Jeudi 26 juin 2008

RPM

La marche à reculons

 Le Rassemblement Pour le Mali (RPM) est un parti dont l'ascension a été fulgurante de sa création en 2001 aux élections générales de 2002. Si à ces élections le parti a eu des performances impressionnantes en se classant premier à l'Assemblée Nationale avec 47 députés, cette gloire du RPM n'a été que de courte durée. Puisque, après sa participation à l'action gouvernementale sous le premier mandat du président Amadou Toumani Touré, commence la descente aux enfers du parti.

 

De la veille des élections générales de 2007 à ce jour, le parti du Tisserand ne fait que braver des difficultés. Membre du regroupement politique FDR, le parti, de 47 élus de la nation, se retrouve avec 11 au total. Cette réduction du nombre de ses élus témoigne de la baisse de son audience auprès des électeurs.Le RPM  n'est plus que l'ombre de lui-même, puisqu'il a déjà engendré trois partis comme  l'ADEMA à partir duquel trois partis ont été créés ; en l'occurrence le RPM, l'URD et le MIRIA.

 

Mais, les situations ne sont pas identiques, puisque malgré la création de trois partis à partir de l'ADEMA, cette formation politique occupe, jusqu'à la preuve du contraire, le haut du pavé comme le parti qui a le plus grand nombre de députés à l'Assemblée Nationale à l'issue des dernières élections  législatives.

 

Le RPM, il a donné naissance au FDM, à l'UDM et à la CODEM. Même si ces partis ont encore besoin de faire leur preuve dans l'arène politique. Ils ont été créés par des transfuges du RPM et des acteurs politiques venant de divers horizons politiques. Ce qui est sûr, c'est que les animateurs de tous ces partis feront tout pour attirer le maximum de cadres et militants du RPM dans leur camp. Les sorties récentes des responsables et cadres du RPM démontrent qu'ils ne vendront pas à vil  prix leur peau. Mais, le départ de certains cadres du RPM, l'a particulièrement affaibli à la veille des élections de 2007. Ses performances à ces élections l'attestent si bien. Pourtant, malgré cette chute vertigineuse du parti, ses ténors travaillent à l'apaisement des cadres et militants à travers des actions d'information et de sensibilisation. Mais ces efforts les mèneront-ils loin ?
Les probabilités sont minces, puisque de moins en moins on compte avec le RPM pour les perspectives électorales.

En effet, au sein de l'opinion publique, on ne s'attend pas à ce que le RPM soit plus performant pour les élections futures par rapport aux précédentes. Dans ces conditions, le parti gagnerait mieux à nouer des alliances qui lui permettraient, à défaut de faire des bonds en avant, de ne pas reculer par rapport à ses performances passées. Puisque c'est la fin qui justifie les moyens, les élections communales de 2009 seront décisives.

Amadou Diakité

 ABDOULAYE NENE COULIBALY, DG CHU GABRIEL TOURE

« L'hôpital n'est pas un endroit de villégiature »

 

Le Centre Hospitalier Universitaire Gabriel Touré est un établissement public hospitalier doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Il a pour mission de participer à la mise en œuvre de la politique nationale de santé. L'hôpital Gabriel Touré est dirigé par le Dr. Abdoulaye N. Coulibaly, qui aura dans quelques semaines, un an à la tête de cet établissement. Il tente, de sa prise de fonction à ce jour d'apporter des  innovations au fonctionnement de la structure qu'il dirige. Lisez plutôt l'interview qu'il nous a accordée.

Le Pouce : Nos lecteurs voudraient savoir les raisons qui vous ont amené à prendre de nouvelles mesures pour la gestion du CHU Gabriel Touré ?
Dr Abdoulaye N. Coulibaly
 : C'est parti d'un constat qu'au Gabriel Touré, l'affluence est trop grande. La superficie est réduite, le nombre des activités connaît une certaine croissance. Cela s'explique par notre présence au centre ville. Nous connaissons une affluence qui n'est pas consécutive à celle des usagers de l'hôpital. Il y en a qui viennent souvent, pas animés de bonnes intentions. Nous avons pris des dispositions pour restreindre l'accès, renforcer les mesures de sécurité.

Le Pouce : Que visez-vous concrètement ?
Dr Abdoulaye N. Coulibaly :
Il s'agit pour nous d'assurer la fluidité de la circulation au niveau de l'hôpital. Il n'est pas admissible que Gabriel Touré serve de parking pour des agents qui ne travaillent pas ici. L'objectif visé aussi, c'est de renforcer l'hygiène.
Une bonne santé est obtenue dans un environnement sain et propre. Il s'agit pour cela d'adopter des mesures restrictives d'alimentations. Il ne faut plus que les personnes mangent dans les couloirs. Tout cela doit se faire dans des endroits réservés.

Un autre objectif est la limitation du nombre des accompagnants des malades. Ces mesures doivent permettre l'amélioration de la qualité de nos prestations et assurer la tranquillité de nos patients et agents.

Le Pouce : Ces mesures ont-elles produit les effets escomptés ?

Dr Abdoulaye N. Coulibaly : C'est trop tôt pour être évalué. Seulement, on se rend compte que l'hôpital n'est plus pris d'assaut par les véhicules non autorisés. L'hygiène a seulement évolué. Il y a beaucoup moins d'insalubrité au sein de l'hôpital. Nous rencontrons, il faut l'avouer des difficultés dans l'application de ces nouvelles mesures. Il y a des oppositions tant au niveau du personnel que de celui des usagers. Nous pensons qu'avec l'effort de communication, et de sensibilisation, on parviendra à convaincre les uns et les autres du bien-fondé de ces mesures. Si l'image de Gabriel Touré est aujourd'hui améliorée, c'est celle de l'ensemble du personnel et non pas celle du directeur.
Le Pouce : Comment se porte donc l'hôpital Gabriel Touré aujourd'hui ?

Dr Abdoulaye N. Coulibaly : Gabriel Touré commence à mieux se porter même si sa situation est très difficile. Nous avons un afflux d'activités qui entraîne une surcharge de travail pour tout le personnel. Je profite de vos colonnes pour rendre un hommage mérité à l'ensemble du personnel. Le Gabriel Touré pourra se porter mieux si chacun tire dans la même direction. Il ne faudrait pas se mettre dans la tête que le directeur est venu les empêcher de tourner en rond. Le directeur apporte son apport managérial mais le travail de l'hôpital est fait par les médecins, les infirmiers, les aides soignants et le personnel subalterne. Si nous travaillons dans un environnement sain et propre, dans une bonne et franche confraternité et en harmonie, nous allons produire de meilleurs résultats.

Gabriel Touré se porte assez bien mais pourrait mieux se porter, si tout le monde s'y met...

Le Pouce : Le nouveau service des urgences est-il fonctionnel ?

Abdoulaye N. Coulibaly : On a du matériel très onéreux mais aussi très fragile. Il faut donc faire attention. On a pu constater que le branchement électrique existant était insuffisant pour supporter la charge du matériel. Avec le soutien d'EDM-SA, nous nous attelons à cette correction.
Ce service pourrait avoir sa plénitude de fonctionnement. Nous sommes en train de finaliser les formations. Nous voulons allers vers une certification au niveau du service d'accueil des urgences. Le service n'est pas totalement opérationnel, mais nous travaillons pour son effectivité.
Le Pouce : Avez-vous un appel ?
Dr. Abdoulaye N. Coulibaly
 : C'est aux agents de l'hôpital. Il faut qu'ils comprennent que ces mesures sont faites pour améliorer la qualité des soins, afin de leur offrir un cadre serein et convivial de travail. A l'endroit des usagers, je comprends que ces mesures restrictives dérangent. Cependant, notre souci c'est le bien-être des malades. On ne vient pas à l'hôpital de  gaieté de cœur. Aussi, l'on doit comprendre et accepter les règles instaurées pour la bonne marche de l'hôpital. Venez à l'hôpital, s'il le faut. Mais l'hôpital n'est pas un endroit de villégiature. Nous comptons sur la presse pour nous accompagner dans cet effort de modernisation et de changement de comportement. L'essentiel pour nous, c'est de produire des résultats.
Entretien réalisé par

Tiémoko TRAORE

 

 

 

NOUVEAU DG DE LA POLICE NATIONALE

Niamé Kéïta marque ses premiers points

 

La police nationale a, depuis quelques semaines, un nouveau Directeur Général en la personne du contrôleur général Niamé Keïta, diplômé de l'Ecole Centrale pour l'Industrie, le Commerce et l'Administration ( ECICA ) et recruté à la police en 1973 comme aspirant.

Travailleur, battant, Niamé Keïta est cet homme de commandement qui ne badine pas et qui a fait beaucoup parlé de lui sous le régime du général président déchu Moussa Traoré. Son nom à l'époque semait la terreur  dans l'esprit des délinquants et des malfrats.

A force de travailler et sans complexe, le contrôleur général Niamé Keïta gravira tous les échelons pour se retrouver aujourd'hui à la tête de la police  nationale. Sa nomination alimente à présent les causeries dans les salons, les bureaux.Les mécontents sont nombreux au sein de sa corporation. D'aucuns disent qu'il n'est pas l'homme indiqué et que son choix n'est pas judicieux. Pour certains, « ce sortant de l'ECICA » ne mérite pas ce poste. Quel complexe ! L'essentiel pour le citoyen lamda est qu'il arrive à assurer la sécurité des personnes et des biens.
Ce que ces mauvaises langues oublient, c'est que, l'homme, en plus de sa pratique, a mis à profit sa « mise au garage », après les évènements du 26  mars 199, pour se former afin de mériter aussi des avantages de fonction.Selon une source digne de foi  le DG est détenteur en ce moment d'une maîtrise.

Que peut-on attendre d'un sac à  dos ?
Nous saluons la nomination à ce poste de Niamé Keïta, un gros travailleur que beaucoup qualifie de trop zélé.

De 1973 à ce jour, l'actuel DG de la police aura acquis une somme d'expériences. Aussi il n'a pas besoin de sortir de l'ENA ou d'une autre école  pour diriger ce service.Niamé arrive à un moment  où l'insécurité est grandissante sur tous les plans. Les malfrats sèment la terreur au su et au vu de tous ;  l'insécurité routière préoccupe nos plus hautes autorités, les parents. L'applicabilité des règlements pose problème.Au sein de la police, le cousinage avec les agents de la CCR et les chauffeurs des transports en commun, crève l'œil.
Dans le cadre du renouveau de l'action publique, le Premier ministre, chef du gouvernement voudrait que l'on restaure l'autorité de l'Etat. Qui  donc mieux que Niamé pour mettre au pas, d'abord les agents qu'il a sous ses ordres.

Craint des policiers, le nouveau DG n'est pas un homme à régler ses comptes antérieurs avec les autres. Dans tous les commissariats, l'on se méfie pour ne pas être dans le champ de mire du nouveau DG de la police malienne.

 Niamé est venu pour amener les agents à travailler correctement, à sécuriser les personnes et leurs biens et à assainir le monde de la police qui, disons-le, est devenu, ces derniers, un refuge pour n'importe qui.

Dans les mois à venir, si le ministre donne carte blanche au nouveau DG, les populations se sentiront plus en sécurité. Pour l'avoir connu au travail dès sa prise de fonction à ce jour, nous disons que le choix a été judicieux et Niamé mettra la police au travail, mettra fin à beaucoup de pratiques en ce moment décriées par les populations.
D'ailleurs, le nouveau DG vient de relever de ses fonctions le commissaire de police de Kati, pour n'avoir pas rendu compte de fraudes constatées dans sa localité au moment du D.E.F.
C'est dire que l'homme ne badine pas. Il veut redorer coûte que coûte le blason de la police nationale.

 En attendant la rencontre du 02 juillet avec l'ensemble des chefs d'unité, c'est la frousse dans le camp des agents et des chefs. Prions pour qu'il agisse dans la légalité et sans état d'âme au moment de la prise des décisions. Niamé peut changer le visage de  notre police à conditions qu'on ne lui jette pas sous les pieds des peaux de bananes. Cette pratique est assez courante.
Sinaly

 

FOUILLES DANS LES DECHARGES PUBLIQUES

Ces enfants qui ont élu domicile

 

Ils passent leur journée, de l'aube au crépuscule, à fouiller, avec leurs mains nues ou à l'aide d'un bâton, les montagnes d'ordures à la recherche de ferraille. On a l'impression que ces enfants sont immunisés contre toutes agressions externes. Pire, avec l'hivernage qui s'installe, le danger de se faire blesser est permanent. Qui sont les parents de ces enfants fouilleurs de décharge ?

 

Quelles sont les raisons qui amènent ces enfants à prendre le risque de fouiller si imprudemment les immondices ? Quelles que soient les raisons ou les éléments de réponses, La place d'un enfant n'est nullement dans les décharges publiques.

Ils sont de plus en plus nombreux à avoir élu domicile à la décharge publique de Lafiabougou, comme un peu partout dans les autres quartiers de la capitale. Ces décharges sont devenues leur lieu de « travail »... Ils passent leur journée, de l'aube au crépuscule, à fouiller, avec leurs mains nues ou à l'aide d'un bâton, les montagnes d'ordures à la recherche de ferraille, des bidons vides, des jouets détériorés abandonnés, etc. Puis, ils revendent leur récolte pour une bouchée de pain à ces cyclistes qui sillonnent à longueur de journées les ruelles des quartiers du District de Bamako.

En cette période de grande chaleur, les immondices cuisent sous le soleil et il se dégage du site des odeurs pestilentielles qui collent à ces enfants. Des gaz toxiques de toutes natures. Les émanations suffocantes qui se dégagent de ces tas d'ordures ne semblent nullement les déranger.

D'ailleurs, même cette meute de chiens errants et affamés qui fréquente aussi ce site ne semble pas effrayer ces gamins. Bien au contraire, ils se sont liés d'amitié avec cette populace canine. Aussi, le site est malsain, ce qui expose ces « marmots déguenillés » à de grands risques de différentes maladies. Ces enfants ne sont pas à l'abri d'une quelconque contamination.....

En effet, en fouillant les ordures, il n'est pas exclu de se faire piquer par des seringues contaminées. Et même la ferraille rouillée qu'ils manipulent à longueur de journées est un danger permanent qui les guette. On a l'impression que ces enfants sont immunisés contre toutes agressions externes. Les autorités doivent réagir face à ces dérives ; si non, elles seront coupables de non assistance à enfants (personnes) en danger !

Adama Diarra

 

HAUT CONSEIL DES MALIENS DE L'EXTERIEUR

De l'espoir au désespoir

 

Crée en 1991, le Haut Conseil des Maliens de l'Extérieur avait suscité beaucoup d'espoir. Dix sept ans après, l'espoir n'aura été qu'un mirage avec la gestion patrimoniale et calamiteuse de l'actuel président Abdramane Chérif Haïdara qui refuse toute idée de renouvellement du bureau, conformément aux textes en vigueur. Face à cette situation de désespoir et de désarroi, une poignée de membres du bureau et le premier vice-président, sont montés au créneau pour dénoncer le maigre bilan de l'actuel président. C'était hier jeudi 26 juin 2008 au Centre Djoliba.

 

Selon les voix dissidentes, l'actuel président du Haut Conseil des Maliens de L'Extérieur dirige l'organisation depuis une quinzaine d'années, et n'a été à aucun moment, capable de définir une vision claire qu'il nourrit pour la structure. Aucune réalisation à son actif ne peut témoigner en sa faveur et à convaincre ses partenaires à vouloir maintenir un système qui n'a que trop durer. Les reproches sont nombreuses et s'expliquent par l'état de déliquescence profonde dans lequel vit aujourd'hui le Haut Conseil des Maliens de l'Extérieur.

 

Toujours selon eux, aucun objectif assigné au HCME depuis sa création n'a été atteint d'où la nécessité d'un changement profond tant du point de vue des textes que de celui des ressources humaines plus aptes, tant sur le plan intellectuel que moral.

 

«De nos jours, les Maliens de l'extérieur souffrent dans leur propre pays dans le cadre de la réinsertion dans le tissu social et économique. Ils continuent d'être la cible privilégiée des arnaqueurs qui sont tant fonctionnaires que citoyens simples. Des hommes ayant détourné sous des prétextes fallacieux, leurs envois, leurs maisons, leurs terrains à usage d'habitation et contribuer à décrédibiliser  le HCME par une mauvaise gestion des ressources humaines et financière continuent impunément de siéger et de fanfaronner dans l'organisation », a vivement déploré la poignée de dissidents.

 

C'est pourquoi, le vice-président et le quart des membres du bureau ont convoqué une réunion extraordinaire du Bureau Exécutif. Les objectifs de ladite réunion, en effet, sont de faire l'état des lieux du Haut Conseil des Maliens de l'Extérieur, de décider de la conférence élective du HCME, de statuer et d'arrêter la liste définitive des conseils membres de la prochaine conférence élective.

Aussi, la réunion vise à informer par rapport à la date de tenue de cette conférence et d'informer les autorités, l'opinion nationale et internationale sur les recommandations issues de la réunion.

Adama Diarra

 

DESK SPORT DE LA TELEVISION

Merci Sidiki pour le ménage !

 

Le réaménagement au sein de l'ORTM a fait des heureux et des malheureux, comme le cas du desk sport au niveau de la télé.

Papa Oumar Diop a été « évincé » et se retrouve désormais comme simple reporter. Incroyable mais vrai ! Pour ceux qui suivaient les émissions sportives qu'il animait, notre enseignant du premier cycle, arrivé à l'ORTM par effraction et sous le couvert d'un membre influent du BEC de l'UDPM (ancien parti unique sous GMT), ressortissant de Nioro du Sahel, se comportait sur le plateau de la télévision, comme s'il était dans son salon. Plus d'un observateurs, offusqués, se demandaient ce que le Directeur Général, Sidiki N'Fa Konaté attendait pour le rappeler à l'ordre. Ne dit-on pas que mieux vaut tard que jamais ? Félicitations au DG qui a pris son courage à deux mains pour remettre de l'ordre dans le fonctionnement de la « passion du service public ».

Quant à Idrissa Dembélé, le nouveau promu qui prendra en mains les destinées du desk sport de la télévision, nous osons espérer qu'il apportera sa touche professionnelle pour créer à nouveau l'engouement autour des émissions sportives, que de nombreux téléspectateurs avaient commencé par bouder. Ceci, à cause des viles « prestations » de Papa.

Félicitations à tous ceux qui ont été promus !

La Rédaction

 

Conférence ministérielle d'Alger

Une prémisse de Bamako 2008

 

Du 23 au 26 juin 2008, Alger abrite la conférence ministérielle sur la recherche pour la santé dans la région africaine. C'est une étape préparation du deuxième forum mondial sur la recherche pour la santé prévu à Bamako en novembre 2008. Une forte délégation d'experts et de personnes ressources maliennes est présente à ce forum d'Alger. Elle est dirigée par Son Excellence Hamet MAGASSOUBA, Ambassadeur du Mali auprès de la République Algérienne, en attendant l'arrivée du Ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, prévue pour le 24.

 

La Conférence d'Alger a débuté le lundi 23 juin par la réunion des Experts, sous la présidence du Ministre de la Santé d'Algérie, M. Hamar TOU. Elle a aussi vu la participation du Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, Dr Luis Gomes SAMBO.

 

Selon le Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique : « Les réponses essentielles sur la façon d'améliorer la santé des populations de la Région africaine font défaut et l'information n'est pas partagée efficacement. La solution pour préserver les acquis en matière de santé et de développement passera par un engagement à long terme en faveur de la recherche en santé. Les nations africaines doivent œuvrer de concert pour fournir un leadership clair en vue de renforcer les systèmes de recherche en santé, d'information et de connaissances. »

 

La conférence ministérielle d'Alger a pour principal objectif de réunir des ministres de la Région africaine, des ONG, des donateurs et des représentants du secteur privé pour renforcer les engagements et convenir d'une déclaration commune qui sera présentée au Forum ministériel mondial sur la recherche pour la santé en novembre 2008 à Bamako.

 

Plus particulièrement, la Conférence d'Alger s'attachera à renouveler les engagements en vue de renforcer la production des connaissances et de réduire le déficit de savoir pour améliorer le développement sanitaire et l'équité en santé en Afrique. Elle s'attachera aussi à mettre en évidence les approches novatrices et certains exemples de réussite en matière de renforcement des capacités pour la recherche, l'information et la gestion des connaissances dans la Région africaine. Elle s'attachera enfin à renforcer l'usage de données factuelles dans l'élaboration des politiques et la prise de décision.

 

Parmi les participants maliens, on peut, entre autres, noter la présence des Conseillers techniques Dr Diakité Oumou S. Maïga et Dr Amara Chérif Traoré, des chercheurs comme Pr Flabou Bougoudougo de l'INRSP, Pr Ogobara Doumbou du MRTC et Pr Kader Traoré du CNAM, et les différents présidents de commissions de Bamako 2008 venus s'enquérir de l'expérience algérienne.

 

Ibrahima Sangho,

Depuis Alger

 

RENFORCEMENT DES CAPACITES DES COMMUNICATEURS

La CAD Mali outille les journalistes

Dans le cadre de ses activités de mobilisation sociale, en faveur de l'annulation de la dette et de la promotion des droits humaines, la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD Mali) a organisé  le 27juin 2008, un atelier de renforcement des capacités des journalistes.

C'était sur le thème « Dette et Droits humains ». La cérémonie d'ouverture était présidée par M. Modibo Coulibaly, représentant de CAD Mali, en présence de plus d'une vingtaine de journalistes.
 Ce programme vise à faire un plaidoyer auprès des décideurs (gouvernement, parlementaires et partenaires techniques et financiers) sur les effets pervers de la dette publique extérieure bilatérale et multilatérale du Mali, en animant des débats d'information et de sensibilisation sur la thématique « Dette et Droits humains ».
En effet, la dette, fardeau insurmontable pour les pays en développement comme le Mali, est un facteur de blocage de l'accès des populations aux services sociaux de base comme la santé, l'éducation, l'eau potable.

 Elle engendre la réduction des budgets dans ces secteurs vitaux de notre pays et constitue un frein au développement économique, social et culturel des citoyens. Ses conséquences sur les droits humains (droits économiques et sociaux) sont perceptibles dans le vécu quotidien des populations ; à savoir la santé,  l'éducation, l'emploi, le logement et l'accès à une alimentation saine et équilibrée.
Dans son mot de bienvenue, Modibo Coulibaly dira que  l'objectif de cette formation est de donner aux journalistes, des outils de compréhension et des arguments de plaidoyer sur la problématique « Dette et Droits Humains. »
Au cours de cet atelier, Moctar Coulibaly a exposé sur la dette et son évolution. Pour sa part, Ibrahim Attaher a présenté un exposé sur la dette et les droits humains.
Siriman DOUMBIA

 

 

DECENTRALISATION ET DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL

Les bailleurs de fonds souhaitent des mesures concrètes

La salle Kumablon du grand hôtel de Bamako a servi de cadre le jeudi 26 juin 2008 à la tenue du 4ème panel de décentralisation et de développement institutionnel. Coprésidé par messieurs les ministres Abdoul Wahab Berthé du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l'Etat et Kafougouna Koné de l'Administration Territoriale et des Collectivités Territoriales, ce panel a vu la participation des partenaires techniques et financiers, des cadres de l'administration. On notait la présence de l'ambassadeur de France au Mali.
Deux discours et plusieurs présentations suivies de débats ont marqué la matinée.
Le renouveau de l'action publique

Le gouvernement de la République du Mali, cela est connu de tous, accorde une importance toute particulière à la réforme de l'Etat. Un centre a été érigé pour prendre en charge le développement institutionnel.
A l'ouverture des travaux, le ministre Abdoul Wahab Berthé a indiqué qu'il s'agit d'un espace qui doit permettre aux différents acteurs, tant du côté gouvernemental que de celui des partenaires techniques et financiers, de faire le point du parcours, de savoir de ce qui a pu être fait et qui n'a pas été ; ce qui aurait du être fait et pourquoi les résultats n'ont pas pu être atteints. Il a précisé qu'il s'agit d'une séance au cours de laquelle il sera fait une évaluation de parcours par rapport aux objectifs.
Ce panel, dira-t-il, recoupe l'un des objectifs du gouvernement, à savoir le renouveau de l'action publique et particulièrement l'intérêt des autorités à ce que ensemble, avec les partenaires techniques et financiers, nous puissions aboutir aux meilleurs réformes pour l'intérêt essentiel du Mali. Ce panel, a-t-il fait savoir, est une préoccupation des plus hautes autorités pour arriver à une conclusion et tracer des voies devant permettre de faire aboutir les réformes auxquelles tient tout le monde. Le ministre Abdoul Wahab Berthé a invité les participants à faire des observations et des propositions, mis l'accent sur ce qui a été fait, évoqué les difficultés et parlé des objectifs à atteindre. Enfin il a souhaité que les techniciens qui exposent au nom de la partie gouvernementale, le fassent avec précision et concision pour permettre aux uns et aux autres de comprendre ce qui se fait. Il a adressé aux partenaires, les remerciements du gouvernement pour leur appui, assiduité et soutien dans la réforme.
Les préoccupations des bailleurs de fonds

Le chef de délégation des partenaires techniques et financiers, Giacomo Durazzo s'est réjoui de la tenue régulière du panel. Ainsi que la qualité des documents.
Cependant les partenaires techniques et financiers ont émis des réserves et exprimé des exigences. « La réforme de l'Etat se doit aujourd'hui d'être au centre de la politique du gouvernement du Mali. En effet, la modernisation de la fonction publique et la décentralisation sont essentielles pour une amélioration de la gouvernance de l'Etat, de la démocratie locale, de la lutte contre la corruption ou tout simplement de la lutte contre la pauvreté », a indiqué le chef de délégation des PTF.
Dans ce contexte, dira-t-il, les bailleurs de fonds voudraient exprimer leur préoccupations sur la mise en œuvre du PDI, dont les résultats atteints seraient actuellement, selon la mission d'évaluation conjointe en cours, compris entre 50 et 75% des objectifs prévus. Les retards importants dans la production des indicateurs du PDI et dans l'établissement des conditionnalités du PARAD ont également pour conséquence la non mobilisation à ce jour des tranches fixe et variable 2008 de l'appui budgétaire PARAD d'un montant de 8,5 milliards de FCFA.

L'évaluation a par ailleurs remis en cause la fiabilité des bases de données permettant d'assure le suivi des politiques sectorielles. L'évaluation a également constaté que la gestion informatique du délai de passation des marchés publics n'est toujours (DGMP). La non fiabilité des données statistiques pose un problème sérieux, qui pourrait mettre en discussion, si la situation n'est pas rapidement redressée, la poursuite des appuis budgétaires notamment pour ceux prévus sur le 10ème FED.
Dans le cadre du suivi des priorités politiques, il convient de constater que les avancées sont peu significatives
.
En effet, fera savoir le porte-parole, « 
il n'existe à ce jour aucune amélioration dans la concomitance des  ressources financières liées aux transferts des compétences en matière de fonctionnement. De plus, le positionnement et les capacités du Commissariat au Développement Institutionnel (CDI) ne lui permettent pas de jouer son rôle moteur de catalyseur des réformes institutionnelles de l'Etat et l'opérationnalisation du Fonds national d'Appui aux Collectivités Territoriales (FNACT) n'est toujours pas effective depuis le 1 janvier 2008 ».
Les exigences des P.T.F

Afin de démontrer la volonté politique accordée par le gouvernement aux secteurs de la décentralisation et de la réforme de l'Etat, les PTF souhaitent la prise de 4 mesures concrètes pour la fin de l'année 2008.

Il s'agit de l'application effective du décret de décembre 2006 de restructuration du CDI avec le recrutement du personnel manquant et la mise en œuvre des indemnités en faveur de ses cadres. Il convient de faire remarquer à cet effet qu'au lieu d'augmenter, les crédits pour la rémunération du personnel du CDI, ceux-ci ont chuté e 20% entre 2006 et 2008 ; la création des directions des ressources humaines (DRH) dans certains ministère pilotes  conformément au plan opérationnel du PDI ;de la mise en place d'un dispositif national d'appui technique autour des préfets fondé sur la déconcentration du MATCL accompagné de la remise en état opérationnel de la base de données OISE, outil indispensable pour assurer un pilotage et suivi de la mise  en œuvre de la décentralisation ; de la présentation des résultats détaillés des audits organisationnels et des cadres organiques s'y afférents aux différents groupes thématiques PTFs concernés.

Le chef de délégation Giacomo Durazzo a martelé que « lors du précédent panel, il était attendu de la part du gouvernement malien une feuille de route avec des engagements précis afin de contribuer à une pleine réussite des réformes en cours dans des domaines de la décentralisation et de la réforme de l'Etat. Je me permets de réitérer cette demande de mise en place d'une réforme de l'Etat et de la décentralisation ainsi que des plans d'actions des ministères concernés, et intégrant les mesures et actions concrètes à entreprendre.
Par ailleurs, il avait été demandé au dernier Panel la tenue de réunion sur les finances publiques locales sous la tutelle du Ministère des Finances pour accroître les ressources des collectivités territoriales au travers notamment d'une amélioration du fonctionnement des recettes perceptions (recouvrement des taxes) et des services des impôts (reversement des impôts patentes et impôts synthétique).Enfin, il serait aussi souhaitable, que lors du prochain Panel l'arrangement spécifique dédié aux appuis budgétaires dans le domaine de la décentralisation et de la réforme de l'Etat soit finalisé ».

Il a enfin à rappeler le rôle d'impulsion et de pilotage dévolu au comité de suivi de la réforme de l'Etat présidé par le Premier ministre et à la commission de coordination du PDI présidé par le Ministre du Travail, de la fonction publique et de la Réforme de l'Etat ainsi que le rôle d'animation et de coordination déterminant du commissariat au développement institutionnel. Le bon fonctionnement de ces organes dira-t-il , « est crucial pour assurer la réussite du programme de réforme et de renouveau de l'action publique qui constitue, comme vous savez, le premier axe prioritaire de la lettre de cadrage du Président de la République au Premier ministre ».

Après la présentation par le commissaire au Développement Institutionnel, Ousmane O. Sidibé, la série de présentation a débuté. Abdoulaye Aguissa Maïga a présenté sur l'état de mise en œuvre du programme de développement institutionnel (PDI).
La présentation de Adama Cissouma, en service au MATCL, a porté sur l‘état de mise en œuvre de la décentralisation en 2007. Les débats ont ensuite suivi.

Une présentation a été faite par Mme Sylla Awa Diallo sur la synthèse des audits organisationnels. Les participants ont eu droit à une présentation sur le suivi des priorités politique des partenaires techniques et financiers.

Tiémoko TRAORE

 

 

CARNET ROSE

Makan Koné, Directeur de publication du quotidien « Nouvelle Libération », Président de la Maison de Presse et Mademoiselle Fatoumata Binta Tangara dite « Gogo », étudiante à l'ESTM ont décidé de s'unir pour promouvoir le chemin du bonheur ensemble le samedi 28 juin 2008, à partir de 16h30 à la mairie de Kalabancoura.
Heureux ménage Jeunot !

 

 

Page noire

La rédaction du journal le Pouce a appris avec une profonde douleur le décès à Kayes le 24juin 2008 de Mme Bah Kotiari Ly , mère du ministre de l'Artisanat et du Tourisme, SEM N'Diaye Bah, secrétaire général du CNID FYT.
A la famille du ministre et de la défunte nous présentons nos condoléances les plus attristées et prions pour le repos de l'âme de notre très chère mère. Dors en paix mère !

La Rédaction

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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