles et les législatives de 2007. Grâce aux efforts conjugués de tous les militants, le parti a remporté toutes ses élections : 14 conseillers communaux ; un maire, un maire
adjoint ; deux conseillers au conseil du District, une conseillère nationale au Haut Conseil des Collectivités Territoriales, élection du
candidat ATT aux présidentielles et l’élection d’un député à l’Assemblée Nationale.
Pour ce qui est des alliances, le ségal a fait savoir que depuis les élections municipales de 2004, le parti a scellé une alliance sacrée avec l’UDD et le MPR. Le bureau a renforcé cette alliance en faisant une liste ADEMA-MPR-UDD lors des élections législatives de2007. Le parti entretient de très bons rapports avec l’ensemble des acteurs politiques et la société civile.
Ce bon partenariat s’est renforcé grâce au rôle joué par le camarade secrétaire général Yacouba à la tête de l’ADP dans la commune et par le camarade secrétaire général adjoint Harouna Cissé à la tête de la direction de campagne du président ATT. Ainsi le parti a noué des alliances avec des partis politiques et d’autres organisations tels que : US-RDA ; FASO JIGI ; Génération citoyenne ; CNID ; Espoir 2007 ; GRAPP ; PIDS ; PDR ; PUDP ; MCR-JT ; RDP ; AICD ; Mouvement Citoyen ; indépendant Inzan Coulibaly ; indépendant Amadou Saye ; UDP ; UFDP ; PSP ; CINACOR ; MORENA ; SADI ; RPM ; Artisans coopératives des transports ; Associations des pêcheurs…
Pour ce qui concerne les adhésions à la section VI, on retiendra que durant les trois ans, le parti s’est agrandi par plusieurs nouvelles arrivées d’horizons divers. Il s’agit de certains anciens militants du parti ; des responsables d’autres partis politiques dont un élu municipal du RPM ; de la société civile. Le bureau a mené une réflexion pour organiser une cérémonie solennelle afin de les accueillir dans la famille ADEMA.
Abordant le volet des rapports avec les mouvements affiliés, le ségal a indiqué la force du parti dans la commune. Ce qui s’explique par le fait qu’il s’appuie uniquement sur les jeunes et les femmes pour toutes ses activités.
En effet, ils se sont mobilisés de façon massive à toutes les occasions. Ils ont réservé à chaque fois un accueil chaleureux et
militant au président de la République à l’occasion de ses visites en commune VI.
Le bureau est en parfaite harmonie avec ses mouvements affiliés qui constituent son fer de lance.
Abordant les faiblesses, le présentateur du rapport a notifié aux uns et aux autres que malgré les résultats éloquents, le parti comme toute organisation humaine connaît quelques
difficultés : la tenue irrégulière des réunions au niveau des sous/sections et comités ; la faible mobilisation des ressources financières ; l’absence de formations systématiques
des militants ; le problème d’emploi, de promotion et de formation des jeunes.
Un bilan financier positif
En recettes : 7.208.025 F CFA ; en dépenses : 7.053.025 FCFA ; reste en caisse : 155.000 FCFA.
Yacouba Diallo, secrétaire général sortant et son équipe ont tenu a remercié l’ensemble des militants, le bureau et le comité exécutif pour leur contribution de qualité.
Après la présentation du rapport, le bureau a démissionné.
La commission d’investiture a pris place au présidium. Elle a présenté aux délégués et militants venus nombreux vivre en direct le renouvellement, le nouveau bureau. Ce nouveau bureau a été
approuvé à l’unanimité.
C’est donc sur Yacouba Diallo que le choix a été de nouveau porté pour diriger le parti,
et encadrer les abeilles de la commune VI pour les échéances à venir ; dont la plus proche constitue les communales de 2009 que l’ADEMA entend remporter sans l’apport de qui que ce soit.
Aussitôt que le bureau ait été validé par les superviseurs, le secrétaire général Yacouba Diallo s’est adressé à l’ensemble des militants et militantes de la section VI ADEMA-PASJ. Nous vous
proposons l’intégralité de son intervention.
Discours du Secrétaire général
« Camarades superviseurs, du CE camarades militants et militantes camarades délégués grande est ma joie en ces moments où vous venez de me renouveler votre
confiance.
Grandes aussi sont mes responsabilités en ces moments où vous avez décidé de me maintenir à la tête de notre section.
En retour, je tiens à vous remercier vivement et prendre l’engagement devant vous à continuer avec mes camarades, comme par le passé et encore plus à mériter votre confiance.
Si l’ADEMA engrange de bons résultats en commune VI, c’est parce que nous
militants et responsables, travaillons dans l’unité, la franchise, l’écoute ; chacun apportant sa contribution à la construction et à la consolidation de la Maison ADEMA. C’est pourquoi je
peux continuer à compter sur vous en vue de porter haut et très haut le drapeau ADEMA en commune VI.
Je puis toujours compter sur vous et sur l’ensemble de nos militants pour remporter des succès encore plus éclatants aux échéances électorales prochaines.
Je vous sais enfin toujours capables de vous surpasser, de persévérer dans l’effort, de vous rassembler et de gagner.
Camarades
Permettez-moi de remercier, en votre nom, les superviseurs du CE a travers eux
nos exprimons notre reconnaissance à la direction de notre parti pour son soutien à notre section.
Nous nous engageons à toujours « faire plus » pour la grandeur de l’ADEMA.
Je vous remercie. »
Un exemple à suivre…
C’est sous des ovations très nourries, que le nouveau bureau présenté aux militants, a attentivement écouté le message des
superviseurs. Ceux-ci se sont réjouis du bon déroulement des opérations de renouvellement et n’ont pas manqué de dire que le parti a beaucoup à apprendre du côté de la section VI qui se bat et
qui combat pour un lendemain meilleur et rassurant. Les superviseurs ont demandé à la nouvelle équipe, à l’ensemble des militants de raffermir les positions et de prendre aussi position sur tous
les évènements. Vivement pour un autre mandat de trois ans à Yacouba Diallo et son équipe. Il faut signaler la présence de Adama Doumbia, 4ème adjoint, qui avait été exclu du parti
après les législatives. Il occupe le poste de secrétaire au développement.
Ainsi dans la cohésion, l’unité et l’entente, Yacouba Diallo, Arouna Cissé, Amadou Sora, Mohamed Souda Yattara notre confrère, Adama Doumbia et Lazarré Timbély et autres travailleront, selon les
vœux du secrétaire général, à obtenir la majorité absolue en commune VI, lors des communales de 2009 et également à faire en sorte que la présidence du mouvement des femmes du parti revienne de la section VI.
Si seulement les autres sections pouvaient s’inspirer du cas de la section VI ! Dioncounda Traoré y à intérêt.
Tiémoko TRAORE
TABLE RONDE DES BAILLEURS DE FONDS
Une rencontre fortement attendue
Le jeudi prochain démarrera la table ronde des bailleurs de fonds du Mali. Cette rencontre est importante et nécessaire à plus d’un titre. Pour qui connaît les réalités d’un pays en développement, il est clair que les relations avec les bailleurs de fonds que sont les partenaires techniques et financiers, sont vitales.
Quatre objectifs fondamentaux sont visés par cette table ronde.
Renforcer la concertation et le partenariat entre le Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers (PTF) autour des politiques et stratégies de développement du pays ; identifier les voies et moyens d’accélérer la croissance et les progrès vers les OMD ; développer des instruments pertinents de mesure et de suivi (statistique) des politiques et stratégie de développement économique et social ; requérir pour la réalisation de ces politiques et stratégies, un accompagnement fort de la communauté des bailleurs de fonds.
Les bailleurs de fonds jouent un rôle prépondérant dans le développement socio-économique du Mali, notamment dans le contexte économique difficile actuel au plan international.
Le Mali n’échappe pas à cette situation qui se caractérise par la flambée des prix, consécutivement à la hausse des prix du pétrole.
Cette austérité économique internationale qui touche également le Mali est l’une des justifications de la table ronde. Une autre justification est relative à l’apport de cette table ronde à une
meilleure mise en œuvre du Projet de Développement Economique et Social (PDES) du président de la République.
En effet, conformément au PDES, il est prévu une croissance économique de 7%. Cette évolution de 5,1% à 7% est jugée par les sceptiques comme irréalisable. Mais, le PDES n’est pas un vœu pieux,
il s’appuie sur des fondements du développement économique et social du pays qui intègre les programmes que le Mali développe depuis quelques années avec ses partenaires techniques et financiers
dont le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) qui a atteint son point d’achèvement. C’est pourquoi le Mali a révisé ce cadre afin d’aborder sa deuxième phase qui est le cadre
stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (CSCR).
Objectif principal : booster la croissance
La table ronde qui débutera jeudi prochain doit permettre d’échanger avec les partenaires techniques et financiers sur les aspects pertinents de la deuxième génération du CSLP qui est le CSCRP. Ce faisant, le gouvernement du Mali sera au même niveau d’information et de compréhension au sujet de la mise en œuvre efficiente du CSCRP. C’est seulement à cette condition que l’atteinte de l’objectif de 7% de croissance pourra être facilement atteint.
En outre, il n’est un secret pour personne que, suite à la hausse du prix du pétrole et à la flambée consécutive des prix des denrées alimentaires, il s’est produit un déséquilibre budgétaire qui nécessite des efforts supplémentaires au gouvernement, afin de maintenir l’équilibre au plan économique sans lequel il serait illusoire de prétendre à une augmentation de la croissance économique. Ainsi, la table ronde des bailleurs de fonds du Mali permettra, à n’en pas douter, d’éviter tout malentendu entre le gouvernement du Mali et les partenaires techniques et financiers dans l’attente des objectifs du développement socio-économique.
Rappelons que la dernière table ronde des bailleurs de fonds du Mali s’est tenue les 30 et 31 mars 2004 au Palais des Nations de
Genève.
Organisée avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), sous la coprésidence de M. Ahmed Mohamed Ag Hamani, Premier Ministre, et M. Zéphrin Diabré, Directeur
Adjoint du PNUD, elle avait pour but de renouer le dialogue entre le gouvernement et ses partenaires autour de la mise en œuvre du Cadre Stratégique de Lutte contre la pauvreté (CSLP) et de la
réforme du système international d’aide au Mali. Elle devait aussi favoriser la mobilisation de ressources et offrir l’occasion de s’accorder sur des engagements précis relativement à la mise en
oeuvre et au suivi évaluation du CSLP et des objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Les principales conclusions de la table ronde de Genève sont les suivantes : l’évolution de l’intervention des PTF
vers l’aide budgétaire directe ; la création d’un guichet unique pour faciliter la coordination de l’aide et la mise en œuvre de l’harmonisation notamment au niveau des secteurs sociaux
(éducation, santé, décentralisation), étapes indispensables vers l’aide budgétaire ; la révision du CSLP pour mettre en cohérence, de façon opérationnelle, les stratégies sectorielles et
globales du CSLP, redéfinir et sélectionner les indicateurs les plus pertinents, les plus opérationnels et les plus faciles à suivre ; l’identification et la mise en œuvre de nouvelles
sources de croissance afin de stimuler une croissance forte et stable, condition indispensable à la réduction de la pauvreté ; l’organisation de six consultations sectorielles, notamment
dans les domaines suivants : développement institutionnel, renforcement des capacités ; décentralisation ; forum des investisseurs ; développement rural et agriculture
irriguée ; accès à l’eau potable ; développement des infrastructures.
Tiémoko TRAORE
AJPEF
Pour une plus grande accessibilité à l’emploi
L’Association des Journalistes pour la Promotion de l’Emploi et la Formation Professionnelle est née. La cérémonie officielle du lancement s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison de la Presse, le vendredi 06 juin 2008, en présence du ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Ibrahima N’Diaye qui avait également à ses côtés, le confrère Gaoussou Drabo. Après le lancement officiel de l’AJPEF, une conférence-débat a été organisée sous le thème : « Quel rôle pour la presse dans la promotion de l’emploi au Mali : la complémentarité pour un meilleur service de l’offre sur le marché du travail ?»
L’Association des Journalistes pour la Promotion de l’Emploi et la Formation Professionnelle (AJPEF), selon le président Amadou O. Diallo (journaliste à L’Essor), ambitionne de combler un vide. Celui du déficit de communication existant entre les agences de promotion de l’emploi, les partenaires privés, les partenaires techniques et financiers exerçant dans le secteur et leur usagers, notamment : les jeunes diplômés sans emploi, les travailleurs compressés des entreprises publiques et privées…..etc.
En outre, le président de l’AJPEF, a déclaré que l’association peut jouer le rôle de mobilisateur des énergies aux côtés des pouvoirs publics, des partenaires au développement et tout autre intervenant dans le secteur de l’emploi et la formation professionnelle.
Dans son intervention, le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Ibrahima N’Diaye dira que la vision du Gouvernement est d’insérer par le biais de la formation professionnelle, le maximum de populations dans des activités productives rentables au point de créer de la plus value, d’attirer l’investissement au niveau du secteur privé et de susciter l’installation d’entreprises pourvoyeuses de richesses et d’emplois.
Par ailleurs, s’adressant aux membres de la l’Association des Journalistes pour la Promotion de l’Emploi et la Formation Professionnelle (AJPEF), le ministre a déclaré que l’action pour l’emploi relève de l’implication d’une grande diversité d’acteurs. Dans ce cadre, votre engagement sera déterminant pour une plus grande accessibilité à l’emploi.
Le tout nouveau bureau de l’AJPEF, mis en place, compte 21 membres.
Adama Diarra
VOL DE TELEPHONE PORTABLE
Un porteur d’uniforme sous les verrous
Les faits se sont passés à Nioro, dans la région de Kayes où un porteur d’uniforme a été pris la main dans le sac en train de voler un téléphone portable qui était en charge. Ces faits remontent au mois de mai dernier. En effet, le téléphone appartenait à un enseignant du primaire qui l’avait mis l’appareil en charge chez une connaissance. Ce porteur d’uniforme qui fait partie de la Garde Nationale, n’a pas hésité à escalader le mur pour débrancher le téléphone, puis repartir sur la pointe des pieds. Mais, le malheur du garde c’est qu’il a été vu par un membre de la famille où le téléphone portable était en charge.
Mis au parfum par le témoin oculaire, le propriétaire du téléphone a immédiatement porté l’affaire devant les autorités compétentes de Nioro. Après l’ouverture d’une enquête, le garde sera mis sous les verrous. Le « garde-voleur », serait toujours au « gnouf ».
Le vol de téléphone portable est devenu monnaie courante, mais quand un porteur d’uniforme est impliqué ou est lui-même le voleur, cela inquiète plus d’un.
En toute franchise, le recrutement dans les forces armées doit être revu ; si l’on veut que notre armée garde son estime d’antan. Les plus offrants ne doivent pas être sur la liste des admis, mais plutôt ceux-la qui ont la compétence et la conscience de l’uniforme qu’ils portent.
L’uniforme ne doit pas être tout simplement une parure. Dans ce cas, une enquête de moralité s’impose.
Les brebis galeuses doivent être sanctionnées avec la dernière rigueur. Pourquoi ne pas le dire ; avec le taux de chômage grandissant, le port d’uniforme semble être devenu le seul recours.
Une fois de plus, les plus hautes autorités sont interpellées sur la question de moralité, lors des différents recrutements. Tout le monde sait comment les choses s’y passent. Il est encore temps de rectifier le tir. Dans le cas échéant, pourquoi ne pas changer de fusil d’épaule ?
Adama Diarra
ATT FACE A LA PRESSE
Je ne suis pas concerné par le déverrouillage constitutionnel
Pour la 5ème fois consécutive, depuis sa venue à Koulouba, Son Excellence Amadou Toumani Touré, président de la République du Mali s’est acquittée d’un devoir instauré par lui-même, la traditionnelle conférence de presse du 8 juin. Hier dimanche, la salle des banquets du Palais de Koulouba a été prise d’assaut par les journalistes de la presse nationale et internationale. Ils étaient venus vivre en direct la traditionnelle conférence de presse animée par ATT, à la date anniversaire de son investiture. Le président de la République avait à ses côtés le Premier ministre Modibo Sidibé et plusieurs membres du Gouvernement.
Dans sa déclaration liminaire, ATT précisera que cette rencontre constitue pour lui un moment de causerie et d’échanges avec les hommes des médias sur les préoccupations de la nation.
Il n’y a pas eu de sujet tabou. Pendant plus de 3 heures d’horloge, ATT a entretenu la presse de l’actualité malienne, des réalisations, des forces et faiblesses et aussi des perspectives. Le Chef de l’Etat a voulu une rencontre détendue au cours de laquelle aucune question n’a été escamotée. « Nous allons parler de nos difficultés, parler de ce que nous considérons comme notre succès sans oublier de nous attarder sur nos échecs et parler de l’avenir » a indiqué le président.
Le chef de l’Etat a entretenu la presse de la commission de réflexion que dirige Daba Diawara, du code de la famille, du conseil
supérieur de l’agriculture des états généreux sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Il a informé les confrères de la création de la nouvelle ENA avec de nouveaux
critères d’entrée et de sortie, de l’assistance judiciaire, de l’assistance maladie obligatoire, des innovations attendues au niveau des marchés publics, du recentrage de la procédure
d’attribution des marchés et de la tenue les 12 et 13 juin de la table ronde des bailleurs de fonds.
Il a été question de l’école malienne, de la nouvelle université qui verra le jour et aussi du forum sur l’école.
Au chapitre de la cherté de la vie, le président de la République a
informé ses interlocuteurs des efforts faits par le gouvernement pour endiguer les différentes crises. A cet effet, il a mis l’accent sur l’appui apporté à l’EDM pour mener à bien sa mission. Le
chef de l’Etat, a salué l’initiative riz et s’est longuement attardé sur l’objectif recherché ; à savoir la sécurité alimentaire.
La crise du Nord n’a pas été oubliée. ATT a suffisamment éclairé les uns et les autres sur tout ce qui a été fait par les autorités pour ramener la paix dans la région de Kidal.
Après une longue déclaration liminaire, le chef de l’Etat s’est prêté aux multiples questions posées par les confrères.
Par rapport au septentrion, le chef de l’Etat estime qu’aujourd’hui c’est assez ! Tout sera mis en œuvre, en dotant en moyens nécessaires, les forces armées et de sécurité pour le retour de
la paix…
Pour ce qui est de l’école, ATT estime que ceux qui ont agressé, devront répondre de leurs actes et que tout sera mis en œuvre pour que les évaluations se fassent sur tout le territoire.
Il a félicité les tous petits, ses amis pour leur assiduité à l’école.
Par rapport à l’approvisionnement du pays en denrées, le chef de l’Etat a rassuré que l’Etat s’emploie à cette tâche. C’est pourquoi d’ailleurs les mesures sont prises pour passer dans de bonnes
conditions, le mois de carême à venir.
Interrogé par un confrère sur le sens des récents mouvements dans la hiérarchie militaire, ATT dira que l’alternance existe au sein de la grande muette et qu’il ne s’agit pas d’un désaveu de ceux qui ont été remplacés : « Ils n’ont point démérité », a-t-il précisé.
Pour ce qui est du sort réservé aux travailleurs compressés dont certains sont morts après une longue attente de leur dû, le chef de l’Etat a indiqué que « le gouvernement est une continuité. Certains des compressés ont assignés l’Etat en justice. Un jugement a été rendu et un verdict rendu. Donc, il faut appliquer intégralement le verdict. Le processus de jugement n’étant pas terminé, il faut attendre. A un moment, l’Etat a appelé certains pour dire ; tenez, on ne sait plus combien de fois on a payé cette ardoise. On n’arrive pas à nous en sortir. Il faut qu’on se mette d’accord. Il y a certains qui ne sont pas pour la procédure judiciaire et qui prônent la voie de la discussion. C’est énorme, les milliards qu’on a payés ! Il y a eu combien de compressés qui sont décédés entre temps ? Et il y a eu combien de nouveaux. Je suis conscient et le gouvernement a discuté deux ou trois fois. Nous allons continuer à discuter et chercher des solutions maliennes, c'est-à-dire négocier si possible. Nous tenons compte de tout ce qui est fait… la justice doit suivre son circuit. C’est en ce moment seulement que nous allons donner notre point de vue ».
Interrogé par notre confrère de RFI par rapport au débat sur le déverrouillage constitutionnel paru dans certains
journaux… « Y aura-t-il un ATT3 après ATT2 ? ». Le conférencier du jour a été plus que clair. « Je ne suis pas concerné par le
débat sur le déverrouillage constitutionnel. » Il a rappelé qu’en 1991, alors président de la conférence nationale, il a insisté pour que l’alternance se réalise au Mali. En principe,
il ne doit plus avoir de débat au tour de cette question.
Le président a aussi parlé de la dette intérieure et celle extérieure qui sont réelles, mais dans des proportions compatibles avec les normes de l’UEMOA. Comparé aux autres pays, le Mali est
moins endetté.
C’est autour d’un cocktail géant que les échanges et causeries se sont poursuivis à la grande satisfaction de tous. Bon anniversaire, Président !
Tiémoko TRAORE
CONGRES DE LA CAFO
La montagne a accouché d’une souris
Le congrès de la CAFO (Coalition des Association Féminines des ONG) vient de se tenir les 6,7 et 8 juin 2008 au CICB. Annoncé comme celui de tous les dangers, ce congrès de la CAFO vient de prendre à contre-pieds, de nombreux observateurs, en se mettant au-dessus des querelles d’intérêts basées sur les égos ravageurs de nos soeurs.
Oumou Touré a été reconduite. Il n’y a pas eu deux candidatures pour le fauteuil de la Secrétaire Exécutive, puisque Oulématou Sow a retiré sa candidature à la dernière minute. Quant à sa rivale Ouleymatou Sow, elle occupe le poste de Secrétaire générale.
La montagne a donc accouché d’une souris. C’est Oumou Touré qui rempile à la tête de la CAFO, cette organisation qui a fait couler beaucoup d’encres et de salives ces derniers mois. Malgré tout, Mme Touré a su se maintenir grâce au dialogue, à la médiation entreprise par les personnes ressources comme Mme Sira Diop qui n’est plus à présenter au Mali. Ceci, malgré la grogne et les contestations qui fusaient des rangs des dames de la CAFO. Nombre d’entre elles trouvant quelque chose à reprocher à la gestion de Oumou Touré.
En outre, l’implication de la première dame, Mme Touré Lobbo Traoré a aussi permis à ses sœurs de comprendre et d’accepter que rien de durable ne se fera dans la mésentente. Elle a travaillé au rapprochement des points de vue. Au finish, les femmes sortent grandies et la Nation malienne s’en trouve réconfortée. Ne dit-on pas que les femmes sont l’image d’un pays ? Grâce au consensus, le tsunami annoncé n’a pas eu lieu. Il n’y a eu ni gagnante ni perdante, mais c’est le Mali qui a …triomphé. D’autres éléments sur les dessous du congrès dans notre parution du vendredi prochain.
Adama Diarra
ARTISTE EN HERBE
NAG’ZO cherche producteur
De son vrai nom Harouna Diarra, NAG’ZO est étudiant en dessin bâtiment à l’EFTIC. En plus de sa casquette d’étudiant, NAG’ZO s’intéresse à la musique, notamment le rap.
Depuis sa tendre enfance, le futur artiste NAG’ZO a été influencé par les rappeurs américains et maliens, respectivement Snoop Dog et Fanga Fing.
« Pour moi, le rap, ce n’est pas le fait de prendre le micro et raconter des bobards aux gens. Non, c’est plus que tout cela. Les thèmes ne manquent pas du tout. Il y a par exemple le VIH/Sida, le mal du siècle, le chômage, la dépravation des mœurs, l’immigration clandestine.»
Ces mots sont de NAG’ZO, l’artiste en herbe qui cherche un producteur afin de mettre dans les bacs, son tout premier album. Selon NAG’ZO, la musique n’est pas une nécessité mais plutôt une passion qui a besoin d’être entretenue pour la faire valoir, afin d’émerveiller ses fans. Producteurs à vos marques !
Adama Diarra
IIe CONGRES ORDINAIRE DU RDR
Non au laxisme et à l’impunité !
La salle de conférence du centre islamique d’Hamdallaye a abrité le samedi dernier le 2ème congrès ordinaire du parti, le Rassemblement Des Républicains (R-D-R). C’était sous la présidence du président du parti, M. Amadou Sidibé en présence des partis amis et de ses militants.
Selon M. Amadou Sidibé, le RDD a fait des progrès remarquables qui lui ont permis de se hisser à la hauteur des partis respectables et respectés du Mali. Il couvre actuellement plus de la moitié du territoire national.
« Dans les années à venir notamment en 2009 et en 2012, de nouvelles élections communales et générales seront organisées dans notre pays. Nous souhaitons vivement que ces élections soient apaisées, transparentes et crédibles, qu’elles ne soient pas comme par le passé, le champ des fraudes massives et des achats de conscience de tous genres. Le RDR se présentera à toutes ces élections par mission et par vocation, comme tout parti politique digne de ce nom, avec la ferme conviction de les gagner ».
Précisons que le congrès est l’instance suprême délibérative qui rassemble tous les 7 ans les militants et militantes, les délégués des sections, le bureau politique national et les mouvements affiliés pour faire l’audit général du parti. C’était un moment remarquable et important dans la vie du RDR.
Ce congrès permettra aux membres du bureau politique national d’analyser les forces et les faiblesses du parti, de statuer sur les
rapports des différentes commissions. Il permettra aussi d’élire un nouveau bureau et d’aborder les problèmes sui secouent notre pays et le reste du monde.
Le RDR a aussi choisi l’occasion pour se pencher sur les questions brûlantes de notre pays qui, à n’en pas douter, se mesurent aujourd’hui à
l’insécurité dans le Nord, à l’insécurité résiduelle dans les villes et à l’intérieur du pays, à la question de l’école et à la vie chère.
Selon M. Amadou Sidibé, le RDR est pour des solutions par le dialogue franc, constructif et républicain ; mais la gestion des affaires publiques ne saurait se concilier avec le laxisme et
l’impunité. Il faut instaurer l’autorité de l’Etat et l’Etat de droit, respectueux des droits et des devoirs de chaque citoyen.
Siriman DOUMBIA
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