CRISE SCOLAIRE
Comment est-on en train de sauver l'année ?
La crise scolaire qui perdure a atteint des proportions inquiétantes ces dernières années au point que planait, à un moment donné, la menace sérieuse d'une année blanche. A force de ne pas être
gérée convenablement et de façon pérenne pendant plusieurs années, aujourd'hui, c'est l'impasse au sein de notre système éducatif.
Conscient de cela, les autorités de tutelle ainsi que le Premier ministre ont pris un certain nombre de dispositions visant
à sauver cette année. D'où un moratoire proposé par le chef du gouvernement aux enseignants, par rapport à la gestion du reste de leurs revendications. Il s'agit, en particulier, des membres de
la coordination des enseignants de l'Enseignement secondaire qui ont manifesté leur détermination à ne plus jamais évaluer tant qu'ils n'ont pas eu la satisfaction totale de leurs revendications.
Ils n'ont pas voulu souscrire au moratoire qui avait été proposé par le gouvernement d'ici le mois d'août, où doit se tenir une large concertation sur les problèmes de l'école.
Les autorités en charge de l'école, face à l'intransigeance des enseignants, ont décidé de tout mettre en œuvre pour au moins sauver l'année. C'est ainsi que des dispositions exceptionnelles ont
été prises pour sauver ce qui peut l'être. A ce sujet, le président de la République a parlé d'année jaune. Avec cette détermination côté autorités, après des campagnes d'information et de
sensibilisation à Bamako et dans plusieurs régions comme Ségou et Sikasso, les examens sont en train de se dérouler tant bien que mal. Rappelons qu'aujourd'hui, il a été sollicité l'implication
des autres syndicats pour la réussite des évaluations sur toute l'étendue du territoire national.
L'appel a été entendu et des enseignants de la FEN et des écoles privées en général se sont mobilisés pour assurer la surveillance et la correction des épreuves des différents examens. C'est
ainsi que se sont déjà tenus les examens du DEF et du CEP. Place à présent au baccalauréat dont les épreuves ont débuté aujourd'hui. Du début de ces examens à ce jour, beaucoup de choses se
disent çà et là, quant aux conditions de déroulement et aux corrections. Pour certains, ces mesures exceptionnelles pour sauver l'année scolaire et universitaire coûte que coûte nous conduites à
la catastrophe dans la mesure où, pédagogiquement il y aurait des problèmes. Ils fondent leur jugement sur le fait que les enseignants chargés des corrections ne sont pas toujours ceux qui sont
vraiment habilités à les faire. Si cela se confirmait, ce serait alors un forcing pour de piètres résultats et un recul par rapport à l'ambition d'une école performante. C'est fort de ces
constats que certains pensent qu'il valait mieux chercher à résoudre les problèmes qui sont à l'origine du boycott des évaluations, pour se rapprocher de l'objectif d'une école apaisée et
performante. Les ministres en charge de l'éducation ont-ils pensé à cet aspect ?
Sinaly
MARIAGE A DISTANCE
Une autre corvée pour les futures épouses
Parmi les maux dont sont victimes certaines jeunes filles d'aujourd'hui figurent en bonne place le mariage à distance. La pratique est de nos jours très fréquente. Une de ses variantes consiste à obliger la fille à épouser un homme qu'elle n'a jamais connu et qui vit à l'étranger. Le hic est que rares sont ces futures épouses qui verront leurs maris. Souvent, ces hommes, n'ayant pas les papiers en règles, ne pourront pas retourner au bercail. Une équation difficile à résoudre.
Le mariage ainsi célébré, la mariée reste dans la famille du mari, en attendant le retour de l'époux. Dans la plupart des cas, il s'agit généralement des familles aisées pour lesquelles on accepte ce type de mariage. Mais, dans la majeure partie des cas, ces filles (mariées) mènent dans ces foyers une vie d'assujettissement et subissent toutes formes d'exploitation et d'abus. Elle est la conséquence directe du rêve de certains parents peu scrupuleux, de voir leur fille mariée à un homme qui vit à l'extérieur et qui, estiment-ils, vivrait dans une certaine aisance qu'ils (les parents de l'épouse) souhaitent partager.
En clair, c'est un plaisir exquis pour les jeunes disponibles, après quelques années passées à l'extérieur de se marier à des filles qu'ils ont laissées au pays. Un peu d'argent et un coup de fil suffisent largement pour annoncer aux parents de vouloir épouser la fille de tel ou tel. Dès l'annonce de cette nouvelle, c'est la joie dans les deux familles. D'une part, la famille du prétendant se réjouit de l'arrivée d'une fille au foyer. Pour la belle-mère et les belles sœurs, c'est le moment de se frotter les mains. Car, c'est, dans la plupart des cas, l'arrivée d'une bonne qui est annoncée. Et c'est le début d'une corvée à vie.
Avant que son mari ne trouve ses papiers pour le rejoindre à l'extérieur, elle s'occupera des travaux... Voilà ce que se disent intérieurement les belles sœurs. Toute chose qui pousse les parents du mari à précipiter le mariage. Du côté des parents de la future mariée, c'est la joie. Car, on estime que ce mariage marquera la fin de leur calvaire. Le futur époux se fera représenter par son jeune frère. Ainsi admise dans la famille de ses beaux parents, la fille mariée restera dans ce foyer à l'attente des papiers pour rejoindre son mari. En attendant, bonjour les corvées quotidiennes.
Témoignages
« Le premier appel du muezzin me réveille, je balaie la cour, je nettoie la maison, je fais la vaisselle et le linge, je vais au marché et prépare le repas. Le soir, je prépare le dîner, je lave la vaisselle, je repasse les habits avant de me coucher. Mes belles sœurs sont là, aucune ne touche à un balai, c'est moi qui fais tout. Je n'ai même pas le temps d'aller chez mes parents. Mes beaux parents me disent tous les jours que mon mari est en train de faire mes papiers, bientôt, il viendra me chercher. Je commence à m'inquiéter. Car, depuis mon mariage, c'est seulement le téléphone qui me lie à mon époux. Je me demande si réellement il viendra... », se lamente amèrement une étudiante qui attend son futur époux, vivant en France.
C'est avec larmes aux yeux que notre interlocutrice nous raconte son histoire amère. En effet, elle a eu son baccalauréat depuis 2003 et la belle-famille lui a conseillé de ne pas s'inscrire à l'université, car selon ladite famille, elle ira rejoindre son mari dans quelques mois. Une promesse qui n'est pas encore réalisée. Presque cinq ans plus tard, la jeune fille se lamente entre regrets et déceptions.
Une autre d'ajouter : « Il y a neuf mois depuis que mon mariage est célébré. Mon mari est en Belgique, moi je vis avec ses parents ici. Sa mère me traite de tout. Je n'ose même pas sortir de la maison. Je travaille pour eux comme une domestique. Je veux quitter, mais, mes parents ne veulent pas, ils me disent de patienter. Moi, je ne veux plus continuer à vivre cet enfer. Parce que même si mon mari m'envoie de l'argent, ce sont ses parents qui s'en accaparent ».
Ainsi, au regard de tous les problèmes liés à ce genre de mariage, il est temps pour les parents de prendre conscience. Le mariage n'est pas une plaisanterie, dit-on.
Adama Diarra
RENCONTRE DES PRODUCTRICES DE KARITE
Instaurer une dynamique de réflexion
Le Centre canadien d'étude et de coopération internationale (CECI Mali), à travers son programme UNITERRA en collaboration avec le Réseau des femmes du Mali (SIDO), organisent du 24 au 26 juin 2008, à Bamako, une rencontre sous-régionale qui sera dédiée aux enjeux des productrices de beurre de karité d'Afrique de l'ouest.
En prélude à cette rencontre sous-régionale, les responsables du Centre canadien d'étude et de coopération internationale (CECI Mali) et femmes du Réseau SIDO était face à la presse, le samedi 21 juin à la Maison de la Presse. Une cinquantaine d'invités en provenance du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Guinée , du Sénégal, du Canada sont attendus.
Pour Souleymane Traoré du CECI Mali, la rencontre a pour but de contribuer à l'instauration d'une dynamique de réflexion et d'échange au niveau sous régional entre les productrices de karité. Différentes thématiques seront abordées afin d'identifier des stratégies communes pour les organisations productrices de karité, appuyées par le CECI et ses partenaires. A en croire M.Traoré, il y aura au menu des échanges, la question de l'harmonisation de la qualité des beurres fabriqués par les productrices ; les exigences des marchés d'exportation et la protection de la ressource par la gestion des parcs à Karité.
Le CECI, faut-il le rappeler à pour mission de combattre la pauvreté et l'exclusion. Reconnaissant le potentiel de la filière karité comme moyen d'accroître le niveau de vie des femmes, le CECI appuie depuis quinze ans, des organisations de productrices de karité en Afrique de l'Ouest, notamment au Mali, au Burkina, au Niger et en Guinée.
Dans son intervention, la présidente du Réseau SIDO a précisé que ledit réseau regroupe 130 004 femmes de partout au Mali, et qu'il a pour mission d'assurer les échanges entre les productrices de karité et de défendre leurs intérêts.
Adama Diarra
COMMUNIQUE DE PRESSE
Bamako, le 20 juin 2008- A l'invitation du Gouvernement du Mali, Madame Eva JOLY, Conseillère Spéciale du gouvernement norvégien dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière internationale, séjournera à Bamako du 23 au 26 juin 2008.
Ancienne juge d'instruction au pôle financier au Palais de Justice de Paris, Madame Eva JOLY a instruit de nombreux dossiers de corruption et de délinquance financière. Actuellement Conseillère Spéciale Lutte contre la Corruption à l'Agence Norvégienne de Coopération au Développement, Madame Eva JOLY se rend au Mali dans le cadre de l'initiative du Gouvernement d'organiser les Etats Généraux de la Corruption en septembre 2008.
C'est un programme de séjour chargé qui attend Madame Eva JOLY à Bamako. En effet sont prévues différentes rencontres non seulement avec des membres du Gouvernement, mais aussi des séances de travail avec les structures de contrôle et de répression de la corruption et de la délinquance financière, notamment le Bureau du Vérificateur Général, la Section des Comptes de la Cour Suprême , le Contrôle Général des Services Publics, la CASCA. Madame Eva JOLY aura également des rencontres avec les élus, les membres de la famille judiciaire malienne, notamment magistrats et avocats. Avec la société civile malienne, il est prévu que Madame Eva JOLY anime un panel sur le rôle de la société civile dans la lutte contre la corruption au Mali.
Le séjour à Bamako de Madame Eva JOLY sera une occasion pour le Président du Comité préparatoire des Etats Généraux sur la Corruption , l'ancien Premier Ministre Modibo KEITA et les membre du Comité, d'engager des échanges fructueux sur l'approche et les résultats attendus des Etats Généraux de la corruption, ainsi que sur les questions liées au blanchiment d'argent et la grande criminalité financière organisée.
Institué par le décret pris par le Premier Ministre Modibo SIDIBE le 28 mai 2008, le Comité Préparatoire des Etats Généraux sur la Corruption , dont les neuf membres ont été désignés par décret en date du 3 juin dernier, a pour mission d'assurer l'organisation de ces assises dont la tenue courant l'année 2008 constitue un engagement pris par le Président de la République. Le Premier Ministre en avait fait une des priorités du Gouvernement dans sa Déclaration de Politique Générale, comme étant un des éléments essentiels du renouveau de l'action publique dans le cadre de la bonne gouvernance.
Dirigé par l'ancien Premier Ministre Modibo KEITA, le Comité a déjà démarré ses activités et devrait tirer le plus grand profit de l'expérience avérée de Madame Eva JOLY dans la lutte contre la corruption et la criminalité financière organisée, terrain sur lequel elle s'est forgée une renommée internationale.
Source : Primature
Plaise à vous m'autoriser cet échange d'inconnu à inconnu qui a été suscité par l'article combien surprenant que vous avez bien voulu nous servir à la table intellectuelle. Plaise à vous comprendre ma réaction somme toute logique du juriste au juriste. N'est-ce pas la confrontation des idées qui fait toute la beauté de ce monde auquel vous et moi appartenons !
« Je n'entre pas dans ce débat ». Le Chef de l'Etat est, pour une fois, un peu plus clair sur un sujet. Même ses plus virulents détracteurs sont unanimes pour reconnaître sa hauteur de vue. Reconnaître la valeur d'un homme, fut-il, un ennemi, c'est en soi une preuve de grandeur. Bravo ATT !
Je ne suis pas en mission commandée. Ma carrière politique est aussi pauvre qu'est riche votre cursus universitaire présumé et au nom duquel, vous vous érigez en « Doyen Vedel ». Rien ne peut me compromettre quant à une quelconque appartenance politique. Mes motivations sont d'ordre scientifique, intellectuel et je ne réagis qu'en ma qualité de juriste indigné par un subterfuge aussi criant. Gardez-vous de me voir dans un puritanisme de mauvais alois, je suis un juriste moderne qui ne vous répond qu'en tant qu'intellectuel. Votre argumentation est si fantaisiste que je ne juge pas avantageux de le disséquer, je m'en tiendrai aux réponses d'ordre purement intellectuel.
Le déverrouillage de la limitation constitutionnelle du mandat présidentiel... Allah Akbar ! Une hypothèse scandaleuse et piètrement défendue par une vacancière qui veut nous faire la leçon. La mise au point du Chef de l'Etat vient couper l'herbe sous les pieds de ceux qui se prennent plus royalistes que le roi. Défendre une cause n'est pas mauvais en soi, mais quand on perd l'occasion et les mots pour le faire, on dessert la cause. L'occasion n'est ni opportune, les mots ni bien trouvés pour convaincre de la justesse de votre postulat. Autrement dit, vous avez loupé le coche. Le silence est souvent plus grand que certaines sorties malencontreuses comme la vôtre, hélas ! Jusqu'à cette publication, peu de lecteurs vous connaissent tout comme moi d'ailleurs, un illustre inconnu. Vous auriez pu réussir votre entrée dans l'arène politique (puisqu'il s'agit de cela), si vous aviez publié autre chose que cet article insultant. Je ne vous propose aucun sujet car je présume que votre séjour vous a suffisamment profité pour savoir ce que nous, « les résidants » vivons au quotidien.
L'école pour l'universitaire comme sujet ; quoi de mieux qu'une ruche pour les abeilles ! L'énergie consacrée à la rédaction de ce pauvre article aurait pu servir l'universitaire pour nous éveiller sur des systèmes de gestion qui conviennent au contexte particulier du Mali. La gestion de l'école est devenue une géométrie résistible à tous les efforts déployés ces dernières années. Elle appelle à la contribution de tous, même des vacancières et surtout des universitaires. L'œil trop vigilant de l'analyste aurait pu voir les décrépitudes de la société car il y en a bien. Le meilleur service que vous auriez rendu à votre pays serait de l'aider à sortir de la tourbière ; non pas à exciter les nigauds. Le pays patauge dans la marée de toutes les incertitudes, assurez-vous, ce n'est qu'une mauvaise passe qui ne saurait durer. L'intellectuel que vous êtes prétendument, aurait pu proposer mille et une solutions pour sortir de ces multiples crises, renverser les mauvaises tendances et patati patata.
Hélas ! Le pied est posé là où il ne fallait pas ; c'est alors un mauvais pas. Je ne vous nie pas le droit d'écrire mais celui de m'induire en erreur, je ne vous le concède pas, pas plus que je ne vous reconnais la qualité de constitutionnaliste du moins à la limite de la lecture de votre article.
« Le rôle véritable de l'écrivain devrait et doit toujours être : aider la masse à prendre conscience de sa situation en expliquant et en posant clairement les problèmes ; proposer des solutions pendant les périodes de crises et d'angoisse » (Aron Tollan) ; autrement ; vous êtes dangereux pour votre peuple.
L'écriture au service d'une cause, c'est bien la distinction des intellectuels. Certains en ont payé le prix fort. Elle (l'écriture) postule plusieurs préalables que vous avez volontairement ou involontairement foulé au pieds. Non, les règles sont ce qu'elles sont c'est-à-dire valables pour tous. Pour prétendre écrire au service de la cause d'une personne, il faudrait s'assurer du soutien, ne serait-ce que moral, du « servi ». Tel n'est pas le cas. Pis, celui que vous prétendez servir même vous ne le dites pas, a désavoué votre démarche. Alors l'isolement putréfie le talent. J'adhère à la démarche de celui qui initie le débat, étant entendu que le débat pose la question. Edmond Jales écrit : « privilégier la question, c'est soumettre la réponse à l‘interrogation sans fin ; c'est faire basculer le pouvoir, préserver l'ouverture ».
L'écriture est une arme ; l'une des plus merveilleuses armes pour défendre une cause et qui revêtit l'homme du statut de ce que Maurice Barres appelait non sans ironie l'intellectuel. Les dreyfusards Zola, Mirabeau et France ont démontré jusqu'où l'écriture peut servir une cause fut-elle juridique. Quand Vidal Nacquet s'insurgeait dans ses écrits contre la torture en Algérie et que Noam Chomsky stigmatisait la politique étrangère des USA, ils répondaient à des appels. Mais leur démarche est logique ; la vôtre ambiguë. Car personne ne vous a appelé. Vous avez loupé le coche
ATT a été l'un des plus illustres artisans de la Constitution. C 'est lui qui l'a promulguée. Cet acte vaut tout pour un homme qui a servi sous le drapeau. Peu d'hommes réussissent comme lui cette entrée dans l'histoire de leur peuple. Vous ignorez la symbolique que représente pour votre « servi » cet acte (de promulgation de la Constitution ) marqué d'un point particulier dans les annales de l'histoire démocratique malienne voire africaine. ATT ne saurait se dédire. Vous loupez le coche encore une fois.
L'homme est venu mettre fin au désarroi du peuple Malien qui a durant vingt trois ans souffert le martyre d'un régime de dérive. La Constitution que vous banalisez est un acte non seulement historique de la marche inexorable du peuple Malien vers la liberté, mais qui nous rappelle à jamais le sacrifice des femmes, hommes et jeunes qui ont offert leur vie à l'avènement de la démocratie. Puisqu'il s'agit de cet acte, il s'agit de l'orgueil du peuple Malien, de sa possession la plus prestigieuse. Sacrée Constitution ! Pauvre Constitution par le fait de pauvre constitutionnaliste ! En banalisant la Constitution , vous insultez le peuple fier du Mali car insultant ses morts. Plaise à vous mesurer la gravité de l'acte que vous posez ainsi.
Respectons la mémoire de nos morts, de nos martyrs !
Ce qui est troublant, c'est moins l'état de l'analyse que le statut de l'auteur. Un charretier dans ce postulat n'aurait pas été plus ridicule que vous êtes ambiguë et insinuante. Le Mali ne sera jamais comme ces pays auxquels vous faites référence. Ces pays ont leurs coutumes politiques que nous respectons, le Mali a les siens et n'a que faire de parallèle insensé.
ATT ne sera jamais ceux que vous citez
Il est un modèle pour le monde en matière de démocratie et d'alternance et le démocrate qu'il est, ne tombera jamais aussi bas que vous le souhaitez. Il a de la valeur et le Mali en bénéficie. Alexis Carrel écrivait dans ‘‘L'homme, cet inconnu'' : « chaque homme est une histoire qui n'est identique à aucune autre » ; ATT est l'histoire du Mali qui gagne sur le chemin de la démocratie dans toute son acceptation.
Un bilan fut-il des plus prestigieux ne peut justifier la prétention d'un homme à s'éterniser au pouvoir. Nul n'a le monopole du succès ; la règle vaut pour ATT. Lui le sait déjà ; apprenez-le ! On n'a pas besoin d'être au pouvoir pour tout réaliser. On fait ce qu'on peut ; ATT a fait ce qu'il a pu, nous lui seront pour l'éternité reconnaissants. Que vaut une constitution qui consacre le pouvoir à vie ? Nous sommes progressistes, progressistes, progressistes !!!
(Koulouba n'est pas le seul nid indiqué pour réaliser ce qu'on veut pour le Mali. ATT a démontré toute sa classe et tout son mérite en étant l'un des rares militaires à avoir fait un coup d'Etat et à remettre le pouvoir aux civils après un processus électoral qu'il a dirigé de manière magistrale. Il s'est mis à côté pendant dix ans pour servir le Mali autrement, et de belle manière. Ne voyez-vous ce qui se passe au Quai Branly ? Chirac continue son combat non pas à l'Elysée mais ailleurs quand bien même il avait toutes les possibilités non comme ATT de briguer un troisième mandat. Nelson Mandela ne chôme pas ; pourtant un deuxième mandat ne lui était guère impossible. Alpha Oumar Konaré, Abdou Diouf, Jimmy Carter, Lech Walesa et tant d'autres anciens Chefs d'Etats continuent de forger davantage leur siège dans la cour des Immortels. ATT ne saurait manquer de prendre exemple sur ces illustres devanciers pour lesquels il a lui aussi un moment servi de modèle. La sagesse qui est la sienne et que vous perdez de vue, est assez forte pour l'insuffler des orientations non comme les vôtres mais celles qui finiront par forger sa place au Panthéon national.
Pour finir, plaise à vous ressasser les propos combien religieux de cet ancien Chef d'Etat (Alpha Oumar Konaré) qui a compris fort longtemps tout le sens de la démocratie : « homme oui, serviteur de Dieu, du peuple et de son prochain et pour lequel les choses les plus sûres sont : as vulnérabilité et la certitude de passer un jour proche ou lointain la main (mars 1992) »
Gousmao
SECURITE ALIMENTAIRE
La révolution verte, une exigence
Le centre Djoliba a abrité le samedi 21 juin une conférence débat sur « Plaidoyer pour une grande révolution durablement verte au
Mali », avec comme conférencier M. El Hadj Modibo Samba Diakité, agro économiste, ingénieur agronome et consultant ; avec la participation de Mme la commissaire à la sécurité
alimentaire.
Au cours de ces échanges dans le cadre de la sécurité alimentaire, M. Diakité, conférencier, a expliqué la révolution verte lancée en 1968 aux USA comme étant un bond technologique en agriculture
dû aux progrès scientifiques enregistrés dans l'entre-deux-guerres.
Les progrès scientifiques, le mécanisme agricole, l'éducation et autres ont été incorporés à l'agriculture pour avoir la révolution verte, a-t-il précisé. Depuis l'indépendance, le Mali est en situation d'insécurité alimentaire ; ce qui justifie la nécessité d'une révolution verte, a-t-il dit. Il a également énuméré les atouts en vue de l'accomplissement d'une grande révolution verte au Mali. Il s'agit entre autres des disponibilités en ressources en eau, sols, forestières, pastorale et de la biodiversité, en énergies renouvelables et enfin l'ardeur au travail. Il a énuméré également les contraintes environnementales, institutionnelles, l'extrême pauvreté du pays, etc...
M. Diakité a expliqué aussi des axes majeurs en vue de l'accomplissement d'une grande révolution verte dont la généralisation des pratiques agricoles, l'amélioration de la productivité paysanne et la maîtrise des coûts de production ; faire de l'Office du Niger la grande ferme agro-sylvo pastorale moderne de l'Afrique de l'Ouest, promouvoir durablement la capacité distributive de la zone cotonnière Mali Sud, instaurer une culture d'intégration. Enfin, M. Diakité a déclaré que la révolution verte doit être à la fois économiquement viable, respectueuse de l'environnement et socialement équitable.
Charlotte KONE (stagiaire)
AMELIORATION DU PROCESSUS DEMOCRATIQUE
Citoyenneté et conviction politique au Mali
Dans le cadre de l'amélioration du processus démocratique au Mali, le centre Diossely Koné en collaboration avec la
fondation Friedrich Ebert, a organisé le samedi dernier dans la salle de conférence du centre du secteur privé, un séminaire de formation et d'information sur la société citoyenne et partis
politiques.
C'était sous la présidence de M. Seydou, directeur du centre Diossely Koné en présence de Dr Salabary Doumbia, représentant de la Fondation Friedrich Ebert et des représentants de plusieurs
partis politiques.
Le renforcement du processus démocratique est l'une des conditions fondamentales pour parvenir à la matérialisation de toute démocratie.
Tandis que la démocratie malienne vit aujourd'hui d'emprunts et de confusion quant au comportement des partis politiques et du type de société imposée par les pouvoirs en place. Aucun parti ne
présente un modèle qui inspire le peuple pour enfin susciter son adhésion. Par conséquent, tous les pouvoirs qui se sont succédés, de l'avènement de la démocratie à nos jours, n'ont jamais
répondu à souhait aux attentes du peuple. Il est tout de même évident que la démocratie ne vaut que par la manifestation de la satisfaction des besoins du peuple qui se reconnaît en une
tendance majoritaire à travers laquelle le pouvoir est exercé.
Ainsi, le renforcement du processus démocratique apparaît comme une exigence fondamentale.
Selon M. Seydou Djimbé, directeur du centre Diossely Koné, « l'objectif de ce séminaire est d'approfondir la connaissance des groupes cibles sur les modèles de société en fonction du
libéralisme, du communisme et de la sociale démocratie ; d'amener les groupes cibles à animer la vie publique en fonction du choix de leur modèle en adoptant un comportant citoyen ; et
d'amener les jeunes et les femmes à mieux connaître un parti politique et à participer à l'élaboration d'un projet de société ».
Quant au représentant de la Fondation Friedrich Ebert, il a surtout salué l'initiative du centre Diossely Koné et il a défini le contexte de la société citoyenne et du parti politique.
Pendant deux jours, les travaux de ce séminaire se sont articulés autour des thèmes suivants à savoir société citoyenne et parti politique : concepts, caractéristiques et acteurs,
société citoyenne et modèle de société démocratique (libéralisme, communisme et social démocratie et projet de société de parti politique : élaboration et mise en œuvre (étude de cas).
Rappelons que ce séminaire s'adresse seulement aux jeunes et aux femmes des partis politiques et organisations de la société civile.
Siriman DOUMBIA
LUTTE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS
L'éducation un moyen efficace
Grâce au soutien financier de la Communauté Européenne (CE), l'Organisation Internationale du Travail (OIT) vient de lancer le
vendredi dernier dans la salle de conférence de l'Hôtel Salam, un projet pour combattre le travail des enfants par l'éducation. C'était sous la présidence M. Abdoul Wahab Berthé, ministre du
Travail de la Fonction Publique et de la Reforme de l'Etat, en présence de Mme Sidibé Aminata Diallo, ministre de l'Education de Base, de l'Alphabétisation et des Langues Nationales et de Mme
Maïga Sina Damba, ministre de la Promotion de la Femme , de l'Enfant et de la Famille.
Dan s son intervention, le ministre Abdoul Wahab Berthé a affirmé que «ce projet permettra de combattre la pauvreté par l'éducation, particulièrement en combattant le travail des enfants dans ces
formes les plus inacceptables ».
Pour sa part, M. Dramane Haïdara, Directeur national du Bureau International du travail a signalé qu'au Mali, il y a environ 3 millions d'enfants concernés par cette forme de travail.
Quant au Délégué de la commission de l'Union Européenne et madame la ministre de l'éducation de Base, ils se sont réjouis des efforts fournis par le gouvernement du Mali dans le cadre de la lutte contre les pires formes du travail des enfants.
Au cours de cette cérémonie, la signature du lancement de ce projet a été effectué par le BIT, la commission de l'Union Européenne, le ministre de la fonction publique et le ministre de l'éducation de Base.
Précisons que ce projet, baptisé Tackle-Mali, est destiné à lutter contre le travail des enfants par l'éducation dans 11 pays du groupe
des ACP.
Le projet a été élaboré dans le contexte d'un partenariat stratégique signé en 2004 entre l'OIT et de la CE dans le but de renforcer leurs efforts conjoints destinés à réduire la pauvreté et à
améliorer les conditions de travail dans les pays en développement.
Les objectifs clés du projet sont, d'aider à lutter contre la pauvreté en permettant l'accès des enfants et des adolescents défavorisés à l'enseignement de base et à la formation des
compétences ; et de renforcer la capacité des autorités nationales et locales en matière de formulation mise en œuvre et application de politiques destinées à lutter contre le travail des
enfants, en coordination avec les partenaires sociaux et la société civile.
Siriman DOUMBIA
ABOLITION DE LA PEINE DE MORT
Une menace à la stabilité sociale
La communauté musulmane du Mali suit avec un intérêt particulier l'examen par nos députés, du projet de loi visant à abolir la peine de mort dans notre pays.
Les Maliens qui sont attachés à la justice, à la solidarité, à l'unité nationale et à l'intégrité territoriale, se trouvent en ce moment
complètement désorientés et préoccupés par les conséquences dramatiques et fâcheuses de l'abolition de la peine de mort. L'abolition de la peine de mort constituera sans nul doute, contrairement
aux opinions qui s'affirment en ce moment en sa faveur, une grave atteinte aux principes d'une justice équitable et subséquemment un coup porté à la stabilité sociale ainsi qu'une périlleuse
fragilisation de la loi et du règlement militaires.
La communauté musulmane du Mali a organisé, le samedi 21 juin 2008, une marche pacifique contre le projet de loi en faveur de l'abolition de la peine de mort au Mali.
L'objectif de cette marche de protestation était d'attirer l'attention des honorables députés sur la gravité du vote de la loi sur l'abolition de la peine de mort au Mali. Cette marche a été
effectuée sur l'itinéraire de la Bourse du Travail jusqu'au monument de la paix en passant par la place de l'indépendance et en présence d'un millier de fidèle musulmans.
Selon les marcheurs, ce projet de loi vise la suppression totale et absolue de la peine de la mort dans le code pénal et dans le code de justice militaire, contraire aux valeurs islamiques et aux valeurs traditionnelles du Mali.
En effet, la peine de mort est requise dans le coran comme étant le droit commun. Toutes les diverses croyances traditionnelles du mali
requièrent la peine de mort, en réparation aux atteintes fondamentales à l'ordre social, aux institutions, à l'honneur et à la dignité humaine. La peine de mort préserve la vie.
C'est une sanction suprême dissuasive pour tout homme saint d'esprit qui pourrait être tenté d'enlever gratuitement la vie d'un autre homme.
Selon eux, il y a 10 raisons pour maintenir la peine de mort, parce que la peine de mort préserve la vie, elle n'est pas une sanction cruelle et inhumaine, elle est l'expression de la peine
de justice, la peine de mort ouvre la voie au pardon des ayant droits de la victime, elle est une source majeure de stabilité sociale, elle renforce la sécurité nationale et la loyauté envers les
institutions de la République ; c'est l'unique réparation indispensable à une faute exceptionnelle et injustifiée ; elle est conforme aux valeurs islamiques et aux valeurs
traditionnelles du Mali. La peine de mort est conforme à notre Constitution et elle est aussi un choix contre l'uniformisation culturelle.
C'est pourquoi, la communauté musulmane du Mali, soucieuse de l'avenir de la nation, réunie pour partager les valeurs véritablement humanistes, manifeste avec rigueur pour le maintien de la peine
de mort. Celui qui tue délibérément un homme a d'abord démérité de sa propre vie individuelle et ensuite de la vie en société ; l'homicide volontaire est impardonnable et doit être
sanctionné par la peine de mort, afin d'assurer une sanction proportionnelle à la faute, une justice équilibrée gage de stabilité sociale ; la peine de mort revêt toute sa pertinence et son
caractère dissuasif dans le cas de l'homicide volontaire. L'abolition préserve la vie du criminel, celui qui a violé la sacralité de la vie, aux dépens de la vie de la victime ; l'abolition
désacralise et expose davantage la vie humaine et la sûreté de la personne à la violation suprême, tout en étant une usurpation de fait par l‘état du pardon, qui est un droit légitime de la
famille des victimes.
L'Etat ne peut, d'autorité, pardonner à la place des ayant droits. L'homicide volontaire est impardonnable et doit être sanctionné par la
peine de mort, afin d'assurer une sanction proportionnelle à la faute, une justice équilibrée gage de stabilité sociale.
L'abolition de la peine de mort ne résout aucun problème réel qui se pose à notre pays. Elle est loin d'être une priorité dans le contexte socio-économique actuel caractérisé entre autres par des
problèmes divers
Après cette marche qui a duré environ 1 heure de temps, une déclaration a été lue par Mohamed Kimbiri au nom de la
communauté musulmane.
Siriman DOUMBIA
BACCALAUREAT SESSION DE JUIN 2008
C'est parti pour les 44000 candidats de cette année !
Les épreuves du baccalauréat ont débuté ce matin sur toute l'étendue du territoire national. Les 44.000 candidats auront à composer dans différentes disciplines (Philosophie, Biologie, Hist-Géo...). Le baccalauréat permet d'accéder aux différentes facultés de l'université de Bamako ; bref d'amorcer des études universitaires.
Cependant, il faut souligner que l'examen du bac de cette année se tient dans un contexte particulier et à quelques mois de la tenue du
forum sur l'éducation, prévue en Août 2008. Nul n'ignore la crise que traverse l'école malienne à la date d'aujourd'hui suite à beaucoup de facteurs dont la grève de non évaluation et rétention
des notes des enseignants contractuels membres de la COSES.
Parm i les milliers de postulants de cette année, la série Science Humaines (SH) se taille la part du lion avec 22.535 candidats, suivie de la Science Biologique (SB) avec 8.457 candidats et
seulement 109 candidats en MTI. Les deux académies de Bamako comptent 26.097 candidats repartis entre 37 centres sur 75 au total.
Soulignons que les épreuves du bac pour l'année 2006-2007 avaient rassemblée 39.075 candidats, soit moins de 4.925 candidats. Ce qui explique la constante progression du taux de scolarisation dans notre pays.
A nos cadets, nous demandons plus de concentration et d'attention. Il ne sert à rien de se précipiter pour traiter un sujet qui se trouve devant soi.
La fraude dans nos écoles constitue aujourd'hui un fléau. Si hier, frauder était une honte pour l'élève et sa famille, tel n'est pas le cas aujourd'hui. Le candidat doit savoir et comprendre qu'il ne sortira jamais grandi de la pratique de la fraude.
Ne dit-on pas « aides-toi le ciel t'aidera ? » Chers candidats, comptez sur vous-mêmes en refusant toute
sorte d'aide... La fraude peut vous conduire en prison et gâcher votre avenir. Bonne chance à toutes et à tous.
Adama S. Sissoko (stagiaire)
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