Jeudi 14 août 2008

URD

Le jeu des maladroits

 

L'URD est à la croisée des chemins, depuis la fin de son dernier congrès ordinaire. Compte tenu des problèmes persistants qui minent le parti, malgré les affirmations de son président Younoussi Touré, disant que tout va bien, la situation ne fait que s'empirer. C'est à cause de ce constat que des cadres du parti, notamment les élus de la nation, au niveau de l'URD, sont en train d'entreprendre des démarches auprès des responsables, afin de mieux cerner les contours des problèmes et de voir comment, ensemble, ils peuvent les aplanir.

 

 C'est dans ce cadre qu'ils avaient eu des échanges avec le 1er vice président, Me Abdoul Wahab Berthé, puis avec Oumar Ibrahima Touré, le 2ème vice -président. Soucieux de mieux comprendre le fond des problèmes, les députés élus sous les couleurs de l'URD, ont tenu à rencontrer également Soumaïla Cissé, le parrain du parti. C'est ainsi que le mercredi dernier, ils ont eu l'opportunité d'échanger avec Soumaïla Cissé. La réunion s'est déroulée à huit clos et selon des indiscrétions, le débat a été très houleux.

En effet, les députés ont fait le procès de Soumaïla Cissé pour avoir, à l'occasion du congrès, posé des actes qui ne sont pas de nature à conforter la cohésion du parti. Il ressort en effet des discussions, que le parrain du parti n'a pas eu, au cours de ce  congrès, un comportement démocratique. Le bureau issu de ce congrès aura été imposé aux autres membres de la direction du parti. Ce qui a entraîné la frustration chez beaucoup de cadres et militants du parti, notamment les 1er et 2ème vice président.

On se rappelle en effet que le 2ème vice-président avait, bien avant le congrès, émis le vœu de présenter sa candidature à la présidence du parti. Malheureusement, l'opportunité ne lui a pas été donnée de tester le niveau de sa popularité au sein du parti. S'il n'y a pas eu de réactions négatives au sortir du congrès, il n'en demeure pas moins que des frustrations se sont accumulées et elles sont en train d'empoisonner l'atmosphère au sein du parti. Pour les députés, c'est Soumaïla Cissé lui-même qui a semé les germes de la  frustration au sein du parti. A preuve, depuis un bon moment, Me Abdoul Wahab Berthé ne participe pas aux réunions du parti, parce que n'ayant pas été consulté lorsqu'il s'est agit de mettre en place le nouveau bureau  lors du dernier congrès.

Quant à Younoussi Touré, président du parti qui a aussi participé à la réunion, les députés l'on également pris à partie en accusant de n'avoir pas dit la vérité lors de la conférence de presse qu'il a animée.

 En effet, il a fait croire qu'à l'URD il n'y avait pas de problème. Ce qui est faux. Un tel président peut-il conduire l'URD à une quelconque victoire électorale en 2009 et 2012 ? Qu'adviendra-t-il d'ici là, en 2009 précisément où se tiendra les élections communales ?

L'URD sera-t-il en mesure de tenir tête aux autres grands partis comme le RPM et l'ADEMA qui sont en train d'évoluer en préservant leur cohésion ? C'est la question que l'on se pose depuis le congrès. Aux députés, Soumaïla Cissé a précisé qu'il est le candidat naturel de l'URD. Ainsi, on peut comprendre que Younoussi Touré est en train de faire son jeu de manière très maladroite malheureusement. Soumaïla Cissé doit savoir qu'il ne peut pas continuer à diriger un grand parti comme l'URD, en étant à l'étranger.

Avec le temps, il est en train de montrer aux uns et aux autres son vrai visage de dictateur, de responsable vindicatif, faisant semblant d'accompagner ATT ; qu'il n'aime pas pour autant. Va-t-il enfin se décider à affronter finalement le pouvoir qu'il soupçonne de récupérer le parti dont il est le parrain. En répondant à une question des députés lors du huis clos sur le soutien à ATT, Soumaïla Cissé n'est pas allé au fond de ses idées sur la question.
Rien ne va à l'URD. C'est conscient de cela que les députés du parti de la poignée de mains, ont jugé utile de sauver les meubles, pour ne pas être la risée des autres partis politiques. Cette initiative salutaire des élus doit être soutenue par les militants sincères qui ont rallié les rangs de l'URD ; non pas pour un homme, mais pour un idéal.

De 9 heures à 16 heures, à huis clos les députés ont tenu un langage de vérité au parrain et au président du parti, à qui ils ont demandé la nécessaire mais obligatoire réconciliation. Les propos des élus tomberont-ils dans les oreilles attentives? Rien n'est moins sûr. Très imbu de sa personnalité et connu pour sa condescendance, Soumaïla Cissé fera-t-il amende honorable ? Pas sûr, pour celui qui se dit candidat naturel de l'URD en 2012.

Tiémoko TRAORÉ

 CONGRÈS DE L'ADEMA-PASJ
On fourbit les armes !

 

Ce n'est un secret pour personne que le PASJ nourrit l'ambition de reconquérir le pouvoir politique en 2012 ; ceci à l'instar d'autres grands partis politiques. La détermination de l'ADEMA par rapport à ce projet se passe de tout commentaire.
En effet, dès la veille des élections générales de 2007, les responsables du parti ont annoncé solennellement leur ambition majeure qui se résume en la reconquête du pouvoir en 2012. Pour beaucoup d'observateurs de la scène politique, même si le projet n'est pas mort-né, sa mise en œuvre pourrait rencontrer quelques difficultés. Au départ, il était difficile pour les ténors du parti, de croire en cela pour la simple raison que le parti suscitait beaucoup d'engouements.
En effet, il y a eu, depuis la fin des élections générales de 2007, des adhésions de taille au parti. Toute chose qui a galvanisé pendant un bon moment, les abeilles qui occupaient les devants de la scène. Cependant, avec le processus de renouvellement des instances de base du parti, tout ne baigne pas dans l'huile.

Des difficultés ont été enregistrées dans plusieurs localités. Ne seraient-elles pas de nature à décourager les nouveaux adhérents ?

En tout cas, aujourd'hui, comme prévu, la bataille de positionnement fait rage dans les structures de base du parti. Consécutivement à cela, on constate, depuis près d'un mois, des blocages ayant entraîné dans certains cas des affrontements comme ce fut le cas à Kita. Si bien que depuis, ce processus est au ralenti. Pourtant, la date initialement prévue pour la fin de la mise en place des structures de base, a été prolongée.

Au rythme où les choses vont, il deviendra incontournable pour le Comité Exécutif du parti, de revoir à nouveau son agenda en repoussant la date de la tenue du prochain congrès tant attendu, qui sera sans doute celui des cafouillages, étant donné le besoins de positionnement des anciens comme des nouveaux cadres du parti. Cela, parce que ceux qui ont adhéré ces derniers moments à l'ADEMA, sont aussi ambitieux que les anciens. C'est au regard de ces enjeux que l'on craint les perspectives d'avenir du parti.

Dans ce sens, selon certaines sources, le président du parti a rencontré les ministres ADEMA pour échanger sur la vie du parti, afin d'envisager les voies et moyens d'aplanir les difficultés. N'est-ce pas là la preuve que l'ADEMA, malgré sa position dominante sur l'échiquier politique national, n'a lui aussi pas la tâche facile ? En tout cas, s'il est admis qu'il faut se lever tôt pour préparer les élections, il n'en demeure pas moins que la politique réserve toujours des surprises. C'est cela que les ténors du parti de l'Abeille solitaire, veulent éviter par tous les moyens.

Sinaly

 

 

FAIT DIVERS

De l'hétérosexualité au lesbianisme

 

Juste deux ans après la célébration du mariage religieux, l'épouse a plié ses bagages de chez son époux et les a déposés chez  une «  autre ». Cette autre, n'est d'autre que son autre... ..« mari ». Une autre femme qu'elle a désormais choisie, pour le meilleur et/ou pour le pire.

 Nous ne sommes ni en Occident ni en Afrique du Sud, où l'orientation sexuelle est même institutionnalisée. Mais, nous sommes à Bamako, dans un quartier de la commune I, où des faits peu ordinaires se sont passés. Lumière sur un mariage pas comme les autres. Juillet 2006, K.C débarque à Bamako avec en poche un diplôme en informatique de gestion. A cette époque, le jeune homme n'avait que deux projets. Primo, booster l'entreprise familiale qui était au bord du gouffre. Secundo, se marier à celle qu'il a rencontrée au lycée, quelques années plus tôt. Concernant ses deux projets, ces deux parents soufflaient dans la même trompette que lui. Avant que tout soit mis au point, les deux jeunes gens continuaient leur aventure amoureuse jusqu'au mariage religieux. Jusque là, c'était le beau temps entre nos deux jeunots.

 

Mais ce que l'époux ne savait pas, est que la femme avec qui il a juré devant Dieu et les Hommes, amour et fidélité, vivait en clando avec « une autre femme ». Dans leur jargon, cette femme est son « homme ». Plus les jours et les nuits passaient, la relation amoureuse entre les deux filles se renforçait davantage.

 

L'autre fille que l'épouse du jeune homme aimait réellement commença à mettre de la pression sur elle. Par jalousie, elle refusait même de prendre ses appels téléphoniques et lorsqu'elles se rencontraient, l'accueil était glacial et méprisant. De tels actes blessaient profondément l'épouse du jeune homme dans son amour propre. Au risque de perdre son autre partenaire, elle a décidé de choisir entre les deux : son mari (homme) et l'autre (fille). Après le choix sur son orientation sexuelle en faveur de l'autre fille, il ne restait plus qu'à franchir le Rubicon en partant vivre chez la fille (du même sexe qu'elle).

Changement fracassant

Début février 2008, c'est le moment le plus sombre de la vie du jeune homme qui a vu partir du foyer conjugal, son épouse. Mais avant de partir, elle dira à son désormais ex-époux qu'elle avait un penchant pour une autre fille. C'est ce jour là que l'homme réalisera qu'elle vivait sans le savoir avec une lesbienne qui n'avait pas encore dévoilé son vrai visage.

D'après nos investigations, l'autre fille est une blanche (de nationalité française) vivant à Bamako depuis quelques années. Les deux ont fait leur rencontre sur Internet à travers un sit de tchatche général et plus tard sur un autre sit pour lesbiennes en quête de compagnie.

Après l'échange des adresses e-mails, le contact entre les deux jeunes femmes sera établi permanemment. De temps en temps, son contact en France, c'est-à-dire, la lesbienne lui expédiait de l'argent. Tout d'un coup le train de vie de la lesbienne malienne changea en celui d'une reine. Petit à petit, son mode vestimentaire féminin changeait au fur et à mesure que l'autre lui envoyait des liasses de billets de banque. La famille et l'entourage de la jeune malienne ont eu du mal à comprendre le changement chez leur fille et connaissance. La fille n'était plus celle qui se parait de pagnes africains. Mais, elle est devenue une fille « occidentalisée » qui a laissé le foulard et les boucles d'oreilles au profit de coiffures d'hommes et de piercings sur le nez, la langue, du nombril pour ne pas aller plus loin....

Avril 2008, la française débarque à Bamako et prend en location toute une villa (à 250.000f cfa dans un quartier huppé de la commune IV). Dans cette villa où elles vivent ensembles, c'est la vie en véritable pacha. La malienne qui est l'épouse de la française s'occupe de la maison, gère le salon de coiffure et fait ses courses avec un chauffeur à sa disposition, tandis que l'autre joue le rôle de chef de famille tout en s'occupant d'une association qu'elle a créée ici à Bamako.

Des parents aussi pervers que leur fille

Lorsque nous avons demandé à notre source, la réaction des parents face à la vie de pervers que leur fille mène, sa réponse était plutôt irritante. A en croire notre source, la mère de la Malienne avait même déménagé chez le couple lesbien et quelques mois plus tard, elle décédait à la suite d'une longue maladie. Pire que tout cela, le foyer du couple est de tout temps envahi par les parents. Dans cette famille lesbienne, la vie est aussi « normale » que dans une famille hétérosexuelle.

Pour se rendre compte de la véracité des faits hallucinants, nous avons fait quelques tours dans ladite famille. C'est avec bouche bée et tête baissée que nous  sommes repartis...

Adama Diarra

 

 

 

GUERRE RUSSO-GEORGIENNNE

Les dessous historiques et géopolitiques

 

«En guerre comme en amour, pour en finir, il faut se voir de près». Cette citation est Napoléon Bonaparte (1769 - 1821). L'histoire a voulu que la Géorgie qui a donné en 1924, Staline à l'ex-URSS, patron du défunt Pacte de Varsovie, lui fasse aujourd'hui un enfant dans le dos en s'amourachant de son ancien rival, l'Otan. Car, c'est bien là le fond du problème qui alimente la guerre russo-géorgienne sur les terrains de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

 

La politique du président géorgien Mikheil Saakachvili s'inscrit dans ce contexte, dans la droite ligne de ses prédécesseurs qui se sont succédé depuis l'indépendance (par rapport à l'ex-URSS) en avril 1991. Cette même année, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie veulent les leurs. S'ensuit des guerres civiles sanglantes qui finiront par la destitution et la fuite du président géorgien Zviad Gamsakhoudia. Son successeur, Edouard Chevardnadze n'aura pas plus de chance. Accusé de fraudes électorales et de corruption, il sera contraint, par des manifestations populaires baptisées « la révolution des roses », à quitter le pouvoir en novembre 2003.

Leader de la révolte populaire, Mikheil Saakachvili est élu en janvier 2004 à la tête de l'Etat. Depuis, il intensifie les réformes politiques pour une intégration de son pays à l'Occident : Otan et Union européenne. Ce n'est pas une vue de l'esprit de dire que la Russie ne voit pas d'un bon oeil l'activisme pro-occidental du nouveau président. Pas pour les seules raisons du divorce avec l'ancien allié. Bien plus, des raisons éminemment stratégiques qui touchent à l'avenir de toute la région du Caucase et de la Russie sont en jeu.

L'arrivée de Vladimir Poutine sur les « ruines » de Boris Eltsine va pousser le nouveau pouvoir géorgien à hâter son rapprochement avec l'Occident. Les dirigeants de Tbilissi vont multiplier rencontres, réunions avec, principalement l'Otan, dans une sorte de politique de sécurité préventive face à l'ex-frère russe. Après avoir rejoint le Partenariat pour la paix (PPP) de l'Otan en 1994, Tbilissi accède au Plan individuel pour le partenariat (IPAP) en 2004.

L'Occident avec les USA  comme chef de file n'en demandait pas autant. Cela permet de fixer la Russie sur la région et leur laisser les mains libres en Irak par exemple. Etait-ce intelligent, diplomatiquement parlant, pour le président géorgien de déclarer à la veille du Sommet de l'Otan de novembre 2006 tenu à Riga (Lettonie aux portes de Moscou), que « nous serons membre de l'Alliance politico-militaire la plus forte dans l'histoire de l'humanité et dont la Géorgie en a rêvé pendant des siècles » ? Cela a frôlé la provocation durant le Sommet lui-même, pour ne pas dire une déclaration de guerre, quand la présidente du Parlement géorgien, dans un discours devant les chefs d'Etat et de gouvernement, déclare sans ambages : « Ne serait-il pas plus simple que la Géorgie adhère d'abord à l'Otan, pour engager ensuite les pourparlers sur l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie avec la participation de l'Alliance atlantique » ? Décodée, la déclaration n'est rien d'autre qu'un appel à la force de l'Otan et son implication dans la récupération des deux régions autonomistes au profit de la Géorgie. S'en est trop pour le Kremlin. D'autant plus que sur son flan nord-ouest, la Pologne et la Tchéquie négocient leurs services avec l'Otan pour l'installation d'un bouclier antimissile (iraniens ?).

Dans ce jeu de quilles, les Russes sentent le piège occidental autour de leur zone d'influence naturelle qu'est le Caucase et au-delà. L'abondance de ressources énergétiques (Gaz et pétrole) soulève bien les appétits des firmes occidentales. Il faut à tout prix pour le Kremlin de garder la main sur les routes de ces sources d'avenir. Vladimir Poutine avait pourtant montré, avec l'exemple de la Tchétchénie, jusqu'où il pouvait engager son pays pour avoir le contrôle sur les routes du pétrole.

Dopé par l'Occident et l'Otan, Mikheil Saakachvili a-t-il voulu tester la réaction du nouveau président russe Medvedev ? Voulait-il mesurer le poids de l'ex-président Vladimir Poutine aujourd'hui 1er ministre ? Possible. Sauf que dans tous les cas de figures, la Russie n'est pas aussi faible que dans les années 90. C'est une puissance mondiale industrielle, militaire, nucléaire et membre du Conseil de sécurité.

 

Elle ne se laissera plus grignoter des portions de zones d'influence aussi facilement. En attendant une hypothétique adhésion à l'Otan et à l'Union européenne, la Géorgie ne doit pas oublier qu'elle fait, elle-même, partie de la zone stratégique russe. C'est peut-être dans ce sens que l'ancien président géorgien Edouard Chevarnadzé, qui fût ministre des AE de l'ex-URSS, avait déclaré un jour : « L'avenir de la Géorgie est au nord ».

Mahamadou GOÏTA

Enseignant à la retraite

 

 

SUCCESSION PATRILINEAIRE A LA TETE DE PAYS AFRICAINS

De véritables persona non grata !

A peine les mauvais souvenirs de la triste époque médiévale de l'histoire africaine disparaissent que de prétendus régimes démocratiques font surgir la succession de père au fils, au pouvoir ou au trône des pays (néo-empires) africains.

Devons-nous nous en contenter ou nous soulever contre, lorsque dans certains cas, les fameux princes héritiers font office de terribles maîtres absolus ?

Dans bien de régions d'Afrique, des peuples se croiraient toujours au Moyen-âge. Epoque qui a été caractérisée par le développement des grands empires.

Nul n'est sans savoir que la succession au trône de ces empires se faisait de père en fils. Aujourd'hui, certains dirigeants africains revêtent le manteau de démocrate et s'imposent à leur peuple dans un « diktat » qui terrorise plus d'un. Avides de pouvoir et d'hégémonie, ces dirigeants éprouvent beaucoup de peines à céder leur fauteuil par voie démocratique incontestée. Ainsi, par endroit, si certains ont réussi à hisser leur fils à leur place ; ailleurs l'heure est aux préparatifs des héritiers.

Un coup d'œil en RDC, au  Maroc, au Togo et on se  rend compte de la réalité du retour des vieilles habitudes des XIVe, XVe et XVIe siècles.

En RDC, le fils à papa Joseph a succédé au père Laurent Désiré Kabila à la suite d'une élection qui n'est pas exempte de contestations. Puisque les Congolais ont beau crier aux fraudes, mais le « petit » a triomphé parce que bénéficiant de l'appui des mastodontes installés par son défunt père dans ce qu'il est convenu d'appeler «les cercles du pouvoir ».

Au Maroc, on se rappelle qu'en 1999, lorsque le roi Hassan II devrait quitter ce monde, c'est son fils Mohamed VI qui est appelé à prendre les affaires en mains et ce jusqu'alors. Le Maroc est une monarchie, dira-t-on ; soit ! Qu'en est-il ailleurs ? Même son de cloche au Togo qu'en RDC.

En avril 2005, le jeune Faure Gnassingbé est monté au pouvoir deux mois après la mort de son père feu Gnassingbé Eyadéma à la suite d'un coup de force rocambolesque, minutieusement perpétré. Le président de l'Assemblée nationale de l'époque qui devait assumer l'intérim, revenant d'une mission à l'étranger, fut séquestré au Bénin voisin. La famille et les barons du vieux défunt organisent une mascarade électorale, dans une effusion abondante de... sang. Résultat : le fils du défunt est élu, « démocraticidement» !

Sous d'autres cieux, à défaut de pérenniser au pouvoir, des rejetons de tyrans, on inculque des notions de dirigeant suprême au fils, dans le souci de réaliser une alternance hélas homogène aux commandes de ces Etats. Dans de tels cas de figure, les héritiers se voient dotés d'immenses pouvoirs par leurs pères à telle enseigne qu'ils en abusent parfois.
L'exemple le plus significatif nous est fourni ici par le fils du guide de la Jamahiriya Arabe Libyenne. Puissamment installé sur les pétrodollars investis par son papa dans les banques Suisses, Hannibal Khadafi a eu, il y a de cela quelques semaines, des démêlées avec la justice helvétique, pour avoir maltraité ses employés.
Au Gabon, le « prince » Ali Bongo (ministre dans le gouvernement de son père) du doyen et quasi Roi Omar Bongo Ondimba n'est pas du reste ; lui qui est très connu sur la scène Gabonaise et internationale.

 Dans le septentrion de l'Afrique, l'Egyptien Hosni Moubarak affûte les armes en léguant à petit coup, de nombreuses prérogatives à son fils. Brahim Déby, progéniture de Idriss Déby Itno du Tchad, s'est lui rendu assez célèbre par ses frasques. C N'est-ce pas probablement ce qui l'a conduit récemment à une mort accidentelle, en France ? Nul ne saurait l'infirmer. D'autres cas  de fils de chefs d'Etats remuants sont encore bien vivaces dans les esprits.

Est-ce là le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple tant clamé par les chefs d'Etats africains, même ceux les plus fortement imbus des idées panafricanistes ? Dieu merci, au Mali, notre pays n'a jamais connu ni la succession patrilinéaire ni les préparatifs des héritiers ou même les frasques des rejetons de présidents de la République dans les rues. Tant mieux !
André SEGBEDJI (stagiaire)

 

 

PROMOTION DE LA FEMME ET PRIX NOBEL DE LA PAIX

« Rendre visible le travail des 1000 femmes nominées »

 

L'Association des Femmes pour les Initiatives de Paix (AFIP) a tenu son atelier du 14 au 17 août  à la Maison du partenariat. Ont pris part à cet atelier le président de la commission défense de l'Assemblée Nationale du Mali, la commission nationale de lutte contre les armes légères, les responsables d'OSC oeuvrant pour la paix.
Ledit atelier a été marqué par le discours de la présidente de l'association des femmes pour les initiatives de la paix (AFIP).

Mme Fatoumata Maïga, présidente de l'association dira que « c'est en 2005 que 1000 femmes étaient nominées pour le prix Nobel de la paix. Et c'est suite à cette initiative que l'association « Femmes de Paix autour du Monde » a été créée dans le but de rendre visible le travail des 1000 femmes nominées. »

« Ruth Gaby Vermot, une parlementaire suisse, a ainsi amorcé sa campagne 1000 femmes pour le prix Nobel de la paix 2005. L'idée lui est venue après avoir assisté à la guerre sur le terrain et visité des camps de réfugiés en Afrique et en Europe de l'Est. Gaby Vermot a remarqué que, si les femmes vivant dans ces conditions, possédaient très peu, qu'elles étaient très vulnérables à la violence ambiante, elles accomplissaient un travail énorme pour renforcer les communautés, rapiécer la grande toile de la vie et faire cesser la violence », a-t-elle savoir. Elle dira aussi que l'un des premiers actes posés, a été de publier le livre « 1000 femmes de paix autour du monde », distribué mondialement et traduit en nombreuses langues

Madame la présidente dira que cette association croit que le processus de documentation, par les biographies, les documentaires et les photos, est un très bon moyen d'encourager les femmes dans leur travail et de sensibiliser les gens à l'importance de leur rôle.

Cette campagne débutera par le Mali et se poursuivra au Libéria, en Guinée-Bissau, au Burkina Faso et au Ghana, dans les mois à venir.

Charlotte KONE (stagiaire)

 

VISITE DU MINISTRE DE LA SANTE DES USA

Pour le renforcement de la coopération sanitaire

 

Le ministre de la Santé des Etats-Unis d'Amérique est arrivé hier jeudi 14 août 2008 au Mali, en provenance d'Abidjan en Côte d'Ivoire pour une visite de 72 heures au Mali. Il est en compagnie du Dr Luis Gomez Sambo, Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique.

Au cours de son séjour, le ministre de la Santé des USA et le directeur de l'OMS pour l'Afrique qui sont au Mali, dans le cadre du renforcement de la coopération entre le ministère de la Santé d'une part et l'Organisation Mondiale de la Santé rencontrera les autorités maliennes, et notamment celles de la santé.

 Il va s'agir pour les illustres hôtes du Mali de discuter du programme de coopération en matière de santé entre l'OMS et les USA et entre le Mali et les USA. Il sera également question de la préparation du forum mondial sur la recherche en santé que notre pays abritera dans quelques semaines.
Le gouvernement américain appuie les autorités du Mali dans le domaine de la santé. L'initiative du président George W.Bush a permis de poser des actes réconfortants dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Récemment, le ministre de la Santé Oumar Ibrahima Touré procédait (il y a de cela quelques semaines), en compagnie du directeur de l'USAID au Mali et du représentant de l'OMS, au lancement, à Tienfala, du programme intra domiciliaire de la pulvérisation.

Au même moment, le directeur du PDI, Sixte Zigirumugab, assisté de Bijou Muhurah, procédait dans le village de Touna, cercle de Bla, région de Ségou au lancement de la campagne de pulvérisation intra domiciliaire. Aussi de sa prise de fonction à ce jour la représentante de l'OMS au Mali s'atèle à développer la coopération sanitaire.
Ce matin, les ministre de la Santé du Mali et des Etats-Unis d'Amérique, le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, la représentante résidente de l'OMS au Mali, le Directeur de l'USAID et celui du PDI se rendront à Tienfala, à Koulikoro après la rencontre avec le staff de l'OMS-Mali, pour visiter le site de la pulvérisation ultra domiciliaire. Dans l'après midi, la délégation visitera le Centre International de Recherche par Excellence à la Faculté de Médecine, fera aussi le tour des entrepôts.

Aux environs de 15h30, une discussion sur le centre de formation et de recherche sur le paludisme avec le personnel et les étudiants de la faculté.

Le ministre américain et le Dr Luis Gomez Sambo auront une séance de travail avec l'équipe restreinte d'organisation de « Bamako 2008 ». Entre 17 heures et 18 heures, la délégation américaine rendra une visite de courtoisie au Premier ministre, au chef de l‘Etat.

Dans la matinée du samedi 16 août 2008, la délégation prendra l'avion pour Tombouctou la capitale des 333 saints. Il est prévu la visite du centre communautaire de santé de Kabara, la station radio Bouctou, une rencontre avec l'imam Essayouti et la visite du site de la mosquée Djingareyber. Le retour de la délégation américaine à Bamako est annoncé pour le même jour. Bon séjour au Mali à notre hôte et à sa délégation !
Tiémoko TRAORÉ

 

 

PR. SALIKOU SANOGO, A PROPOS DU FORUM SUR L'EDUCATION

« Nous avons tous intérêt à ce que tout marche à l'école »

 

L'éducation, on ne cessera de le dire, est une des grandes priorités des différentes régions et gouvernements que notre pays a connus. Dans son Projet pour le Développement Economique et Social du Mali, le chef de l'Etat, Amadou Toumani Touré disait, « le temps est venu d'ouvrir une réflexion hardie sur l'université, pour l'adapter à nos besoins actuels et à venir, en faire un véritable espace d'enseignant et de recherche pour notre développement ». L'école préoccupe. En mai 2008, le professeur de  sciences physiques, Salikou Sanogo,  originaire de la région de Sikasso, doyen de la Faculté des Sciences de Technique de l'Université de Bamako, a été nommé par un décret, président du Comité d'Organisation. Nous l'avons rencontré pour vous dans son bureau à Korofina.

Le Pouce : Quels sont les premiers enseignements que vous tirez au terme de cette phase du forum que sont les ateliers thématiques ?

Pr. Salikou Sanogo : Je pense qu'il fallait faire ces ateliers. Ils nous ont permis de préciser un certain nombre de questions et d'avoir des réponses, des propositions de la part des participants. La première leçon que je tire est une satisfaction. Lors de ces ateliers thématiques, nous avons enregistré la participation massive de tous ceux que nous avons invités. Il s'agit des anciens, des parents d'élèves, les élus, les partis politiques, les syndicats d'étudiants, les associations d'étudiants, les organisations de la société civile (femmes, jeunes et vieux) et tous ceux qui s'intéressent à la question éducative. Il y a avait des gens que nous n'avions pas répertoriés. Ils se sont eux-mêmes signalés à notre attention. Nous leur avions demandé de se joindre à nous. Les débats au cours de ces ateliers ont été certes francs mais courtois. Il n' y a pas eu d'écart de langage. Les gens ont compris que ces ateliers n'étaient pas des lieux de revendications catégorielles, mais qu'il y avait plus à savoir l'enjeu de notre éducation. Les gens ont travaillé dans ce sens. Nous avons récolté énormément d'idées, de propositions sur les questions majeures qui, d'après les participants, handicapent le système éducatif à l'heure actuelle.
Le Pouce : Est-ce que tous les syndicats ont pu se réunir et travailler avec l'administration. On sait que les ponts sont coupés entre eux quelques semaines.
Pr. Salikou Sanogo
 : Ce n'est pas l'administration qui avait convoqué les concertations, les ateliers thématiques, c'est le comité d'organisation qui n'est lié à aucune administration. Le forum que nous voulons organiser n'est ni le forum de l'administration, ni celui des syndicats, ni contre les syndicats, ni contre l'administration. C'est un forum qui veut rechercher des solutions à un problème national et notamment le problème éducatif malien.

Bien avant l'organisation des ateliers thématiques, nous avons organisé des écoutes, invité dans cette salle, pratiquement tous les syndicats : l'UNTM, la CSTM, la COSES avec ses démembrements. Nous nous sommes entretenus avec eux sur la question relative au système éducatif. Quand nous les avons invités à participer aux ateliers thématiques, tous ces syndicats ont répondu présents à notre appel. C'est le lieu de les féliciter pour cette compréhension du problème qui se pose à nous et d'avoir compris qu'en plus des problèmes que chacun de nous peut avoir, il y a un problème qui concerne tout le peuple malien.
Le Pouce : Après les ateliers thématiques, on va vers les concertations régionales. Quelles sont vos attentes ?

Pr. Salikou Sanogo : D'abord, que les participants que nous avons ciblés et qui sont tous des acteurs, tous des partenaires sociaux et financiers, évoluant au niveau de chaque région, répondent positivement à notre appel. La question est extrêmement importante et il y va de l'avenir du pays. La situation de l'éducation au Mali est tellement préoccupante que tout le monde en parle. Si tout le monde en parle et que l'on n'offre pas un espace de débats et de propositions, moi je souhaite que chacun choisisse cette occasion pour apporter sa touche, sa pierre afin que nous puissions redresser notre système éducatif et faire en sorte qu'il réponde aux attentes que la population place lui.
Le Pouce : Au regard de tout le chemin parcouru depuis le début du processus, dans quel état d'esprit vous vous trouvez aujourd'hui ?
Pr. Salikou Sanogo
 : Je suis dans un état d'esprit et d'encouragement, compte tenu de tout ce que nous avons entendu au cours des écoutes dans les ateliers thématiques, dans les entretiens privés, dans tout ce que nous voyons comme intérêt que les uns et les autres portent à la question ; je suis  optimiste quand à la mission qui nous a été confiée malgré sa délicatesse, et la sensibilité de la question. Je pense que mes collègues du comité et moi-même, allons encore redoubler d'efforts pour faire en sorte que ce forum ait lieu dans de très bonnes conditions ; que de ce forum sortent des recommandations et des propositions réalistes, des mesures de mise en œuvre concrètes afin que les partenaires aient à jouer leur rôle et à assumer leur responsabilité dans le redressement du système éducatif malien. Je suis rassuré et j'ai l'impression que, pour une fois la population comprend qu'elle doit intervenir et qu'il ne suffit pas d'envoyer son enfant à l'école, de payer les frais scolaires et les fournitures, mais qu'il faut aussi se préoccuper de ce qui se passe à l'école. Comment l'enseignement est donné ? Comment sortir de l'école ? Sera-t-il bien formé ? Aura-t-il l'occasion d'avoir un emploi ? A toutes ces questions assaillant les parents d'élèves, nous pensons qu'actuellement, il y a une prise de conscience vis-à-vis de l'éducation. Celle-ci est à mon avis un signe positif qui me permet d'espérer que le forum sera un succès.
Le Pouce : Un appel à vos compatriotes ?
Pr. Salikou Sanogo :
Oui, bien sûr. Je demande aux uns et aux autres de continuer dans la voie que nous voyons actuellement c'est-à-dire de continuer à débattre de cette question, à s'intéresser à ce qui se passe à l'école de continuer à considérer cette question comme étant d'intérêt national. Tout le monde dit que l'avenir de la nation, c'est la jeunesse. Or, la jeunesse se forme à l'école, s'éduque à la maison. Si cette éducation à la maison et cette formation à l'école ne sont pas adéquates, elle ne permettra pas à la ressource humaine malienne de travailler au développement économique et culturel du pays. Nous avons tous intérêt à ce que tout marche à l'école. Cependant, ça ne peut pas marcher à l'école tant que tout le monde ne se sent pas concerné. L'école n'appartient pas aux enseignants, aux élèves et étudiants, aux autorités mais à la Nation. Si nous comprenons cela, nous devons faire en sorte que, nous intervenions dans les débats et dans les propositions de sortie de crise que la situation exige. C'est l'appel que, je voudrais lancer à mes compatriotes en étant sûr que les uns et les autres vont s'investir, non seulement à Bamako, dans les capitales régionales mais aussi dans les chefs lieux de cercles, dans les villages, dans les hameaux et champs pour que nous ayons un débat national, franc, complet, concret et constructif.
Entretien réalisé par

Tiémoko Traoré

 

 

POLICE NATIONALE

Les vols continuent sous diverses formes

 

Décidément, rien ne va à la police nationale. On se demande aujourd'hui comment se procède le recrutement dans ce corps qui faisait la fierté de nombreux Maliens vivant à l'extérieur. Jadis, de nombreux malfrats arrivant au Mali étaient mis aux arrêts grâce à la prouesse de nos agents de sécurité. Hélas, ce bon vieux temps semble appartenir désormais à une époque révolue.

 

Au temps du Directeur Nationale de la Police, feu le lieutenant colonel Tiékoro Bagayogo, n'importe qui ne devenait pas policier. Les enquêtes de moralités et la visite médicale étaient rigoureuses. Aujourd'hui, la police est devenue un véritable refuge de malfrats. Il ne se passe pas de semaines s'en que l'on attende parler des cas d'indiscipline, de vols, etc dont se sont rendus coupables des porteurs d'uniformes ; s'il vous plait, des agents de la sécurité.

 

La tâche, avouons-le d'emblée, n'est pas facile pour le général Sadio Gassama, le Directeur général de la police Niamé Keïta et tous ces policiers qui souffrent dans leur chair, à cause des actes ignobles, honteux de leurs compagnons d'armes.

Le secrétaire à l'information et à la presse du syndicat de la police, l'adjudant chef Mamadou Sissoko que nous saluons et soutenons avait raison de dire, que «la police malienne aujourd'hui est devenue une poubelle. Etre un policier, femme de policiers ou enfants de policiers ne sont pas choses aisées, tant la souffrance est grande.

Un policier vole une moto par ici, un autre arrache le sac à main d'une femme par-là en pleine circulation, un troisième met la main dans la poche d'un citoyen pour y soutirer de l'argent ou un téléphone, un quatrième ou un cinquième devant la Cour d'Assises et encore et aussi des X qui prennent des millions à des pauvres pour faire passer leurs enfants au concours, bref, l'atmosphère devient invivable au sein de notre police et les syndicalistes sont interpellés ainsi que les bonnes volontés. Nous-mêmes, sommes bafoués, mal à l'aise. Notre image de marque est ternie ; notre cote de popularité est au plus bas malgré la volonté et le souci de bien faire pour certains, l'engagement sans réserve et sans calcul pour d'autres. Messieurs les syndicalistes, donnons-nous la main et aidons ceux qui ont le souci de l'avenir et du devenir de cette police et faisons savoir à ceux qui n'ont de souci que leur poche et leur place que rien ne peut nous effrayer s'il s'agit de l'honneur de la police et des policiers. Si seulement le cri désespoir de cet honnête agent pouvait être entre du par ses compagnons. Malheureusement non. »

En effet, le sergent de police Karim TRAORÉ  en service à la compagnie de maintien d'ordre a été conduit le mardi 12 août 2008 devant le commissaire du 2ème arrondissement par la hiérarchie pour être entendu sur P-V.

En complicité avec un civil gardé à vue dans ce commissariat, le sergent répond du vol de pièces de moteur d'un véhicule se trouvant dans la cour du G.M.S. L'affaire qu'on avait tenté d'étouffer, remonte à quelques mois. Cette résurgence a surpris plus d'un qui croyaient enterrée l'affaire. Tous les regards sont tournés vers l'inspection de la police, le syndicat et le conseil de discipline.

Le nouveau directeur général, dans sa volonté de sortir les brebis galeuses des rangs, a-t-il bénéficié des coudées franches des syndicats ?
L'heure est grave et la police a besoin de redorer son blason. Car trop c'est trop, après le vol de moto à l'hôpital, le vol de sac à main, le vol des produits dans un container par un sous officier qui, après son séjour à la maison d'arrêt de Bamako, reprend service dans son corps. Diaratigui Sinayogo est dans la nature. Pourtant, l'Etat fait de son mieux pour leur donner des salaires substantiels.
Seulement, ce n'est pas facile de se défaire de ses sales habitudes même si trouver un emploi par ces temps qui courent, n'est pas aisé.

Quelle honte nationale !
Amadou DIAKITÉ

 

NUMÉROTATION TÉLÉPHONIQUE

Les numéros passent de 7 à 8 chiffres

 

A partir du 1er novembre 2008, le numéro des abonnés de SOTELMA-MALITEL, Orange-Mali passera de 7 à 8 chiffres. L'information a été donnée par le Directeur Général du Comité de Régulation des Télécommunications (CTR), Choguel MAÏGA entouré du Directeur Général adjoint de MALITEL et le représentant de Orange Mali.

 

 Le CTR est le maître d'ouvrage du changement du plan national de numérotation téléphonique. Ce nouveau plan national de numérotation coûtera la somme de 1.200 millions de CFA à la SOTELMA-MALITEL et 900 millions à Orange-Mali.

« Le CRT, dira le Directeur Général, Choguel MAÏGA, après concertation avec les opérateurs, a décidé d'opérer un changement du plan national de numérotation passant à un format à 8 chiffres qui aura une capacité théorique de 100 millions de numéros, ce qui donnera aux opérateurs la possibilité d'étendre leurs réseaux et de créer de nouveaux services. L'adoption de ce nouveau plan national ouvre également la perspective pour l'Etat malien d'introduire de nouveaux opérateurs après la période d'exclusivité dont bénéficiera le futur repreneur de l'opérateur historique (SOTELMA).»

 

Concernant les réseaux fixes, pour la SOTELMA : A Bamako le chiffre 20 suivis des six derniers chiffres de l'ancien numéro, donnera le nouveau numéro.

 

Dans les régions, le 21 suivis des six derniers chiffres de l'ancien numéro. Pour Orange Mali : le 4 suivi de l'ancien numéro. Concernant les réseaux mobiles. Pour Malitel : le 6 suivi de l'ancien numéro ; pour Orange Mali : le 7 suivi de l'ancien numéro. Il est à retenir que les numéros d'urgence restent inchangés ; il s'agit du: 15 pour la santé publique, 17 pour la police, 18 pour les sapeurs pompiers. De même, le 223, indicatif international du Mali depuis l'étranger et le  00 ou +, code d'accès à l'international à partir du Mali restent inchangés.

 

Le Directeur général du CTR, en répondant aux journalistes a reconnu « qu'un changement de plan de numérotation induit toujours des désagréments parmi lesquels : le changement d'habitude, la re-mémorisation de numéros, le changement d'imprimés et autres ». Cependant, il a rappelé qu'il  comporte « des avantages indéniables, parmi lesquels figurent : la levée de toute contrainte de développement des réseaux des opérateurs ; l'accès à de nouveaux services ; l'introduction de nouveaux opérateurs sur le marché, l'harmonisation du plan national avec ceux des pays de la sous région ».

 

Enfin, notons que le CRT est chargé entre autres de contribuer à l'exercice des missions de l'Etat en matière de télécommunications, veiller au respect du principe d'égalité de traitement des opérateurs du secteur des télécommunications veiller sur les intérêts nationaux en matière de télécommunications. Aussi, il est chargé d'assurer, avant tout recours juridictionnel, la conciliation et l'arbitrage des litiges entre les opérateurs du secteur ; élaborer le plan national de numérotation, assurer la gestion et le contrôle du spectre des fréquences et des blocs de numérotation téléphonique.

Adama Diarra

 

 

 

 

 

Par LE POUCE
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