SITUATION DE L’ECOLE MALIENNE
Le CCSC pose le diagnostic
En prélude au forum national sur l’école qui se tiendra au mois d’Août prochain à Bamako sous la
houlette du gouvernement, le Conseil Communal de la Société Civile (CCSC) de la commune VI a initié une journée de réflexion sur les problèmes de l’Education.
La journée de réflexion s’est tenue hier jeudi 17 juillet 2008 au centre Olympafrica, sis à Banankabougou.
Cette journée de réflexion, selon le président du conseil communal de la société civile de la
commune XI, Albert Maïga, s’inscrit dans le cadre de l’appel du Premier ministre par rapport à la gravité de la crise scolaire et l’impérieuse nécessité de sauver l’année scolaire 2007-2008.
Suite à cette invitation du Premier ministre, la société civile de la commune VI, lors de la première réunion ordinaire du 17 avril 2008, a pris la décision de la mise en œuvre d’une commission
de travail pour la préparation du forum national sur l’éducation, afin de contribuer à la résolution de la question cruciale.
Pour le maire de commune VI, Souleymane Dagnon, la crise de l’école se caractérise par : la baisse du niveau des élèves et maîtres, la prise en otage des notes, la non évaluation, la
violence entre élèves et maîtres, les conflits de compétence entre APE et CGS ; et la corruption à tous les niveaux.
C’est pourquoi le maire dira que « ces différents problèmes qui se posent à l’école, ne
peuvent pas être résolus par le seul ministère de l’éducation d’évoquer, de mettre à nu ses problèmes, de faire des constats et des propositions de redonner à l’école la place qui est la sienne
dans le développement durable de notre commune ».
A noter que le conseil communal de la société civile de la commune VI portée sur les fonts baptismaux le 19 février 2007, regroupant près de 27 organisations de la Société Civile à l’instar des
autres conseils des communes du District.
Adama DIARRA
JOURNEE D’ECHANGES EN MILIEU CARCERAL
Sensibiliser sur les principes
Les locaux de l’Institut National de Formation Judiciaire (I.N.F.J) ont abrité le jeudi 17 juillet 2008, la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’échange entre les travailleurs du milieu carcéral en faveur des enfants. La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général par intérim du Ministère de la Justice, Garde des Sceaux, Abdou H. Traoré, le Directeur du centre spécialisé de détention, de rééducation et de réinsertion pour mineurs de Bollé Moussa Sarawi Maïga, le représentant de l’UNICEF-Mali.
Le Directeur du centre spécialisé de détention, de rééducation et de réinsertion pour mineurs de
Bollé a, dans son discours, rappelé les engagements du gouvernement de la République du Mali devant le comité des droits de l’enfant, le 28 septembre 1999 à Genève. Un engagement qui se résume
à : la ratification en 2001 de la convention N°5 de la haie sur la protection des enfants et de la coopération en matière d’adoption internationale ; le dispositif juridique se
rapportant aux institutions d’éducation surveillée, d’accueil et d’orientation pour enfant ; l’élaboration d’un guide de formation sur l’administration de la justice pour mineurs ;
l’article 37 de la convention relative aux droits des enfants que les Etats parties doivent veiller à respecter et un certain nombre de droits fondamentaux des enfants en matière de justice des
mineurs.
D’énormes efforts ont été traduits en actions concrètes au nombre desquelles on peut citer, la loi n°01-079 du 20 août 2001 portant code pénal ; la loi n°10-080 du 20 août 2001 Portant code
de procédure pénal ; la loi n°01-081 du 21 août portant sur la minorité pénale et institution de juridiction pour mineur ; la règle de droit applicable dans les cas d’information
d’innocence, le droit à l’information sur l’infraction reproché ; le droit d’être entendu dans les plus brefs délais, le droit d’appel, principes de droit international que notre législation
à traduit concrètement dans nos textes législatifs et règlementaire, a-t-il souligné.
Le secrétaire général par intérim du ministère de
la Justice, Badou H. Traoré a tout d’abord salué l’UNICEF pour son soutien et le partenariat dynamique qu’il entretien avec le département.
Selon M. Traoré, cet atelier permettra aux participants de faire l’état des lieux, et de sensibiliser par rapport aux conditions de détentions des mineurs ; le rappel du rôle et de la
responsabilité des intervenants sociaux dans le milieu carcéral ; enfin, dégager les stratégies pour une meilleure assistance des mineurs en milieu carcéral.
Lamine KEITA (stagiaire)
LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE A SIKORO
« Les engrais sont disponibles et seront acheminés bientôt »
En vue de s’enquérir de l’état d’avancement de l’opération « Initiative riz », le ministre Tiémoko Sangaré de l’Agriculture a effectué une visite de terrain, ce jeudi 17 juillet 2008 à Sikoro dans le cercle de Kati en région de Koulikoro. Il était accompagné par une délégation de son département et par la presse.
Cette visite de terrain du Pr. Tiémoko Sangaré s’est faite en deux étapes.
Tout a commencé dans les locaux de la Direction Régionale de l’Agriculture (DRA) par une remise d’un lot de 200 motos de marque « Royal 125 » d’une valeur totale de 100.200.000 F aux
agents techniques qui doivent servir d’assistants et de conseillers aux paysans.
Le ministre a saisi cette occasion pour exhorter les bénéficiaires (des cadres de l’agronomie), à
en faire un bon usage, afin de contribuer à un bon rendement de la campagne agricole 2007-2008.
La deuxième étape du périple du ministre Sangaré l’a conduit à Sikoro, dans le cercle de Kati où il a visité une ferme rizicole de 240 hectares appartenant au sieur Amara Traoré, natif du
milieu.
A son arrivée sur les lieux, le ministre et sa délégation ont été accueillis par M. Amara Traoré qui leur a présenté la situation de sa propriété. Sur les 240 hectares qu’il possède 30 sont prévus pour la culture du riz (riz nerika).
Mais pour l’heure, 25 hectares ont pu être exploités. Ceci, en raison de l’insuffisance des semences. « Nous pensions bénéficier du l’apport du gouvernement en semences. Les graines que nous avons mises en terre sont celles issues des récoltes de la saison passée », a-t-il dit au ministre.
Des perspectives très bonnes
En matière de subventions, Amara Traoré a estimé qu’il a bénéficié de deux hectares et de trois motoculteurs ; lesquels lui permettront cette année, d’obtenir le rendement escompté avec l’exploitation des 30
hectares.
Ce rendement, M. Traoré l’a chiffré entre 4t et 4,200t par hectare surtout qu’il va se servir des engrais déjà stockés à Koulikoro et qui lui parviendront d’ici le début de la semaine
prochaine.
M. Amara Traoré explique sa réussite dans le domaine agricole par son amour et sa dévotion au travail de la terre. « Je suis né d’un paysan dans un milieu agricole, j’ai grandi dedans et je
vais y mourir », a-t-il confié à la presse.
Il travaille certes en collaboration avec les agents de la DRA et des ingénieurs de la CMDT ; mais son rendement dépend en grande partie de son amour pour le métier. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a profité de l’occasion pour formuler certaines doléances à l’endroit de son hôte.
Il souhaite que le gouvernement procède par des forums, des débats télévisés à la sensibilisation des populations surtout paysannes sur le bien-fondé de l’agriculture. « Il ne faudrait pas que les paysans abandonnent le matériel agricole à chaque fin d’hivernage », a-t-il ajouté.
Le ministre pour sa part, après avoir sillonné une partie de la ferme, a exprimé sa surprise vis-à-vis des surfaces exploitées et du rendement attendu. Cette surprise est agréable dans la mesure où les prévisions de rendement faites au niveau du ministère, soit 3 à 3, 2 t par hectare sont inférieures par rapport au rendement qu’attend la ferme visitée. Pour le ministre Tiémoko Sangaré, l’opération Initiative riz consiste à accroître la production rizicole et c’est le point de départ d’une campagne qui va jusqu’en 2012. Etant à ses débuts, il va de soit que cette campagne rencontre des difficultés avant de pouvoir porter des fruits. « Nous avons fait des prévisions de semences qui sont en deçà des besoins mais les engrais sont disponibles et seront acheminés très bientôt », a dit le ministre.
Il a également précisé l’objectif prioritaire de l’opération : atteindre 20.000 hectares de
superficies cultivées pour les années à venir, mettre à la disposition des paysans, des engrais subventionnés ; surtout dans les régions de Sikasso, Koulikoro et Kayes Sud, afin de pouvoir
espérer 1.396.000t de riz lors des saisons pluviales et 104.000 t de riz pendant la contre-saison.
Tout compte fait, le ministre semble déjà plein d’espoirs à l’égard du rendement de cette première année de l’opération. Donc, une surprise s’annonce pour les détracteurs de l’Initiative riz.
André SEGBEDJI (stagiaire)
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